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Le temps de la délivrance - Rav Elie Lemmel

Le temps de la délivrance - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Emouna
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Vayikra. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Le temps de la délivrance" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Pourquoi est-il si difficile de quitter une zone de confort, même si elle est limitante ? - Comment orienter sa volonté vers quelque chose de plus grand que le confort personnel ? - Que signifie vraiment la "gueoula" (délivrance) dans la Torah, au-delà de l’exil physique ou de la souffrance ? - Quelles sont les raisons réelles qui freinent une décision ou une rencontre ? - Quelle est la vraie nature du temps dans la perspective spirituelle : passé, présent, futur ? - Pourquoi a-t-on du mal à s’engager dans une relation ou un projet sans garantie de réussite ? - L’énergie personnelle est-elle orientée de façon consciente vers une construction cohérente, ou dispersée dans la gestion du présent immédiat ? - Peut-on désirer un absolu que l’on ne peut pas encore imaginer ? - Pourquoi 4/5 du peuple d’Israël n’ont-ils pas voulu sortir d’Égypte malgré les miracles ? - Un choix ou un changement est-il motivé par une fuite d’un inconfort ou par une aspiration profonde vers un idéal ? - Quels schémas du passé influencent la perception de ce que doit être une relation, un engagement ou une réussite, et empêchent de vivre une expérience nouvelle ? - Pourquoi le Shabbat est-il central dans l’expérience de la délivrance ? - Quelle place a la volonté humaine dans l’orientation vers un idéal ou une délivrance ? - Que signifie "servir Dieu sur cette montagne" (Exode 3:12) et en quoi cela redéfinit la sortie d’Égypte ? - Pourquoi l’homme a-t-il tendance à projeter l’avenir à partir de son passé, et non à construire du neuf ? - Comment retrouver le goût d’un absolu dans un monde saturé de stimulations ? - Pourquoi Rabbi Naḥman insiste sur le pouvoir de construire autant que celui de détruire ? - La conscience de la finitude empêche-t-elle ou favorise-t-elle l’accès à l’infini ? - Comment développer une aspiration profonde à un projet de vie élevé, sans être motivé par le mal-être ? - Le plaisir peut-il être un frein à l’élévation ? - Pourquoi l’individu court-il plus facilement vers ce qu’il connaît que vers ce qu’il ignore ? - Peut-on aimer ce qu’on ne comprend pas encore ? - Comment le Shabbat permet-il une reconnexion à soi et à l’essentiel ? - Les objectifs poursuivis nourrissent-ils un besoin profond ou répondent-ils à un apaisement immédiat ? - ... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr Le le thème qu'on va essayer de développer en ensemble ce soir, pardonnez-moi, a été intitulé le temps de la délivrance. Alors, l'intérêt d'un titre pareil, c'est que il y a deux concepts à l'intérieur. Le premier c'est celui du temps. Le second c'est celui de la délivrance. Donc, je pourrais décorréer les deux, réfléchir avec vous c'est quoi le concept du temps et puis après réfléchir avec vous sur quoi c'est la délivrance et voir si on peut créer le lien. Je vais pas commencer par là mais on va évidemment y arriver. Alors, je vais tout d'abord démarrer sur le second terme qui est là, qui est celui donc de délivrance. C'est quoi cette notion de délivrance ? En hébreu, le terme délivré, la délivrance de manière générale se traduit par guoua. D'accord ? Quelqu'un qui est guou là, c'est la délivrance. On va dire le soir du Sé le soir de Tessar nous allons exprimer à travers des mots une prière dans laquelle on va parler de celui qui nous a délivré. Très bien. C'est super. On sait comment ça se dit en hébreu mais quelque part on sait toujours pas qu'est-ce que ça veut dire réellement être délivré. On va essayer de réaliser que le concept de Goula n'est pas véritablement inscrit dans la Torah à propos d'une délivrance exclusivement par rapport à un asservissement tel qu'on a pu le retrouver en Égypte. On va retrouver ça plus tard. Lorsque la Torah nous parle de quelqu'un qui à un moment décidé de se vendre pour pouvoir euh être esclave, on va dire, chez quelqu'un parce qu'il n'a pas les moyens de vivre, l'esclave ici en l'occurrence, c'est un employé. Là, on va voir qu'il peut se délivrer lui-même. On va voir que une personne qui vend un chant qui appartient à son héritage, et bien on va parler de guoula, c'est-à-dire de libération du champ si quelqu'un de sa famille le rachète pour le réinscrire à l'intérieur de l'héritage. Le concept de délivrance n'est pas nécessairement lié à l'idée d'un asservissement dans sa dimension lourde, mais c'est beaucoup plus retirer quelque chose d'un lieu dans lequel dans l'absolu elle n'aurait pas à être mais dans laquelle elle se trouve. On le voit donc pour celui qui a décidé de se vendre. Il a fait de son plein gré. il a reçu de l'argent, il va être comme un employé. Donc a priori, il y a pas de problème. C'est quelqu'un voilà qui a décidé. Seulement Torah nous dit que de par le fait que ça soit une situation qui l'a amené à mettre cela en place dans l'absolu, ce n'est pas véritablement ce qu'il aurait désiré. C'est-à-dire que cette personne-là, elle est rentrée dans un univers dans lequel elle n'est pas nécessairement dans un état de souffrance, dans lequel elle n'est pas nécessairement dans un monde dans lequel elle est dans un mal-être quelconque. Mais il y a une situation qui l'a amené à faire un choix de s'inscrire à l'intérieur d'un univers dans lequel elle