✨ Sommes-nous vraiment libres… ou seulement le produit de notre conditionnement ?✨ Notre univers familial nous façonne : alors comment trouver notre identité propre ?✨ Comment passer de l’influence des parents à un choix personnel, adulte et assumé ?✨ Qui choisissons-nous comme référence pour construire notre vie ?✨ Que faire de ta vie… et non seulement dans ta vie ?✨ Quelle est la véritable définition du bonheur ?✨ Quelles sont nos priorités dans la vie, et pourquoi ?✨ Suis-je le vecteur d’un projet plus grand que moi ?✨ Finalement : quel est le sens de ma vie ?
Dans cette vidéo profonde et essentielle, Rav Elie Lemmel et Rav Avraham Lemmel explorent les questions existentielles qui définissent notre identité, nos choix, et notre destinée.
🏛️ Synagogue Tsion — Communauté française de Tel-Aviv
📍 Kalisher 27, Tel Aviv
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Transcription
Kind: captions Language: fr Bon, bonjour papa. Salut Mokerto Mokertov. Déjà avant de commencer à parler, je trouve que le format il est très spécial puisque échanger ensemble bah je peux dire que je t'appelle souvent pour que ce soit pour poser pour te demander conseil pour avoir un peu ton avis mais cette fois-ci la particularité c'est qu'on va être filmé on est on est filmé on est filmé et que ça va surtout faire en sorte que il y ait beaucoup de gens qui pourront peut-être écouter et voir. Et la première chose que je voudrais partager, c'est déjà une idée toute simple, que un enfant, il a la possibilité d'apprendre de son père peu importe l'âge. Alors c'est bah je suis extrêmement fier d'avoir un papa comme ce que j'ai. Mais mais de manière générale déjà ce que je trouve fantastique et peut-être le premier message de ce podcast, c'est de voir que bah peu importe l'âge, on a toujours quelque chose à apprendre et à recevoir et à prendre conseil. C'est vrai. Alors d'abord si ça te dérange pas, je vais quand même te reprendre. Tu parles du père, moi je parle des parents. Parce que d'abord un ça c'est quand on parlera du couple, sache que la au fond ben même si la parole parfois elle est plus exprimée par l'un ou par l'autre mais l'autre conjoint est toujours présent à l'intérieur de ça. Et puis et je pense c'est important aussi de de savoir tu sais quand par exemple on parle d'éducation et qu'on parle de transmission euh souvent les personnes elles parlent de l'obligation du respect et je leur dis en vérité le respect des parents euh ça veut dire quoi ? Et bien ça veut tout simplement dire qu'on a construit une relation qui fera que quand l'enfant a priori n'a plus besoin de ses parents parce qu'il a une dimension adulte, il soit toujours intéressé par être à l'écoute de la parole parentale, même si par la suite il en tient pas compte, mais révéler qu'au fond cette parole est importante pour lui. Non pas par principe pour valoriser ou rassurer le parent, mais parce que tout simplement il y a quelque chose à entendre. Tout le danger, tout l'enjeu, c'est de ne pas prendre cette parole comme étant un absolu. Bien sûr qu'on est beaucoup plus jeune, oui, parce que c'est quelque part le principe même de la transmission, mais de ne pas se sentir coupable, de ne pas nécessairement suivre cette parole. Et ça, je crois que c'est très important, mais ça on en parlera peut-être au niveau de ce qui se joue dans le monde des relations humaines. Comment faire en telle sorte que dans la relation, lorsqu'une parole est exprimée, et bien l'autre va se l'approprier et en fera ce qu'il désire. Et ça, c'est au fond le principe même de ce qu'on peut construire. Et et ça ça veut dire de ce que je comprenne vraiment parce que dans cette introduction hein dans dans laquelle on est, déjà la première idée que tu me dis, c'est que un petit peu une façon de mesurer la réussite de l'éducation et de la relation qu'on a créée avec nos enfants, c'est de voir est-ce que quand a priori ils ont plus besoin techniquement de me demander l'autorisation, papa est-ce que je peux ou maman est-ce que j'ai le droit, euh ils vont continuer à vouloir entretenir cela. Et ça c'est déjà une première mesure qui me permet. C'est c'est vrai. C'est-à-dire que quand par exemple on parle du respect des parents, en vérité le respect c'est pas de l'obéissance. L'obéissance c'est technique. Euh oui, à un moment il faut qu'il y ait cette obéissance parce qu'il y a un cadre et ça c'est fondamental pour construire une relation. Par contre, et ce qui est très important, c'est de faire en telle sorte que le parent et crée une relation qui amène l'enfant à être intéressé par la parole parentale. Ça m'intéresse de savoir ce que tu en penses et et ça a de la valeur. Et à partir de là, évidemment, je fais mes choix, je construis et cetera. Et ça euh je pense c'est on on ne peut le faire que dans la mesure où l'enfant sent que il a cette liberté d'être à l'écoute d'une parole du parent, mais que le parent n'attende pas de lui, qu'il valide sa vision à lui de l'existence en tant que parent en la reproduisant. C'est voilà comment je comprends les choses. Voilà comment je les vois. Voilà comment je pense qu'on pourrait peut-être agir. C'est mon avis. Je sais qu'il est important pour toi mais quelque part ton choix il t'appartient et même si à un moment ton choix n'est pas le bon dans le sens où c'est peut-être pas donné les résultats que tu espérais avoir l'élégance en tant que parent et de manière générale dans la vie de ne pas dire tu vois bien tu aurais dû m'écouter parce que si si on n pas cette élégance on peut pas construire véritablement mais ça ça veut dire que cette partie là du travail dans notre cadre c'est ton travail c'est toi tu dois être prêt à faire en sorte que même si à un moment tu m'as dit Avraam fais ne fais pas et que j'écoute pas euh ou bien c'est aussi mon travail aussi en partie parce qu'a priori moi je vois que il y a que toi qui quelque part doit te dire bon écoute même s'il m'a pas écouté c'est pas grave et même si un jour il prendra un petit peu un mur je viendrai pas lui dire et c'est vrai que c'est très très désagréable les les gens qui viennent te dire je t'avais dit ouais et souvent en plus ils le disent je t'avais dit même quand ils avaient pas vraiment dit ou ils le disent pour se protéger pour être certain que dans tous les cas de figure ils avaient dit mais est-ce que moi aussi j'ai un travail à faire là-dedans alors Tout d'abord, je ne crois pas qu'un parent, sauve sur des cas très particuliers, doit dire à un enfant qui est devenu adulte, fait ou ne fait pas. Euh, sauf si l'enfant lui demande, dis-moi, est-ce que je dois faire ceci ou je dois faire cela ? Et le parent dans ce cas-là, voilà, le parent va dire, parce qu'il y a une demande à ce moment-là, voilà, dis-moi ce que je dois faire. Et dans lequel on est en train de dire, voilà, je je te demande pas de de fonctionner à ma place, mais là, je te demande à toi de prendre la décision. Dans ce cas-là, il le parent veut le faire. Euh moi, je suis beaucoup plus dans un univers dans lequel le travail doit d'abord se faire au niveau du parent, c'est-à-dire que l'enfant se sente libre de ne pas suivre et sache que ça ne changera rien à la relation. C'est-à-dire que on n'est pas là pour valider la relation à travers le fait que j'accepte ton point de vue ou pas. On s'aime. Point la ligne. Il y a un rapport d'amour qui est là et après il y a des sujets sur lequels en effet euh on va émettre un avis. Je crois que le travail que toi en tant qu'enfant puisqu'on est toujours l'enfant de ses parents, peut doit être fait, c'est de ne pas avoir peur. C'est-à-dire de faire en telle sorte que ce qu'on va imaginer, mais si je fais ça, peut-être qu'il va se sentir mal et cetera et cetera. C'est-à-dire cette forme d'anxiété qu'on pourrait avoir et qui est très belle parce qu'on a pas envie de faire souffrir, on n pas envie de faire du mal et bien dire non je ne pense pas parce que c'est pas mon but. Si un moment je fais autrement, je fais confiance à la dimension adulte de mes parents de savoir comment les gérer. Maintenant, on voit et ça je pense que tu es confronté aussi que parfois malheureusement la relation n'a pas été construite comme il se doit et on s'y confront de temps à autres à travers les problématiques auxquelles face auxquelles on se retrouve de parents qui ben malheureusement les enfants doivent les protéger parce que tout simplement il y a une dimension adulte qui n'a pas encore été construite et ça c'est c'est un vrai vrai travail mais ça c'est un autre sujet ça c'est vraiment ça c'est passionnant mais une prochaine fois dans un prochain podcast je voudrais savoir et explorer à quel point. Je dois faire attention en tant qu'enfant si le travail n'a pas été enfamment. Mais c'est vrai. Mais mais pour rebondir justement quand tu me disais que il y a besoin avant tout quand je pose une question de pouvoir faire en sorte que je sache que la relation elle est suffisamment stable et que j'ai pas besoin de faire plaisir ou autre. Quelque part c'est vrai que c'est ces questions là c'est des questions d'enfants à parents maintenant moi en tant que jeune rave de communauté je suis en contact avec des gens. Euh toi, tu as cette expérience bah beaucoup plus développée, beaucoup plus large et souvent en ce moment j'ai des gens qui viennent me voir et la vraie j'ai pas question une question euh je sais pas si c'est parce que j'habite à Telavie ou autre mais à mon avis c'est très large parce que je la rencontre dans dans toutes les communautés. Il y a une vraie question identitaire, une question de qui je suis. Ça veut dire que il y a eu le modèle parental dans attention, tu as dit identitaire. Il y a identitaire et identité. Identitaire, c'est un principe d'appartenance et de l'identité, c'est-à-dire de qui je suis moi en tant qu'individu. 