
Le secret pour réussir : parle peu et agis beaucoup !
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Kertop. Voilà, j'espère que vous allez bien. Donc on se retrouve pour notre étude sur Pierre Kavot et aujourd'hui donc on va aborder un une nouvelle michna au nom de Chamaille. Alors je vais vous la partager tout de suite. Hop. et chamaille omatra etoram panime. Alors en français, qu'est-ce que ça nous donne ? Alors impose une régularité à ton étude de la Torah. C'est très bien traduit. Parle pleu, parle peu et agit beaucoup. et enfin accueille chaque individu avec un visage bienveillant. Donc c'est le programme d'aujourd'hui. C'est le programme de toute une vie. Alors c'est ce qu'on va commencer à expliquer maintenant. Donc déjà euh je voudrais vous rappeler sous quel sous quel comment dire contexte dans quel contexte interviennent donc ce fameux couple de Helel et Chamaille. Euh il faut comprendre que on est euh toujours sur la culture grecque et on assiste à plusieurs choses. D'abord euh une des sectes qui se créent, d'accord ? C'est le vraiment le début du christianisme. Il y a plusieurs siècles, les saducéens, lesukim, les baitosim, bref beaucoup beaucoup de de sectes qui se créent autour du judaïsme euh et une assimilation qui est rampante. Et donc il va comme à l'époque de Shimon Adsadik, il va donc repositionner le judaïsme d'une manière très claire. Il va redéfinir les fondamentaux. Et souvenez-vous tout le chapitre 1 de Pirk vot, c'est toujours selon 3 selon le triptique, toujours selon le rapport de l'homme avec Dieu, l'homme avec l'autre. et l'autre et l'homme vis-à-vis de lui-même. Souvenez-vous le chapitre 1, c'est une valse, d'accord ? En tr temps 1 2 3 1 2 3 1 2 3 Et donc en fait Shamaï reprend l'enseignement de Shimon Sadik mais de manière beaucoup plus concrète. Ça veut dire vraiment shama, il nous donne des devoirs, il nous donne une feuille de route. Alors d'abord premièrement, vous vous souvenez que Shimonat a dit que elle dit que l'étude de la Torah c'est centrale. Et bien lui, qu'est-ce qu'il dit ? qui lui dit, il te dit bah si tu veux que ça soit central dans ta vie, étudie-la de manière fixe. On va comprendre c'est quoi la grandeur, la puissance de de d'étudier de manière fixe comme vous le faites d'ailleurs le dimanche matin. Deuxièmement, est mort méatâ donc dit peu de choses et agit beaucoup. Alors là, c'est l'univers de l'action des mitsvot euh et donc notamment vis-à-vis donc de Dieu mais aussi vis-à-vis du prochain. Et enfin bien sûr le troisième c'est donc comme il avait dit Shimonad Sadic que le monde repose sur le réè vous soufflez sur la bonté et bien la chamaille il donne une illustration beaucoup plus concrète de ça. Il dit tu sais c'est quoi la bonté c'est accueillir chacun avec un visage bienveillant avec un sourire. D'accord ? Donc c'est intéressant, très intéressant que ce soit lui Shamaï qui a dit d'accueillir tout un chacun avec un avec un visage bienveillant. Pourquoi ? Parce que souvent l'histoire qu'on raconte sur Chamaille et qui semble le définir, c'est une histoire qui le met en perspective avec son binôme avec Ilelle. C'est quoi cette histoire ? vous l'avez déjà sûrement entendu. Euh, on raconte que un non-juif souhaitait se convertir et euh il voulait qu'on lui donne voilà le le résumé de la Torah sous une forme euh très condensée. Quelques secondes, il dit "Je voudrais alors il va voir d'abord Chamaille et il lui dit "Enseigne-moi toute la Torah pendant que je me tiens sur un pied." Genre, tu vois combien de temps on peut se tenir sur un pied ? 20 secondes, 30 secondes maximum. Et ben voilà, c'est le temps que tu as. D'accord ? C'était avant les shorts, avant les vidéos courtes. Et déjà donc cette personne donc ce prosélite euh demande donc à ce qu'on lui réduise le judaïsme. Et Shamaï considère cette demande comme étant irrespectueuse et c'est écrit donc qu'il le repousse avec le avec le la règle qu'il avait en main. D'accord. Alors, c'est possible que Shamaï était également, je sais pas comment on dit ça en français, euh un chamaille en hébreu, c'est un expert. Un expert, c'est celui qui va qui va être capable, par exemple, d'évaluer le prix d'un appartement. On a fait appel au chamaille. Ça s'appelle un chamail en hébreu. Et donc c'est possible que c'était que que chamaille justement c'était la voilà celui qui évalue