Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha 'Haya Sarah. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Les étapes de la vie : Où j'en suis... et où je vais ?" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Dans quelle mesure chacun sait-il identifier la période de vie dans laquelle il se trouve réellement ?
- Comment donner du sens à son travail au-delà de la réussite matérielle ?
- Ai-je installé dans ma vie des fondations stables ?
- Quelles forces intérieures ai-je besoin de maîtriser pour ne plus dépendre du regard ou du jugement extérieur ?
- Pourquoi la Torah emploie-t-elle le pluriel « les vies de Sarah » plutôt que le singulier ?
- Quelle différence existe-t-il entre “vivre” et "construire sa vie” ?
- En quoi le mariage peut-il être un apprentissage de la relation à l’Autre et du dépassement de soi ?
- Quelles “zones de progression” identifiées dans ces étapes me restent à franchir pour avancer dans ma maturité intérieure ?
- En quoi la vie humaine est-elle composée de cycles et non d’une simple ligne continuedu temps ?
- Quelle est la portée spirituelle dans la compréhension du repos du Shabbat ?
- Le rapport entre enseignant et élève peut-il être à la fois vertical (transmission) et horizontal (dialogue d’égal à égal) ?
- Qu’est-ce qu’être “indépendant” ?
- Quelle part de mon énergie est encore tournée vers la construction ?
- Suis-je prêt à accepter la réalité du temps qui passe sans chercher à rester figé dans une période révolue ?
- Qu’est-ce que la Torah nous apprend sur le rapport entre travail, utilité et sens ?
- Que représente le "joug de la femme" dans la vision talmudique du mariage ?
- Comment la Torah définit-elle la liberté par rapport à la société moderne ?
- Quelle est la différence entre la force de commencer et la force de continuer ?
- Comment transformer la difficulté en moteur de croissance plutôt qu’en frein ?
- En quoi la lecture de Rav Chimchon Raphaël Hirsch renouvelle-t-elle lacompréhension de la vie ?
- Comment la notion de force intérieure remet-elle en question la définition moderne dupouvoir et de la réussite ?
- Comment apprendre à accepter qu’une autorité ou une loi puisse me dépasser ?
- Qu’est-ce qu’une vie épanouie ?
- Est-ce que ma “course” actuelle (travail, réussite, reconnaissance) a encore un sens, etpour quoi ou pour qui je cours ?
- En quoi la liberté véritable consiste-t-elle à savoir à quoi ou à qui se soumettre ?
- Que nous enseigne le Talmud sur la conception juive du temps et des cycles de vie ?
- En quoi la capacité de discernement correspond-elle à une sagesse plus élevée que la simple intelligence ?
- Comment savoir si l’on a réellement franchi une étape intérieure, même à un âge avancé ?
- Est-ce que je sais aujourd’hui à quoi je me soumets consciemment ?
- Suis-je capable de vivre la période où je me trouve sans nostalgie ni impatience ?
-...
Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube...
Pour suivre Elie Lemmel :
Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5
Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel
Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel
Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel
Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3
Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir à toutes et à tous. Euh cette semaine donc on va réfléchir à cette question savoir où est-ce qu'on en est chacun dans notre propre histoire. Alors évidemment le point de départ de notre réflexion démarre de la parachate cette semaine. On a donc cette semaine donc un texte qui nous relate la disparition de notre matriarche Sarah. Et lorsque la Torah évoque donc ce moment, sa disparition, et bien elle va tout d'abord nous parler de Sarah et de son âge. Le texte va nous dire Sarah, voici ce qu'a été les vies de Sarah. Alors que normalement on aurait dû dire en hébreu la vie. Et le texte continue, nous dit ce qui veut dire 100 ans, 20 ans et 7 ans. Alors tout de suite Rachi, le commentateur par excellence de la Torah va s'arrêter sur cette formulation extrêmement surprenante. Comment c'est-il que la Torah nous parle de la vie en parlant des vies ? Et surtout, comment se fait-il que lorsque l'on parle de ces années de vie, on ne nous disent pas comme on aurait dû le faire normalement et la vie de Sarah fut de 127 ans mais 127 ans le texte nous dit pas du tout comme ça. Le texte nous dit maishana 100 ans, esrim shana 20 ans, chani et 7 ans. Vous savez très bien que quand le texte de la Torah écrit les choses d'une manière différente et même quand les écrit d'une manière plus classique, le verset demande être interprété. Et Rashi va nous proposer déjà une première lecture. La lecture de Rashi, c'est de nous dire que à 20 ans, elle est belle, à 100 ans, elle est belle comme à 20 ans. Et à 20 ans, elle n'a pas de faute comme une jeune fille, une petite fille qui a 7 ans. Première lecture. La seconde lecture qui va être la base de notre réflexion ce soir, c'est celle que va nous proposer un maître qui s'appelle le rafim Raphael. Alors, je fais juste une parenthèse parce que c'est intéressant de savoir un petit peu qui sont ces maîtres. Rashi, tout le monde le connaît. Rabichitraki de 3, celui qui en effet a été le commentateur par excellence de la Toré du Talmud, celui qui en effet va nous révéler le sens des versets. Commentateur majeur du début du Moyen-Âge. Il fait partie de l'époque de ce qu'on appelle les richonimes, c'est-à-dire les premiers. ceux qui en effet vont nous permettre d'accéder au sens parce que tout simplement il a reçu donc de ses maîtres la manière dont on devait comprendre les versets et le taludim rafirche quelqu'un qui va vivre au 19e siècle et qui va être un maître qui va habiter en Allemagne. Il habite à Francfort. Exactement. et il va être celui qui va essayer de maintenir dans un judaïsme allemand en pleine décomposition parce que tout simplement étant totalement déconnecté de la tradition, il va essayer de maintenir haut effort la tradition dans tous les domaines. Une parenthèse dans la parenthèse, vous savez que c'est en Allemagne que va démarrer ce que l'on appelle le siècle des lumières au niveau de la tradition juive, ce que l'on appelle la hascala avec en effet des désastres incroyables au niveau du judaïsme puisque au bout de deux générations, bon nombre de ceux qui avaient pris le parti d'être juif