100 % 100 % donc j'ai j'ai beaucoup plus c'est très vrai et bien évidemment parce que ça va avoir un impact immense sur la question identité. Qui je suis ? Qui je suis déjà ? parce que j'ai l'impression que bon alors on est enfant, on grandit à la maison, le foyer comme on a parlé plus ou moins, il y a une école plus ou moins, il y a les programmes post-scolaires plus ou moins, les études, les les voyages en Israël, tout ça bien. J'ai l'impression que un jour euh j'ai j'ai plein de jeunes que je rencontre à un moment se disent "Bon euh et moi dans l'histoire, qui est-ce que je suis ? Comment me définir ? parce que ils veulent avancer dans la vie, ils veulent parler à un moment de construction, de projet, de bien évidemment mariage par la suite, mais tant que j'ai pas vraiment défini le qui je suis, comment je j'arrive à me positionner, qu'est-ce que j'attends de moi-même, c'est quoi mon objectif dans la vie, il se sentent un peu freiné. Et je voudrais vraiment savoir c'est quoi les pistes de réflexion ou plutôt comment t'accompagnerais dans une situation pareille ? Voilà. Alors moi la première question que je leur poser alors moi la première manière dont je première chose je leur dire mais pourquoi tu vas me demander ça à moi en tant que rave ? C'està-dire c'est intéressant c'està-dire que la question elle est très très large mais qu'est-ce qu'ils attendent du de la personne qui est en face d'eux ? Si je voir un psi demain, bon mais c'est son job, c'est son travail, maintenant je vais voir un rave. Donc c'est-à-dire est-ce que c'est parce qu'il y a une relation de confiance qui s'est construite et quelque part tu es le psi entre guillemets sur lequel qui facturera pas et dans ce cas-là, faudra faire très attention. Ou alors est-ce que c'est parce que ils ont envie d'avoir un éclairage thora. Très intéressant parce que amener les gens à se poser la question mais pourquoi je pose la question et pourquoi je la pose à lui et ça c'est très intéressant à la limite tu veux me le dire en en deux parties alors sur la pourquoi je pose la question et pourquoi à lui. Alors moi je commencerai d'abord par la seconde leur dire mais pourquoi tu me poses ça à moi ? Attention, c'est pas je te demande pas de te justifier qu'on soit bien clair. dire c'est comme quand tu poses la question mais au fond pourquoi pourquoi tu veux pas mettre les téphilines par exemple mais c'est pas du tout je te demande pas de te justifier c'est intéressant comme dans d'autres choses mais pourquoi je m'énerve voilà moi par exemple ce matin à un moment quelqu'un m'a dit quelque chose et j'étais pas content et là pendant les quelques minutes où j'étais un peu seul jeis mais mais pourquoi je me suis énervé qu'est-ce qui fait que cette chose là elle m'a bouleversé qu'est-ce qui se passe voilà mais mais la question elle doit se poser de manière très fluide très sereine. Tout va bien. D'accord. Donc ça dire à limite je n'attends pas de répons ou même je n'attends pas de réponse mais je pense ça serait intéressant que tu essayes de réfléchir parce que ça sera déjà une piste. Alors juste souvent tu leur dis tu leur poses la question et tu les laisses avec la réflexion pour la suite. Je te pose la question réfléchis parce queil ne faut pas qu'ils aient l'impression que je leur demande de justifier. D'accord. Et ça c'est fondamental. Maintenant sur sur l'autre sur l'autre question, il y avait pourquoi à moi personnellement et pourquoi de manière général pourquoi à moi ? Est-ce que c'est moi Abraham ? Est-ce que c'est moi en tant que figure symbolique ? D'accord parce que qu'on le veuille ou pas, à un moment il y a une dimension symbolique sans rentrer sans faire la psychanalyse mais à un moment il y a il y a aussi la la figure symbolique que l'on recherche. Ça c'est déjà un premier point. sur l'autre chose. Pourquoi tu as l'impression que de ne pas savoir véritablement où tu en es est quelque chose qui t'empêcherait de construire ? C'est dire que ce qui est intéressant, c'est moi j'aime bien ce terme de détricoter. C'est-à-dire que la personne comprenne exactement et c'est un truc que tu dois savoir. Parfois la personne en vérité va chercher une question à te poser pour renforcer le lien avec toi. C'est-à-dire que on n'est pas nécessairement ici dans une recherche de réponse mais beaucoup plus dans une question qui permet de renforcer le lien pour créer une forme de proximité dont ils ont besoin. et et c'est très entendable si on connaît les cadres et qu'on connaît les limites évidemment dans les relations. Maintenant et et dans un cas pareil, la question elle a déjà une importance rien que de par le fait qu'on va quelque part c'est comme s'il disait "Je voudrais avoir une bonne excuse pour avoir un bon échange avec quelqu'un que j'apprécie, que j'aime et que je voudrais renforcer les liens". Voilà. Oui. Ou tout simplement me sentir proche. On aime bien tous, moi je l'ai vu par rapport à moi aussi. Évidemment, sentir qu'on a un moment une forme de relation privilégiée avec une personne qui dans notre symbolique représente quelque chose d'important quel qui représente. Pourquoi ? Parce que comme un jour tu m'as dit, j'ai le numéro de téléphone privé de tel et tel rave extrêmement sollicité. Qu'on le veuille ou pas. Alors oui, techniquement parlant, ça m'arrange mais qu'on le veuille ou pas, on se sent un peu plus valorisé et c'est normal. Et c'est normal. Ça fait partie de la réalité de l'humain. Maintenant, sur la sur le point de euh je voudrais savoir où j'en suis. Donc leur dire "Mais pourquoi tu en as besoin ?" ça c'est sûr. Et puis après commencer à se poser et sur cela être euh très pragmatique, c'est-à-dire dire bon alors on va d'abord essayer de réfléchir euh au jour d'aujourd'hui si tu fais le bilan de ta réalité mais non pas un bilan ce que j'ai fait de bien ou de mal. Bon alors donc tu es qui ? Alors évidemment aujourd'hui avec la problématique du genre mais on va pas rentrer là-dedans. Donc tu es un homme, tu es une femme, tu es célibataire, tu as tel âge et cetera. Donc tu as déjà un certain nombre d'éléments. Quels sont les éléments sur lesquels tu t'interroges ? Savoir est-ce que tu es un homme ou une femme ? Est-ce que tu as 20 ans ou 25 ans ? Non, ça c'est des réalités concrètes. D'accord ? Maintenant, c'est quoi les points sur lesquels tu as envie de comprendre exactement où tu en es ? Et sur cela, je crois que ce qui est très très important, c'est de montrer que au fond, on est tous confrontés d'une manière ou d'une autre à la même problématique. C'est-à-dire, en tant qu'enfant, j'ai grandi dans un univers. Cet univers a cré chez moi un certain regard sur le monde et sur et c'est normal, mes parents m'ont conditionné et c'est normal parce que toute éducation à la base c'est une forme de conditionnement dans lequel on transmet aux enfants les valeurs qui sont les nôtres et après tout le travail ça vait de se le de se les réapproprier. Alors juste si je comprends bien, c'estàdire que tu me dis que dans la première étape déjà exceptionnel, je décortique la question et je fais en sorte de de mêler qu'est-ce qu'il a pu dans quelques mots euh rentrer peut-être toute une vie quoi. Oui. Et tu me dis alors on fait par étape maintenant tu me dis effectivement on est le résultat de l'éducation de nos parents. Bah viens, on commence par ça que souvent j'ai reçu à la maison comme tu dis, j'ai été conditionné, je suis 100 % d'accord et peut-être que dans une situation telle ou telle famille, bah je vais me sentir peut-être bien avec ce que j'ai reçu. Dans d'autres et peut-être souvent, je veux dire, je me reconnais pas. Est-ce que dans la question, il y a aussi une remise en question des des parents ? Est-ce que moi aussi j'ai le droit de d'invalider ? Je pense pas, en tout cas un process. Euh commande justement par rapport à à cette première étape de vie qui quelque part on va dire c'est le béabat de l'identité avant de après avoir commencer à faire mes propres expériences recherches lectures euh cours et autres euh comment est-ce que je fais par rapport à cette première partie identitaire pour réussir à d'un côté dire je je suis bah le fils de mes parents et tout va bien et d'un autre côté j'ai suffisamment grandi pour à un moment aussi devenir moi-même. Alors évidemment cette question elle est elle est elle est fondamentale. L'idée c'est quoi ? À un moment dans tout modèle d'éducation il y a les valeurs qu'on transmet à travers le verbe et à travers le vécu. Or ce qui va être important c'est de savoir dans quel environnement la personne qui est en face de toi a vécu. Si elle a vécu dans un environnement que j'appellerai toxique et la toxicité c'est quoi ? C'est il y a quelque chose de que les gens devraient savoir. Je crois qu'il y a une enfin pas je crois il y a une étude qui a été menée il y a quelques années aux États-Unis et en Israël en parallèle et qui montre que dans l'échelle des traumas un des traumas les plus importants qui puissent exister chez un enfant c'est quoi ? C'est les crises de couple. Waouh ! Pourquoi ? Parce que c'est son monde qui s'écroule. Alors qui ne sait jamais disputer avec son conjoint ? Il n'existe pas. Enfin, peut-être si on sait qu'il y a des gens incroyables qui ont réussi toute leur vie à avoir une relation harmonieuse. C'est génial, c'est dans le domaine du possible. Mais on va dire que c'est plutôt R. En tout cas, moi ça me concerne pas. Et ce qui est intéressant oui, évidemment que ça a eu lieu. Maintenant, quand il y a une récurrence, alors l'enfant se sent dans une posture d'insécurité. Or, l'enfant a besoin de se sentir sécurisé. Donc évidemment dans un environnement insécure, ceux qui sont responsables entre guillemets et je ne les culpabilise pas, c'est-à-dire ça sert à rien de dire aux gens vous êtes coupable. Évidemment, je peux pas être à l'écoute d'une parole de quelqu'un qui par ailleurs euh me me déstabilise complètement dans par rapport à ce dont j'ai besoin. Je veux dire, c'est comme si un parent attendait d'un enfant qui soit à l'écoute de sa parole alors que par ailleurs, il le nourrit pas. C'est c'est bouleversant. Donc dit la stabilité d'un couple, c'est une forme de nourriture quoi. C'est fondamental. Alors évidemment, et tu connais cette expression que j'aime beaucoup, que je tiens d'ailleurs de SGir, qui est un très très grand thérapeute qu'on a eu le bonheur de connaître maman et moi, euh quand on a fait un travail avec lui par rapport à des structures qu'on était en train de monter en France et c'était quelqu'un d'incroyable et c'est quelqu'un d'incroyable qui disait dans la vie vous savez on rate et puis après on rate moins ou dans la mesure on se rend compte que ce qu'on a fait peut mieux faire l'enfant le perçoit l'enfant