celui qui a la règle celui qui défend les limites et les rigueurs et qui a la rigueur et pour lui on n'entre pas dans la Torah par légèreté tout simplement. Alors le prosélite va voir son binôme, il va voir ilelle, il lui pose exactement la question le temps que je me tiens sur un pied, vite vite vite dis-moi l'essentiel de la Torah. Et cette fois-ci, ilelle va lui répondre et lui dit "Ce que tu n'aimes pas euh et bien ne le fais pas à ton prochain. C'est toute la Torah. Le reste n n'est une qu'une explication de ce principe. Maintenant va et étudie." Alors, on a donc Ilel qui lui accepte cette demande de Torah condensé de shorts et qui va donc dire écoute si tu veux un principe fondamental autour de quel toute la l'univers des mitvod se tisser, c'est le respect de l'autre. C'est-à-dire qu'en fait ilelle lui offre une perspective qui est à la fois accessible et deuxièmement qui est très concrète parce que il lui dit pas "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Ça c'est abstrait, c'est wou. Non. Il dit "Regarde, je t'explique, si par exemple toi tu aimes pas que à 14h quand c'est le moment de la sieste, il y a du tapage nocturne ou à minuit, ne le fais pas à ton voisin." Ah mais ça je peux parfaitement le comprendre. Et donc en fait d'une certaine manière ilelle, il inclut il essaie au maximum d'inclure l'autre. Alors et deuxièmement ce qu'il faut savoir aussi sur n'oublie pas n'oubliez pas qu'il dit que ce principe là c'est que le point de départ mais c'est pas l'arrivée. C'est pour ça qu'il lui dit va étudie. Il y a un principe certes central mais maintenant il faut toute une vie pour en comprendre les détails. D'accord ? Donc pourquoi je vous dis ça ? parce que il ne faut pas rentrer dans la catégorisation ou dans la caricature. Dans les récit midiques, si on lit comme ça sans essayer de comprendre réellement, on souvent on a l'impression qu'on a un chamail qui est plus sévère que il est très ouvert, il est très cool. Ah chamaille, il est strict, on préfère ilelle. Mais c'est pas si tranché parce que déjà on vient de voir, regardez ce qu'il dit Shama. Il dit de d'accueillir chacun avec un regardillant. Donc sûrement que cette personne-là, il l' accueilli avec son regardillant, mais euh en fait, il faut faire attention à pas diviser les rabanim en deux. Vous voyez ? Euh de manière générale, il faut pas diviser les juifs en en catégorie, d'accord ? Euh l'équipote comme ça, il est comme ça et moi je préfère cela et moi vous savez il c'est le symbole du khabad du Oui, ça c'est le celui qui est ouvert, c'est le rabad. Moi je préfère le rabin rabad, c'est plus sympathique là-bas. il est plus gentil avec nous. Euh alors déjà, il ne faut pas catégoriser, il faut pas caricaturer. Souvenez-vous que devant devant les les antisémites, devant les nazis, on était tous juifs, qu'on ait un chapeau comme ça, une kipa comme ça, sans qui pas religieux, pas religieux. Euh donc déjà euh déjà nous au sein de nous-mêmes ne pas euh catégoriser les juifs et les rabanes de manière général. Deuxièmement, c'est ce que j'ai commencé à vous expliquer la semaine dernière, c'est quelque chose qui est hyper important à comprendre mais vraiment hyper fondamental à comprendre. On ne peut pas construire un judaïsme sans l'approche de Shamaï. En fait, l'approche de Hilel et l'approche de Shamaï sont en réalité complémentaires. C'est-à-dire que quand Shamaï il entend ça, il protège la Torah. Il dit "Attends, tu veux me faire un short de la Torah ?" Mais la Torah, c'est pas un condensé, c'est toute une vie pour la vivre et pour la comprendre. Je je je refuse de rentrer dans ce jeu de de de ces vidéos éphémères, vous voyez, de c'est un peu ce qu'on ce qu'on pourrait dire aussi aujourd'hui. Quand moi on me dit "Tu veux pas faire des vidéos d'une minute ?" Bah je suis comme Chamaille, je suis désolée. Je dis "Mais comment tu veux que je fasse une vidéo d'une minute ?" Pour expliquer un concept euh dans ces détails et dans ces nuances et pour l'illustrer, il me faut une heure. Donc je suis désolée, moi je reste dans le dans le format à l'ancienne. Je ne veux pas, je suis comme Chamaille. D'accord ? Et en même temps donc on veut pas simplifier enfin la réduire, on va pas arriver à des réductions à des raccourcis. Ilelle quant à lui, il perçoit la sincérité de la démarche en face de lui et lui il va ouvrir une