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Nos enfants face à l'antisémitisme - Rav Elie Lemmel

Nos enfants face à l'antisémitisme - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Am Israël & Actualité Mariage & Famille
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la façon d'aborder les problèmes d'antisémitisme avec nos enfants. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Nos enfants face à l'antisémitisme" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment créer chez l’enfant un terrain positif avant de lui parler de sujets difficiles ? - Quelle est la limite entre vigilance face à l’autre et la construction d’une identité fondée sur la peur ? - Quelle est la différence entre "Émouna" (foi) et "Bita’hon" (confiance) dans l’approche éducative face à l’angoisse ? - Comment apprendre à l’enfant à distinguer entre ce qu’il a entendu et ce qui est vrai ? - Comment l’incompréhensible (comme la persistance de l’antisémitisme) peut-il faire partie d’une vision éducative cohérente ? - En quoi une "découverte désagréable" de sa singularité peut-elle fragiliser l’identité d’un enfant ? - Comment transmettre une identité juive forte sans attendre qu’elle soit révélée par une expérience négative comme l’antisémitisme ? - Quelle est la part de responsabilité personnelle dans l’intériorisation des récits reçus de la société ? - Quelle est l’utilité du "carnet de gratitude éducative" proposé aux enseignants, et comment l’appliquer au quotidien ? - Comment intégrer dans l’éducation l’idée que « voir n’est pas entendre » ? - Comment enseigner à l’enfant que sa colère peut devenir constructive, et pas uniquement réactive ? - Pourquoi est-il important d’enseigner aux enfants que "on ne se repose pas sur un miracle" ? - Pourquoi faut-il créer un "espace de parole libre" pour permettre à l’enfant d’exprimer ses ressentis sans crainte ? - L’histoire juive doit-elle être expliquée rationnellement ou acceptée comme une donnée dépassant la logique ? - Comment gérer l’anxiété parentale pour ne pas transmettre un climat anxiogène à l’enfant ? - Pourquoi la Torah n’est-elle pas convoquée dans les débats sociétaux, alors qu’elle propose des lectures sur le monde ? - Comment la notion de "singularité juive" se traduit-elle dans l’histoire et dans l’éducation ? - En quoi le fait d’allumer les bougies de Shabbat devant son enfant transmet-il une conscience du spirituel ? - Quel est le rôle du parent en tant que "référence inspirante" pour l’enfant ? - En quoi le fait d’agir apaise-t-il l’anxiété d’un enfant ? - ... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr RFT, bonsoir. Merci beaucoup. Donc le thème de ce soir a été posé de manière extrêmement claire, c'est comment aborder les problématiques d'antisémitisme chez nos enfants. Évidemment, pour réfléchir à ce sujet, on va d'abord aller voir nos textes puisque vous savez que et bien c'est en ouvrant nos textes qu'on va pouvoir découvrir quand même un certain nombre de concepts qu'on va retraduire dans nos réalités. Alors, le point de départ de la réflexion que je voudrais avoir avec vous démarre sur une parachat, c'est-à-dire sur un texte que l'on lit dans la Torah et le nom de cette parachat s'appelle est mort. Et mort, traduction dit. Cette parachat commence de la manière suivante. Dieu dit à Moché, Dieu parle à Moïse et lui dit "Et mort et la coanime Bené Aaron parle aux prêtres les fils d'Aaron." Donc nous savons que Aaron était le frère de Moïse et que donc il est celui qui va donner naissance à la lignée des prêtres de la prêtrice dans le peuple d'Israël de ceux qui vont entre autres officier dans le temple et dans le sanctuaire. Et le verset dit : "Dis-leur veut à Martha et tu leur diras." Et puis à partir de cela, suite des versets les différentes lois spécifiques qui concernent exclusivement les prêtres. Évidemment, nos maîtres s'interrogent immédiatement ici sur une terminologie extrêmement curieuse qui est la suivante : au prêtre et tu leur diras. C'est très surprenant de dire les choses de cette manière. Et la lecture qui est faite de nos maîtres est la suivante et morvain Martha dit et tu leur diras traduction le hair gedolim àanimine pour prévenir les adultes vis-à-vis des enfants. Alors évidemment, on a ici plusieurs lectures possibles, mais la première des lectures, c'est pour montrer qu'il y a une responsabilité de la part des adultes de transmettre aux enfants ce dont ils ont besoin, ce qu'ils ont besoin de savoir. Et ici, en l'occurrence les lois spécifiques des coanimes des prêtres. Et là, évidemment, on se pose la question suivante : en tant que parent, nous avons la responsabilité de transmettre un savoir. Pourquoi-ton besoin de préciser lorsqu'il s'agit d'enfant coanime que leurs parents doivent leur transmettre ce qui les concerne ? A priori, en tant que parent, on me dit, tu dois transmettre à tes enfants un certain nombre de choses. Il se trouve que je suis un parent juif, donc je vais leur transmettre un certain nombre d'éléments qui sont liés à notre tradition. Il se trouve que dans le peuple juif, il y a ce que l'on appelle les prêtres. Ben évidemment, je vais leur transmettre les éléments spécifiques. Ça s'inscrit dans l'obligation globale de transmission. Orici on nous dit non non attention hein quand tu fais partie de la catégorie des prêtres qu'on soit bien clair tu dois bien apprendre aux enfants les lois qui les concernent pourquoi on a besoin d'insister là-dessus alors on va s'arrêter sur une des lois qui concerne les prêtres le fait que de par leur statut ils ne peuvent être en contact avec la mort si ce n'est pour des personnes extrêmement proches. Donc ils ne peuvent pas rentrer dans des cimetières n'importe comment. On va essayer d'imaginer la chose suivante. Vous avez un petit enfant même un jeune homme ou une jeune fille. Voilà, il est là. Et puis son meilleur copain a perdu son arrière arrière-gr-mère à l'âge respectable de 104 ans. Tout va bien. Et il décide de l'accompagner. Il va au cimetière, il rentre à l'intérieur de celui-ci, il croise un rabin qu'il salue et le rabin lui dit "Bonjour, quel est ton nom ?" Il dit "Ben, je m'appelle Cohen." L'autre lui dit, "Tu es Cohen ?" Il dit "Oui, pourquoi ?" Et l'autre lui dit "Immédiatement, "Mais tu veux pas être là, mais que se passe-t-il ? Tu dois sortir tout de suite." Même s'il le lui dit de manière moins énergique que je l'exprime, vous êtes d'accord que c'est un peu déstabilisant. Et au moment où il va sortir, bien sûr, on va commencer à lui dire "Non mais tu sais, tu es prêtre et donc ceci, ceci, cela." Quelque part, il a découvert sa singularité à travers une expérience qui peut être qualifiée d'un peu désagréable. Je peux voir juste un peu de qui peut être qualifié un peu désagréable. Évidemment, si vous êtes dans la découverte de votre singularité à travers une expérience désagréable, votre relation avec cette singularité risque de ne pas être très positive. La raison entre autres pour laquelle la Torah nous dit le hairani, elle dit parce qu'être enfant de prêtre va t'amener à