se retrouve maintenant. De la même manière, celui qui vend un champ qui appartient à son héritage, et bien il y a une situation qui l'a amené à le faire parce que sinon on ne peut pas en effet vendre quelque chose qui appartenait à notre héritage. Et on va voir que on va mettre au même niveau la délivrance d'Égypte, c'est-à-dire qu'on se retrouve dans un univers dans lequel a priori nous ne sommes pas censés être. La notion de délivrance donc serait de s'extraire d'une situation dans laquelle nous sommes capables de dire que ce n'est pas ça qui devrait être la situation dans lequelle nous sommes censés être. Lorsque l'on parle de délivrance au niveau du peuple d'Israël, ça va être exactement le même principe, c'est-à-dire s'extraire d'une situation dans laquelle a priori nous n'avons pas de raison d'être. Or, regardez, si on mettait de côté un tout petit peu la problématique de l'antisémitisme, si on se projette en France dans les années, on va dire 70 60 70 dans lesquels l'antisémitisme était ultra résiduel, voire même quasiment inexistant, en tout cas n'était pas visible. un univers dans lequel les communautés se reconstruisaient, dans lequel, ne serait-ce même qu'au niveau financier, les juifs retrouvaient énormément de choses. Quelque part, est-ce qu'on aurait pu parler à ce moment-là de délivrance ? Non, on est bien. Alors oui, il y a peut-être une aspiration, aller en Israël, une aspiration à ce que vous voulez, mais être délivré de quoi ? C'est vrai que lorsque l'on vit une situation difficile, lorsque l'on vit une situation dans laquelle il y a une forme de souffrance, alors nous voulons être délivré parce que il y a quelque chose qui objectivement nous pose problème. Mais comme on l'a vu en vérité, c'est pas de ça dont il s'agit. Il y a la situation telle qu'elle devrait être et la situation que l'on vit. On ne peut pas parler de délivrance si on n' pas clairement en tête la situation qui devrait être dans l'absolu. Et donc avant de parler du temps de la délivrance, il va falloir d'abord réfléchir ensemble est-ce que nous sommes prêts à imaginer ce qui est censé être l'absolu de notre vie au niveau individuel et l'absolu de la vie du peuple d'Israël au niveau collectif ? Tant que je n'ai pas imaginé cet absolu, je ne peux pas parler réellement de délivrance parce que la délivrance sera beaucoup plus pour moi une manière de m'extraire d'une difficulté dans laquelle je me trouve et de laquelle je veux m'échapper. Vous constaterez que en Égypte 4/5 des enfants d'Israël ne sortent pas. Pourquoi ? Pourquoi ils ne veulent pas être délivrés ? parce qu'ils sont déjà dans une situation qui n'est plus une situation de souffrance parce que dès le moment où les pl commence à se mettre en place, il n'y a plus d'asservissement, il n'y a plus d'état de souffrance. Puisqu'il n'y a plus d'asservissement, puisqu'il n'y a plus d'état de souffrance, donc être libéré de quoi ? de rien. Donc à partir de là, autant rester. À partir de là, aucune raison de quitter. Or, il serait dommage que ça soit la souffrance qui soit à l'origine de nos mouvements. Parce que ce mouvement n'est pas un mouvement vert, mais une extraction de quelque chose. Je m'échappe d'une réalité et en m'échappant, je vais me retrouver ailleurs. Mais quelque part, je m'extrait de quelque chose. Mais en vérité, il n'y a pas cette notion d'aller vers quelque chose. preuve, c'est que si l'élément qui est à l'origine de ce désir de mouvement disparaît, s'il s'atténue, voire même si j'arrive à composer avec lui, alors dans ce cas-là, je ne vois pas la nécessité d'être dans une délivrance quelconque, dans une guou là, telle qu'on la conçoit aujourd'hui. Je vais être délivré de mes démons. Je vais être délivré de mes angoisses. Je vais délivrer de mes peurs. Je vais délivrer situation. Traduction. Je veux que l'élément qui me pose problème disparaisse. Mais s'il disparaît, suis-je véritablement là où je suis censé être ? Ce qui est très intéressant, c'est qu'à partir de là, on pourrait imaginer que nous sommes dans un monde dans lequel la situation dans laquelle nous sommes censés être, c'est une situation qui ne nous pousse pas à avoir envie d'en partir. Pourquoi ? Parce qu'elle correspond soit nos attentes, soit nos fantasmes, à ce que vous voulez. Donc cette situation ne générant pas chez moi mon désir de la quitter, a priori là où je suis censé être dès le moment où je désire la quitter, c'est que nécessairement elle ne me nourrit plus, elle ne m'apporte plus. Et donc, j'espère que c'est dans un ailleur que je vais trouver quelque chose qui a été là et que je ne trouve plus mais qui va peut-être se retrouver ailleurs. C'est pour ça qu'il y en a certains qui switchent dans leur vie amoureuse parce que je veux retrouver quelque chose qui n'est plus mais comme ce n'est plus présent là où je me trouve, donc ça va peut-être être ailleurs que je vais le trouver. Mais en vérité, je veux retrouver ailleurs ce qui a déjà été. Mais ce qui a déjà été des temps plus véritablement présent, donc il faut que j'aille le découvrir. Donc j'ai l'impression que je suis dans un mouvement. En vérité, je suis dans quelque chose de totalement immobile. On va peut-être dans quelques instants mieux comprendre pourquoi le mot temps est présent ici. Quelle religion ? Pour la Torah, la notion de délivrance n'existe que dans la mesure où j'ai cette capacité à réfléchir sur ce qui est censé être l'absolu de ma vie. C'est-à-dire c'est quoi véritablement, pardonnez-moi d'utiliser ce terme, une forme de nirvana absolue, mais