perçoit parfaitement l'enfant c'est un buvard il se rend bien compte si on a du bon non c'est le modèle ou alors si il capte. À partir de là, le travail à faire, c'est donc de d'amener et faire en telle sorte que l'enfant puisse réussir à entendre les mots que l'on prononce parce qu'on ne les invalide pas systématiquement par un comportement qui est complètement opposé à cela. Et ça c'est fondamental. Un enfant sait très bien que quand on est à l'extérieur et vous l'avez vu à la maison et c'est normal quand il y a le regard des autres, on est toujours un petit peu plus et c'est normal. C'est normal mais quand Mais si le delta est colossal là le parent peut plus être vraiment alors il sait que on joue tous à un moment un petit peu la comédie, c'est normal. Euh et et même ne serait-ce que qu'on reçoite des gens à table, on va mettre le beau plat et on peut-être qu'on ramènera le topware à table. Voilà. Jusqu'à là peut-être pas. Non mais ce sera plus mais en tout cas il se rend bien compte que voilà on gère différemment. Tout l'idée c'est justement de créer de faire en telle sorte qu'au bout d'un moment il n'y ait plus aucune distinction si a le regard de l'autre ou si on est juste entre nous. Mais si le delta est trop important au bout d'un moment on est invalidé pour l'enfant et l'enfant nous en veut de nous être invalidé. Parce que l'enfant, il n'attend qu'une chose, c'est qu'on soit l'adulte qui soit sa référence. C'est ça qui au fond le nourrit. L'enfant, lui, ce qu'il adore, c'est d'avoir un parent qui soit référence. Il n'attend qu'une chose, mais soyez ma référence. J'ai envie que vous soyez ma référence. C'estd que quand tu parlais tout à l'heure de sécurité, Ouais. C'est c'est ça la sécurité. S'il te plaît, j'ai besoin pas de savoir si je vais manger ce soir ou si je vais avoir un toit. c'est de savoir qu'en fait j'ai quelqu'un qui est un adulte et et qui pas simplement va me protéger d'un méchant voyou qui veut m'attaquer mais mais qui quelque part tient la barre voilà mais et puis et puis il y a au-delà de ça c'est-à-dire quand tu lis une référence qu'est-ce que tu veux dire par le fait moi je suis parent les enfants, j'ai envie de leur donner cette sécurité et et je m'identifie à 100 % ma femme elle me dit le plus beau cadeau qu'on pourra toujours faire à nos enfants, c'est de leur donner tout simplement une une maison, un couple stable. D'abord de sentir que papa et maman, il y a une relation d'amour. D'accord ? Et une relation d'amour, l'enfant le perçoit. Il perçoit même s'il voit de temps et des tensions et des disputes, mais il sent qu'on construit ensemble quelque chose et on essae d'être proche. D'accord ? Ça c'est déjà un premier point. Seconde chose, c'est de réaliser que il a des parents qui sont adultes, c'est-à-dire qu'ils savent réagir comme des adultes par rapport à des situations de vie. D'accord ? Et ça c'est une référence. Ça veut dire quoi réagir comme un adulte ? Remettre les choses à leur place, c'est-à-dire savoir ce qui est important, savoir ce qui ne l'est pas. Des parents qui savent aussi revenir en arrière. Revenir en arrière, c'est être capable de dire euh vous savez, hier euh je me suis très énervé euh parce que vous avez fait tomber ça mais au fond c'est un petit peu dommage que je me sois tellement énervé parce qu'au fond, c'est peut-être pas si important que ça, mais ça fait partie de la vie. Donc l'enfant voit cela. Je me rappelle un jour, j'ai dit un de tes frères, tu te rappelles un jour je m'étais très très énervé sur toi parce que tu voulais pas aller au lit ? Et je lui ai dit parce que j'avais peur de la réaction de maman si elle rentrait à la maison, enfin quand elle allait rentrer qu'elle allait se rendre compte que je vous ai pas mis au lit. Alors le problème c'était moi parce que un j'étais en train de fantasmer sur la porte d'une réaction qui d'ailleurs n'avait pas lieu d'être mais je me dis mais si alors donc il faut absolument qu'il aille dormir. Mais pourquoi ? pour protéger ma relation parce que j'avais peur. Et après évidemment il faut que je comprenne mais pourquoi j'ai peur de la de la réaction et là on en parle dans le couple et cetera et c'est ça qui est passionnant au fond. Et lui, je me rappelle quand je lui ai dit ça, non, quand je lui ai dit ça plus tard, il a souri, il m'a dit "Je suis content de l'entendre." C'est-à-dire, il avait parfaitement capté que ma surréaction, c'était beaucoup plus pour me protéger moi par rapport à une peur dans la relation de couple qu'on a. et et il aura je me dire mais attends mais si tu as un problème règle-le avec avec ton épouse quoi. J'ai rien à voir avec tout ça. Et mais quand tu y réfléchis, c'est ce qui te permet après de travailler parce queà ce moment là, tu en parles à ton conjoint, tu dis "Tu sais, je réagis parce que je me suis dit si il ne veut pas aller au lit, j'ai peur que tu réagisses comme ça et ta réaction peut me faire du mal ou me poser problème." Et on en parle et on règle problème et on avance, on parle et on avance, on construit comme ça. Et c'est là et c'est là où c'est très intéressant. Non, mais c'est vrai que quand en tant qu'enfant, parce que moi aussi je les ai entendu ces phrases. où où je voyais que bah toi ou maman disait sur une situation ou autre bon ben parce que au final il y avait beaucoup de stress ou même en amont. Je me rappelle que parfois vous nous disiez ça va être une journée difficile aujourd'hui, c'est une journée stressante. Donc voilà, venez, on fait en sorte qu'on narrive pas à à des problèmes parce que ça risque d'exploser. Je sais que pour nous ça donnait beaucoup de validité aux autres situations parce que si papa et maman quand ils ont surréagi, ça va peut-être être sur place ou plus tard ils vont dire pardon ou en tout cas dire c'était pas comme ça qu'il aurait fallu et c'est pas vous. Ça veut dire que des fois où ils étaient vraiment pas contents et qu'ils sont pas venus dire quoi que ce soit, bah que c'était vraiment nous le problème. Oui, c'est sûr. Ça rentre dans le cadre référence que tu voulais dire que ça me permet de me rassurer moi en tant qu'enfant quand je vois ça quoi. Oui. De sentir qu'il y a un comportement adulte. Et le comportement adulte, c'est une certaine forme de constance euh d'être en phase avec ses valeurs, même si on y arrivera pas à 100 %. mais que l'enfant voit qu'en vérité on est euh on a une forme d'exigence par rapport à nous-même. Et d'ailleurs, c'est très intéressant parce que euh un enfant qui voit qu'un parent une exigence par rapport à lui-même sent que le parent est dans une dynamique de construction de vie. Alors la grande difficulté, c'est quand le parent veut que l'enfant soit dans la même exigence que lui par rapport à ce que le parent voudrait. Et c'est là où on est voilà et et ou alors je fais très attention à ça. Tu dois faire très attention. Je vais prendre l'exemple qui peut voilà un peu gros sabot. Le parent une forme d'exigence par rapport à lui-même au niveau de la relation à la cache-route. D'accord ? C'est-à-dire à toutes ces choses permises ou interdites dans la tradition juive. Et le parent est très vigilant par rapport à ça. Ce qui est très bien. Il voudrait que l'enfant ait la même exigence. Et l'enfant ce qu'il doit apprendre c'est que dans la vie quand il y a quelque chose qui est important pour toi, tu dois être capable de tenir maintenant c'est moi qui vais définir par la suite ce qui est important pour moi. J'entends le fait que toi c'est très important la cacheroe. Voilà. Mais est-ce que à un moment chez moi j'ai envie de rentrer cette même valeur à ce même niveau surtout à ce même niveau. C'està-dire que quelque part cette exigence, ce raffinement que tu veux avoir, je l'entends, je le respecte. J'aurais évidemment le minimum syndical, il est là. Mais ce qui m'intéresse, c'est d'avoir pris c'est d'avoir pris le concept. C'estàd que dans la vie, il y a des choses qui deviennent importantes pour toi. Et sur ça, j'essaie entre guillemets de rien lâcher. Et c'est là où aux parents de ne pas se sentir invalidé parce que l'enfant n'a pas la même exigence que lui dans le même domaine, mais qu'ils disent "Mais au fond l'idée il l'a et" et à lui de la mettre en application dans les domaines dans lesquels il penserait que c'est important. quitte à ce que par la suite et ça va être très intéressant des années après, il va se rendre compte que dans les domaines dans lesquels le parent avait cette exigence, l'enfant brusquement à son tour va revenir dans cette exigence. Mais la lecture que je peux en avoir, c'est qu'à ce moment-là euh ben l'enfant dit "Non, ben moi, je fais très attention à ça et pas ce que toi tu fais très attention, c'est une manière de dire laisse-moi libre." Et ça c'est normal. Et à nous en tant que parents de de se dire bah attends, tout va bien. En fait là, ce que tu viens de me dire c'est fantastique parce que surtout dans cet échange, moi je l'ai vécu. Je l'ai vécu parce que je sais par exemple que toi avec le minian, ça fait partie des choses sur lesquelles tu essayes de faire très attention. Tu peux traduire mignan pour ceux qui savent pas ce que c'est. Et le fait parce que je pense qu'il y a beaucoup de gens qui savent pas ce que c'est le concept du min de faire la prière obligatoirement en groupe de 10 personnes en communauté synagogue techniquement euh c'est quelque chose sur lequel tu fais très attention. Alors j'essaie de faire très attention. En tout cas, nous on l'a ressenti vraiment comme quelque chose de de d'important et et on fait des efforts pour et je me rappelle encore en vacances quand on va prendre la voiture pendant une demi-heure le matin allerretour, le soir aller retour pour ne pas rater la tila comme il faut à la communauté alors qu'on avait les excuses nécessaires pour pouvoir se dire si on prie à la maison comme il faut, ça va quoi. On n'est pas devenu des mauvais juifs, loin de là. Et et je sais que moi d'un côté, comme tu disais, j'ai pas pour autant validé, j'ai pas le même niveau d'exigence que toi là-dessus, mais pour autant ça m'a marqué d'une manière très forte. Je sais que ça fait partie des choses pour lesquelles je vais pas si facilement me dire "Bon écoute, ça va quoi, la C est pas trop loin, c'est la bonne excuse pour ne