chez eux et d'être tout le monde comme tout le monde à l'extérieur et bien vont se retrouver non seulement assimilé mais pour beaucoup aussi vont se convertir au christianisme. Hashiman Raphael Irch va proposer un certain nombre d'interprétations sur le texte. Vous savez que dans la tradition juive et bien on considère que la Torah est un lieu dans lequel on va pouvoir émerger bon nombre d'explications. Comme le texte nous dit que fout là de la même manière que lorsque le marteau frappe une pierre, vous avez de multiples étincelles qui en sortent. Et bien de la même manière lorsque l'on cherche à pénétrer le texte, il y a de multiples étincelles, de multiples explications qui peuvent en ressortir. Le point central étant de savoir que toutes ces interprétations évidemment se doivent de s'inscrire à l'intérieur de la tradition, c'est-à-dire ne sont pas là pour remettre en cause les fondamentaux de ce que la Torah nous dire. Ça serait un sujet en tant que tel. Et on voit que chaque fois qu'on a cherché à donner une lecture au texte qui allait nous permettre de justifier une prise de distance dans le rapport à la loi à terme et bien les choses vont se dissoudre vont disparaître. Je ferme la parenthèse et la parenthèse dans la parenthèse. Shiman Raphael sur ce verset va nous dire la chose suivante maisanim 100 ans, 20 ans et 7 ans. On est ici en train de se focaliser sur la notion des périodes de vie. 100 ans. On va lier cela à la période de l'adulte. 20 ans celui de la jeunesse et 5 ans celui de l'enfance. Sarah Sarah a eu une vie mais qui se conjugue au pluriel. Traduction, il y a eu plusieurs périodes dans son existence qui chacune représentait quelque chose et avait une valeur en tant que telle. Traduit de manière différente, la vie ce n'est pas un mouvement linéaire qui nous fait partir d'un point zéro. jusqu'au moment où l'on disparaît de ce monde. Mais ce sont des cycles et des périodes et chacune de ces périodes va avoir une fonction particulière. Chacune de ces périodes représente quelque chose en tant que tel. Il est important pour avoir la vie de Sarah qui est le symbole d'une vie pleine et entière. de savoir dans quelle période de vie on se trouve et savoir ce que l'on doit y mettre, savoir ce que l'on doit y construire. Alors en ce qui concerne Sarah et ça va être assez rapide, ces trois grandes périodes nous renvoient la nécessité de ne pas vouloir sauter ou vouloir regresser. Régresser. Penser que lorsque l'on est adulte et bien on a envie d'être à nouveau une jeune fille. penser que lorsque l'on est enfant, vouloir déjà devenir jeune femme, vivre pleinement la période dans laquelle on se trouve et nourrir et surtout se nourrir de ces moments-là. Si je voulais le traduire de manière un peu rapide et un peu grossière, j'ai envie de dire à 7 ans et je reprends les expressions très enfantines, on ne lui a pas appris que c'était le moment de se peinturer les ongles. C'est pas le moment. 100 ans, c'est la période dans laquelle tu dois te rappeler que ça y est, tu n'es pas une petite jeune fille. Tu n'es plus dans le monde dans lequel tu te dois de savoir quel impact tu as sur les sociétés qui sont autour de toi. Tu as construit ton histoire et tu te recentres sur ce que tu es en train de construire dans le cadre d'une famille. 20 ans, c'est cette période dans laquelle tu n'as pas encore construit de famille et dans laquelle tu es en train de faire pénétrer à l'intérieur de toi tous les fondamentaux qui te permettront justement lorsque famille sera de savoir être celle qui pourra transmettre. Alors, c'est assez rapide dans ma lecture de ces 100 ans, 20 ans, 7 ans, mais ce texte là va nous ouvrir à l'idée suivante, c'est que on ne peut pas envisager une vie épanouie si nous ne nous posons pas la question de savoir dans quelle période nous sommes et qu'est-ce que cette période est censée mettre en place à l'intérieur de notre vie. À partir de là, on va, si vous le voulez bien, ensemble explorer un texte de la michna. La michna, vous savez, c'est le point d'entrée de la loi orale. C'est ce texte qui était rédigé par un maître qui s'appelait Raboua. Nassi Rabioua le prince, qui voyant que l'oralité ne se transmettait plus comme il se doit, a décidé de l'accoucher par écrit. Petite parenthèse, la loi orale se devait de rester orale. Le texte de la Torah et cinq livres se doit d'être écrit et est écrit, mais tout ce qui nous permettra de le décrypter, de le comprendre devait à la base se transmettre dans l'oralité pour une raison très simple, c'est que lorsque vous êtes dans une transmission orale, vous avez un rapport d'enseignant à élèves, de maître à élèv un aller-retour qui permet au maître de dire les choses, à l'élève de le questionner, au maître, de repréciser et donc d'être totalement en phase avec les mots et les paroles qui ont été transmises. Ça c'est le but. Maintenant, Rabiou Nassi, c'est celui qui va vivre une période extrêmement troublée pour le peuple d'Israël. Il va faire le constat que cette transmission orale commence à ne plus se passer comme il se doit. Et ce pour une raison très simple. c'est que les univers dans lesquels le peuple juif se trouve à ce moment-là sont des univers de conflit, des lieux dans lequels le temps nécessaire pour être à l'écoute d'une parole et d'être dans ce dialogue maître élève et bien devenait de plus en plus complexe. problème c'est que la loi orale n'est pas censée être mise par écrit seulement il y a un verset qui dit la chose suivante au moment où il y a lieu d'agir pour Dieu c'est-à-dire pour faire en telle sorte que le projet divin tel qu'il est révélé par la Torah puisse aller jusqu'au bout on a le droit de transformer la Torah alors évidemment ça nous ouvre une porte passionnant qui est celle de se dire bon ben pour s'adapter au monde, on va faire en telle sorte de réinventer le rapport au texte pour que les choses continuent à se perpétuer. Seulement évidemment ce concept là ne peut exister que dans la mesure où ce sont les plus grands maîtres du peuple d'Israël qui prennent ces décisions parce qu'ils ont pris la mesure de l'enjeu mais qu'ils savent en même temps poser des cadres. Et là, le texte donc de la michna que l'on va décrire dans quelques instants va être mis par écrit pour que l'on ait une base qui va nous permettre de savoir exactement quel était le sens des versets. Je vous donner un