qui m'est proposé par quelque chose d'autre que mon fantasme et que par mon désir. C'est-à-dire que je ne peux pas accéder à cette dimension si j'imagine ce que devrait être mon futur à travers un désir d'expérience qui au fond vont être un lieu de plaisir ou de bien-être. On va donc maintenant un tout petit peu plus rentrer dans notre sujet. La délivrance c'est quoi ? Moi, je vais vous décrire quelque chose. La délivrance du peuple d'Israël. Je suis sûr que dans l'imaginaire de beaucoup de personnes, la délivrance finale, le temps de la délivrance, c'est en Israël, dans la quiétude, sur les plages, détente, sans problèmes, sans pression, sans difficulté aucune. Non. Le temps de la délivrance, c'est à nouveau le temple. C'est l'univers des offrandes. C'est un monde dans lequel et bien en effet, il y aura de nouveau un rapport à la loi qui sera très clair. Un univers dans lequel Shabbat ne sera plus une option. Un univers dans lequel la relation à la nourriture sera telle que la Tor préconisme. Un univers dans lequel on ne verra plus tout et n'importe quoi. Un monde dans lequel on donnera de la valeur avant tout au savoir et à l'étude. Et c'est vrai que imaginer c'est un nom. Ah non. Si c'est ça, je suis peut-être pas sûr. C'est-à-dire que si le maschiar nous donnait son projet, son projet de gouvernement, d'accord, comme font tous ceux qui sont candidats, ils nous présentent leur projet et nous disent voilà ce que va être la société lorsque je serai élu. Mais je vous présente le projet du Messie de la délivrance. Il y a de fortes chances qu'on ait pas envie de voter pour. Il y a de fortes chances qu'on ait pas envie de voter pour. En tout cas, on prendra qu'une fraction, celle dans laquelle on est tranquille, serein, dans lequel il y a plus d'antisémitisme et cetera. Mais pour le reste, si ça vous dérange pas, faites comme tous les hommes politiques. Promettez beaucoup mais ne gardez qu'une partie. Non, c'est tout. On ne peut pas être dans un univers de délivrance. Si on n' pas défini d'abord ce que devait être l'absolu de notre vie. Or le texte à ce n est très clair. Le texte de la Torah nous dit Adam l'être humain est né pour le pour la notion d'effort pour quel effort clair clairement le pour l'effort dans le développement de la Torah. C'est-à-dire que c'est pour cela qu'on est censé être dans ce monde. La manière dont ça va s'exprimer de manière concrète dans le quotidien de chacun sera peut-être légèrement différente. Mais c'est ça qui est au cœur. Waouh ! C'est chaud. Est-ce qu'on est vraiment prêt à ça ? Comment est-ce qu'on arrive à inscrire ça à l'intérieur de nous ? Quand on voit que 4/5 des enfants d'Israël qui voit toutes les plées, donc c'est-à-dire une forme de révélation plutôt révélante, d'accord ? Ils disent non, ça ira, ça ira. C'est-à-dire que le Messie vient, on dit "Non mais c'est super sympa, vous pouvez partir en Israël, on va rester tranquillement en France, on va être ambassadeur d'Israël en France. C'est très bien. Le temps de la délivrance donc va commencer par la capacité d'imaginer quelque chose que nous n' peut-être pas envie de vivre aujourd'hui, c'est-à-dire d'un moment de vie dans lequel la Tor est au centre. Elle n'est pas ce que j'appellerai une TVA, une Torah en valeur ajoutée. Elle est au cœur de l'identité. Alors évidemment notre difficulté c'est qu'on veut tout de suite le traduire en pratique. Vous savez, si moi demain on me dit voilà écoute ta mission c'est tout simplement d'être au service de quelqu'un, de répondre à ses besoins et à ses attentes queles que soient les heures du jour et de la nuit. N'espère pas de cette personne un quelconque remerciement. Cette personne ne se donnera parfois même pas la peine et dans l'immense majorité des fois te ne dira même pas ce qu'elle a besoin. Ça sera à toi de le deviner. Tu seras pas payé. Ça sera même toi de payer toutes tous ses besoins, tout ce qu'elle te demande et tu dois être super heureux. Vous me dites, vous êtes gentil mais non. Il y a un détail que je vous ai pas donné, c'est que cette personne ça s'appelle votre enfant. Et alors là, on y va avec joie. Et s'il est pas encore là, on espère qu'il vienne. Celui auquel devant lequel on va se mettre complètement à son service, dans lequel nous n'aurons pas reconnaissance, qui ne nous exprimera même pas de manière claire ses besoins. Pourquoi ? parce que c'est quelque chose auquel on aspire, on aspire profondément à ça. Cette aspiration profonde fait que on a aucune difficulté à s'inscrire dans quelque chose ici, je vous le décris comme je viens de vous le décrire, nous donne qu'une envie, c'est de nous lever et de fuir. Pourquoi ? Parce qu'au plus profond de nous-mêmes, nous avons conscience que dans la mesure où c'est quelque chose que nous pouvons faire advenir, nous voulons profondément que cet élément soit là. Ce qui est très intéressant, c'est qu'il y a un verset qui est bouleversant dans lequel Dieu s'adresse à ceux qui n'ont pas d'enfant qui car Dieu s'adresse à ceux qui ne peuvent avoir d'enfants. qui garderont ma Torah. Je leur donnerai dans ma maison et dans mes murailles dit Dieu, Yad une main Vachem et un an. Tov qui sera bonbanim, pas mieux mais bon à l'image d'enfant. Qu'est-ce qu'on est en train de dire ? C'est-à-dire que on ne parle pas juste à celui ou à celle qui n'a pas d'enfant. On est en train de nous dire que ce qu'on appelle y vaem et bien c'est quelque chose qui a la même dimension que l'enfant. C'est quoi ? Il y a des chemularité et à ton projet parce que le nom on l'avait vu, c'est les