pas quoi." Ça fait partie des choses qui m'ont qui m'ont marqué. C'est sûr. C'est sûr. Moi je vais te dire pourquoi je l'ai fait. parce que à un moment de part de par toutes mes activités, les cours, les conférences et cetera, j'avais justement plein de entre guillemets de bonnes raisons et quand je dis de bonnes raisons de me dire je ne peux pas prier en communauté et tout et quelque part c'était l'idée mais qu'est-ce que j'exige de moi-même ? Et donc c'était c'est pour moi une manière de me dire voilà, j'essaie de m'imposer quelque chose. parfois à l'impossible nul n'est tenu mais derrière c'est pas tant pour que vous-même euh je me suis jamais dit je veux qu'il voit parce que comme ça ça va leur transmettre clairement jamais ressenti comme ça en plus pas du tout et comme je disais tout à l'heure l'idée c'est à partir du moment où tu penses que quelque chose est important pour toi au regard de ta construction de vie au regard de et bien à ce moment-là on essae de de pas lâcher le truc même si ça demande des efforts parce que c'est le concept en vérité qui est qui est important. Et c'est vrai que moi par exemple, je un exemple très simple, quand je voyage le matin, euh ben parfois j'ai vu que si je prends un avion plus tard, je pourrais prix en communauté et parfois ça coûte un peu plus cher. Euh ça va coûter 50 60 70 € et il m''est arrivé parfois de me dire et bien non euh ma prière a pris en communauté c'est pas moins que 70 €. Alors bien sûr dans la mesure j'ai pas de problème c'està-dire si un je manquon que c'est une désorganisation et cetera évidemment que non et d'ailleurs ou aussi si ça peut poser un problème au niveau de la famille. Pourquoi ? Parce que faut savoir où est l'essentiel, où est l'accessoire. C'est bien de prix en communauté, c'est recommandé mais faire attention à sa famille c'est fondamental et c'est à nous de savoir à un moment être dans un Jeis te raconter une histoire qui m'a beaucoup interpellé. Et il y a aucune forme de jugement. Un ami voulait offrir un sefer Torah, voulait offrir donc un une Torah dans une synagogue et le rabin lui a dit "Boffre-le à telle période parce que c'est une période très particulière, symbolique et cetera." Voilà, c'est très joli. Et il est venu me poser la question, voilà, c'est un gros événement, c'est important. Et puis il m'a dit "Bon, le seul la seule chose qui m'embête, c'est que ma mère a l'air d'être un petit peu embêtée parce que euh certaines de ses copines qu'elle aimerait beaucoup inviter ne pourront pas être là à Paris. Mais le rabin m'a dit euh non mais c'est une période symbolique, très particulière et cetera." Et je lui dis écoute, la symbolique c'est très beau mais là tu as la notion du respect des parents et le respect des parents c'est capital. Donc à partir de là la question ne se pose plus. Attention, je précise quelque chose. Le respect des parents ne peut pas être un prétexte pour être dans la transgression des lois de la Torah. D'accord ? Un parent peut pas dire à son enfant. Après si le parent dit c'est son problème, c'est son histoire. Mais un parent peut pas dire un enfant écoute moi je mange non cacher au nom du respect des parents. Tu viens pas avec moi ce restaurant dans ce restaurant. Là on va dire non parce que et toi et moi on est soumis à la même loi. Bon après c'est un autre sujet. Qu'est-ce qui se joue ? Qu'est-ce qui fait qu'un parent parle comme ça un enfant ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est quoi ? C'est est-ce qu'il pourquoi est-ce qu'il a besoin pas juste de positionnement ? Tu as raison. Mais aussi en deux mots, je montrais que je suis toujours le patron. Attends, mais ton enfant il a quel âge ? Bon, mais ça c'est un autre sujet. Oui, donc c'est sûr et certain que cette notion là c'est Mais ça rejoint vraiment ce que tu disais tout à l'heure, l'éducation par le verbe et l'éducation par les actes. Oui, par les actes. On l'a jamais entendu et et je me rappelle même des situations en vacances dans laquelle on t'a dit "Ben, on t'accompagne pas à Minou et on n jamais senti pour la prière de l'après-midi que tu étais vexé de partir tout seul. Vous m'avez abandonné pas du tout. OK, vous venez pas. Moi, j'y vais tranquillement. Et et ça nous a marqué. Donc en fait, si on fait un peu d'ordre là maintenant, toujours pour reprendre un petit peu mon jeune qui vient me voir et et qui bon quelque part me pose une question que moi-même je me pose aussi, hein. Donc c'est pas simplement me dire "Ah, il y a le jeune qui vient, ça me concerne à moi aussi." Qui je suis ? On a un peu exploré toute la partie. Euh bah éducation comme tu l'as dit, conditionnement avec les parents, pas de remise en question mais en même temps prendre valider ce que ce que j'ai et me l'approprier quoi. Une fois que je passe cette étape et et que j'ai déjà réussi comme tu m'as dit à décortiquer avec ce jeune et cetera, je vais avoir besoin là maintenant de l'accompagner par rapport à ses chouettes de vie aujourd'hui qui qui vont peut-être qu'il attend en tout cas de moi d'entendre. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Je veux dire par là que à un moment beaucoup se retrouvent dans une situation dans laquelle grâce à Dieu on travaille beaucoup. C'est très intense. On on court d'une chose à l'autre. On a un peu on fait des choses bien. On est une personne correcte. C'est pas des voyou mal poli, mal éduqué. Non non du tout. Des gens bien. Mais mais très souvent on se dit mais est-ce que je me fais pas happer par la vie ? Et et c'est vrai que moi personnellement, je le vois même parfois sur certains jeunes qui font même parfois des carrières exceptionnelles, mais en tant que regard extérieur et le peu d'expérience et surtout l'école dans la maison dans laquelle j'ai grandi, donc j'ai été à la bonne école sur ce point-là, je vois qu'il y a peut-être un souci et c'est je sais pas je sais pas ce que tu en penses, moi j'ai envie un peu de l'orienter aussi vers cette réflexion. Comment tu touches à ce sujet ? Est-ce que tu y touches ? et et comment tu l'emmènes à à voir cela et à et à penser ça ? Alors, c'est sur ta la question que tu poses, elle est elle est capitale. Euh là-dedans, moi en tout cas, ces choses auxquelles j'essaie de faire bien attention, c'est qu'il comme je l'ai dit tout à tout à l'heure d'ailleurs, c'est qu'il ne me demande pas de penser à sa place. Et euh pourquoi ? Parce que c'est une manière de se protéger. D'accord. Ah ben il m'a dit de faire ceci. Voilà. Donc je le fais. Tu veux dire quoi ? Par penser à sa place ? Penser à sa place. Je ne vais pas lui dire ce qu'il doit faire, sauf dans certaines situations bien précises. Évidemment que c'est de notre responsabilité. D'ailleurs, c'est une autre question, mais sur le devoir d'ingérence. Parfois chacun sa vie, chacun son chemin. Si on aime vraiment quelqu'un et qu'on voit qu'il va dans le mur, on a l'obligation d'intervenir. Je prends un exemple. Alors qui va peut-être pas plaire parce que on a décidé de dépénaliser quasiment le rapport à ce qu'on appelle pudiquement les substances. Mais si tu vois quelqu'un qui est sans arrêt dans le monde des substances, donc de la drogue, et tu dis "Ben son c'est son choix, je le respecte." Non, si tu aimes profondément quelqu'un et tu vois qui va dans le mur, le coup de chacun sa vie, chacun son chemin, non, tu essayes d'intervenir. Après, comment j'interviens, de quelle manière est-ce que je peux intervenir ? Ça, c'est un autre sujet. Donc ici l'idée à mon en tout cas tel que je vois les choses, ça serait de lui dire mais quelle est la place et la valeur que tu donnes à tous les éléments de ton existence, c'est-à-dire comme dans comme dans la construction d'une relation, quelles sont les choses fondamentales et quelles sont les choses qui le sont moins ? Qu'est-ce que commencer à lui dire réfléchis par toi-même avec réfléchis ? On peut même réfléchir en voà écoute, tuas un travail, c'est génial. Au fond, ce travail, qu'est-ce qu'il t'apporte ? d'abord un salaire et c'est super et je te souhaite d'avoir un très beau salaire et je souhaite à tout le monde d'accord est-ce que ce travail t'épanoui ? Et si oui, en quoi il t'épanouit ? Donc amener la personne à réaliser est-ce que c'est le fait qu'il a un poste ? Est-ce que c'est le fait qu'il peut dire aux autres ce qu'il fait ou est-ce que le travail en tant que tel le nourrit et lui apporte ? et qu'on soit bien clair, si c'est quelqu'un par exemple qui adore réfléchir et que il est dans dans une démarche dans lequelle un travail dans lequel il est obligé beaucoup de réfléchir, ça le nourrit, c'est génial. D'accord ? Donc déjà s'arrêter sur ça et après lui dire mais est-ce qu'au fond le travail c'est pas une manière parfois dans la vie de compenser un manque par ailleurs et à ce moment-là lui poser la question "Tu sais ce que tu fais dans mais qu'est-ce que tu vas faire de ta vie ? Et quels sont les éléments qui te donnent un sentiment de bien-être ? Quelles sont les situations dans ta vie qui ont créé chez toi un sentiment de bien-être ? Et je lui demande pas de me répondre immédiatement. C'est que ce qui est important, c'est qu'il prennent le temps d'y réfléchir. Ah c'est vrai hein queon a tous des moments dans lesquels on a Qu'est-ce qui fait que je me sentais bien ? Alors il y a l'ance où j'ai kiffé mais le kiff c'est c'est dans l'immédiaté. C'est sympa. On a besoin aussi d'avoir des moments de plaisir. Mais qu'est-ce qui fait que je me j'étais content ? Voilà, je me Au fond, c'est tout l'enjeu de la définition du bonheur. Euh le bonheur tel que la Torah en Tur que je le comprends à travers l'enseignement de la Torah, c'est quand ta vie elle rentre en résonance avec ce qu'elle peut être. Quand tu te rends compte que tu as utilisé de la manière la plus adéquate possible les éléments qui t'appartiennent, tu es profondément heureux. Mais mais j'imagine il y en a qui t'ont déjà dit que le il travaille 12h par jour, très beau poste, beau salaire et tu te dis ben mon travail c'est ma vie. Alors tu sais des fois que ça alors si c'est ça pourquoi tu viens me poser la question. Oui [rires] mais mais quand il te quand il te partage ça, tu sais que c'est un peu faux ou même parfois tu vois un petit peu combien tu vas le payer cher par la suite. Comment