avoir des lois spécifiques à l'intérieur du groupe. C'est-à-dire tu fais partie d'un groupe qui lui-même a ses règles que tout le monde connaît plus ou moins. Parfois un peu plus, parfois un peu moins. Mais toi, tu appartiens, on va dire, à une sous-catégorie très particulière qui a des lois très particulières. qui la concerne. Il faut te les dire avant que tu ne le découvres à travers une expérience qui pourrait ne pas être très positive. Au fond, la Torah ici pose l'enjeu de l'enfant qui découvre son identité à travers l'antisémitisme ou à qui on explique son identité pour lui permettre par la suite de mieux vivre ce que Ner a appelé dans le titre d'un de ses ouvrages le dur bonheur d'être juif. Et on a donc ici le point d'entrée. Le point d'entrée de notre réflexion est de réfléchir si l'enfant avant de lui parler et on va voir comment de ce qui se passe de l'antisémitisme ou d'autres choses. ce que veut dire être juif dans la dimension positive et belle qui lui permettra par la suite de diluer la difficulté que génère son identité à l'intérieur de tout ce qu'elle a de beau et de ce qui le nourrit. Au fond, c'est comme dans une relation de couple. On aura toujours dans une relation des moments difficiles ou complexes, pas nécessairement catastrophique. Pour se préparer à ces moments-là, il faut déjà nourrir la relation de tout ce qui va pour que l'élément dysfonctionnel puisse se diluer à l'intérieur de tout ce qui va déjà. On nourrit d'abord, c'est-à-dire on fait en telle sorte tous les jours d'être conscient de tout ce que l'autre est, de ce qu'il nous apporte parce que nous savons qu'imquablement on se retrouvera un jour avec un petit moment de tension et cet élément de tension là, s'il est celui qui définit la relation, risque à terme de la faire imploser. J'ai toujours recommandé aux enseignants en début d'année de faire un travail qui est de prendre un petit carnet et de noter avec un stylo. Aujourd'hui, on peut le faire autrement mais j'aime bien le contact avec un stylo. Merci beaucoup de noter ce qui va bien chez chaque enfant, c'est-à-dire d'inscrire sur ce carnet tout ce que tu vois de positif chez chacun d'entre eux. Parce que viendra le jour où il y aura une parole, une attitude, quelque chose qui te posera problème. Au moment où tu auras envie de réagir négativement, tu ouvres ton carnet, tu relies tout ce qu'il est et quelque part la manière de gérer la relation ne sera plus du tout la même. Au fond, c'est ce qu'on appelle dans la tradition juive vivre a priori. vivre a priori, c'est déjà savoir ce qui fait partie du monde des possibles et se donner les moyens de savoir digérer les éléments de difficulté à l'intérieur de tout ce que l'on a construit au niveau positif. Ce n'est pas l'air du temps pour une raison très simple, c'est que la plupart du temps, consciemment ou inconsciemment, nous cherchons à faire émerger les éléments de difficulté pour pouvoir souvent justifier nos désirs de prendre de la distance. Mais ça, c'est un problème d'honnêteté intellectuelle. Parfois même, on crée la situation pour générer l'élément qui nous permettra à un moment de nous sentir moins coupable d'être dans le déni, dans le rejet de l'autre ou ce que vous voulez. Why not ? Il vaut mieux pas rentrer à la maison et se regarder dans un miroir après. Ça peut être complexe. À partir de là, et nous revenons donc maintenant évidemment à notre sujet, la question va se poser est-ce que l'antisémitisme qui serait donc la découverte de cet élément de difficulté qui est attaché à notre histoire va-t-il être prépondérant dans la conscience que l'enfant aura d'une identité ? ou alors il sera un élément qui sera compensé par ailleurs avec tout ce que celle-ci lui apporte et lui nourrit dans une dimension positive. Ça c'est donc la première question. Vous ne pouvez pas parler à un enfant d'antisémitisme s'il ne sait pas où se situe le bonheur d'être juif. Et ça c'est quelque chose malheureusement que souvent on oublie. Voir même l'enfant souvent est dans une relation de neutralité bienveillante avec son judaïsme tant que ça lui pose pas de problème mais n'y voit pas les éléments qui le nourrissent. Je parle d'un shabbat qui ne serait qu'une somme d'interdit, d'un kidouche qui ne serait qu'un moment rituel d'une barm qui ne ser d'une bat qui ne serait qu'un moment à passer avec comme partie essentielle les cadeaux à récupérer et cetera et cetera. Cette dimension neutre dans la relation à sa judaïé risque lorsque l'antisémitisme se présente amener l'enfant à être en distance ou avoir une difficulté avec cette identité et je trouverai ça totalement normal. L'antisémitisme qui générerait chez l'enfant un désir d'affirmer encore plus son identité existera lorsque celui-ci sera l'âge de l'adolescence. Moment dans lequel le désir d'absolu est là et peut s'inscrire là-dedans. Mais ça peut prendre les deux directions. Ça peut prendre les deux directions. Je peux vous garantir que je le vois. Donc ça c'est déjà point de départ. Je vais je veux parler à un enfant. Je dois d'abord vérifier quel est le terreau dans lequel je vais planter cette graine qui devrait être présente parce qu'il faut qu'il sache comment s'y confronter. Est-ce que je l'ai nourris et de quoi je l'ai nourris ? dur bonheur. Accrochons-nous d'abord sur le mot bonheur. Comme quand un bébé pleure à 2h du matin, et bien on se focalise d'abord sur le mot bébé. Comme dans bataille perdue, on se focalise sur le mot bataille parce que si elle est perdue, c'est qu'elle a eu au moins lieu la bataille. Ça veut dire qu'on a jugé bon de se battre. Après, il y a d'autres choses et ça chacune et chacun d'entre nous de réfléchir comment est-ce qu'il installe ce concept à l'intérieur de sa vie. Et c'est très intéressant au niveau du couple de se dire "Mais au fond, qu'est-ce que symbolise le judaïsme chez nos enfants ? Est-ce que lorsqu'on parle de ce qui est judaïsme avec un grand J, il y a à l'intérieur d'eux une forme de sourire, de bien-être ? Est-ce que pour c'est chic on va partir en vacances ou alors on va vivre une expérience nouvelle d'échange, de découverte, de discussion et ce suivant les âges ? Est-ce que lorsque l'on parle de shabbat, il pense à ce qu'on va manger à la synagogue ou il pense aussi au fait que enfin on va voir papa et maman pour nous tout seul sans que des éléments perturbateurs viennent nous les prendre au milieu du repas. Ça s'appelle un téléphone portable et cetera et cetera. Et ce genre de choses, on se doit d'y réfléchir. Ça sera quoi la Madeleine de Proue du judaïsme de nos enfants ? Quelle sera la Madeleine de Prou du judaïsme de nos enfants ? Et chacun, quel que soit son degré d'engagement religieux, peut y penser. Ce n'est pas lié nécessairement à une démarche d'orthopraxie, mais avant tout dans lorsqu'il y a judaïsme, alors on y accolle quoi ? Et non pas des éléments qui pourraient exister ailleurs. C'est-à-dire si le souvenir du bonheur de la barmo, c'est une fête qui aurait pu avoir lieu pour n'importe quelle autre raison. quelque part, on n' pas réussi à le nourrir de cela. Notre grande difficulté, c'est qu'on pas le temps de réfléchir et c'est normal très souvent qu'on pas le temps de réfléchir. On adore arriver très très vite à des conclusions dans tellement de domaines, c'est tellement plus facile. Mais quelque part, ben dans ce domaine là, en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il vont être très prudents, très vigilants. Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup de choses qui vont se jouer à perdre. Vous savez que une des forces du peuple juif, celle d'étude et l'étude plus particulièrement du Talmud. Or dans le Talmud, on est toujours avec de multis hypothèses et on les garde jusqu'au bout pour montrer que on peut avoir plusieurs lectures. Tu crois que l'enfant est super content parce qu'il a une méga fête ? Option 1, option 2, ce qui l'a intéressé, c'est la mégafette, mais il n'a pas créé la connexion entre elle et l'événement majeur qui s'appelle à Barmita. La preuve, c'est quel est l'investissement que tu as pris par rapport à la dimension spirituelle de la chose et quel est l'investissement que tu as mis par rapport à la matérialité de l'événement qui ne durera souvent qu'un soir. Or, ça les enfants le perçoivent. Je ne serai jamais dans une quelconque forme de jugement de ceux qui ont oublié ce que l'enfant devait garder d'une histoire parce que peut-être à eux aussi on leur a jamais dit. On vous l'a jamais dit ben vous pouvez pas deviner tout seul. Voilà déjà ce que j'appellerai la première partie de Romère la marchava, c'est-à-dire d'un matériau pour réfléchir. Maintenant du postulat que pour l'enfant son sa judaïé c'est l'expression de quelque chose de sympa. D'accord. Sympa. D'accord. C'est sympa. C'est sympa quand quand quand il y a une dose de religion, c'est sympa. Ça chante, ça rigole, ça parle, c'est ensemble, il y a quelque chose et qui est lié à ça. OK. Quel est l'élément dont un enfant a besoin pour voir au combien une chose il peut s'y rattacher ? Alors, rappelons-nous que le point de référence d'un enfant, c'est qui ? que ses parents. Les parents sont les adultes que l'enfant a envie de voir comme étant sa référence. Rappelez-vous que vos enfants n'attendent qu'une chose, nos enfants n'attendent qu'une chose. Je fais partie du club. Que nous soyons des références adultes qu'ils peuvent respecter et qui soi surtout inspirant. inspirant, les êtres inspirants. Et donc à partir de cela, lorsqu'on va leur dire quelque chose, il va falloir qu'il y ait déjà une relation qui s'est construit avec eux. Et pour cela, posons-nous la question : qu'est-ce qui fait que quelqu'un est inspirant dans la vie ? Ce qui inspire, c'est avant tout quelqu'un qui essae d'habiter réellement l'histoire qui doit être la sienne. Si vous regardez les personnes qui vous inspirent, c'est les personnes qui ont cette tension de vivre l'histoire qui doit être la leur, c'est-à-dire de ne pas gâcher les outils qui ont été mis à leur disposition et de les utiliser dans les univers les plus appropriés. C'est ça au fond qui nous inspire. et pas ceux qui savent surfer sur ce qui les rendra visible pour pouvoir avoir l'impression d'exister à travers le regard que les autres porteront sur eux parce qu'au fond c'est les êtres les plus en danger puisqu'ils ont remis les clés de leur identité dans les mains des autres quelque part ils sont dans une dépendance totale. Posons-nous juste la question. Je peux explorer plus longtemps ça parce que réfléchir sur c'est quoi papa maman, c'est quoi un adulte, ça serait une conférence en tant que telle. Mais je vous donne je vous donne sur remère cet élément de réflexion. Et maintenant on rentre. Donc ces deux éléments sont là. D'accord ? On parle du principe qui sont là. On va leur parler l'antisémitisme. La question, elle est de savoir est-ce qu'on vient déconstruire ce qu'on leur a dit par ailleurs ou est-ce qu'on vient leur donner à priori les éléments dont ils ont besoin ? Or, la plupart du temps aujourd'hui, ils ont déjà été à l'écoute et une des raisons, c'est parce qu'on n pas été là comme étant des filtres par rapport à ces moments dans lesquels ils sont confrontés aux choses. Lorsqu'il y a eu le 11 septembre, je me rappelle d'avoir été contacté un certain nombre de fois par des parents disant "Nos enfants dorment mal, ceci, cela et cetera et tout." Je me suis toujours permis de leur poser une question qui n'est pas une quelconque forme de jugement. Qu'on soit bien clair, je ne suis pas dans un jugement en train de dire c'est bien, c'est mal, c'est honteux, vous avez vu c'est une dit voilà dit mais quand vous étiez avec eux dans la voiture Franc Fa était ouvert ou fermé ? C'était éteinte. Je comprends ce besoin parfois un peu morbide de savoir ce qui se passe même si ça changera rien notre vie. Mais quand ils étaient là, est-ce que vous avez réalisé que ils entendaient les choses et la plupart du temps, nous n'avons pas la capacité ou la possibilité de leur retraduire les choses ? Donc ils sont là la plupart du temps, ils ont absorbé. On va faire donc ce soir la distinction entre ce que l'on va devoir réparer et ce que l'on va devoir apprendre. Alors, on va d'abord démarrer par ce qu'on va devoir apprendre. C'est quoi ? C'est le concept de singularité qui est au fond l'élément le plus complexe et le plus génial au niveau du judaïsme. Le plus complexe parce que souvent cette singularité nous la découvrons à travers la confrontation à des difficultés mais qui est au fond quelque chose de génial parce que à la fois elle nous renvoie à notre spécificité cette singularité. C'est-à-dire, on se rend bien compte qu'il y a quelque chose de particulier et surtout elle nous amène à réfléchir dans un second temps à notre responsabilité parce que qui dit singularité dit responsabilité. Et en effet, il faut savoir parler à nos enfants un temps soit peu de l'histoire du peuple juif. Évidemment, pour ça, il faut ouvrir des livres. Évidemment, pour ça, il faut mettre de côté certaines séries Netflix. Il faut être capable un moment de se dire quel est le temps que je consacre pour raconter et pour parler à nos enfants de notre histoire et qu'ils sachent que nous avons une histoire et que les problématiques que nous vivons aujourd'hui ne sont pas nouvelles pour l'amener dans un second temps à réfléchir avec lui sur qu'est-ce que c'est censé nous dire. Le premier point très concret, c'est prendre le temps de temps à de raconter l'histoire. Pas juste Adam et Ève. Adam et Ève, c'est pas une histoire de juif. Adam et c'est l'humanité. J'ai Adam était juif. Non, Adam, c'est l'humanité. Ev aussi. La dimension juive commence au Sinaï, à la révélation. Là, on va arriver bientôt à la fête de Pessar. La fête de Pess est un moment extraordinaire pour commencer à faire réfléchir à dire au fond le peuple d'Israël qu'on le veuille ou pas toujours une histoire particulière qu'on le veuille ou pas elle est là ça commence en Égypte où en effet on a une certaine vision du monde qui dérange parce qu'au fond l'enjeu il est où il est là c'est la dimension interpellante que crée le peuple juif dans