mêmes lettres que le mot cham qui veut dire là-bas. C'est-à-dire, j'ai quelque chose vers lequel je dois tendre. Il y a quelque chose que je dois atteindre. Et la notion de y, on l'avait déjà vu souvent, la main nous renvoie la dimension du dépassement puisque le mot y main, si vous le mettez à l'envers, ça fait le mot daï qui veut dire ça suffit. C'est-à-dire que de la même manière que dans ta relation à l'enfant pour toi, il y a une forme d'évidence qui est présente malgré la complexité de ce que ça représente. Tu dois être capable de mettre la même chose en place dans ton existence dès lors que tu t'interroges sur ta singularité et vers où tu dois tendre et savoir que ça ne passe qu'à travers le dépassement, c'est-à-dire de quelque chose qui n'est pas là juste pour te satisfaire mais quelque chose que tu te dois de réaliser. Et le texte nous dit ça passe à travers quoi ? à travers ceux qui justement seront capables de garder la Torah et le shabbat. C'est-à-dire qu'il faut être capable d'imaginer que c'est là véritablement où se situe l'absolu de mon existence et que c'est là véritablement où je vais trouver réellement mon équilibre, mon bonheur et tout ce qui va me nourrir réellement. On ne peut aller vers cette délivrance que dans la mesure où cette dimension là, elle est claire pour nous. Si elle n'est pas claire, alors on ne peut pas s'extraire d'une réalité, sauf si celle-ci nous pose problème. C'est la raison pour laquelle nous sommes dans un univers dans lequel on a tellement de possibilités de vivre des expériences de plaisir pour ne pas nous laisser la possibilité d'imaginer ce que voudrait être cet absolu. Qu'est-ce qui fait que il y a eu des époques dans lesquelles et bien le peuple d'Israël était rempli de savoir et de connaissance ? C'est que l'expérience des plaisirs était tellement limitée. Ce qu'offrait l'existence au quotidien en dehors d'une vie de famille et d'autres choses n'était quasiment pas important. Alors, on avait beaucoup plus facile à se tourner vers quelque chose qui était un absolu. Mais comme aujourd'hui, nous sommes proche de de ce qu'on appelle de la délivrance, il faut qu'on ne puisse pas imaginer ce que serait véritablement ce temps de délivrance. Il faut pas qu'on puisse l'imaginer. Pour ne pas l'imaginer, il faut nous noyer dans une réalité du ici et de maintenant. Et c'est là où en effet va se situer le premier enjeu. Le premier enjeu ça vait de savoir est-ce que je me donne cette liberté d'imaginer ce que pourrait être délivrance dans un monde dans lequel pour moi je ne quitterai mon lieu que dans la mesure où je ne vis plus une expérience de plaisir ou alors qu'il y a une expérience de souffrance et de déplaisir. Comment est-ce qu'on peut le vivre ? Justement, nous réinscrivant dans l'élément qui est au cœur du temps. Et cet élément, c'est lequel ? C'est le shabbat. Le shabbat, c'est le lieu dans lequel je ne me désinscris pas de la réalité du monde, mais je vis l'expérience d'un plaisir radicalement. C'est un lieu dans lequel je peux imaginer cet absolu. Pourquoi ? Parce que je suis dans un monde dans lequel je vais consommer. Je vais manger, je vais boire. Donc c'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui va me nourrir physiologiquement. Mais au-delà de cette expérience, il y a la découverte d'une nouvelle que je peux désirer maintenant avoir envie de rejoindre. C'est-à-dire que au fond, on nous a donné la possibilité de vivre l'expérience de ce que veut dire réellement cette délivrance à travers l'expérience du Parce que le shabbat, il y a la foi ne nous oblige pas à nous désinscrire d'une réalité physique puisque nous sommes dans des moments de consommation, mais nous permet de découvrir une dimension nouvelle que nous pouvons ignorer et quelque part nous limite et nous empêche d'accéder à la multiplicité de propositions qui nous sont faites pour redécouvrir quelque chose qui ne sera pas altéré par le bruit, les lumières et les propositions que les sociétés nous font au quotidien. En deux mots, on éteint les lumières, on fait terire les flanflons de la fête foraine pour redécouvrir une lumière qui était cachée par justement toutes ces autres lumières qui nous attirent. Et c'est là où en effet on va pouvoir maintenant rentrer dans le temps de la délivrance. J'ose espérer que je suis clair. Et évidemment, c'est la raison pour laquelle hasht dans ce fameux texte du yadem, on parle de celui qui va garder le shabbat parce que c'est le shabbat qui te permet d'imaginer quelque chose qui a priori n'est pas imaginable. Comme ce bébé, tant que tu n'as pas vécu cette expérience, tu ne sais pas ce que ça veut dire. Tu le vois comme étant quelque chose qui est un fardeau, sauf si tu découvres que c'est ton enfant. C'est pour ça que shabbat, c'est l'élément qui va nous permettre d'accéder à la délivrance. Un texte du talm qui nous dit si le peuple d'Israël garde le shabbat, alors la délivrance peut venir. C'est quoi ? C'est un système de récompense, c'est un système [Musique] économique. Faites bien le shabbat, deux shabbats de suite. Chic alors la délivrance va venir. Non, ce que ce texte est en train de nous dire entre autres, c'est que tant que tu as pas vécu ce que veut dire être la délivrance, tu peux pas y aspirer. Si le peuple d'Israël découvre réellement ce que veut dire être cet absolu qui est représenté par le shabbat, c'est-à-dire d'un univers dans lequel l'expérience de ce que veut dire une vie totalement spirituelle dans un monde matériel dont tu ne te déconnectes pas mais qui n'est que le