tu gères un truc chose pareille Faut pas oublier d'abord que parce qu'il y croit he son histoire. Alors, faut pas oublier que d'abord il faut il faut remettre à mon sens les choses dans une perspective beaucoup plus vast. Faut pas oublier que pour beaucoup de personnes leurs relations humaines elles existent dans le monde du travail. C'est dire que toi et moi, je suis pas sûr qu'on peut comprendre ça parce qu'on a cette chance d'évoluer dans des univers dans lesquels on rencontre énormément de personnes. On est dans des échanges, des rencontres passionnantes, des gens qui sont très intéressants à tous les niveaux. Alors que pour certaines personnes et bien si les relations familiales sont bof bof, euh ben ce qui se passe essentiellement au niveau du travail. Donc un, il faut pas l'oublier. Deuxièmement, il y a cette notion aussi de se prouver à soi-même quelque chose. Il y a aussi la reconnaissance que l'on peut avoir au travail. C'est que parfois le monde du travail peut nourrir beaucoup de choses dont on a besoin. Si un ça nous donne un statut, si de on a un monde de relation, si en plus on a cette chance d'avoir des personnes qui savent exprimer leur reconnaissance par rapport au travail que l'on effectue et qui ne définissent pas juste la valeur de ce que l'on fait à travers le chèque qui nous donne à la fin du mois, ça nourrit. Donc je peux comprendre que pour certaines personnes le travail c'est un lieu dans lequel ils ont quand même pas mal d'éléments dont on a tous besoin. Et je crois qu'il faut être capable de le dire. Faut être capable de dire mais si en effet tu as dans le travail tout ça, je comprends que le travail soit tellement important parce qu'il apporte bon nombre d'éléments dont tu as besoin en tant Et comment tu l'emmènes alors à la deuxième partie ? Moi je l'emmène pas hein. Mais tu as pas envie de le porter dans la réflexion ? Alors oui, qu'est-ce que tu me dis par je l'emmène pas ? Alors, je l'emmène pas, c'est quand il vient te voir, tu as envie de le porter et de l'emmener à une réflexion parce que tout à l'heure, tu m'as dit "Tu as pas envie non plus de lui dicter les choses." Donc ça, bien évidemment, je pense pas à sa place. Euh mais à un moment, tu as envie de de faire le chemin de la réflexion avec lui. Ou ou ça aussi ? Non. Alors, le chemin de la réflexion, c'est l'amener à réfléchir. C'est quoi le sens de la vie ? Est-ce que la finalité de ma vie, c'est moi-même ou est-ce que je suis vecteur d'un projet ? et lui dire on peut très bien décider que ma vie c'est une forme de carpédium permanent c'està-dire voilà je vis l'instant présent en étant quelqu'un de bien quelqu'un de bien qui est dans la relation à l'autre et je me pose pas plus de questions et au fond l'amener à ce que j'appellerai une problématique existentielle suis-je le fruit du hasard mais je vais essayer de vivre une vie qui se conjugue au plus que parfait à travers des valeurs toutes sortes de choses ou alors ma vie elle est là pour faire autre chose Bon, c'est très comme réaction, mais parfois je peux dire à personne qu'est-ce que tu as envie qu'on dise de toi dans la rubrique nécrologique ? A été a été a été un grand ingénieur euh a été un bon joueur de golf et c'est génial hein, c'estàd tout ce que je dis n'a rien de de dévalorisant ou ou quoi ? Qu'est-ce que tu as envie de laisser comme trace ? Mais parfois les personnes dire, j'ai pas besoin de cette notion de trace ne m'intéresse pas. Et à ce moment-là, je crois que quelqu'un a le droit de faire le choix mais dans ce cas-là, pourquoi il vient de voir ? Parce que quelque part, s'il a fait le choix de dire "La vie n'a pas de sens, mais en même temps, je vais essayer de faire en que ça se conjue bien." Alors, qu'est-ce que tu as ? J'ai pas compris. Qu'est-ce que tu voilà, c'est [rires] qu'est-ce que qu'est-ce que tu attends de moi ? Ou alors, et ça il vaut être très fin, savoir si en vérité derrière la question il y en a pas une autre, mais que ça c'est juste l'intro, que au fond la personne est confrontée peut-être à quelque chose de plus difficile et qu'elle n'a pas envie de te poser la question. Sais, c'est le grand problème, même si je pars dans un dans un axe qui n'a priori aucun rapport, c'est comme dans le monde des relations amoureuses, d'accord ? Waouh ! dans lesquels la personne n'a pas envie véritablement d'aller toucher le vrai problème. D'accord ? C'est c'est comme dans ce que j'appelleraiis le dictionnaire du non engagement. Je ressens pas euh l'autre je l'aime bien et cetera. Tout voilà, j'ai pas le feeling ou alors j'ai pas j'ai pas le pit. Moi j'adore le coup du pit. D'accord. C'est pas le truc le truc bien dire ça c'est un truc de enfin enfin bon on en parlera peut-être un autre moment mais et la personne souvent derrière ça derrière une question a en vérité il y a une deuxième question mais qu'elle n'ose pas poser pour l'instant et donc à nous de qui te teste pour savoir est-ce qu'il peut avoir la confiance pour poser la deuxème question oui alors ça peut être ça et puis parfois on a peur de s'interroger réellement par rapport à certaines choses parce qu'on on n pas envie d'être confronté à la réponse parce que la réponse peut être bouleversante. Et quelque part on fuit et il y a aucune forme de jugement. C'est là où en effet la relation de confiance que la personne va avoir vis-à-vis de toi dans laquelle elle sent que quelle que soit la problématique qu'elle te pose, tu n'auras pas de jugement par rapport à elle comme dans l'éducation. Je vous adore mais j'adore pas du tout ce que vous venez de faire. D'accord. C'est vous, je vous aime très fort et la la question mais ce que vous venez de faire, j'aime pas du tout. C'est la même chose. Si la personne sent que l'élément problématique ne changera pas le regard que tu porteras sur elle, les choses chang et et d'où est-ce qu'on apprend ça ? Tu sais qu'il y a le le le fameux HM. Alors bon pour pour les personnes qui qui ne connaissent pas, quand Mosé Moïse à un moment va prier pour le peuple d'Israël après leur faute, il va dire Hashem Hashem Dieu, Dieu de miséricorde, de bonté. Pourquoi il marqué Dieu les tris attributs de de miséricorde. Pourquoi il a marqué Hem ? Hem Dieu Dieu. Pourquoi ? Il y a deux fois. Et il y a un des commentateurs qui nous dit non qu'on soit bien clair, on n pas ici en train de parler de deux dieux évidemment, mais Dieu dit "Je suis Dieu avant la faute et je suis le même après la faute." C'est-à-dire sache que mon regard ne changera pas dès lors que tu seras dans un mouvement et dans une tension pour aller vers quelque chose de bien. Et si la Torah nous la nous le dit, c'est qu'on a besoin de l'apprendre pour nous parce que sinon si c'est quelque chose qui n'est pas dans le domaine du pour nous. Et je crois que c'est perso pour Dieu, tu dis ça nous servirait à rien comme information. Ça sert à rien. Et ça, je crois que c'est ce qui permettra justement dans ce genre de question d'amener la personne à te poser réellement la problématique qui est la sienne et euh qu'elle n'a pas envie tout de suite de poser. Tu sais, c'est quand même le grand classique. J'ai quelqu'un qui a une question à vous poser mais il ose pas donc il m'a demandé de la poser à sa place. Et moi je dis ouais. Je dis "Mais dans ce cas-là, pourquoi il est pas venu chez moi en me racont, [rires] je le dirai jamais. C'est pas très élégant mais c'est normal. Et là, je crois que c'est la relation de confiance qui va se construire qui permettra à la personne de poser réellement la question et la problématique qui la Je peux 2 secondes dévier du sujet parce que vas-y. En fait ce que ce que tu viens de dire c'est que bah toi tu as l'expérience et tu entends la question et j'ai vu parfois hein que tu voyais la question et tu avais quatre coups d'avance parce que tu as vu que le po blanc exactement et cette expérience là en fait peut-être qu'elle nous dit à tout un chacun de faire attention aussi qui est-ce qu'on consulte et à qui on pose des questions dans quelle situation. En fait ce que tu me dis c'est qu'on a besoin de faire très attention de ne pas obligatoirement penser qu'il y a des comment on dit le le les chemins vers l'enfer sont pas de bonnes intentions. Alors on parle pas d'enfer, on parle pas de ça mais des fois on peut se retrouver avec beaucoup de bonnes intentions et donner des très mauvais conseils. Sache, sache que en ce qui me concerne, en tout cas, il y a des choses quand je repars en arrière, je regrette beaucoup parce que à un moment je n'ai pas eu cette réflexion et je me rends compte. Alors, j'ose espérer et c'est ce que je dis toujours, je dis une des choses qui me bouleverse le plus, c'est de réaliser que parfois on a pu dire des choses qui ont pu faire mal alors qu'en vérité on avait vraiment pas envie. Aucune intention. Ouais. Aucune intention. et qu'on a pas pris la mesure que certaines paroles ou certaines manières d'être allaient être des choses qui risquaient de faire très mal. Alors qu'en vérité, ce qui est sûr, c'est que cette intention là n'était pas présente. C'est euh c'est tout le problème de l'expérience et sur cela, en effet euh c'est très moi je vois par exemple des gens que j'adore, d'accord, qui sont charmants mais qui ont 30 ans et qui donnent des conseils d'éducation. Ils sont géniaux, ils s'en connaissent peut-être et vraiment peut-être beaucoup plus sur que moi dans plein de domaines, mais j'ai juste envie de leur dire "Eh, tu as 30 ans." Ah, il va dire "Et vous à 40 ans, vous donniez ?" J'ai dit "Tu as raison et peut-être qu'en effet, j'aurais peut-être pas dû le faire ou "Oui, mais peut-être que moi j'entendais d'abord ce que mon père, ce que ton grand-père livre disait et que j'avais une transmission mais que c'est le genre de chose sur lequel il faut être vigilant." La vérité c'est que c'est quelque chose tu m'as toujours appris. Moi quand on me pose des questions, je sais que même quand parfois bon ben au fur et à mesure avec l'expérience euh je commence à avoir un petit peu la direction, je t'appelle. Ah ça me fait très plaisir quand je vois que tu dans la même direction que ce que j'avais. OK, avec les les finesses, mais ça me donne la possibilité chaque fois quand on me pose une question de couple, d'éducation et surtout quand