l'histoire à travers l'effet miroir qu'il crée vis-à-vis des nations qu'il fréquentent parce qu'il leur envoie souvent l'image de ce qu'il pourrait être mais ce qu'ils ont décidé de ne pas devenir. Qu'on le veuille ou pas, c'est cette réalité-là. Les théories les plus fumeuses qui soi ou les plus incroyables ou extravagantes n'explique rien. Le clan d'Israël depuis le début, on s'appelle au début Abraham, Abraham l'hébreux. Et Ivri, c'est quoi ? C'est veranard de l'autre côté du fleuve et on va le dire le soir du pessar. Et le fleuve dans la tradition cabalistique, c'est quoi ? C'est la pensée. On s'est positionné autrement. Et si vous avez difficile à le dire, réécoutez ce très beau texte d'Herbert Pagani, plédoyer pour ma terre. Il exprime très joliment. Il le dit très bien. Il le dit très bien. Et ce qu'il dit, c'est c'est ça. C'est-à-dire qu'on on va reprendre d'autres termes que le siège, on a embêté le monde quoi. Parce que à un moment, on a une certaine vision, un certain regard et queon ne s'est pas senti obligé de se soumettre à la loi du plus grand nombre pour pouvoir nous inscrire dans un système qui, de toute façon, d'une manière ou d'une autre, à un moment, nous mettra de côté. Enfin besoin de comprendre ça en premier lieu. Il a besoin de savoir que l'histoire du peuple d'Israël, c'est une histoire singulière. On va pas se la raconter, c'est une histoire singulière. Alors, autant qu'on la lui raconte. Ça commence par l'Égypte, ça commence après par le temple et la destruction du temple. C'est l'histoire de Hanoua, c'est l'histoire de pourri. Enfin voilà, ce c'est constante et puis par la suite tout au long les juifs empoisonnent les puits et c'est qui sont responsables de la peste et cetera et cetera et cetera avec quelque chose qui est du domaine de l'illogisme absolu. Lorsque on se fait renvoyer d'Espagne en 1400 et des poussières, on est bien d'accord qu'à ce moment-là l'Espagne puissance économique s'effondre et la la Hollande qui accueille les juifs monte. Hm hm. Mais il y a quelque chose ici de surprenant. Lorsque l'enfant dit "Mais pourquoi ?" Ben là-dessus, la réponse, elle doit être très simple parce que vous allez me dire "Super, ah il est génial celui-là, il est nous a donné une réponse top." Alors écoutez, si vous cherchez la logique de manière ultime, vous la trouverez pas. Quand le juif est riche, c'est un profiteur. Quand il est pauvre, c'est un parasite. Quand il part en guerre, c'est un violent. Lorsqu'il ne veut pas partir en guerre, c'est un peureux et un courir. Lorsqu'il n'avait pas de terre, on lui disait "Repartez chez vous." Et quand il en a une, on lui demande d'en repartir. Cette phrase, c'est un auteur anglais dont j'ai oublié le nom qu'il a prononcé et elle est passionnante. C'est-à-dire, écoutez, à un moment, il y a quelque chose qui n'est pas logique. Et ce n'est pas logique. tentative désespérée de dire non mais vous allez voir si on est sympa, si on est cool, si on laisse, si on s gentil, méchant, pas méchant, à moitié tout. On était dans les ghetaos, on nous fait sortir des ghetaos, on est sorti des ghetaos, on nous remet dans les ghetos. Je comprends rien. Quand on est entre nous, on est communautariste. Quand on est dans la société, ben on gêne. Ben, je comprends pas. Donc un moment l'enfant doit accepter qu'il y a des choses qui vont le dépasser. Mais quelque part, vous savez, c'est comme quand un enfant vous dit "Mais qui a créé Dieu ? Vous lui dites "Je sais pas mais ça me dérange pas parce qu'à un moment il y a quelque chose qui nous dépasse. Quelqu'un ne m'a dit que là oui mais alors comment on peut définir Dieu ? Mais si je définis Dieu, je le restreint. Si je restreint, c'est plus dur. un moment, il y a quelque chose qui nous dépasse de la même manière que la génialité de la vie nous dépasse, que la complexité du corps est quelque chose qui nous dépasse radicalement, qui a quelque chose qui va au-delà de ce que l'on peut imaginer, ne serait-ce que dans l'exploration spatiale, enfin de tout ce que vous voulez un moment. Ah ! Et l'enfant, ça le rassure, si vous êtes sa référence, j'ose espérer, d'avoir face à lui un parent qui dit "Écoute, il y a quelque chose qu'on peut pas totalement expliquer, mais c'est pas parce que je peux pas l'expliquer dans ma rationalité que pour autant cette chose-là ne fait pas partie de mon histoire." et lui expliquer peut-être par la suite quand il commence à grandir que souvent le début des conflits ont été des querelles d'ego qui ont dégénéré dans des choses hallucinantes parce que Sarayez-vous c'est le début d'une histoire qui va faire des dizaines de millions de morts qu'on le veuille ou pas pourquoi ce qui se passe à Sarayevo va déclencher la première guerre mondiale avec tout ce que ça gène C'est colossal. Donc de toute façon, l'enfant doit savoir qu'il est dans un monde dans lequel la logique ne sera pas toujours au rendez-vous. Et lorsqu'ils seront plus grands, leur expliquer la posture complètement schizophrène du monde occidental les aidera à mieux comprendre l'incompréhensible d'un monde qui d'un côté a besoin de ce qu'Israël leur apporte pour lutter contre l'islamisme radical et ses victimes, mais qui de l'autre côté détruit ce dont il a besoin pour les aider justement à ne pas être victime. Il y a il y a quelque chose ne comprend il y a quelque chose qu'il y a on comprend pas très bien. D'accord. C'est c'est c'est bizarre. Donc déjà il va comprendre cette dimension. Après évidemment on rapporte que le Banchemtov qui a été orphelin très tôt de père et de mère était dans les forêts et il n'a jamais rien craint. Il ne craignait pas parce que sa relation avec Dieu était d'une intensité folle. Alors évidemment, on va pas jouer dans une cour qui n'est pas la nôtre mais à un moment faut réinscrire chez eux cette notion deuna et de bitaron. A c'est la foi. Bit c'est la confiance. La confiance c'est l'expression de ta foi. Alors évidemment il y a des règles. Ces règles c'est que on n pas le droit de se baser sur un miracle. On n pas le droit de se mettre volontairement dans un danger en se basant sur le fait que Dieu interviendra. C'est la fameuse histoire. Je veux pas raconter parce qu'on a plein des comme ça. Clairement non. Mais un moment, il y a quand même un et cette notion là, vous savez à travers quoi on va la faire passer ? à travers un concept qui est sûrement présent chez chacune et chacun d'entre vous, chacun à sa manière, c'est celui de la prière et de manière très simple parce que même si on n'est pas pour l'instant chem shabbat, même si pour l'instant on oublie que la cacherout c'est quand même fondamental quand une maman vendredi soir allume les bougies et qu'elle prie devant, qu'est-ce qu'elle est en train de faire ? Elle est en train de dire qu'il y a quelque chose qui existe mais qui n'est pas visible. Donc elle inscrit le concept de la présence du divin chez l'enfant. Et le fait qu'elle considère qu'une parole, donc un acte complètement immatériel, même s'il prend sa source à l'intérieur d'un corps, peut avoir un impact. Elle est en train