support à quelque chose de beaucoup plus élevé, alors tu peux pas aspirer à c'est c'est un petit peu même si je donne cet exemple qui va vous paraître, je vous en prie, un peu nul, mais on est quand même dans les salons hoches. Donc je vais prendre cet exemple, c'est comme si vous avez besoin de faire goûter à la personne deux trois plats pour qu'elle comprenne l'intérêt d'y aller quoi. Sinon, elle peut pas y aspirer. La question est de savoir est-ce qu'on est prêt à construire chez nous cette aspiration alors que tout va bien. Et c'est pour ça que Maimonid va dire de manière bouleversante, il va dire que quelqu'un qui n'aspire pas profondément à la délivrance remet en cause les fondamentaux même du judaïsme. Dire ça va c'est bon. C'est pas parce que j'aspire pas à la délivrance que si parce qu'au fond cette aspiration à la délivrance, c'est avoir une vision claire de ce qui est censé être l'absolu de ma vie. Sinon, l'idée même de ce que doit être ta vie, tu ne l'as plus. C'est quoi que faire ? C'est quoi quelqu'un qui est un renégat ? C'est quelqu'un qui ne veut pas voir dans sa vie la présence du divin et ce que Dieu attend de lui dans ce monde. À partir de là, Dieu c'est juste un élément parmi tant d'autres. Aspirer à cet absolu n'a de sens que dans la mesure où il m'a été défini par le divin. On a le shabbat pour en vivre cette expérience. C'est pour ça que à partir du moment on rentre dans le shabbat, on va en effet avoir cette envie d'accéder à quelque chose qui est du même domaine. C'est pour ça que quand le shabbat n'est pas nourri spirituellement, on a qu'une envie, c'est de s'en enfuir. Pourquoi ? Parce qu'il ne nous permet pas de vivre cette expérience qui peut créer cette aspiration à la Ce ne sont que des moments de plaisir éphémère autour de la nourriture avec quelque chose qui n'est pas là. Et donc à partir de ce moment quelque part, comme ça ne remplit pas sa fonction et bien ça devient quelque chose qui est du domaine de la pesante peur. Ça devient extrêmement pesant. La question elle est de savoir comment est-ce qu'on y arrive. Et là, on va rentrer dans l'univers du temps. On a parlé de temps de la délivrance. C'est quoi cette notion de temps ? Au passage, pour ceux que ça intéresse, je crois que dans son deuxème livre a tout un très long chapitre sur ça qui est remarquablement bien écrit. En tout cas, je l'ai lu très intéressant sur le concept même du temps. Mais je vais rester sur quelque chose, j'ose espérer un peu terre à terre. Le temps, il est relatif à une mesure. Qu'est-ce qui me permet de dire qu'il y a un présent, un passé, un futur ? Puisqueau moment où je parle présent, on est déjà dans un passé et on est déjà dans ce qui était un futur. C'est compliqué. Faut savoir que en hébreu, il y a un terme qui désigne l'individu. L'être, ça s'appelle Hov, le concept de Havaya. Et le rev, c'est le terme qui désigne aussi la notion du présent. Le présent, c'est au fond le seul temps que l'on vit. Lorsque l'on parle de temps dans la Torah, on parle d'une réalité qui est présente et qui se déplace mais qui est un présent constant. Lorsque l'on parle du temps de la délivrance, dès le moment on parle de temps de la délivrance, on n'est pas dans un futur. La délivrance est là puisque c'est la relation que j'ai à ce qu'elle est censée nous apporter qui est en train de la créer. Donc je suis en permanence dans cette délivrance si ce n'est qu'elle n'est pas arrivée à son point final, qu'elle n'est pas arrivé jusque là où elle devait s'exprimer. Mais chaque moment de notre vie est un moment de délivrance dès lors que l'on est prêt à imaginer ce qu'elle est censée être et qu'on a le désir de la vivre. À partir de là, on va essayer maintenant de rentrer un petit peu dans cette première délivrance qui était le moment dans lequel on sort d'Égypte. Comme on l'a vu tout à l'heure, 4/5e des enfants d'Israël ne sortent pas d'Égypte. Pourquoi ? Parce que pour eux, on est délivré que d'une situation qui pose problème dès lors que la situation ne pose plus de problème, là où tu te trouves. À partir de là, pourquoi être délivré ? Puisque je me sens être délivré. Je me sens délivré d'une souffrance, d'une difficulté. C'est la raison pour laquelle bon nombre de personnes et bien lorsqu'elles ont mal aux dents ou ailleurs, si on leur explique pas clairement qu'elles doivent aller chez un dentiste, le fait d'apaiser la douleur leur va les satisfaire. Pourquoi ? Parce que tout simplement ce qu'elles ont juste envie, c'est d'être arraché à leur douleur. Elles ne veulent plus que cette réalité là soit présente. Dès le moment où elle n'est plus présente, si tu es pas là en train de lui expliquer qu'il y a autre chose à faire, la personne c'est bon, tout va bien. D'accord ? Maintenant, qu'est-ce qui s'est passé en Égypte ? Comment se fait-il que 4/5e du peuple n'a pas été capable de comprendre que la délivrance c'est d'abord penser un absolu et pour pouvoir y accéder à un moment s'extraire d'une réalité même si celle-ci maintenant est supportable et acceptable. Alors, on va voir que lorsque Dieu annonce justement la délivrance, il dit "Lorsque vous allez sortir d'Égypte, vous allez servir le créateur sur cette montagne." C'est-à-dire, il leur annonce déjà le Sinaï. C'est-à-dire que au fond la délivrance n'a de sens que dans la mesure où elle est capable de vous amener vers quelque chose qui est cet absolu qui doit être vrai mais il y a une nécessité technique maintenant de nous en extraire. Ce qui va être intéressant c'est quoi ? c'est de réaliser que si 4/5e