porte d'accès. Ça veut dire c'est comme si on avait un trésor et ce trésor c'est la Torah. Et il y a des rabanes qui ont une approche plus de préserver le trésor et d'autres qui permet d'accéder au trésor. D'accord ? Et en vérité, c'est sûr que dans l'idéal, il faut que tout un chacun arrive si vous voulez à jongler entre les deux de préserver l'esprit de la Torah et en même temps de la partager partager partager partager. Mais vous verrez que souvent et bien en fonction des personnalités des rabanimes, certains vont être plus chamaill et certains vont être plus ilel et on a besoin absolument des deux parce que si on avait que des il en fait on on arriverait à on en arriverait à dénaturer à dénaturer la Torah. Vous savez en France moi donc j'ai grandi en France et il y avait deux figures albiniques qui moi me me font penser un petit peu à les chamaill. D'un côté, celles qui ont connu, je sais que Dodi elle a connu le rave Meir Zini. Le rave Meir Zini, c'était alors voilà, il avait un talor quand il y avait un élève qui perturbait le cours, il pouvait recevoir une table sur la tête avec la gmara. D'accord. Donc aujourd'hui, évidemment, c'est une méthode qui qui susciterait l'indignation et je comprends d'accord mais beaucoup de ces élèves dont mon mari évoque avec beaucoup d'affection cette cette rigueur qui les a structuré vraiment. Euh c'était quelqu'un qui demandait qui demandait de ses élèves euh et et et en fait euh il y a il y a des gens pour qui ça ça ça forgé vraiment un vrai un véritable amour de la Torah. Mon mari il me dit que vraiment son amour de la Torah il vient du Ravirzini parce que c'était attention il faut pas dire comme ça. Attention il faut il faut bien lire comme ça. Attention là c'était pas comme ça qu'il faut faire. Il y avait une rigueur et cette rigueur, elle a donné en fait aux yeux des élèves une importance à la Torah. De l'autre côté, pas loin de chez moi, j'avais la synagogue Saint-Lazar euh que d'ailleurs mon mari quand il était petit fréquentait avec il allait aux deux, il allait chez le Ravzini à Saint-Tizor et chez le rabin Malka à Saint-Lazar. Et alors le rabur Malka c'était le contraire, la patience de long terme, le travail de long terme. Quand il arrive dans sa communauté, il s'est rendu compte que pendant la lecture de la Torah, pendant la créate à Torah, la majeure partie des hommes sortaient pour aller au café en face pour boire de la nisette. Il revenait comme des fleurs. 45 minutes plus tard, un peu pompette. pour ça y est, c'est bon, c'est fini le l'entracte. Et figurez-vous que il a changé les choses mais il les a pas changé en un jour. Il lui a fallu 30 ans pour changer cette habitude. Ça veut dire je pense que honnêtement les personnes plus sag âgées, plus installées, il s'est dit que il arriverait pas à les changer et probablement je pense que c'est les jeunes euh auxquels il s'est il s'est il s'est il s'est attelé en réalité. D'accord. Euh donc du coup voilà, l'un impose des limites, il exige et il montre à quel point la Torah elle est précieuse, elle est rigoureuse et l'autre il fait rentrer. Hop, je te fais rentrer, je te fais rentrer. Vous savez comme un un passeur comme ça euh qui dit "Allez, allez vas-y, c'est bon, je te fais rentrer par la porte de derrière." Et et d'une certaine manière, je pense que le judaïsme français s'est construit de manière magnifique à l'intersection justement de ces deux approches, la rigueur qui transmet et et la patience qui qui rassemble. D'accord ? Je je pensais également à lorsque je parlais de de Chamaille, quand je préparais ce cours là, j'ai j'ai pensé également parce que un moment Marie et moi on avait voyagé en Amérique latine parce que moi je travaillais pour une une association argentine pendant pendant quelques temps et là-bas on a découvert la communauté du Panama et la communauté du Panama a une histoire incroyable puisque dans les années 50 euh c'était la la c'était une une communauté qui était en voie de disparition. Il y avait quelques centaines de familles. En général, c'était des gens qui étaient arrivés de Syrie euh et qui avaient commencé là-bas donc à perdre toute le toute le respect des misevotes et surtout était sur la voie de l'assimilation. Aujourd'hui, en 2026, c'est la seule communauté au monde où il y a 0 % de mariage mixte. Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? Il s'est passé l'arrivée d'un rave extraordinaire qui s'appelle donc Raham Sion Lévi qui est arrivé de Jérusalem en 1951. Il a été envoyé par euh par laiva de Poratosf et mais il faut s'imaginer, ça veut dire il avait 23 ans je crois et il arrivé au Panama et quand il arrive là-bas pour le premier office euh il euh donc il y avait un espèce de local et donc il attend dans le local pour le premier office et il y a le Razan qui arrive en voiture et qui arrive comme ça donc il pose les clés de sa voiture détente le Ramon il est choqué. Et là, il commence à appeler du téléphone de la synagogue les gens pour dire "Viens, lève-toi, c'est il faut compléter Mignon". Voilà dans quelle situation il est arrivé. Et quand il est arrivé, il a posé quatre principes. Euh j'ai relu sa biographie là cette semaine justement pour pour préparer le cours parce que moi j'ai beaucoup d'affection pour ces chamailles. Vraiment vous vous remarquez j'ai un côté un peu j'ai un côté très ouvert et en même temps je supporte pas quand on me dit quelque chose et qu'il y a pas la source. Je supporte pas quand on dénature. Je suis j'aime cette rigueur, vraiment je l'aime. Alors bref, donc ce ce rave Levi, il a posé quatre principes. Il a dit premièrement, je premièrement je ne prendrai jamais d'argent en dehors de mon salaire de rabin de communauté. C'est-à-dire que euh en euh à il est resté là-bas 57 ans et lorsqu'il a célébrer ses 50 ans euh en tant que rave du Panama, il a dit "Est-ce que quelqu'un peut certifier ici ? Est-ce que quelqu'un peut dire pourrait dire ici que j'ai pris ne serait-ce que 1 € pour un de mes services ? La cache route, il a jamais rien pris. La Britma Mila, il c'était lui qui était le mo il a jamais rien pris. pour célébrer un mariage. Il n'a jamais rien pris. En 57 ans, il n'a jamais pris un franc d'un fidèle. Pourquoi ? Pour ne pas être tributaire de ses fidèles. Justement, pour garder son indépendance et pour pouvoir être strict lorsqu'il le faut. Deuxièmement, il a dit "Je ne m'imise pas dans vos vies." Troisièmement, il a dit "Je verrai chaque avancer progress positivement." Et le 4e principe, il a dit comme ça. Il a dit voilà, je veux qu'on construise une synagogue et un migv. La synagogue, ça prendra le temps que ça prendra. Il y a pas de problème, on va commencer à lever des fonds pour que il y ait une synagogue en bonne et du forme. Mais par contre pour le MIGV, on lève de l'argent aujourd'hui. Donc ça faisait une semaine qu'il était arrivé au Panama quand même. On lève de l'argent aujourd'hui, sinon je repars demain. Et là, ils étaient tous comme ça. Ils ont dit vite vite vite. Et ils ont construit un MIGB dans la semaine pour pour voz pour pour sa pour sa demande. Ça veut dire moi je trouve qu'on a cette voilà chamaille c'est cette force là à la fois dire regarde s'il y a pas de mig moi je reprends l'avion demain d'accord et en même temps tout ce que tu fais je le vois positivement je mise pas dans ta vie mais en même temps je ne veux pas être tributaire je veux pouvoir imposer les règles fidèlement à la Torah d'accord donc maintenant qu'on a un peu présenté Shamaï et tout si vous voulez la communauté de Rabanim qui représente Et voilà, j'espère que ça va pas se perdre. Alors maintenant, on va pouvoir expliquer donc ce qu'il ce qu'il dit. Donc assez assez assez toratra. Donc fais de ta Torah quelque chose de fixe. Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que peu importe le temps d'étude que tu as dans la semaine, ça peut être 1 heure, ça peut être 2h, ça peut être 30 minutes, ça peut être 10 minutes, ça peut être 5h, tu choisis, c'est pas peu importe, c'est pas ça le problème. Enfin, c'est pas ça l'essentiel. L'essentiel c'est que ça soit fixe. Pourquoi ? Parce que lorsque c'est fixe dans ton agenda, d'accord ? Alors, tu es sûr que ce moment d'étude va se présenter, va se réaliser. Tandis que si tu dis bon ben je vais étudier quand ça ça se présente à moi, et bien il y a de fortes chances que ça s'étiole avec le temps et que tu te retrouves finalement sans étudier. En hébreu, un une place se dit un macom. D'accord ? Moi, j'aime bien dire que lorsque l'étude, elle a un macom, elle a une place dans mon agenda. C'est par exemple le dimanche matin, no matter what. C'est le mardi matin dans la synagogue que je fréquente no matter what. C'est le mercredi no matter