exemple très simple. Lorsque la Torah nous parle du shabbat, si vous regardez le texte et bien vous allez voir qu'il y a marqué par exemple, ce qui veut dire vous ne ferez pas brûler le feu dans toutes vos résidences le jour du shabbat. Si je prends ce texte au premier degré, la dafina sera froide, le tulent aussi. En hiver, vous aurez froid parce qu'il ne faut pas qu'il y ait de feu qui brûle dans nos résidences. Or, si je veux conserver au chaud, il faut bien qu'il y ait source de chaleur. Si je veux que la maison soit chauffée, il faut bien qu'il y ait du bois qui brûle dans l'âre. Premier exemple. Second exemple, le texte va nous dire que l'individu ne sorte pas du lieu dans lequel il se trouve le 7e jour. exit les synagogues puisque vous vous devez de rester là où vous étiez au début du shabbat jusqu'à la fin du shabbat. Vous imaginez un petit peu, ce ne sont que deux exemples parmi tant d'autres qui nous permettent de comprendre que pris dans sa dimension littérale, et bien la Torah ne peut pas être comprise évidemment et qu'il fallait donc ce décryptage de la tradition orale qui a été transmis par Moïse au peuple d'Israël tel qu'il a reçu au Sinaï pour connaître le sens réel des versets. Néanmoins, la grandeur des maîtres du peuple juif, ça a été de mettre par écrit et de garder l'oralité, sauf sur certains textes. Et tous les textes qui entréent à l'univers de la loi sont des textes qui si vous n'avez pas quelqu'un pour vous aider à les décoder reste aussi incompréhensible parce que comme j'utilise le terme fallait quand même un petit peu que je vous explique de quoi il s'agit même si vous le savez déjà mais ça fait une petite révision. Je vous donne un exemple très simple dans le traité shabbat qui est donc le traité essentiel qui nous décrit exactement les 39 travaux interdits du shabbat et tout ce que vous voulez. Ce traité commence par une michna donc un enseignement que je vais vous lire et traduire mot à motat les sorties du shabbat shabbat en sort sympaimn de qui font quatre dedans. C'est deux qui font quatre dehors. Déjà ici, on se dit que se passe-t-il commencer. Le pauvre est à l'extérieur, le propriétaire est à l'intérieur. Paschat et Annie, le pauvre tend sa main à l'intérieur et pose quelque chose dans la main du propriétaire, ce qui est à priori curieux. C'est le contraire hein. Le pauvre est coupable et le propriétaire n'est pas coupable. En dehors de ceux qui auraient déjà utilisé le texte et l'auraient étudié, pardonnez-moi, vous êtes bien d'accord que si vous n'avez pas un maître qui est là pour vous aider à mieux comprendre ce que ce texte veut dire, vous retrouvez face à quelque chose d'écrit mais qui reste quand même légèrement incompréhensible. Donc ce qui va être passionnant, c'est que les maîtres de la tradition vont mettre par écrit, mais néanmoins d'une manière qui va obliger cette relation de mettre à élève mais avec ce support qui est écrit, avec évidemment des divergences parce qu'il va y avoir en effet des problématiques dans la transmission qui va faire que sur même sujet lorsque les maîtres du peuple juif vont se réunir, ils vont être plus de 2000 sur toute l'époque du Tamul. Pour pouvoir s'interroger sur chacune des lois quel qu'elle soit, vous aurez parfois des avis divergents parce qu'en effet, il va y avoir difficulté au niveau de la transmission et tout l'univers du Talmud va être de confronter ses avis et de réussir à arriver à une conclusion qui sera acceptée par tous. Point de départ de ce qui nous permettra par la suite de poser ce qu'on appelle la loi telle qu'elle a été donnée au Sinac. Il existe néanmoins un traité qui s'appelle Pirvot, les chapitres de nos pères littéralement, qui est un traité un peu surprenant parce que il s'insère au milieu du Talmud. Et dans ce traité là, on va aborder les grands fondamentaux éthiques que la Torah nous propose. Et là, en effet, on va voir quand même quelque chose qui a priori est légèrement plus comprend plus compréhensible, mais néanmoins, nous allons avoir besoin du décryptage de nos maîtres pour rentrer en profondeur dans le sens de ce que veut dire ces textes. Nous sommes ici donc dans une michna donc dans un enseignement des pirques avot nous sommes le chapitre 5 michna 23 et le texte nous dit la chose suivante. Je vais d'abord vous le lire et le traduire. Il disait il s'agit de l'enseignant qui vient d'enseigner la michna précédente. Dans la michna précédente et bien il s'agissait de quelqu'un qui s'appelait Yhouda Benema. Yhouda Ben Tema qui est l'enseignant d'une michna précédente que l'on va explorer si vous le voulez bien dans quelques instants disait la chose suivante. Qu'est-ce qu'il disait ? Traduction littérale Ben Hamesch laikra 5 ans c'est l'âge de l'apprentissage de l'étude sur texte de la Torah Benesser Shanim la michna à l'âge de 10 ans, il commence la michna qui va être le point d'entrée de l'étude du Talmud. Bench le talmou à 13 ans à à 13 ans il arrive à l'univers des certains disent du Talmud à 15 ans l'étude du Talmud 18 ans l'âge du mariage 20 ans. Lirdf pour poursuivre pour courir. Benchlosim la cor 30 ans c'est l'âge de la force. Ben Arbaim 40 ans la bina pour avoir l'esprit de discernement. Ben Khamishim l'âge de 50 ans, lesa pour les conseils, Benchishim 60 ans la vieillesse, benchivim le Seiva 70 ans une autre forme de vieillesse. Benchmonim 80 ans ligoura pour la force la puissance ce qui est curieux. Benichim la soir 90 ans l'âge de la prière et 100 ans ça y est l'histoire est déjà derrière lui. Donc on a ici une michna qui semble nous dire que il y a des âges particuliers dans lesquels on va se devoir mettre en place certaines choses. Donc on va partir relativement rapidement sur les premiers et on va s'arrêter surtout sur 18 20 30 40 50 voire plus. Première chose 5 ans la confrontation au texte c'est-à-dire que lesamim considèrent qu'à partir de 5 ans, l'enfant doit découvrir l'univers de la connaissance mais à travers la confrontation au texte. traduit de manière différente 5 ans, ça peut être 6. C'est l'âge dans lequel on va mettre en place ce qui va être fondamental pour la vie d'un homme, la capacité d'être indépendant. Parce que apprendre à lire et à traduire, c'est donner les outils qui vont permettre, pardonnez-moi, par la suite, de pouvoir par soi-même aller découvrir et ne plus être dépendant de quelqu'un qui nous dit. C'est