de dire que le spirituel interagit avec le matériel. Qu'on veille ou pas, sinon pourquoi tu pries ? La question est de savoir est-ce qu'on est prêt à franchir les étapes. C'est-à-dire que l'enfant doit savoir que à un moment, il y a quelque chose qui s'appelle le créateur de l'univers et que il est là. Même si parfois on a l'impression qu'il n'est pas là comme on le voudrait et quelque part ça nous bouleverse, c'est-à-dire la dimension du bouleversement que peut créer chez nous les problématiques d'antisémitisme sans vouloir entrer dans des problématiques parfois beaucoup plus lourdes. L'enfant doit savoir que nous aussi ça nous bouleverse. C'est bouleversant parce qu'on voudrait un monde qui se conjugue au plus que parfait. parce qu'on est intéressé à ce que la réalité corresponde à nos fantasmes et c'est normal. Moi je peux vous le garantir, on est tous comme ça. Il y a un travail d'acceptation dans lequel l'enfant doit nous voir nous aussi à travers le fait c'est vrai parce que la révolte contre Dieu ne fait jamais disparaître Dieu. Le dénire la réalité. décider que tu ne crois pas dans la réalité de quelque chose parce que cette chose ne fonctionne pas comme tu voudrais, c'est très enfantin parce que tu peux décider de ne pas croire dans une réalité qui te dérange, mais si elle est là, elle est là. Et ça l'enfant doit l'entendre. Maintenant, de manière encore plus concrète sur les problématiques d'antisémitisme, comment est-ce qu'on va parler de manière concrète ? Alors tout d'abord, il va falloir créer à la maison quelque chose qui s'appelle un lieu de libre circulation de la parole, un lieu dans lequel l'enfant se sent libre de parler. Et ça, vous savez que c'est très complexe. Pourquoi ? Parce que l'enfant parfois a peur de dire les choses, soit parce qu'on va pas le croire, soit parce qu'on va se moquer de lui pour mil raisons. Un enfant qui a une forme d'anxiété par rapport à quelque chose qui pour nous semble totalement ridicule, d'accord ? s'il a l'impression ou si une fois on s'est moqué, on a été dans le dénixiété que l'on trouve totalement ridicule, comment voulez-vous que dans un second temps il puisse l'exprimer ? Il dit "J'ai peur de ça." On dit "Oh arrête, ça va sois pas quand même, tu exagères. Encore de mot, j'ai pas le droit d'avoir un ressenti que tu ne valides pas. Vous imaginez ce que ça va donner dans le couple ? moyen. Tu n'as pas le droit d'avoir un ressenti autre que celui que je valide. Super. On va aller loin avec ce truc là. Mais quelque part, parfois, on dit "Ah, pourquoi tu m'as pas parlé ?" Parce que j'ai pas envie de me retrouver de nouveau avec une claque symbolique dans la tête. Donc déjà être dans un premier temps, dans un système dans lequel il faut que l'enfant puisse nous parler de ce qu'il va entendre à l'école, de ce qu'il a cru entendre, de ce qu'il a cru comprendre et pour cela être extrêmement vigilant sur les mots que l'on va prononcer lorsqu'il nous raconte des choses qui nous paraissent même parfois complètement froides, voire même totalement inexactes et qui parfois vont l'être. Quand tu as un truc inexacte, tu sais, ils ont tué quelqu'un, ils ont fait ça, ils ont volé trois enfants la sortie de l'école, enfin voilà des trucs de cours récréation. Ah ! Ah ! Mais dis-moi si c'est vrai cette histoire, c'est embêtant. Si c'est vrai, donc déjà vous montrer que c'est pas parce que c'est dit que c'est vrai parce qu'aujourd'hui il y a toute une problématique, les gens pensent pas ce que c'est dit. Donc c'est vrai, c'est une étude qui a été faite passionnante. Active d'IA mais passionnante. Vous donnez à des jeunes un texte, vous leur dites critiquer, ils critiquent comme on peut critiquer un texte. Vous leur précisez une chose, ce texte généré par Delia, il ne critique plus. Vous savez, nos maîtres nous ont appris que quand on est confronté à quelque chose, on va on explore et on réfléchit. La tout-puissance de ce qui a été dit par quelque chose qui a un support technologique aujourd'hui est absolument hallucinante. Dans vos éléments de langage que vous allez utiliser, soyez toujours dans une validation avec le questionnement sur la certitude. validation pour que l'enfant se sente capable de le dire mais avec dis-moi si ça s'est passé comme ça c'est super endoutant mais si ça c'est mais je te promets on me l'a dit et c'est là où vous lui dites oui mais tu sais c'est peut-être vrai mais tu vois il y a des gens par exemple qui disent que il s'est passé telle et telle chos alors vous pouvez nous prendre des exemples complètement ridicules c'est pas parce qu'ils l'ont dit que c'est vrai c'est comme quand les gens m'appellent parfois ils me disent ouais vous savez il Il y a ça, ça, ça, ça, ça et ça et ça. Qu'est-ce que je leur dis ? Je leur dis la chose suivante. Si ce que vous dites est vrai et les gens sautent en l'air, comment ? C'est vous qui le dites hein. Elle est sympa votre version très voix mais j'en sais rien moi. C'est pas que je dis je t'invalide mais on est ici dans un monde dans lequel si l'autre dit c'est donc qu'il a vrai. Parfois il ne dit pas ce qui se passe mais ce qu'il a vécu. Ce qui est pas la même chose. C'està-dire la maîtresse elle est méchante, elle est pas méchante. Mais la lecture que l'enfant a fait d'une posture de la maîtresse la mène à penser qu'elle est méchante et contre lui. Et je comprends sa difficulté. sa souffrance. Le fait d'interroger, ce n'est pas invalidé. Et aujourd'hui, le fait à un moment de se dire "J'entends mais je ne prends pas pour argent comptant systématique est souvent très mal reçu." Pourquoi ? parce que tout simplement on a décidé que certaines paroles étaient vraies et que certaines lectures étaient vraies et que certaines choses étaient là. C'est ce que ça donna le conflit de couple. Et vous avez parfois des gens qui se font avoir. Je fais juste une parenthèse, je lui dire "Ah ben ah non mais faut lui dire à l'homme, faut lui dire un faut lui dire faut dire faut si c'est vrai que si tout ce qu'on raconte c'est vrai je comprends. Moi j'y étais pas un me regarder l'autre me dit je j'entends je ne suis pas dans le déni mais sinon comment vous pouvez faire ? Vous voyez ? Et et on se rend pas compte en vérité qu'il y a ici quelque chose d'extrêmement subtil entre l'acceptation pour que l'autre sente qu'on le reçoit et c'est ce que j'ai dit quand l'enfant dit quelque chose il faut qu'il sente que je le reçois mais un mot qui déjà pour moi et pour lui parce que moi à la limite je sais que c'est du n'importe quoi quand il va me raconter que il y a un commando de par qui est venu à la sortie de l'école moi je le sais mais que pour lui l'idée que c'est pas parce qu'on le dit c'est que c'est nécessairement pas parce qu'aujourd'hui qu'est-ce qui se passe Quand on va dans les banlieux ou ailleurs, mais qu'est-ce qui fait qu'on va se régresser ou qu'on risque ? Parce qu'ils ont des certitudes. Mais si nous on fonctionne comme ça, mais comment vous voulez empêcher les autres de fonctionner de la même manière ? Ah mais nous on a des certitudes dans des dossiers qui