what. Et bien en fait au moins je sais que je vais étudier. Maom c'est dans l'agenda. Mitayem c'est les mêmes lettres. Mitayem ça veut dire ça va se réaliser. D'accord ? Et ça c'est un grand secret pour tout même pour le sport. Celles qui veulent faire du sport. Moi pendant des années, je disais "Oui, je ferai quand j'aurai le temps." Tu parles, pendant 10 ans, j'ai pas soulevé une heure un poids. Un jour, je me suis pas possible, je commence à avoir de l'arthrose, des trucs de pas du tout de mon âge, ça va pas, il faut que je fasse du sport, j'ai pas du sport. Et ben il y a 2 ans et demi, j'ai j'ai dit "OK, je vais m'inscrire à la salle de sport et je demande à la personne au téléphone, je dis "Tu me mets tous les semaines tel créneau vendredi 13h." Et je lui dis, elle me dit "Oui, mais tu sais dans l'application tu peux changer." Non, je veux pas l'application, je veux un engagement parce que si j'ai pas l'engagement, ça ne va pas se réaliser. Et donc, ça fait 2h30 que vous me verrez tous les vendredis à 13h. Je suis là-bas au pilate. No matter what. No matter what. Et c'est une grande force. C'est une très très très grande force. Est-ce que les gens il souvent ils aiment la facilité ? Alors il y a des filles qui m'ont dit "Non mais tu sais avec l'application truc truc tu peux aller où tu veux à côté de chez toi à l'heure que tu veux." Je fais "Mais oui mais si je veux aller où je veux côté de chez moi à l'heure que je veux je n'irai pas." D'accord ? Là j'ai payé j'ai payé plus cher même mais au moins c'est c'est je me suis engagée. Et je vous avais raconté une fois que le Rafinger il avait fait aussi un truc incroyable. Il s'était dit aussi je dois faire du sport, je dois faire du sport, je dois faire du sport et mais le R Fer donc est ultra ultra ultra busy, ultra occupé, il s'est dit mais je je veux pas y arriver en fait. Alors qu'est-ce qu'il a dit ? Il a été voir le le patron de la salle de sport à côté de chez lui là-bas à Betarite et il lui dit "Regarde, je m'engage à ouvrir la salle de sport 1 heure plus tôt." Ça veut dire je crois, je sais pas, disons qu'elle ouvre à 9h. Alors il dit "Moi, je m'engage, donne-moi la clé, c'est moi qui l'ouvre et je l'ouvre à 8h." Et il a dit "C'est que comme ça que j'ai commencé à faire du sport. Comme je savais que quoi qu'il en soit, no matter what, je devais être à la salle de sport à 8h parce que je m'étais engagé, et ben, ça fait 5 ans que je fais du sport." D'accord ? Donc c'est ça Toratra Keva, c'est que il faut lui donner une place dans la genda, d'accord ? euh c'est un et et d'ailleurs entre parenthèses mesdames, sachez que à 120 ans, c'est la question qu'on va nous poser. On va nous dire Kavatim la Torah, est-ce que tu as fixé ? Est-ce que tu as fixé des temps d'études ? Est-ce que c'était fixe ? On va pas demander est-ce que tu as beaucoup étudié ? Est-ce que Alors, on va dire non tous les dimanches matin no matter what 9h30 on était devant l'ordi. D'accord, c'est bon, on a la réponse à la question. Rachem, on va passer le test comme ça tout ensemble. il y a quelque chose encore plus fort que ça, c'est que au-delà du fait que si je lui donne une place fixe, alors ça va se réaliser, ça va devenir une valeur importante. lorsque quelque chose est fixe, alors ça veut dire que cette chose-là est une chose essentielle dans ma vie. C'est pas seulement que ça se réalise, c'est que ça va devenir quelque chose qui a une place prioritaire. C'est-à-dire que quoi ? Que lorsque on a de la régularité et ben en fait on va fixer les choses tout autour. Par exemple, imaginez, vous avez une copine qui vous dit "Ah mais viens, on prend viens on va on va prendre un café dimanche matin". Et là vous dites, vous répondez "D'accord, mais après mon cours, ça veut dire que quoi ?" Ça veut dire que le cours, il a pour vous quelque chose de primordial autour duquel tout le reste va se comme un satellite va se s'installer tout autour. Mais ça c'est ma valeur centrale. Du fait que c'est fixe dans mon agenda, alors c'est ma valeur centrale. Vous voyez ce que je veux dire ? D'ailleurs en hébreu, quelque chose qui est fixe, d'accord ? C'est euh un un poids par exemple. Un poids, il est lourd, caved. OK. Et caved, c'est les mêmes lettres que cavod. À partir du moment où quelque chose il est lourd, ça veut dire il est il est fixe, il est pas léger comme les