intéressant de voir que la première étape de vie, donc maintenant on va mettre de côté les 5 ans. La première étape que l'on pose, c'est la capacité par soi-même de pouvoir découvrir, c'est-à-dire de développer une forme d'indépendance dans le rapport à la source et à l'enseignement. Sinon, on sera toujours dépendant de ceux qui nous diront "C'est comme ça la religion", elle dit "On a toujours fait comme ça, mais comme tu ne sais pas aller chercher par toi-même, et bien c'est la porte ouverte à l'univers des gourous, à l'univers de la manipulation, à l'univers des idéologies qui veulent prendre leurs sources. à l'intérieur de quelque chose que de toute façon tu ne peux décrypter. Et ça c'est le point de départ. Ça veut dire que la réflexion qu'on se doit d'avoir est-ce que je suis déjà capable d'aller explorer par moi-même, c'est-à-dire de donner du crédit à une parole. Mais le but de la parole de l'enseignant, c'est de me donner les moyens de me débarrasser de lui. Alors, vous le gardez en vie, tout va bien. Je travaille pour moi là. Mais quelque part et au passage, c'est ce qu'on attend. Le but, c'est que tu n'ai plus besoin de moi. Le but, c'est que l'on puisse se confronter d'égal à égal alors que la relation au début était verticale, mais que maintenant, ça y est, tu sais toi aussi te confronter. Et donc on peut vraiment dialoguer. Pour ceux qui ont eu la chance d'aller dans le monde de l'étude de laiva et j'ai eu ce privilège et cette chance et bien vous dialoguez avec des maîtres qui ont 50 ans de plus que vous mais dans une relation d'horizontalité. Il reste le maître de par le respect que l'on se doit d'avoir vis-à-vis de lui. Mais lorsque nous nous confrontons à l'étude, vous avez un gamin de 15 ans et en face de lui un maître de 60 ans et ils étudient ensemble. D'accord ? Donner à l'individu les moyens de se passer de celui qui lui a donné les moyens de se passer de lui. D'accord ? Ça c'est le point de départ. traduit de manière différente, même si on ne pratique pas encore le texte. Si je suis celui qui transmet et qui donc est censé apprendre à lire, alors je dois un minim donner à l'autre la liberté de me questionner. Vous allez dire "Attendez, on a parfois 30 40 50 60 ans, on n jamais il y a plein de trucs en français, en anglais, ce que vous voulez au passage mais en même temps c'est quoi au fond ? L'indépendance c'est la liberté que tu donnes à l'autre. de pouvoir t'interpeller. La base même d'une transmission, c'est de donner à l'autre le pouvoir de nous interpeller. C'est-à-dire que la relation, même si elle est verticale de par la connaissance face à quelqu'un qui ne l'a pas encore, ne doit pas empêcher la liberté du questionnement et de l'interpellation. Et cette notion là, on l'apprend de manière très intéressante à travers un épisode qui fait émerger celui qui va nous transmettre justement cette Torah. Qui nous transmet la Torah ? C'est Moché. Moïse, c'est celui qui va recevoir la Torah au Sinaï et qui va nous la transmettre. Alors si vous regardez le texte de la Torah, Mosché arrive dans l'univers suite à quoi ? Vous avez l'Égypte, un pharaon qui a décidé de jeter tous les petits garçons dans le Nil. Il y a un homme qui s'appelle Amram. Amram est marié avec une femme qui s'appelle Yeved. Et Amram et Yoed ont déjà deux enfants. Un s'appelle Aaron à Aharon. L'autre s'appelle Myiam. C'est une petite jeune fille. Lorsqu'Amram réalise que les petits garçons vont être jetés dans le Nouveau nés, alors il décide cette chose bouleversante qui est de se séparer de son épouse. Et quelque part parce qu'il est le maître, évidemment tout le monde comprend que c'est ce qu'il faut faire. C'est dramatique. Pourquoi est-ce que sépare d'elle ? Parce queils sont censés toujours être mariés, mais être marié sans pouvoir vivre la dimension de l'intime n'a pas de sens. Le mariage n'est pas là pour vivre. la dimension de l'intime. Mais une vie de couple sans que cette dimension là soit présente ne s'appelle pas une vie de couple. C'est terrible. Et à ce moment-là qui arrive justement une petite demoiselle, une petite demoiselle qui s'appelle Myiam. Et Myiam va vers son père qui au passage le chef du peuple juif. Donc vous imaginez un petit peu la figure tutellaire, le père, la référence, le maître face à une décision lourde. Mam va chez son père qui lui a rien demandé lui dit papa trot caché Michel Parot ce que tu viens me décider c'est pire que le pharaon. Tu es pire que pharaon. Petite insolente. D'abord qu'on t'a rien demandé de quoi tu te mêles ? Et puis à une époque on aurait dit en plus qu'une fille. D'accord. On sait que certains l'auraient dit. Il je vais t'expliquer pourquoi c'est que maintenant il y aura même plus de fille parce que s'il y a plus de couple il y a plus d'enfants. Donc il y a pas de garçon il y a pas de fille. à ce moment un homme de la maison de Lam et il réépuse si je peux m'exprimer ainsi celle avec laquelle il était marié cette épouse porte la vie donne naissance un garçon et je pas vous citer tous les verset ce garçon c'est Moïse. Celui qui va transmettre la Tor au peuple juif, celui qui va être la référence absolue du peuple d'Israël dans l'histoire, émerge Ben Khamchikra. Parce qu'il y avait quelqu'un qui est sa fille qui savait que l'on était libre d'interpeller. C'est-à-dire qu'il y avait cette indépendance, qui avait cette propre réflexion qui n'était pas là en train de dire "Si mon père a décidé, évidemment c'est qu'il a raison." Bien sûr, s'il a décidé que tu vas pas manger trop au chocolat, il a raison. C'est pas le sujet. C'est-à-dire elle n'a pas eu peur de s'interroger sur la chose au fond. C'est cette dimension d'indépendance. La peur du questionnement, elle existe parce qu'il y a une absence de réponse. c'est la peur d'être déstabilisé. La peur du questionnement, c'est le désir de figer, d'enfermer. Myam pose parce qu'elle sait qu'elle sera entendue. Parce qu'elle sait que cette parole qui pourrait dire "Mais de quel droit tu parles ? elle ne l'entendra pas. Ben le mikra voyez déjà la première lecture. Évidemment, c'est déjà pour vous apprendre que à 5 ans va plutôt aussi on apprend enfin lire, ils sont capables. Mais Mikra c'est quoi ? C'est que je sais lire moi aussi, je sais traduire moi aussi. Non, quelque part on peut parler ensemble parce que tu sais lire, je sais lire. Tu sais traduire, je sais traduire. Point