nous arrangent parce que ça nourrit un certain nombre de choses. On nous apprend. On peut comprendre comme ça mais on peut comprendre comme ça. Et quand on nous dit que tu veux pas être témoin si tu as pas vu les choses parce que si tu les as pas vu, tu les as pas vu. Enriedishmia entendre et voir c'est pas la même chose. Et piad un te raconte au nom de quelqu'un c'est c'est pas simple. donc déjà créé chez eux cette idée un que d'un côté je reçois ce que tu me dis, je l'entends, je ne l' valide pas mais commencez déjà à faire en telle sorte que au moins la problématique surdimensionnée qui peut à un moment être traumatique ne soit pas vraiment présente chez eux parce que il y a suffisamment de choses qui sont complexes mais si en plus on est dans le dans la dimension surdimensionnée le poids des mots, le choc des photos surtout quand s'est trafiqué là ça va être compliqué. Donc il y a ici derrière là toute une démarche pédagogique en tant que parent donc dans lequel je dis bien de la même manière quelqu'un qui vient te raconter une his voilà ce que j'ai vécu et cetera je le reçois. Pourquoi ? Parce que si tu as décidé de me le dire c'est que tu as besoin que j'entende. J'ai pas de problème aucun souci. dans le monde du réel, on doit toujours être dans des multis hypothèses vis-à-vis de l'enfant. Soit on ne sait pas vraiment parce que peut-être que c'est vrai, on dit écoute si c'est vrai et si on sait que c'est du n'importe quoi, on dira la même chose. Pourquoi ? Pour que l'enfant se sente le courage de continuer à venir. Et ça d'où je la prends ? Parce que attendez ce que je vous raconte il est sympa. Non non c'est une c'est michna. Vous savez que pour pouvoir décider du moi juif, fallait queil y ait des témoins qui viennent et qui disent "Nous avons vu la lune et on les interrog et cetera." Zugot vigvam rabiak vaelode dilamishna une fois il y a 40 couples de témoins qui sont venus pour témoigner mais comme un premier coup de témoins était arrivé alors un maître leur a dit c'est bon vous pouvez repartir on lui a dit pas du tout on les fait venir et on les écoute peut-être pas dans les détails pour ne pas les amener à ne pas venir dire la prochaine fois de toute façon ils me croient pas de toute façon ils ont pas besoin de moi. J'y vais pas. C'est intéressant de voir comment les amim préservent le futur. Et quand vous étudiez, quand vous raconte une histoire pareille, qu'est-ce qu'on est en train de vous dire par rapport à nous ? Que dans la vie, tu dois imaginer ce que peut générer dans le futur ta posture maintenant qui est complètement légitime et normal. Leur dit écoutez monsieur, pas la peine, c'est bon. C'est un moment les amener par la suite à dire est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire le déplacement vu qu'il y a de fortes chances que quelqu'un soit déjà passé avant que de toute façon on serve à rien. Peut-être que la fois prochaine on aura besoin de toi. Donc je te reçois, je te valide, je fais pas tout le travail parce que ça prendra trop de temps. En plus on prépare un super kid qui dououche parce que c'est marqué au moins que tu es un bénéfice par rapport à ce que tu as vécu. Ce qui faudra que la fois d'après, tu parleras encore. Tu verras, tu diras. Ouez. Et ça c'est exactement ce qu'on essaie de faire par rapport à ça. Maintenant on va rentrer donc dans euh donc une fois qu'on a créé ça, donc ça c'est déjà ce premier élément. À partir de là on va essayer maintenant de faire le distingu entre deux choses. Tout d'abord je vais m'arrêter un instant sur la révolte que l'enfant peut avoir vis-à-vis de l'antisémitisme et vis-à-vis aussi de tous ces médias qui traficotent la réalité. Et c'est un moment extraordinaire déjà pour leur apprendre à prendre de la distance et à faire preuve d'un esprit qu'on va appeler critique mais au moins être en distance et ouvrir un monde [Musique] d'hypothèse. Si c'est vrai mais ça l' peut-être pas juste le fait de savoir que dans la vie c'est pas parce que c'est écrit que c'est vrai. C'est pas parce que c'est vu à la télé que ça valide. C'est pas parce que ça a 500000 likes que c'est vrai. Plus que ça, j'ai fait moi, je m'amuse de temps à autre à chercher à comprendre les choses. Il faut faut bien comprendre. Alors, je suis pas sur le réseau, je sais que j'ai un compte Instagram, je le sais. Mais en dehors de fa que le sa, je ne sais pas parce que j'y suis jamais puisque moi-même j'en ai pas. Enfin, j'ai pas le truc. Il aime sur TikTok, d'accord ? S'il y a quelqu'un qui le gère. Donc les réseaux, j'ai jamais même compris l'intérêt de Facebook et de tout ça, mais faut croire qu'il y en a un. Mais il y a pas de jugement là-dedans, c'est bon. Intéresse pas, j'ai pas le temps. Je suis parti l'autre jour voir chercher un truc, un podcast, quelque chose qui allait me parler du judaïsme. Et donc j'ai j'ai mis quelques mots. Euh les fondamentaux du judaïsme, truc c'est quoi un juif ? Et j'ai vu un truc, il y avait au moins 200 ou 300 ou 400 caves de vues. Donc j'ai dit ah yesoup là a 400000 vues. Là je vais avoir la vérité. Ribonolam, j'ai failli me dire mais c'est quoi cette histoire de fou ? C'est-à-dire cet état tombeau de mensonge, d'inexactitude mais même parfois bas de gamme c'estàd des des trucs complètement faux. C'est pas des jugements, c'est comme si je vous disais et Abraham comme fils David. Vous voyez un peu, c'était à peu près de ce niveau-là. Mais comme les gens vont voir puisque le titre est à l'échant qu'en plus souvent ça va nourrir l'idée préconçue qu'ils ont des choses parce que c'est pas trop négatif mais ça nous fait apparaître comme étant une secte de gens plent pour moi. Mais de facto ça va faire et un moment et ça peut devenir ma référence. Et ça, il faut que nos enfants le sachent parce qu'à un moment, ils doivent découvrir que derrière l'antisémitisme se pose la problématique de quelque chose que je peux comprendre parfaitement. Si on m'a nourri d'une certaine lecture des choses, comment je peux imaginer une autre ? C'est pour ça qu'en vérité à la base en tant que juif c'est ce qu'il faut faire normalement faut ghettoiser nos enfants sans aucune difficulté. Sa c'est quoi le guitoïé dit le kzonichzonich dit guitoïé c'est le rendre extrémiste mais pas au sens actuel leur donner une construction telle au niveau de leur identité qu'ils peuvent aller explorer le monde et se confronter à ce qu'il lui pose comme question et avoir déjà des réponses ghettoiser c'est donner ce que j'appellerai la priorité du conditionnement à des parents. C'est-à-dire, c'est à nous de leur expliquer c'est quoi être juif, c'est quoi la Torah, c'est quoi la méthode, c'est quoi la vie, c'est quoi l'homme, c'est quoi la femme, c'est quoi l'amour, c'est quoi la réussite, c'est quoi l'échec. C'est à nous de leur dire parce que n'oubliez pas qu'aujourd'hui l'antisémitisme, je parle pas de la virulence provient de ça. Et on envoie aujourd'hui les effets pervers dans plein de domaines. C'est très intéressant. Il y a un livre qui qui est paru qui s'appelle les ingénieurs du chaos. Enfin, il est paru