
Quand se plaindre devient une mitzvah | Paracha Behaalotékha – Joy Galam
Paracha Moussar
Et si nos frustrations pouvaient devenir… un mérite ? Dans cette Paracha de Behaalotékha, Joy Galam nous apprend une leçon essentielle : comment exprimer ses émotions sans devenir prisonnier de ses sentiments. Entre “Emet” et “Emouna”, apprendre à reconnaître ce qu’on ressent… puis le transcender ✨ 🎥 Paracha Behaalotékha – Joy Galam #Paracha #Behaalotekha #JoyGalam #Torah #Emouna #DéveloppementPersonnel #Judaisme #Spiritualité #ParachaDeLaSemaine #Israel #Hizouk #Tefila #Emotions
Transcription
Kind: captions Language: fr J'en peux plus, j'en ai marre, ça m'a saoulé. Vous savez, parfois on a besoin d'extérioriser et de se libérer. Et comme le dit le roi Salomon, il écrit "La parole libère le cœur de l'homme." Maintenant, la grande question c'est la suivante : quand est-ce que se libérer, extérioriser ses frustrations, c'est libérateur et quand est-ce que ça devient anxiogène ? Et bien, on a la réponse dans la parachat de Béalotra. Dans notre parachat, nous avons un groupe de personnes qui n'a pas pu effectuer le corban de pessar. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient en état d'impureté, peu importe. Et donc, juste après qu'il découvrent que Pessar est déjà passé, et bien ils se mettent à se plaindre. Ils se plaignent à Mocher. Ils disent "Mais nous, on a raté pessard. Comment ? On peut avoir une session de rattrapage ? On est trop dégoûté, on n peut plus, on en a marre. Ça nous a saoulé." Et Moché est très gêné. Comment ça vous vous plaignez ? Mais enfin et donc il demande quand même à Hashem et Hashem lui répond que il a apprécié la plainte de ce groupe et d'ailleurs en cadeau, il leur donne pessar chen c'est son de rattrapage. De là Rashi nous apprend que parfois de se plaindre à Hashem ça nous est compté comme un mérite. Fat dit comme ça la prière et les plaintes sont l'expression d'un rapport entier avec Hem. Le Myonid nous dit que à chaque fois qu'on est en galère et qu'on tourne vers les yeux vers HM, on dit "Pourquoi tu m'as fait cette galère HM ?" Et bien on est en train de faire une mzva de Rait. Alors en fait nos sages nous donne la feuille de route pour savoir comment bien exprimer les choses pour que ce soit à la fois libérateur et jamais anxiogène. C'est dans la tila de Harvit. Dans la tila de Harvit, la prière de Harvit, il y a écrit et vemuna. Ce sont les deux phases nécessaires pour se relationner à nos sentiments quel qu'ils soient. négatif comme positif. Émettre, c'est reconnaître mon sentiment. Il est là, la colère est là, l'amertume est là, la tristesse est là, la difficulté est là. La reconnaître sans essayer de la transcender dans l'immédiat. Faire un avec soi-même, être chal, être entier avec les sentiments qui m'arrivent. Pourquoi ? parce que nos sentiments sont une notification, un message du bon Dieu qui vient m'apprendre quelque chose sur moi et sur une situation donnée. Et ensuite, on s'arrête pas là, sinon on serait des marionnettes entre les mains de nos sentiments. Deuxième phase, Emouna. Emouna, c'est quoi ? C'est essayer de transcender. Oui, la colère est là, je le reconnais, mais pourquoi elle est là au juste ? Qu'est-ce qu'elle vient m'apprendre ? Qu'est-ce que je dois en faire ? Oui, je me suis disputée avec ma belle- sœur, elle m'a vraiment contrarié. Je me suis sentie humiliée, je me suis sentie vraiment agressée. Mais est-ce que je peux essayer de lui pardonner et d'aller de l'avant et de comprendre que tout ça c'était l'éva ? Alors voilà, la marche à suivre. Maintenant vous le saurez. Lorsque vous serez avec un sentiment négatif, n'essayez pas de le transcender tout de suite. Acceptez-le, faites un avec lui-même et ensuite, comme nous disent nos sages, essayez de le dépasser et comme ça, vous vous en sortirez grandi.