c'est pas du classique de classique, c'est plus complexe, il y a pas mal d'éléments en jeu, euh je leur dis directement sans me gêner euh écoute, je prends souvent conseil avec mon père, donc est-ce que ça te dérange ? J'espère que ça te pose pas de problème. Je vais l'appeler sans te donner sans donner de nom, sans quoi que ce soit pour si tu as pas envie d'en parler à lui mais j'ai envie de prendre conseil à lui et avec lui. Et c'est vraiment ce que moi je le vois aussi par exemple par rapport à certains rabines, certains rabins donc vers lesquels je me tourne et je me rappelle même d'un que tu connais et qui un jour radio aux gens mais mais pourquoi il vous répond pas lui-même ? J'avais adressé des personnes par rapport à une problématique qui m'est posée chez quelqu'un d'autre qui est évidemment beaucoup plus sachant que moi et beaucoup plus d'expérience dans plein de domaines. Et lui il leur a dit mais pourquoi moi il m'a demandé mais il dit mais pourquoi tu me les envoies ? Je dis mais parce que je pense que si on a la chance de vous avoir dans ce genre de chos et après évidemment quand il te dit comment il a géré et que tu entends, c'est génial parce que parfois tu te dis bon ça va, je suis pas complètement à côté de la plaque. Tu sais, j'ai appris ça de ton grand-père, grand-papa Zanolivra qui à 80 ans entendait qu'il y avait des conférences sur des sujets sur lequels lui-même était l'expert. Il allait là-bas, il entendait un jeune intervenant, un jeune, il pouvait avoir 40 50 ans mais lui avait 80 et qui disait certaines choses. Il disait après "Ah, qu'est-ce que je suis content parce que ce qu'il a dit c'est exactement ce que je pensais et je trouvais ça incroyable, c'est-à-dire ce besoin d'être sûr qu'on n'est pas à côté au moment on dit certaines choses, surtout quand il s'agit de couple, surtout quand il s'agit d'éducation parce que il y a quand même des enjeux. Ouais. et on peut pas jouer avec ça. Faut pas prendre la faut on prend pas souvent la mesure. Les concerts sont pas les payeurs. Moi, j'ai face à moi des situations dans lesquel euh très rapidement certaines personnes ont dit "Faites ceci, ne faites pas cela, et cetera" et ils avaient juste pas la totalité des informations avec des conséquences qui sont pas toujours si banales. Voilà. Donc oui, c'est c'est sûr et certain que c'est juste si les gens on parlent de ça, comment tu fais pour d'un côté te dire bon mais il y a il y a de l'impact dans tout ce que je vais dire et c'est vrai que des fois ça peut toucher des des vies, des familles, des enfants, des couples et c'est vrai. Et d'un autre côté aussi ne pas être bloqué par la peur et de se dire bah écoute, je dis rien, j'ai trop peur, je m'engage pas, je renvoie toujours chez quelqu'un d'autre. un moment, on a besoin un peu de plonger dans le truc et assumer quoi. Alors alors d'abord, comment tu réussis à créer ça ? D'abord, parfois, sache-le, même si je l'ai jamais dit, parfois je fais deux trois psaumes, d'accord, je prie parce que je me dis waouh. Euh, ça c'est déjà la première chose. Et les éléments de langage qu'on va utiliser sont fondamentaux. Moi, je me rappelle un maître qui s'appelle Remocher Soviétique chez qui j'ai eu le privilège d'aller un tout petit peu, malheureusement pas assez, mais qui sur un sujet un jour m'avait dit "Voilà maintenant, si tu me demandes ce que j'en pense, voilà ce que j'en pense." C'est-à-dire faire attention de ne pas être directif. C'est dire, écoutez, avec les éléments que vous me donnez et en y réfléchissant, j'ai l'impression qu'il faudrait peut-être ça et cetera. Mais évidemment, je peux pas vous dire ça avec certitude absolue, mais toujours, moi je dis toujours cette phrase avec les éléments que vous me donnez, voilà comment on peut penser les choses. Alors, c'est très intéressant parce que il y a pas de gens qui t'appellent qui disent voilà, il se passe telle et telle et telle chose et moi il m'arrive de leur dire, c'est dramatique et urgent. Voilà. Bon, souvent il y a pas d'urgence enfin dans l'immense majorité du cas. Et alors quand ça touche une problématique où il y a deux personnes, ben c'est pas parce que vous me le dites que c'est vrai, il y a peut-être une autre version de l'autre personne. Mais quand on n'est pas dans des situations pareilles, je dis écoutez si ce que vous me dites est vrai, alors j'ai l'impression et vous avez des tuas parfois dit mais attendez mais je vous l'ai dit, je lu dis mais attendez pas je lui dis monsieur j'ai pas dit que vous êtes menteur mais vous venez m'affirmer quelque chose je l'entends mais je ne vous connais pas. Je peux pas valider votre parole. Sinon ça voudrait dire que au fond bah s'il y a quelqu'un qui pense exactement le contraire, on fait quoi ? Et c'est intéressant de voir que dans la psychologie des gens, l'idée qu'ils ont d'une chose, ben c'est la réalité. Et on fait quoi ? Donc si ce que vous me dites est vrai et c'est fort vrai, alors voilà. Mais en deux mots, peut-être que ce que vous mz dit c'est pas vrai. Et dans ce cas-là, évidemment ma vision, elle aurait été totalement différente. Pourquoi ? pour bien montrer que je ne suis pas ici en train de dire comment il faut faire. Et fais très très attention à la manière dont les gens parfois peuvent instrumentaliser ta parole ou utiliser t'utiliser. Euh moi c'est les appels. Voilà, je voulais savoir dans une situation pareille, est-ce que vous pensez que je dis écoutez je sais pas mais si vous avez vraiment le problème. Non, je voulais savoir de manière générale. Je dis écoutez dans ce cas-là c'est la théorie. Moi je réponds pas à la théorie mais si vous vouz une situation Ouais par WhatsApp ou autre voilà là je me suis fait avoir hein. Je me suis fait avoir il y a longtemps. Je me suis fait une fois j'ai failli me faire avoir. Tu m'as dit répond pas. Je me suis fait avoir comme un idiot clairement et je le regrette parce que ça peut créer des dégâts. Et là, je suis très très très vigilant par rapport à ça euh parce que tout simplement utiliser la parole du rave, donc du maître, même si un rave c'est pas enfin je suis pas un maître mais de voilà de la personne qui est censée être une forme de référence pour pouvoir asséiner à l'autre mais il a dit j'ai payé pour ça. Il y a des gens qui m'ont utilisé pour ça. Je me suis fait avoir comme un bleu quand j'avais plus ou moins ton âge. C'est bon, profite de mon expérience, ne tombe pas là-dedans. Pas besoin de tomber là-dedans. C'est c'est le classique du couple qui vient te voir avec madame ou monsieur à côté et qui dit "Rave, n'est-ce pas que dans un couple s'il y a une situation pareille ou alors ou alors quelque chose aussi qui est qui me pose vraiment problème, c'est quand les gens reçoivent les couples pour leurs difficultés mais reçoivent d'abord un avant de recevoir l'autre. Pour moi, c'est incompréhensible parce que dans la dans la loi juive quand tu dois juger une situation et que tu as deux protagonistes, tu n'as pas le droit d'écouter l'un avant l'autre. C'est ce que j'ai appris quand j'ai le privilège de faire ma smira, donc d'avoir ce qu'on appelle mon ordination rabinique chez Ravnissim Carellite. Je me rappelle un jour quelqu'un est venu parce qu'il voulait lui parler d'une problématique lié à un divorce. Leave l'a regardé, lui a dit "Je suis prêt à écouter ce que vous me dites, mais qu'on soit bien clair, à partir du moment où vous me le dites, ce n'est plus moi qui m'occupe du dossier." L'autre lui a dit "Non, mais vous devez savoir, je dois rien savoir." Et ça aussi, ce que je dois savoir, je le saurai en présence des parce que pourquoi ? Parce que qu'on le veuille ou pas, quand on m'a présenté une situation, je ne peux pas rester dans une neutralité absolue. J'ai déjà un biais cognitif qui s'est mis en place dans ma tête. L'autre me dit, "Vous savez ma femme, mon mari est très méchant, très quand je l'autre arrive euh qu'on le veuille ou pas, les mots qu'il m'a dit sont dans mon esprit." D'ailleurs, même si ça n'a aucun rapport, c'est tout le problème aussi dans le monde des écoles et dans le monde scolaire. Quand des enseignants disent aux enseignants des années à venir, "Ah, au fait, il faut qu'on vous prévienne que tel et tel élève, voilà, il est très problématique. Tu arrives et tu as une vision complètement, c'est horrible." Par contre, si tu dis écoutez tel et tel élève a telle difficulté et je veux déjà vous en parler pour que vous sachiez comment la gérer parce que c'est un élève, si vous lui mettez la pression, il va se fermer. Par contre, voilà d'après moi, comment on peut faire ça c'est autre chose. Mais si c'est juste pour mettre une étiquette, c'est horrible. C'est le même principe. Non, papa, ce que je te disais, c'est c'est très fort ce que tu me dis en fait là maintenant, c'est qu'il faudrait garder cette neutralité qui est quasiment impossible. Mais bon, mais c'est c'est un peu le challenge quoi. C'est c'est tout le c'est tout parce que il y a le problème de la résonance. La résonance c'est quoi ? que la parole de la personne qui est en face de toi, elle peut faire remonter des choses personnelles. D'ailleurs que sache que dans le monde des psy, on travaille sur cette notion de résonance parce qu'à un moment, et d'ailleurs, c'est une question que je me pose mais même si ça n'a pas de rapport aujourd'hui souvent les rabins sont confrontés à des personnes qui viennent leur poser des problématiques et souvent ça fait remonter une problématique qui est personnelle et n'ont personne eux à qui en parler et donc souvent on va répondre par rapport à ce que ça mon expérience vécu et puis surtout la résonance que ça recrée. C'estàd quelqu'un te parle d'une situation qui toi t'a fait beaucoup souffrir mais qui est pas dramatique mais voilà de je vais prendre un truc qui à mon avis ne concerne pas mais voilà dans dans la fraterie un moment c'était toujours aux filles qu'on donnait les pains au chocolat en première enfin un truc débile. D'accord ou alors tu sais comme dans certaines familles on on donne d'abord au garçon pourquoi ? D'accord ? Mais imagine, voilà donc et la fille, il y a des gens qui s'en fichent, d'accord, qui s'en moquent et elle elle a vécu ça comme étant une forme de de posture d'infériorité. D'accord. Alors, je te prends en