plumes, il est lourd, il est fixe, il est cavède. Alors il a du cavode puisque en fait tout le reste va s'installer autour. D'accord ? C'est pour ça que par exemple, moi il y a des fois des trucs qui sont incroyables. Une fois, il y avait un technicien qui était venu pour réparer un truc et je lui ai dit "Bon, maintenant que vous êtes là, est-ce que vous seriez d'accord de me faire ça, ça et ça ?" Et il me regarde, il fait "Non, je peux pas, j'ai mon cours de Torah maintenant." Alors, je dis "Mais non mais vous inquiétez pas, je vous paye. On va vous c'est un service qu'on vous demande, on va vous payer pour ça." Il dit "Mais tu peux me payer un million de dollars, je ne le ferai pas. Je dois partir à mon cours de Torah." Et quand tu dis ça, bah en fait ça te montre que euh tout d'un coup, ça fait de nous des gens qui ne sont on n'est pas corruptible. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça veut dire que il y a ça, c'est l'essentiel. et ben tu peux me proposer tous les meilleurs plans du monde. Ça ne va pas me compromettre mon moment d'étude. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est c'est un stade au-dessus. Premièrement, ma mitem, ça veut dire quand c'est fixe, ça se réalise. Mais là, quand c'est fixe, cavode d' caved. Cavode, ça veut dire qu'en fait à partir de moment où c'est fixe, ça veut dire que c'est une valeur essentielle dans ma vie au cours autour duquel le reste gravite. Vous avez compris ? Et et troisièmement, pourquoi ça doit être fixe ? Parce que en fait la Torah, c'est pas seulement un moment d'étude, c'est une boussole pour naviguer dans la vie. C'est ce qui me donne mon cadre de référence, la grille de lecture à travers laquelle j'essaie de comprendre le monde et prendre les meilleures décisions. Et quand la Tor elle est fixe, alors tout le reste, le rapport bien sûr à la famille, aux amis, au sport, à l'argent, au travail, au social, et bien en fait ça va être pensé, appréhend par la vision que la Torah me donne. Et si je n'ai pas ce moment fixe, qu'est-ce qui va imposer de manière insidieuse mes priorités dans la vie ? Qu'est-ce qui va m'influencer ? C'est la société occidentale du 21e siècle. D'accord ? Alors que la Torah, elle me permet d'ordonner, de prioriser les choses et d'y réfléchir. L'amour, c'est pas un lieu de consommation, c'est un lieu de construction. Euh la carrière, c'est important, mais ça ne pré ça ne prévaudra jamais sur la place de la famille. Le sport, oui, c'est important. tant que je garde en tête que le corps c'est le support de l'âme. D'accord ? Et donc du coup ça me permet en fait si vous voulez de vivre une vie pleine parce que c'est une vie qui est réfléchie selon la la Torah telle que je l'étudie de manière fixe dans ma vie. D'accord ? Alors je vous raconte une petite histoire trop mignonne que j'ai lu donc ce shabbat sur ass toratra keva. D'accord. Donc c'est le livre LD, je vous en parle souvent que j'aime beaucoup. Il y a quatre tomes, c'est le de et c'est sur PK. Et elle parle donc d'un enfant qui s'appelle Moché. Et cet enfant Moché n'a pas eu une enfance très facile puisque ses parents ont divorcé et que à un âge très jeune, peut-être 14 15 ans, il a dû commencer à travailler pour ramener de la parnassa à la maison. Même à l'école, c'était pas facile puisqu'il avait donc ce travail. il était serveur. Euh donc du coup des fois il faisait pas ses devoirs. Euh il il devait manquer l'école et il avait donc un éducateur qui s'appelle Rave Elisha Vichlitski. Je le répéterai pas une deuxième fois. D'accord ? On va l'appeler Ravelicha, c'est plus facile. Et cet éducateur en fait, il donc il a vu que Moché il avait donc du mal à s'en sortir avec toutes ses ses contraintes finalement. Et donc euh déjà il il l'appelait régulièrement donc pour lui dire il faut que tu viennes à l'école, ne rate pas ça. Il a commencé vraiment à se préoccuper de de ce de ce Moché. Et voyant que pour Moché, c'était vraiment très très difficile de tenir et ses engagements à l'école et son travail de serveur, il lui a proposé une ravrouta fixe. Tous les mardis à 5h, on étudie ensemble. et Moché a accepté 5h45 tous les mardis, il a donc il a il a accepté ça et ils ont étudié pendant plus de 4 ans. Et pendant ces 4 années où Mosché a grandi, il a il a passé son bac et cetera, et bien il disait toujours à son patron "Ne me mets jamais