de départ. Après dit le texte la michna disant c'est le moment de la michna. Michna c'est commencer déjà à découvrir la manière dont on décrypte les choses et dont on va les utiliser pour nous amener à une conclusion. En deux mots, la seconde étape de notre vie, c'est d'être capable de savoir qu'une réflexion est censée nous amener une conclusion. Donc au sens non péjoratif du terme évidemment un passage à l'acte. Ça veut dire que la seconde étape de notre vie, c'est de ne pas avoir peur d'explorer notre réflexion, d'explorer ce qui nous a été transmis et donc d'en arriver à des conclusions qui s'exprimentont dans le monde du réel et du concret. Avec cet âge de 13 ans dans lequel on doit être capable d'accepter quelque chose et de se soumettre à une autre volonté que la sienne. Vous avez des gens, ils ont jamais eu 13 ans parce que ils ne sont soumis qu'à leur propre désir et à leur propre volonté et n'acceptent pas que quelque chose qui les dépasse de manière totalement transcendante puisse à un moment être entendu si pour eux cette dimension n'est pas intelligible. Donc on est ici face à quelque chose d'intéressant, c'est qu'on aille à la fois cette nécessité de construire une forme d'indépendance, c'est-à-dire de se sentir libre du questionnement. Et ça c'est la responsabilité du maître et c'est la responsabilité du parent. Une éducation n'a de sens que dans la mesure où l'enfant se sent libre d'exprimer et de dire les choses. Un enfant qui ne se sentirait pas capable de dire "Mais je ne comprends pas, mais pour moi c'est pas logique", c'est qu'il manque quelque chose. Maintenant la suite c'est-je prêt à accepter quelque chose qui va me dépasser ? C'est surtout l'étape d'après. C'est la capacité de se soumettre. Nous, on pense que l'enfant est soumis parce qu'il n'a pas la liberté de s'opposer. La Torah nous dit dans 13 ans, l'âge adulte, c'est l'âge dans lequel tu sais faire ce choix de savoir à quoi tu te soumets. C'est intéressant. C'est-à-dire cette liberté que l'on croit être dès lors que l'on se passe un peu de l'autre de l'adulte au fond c'est tout sauf une liberté pour la Tor être libre c'est se sentir capable d'aller vers un système auquel on décide de se soumettre. et j'utilise volontairement ce terme qui pour certains est insupportable mais qui est l'expression d'un vrai choix de liberté. Parce que la seule liberté dont on dispose c'est de savoir à quoi on va se soumettre. C'est la seule liberté. à mes désirs, à mes pulsions, à mes traumas, à mon psychanalyste, à la pression sociale, à mes peurs. Au fond, je suis soumis à quelque chose d'extérieur ou à la parole divine. Ça c'est ce que on va appeler le passage à l'âge adulte, le choix de savoir qui à un moment va être au-dessus de moi. Est-ce que ce sont mes désirs, mes pulsions, la pression sociale, mes parents, mes peurs ou la parole divine ? À partir de là, on avance et on arrive donc à cet âge de 18 ans. On est à 18 ans et là on nous dit ben la roua. 18 ans, c'est la roua. C'est le terme que l'on utilise pour désigner la cérémonie du mariage. Alors c'est très curieux parce que 18 ans oui aujourd'hc des gens qui se mar 18 ans 19 ou 20 ou 21 22 qu'est-ce qu'on est en train de dire ? On est en train de nous dire que se marier, c'est préférable de le faire sans avoir besoin de transporter avec soi dans son histoire de couple les fantômes d'un passé qui souvent se conjuguent à l'imparfait. Il y a pas de passé, il y a pas d'histoire et donc à partir de là, tu peux construire. Pourquoi ? Parce que plus tu as un passé, plus tu auras de difficultés à aller vers l'avant parce que tu seras soit dans des modèle comparatif, soit dans des peurs liées à des traumas, soit dans l'anxiété d'être sûr que tu fais le bon choix, chose qui n'existe pas quand tu es jeune. Dire qu'aujourd'hui 18 ans, ça fait un peu just. Why not ? Pourquoi pas ? Mais tu es pas obligé d'attendre 50 ans. S'il y a des personnes qui sont pas mal ici à 50 ans, je vous prie de m'excuser, ne l'entendez pas de manière négative. Mais je juste m'arrêter sur ces personnes qui disent je ne suis pas encore assez prêt. Je vous garantis, on ne sera jamais prêt à se marier. Et plus on avance, moins on sera prêt parce que plus on avance, plus on se confronte à des anxiétés et plus les choses sont difficiles. Évidemment, certaines et certains me diront mais pour ça, il faut une seconde personne. Je suis bien d'accord. Ça c'est un autre sujet plus particulièrement au niveau des hommes sans aucune ambiguïté. dans lesquels et on fera un cours sans doute que sur ça, sur en effet le drame du masculin dans notre société et quelle est la difficulté que l'on retrouve. Mais ça c'est un autre sujet. En tout état de cause quand nous dit Benchmona on est en train de nous dire maintenant que tu as appris à avoir cette indépendance que tu n'as pas peur de savoir à quoi tu vas te soumettre. Tu peux te marier parce que se marier c'est quoi ? C'est être soumis. Bah oui. C'est quoi être soumis ? C'est tout simplement savoir qu'il y a quelque chose d'autre que moi qui décide à un moment ou qui a à dire des choses. J'en tiendrai compte ou pas, mais ce qui est sûr, c'est que je peux pas l'évacuer. Le terme de soumission est souvent entendu de manière très péjorative. La femme soumise, les hommes soumis, les PN, pervers narcissique, enfin voilà, on adore. Donc on ferme elle biba et tout. les magazines du même genre et on essaie de comprendre qu'est-ce que ça veut dire. Ça veut dire que tout simplement c'est un verset pardonnez-moi c'est un verset le verset nous dit c'est bien pour un homme de prendre sur lui un j bin quand il est jeun dis de quel jug tu parles olicha c'est le jug de la femme. Qu'est-ce qu'on est en train de dire ? Toi qui pens être l'indépendant, tu es fort, tu es capable. Quelque part, sache que si tu ne vois pas ton épouse comme étant un jug, tu pourras pas construire. C'est quoi un jou ? C'est une chose duquel tu ne peux pas te débarrasser, qui est une réalité qui va être présente à tes côtés de manière constante et dont tu devras tenir compte. Il n'y a rien de péjoratif. C'est pour ça que le mariage en hébreux se dit nissouin. Et nissouin vient de la racine noé. Noé c'est supporter. On va devoir se supporter mutuellement, être supporter de l'un et de l'autre. C'est-à-dire le mariage, c'est le moment dans lequel tu as construit le principe de