du peuple d'Israël ne sort pas d'Égypte, c'est que sans doute cette chose-là n'est pas simple à installer. C'est pas simple, c'est même compliqué parce que nous sommes dans un monde qui ne nous demande que de nous arracher d'une réalité problématique ou qui nous pousse à aller vers quelque chose que nous avons imaginé comme étant mieux que cela où on se trouve. Et donc c'est la raison pour laquelle dès le moment où là j'étais ça ne me correspond plus. Donc, il va falloir que j'aille ailleurs. Mais ce ailleur n'est que la découverte, la redécouverte de quelque chose que j'ai vécu dans une expérience précédente mais que je pense avoir perdu. Il faut être très clair sur ça. Comment est-ce qu'on installe ça ? Comment est-ce qu'on y arrive ? On peut y arriver que parce que justement on se pose la question du temps, que parce que un moment on réfléchit, on se dit "Mais je m'inscris dans un monde dans lequel il peut y avoir une finitude et c'est la raison pour laquelle on dit les rechaim, c'est-à-dire les êtres introduits par les êtres de mal la filem dans leur vie sont appelés morts. Pourquoi ? Parce que la manière dont ils vivent leur vie révèle la manière dont ils ont pensé la mort. Pour eux, la mort étant une finitude, il n'y a aucune raison de vouloir vivre un absolu, mais bien plus de vivre une réalité qui va les satisseur au quotidien. C'est-à-dire que cette conscience de la finitude va amener l'individu à ne pas imaginer un absolu qui le dépasse et qui peut l'amener vers quelque chose qui est du domaine de l'infini. Dès le moment où justement cette mort n'est pas vécue comme étant une finitude mais comme étant une étape, à ce moment-là, je peux poser un regard différent sur cet absolu de ma qui va être l'élément qui me permettra de me retrouver dans cette dimension d'infini, mais qui n'est pas l'espoir d'une expérience puisque je ne l'ai jamais encore vécu, si ce n'est que je suis à l'écoute de machama, de mon âme qui elle-même, lorsque j'étais dans le ventre de ma mère m'a permis de percevoir cette dimension. d'un fini de passage d'un univers à l'autre. À partir de là, on va voir comment est-ce que ça se met en place en Égypte. Donc, ils ont vu le fait d'être conscient de la présence du divin n'est pas quelque chose de suffisant. Parce que on vous a dit, vous êtes en Égypte, vous voyez tout. Évidemment que vous sortez. Non non non. Pourquoi ? Parce qu'il y a tout simplement cette incertitude par rapport à un futur dès lors que je veux le conjuguer fonction de ce que j'ai vécu dans mon passé. C'est-à-dire qui me dit que ce que je vais vivre par la suite va être quelque chose qui va me nourrir comme je suis nourri maintenant. Donc, il faut un changement total de paradigme, c'est-à-dire imaginer quelque chose que je ne peux pas imaginer. Imaginer ce que peut être l'expérience d'un plaisir qui n'a rien à voir avec celui que j'ai vécu et dans lequel je vais me réaliser pleinement et qui va être véritablement mon but. Pourquoi les couples ils marchent mal ? Parce qu'on imagine le couple à l'ône de quelque chose que l'on connaît déjà. Je dois vivre dans ma réalité de couple quelque chose qui va être au moins aussi bien voir mieux qu'une expérience que j'ai déjà vécue. Donc c'est-à-dire que je le ramène à quelque chose qui fait partie d'une expérience passée. Alors qu'en vérité c'est quelque chose de complètement nouveau, d'inconnu. Ce sentiment de construire à travers le principe de l'altérité. tel que je ne l'ai jamais connu parce que je ne peux pas connaître ce que veut dire le principe de l'altérité tant que je ne suis pas complètement lié à l'autre et que je vis une responsabilité complète et totale par rapport à cet autre. Donc c'est pour ça que souvent on se dit "Non mais c'est pas ce que j'avais imaginé mais c'est parce que tu l'avais imaginé que ça devient possible. Parce que si tu l'imagines, il va falloir être sûr que ça correspond à minimum à ce qui était précédemment, voir plus. Pour ça que les gens disent "Non, je compense." C'est-à-dire je continue à boire un whisky avec les copains pour garder encore une expérience de plaisir. La question est de savoir est-ce que on est prêt à ne pas imaginer ? Est-ce qu'on est prêt à découvrir ? Et pour cela, faut redonner aux expériences de plaisir précédentes qu'on a eu la place qu'elles doivent avoir, c'est-à-dire pas grand-chose. C'est pour ça qu'on te demande une expérience de plaisir le shabbat parce que c'est le moment dans lequel justement tu vas pouvoir remettre à sa place l'expérience de plaisir vu qu'il y a une expérience d'autre chose qui t''est proposée. Vous savez comment est-ce qu'on fait cette expérience dans la vie du quotidien ? Quand vous êtes dans une rencontre, mais cette rencontre, elle se place autour d'un plat incroyable. et que vous réalisez que le plat ne vous intéresse plus parce qu'il y a quelque chose de nouveau qui vient d'émerger. Une rencontre non pas une rencontre de laquelle tu espères vivre une expérience de plaisir, une rencontre dans laquelle il y a quelque chose qui te nourrit, la parole de l'autre, sa présence, non pas d'une rencontre amoureuse parce que dans la rencontre amoureuse, il y a toujours l'espoir de vivre une expérience que tu connais teinte un petit peu en tout cas que tu peux imaginer. Et c'est là où brusquement tu réalises que ça ne veut plus rien dire. plus dire grand-chose. Ça c'est ce qu'on peut vivre dans sa vie. Alors à partir de là, on va essayer d'aller un tout petit peu loin. On va donc se retrouver en Égypte avec comme on l'a vu, 45e qui reste