tant qu'homme ou en tant que femme, c'est-à-dire il y a un moment la personne te parle du sujet, te dit "Oui, mais moi voilà, j'ai un vrai problème." Et toi, ça te ramène à cette histoire qui pour toi était une souffrance. Évidemment, tu vas réagir, surréagir même ou alors surréagir, mais en tout cas réagir fonction de la manière dont tu aurais aimer toi que l'on fonctionne par rapport à toi-même dans cette propre histoire. Et ça euh c'est des questions à se poser. Comme tu dis, la surréaction, c'est l'exemple que je donne. On met la main sur l'épaule, je réagis pas. Je mets la main sur l'épaule de quelqu'un, il hurle. Deux options, il est fou. D'accord ? Ou alors seconde option, il y a une blessure que je viens de réactiver. Et très d'ailleurs dans le monde des psy parfois on va dire à personne mais qu'est-ce qui fait que maintenant cette chose-là brusquement vous amène à réagir de cette manière ? Mais toi en tant qu'individu, tu dois bien savoir que à un moment il y a cette problématique de résonance. Je ne pense pas qu'on pe dans une forme de neutralité, ce n'est pas possible. Mais ça vaut la peine quand même de s'interroger. Moi, je l'ai constaté pour moi quand par exemple je réagissais très vite ou alors très intéressant quand parfois je relativisais l'importance de certaines choses mais en vérité j'avais besoin de me sentir moins coupable par rapport à la problématique que la personne évoquait. D'accord ? Je prends un exemple bête qui ne me concerne pas d'ailleurs. Le rapport à la nourriture. La personne disait la personne dit voilà mon mari il mange plein, il faisait ceci ceci cela. Imaginons, imaginons que moi je sais que j'ai un problème aussi à ce niveau-là et que c'est pas top. D'accord. Évidemment, je vais dire oui, c'est vrai. Mais d'un autre côté, ce qui est fondamental et cetera, pourquoi ? parce que j'ai besoin de me déculpabiliser moi-même. À un moment, on faut arrêter de se raconter des histoires. Et ça, je l'ai vu chez moi sur certains sujets où j'ai dit c'est intéressant de voir que sur certains sujets, j'ai une manière d'appréhender sur d'autres différentes et à un moment je me suis dit parce que je sais que au fond inconsciemment ça m'arrange. qu'on soit bien clair, j'ai pas traversi, ça c'est sûr, mais j'avais un regard différent et évidemment parce qu'il y a cette notion de résonance, le mieux c'est de s'en rendre compte le plus tôt possible et à partir de ça et bien je crois que on le gère de manière très très depuis le début en fait il y a il y a quelque chose qui nous accompagne vraiment c'est cette notion d'être vrai quoi, d'être quelqu'un qui va être ne pas se raconter d'histoire d'histoire mais Mazeltov bienvenue au club je crois que c'est je pense que C'est Jérémie qui dit dans dans dans un de ces textes, le prophète Jérémie Shiftma, on est installé dans notre mensonge. Et Ravolbe donc ce maître qui pour moi est une référence incroyable dit imagine que tu as dans une même pièce deux personnes qui parlent de toi. Toi t'écoute, ils savent pas que tu es là. Il parle de toi, le premier il t'adore, le second moins le premier il va dire wou le mail, il a l'écoute et cetera. L'autre, il dit "Oui, mais enfin euh au fond euh ça lui permet de hein de de se faire exister." Si on est honnête, on n'invalide pas à 100 % la parole du second. Il va peut-être dire beaucoup trop. D'ailleurs, le roi David dit que au moment où quand les gens qui ne t'aiment pas parlent, soit l'écoute, 99 % de ce qu'il dit, c'est sans doute faux. Mais il y a peut-être 1 % où il a pas tort. D'accord. Il y a dans la vie ce qu'on appelle aussi le coup de il y a pas de fumée sans feu. C'est c'est inexact. Moi, j'ai connu des situations dans lesquelles on disait que certaines personnes avaient fait certaines choses. C'était faux 100 %. C'était absolument faux. Mais quand quelqu'un parle de ta personnalité, il va dire "Oui, il est très égoïste." Tu sais que tu es pas égoïste, mais à un moment tu te rends l'Écoute, pourquoi est-ce qu'il se permet de dire, il y a peu il y a quand même peut-être quelque chose qui pine de l'égoïsme et sur lequel je peux travailler et ça un moment faut pas se raconter d'histoire mais bienvenue au club des gens normaux. C'est-à-dire le vivre de manière calme et sereine. Et donc euh voilà, c'est c'est incroyable parce que ça permet en même temps quand il y a des gens qui te critiquent ou qui t'aiment pas Ouais, c'est pas moi qui dit c'est le roi David hein mais c'est dire déjà de ne pas le prendre comme une vexation personnelle et au contraire comme un tremplin pour me dire bah ben je vais si j'ai justement l'âge le la posture d'adulte de prendre un peu les quelques pourcents qui vont me permettre de grandir. Ouais c'est sûr. Et tu me dis ça par rapport à quelque chose de personnel quand on m'a fait une remarque et c'est vrai qu'à un moment ça m'a travaillé. Je me suis dit mais pourquoi on m'a fait cette remarque ? Elle était effectivement exagérée mais ça m'a ramené ces 2 3 % dont tu parles maintenant qui ça peut être même 1 % c'est le personnel. Ah non, mais mais maintenant tout à l'heure, tu m'as dit que quand il y a quelqu'un qui vient te voir, je lui dis "Qu'est-ce qui te nourrit dans ta vie ?" Parce que c'est vrai que le travail lui apporte pas mal, mais à un moment, qu'est-ce que tu voudrais faire de ta vie et pas dans ta vie ? Ça veut dire que le jeune qui est toujours en face de moi là depuis le début de ce podcast et avec lequel je discute et je pense en tout cas qu'on a beaucoup évolué dans dans ce conseil que tu me donnes comment comment gérer, comment répondre, comment accompagner à un moment aussi de ce que j'ai entendu de toi, le fait de savoir est-ce queil y a une forme de spiritualité, Torah, Dieu qui rentre en jeu, ça va définir les choses. C'est sûr. Est-ce qu'on est à droite ou à gauche ? C'est sûr parce que si il y a pas de spiritualité, il y a pas de sens à la vie, ben j'ai plus de chance, je suis né dans une famille qui a plus de moyens, un pays plus tranquille, une éducation, bah je vais plus profiter et l'autre bah il a eu moins de chance. s'il est né dans un bidonville, dans un pays en danger est en pour lui. Mais au final cette identité juive, OK, cette mission, ce regard de vie, cette spiritualité, comment est-ce que tu fais en sorte comment tu la rentres pour pouvoir faire en sorte que celui qui l'a qui accepte réussir réellement à puiser à l'intérieur des forces nécessaires pour se construire ? Alors, sans vouloir faire de la psychologie Tor un peu typ j'entends j'entends euh la la question est très très vaste donc je vais pas pouvoir la traiter intégralement, je pense pas en tout cas parce qu'il y a beaucoup beaucoup d'aspects. La première chose c'est la question du sens. D'accord ? Euh je crois que c'est qu'est-ce que j'attends de la vie ou qu'est-ce que la vie attend de moi ? Et je suis là pour apporter quoi au monde. Et je crois qu'il faut reprendre un petit peu cette idée fondamentale du Rav Desler qui dit que dans l'univers, il y a deux catégorie de personnes. Il y a ceux qui sont là pour prendre, il y a ceux qui cherchent à donner. On peut prendre et donner parce qu'en donnant on pourra mieux prendre. Et à réfléchir au fond, on est là pour faire quoi ? pour apporter quelque chose à l'univers dans lequel on se trouve ou pour pouvoir ramener à soi sans être un égocentrique euh et puis être tourné autour de soi. À partir de là, évidemment euh la personne elle va elle va commencer à réfléchir et après l'amener à réfléchir sur que ce que représente la Torah et surtout autour de quelle référence il organise sa vie. Moi j'aime beaucoup cette cette image que je tu la connais par cœur, je l'ai donné bon nombre de fois. C'est vrai que je fais partie de ceux qui écoutent côté cours de la personne de la personne qui a toujours 100 aux fléchettes. Pourquoi ? Parce qu'elle tire la fléchette et après elle fait la cible autour. Leur dit voilà écoutez, on est dans un monde dans lequel les références sont géométrie sont à géométrie variable dans lesquelles les gens définissent les valeurs et c'est très intéressant. Euh là aujourd'hui euh je sais qu'il y a un programme est-ce qu'il est passé ou pas en France sur euh euh la préparation des jeunes à la sexualité dans lequel on apprend à 9 ans, on est censé leur apprendre à 9 ans que ils ont le droit de savoir qu'ils peuvent changer éventuellement de genre et cetera parce que tu as des gens ils sont convaincus. Je respecte et je partage pas du tout que à 9 ans un enfant est capable de se poser des questions sur OK, why not ? Faites-vous plaisir, mais à un moment, c'est toi qui a créé cette définition, donc c'est toi qui définit les valeurs. Donc l'autre peut définir d'autres valeurs. Mais si on définit chacun les valeurs, alors tu as l'axe du bien contre l'axe du mal. Mais ceux qui pensent être l'axe du bien contre l'axe du mal, ceux qui sont en face pensent exactement le contraire. sont persuadés raison quoi de manière ultime si je deviens moi celui qui définit les valeurs et les références on aboutit à une catastrophe et je donne un exemple très simple je considère dis-je je vais dire en tant que qu'épou mari que une femme qui aime son mari doit le laisser sortir deux fois par semaine avec ses copains, boire de la bière et jouer. Euh super. Ben c'est ma vision du monde. Et elle elle a une autre vision. Qu'est-ce qu'on fait ? Ah non, mais tout le monde pense mais oui mais moi je pense autrement. Donc montrer que on a besoin d'une référence autour de laquelle on va organiser notre vie et qu'elle ne peut pas être à géométrie variable. Je peux être plus ou moins loin de ce qu'elle a à me dire dans certains domaines, mais elle ne bouge pas. Et ça c'est quelque chose sur lequel à un moment on est obligé de poser la question. Quelles sont tes références ? Quelles sont tes valeurs ? Lui, il va dire c'est les valeurs humaines. Mais c'est quoi les valeurs humaines ? Je donne aujourd'hui un exemple. Les terroristes sont aussi des humains. Voilà. Et des Non, mais au-delà de ça, mais non, mais les valeurs humaines, à un moment quand Hitler dit euh le peuple juif a infligé à l'humanité deux mutilations celle du corps, celle de l'esprit, celle du corps à travers la notion de circoncision, celle de l'esprit à travers