l'indépendance. Tu as créé l'idée d'être soumis à autre chose que ton propre désir et ta propre volonté. Mais comme Dieu, tu peux le convoquer ou le mettre de côté parce qu'il n'est pas dans le domaine du visible, tu vas avoir une chance incroyable si tu veux être marié. Et dans ce quotidien du couple, tu vas vivre ce que veut dire une vie dans laquelle on doit tenir compte d'une réalité autre que la tienne. C'est ça. Tu es obligé de tenir compte d'une réalité autre que la tienne qui t'amènera à ne pas toujours suivre tes désirs et tes envies. Parce que c'est ça au fond ce que Dieu attend de l'humain. C'est-à-dire qu'il montre qu'il est capable de mettre de côté son ego et tout ce qu'il désire pour lui parce qu'il y a un autre à ses côtés. Chaque sujet pourrait être développé en tant que tel. On est bien d'accord. Certains me diront que je suis un gâcheur de cours parce queavec chacune de ces parties, on aurait pu parler pendant 1 heure. C'est pas grave. Vous développerez par vous-même. Suite Benestrim LDOF 20 ans pour courir 10 ans mètres de quelle course on parle. La redifa dont on parle la course dont on parle c'est la course au gagne pas. Et là, désolé, maître de la michna nous disent qu'on soit bien clair. Tu dois te poser la question suivante. Est-ce que tu as besoin de savoir de quoi tu vas vivre avant de construire une vie de famille ? La réponse clairement, elle est non. Non. Non. C'est-à-dire que ne crée pas le désir d'un cadre. Parce que le cadre, tu peux toujours l'élargir. J'ai pas de quoi si on se marie payer un mariage à 150000 €. Je n'ai pas de quoi si on se marie avoir déjà un quatre pièces cuisine, salle de bain, femme de ménage et partir en vacances. Je ne gagne pas assez encore pour être totalement complètement indépendant. Je ne veux pas quand je me marie dépendre d'une quelconque manière de mon conjoint. Ça peut aller très loin cette histoire. Mais je te dis qu'on soit bien clair, te pose pas la question de quoi tu vas gagner, comment tu vas la gagner. C'est sûr que tu vas la gagner. Tu vas en train de faire des études et plus que ça si tu fais tes études, c'est que tu vas avoir une profession. En tout cas, on l'espère. En deux mots, le concept du mariage est fondamental. et il est celui qui doit précéder la préoccupation de la parlass de savoir comment tu vas gagner ta vie. Pourquoi ? Parce que si tu commences par ça, et bien il y aura pas de limite. C'est intéressant de savoir à quel moment de ma vie je me situe dans ma tête. C'est-à-dire, est-ce que je considère que aujourd'hui, j'ai besoin de trois petits points pour construire ou est-ce que je considère que je veux construire et on fera avec ce que l'on a et les choses se construiront ? Si j'avais attendu de gagner ma vie avant de me marier, j'aurais sans doute pas rencontré mon épouse. Surtout que je faisais partie de ces individus que l'on appelle aujourd'hui parasites de la société. qui avait décidé avec évidemment le plein accord de mon épouse de consacrer encore quelques quelques années à l'étude de la Torah. Tu fais quoi ? Alors évidemment, ça veut pas dire pour autant qu'on ne doit pas y penser. Mais ce qui est intéressant, c'est cette michna nous amène à redonner aux choses la place et l'importance qu'elles doivent avoir. Que tu dis "J'ai envie d'avoir un métier et je comprends mais tu viens de la rencontrer. Non mais pas avant 3 ans. Marie et toi ? Non mais comment on va faire ? Dans l'immense dans l'immense majorité des cas, il y a de la famille, il y a des parents et puis tu as le droit de vie dans un deux pièces en prochement lieu parisienne tout ira bien. Tout ira bien tout ira bien je te garantis. Alors bien sûr si fait en fait sorte que ça soit dans six pièces dans les quartiers du triangle d'or, fais-toi plaisir. Même si je suis pas sûr que c'est une bonne chose au début en tout cas ce qui est sûr mais c'est intéressant. C'est-à-dire l'idée de cette michna, c'est de savoir dans notre tête être clair parce que si tu es pas clair, alors tu peux pas construire. Donc quand on va nous dire benf parce qu'en plus à 20 ans tu peux courir et c'est le moment en effet où où tu vas courir, d'accord ? Et c'est pas simple, mais quelque part, tu sais pourquoi tu cours. Tu sais pourquoi tu cours, tu sais tu sais pourquoi tu cours ? Tu sais tu courant ? Parce que si tu sais pour pas si tu sais pas pourquoi tu cours et tu gagnes de l'argent, il est là pour ton argent, il sert à quoi ? Savez pour vivre en cible surtout si vous voulez jouer tangi, c'est pas très compliqué. pas très compliqué. Tu as pas besoin de beaucoup, c'est très facile. C'est intéressant parce que on est en train ici de nous dire qu'il faut à un moment dans notre vie savoir que notre course pour la parnassa n'a de sens que parce qu'elle est là pour faire exister une histoire. Ça veut dire qu'il n'y a pas ma profession et mon histoire de famille. Ma profession n'a de sens que dans la mesure où elle me permet de gagner ma vie pour pouvoir construire ma famille. Si tenta que j'en ai une, autant qu'elle soit sympathique, agréable, épanouissante, intellectuellement parlant passionnante. C'est sûr. La michna nous dit le monde la michna la fin de massin dit le monde a besoin, l'univers a besoin de tanneur et de parfumeur. Heureux celui qui apprend à son fils à être parfumeur. Si déjà si je veux être dans le monde des odeurs, je préfère les odeurs de la parfumerie que les odeurs de la tannerie évidemment. C'est-à-dire que le choix parce qu'il est à la base utilitaire n'exclut pas l'idée de quelque chose qui fait sens, qui me nourrit, qui est agréable, dans lequel je me retrouve. Évidemment. Évidemment. Et ça c'est ce que la Mustam. Après Benchlosim la coar, on nous dit que 30 ans c'est l'âge de la force. De manière générale, les grandes vedettes du sport pensent plus à leur retraite vers l'âge de 30 ans. Parfois certaines un peu plus, d'autres un peu moins. Donc la question elle est de savoir qu'est-ce que ça veut dire la corps ? Notion de la force. La force est en toi. C'est quoi cette notion de corps ? Est-ce qu'il s'agit d'une musculature ? Évidemment que non. Corre en vérité, c'est la capacité d'être dans la continuité de l'effort à l'intérieur d'un système qui ne me nourrira peut-être pas de la même manière telle que je l'aurais imaginé. C'est quoi que c'est quoi cette notion de koar ? Le cocer cette force qui est là