dans le créneau de 5h45 parce que j'ai mon étude qui est fixe avec mon rave." Et le reste tout gravitait autour, ce qui pouvait, mais ça c'était comme on dit codes kodashim, c'était central, on n'y touche pas. Et un jour et bien euh le patron lui dit "Écoute, je sais que normalement 5h45 le mardi tu peux pas mais vraiment ce mardi je n'ai aucun serveur. Euh je suis obligée d'ouvrir le restaurant donc je voudrais que tu viennes." Et le mochet au bout de 4 ans de cette étude hebdomadaire, il est un peu contraint d'appeler son rave, le rave Elicha pour lui dire "Je suis désolée mais cette fois-ci ce mardi on a'ura pas rendez-vous." Alors lui dit "Pourquoi lui dit non parce que là vraiment mon patron il a besoin de moi, je dois être au restaurant ce jour-là. Et le ravelicha raccroche en disant bien sûr je comprends. C'est dommage mais je comprends. Le mardi suivant qui débarque à 5h au restaurant le ravellicha et il lui dit euh s'il te plaît euh je voudrais qu'on étudie ensemble. Lui dit mais moi je travaille. Elle dit montre-moi ton patron. Alors il dit voilà mon patron. Alors il lui dit, "Regarde, pour moi cette étude, elle est aussi précieuse que toutes les pierres précieuses au monde. Je te demande, s'il te plaît, de me laisser mocher pendant 1 heure pour qu'on étudie ensemble et moi je te payerai la somme de son de son salaire." Alors, le patron était tellement touché de voir ce rave se préoccuper de cet enfant, de voir à quel point à ses propres yeux c'était tellement précieux qu'il a dit "Bon, bon, bon, d'accord. Je vais vous installer une table, vous allez étudier tous les deux et même si vous me permettez, est-ce que je peux me joindre à vous ? Voilà, donc c'est pour la petite histoire. Donc je vous montre l'illustration dans le livre. Voilà, vous voyez, ils sont en train d'étudier là. Et c'est çarain en fait, vous voyez, c'est à la fois ça se réalise. Vous voyez qu'au bout de 4 ans bah finalement il a une une étude hebdomadaire, d'accord ? et tout ce qu'on arrive à engranger au bout de 4 ans déduir de Torah alors que dans le fond c'était juste aménager son agenda autour de ça. Deuxièmement, vous voyez comment il a fait des pieds et des mains alors qu'il y a plein de choses qu'il a envoyé valser dans sa vie. Mais à ce moment d'étude pour lui, il était primordial. Et donc c'est ça qui lui a donné, si vous voulez, le goût et le la l'importance de l'étude. Et comme je vous dis troisièmement, donc c'est euh ce qui nous donne aussi bah tout simplement nos valeurs. Tout simplement nos valeurs. Euh et donc voilà que même finalement de gagner euh voilà 1 heure de parnasa euh ça ne ça ne vaut pas cette cette magnifique heure d'étude. D'accord. Donc voilà, c'est un peu l'illustration de ce que de ce qu'on vient de voir. Alors ensuite euh deuxièmement, Toratra. Toratra, ça veut dire ta tor intéressant de voir que souvent euh on trouve comme ça dans nos dans nos écrits Torato, d'accord ? Et ou vatoeg c'est écrit dans le premier dans le premier psaume toratra toratra que va ta tor qu'est-ce que ça veut dire c'est la tor d'ashem non c'est pas ma tor c'est pas la tienne c'est pas la mienne. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et bien quand quelqu'un se met à étudier de manière fixe et bien finalement la Torah d'Hachem devient sa Torah Torah. Et c'est pas encore une fois, c'est pas une question de niveau, c'est qu'en fait l'investissement que tu as fait autour de cette Torah, que tu as mis dans ton agenda de manière fixe, elle te fait grandir, elle fertilise ta pensée. Et en fait la Torah que tu vas réussir à mettre en place, c'est celle que tu as acquise pendant tous ces moments d'étude fixe. Et vous savez le zoar dit que chaque juif correspond à une lettre du sépher Torah. Il y a 600000 néchamotes, 600000 âmes et il y a 600000 lettres dans le sépt tor et sans s'il manque une ne serait-ce que une lettre au sépare tor alors le séfère tor est pas il est il est il est pas cacher. Et et de là le zoar nous apprend qu'on a besoin de chaque la Torah de chacun et de chacune. C'est quoi la Torah de chacun et de chacune ? c'est qu'à la fois la Torah, elle est universelle comme on a dit Shamaï Oh, il a voilà, il la protège. Attention, c'est ça, c'est pas autre chose, hein. Ne viens pas dire tout et n'importe quoi au nom de la Torah. En même temps, la manière dont on la vit, la manière