la notion de conscience morale. Ma lutte n'est que contre cela. Il pensait que c'était une valeur suprême de supprimer ceux qui étaient en train d'handicaper l'humanité. En deux mots, on coupe le membre malade pour sauver le corps. C'est très intéressant mais on peut ne pas partager. On peut pas être d'accord. On peut ne pas être d'accord. Et ça autour de quelle référence tu organises ta vie ? Et aujourd'hui, on voit certaines personnes qui disent "Non, mais je considère qu'il ne faut pas voir d'enfants parce que c'est les amener dans un monde complexe et l'écologie ce que tu veux." C'est très intéressant mais j'ai le droit de on peut ne pas être d'accord mais et le troisème pensera autrement. Il y a autrement, il y a autrement. Quelle sera la limite en deux mots ? Estce que tu réponds à chacun qui dit "Mais mais chacun a sa vérité au final de mot ?" Chacun a sa vérité. Oui, chacun sa vérité. Chacun sa vérité. Alors, c'est la donc ça veut dire que voilà, c'est la porte ouverte à tous les extrémismes qui justifient à travers le principe d'une théorie qu'il construisent et dans lesquels ils définissent la notion des valeurs suivant leurs critères. Et donc dans la Torah, rien d'absolu. La Torah Pascal dit dans ses pensées que le peuple d'Israël, je crois que c'est lui hein qui le dit, que le peuple d'Israël a traversé l'histoire à l'ombre de son livre. La Torah nous donne des définitions. On est plus ou moins proche mais au moins elle traverse l'histoire et c'est ça qui est extraordinaire, c'est qu'elle a traversé l'histoire et qu'elle n'a pas été obligée de se réadapter de manière constante pour être dans l'air du temps. Mais elle apprend à l'univers dans lequel elle se trouve comment penser l'existence. Après, la question est de savoir si je ne veux pas être à l'écoute de ce qu'elle me propose, pourquoi ? Pourquoi ça ne m'intéresse pas d'être à l'écoute ? Pourquoi non ? Et évidemment à partir de là, on peut avancer et surtout se rappeler ça, je pense que c'est important surtout que ce podcast, il sera vu et entendu par bon nombre de personnes qui appartiennent à toutes sortes de spiritualités. La Torah est là pour dire que si les fondamentaux qu'elle véhicule sont acceptés par l'humanité, quelque part, il n'y a pas de hiérarchie chez l'humain. D'ailleurs, rappelons-nous que on parle d'abord de l'humain, l'être humain. Or, le but, c'est que l'humain du la Torah parle à la base. D'ailleurs, c'est c'est un enseignement des ma du Talmud. Ravivadam chevra Betelem cher et l'humain qui éit cré l'image de Dieu. Et puis après on parle du peuple d'Israël dans sa singularité avec sa responsabilité qui ne lui donne pas de droit mais avant tout des devoirs une nécessité de partage et qui ne crée pas de hiérarchie à l'intérieur de l'humanité. Et ça je crois que c'est des choses sur lesquelles il va falloir amener la personne à réfléchir autour de quelle référence tu veux organiser ta vie. Point. Parce que si tu veux définir la réussite, un couple, des enfants et tu vas en fait jeter les fléchettes et après dessiner la cible. Voilà. Mais on le voit malheureusement dans le drame des divorces et c'est tellement bouleversant. La Torah parle du divorce, c'est dans le monde du possible. Mais ah mais non, l'essentiel c'est de se sentir bien avec soi-même. Je dis bien sûr, mais à quel prix ? Ah mais il y a des psy et puis vaut mieux que super. Donc comme ça Mazaltof, tout va bien, je me sens mieux. Ou alors voilà, tout va bien. Euh ben c'est génial. Ou alors non, je me euh ce qui est important c'est que c'est que je me ressente bien que moimême. Je me sens plus bien et c'est pas bien. Donc il faut que je parte. Quand on se marie pas, vaut mieux que je sois seul mais plutôt que d'avoir plein de choses. Voilà. Ou alors ben ça fait partie de la vie. Euh elle a fréquenté la fille pendant 1 an, 2 ans. Non mais ça fait partie de la vie. Oh mon frère, attends maman, j'entends mais non mais voilà et c'est là où en effet on a besoin de savoir autour de quelle référence on organise son existence. C'est en fait le le la dernière étape de de ce conseil que je vois avec le jeûne, c'est qu'à un moment il faut définir les choses quoi. Il faut appeler un chat un chat. C'est quoi la réussite ? C'est quoi une femme c'est quoi un homme ? C'est quoi l'échec ? l'amour. Alors ce qui va être intéressant c'est que la personne va dire "Oui, mais l'autre a une autre référence. Moi, j'ai aucun problème avec les références dès lors qu'elles ne sont pas instrumentalisées pour supprimer les autres." Je te rappelle ce texte du Talmud qui nous dit d'où nous savons qu'une personne qui n'est pas juive mais qui respecte les fondamentaux nécessaires pour que une société fonctionne, c'est-à-dire le principe d'avoir de l'interdiction du vol, du meurtre, voilà un système qui fonctionne que cette personne est à l'image du grand prêtre au temple de Jérusalem qui symbolise l'expression la plus aboutie de la réussite dans la symbolique et le Talmud Lagmara nous dit ben c'est un verset de la Torah voici les commandements que l'humain fera. Il vivra par eux et Adam que fera l'humain ? Il vivra et le il y a pas marqué le juif ou le prêtre ou le lévite. Non Adam. Donc ça veut dire qu'on a ici quelque chose de capital. On a besoin d'un point de référence qui soit clair et qui ne soit pas là pour invalider les autres. Et ça c'est capital. Quand au nom de ta référence tu peux supprimer l'autre, là il y a un vrai problème. On le voit même dans la Torah. Quand la Torah nous dit que quand on transgress certaines choses, il y a des condamnations. On voit que le Talmud nous explique que pour condamner quelqu'un, il faut tellement d'éléments que c'est quasiment impossible. Donc on voit bien que la Torah ne cherche pas aussi à faire à à sanctionner. Elle cherche au niveau pédagogique à nous révéler l'importance et la valeur des choses. Je te rappelle que qui bétiam à propos du temple de Jérusalem, il y a marqué clairement dans le verset car ma maison est une maison de prière pour tous les nations du monde. Alors et et ça je suis pas en train de dire donc ça veut dire que la référence c'est le judaïsme. Non je dis juste faisons attention lorsqu'une référence qui peut être très sympathique par ailleurs est là pour détruire l'autre. Là, faut être un petit peu vigilant. C'est ça le problème de l'idolâtrie en fait. Mais l'idolâtrie, elle la problématique de l'idolâtrie, elle est multiple mais le danger, c'est d'instrumentaliser le divin pour justifier notre désir de faire du mal. Ça moyen très moyen. Et en fait, tu dis c'est je vais instrumentaliser soit la personne, soit les valeurs, soit le divin, tout simplement. La spiritualité et ce que je veux quoi. On le voit même chez des juifs très religieux. Ils instrumentalisent la prière pour ne pas être chez eux à la maison le matin, aider leurs femmes. Moi, tu parlais tout à l'heure du fait que je Oui, mais je me rappelle et je me je me que je finissais, je fonçais à la maison pour pouvoir amener les enfants à l'école. Et je vois même avec certains de de enfin même avec tes frères euh tes frères que eux ils se débrouillent pour prier plus tôt plus tard euh de préférence en communauté mais pour aider leur époux. Donc ça non. Voilà. Voilà. Ou alors je reste à la synagogue pendant 4 he et au nom de la synagogue, j'assume pas mon rôle. Au nom du respect du shabbat, je peux si j'ai pas 19 voil et cetera et cetera. Et ça, on se détend hein. C'est-à-dire c'est trop facile d'utiliser le divin pour justifier soit notre paresse, soit nos colères, soit le déni et l'importance de l'autre. Et ça, comme dirait l'autre, on se calme. D'où j'ai appris ça ? C'est pas moi. J'ai eu la chance d'avoir des maîtres et de voir de voir comment donner du vrai poids à chaque oui. Moi je me rappelle une fois celui qu'on appelait Rouve m'a dit "Non mais euh le plus important c'est que tu l'accompagnes. D'accord. Non non c'est il y avait un truc très religieux à faire. Il dit non non ton rôle là maintenant c'est ton rôle c'est d'être là. C'est pas là. Et là, il est là, il te recadre en 15 secondes toi petit jeune. Ouais. Au nom de Dieu, on se calme. Au nom de Dieu. Voilà. Et Dieu il a défini ce qui est plus important. Voilà. et ça fait ça fait beaucoup de bien. Mais en tout cas, je pense que personnellement déjà, j'ai énormément apprécié cet échange et et je pense qu'au final ça va me permettre de pouvoir quand j'ai quelqu'un qui me parle déjà même pour moi-même et aussi pour quelqu'un qui me parle, savoir un petit peu comment faire attention, décortiquer, comprendre ce qu'il y a en amont, comprendre les questions qui sont cachées, l'éducation qui est derrière et et à un moment une fois qu'on a construit pris cela tranquillement, lentement, lui demander lui-même de réfléchir, de ne pas penser à sa place, ramener tout ça vers une Torah qui donne des définitions et et qui permet de commencer à se demander c'est quoi mon rôle, qu'est-ce que je fais, comment je définis les choses, qu'est-ce qui est priorités mes priorités, comment est-ce que je fais des jugements dans dans le moment dans lequel j'ai besoin d'arbitrer entre telle ou telle chose et vraiment merci beaucoup pour ça quoi. Avec plaisir. Vraiment merci. [rires] C'est magnifique. Génial. Juste alors si je peux me permettre cette idée là en vérité on sait que l'identité juive elle se construit le soir du Céder, le soir de Pessard de la Pâque juive au moment on sort d'Égypte. Et la cérémonie, la soirée s'appelle le céder. Et céder, c'est ordre. Et on voit qu'en vérité la liberté, puisqu'on célèbre la liberté, crée un lieu de liberté. C'estêtre capable de créer une vie entre guillemets ordonnée. C'est quoi l'ordre ? être capable de savoir mettre chaque chose à la place qui doit être la sienne. Et ça c'est de là en tout cas moi c'est comme ça que que j'aime dans cet enseignement c'est que j'ai dû l'entendre tous les ans au CDR que j'ai fait à la maison mais mais chaque fois et je l'ai répété. Oui. J'espère comme à table du CDR quand on commence le soir la vraie liberté c'est avant tout comme mon père disait toujours et dit toujours grâce à Dieu tous les ans jusqu'à 120 ans c'est de savoir mettre de l'ordre et des priorités dans la vie. Fantastique. Exact. Merci beaucoup To raababa. Super, merci.