et ceux qui sortent. Et bien le texte nous dit, "Je me rappelle de l'amour que vous avez visàvis de moi d'aller dans un désert dans lequel il y avait rien qui poussait." C'estàdire, il y avait pas la possibilité de s'imaginer quoi que ce soit, rien et même pas de s'imaginer ce qui peut être puisqueà priori les conditions pour que les choses poussent ne sont même pas présentes. C'est pas que bon, il va y avoir, c'est pas encore là, mais ça va le faire. désert un lieu dans lequel tu peux rien planter. Donc c'estàdire tu peux même pas t'imaginer d'une quelconque manière future avec les critères qui sont les tiens parce qu'a priori rien n'est là pour te permettre de le faire émerger. Rien. À ce moment-là, on arrive au Sinaï. À ce moment-là, on est complètement ouvert à ressentir pleinement ce que donne cette expérience qui va devoir s'inscrire en profondeur chez nous pour pouvoir nous permettre tout au long de l'histoire d'avoir envie de la retrouver à nouveau parce qu'elle s'est inscrite, à l'intérieur, j'ai presque envie de dire, de l'ADN spirituelle du peuple d'Israël. C'est-à-dire qu'on a une aspiration à retrouver quelque chose dont on sait que ça existe mais que l'on ne ressent pas et que l'on peut pas imaginer mais que l'on sait. Et c'est pour ça il y a marqué et tu sauras. Nous avons ce savoir. Nous savons que c'est là va chez va. à ce moment-là, on arrivera à ramener les choses au niveau de notre cœur. On arrivera à ce moment-là à passer. C'est pour ça qu'on parle dans la Torah tellement de la notion de la date, de savoir. C'est un savoir. Je le sais mais quelque part je ne le ressens pas pour l'instant mais je fais terre d'abord ce qui m'empêcherait de le ressentir. Je sors des flanflons de la fête. Pourquoi est-ce que d'après vous, on a parfois une difficulté sans rentrer dans le monde du permis et de l'interdit avec la société de loisirs ? Ça va ? C'est bon, il est sympa le film, c'est vrai. Mais au bout d'un moment, il te nourrit, il te permet de vivre une expérience dans lequelle le mot plaisir est quand même présente. tu ne vas pas nécessairement ressentir un manque ou un quelconque besoin parce que je te vais vivre une expérience qui quand même te donne certains. La chance que l'on a aujourd'hui, c'est qu'on nous gave tellement qu'au bout d'un moment ça n'a plus de goût. Et comme ça n'a plus de goût, donc part ce désir que l'on a d'aspirer à chose, mais il va falloir qu'on l'imagine ailleurs. Or, si ce ailleurs, c'est encore une nouvelle expérience que j'appellerai physiologique ou autre, on en a fait tellement le tour qu'on ressent plus rien. Encore, on va sortir, encore, on va boire une bière, encore on va voir un film, encore on va voir ceci, encore. On essae, on essae, c'est toute la force de la pub de nous laisser imaginer qu'à travers telle et telle nouveauté, il va y avoir quelque chose d'extraordinaire. Mais en vérité, cette chose, elle est là pour nous permettre d'apaiser. Mais si un moment cet apaisement n'existe plus, quelque part, d'où les drogues, tout ce que vous voulez. ou alors être prêt à imaginer comme le 15e du peuple d'Israël qui a quelque chose que j'ignore radicalement mais vers lequel je vais me tourner parce que c'est ça à un moment qui va me nourrir. Le fait de l'imaginer, c'est ce qui crée la possibilité, la délivrance, le fait d'être prêt à l'imaginer. C'est pour ça que quand les gens veulent verrouiller et même si c'est pas le sujet, mais moi je le vois tellement dans la construction des compris, quand les gens veulent verrouiller, ils veulent être sûr qu'ils vont vivre quelque chose qu'ils peuvent déjà imaginer. Mais c'est exactement ce qu'il faut pour que ça fonctionne pas. Parce que dès le moment où tu vas pressentir que l'autre ne va pas pouvoir être source de ce que tu attends, qui correspond aux expériences que tu as déjà vécu ou des attentes que tu peux imaginer, à ce moment-là, il y a une autre possibilité qui s'ouvre ailleurs. C'est pour ça que souvent je dis aux gens quand vous rencontrez quelqu'un, si vous voulez cette délivrance puisque le couple c'est aussi une histoire complètement nouvelle, et bien dès le moment où vous n'avez pas de raison de dire non, dites oui parce que la seule chose qui pourrait t'empêcher c'est quelque chose qui te pose un réel problème objectif. dit on peut pas se marier si on s'est pas vu parce que si un moment l'autre je peux pas ça il y a quelque chose qui bloque alors alors alors c'est pas possible mais en dehors de cette impossibilité si tu peux pas tu as pas de raison de dire non alors pourquoi tu dis pas oui cette certitude que l'on veut avoir de c'est le meilleur élément pour ne jamais créer une histoire c'est un peu violent Mais quelque part, si on prend le temps d'y réfléchir, c'est peut-être pas complètement idiot. Si j'ai pas de raison de dire non, ça veut dire qu' est présent là les éléments qui me sont nécessaires par rapport à ma réalité et non pas par rapport à une projection que j'ai du futur. Sortir maintenant, amener la délivrance pour nous, ça va être donc prêt à faire en telle sorte que notre volonté soit tournée vers cela. Alors, il faut comprendre mais cette volonté comment est-ce qu'elle va tourner vers cela ? Tout d'abord, on va essayer de réfléchir mais c'est quoi la volonté ? C'est quoi la volonté ? La volonté en vérité, c'est une énergie divine qui est présente à l'intérieur de chaque être humain. Cette énergie, elle est là et elle est présente. Et nous, en tant qu'être humain, nous décidons de savoir dans quel cadre on l'exprime, dans quelle