il y a quelques années de ça, écrit par un Italien, je me rappelle plus de son nom, qui explique que l'émergence des populisme n'est pas liée aux qualités oratoires de certains tribins populaires, mais beaucoup plus à une armée de geeks, très petite armée, mais qui savent tellement bien manipuler la caisse de résonance des médias qu'ils ont fait émerger quelque chose de colossal. C'est-à-dire, on est dans un monde dans lequel une ultra minorité agissante peut entraîner dans son sillage une majorité silencieuse. Et je discutais avec des chercheurs en IA qui me disent que très rares sont ceux qui aujourd'hui voient dans l'IA juste un élément ultra intéressant pour pouvoir accéder à un savoir ou à certaines choses. Alors que l'immense majorité est là dans un état d'habitude en train de recevoir quelque chose et en ne s'interrogeant pas. C'est-à-dire que via la problématique de l'antisémitisme, il y a toute une démarche pédagogique parce que vous allez permettre à l'enfant de ne pas voir celui qui est antisémite comme étant nécessairement un ennemi, mais comme quelqu'un qui était nourri de quelque chose et qui n'a jamais eu de contrepoids. Moi quand un jour je me suis retrouvé avec deux trois abon parce que bon ma barbe n'est pas amovible et maquipage la garde et que je dit venez. Ils ont cru que j'étais champion de karaté. Ça je vous dirai pas. Et je dit mais qu'est-ce que je t'ai fait ? Pourquoi tu me dis ça les petits jeunes ? Pourquoi tu m'as dit ça ? Qu'est-ce que je t'ai fait avec un sour ? Moi je t'ai fait quoi ? Ouais. Non mais je dis attends tu pr mec Israël je comprends. Tu le perçu avec eux, j'entends. D'accord. On n pas la même vision. Mais pourquoi moi ? Ils étaient embêtés. C'est parti dans un truc. Bon et puis ça s'est arrêté. Nous enfants ont besoin de savoir ça parce que la leur permettra de ne pas développer chez eux aussi la haine de l'autre. Parce que Ribonoam, il ne le pire des choses qu'on puisse faire, c'est que l'antissémitisme crée chez nous l'anti quelque chose d'autre. C'est la pire des choses qui pourrait nous arriver sans rentrer dans une forme de picov chaîne d'amour et cetera. Mais à un moment, il faut être capable vis-à-vis du monde dans lequel on se trouve de se rappeler de ce principe fondateur que nos maîtres disentabdou. Tu honores l'autre mais né en moi, tu restes vigilant. C'est-à-dire cet autre-là est quelqu'un de bien vis-à-vis duquel j'ai une vigilance parce qu'il a peut-être été nourri de certaines choses qui peuvent l'amener à avoir une posture négative par rapport à moi. Mais peut-être qu'en vérité cette posture n'est pas l'expression d'une identité profonde mais de certitude qui était implanté dans le cerveau et à ceux à qui j'en veux beaucoup réellement c'est ceux qui leuront implanté dans le cerveau làdedans. La question qui se pose, c'est où est l'espace de liberté de quelqu'un d'aller aujourd'hui encore rechercher une autre lecture possible de ce qu'on lui dit ? Et ça, c'est un sacré sujet parce que ça poserait la responsabilité de l'adolescent ou du jeune par rapport à quelque chose qui lui est imposé et duquel il ne peut s'extraire, surtout un moment dans lequel les grandes causes sont quelque chose qui l'attire. Il y a une réflexion sociétale beaucoup plus vaste évidemment dans laquelle on vite pas la Torah. La Torah comprenez c'est une histoire de religion a rien à dire. Bon why not ? Et c'est très très intéressant de voir comment la Torah mais c'est la même chose. On a décidé que la Torah n'avait rien à dire. La Torah n'avait rien à dire. C'est intéressant. On on n'ira jamais consulter la Torah. Mais au fond qu'est-ce que la Torah a dire sur ça ? Est-ce qu'elle a une pensée ? C'est intéressant, je sais pas. Mais vous voyez, c'est c'est un petit peu le même problème parce que l'antisémitisme peut se créer chez nous quand on invalide certaines parties de notre peuple. Alors qu'en vérité, un juif pour les gens du Hamas pour moi c'est un juif. Donc on est tous juifs, ne l'oublions pas. Et on peut créer un antisémitisme intérieur. Et aujourd'hui, on sait autour de quel sujet. Et c'est bouleversant parce que t gens raison tort que je suis d'accord pas d'accord on s'en fiche concrètement on peut recréer la même chose à l'intérieur de notre peuple et quel que soit raison tort c'est bien c'est mal mais vous voyez qu'il peut y avoir une forme de virulence extrême dans la confrontation à l'autre peut-être totalement justifié avec peut-être des arguments totalement entendables mais peut-être pas je n'en sais rien ou peut-être pas de cette manière avec parfois aussi des problèmes de distorsion de vérité Et donc évidemment ces notions là, il faut à un moment aussi les amener toujours cette idée de d'avoir plusieurs hypothèses sans invalider. Ça ça va être donc un autre élément. À partir de ça, le dernier la dernière chose avant de passer à vos questions, si vous le voulez bien, va être la suivante. Les peurs de l'enfant. l'enfant et ses peurs. Et évidemment, pour cela, n'oublions pas qu'un parent anxieux est un parent anxiogène. Donc déjà, pas la peine de nourrir volontairement nos raisons d'être anxieux. Vous n'êtes pas ministre de la défense, responsable des organisations juives à Paris qui protègent les bâtiments de la communauté pour avoir besoin d'être au courant en temps réel de tout ce qui se passe. Et il y a moi quelque chose aujourd'hui qui me bouleverse, c'est un an, c'est très important de savoir. À tel point que certaines personnes considèrent que entre être au courant et le shabbat, faut être au courant. Alors que le shabbat, on débranche le courant. De manière générale, je ne crois pas. Je ne crois pas et peut-être que certains ont besoin parce que dans et ils ont même la mitva de le savoir, l'obligation même clairement. Mais sur ça, il y a des questions qui se posent. Ah il faut savoir savoir quoi ? Alors oui, en Israël, il y a des radios qui sont ouvert tout shabbat qui sont silencieuses pour que si un moment il y a quelque chose, on entend. On a mis en place des choses parce qu'il y a des choses faut savoir clairement faut savoir c'est sûr. Donc déjà ça si nos enfants nous voi mettre de côté certains fondamentaux au nom de cette nécessité de savoir, c'est très anxiogène pour eux. Ça veut dire qu'on est capable pas je parle même pas de leur vision de ce que représente la Tor c'est un autre sujet. Ça veut dire que on doit sacrifier certaines choses parce que c'est important de savoir. C'estàd que c'est très grave. Si tu nous fais tous terre pour écouter Radio Londres, radio Londres, c'est que c'est important. Donc déjà cette forme d'prafocalisation surdimensionne les choses. Ne l'oubliez pas, on doit toujours se poser le la question de la lecture que l'enfant va voir. Je parle vous êtes, on est tous des gens super bien. Notre grande difficulté, c'est qu'on ne se met pas dans quelle va être la lecture de l'enfant. Attendez dans l'ordre, il faut que j'écoute ce qui se passe en Israël. Waouh, c'estogène. Et donc làdedans, évidemment, on a un travail à faire par rapport à nous. Clairement, ce