et qui n'a de sens que dans la mesure où elle a besoin d'être utilisé. Qu'est-ce qu'on est en train de nous dire ? Qu'à 30 ans, tu as besoin de force. C'est-à-dire, tu as besoin de quelque chose qui va te permettre d'être dans la continuité de ce que tu as mis en place parce que ça va demander des efforts, parce qu'une famille ça demande des efforts, parce qu'un travail ça demande des efforts. C'est-à-dire que le passage d'après, c'est cette capacité que l'on a de se dire il me faut de la force pour assumer mon couple de la plus belle manière, assumer les enfants de la plus belle manière, assumer la nécessité de nourrir notre famille à un ou à deux. D'accord. Alors évidemment c'est ces notions là, on est peut-être pas dans une étape de vie mais dans une réflexion sur est-ce que j'ai travaillé sur cela ? C'est-à-dire est-ce que je suis prêt à comprendre qu'à un moment il va falloir que j'utilise une force pour être dans la continuité de quelque chose que j'ai mis en place traduit de manière différente ? Est-ce que dans ma tête, j'accepte l'idée de la difficulté comme étant un élément qui sera de toute façon présent dans mon existence ? Où suis-je dans un système dans lequel la difficulté sera le prétexte qui me permettra de me lever, de repartir en arrière ? Ça c'est la question qu'il faut se poser. Et donc on n'est pas ici nécessairement dans une étape de vie dans le sens vie étape, mais est-ce que cette dimension là je l'ai construite ou je l'ai imaginé ou est-ce que je l'ai inscrite à l'intérieur de moi-même ? Et c'est vrai que vous allez constater que beaucoup de personnes n'ont pas de force. Et à quoi vous le voyez ? C'est la capacité qu'elles ont d'abandonner, l'histoire qu'elles ont mis en place dès lors que celle-ci exige cette notion d'effort. On voudrait que les choses se passent toujours de la manière dont elles ont eu lieu au début. Non, les yeux dans les yeux. Va demander des efforts un peu plus tard. La parnassa te demandera un moment de t'investir. Les enfants, c'est fatiguant, c'est un bonheur mais parfois un dur bonheur. D'accord. Ben c'est intéressant parce que ça nous permet de de nous dire est-ce qu'à 20 30 40 50 ans ou 60 ans, ces notionsl sont présentes chez moi ? C'est-à-dire est-ce que j'ai franchi dans ma tête ces étapes ? Est-ce que dans ma tête ces notions là elles sont présentes ? À partir de là, si on a réussi à mettre ça en place, si on a réussi à élaborer ça, alors maintenant on est dans dans une vie qui est en train de se construire. C'est-à-dire que là, on a posé les fondamentaux de ce qui permettra par la suite aux choses de continuer et de se développer. Je répète, c'est fondamentaux, c'est cette indépendance, c'est cette capacité un moment de réfléchir par soi-même, cette capacité de savoir faire le choix de ce à quoi je vais me soumettre. Cette capacité de s'inscrire à l'intérieur d'un monde de relation dans lequel j'accepte que la présence de l'autre sera un élément auquel je devrais me soumettre dans le sens où je devrais l'intégrer à l'intérieur de mes choix de vie. et par la suite commencer à m'inscrire dans le monde du travail, non point parce qu'il il définit une valeur, mais parce qu'il est une nécessité. D'accord ? Et dans cette nécessité, je choisis quelque chose qui a du sens, quelque chose qui me nourrit, quelque chose qui peut faire progresser mon histoire, l'histoire de l'humanité, ce que vous voulez sans aucune ambiguité. À partir de là, Benchlosim, d'accord ? Est-ce que je suis capable maintenant de travailler sur cette nécessité de l'effort qui va me demander des énergies face un quotidien qui ne sera pas toujours le plus simple sans être dramatique ? Évidemment parce que quand vous devez vous lever le matin après avoir passé une nuit grâce à Dieu entre un enfant qui voulait son biberon, l'autre qui vous a fait une petite gastro, le troisième et cetera et qu'il fallait travailler tous les deux et les amener et cetera, c'est sympa. Je vous parle de ce que j'ai pu vivre, d'accord ? Mais grâce à Dieu, 30 ans 40 ans, c'est détente quoi. Mais si aujourd'hui, je regarde ça physiquement parlant, c'est un peu plus complexe. On peut le faire une semaine histoire de rendre service aux enfants mais clairement voilà corps. Après, tu as mis ça en place, ces fondamentaux sont présents dans ta vie. Maintenant, on passe à autre chose. Et cette autre chose à laquelle on va passer la B. On va arriver à 50 ans la B. Bina, c'est quoi ? Pardon ? 40 ans, je je te prenais dit merci de m'avoir. J'avais un prof qui disait c'était pour voir si vous suiviez [rires] la bina 40 ans. Bina bina c'est quoi ? C'est l'esprit de discernement. Ça veut dire que avant, je t'en supplie, arrête tes analyses à 2 francs 50 de la l'univers dans lequel tu te trouves. C'est seulement quand tu as réussi à installer ces notions là chez toi que tu sais capable de voir les choses de manière juste. Bina, c'est quoi ? C'est discerné. Ça sert à quoi de discerner ? Discerner les choses, c'est de savoir quelle distinction il y a entre différentes choses et donc connaître la valeur et l'importance de chaque chose. Qu'est-ce qui est sacré ? Qu'est-ce qui est profane ? C'est quoi Israël ? C'est quoi les nations ? C'est quoi le jour ? C'est quoi la nuit ? C'est-à-dire que maintenant qu'on a mis en place, alors on arrive à l'époque dans laquelle on va être capable de savoir sur quoi on doit se concentrer. Tu as 40 ans, c'est sympa le foot. Mais dans l'économie d'une vie, avoir pris tellement de temps pour voir 22 bonhommes courir derrière la même balle, c'est un peu dommage. Tu as le droit de te faire plaisir. Le bin, le discernement, qu'est-ce qui est vraiment important ? Il y a des gens comme ont pas franchi, des personnes comme pas franchi les étapes précédentes, voir même la première n'a jamais été franchie. Donc, il peuvent pas se poser la question de savoir mais quelle est la valeur de la chose ? On est en train de fantasmer sur euh les vacances dans l'hôtel 7 étoiles alors que le 6 75 c'est parfait. Bina, c'est la raison pour laquelle après tu ne peux commencer à donner des conseils qu'à partir du moment où tu as su développer cette notion chez toi. Je constaterai que on ne peut pas être à l'écoute d'une parole chez qui on va demander conseil si cette personne n'a pas développé cette dimension chez elle. Ça veut dire qu'à un moment dans ta vie, tu dois