direction. C'est pas pour rien que le mot rats qui veut dire volonté, c'est la même lettre que le motor. C'est quoi ? C'est un tuyau. C'est un conduit. C'est-à-dire il y a une énergie et je décide de mettre en place le conduit qui va la faire advenir, qui va pardon qui va l'amener vers quelque chose avec une certaine réalisation. Quand si tu crois que tu peux détruire alors crois que tu peux construire, c'est pas une phrase je le moral. Si tu crois chezolim que l'on peut utiliser cette énergie de manière destructrice parce que c'est là ton espace de liberté, alors ne t'imagine pas qu'on va t'empêcher de l'utiliser lorsqu'elle sera dans un univers de construction. Quand quelqu'un dit "Non mais j'y arrive pas", c'est qu'en vérité il a pas décidé d'orienter sa volonté dans une direction. qui risque de le faire sortir de ses zones de confort puisqu'il s'est habitué à organiser sa volonté autour d'un objectif qui était le ici et maintenant. C'est-à-dire cette volonté là, je la mets dans ce tuyau qui me permet d'accéder à quelque chose que je peux imaginer qui est donc toute cette réalité dans laquelle je me sens bien et ça me suffit amplement. Pourquoi ils n'ont pas eu la volonté de sortir d'Égypte ? parce que leur volonté n'était tournée que vers quelque chose qui leur permettait de se sentir bien. Dès le moment où je le vis, cet influx est là et quelque part ne me sert qu'à obtenir à nouveau ce qui fait que je me sentirai bien et ne m'amène pas vers autre chose. Et ça c'est bouleversant parce que c'est quelque part gâcher une énergie divine qui est à l'intérieur de nous parce qu'on n pas choisi de l'orienter dans une direction. Et ça c'est en effet le ratson. Au passage, c'est la raison pour laquelle on nous dit si tu veux savoir ce que tu veux réellement, vois vers quoi tu cours. Parce que le mot ratson, volonté, c'est la même racine que le mot rout. route, c'est courir. Lorsque je cours, je fais abstraction de ce qui se passe à côté parce que ce mouvement rapide m'empêche de découvrir d'autres choses. Au fond, le Radson, lorsqu'il est orienté vers ce qui est du domaine de l'infini, fait que dans cette course, je ne vois pas les éléments qui pourraient me distraire, mais c'est valable dans les deux sens. Évidemment, la question elle se pose alors qu'est-ce qui va être à la source de ce désir de gooula de libération ? Et bien ça va être la Torah. Mais dans quelle dimension ? Torah qui t'apprend très tôt à découvrir l'expérience d'un plaisir qui s'appelle le shabbat et qui va te donner cette force d'orienter ton Ratson vers quelque chose d'autre. Pourquoi est-ce qu'on apprend à nos enfants à étudier ? pour que cette expérience de l'étude qui te nourrit en tant que telle soit suffisamment présente pour que ton RSON soit orienté vers cela. Parce que sinon le monde est à côté parce que l'expérience du plaisir beaucoup plus rapide c'est ton quotidien et après tu fais ton choix. Après, tu es doté de ton libre arbitre. Après, en effet, tu as cette possibilité de savoir si maintenant cette énergie tu la diriges dans cette direction ou non. D'où l'importance de savoir vivre l'expérience de ce que représentera véritablement cette délivrance future, c'est-à-dire d'un univers dans lequel être à l'écoute de la parole d'Hachem est quelque chose qui sera l'expression de quelque chose qui te nourrira profondément et qui sera source d'épanouissement. D'où la raison pour laquelle pour pouvoir créer ce désir de délivrance, il faut donner la possibilité à l'individu de vivre cette expérience de ce que ça représentera. D'où je reviens à nouveau shabbat, mais c'est pas que Shabbat. C'est pour ça que lorsque l'expérience spirituelle n'est pas quelque chose qui est gâché par la profusion de l'expérience matérielle, alors elle peut suffisamment nous remplir pour pouvoir par la suite avoir un ratson une volonté qui nous pousse à prendre cette direction Et c'est pas pour rien qu'on nous dit que le shabbat, on a une âme supplémentaire pour faire en telle sorte que cette expérience matérielle ne soit pas l'élément qui supplante cette expérience spirituelle qu'on est en train de vivre. C'est la raison pour laquelle nous dit qu'un individu ne peut véritablement étudier au début que ce que son cœur désire. C'est-à-dire qu'il faut que dans la première expérience spirituelle que tu vas faire dans la relation à l'étude, il y a quelque chose qui te nourrit profondément et qui te permettra d'aspirer à et faire en telle sorte que ça ne soit pas l'absence de malêtre qui te pousse aller vers quelque ce n'est pas la présence d'un malêtre qui te pousse à aller vers quelque chose d'autre mais beaucoup plus cette aspiration à accéder à quelque chose que tu connais déjà. mais que tu veux vivre pleinement, totalement et complètement. Et donc à ce moment-là, la période messianique est un moment auquel on peut aspirer réellement parce qu'on en a déjà vécu des fractions d'expérience. Parce que quelque part cette rencontre qui a fait que brusquement le plat merveilleux ne représentait plus tout ce qu'il était censé représenter tellement l'expérience à côté était forte. va nous amener par la suite à vouloir y accéder réellement et totalement. Le plat sera toujours là, mais il gardera la fonction qui doit être la sienne. Il n'occultera pas ce que peut nous donner cette expérience et ce à quoi elle va nous amener et vers quoi elle va nous amener à attendre. Voilà quelques réflexions sur ce sujet. J'ose espérer que j'ai pas été trop compliqué. Et si vous avez des questions, c'est à vous les questions.