travail, c'est un travail deuna, de confiance, de foi et de faire ce qu'on doit faire, c'est-à-dire au moins de prier, de dire d'ét parce que qu'on le fait ou pas, ça fait partie des éléments qui sont à et apprendre aux enfants à être actif parce que c'est très bien qu'ils soient actifs en faisant des colliers et cetera. C'est super parce qu'il faut qu'ils apprennent à faire des choses. Peut-être qu'il faudrait quand même leur apprendre que la spiritualité joue hein. Ça se fait parce que à un moment euh si on considère que non, ben dans ce cas-là, même si ce que je vais donner comme exemple est un peu violent et je vous prie de m'excuser parce qu'il peut peut-être toucher certaines personnes parce qu' a même pas besoin de dire CAD quoi. Quoi ? Je dis des mots ça change quoi ? Rien. Pourquoi tu le dis ? Donc on le veuille ou pas, nos enfants ont besoin de comprendre qu'il y a des choses qu'il peuvent faire et au passage ça les rassure parce que quand vous les mettez dans une démarche proactive cadrée, on a agi et on prend un moment pour ça. Écoute, aujourd'hui en Israël, il y a beaucoup de choses extraordinaires. Il y a des moments plus difficiles. Nous, de là où on est, tu sais ce que ceux qui sont là-bas attendent, c'est qu'on fasse ce qu'on peut. Et nous, qu'est-ce qu'on peut faire ? c'est dire tous les jours deux psaumes ou un psaume et au moment où on le dit, on pense très fortement que ça n'apporte que des bonnes choses. Point la nuit. L'enfant a fait quelque chose, il est content. Ça peut être aussi et on va aider à la collecte et au truc et au machin. Mais je crois qu'il est quand même important qu'un enfant juif, quel que soit le degré d'engagement religieux des parents pour l'instant comprennent que dans le peuple d'Israël, la spiritualité joue un rôle. Même si nous-même on a parfois besoin encore de nous en convaincre, il va falloir réfléchir pourquoi ça c'est un autre sujet. Après évidemment travailler sur vos anxiétés. Si dans un couple un de est anxieux, il va dans la chambre, il va dans la chambre, exite, on blacklist, on est de côté. Pourquoi ? Parce que il sera deuxièmement, quand on parle de ces sujets, il y a un début, il y a une fin. Rappelez-vous que l'enfant, il va être sensible à quoi ? À votre langage non verbal. Et qui est là ? À nous de savoir si on l'a parce que parfois on peut l'avoir dire "Tu sais, c'est vrai que c'est quelque chose, c'est pas c'est pas que j'ai peur mais c'est comme c'est quelque chose d'important, ben c'est quelque chose qui nous touche quand même un petit peu et c'est normal. Donc ne pas faire en telle sorte que l'enfant se sente gêné de ressentir des anxiétés ou autre chose. On les accueille. Mais je comprends, c'est sûr, c'est très bien que là-dedans tu sois inquiet. Ça veut dire que tu sais que les choses sont importantes mais et c'est là on va rentrer dans la rationalité pour l'aider à remettre les choses à leur place et ne pas se créer de fantasmes qui sont parfois alimentés par les personnes à l'extérieur. Et aujourd'hui, certaines personnes se font un malin plaisir à surdimensionner les choses face à des enfants qui ont l'impression que c'est vraiment l'horreur quoi. Évidemment, à nous de savoir calmer les anxiétés. On les accepte pas. Mais je comprends, c'est sûr. Mais rassure-toi, on est là, tout va bien. C'est vrai que il peut dans la vie arriver des choses, c'est sûr, mais il y a pas de raison réelle pour qu'on s'inquiète, même si on fait attention. Tu sais, c'est la même chose que on sait que quand on traverse, il peut y avoir un camion fou qui arrive. C'est des choses qui arrivent. Donc, c'est pour ça qu'on est vigilant. Maintenant, tu vas toujours me raconter l'histoire du camion qui est rentré dans une maison. Mais il y a en France des centaines de milliers voir des millions de maisons qui n'ont jamais eu de camion qui rentrait à l'intérieur. Mais c'est vrai que quand on te raconte cette histoire, tu dis ça pourrait. Tu dis tout peut arriver mais rassure-toi, de manière générale ça n'arrive pas. C'est-à-dire on reçoit et on met en mot pour remettre les choses à leur place. sur la partie de l'incompréhensible. Quand parfois on explique à des gens certaines choses et qu'ils sont persuadés de ça, ça peut les amener à penser certaines choses mais je te rassure à un moment quand elles se rendent compte que c'était pas exact, beaucoup de personnes changent d'avis. le rassurer sur le fait que un moment il y a quand même aujourd'hui même s'il y a un antisémitisme l'attend dans nos sociétés mais néanmoins que un moment même si j'ai pas de certitude sur ça mais leur donner une forme d'espoir et surtout surtout leur expliquer surtout les ados que ça ne sert à rien et il ne faut pas répondre sur les réseaux d'abord parce que s'ils connaissent le modèle au niveau des algorithmes chaque fois que tu rép Japon mécaniquement qui fait augmenter le taux de visibilité et ça ne sert à rien. Au fond, l'idée c'est comment utiliser tes énergies pour construire et non pas pour te confronter. En 1945, il y a un groupe qui s'appelle Nakam. Nakam, c'est un groupe en Pologne. Nakam vient de la racine de Kama qui veut dire la vengeance. les vengeurs. Ce sont d'anciens déportés qui ont décidé de traquer leur torsionnaire et quand ils les trouvent, ils les abatte. Et à un moment, ils vont réussir à empoisonner une partie du pain qui est dans un camp prisonnière et après ils vont découvrir comment empoisonner l'eau d'une ville entière. Et à ce moment-là, ils sont exfiltrés par la Gana qui est le prélude donc de l'armée d'Israël qui leur explique que leurs énergies au lieu de les utiliser pour détruire et pour aller contre, faut se battre pour. Parce que je vous rappelle une chose que j'ai appris d'un de mes maîtres. Lorsque vous êtes confronté à l'univers de la noirceur, on ne la fera jamais disparaître à coup de bâton. Par contre, elle peut disparaître si on rajoute de la lumière. On fait disparaître la noirceur de l'univers en rajoutant la lumière. Et ça, c'est dans leur action qu'ils vont faire positive, qu'ils vont rajouter de la lumière. Au niveau des ados, c'est pas simple parce que parfois ils ont une telle colère à l'intérieur d'eux qu'ils se libèrent de leur colère. Mais si à un moment leur explique que toute cette énergie, s'il l'utilise pour construire et non pas pour se battre contre, quelque part, ça peut faire avancer l'histoire. Il y a sûrement des nécessités très techniques d'avoir sur certains lieux des personnes qui répondent, j'en suis sûr. Mais pour ça, évidemment, faut être instruit de ce qu'il faut faire, de ce qu'il ne faut pas faire. Ça, il y a des domaines je connais pas et j'essaie de pas parler. C'est un domaine que je ne connais pas. C'est-à-dire je suis sûr qu'il y a aussi à un moment une nécessité de Mais il n'y a que quelqu'un dans c'est le métier qui pourra exactement m'expliquer comment, de quelle manière et quoi dire et quoi ne pas dire. C'est la raison pour laquelle tout ce qui est généré par un monde d'émotion est à mettre de côté. Voilà. Quelques pistes de réflexion sur ce sujet.