comprendre que tu es une responsabilité, mais tu ne pourras l'assumer que dans la mesure où tu as su construire les étapes précédentes. C'est qu'on attend de toi 50 ans les conseils. On attend que à une période de ta vie, ça peut être 42, ça peut être 38, ça peut être 53. On n'est plus ici dans l'âge en tant que tel. On est dans le concept de la période. Il y a un moment dans ta vie dans laquelle quelqu'un va devoir te dire va te dire qu'est-ce que tu en penses ? Et pour dire ce que tu en penses, pour donner un conseil, c'est-à-dire pour lui proposer un regard, ça se prépare, ça se prépare. On a connu dans nos générations des gens géniaux dans le monde des affaires, des catastrophes au niveau humain parce que les premières étapes n'ont jamais été franchies. Parce que l'idée de me soumettre à quelque chose d'autre que moi-même n'était pas présente. Parce que la question de se dire "Mais machtana que j'ai 100 ou 150 millions dans mon compte, d'avoir 300, 500 ou 1000 magasins, ça change quoi à ma vie ? Est-ce que c'est pour ça qu'il faut s'investir ? vraiment. Est-ce que je dois être capable de mettre de côté l'éternité pour pouvoir me consacrer aux futilités ? L'éternité de la Torah, l'éternité du shabbat, l'éternité du peuple d'Israël. Quelle est l'importance que ça représente au regard d'avoir un Y de plus qui de toute façon se trouvera toujours en concurrence avec celui qui en a un supplément un plus grand ? Notion. Et après Znaumer le fait que l'on a maintenant une sagesse. Znaquis une expérience 60 ans a une vraie expérience. Sava c'est quoi ? C'est le moment dans lequel tu es entre guillemets vieux. Mais on va app tout de suite 80 la force. Faut savoir quoi c'est on part en arrière. Je vous prie de m'excuser. On part en arrière. Pas du tout. Ça va c'est quoi ? C'est plus 20 ans mon frère. La gma nous dit qu'il y en a un que Dieu n'aime pas trop. C'est celui [rires] qui a 70 ans est toujours préoccupé par ses pulsions. Celui qui a 70 ans pense que c'est encore un beau jeune homme sympathique qui sera contemplé par tout le monde et qui a besoin de se faire vivre comme laisse tomber. Bien sûr si tuas vie de coupe, tu vis ta vie et aucun problème. Ça va, ça y est. Next. Mais c'est pas problème quel âge quel âge ? C'est pour ça qu'on dit après 80 ans c'est la force. Gibor c'est quoi Gibor c'esto gib l'homme gib à maîtriser la totalité de ses forces de ses instincts. Et pourquoi on en parle à 80 ans ? Parce qu'à 80 ans, c'est une des batailles les plus compliquées. C'està-dire la bataille d'après. C'est quoi ? C'est la bataille pour ce qui vient de devenir important pour toi. Ton image, ton ego, les honneurs qu'on te doit, le respect, ta place, les carrés VIP. La gvoura, c'est quoi ? c'est d'être suffisamment construit à l'intérieur de toi pour ne pas avoir besoin d'éléments extérieurs pour te sentir exister parce que jusqu'à présent tu avais l'impression d'exister parce que tu étais en train de construire, de faire, d'élaborer, de mettre tata, donc tu faisais des choses. Là maintenant, ça y est, tu es plus là pour être contemplé comme étant euh le beau gosse ou la belle fille du coin, on est d'accord ? Alors où j'existe ? C'est l'envoy existe vraiment cette michna, elle nous ouvre au fond une réflexion passionnante. C'est de voir que ces différentes étapes, on peut les mettre en place beaucoup plus rapidement que 50, 20, 30. On va pas tout franchir à 20 évidemment, mais comprendre que ce sont les éléments que l'on se doit d'installer dans notre vie. Il y a à nous de savoir à quel moment de ma vie je suis. Est-ce que je suis déjà celui qui a dépassé l'âge de 5 ans alors que j'ai 25 ans ? Est-ce que je suis qui a déjà dépassé l'âge de 13 ans alors que j'en ai 30 ? Est-ce que je suis celui qui a dépassé l'âge de 20 ans alors que j'en ai 40 ? J'ai toujours pas compris c'est quoi la fonction de la du travail. Est-ce que je suis celui qui face aux difficultés repart en arrière de manière constante ne cherche que les solutions de facilité ? Ça s'appelle parfois des substances. Comment ça a des hommes à 50 ans, il se prent à la coque. Qu'est-ce qui se passe Il est où ton ? Elle est où ta force ? Ah c'est compliqué la vie le business et donc person c'est ça ça peut l'être. C'est un manque de force. Je les juge pas. Je suis pas leur place. Je connais pas leur histoire. Je connais pas leur éducation. Je connais pas les traumas qu'ils ont vécu. Je rentrerai jamais dans un jugement. Mais je te pose la question. La notion du corps, c'est ça. Ne va pas vers des éléments qui t'empêcheront de te confronter, de lutter et de grandir. Et après, accepte que tu es dépositaire maintenant de d'une véritable sagesse. Accepte que tu as 70 ans et que à 70 ans on court moins vite. On court moins vite. Tuas un corps qui n'est plus le même. Tu as 70 ans monsieur. Tu as 70 ans madame. C'est terminé la robe la main rouge. C'est fini. C'est dommage. C'est plus le moment. C'est plus le moment. C'est plus toi. Chemon. Et là véritablement on voit où est cette puissance cette force de quelqu'un qui parce qu'il s'est construit n'a pas besoin justement d'être dans des choses extérieures à lui pour pouvoir avancer construire son histoire. 90 ans, c'est le moment de la prière. On prie depuis qu'on est enfant. C'estement dans lequel on prie pour qui ? Tu sais que un jour tu vas partir 90 ans on se rapproche quand même de 120. Tu pries pour qui ? C'est le moment dans lequel on prie vraiment pour les autres. Toute notre vie, on doit prier pour nous et pour les autres. Mais c'est un moment de vie dans lequel tu pries encore plus pour les autres. C'est-à-dire, il y a un moment dans lequel on te rappelle que ce qui va être important, c'est ce que tu laisses. C'est de donner à ceux qui vont rester derrière toi les possibilités de construire une histoire. il y a 100 ans, ça y est, tu peux vivre encore évidemment, mais tu développes, tu raffines ce qui a été. Alors, évidemment que comme je l'ai dit, on peut arriver à 30 ans et déjà voir déjà être à l'étape de 50 ans. Ce qui serait dommage, c'est d'être à 60 ans et de ne pas avoir encore réussi. à dépasser l'étape de 5 ans. Voilà les questions qu'on se doit de se poser et à partir des constats que l'on va faire savoir quels sont les points qui vont être nos zones de progression pour franchir véritablement ces véritables étapes que la Torah nous propose. Yeah.