dont on la ressent, elle est totalement individuelle. Individuelle. Ça correspond à celle qui parle à mon cœur, celle qui me fait vibrer, celle qui me touche, celle que j'ai envie de partager. D'accord ? Je vous je je j'illustre toujours ce principe par euh la même histoire. J'ai pas trouvé une meilleure histoire que ça. Donc désolé pour celles qui ont l'a déjà entendu. Euh c'est une fois j'étais en train d'écouter un cours sur la prière, sur la notion de la prière et ce cours me touche aux larmes. Vraiment, il me touche aux larmes. C'est un cours de Rav Rovenson sur parachat Toldot qui avait été donné, je crois, en 2021 ou 2022. Et je vraiment je l'écoute, je pleure, je pleure, je pleure, je pleure et je me dis waouh mais c'est extraordinaire tout ce qu'il y a à dire sur le sur la prière et tout ce que vraiment j'avais qu'une envie en finissant le cours, c'était de me lever et de faire la mida et de parler à chem et de faire une bo des doutes et de partir dans les champs et de voilà de me connecter à lui et et et quand j'en ai parlé à mon mari, je dis j'ai écouté un cours extraordinaire d'un rave que je connaissais pas qui s'appelle Rav Roven Sasson et là il me dit bah Rav Ren Son, tu sais que il a attendu 20 ans avoir avant d'avoir des enfants. Et maintenant ce rave, il parlait de Parachat Toldot, comment Itrak et Rifka, ils ont attendu 20 ans pour avoir des enfants et combien ils ont prié prié et qu'en fait chaque prière rapprochait, faisait descendre un peu plus la néchama de de leurs futurs enfants jusqu'à ce que 20 ans plus tard, Yakob naisse et il savent. Et j'ai dit "Ben tu vois, il y a pas de hasard, il y a pas de hasard parce que la manière dont il l'a amené, c'était avec toute son histoire, avec toute sa sensibilité et personne n'aurait pu je pense faire vibrer mon cœur comme quelqu'un qui justement a a a travaillé dans son cœur ce point-là. D'accord ? Ça veut dire que quand on a travaillé un point qui nous touche et que on est passé par là, et ben quand on va en parler, ça va être comme sortir du cœur avec une passerelle qui arrive directement dans le cœur de l'autre. D'accord ? Ça c'est Tauratra. Toratra. C'est la raison pour laquelle quand le matin on fait nos les les bénédictions du matin et qu'on demande euh on dit à donc merci de nous avoir donné ta Torah, on va dire à rêve na Torah elle soit agréable pour nous qu'elle qu'elle soit douce qu'elle soit belle qu'on la kiffe. Qu'on la kiffe parce qu'on veut que ce soitra. On veut pas juste que ce soit quelque chose de technique, on veut que ce soit quelque chose de vibrant. Et c'est ça qu'on demande le matin. D'accord ? Et c'est pour ça que vous savez quand quand un enfant il fête ses 3 ans, on a l'habitude de lui faire des petits gâteaux ou des petits chocolats en forme de lettres et l'enfant il va il va goûter ses lettres et entre guillemets, elles vont ell on il va ressentir le miel, il va ressentir le le la méticoute, la douceur qui se trouve dans l'étude de la Torah. Et c'est ça qu'on veut lui inculquer. D'accord ? Ça veut dire qu'en fait la Torah elle est fixe mais elle doit être vécue avec de la simra et autour de la notion de plaisir. D'accord ? Et souvenez-vous, c'est Chamaï qui dit ça. D'accord ? C'est le c'est le celui qu'on a l'habitude de dire qu'il est strict. C'est lui qui nous dit ça. Voilà. Exactement. C'est vrai ce que tu dis elle. C'est vrai que quand quelqu'un euh vit une épreuve personnelle euh alors effectivement il y a le le travers de tomber dans la victimisation, d'accord ? Et ou alors la force justement de la Torah, c'était de dire "Tu as vécu une épreuve et ben maintenant tu vas pouvoir transmettre toutes les forces incroyables que tu as euh généré au cours de cette épreuve. Tu vas pouvoir toi à ton tour la transmettre aux autres." D'accord ? Donc effectivement ça nous donne encore une fois c'est souvenez-vous ça me regarde donne ma lecture ma grille lecture sur la vie ça me donne mon regard sur les choses cette tor qui est fixe d'accord ensuite à cattraeva euh c'est donc keva dans le sens cohérente. D'accord ? Ça c'est le Barténora qui explique ça comme ça. Soit cohérent par rapport à la à la ra j'ai mon rave pour ça j'ai le rave A pour truc j'ai le ra B. Ah quand lui il est compliqué en matière de alar, je vais aller voir un autre. Non, que ce soit Keva, que ce soit cohérent. D'accord. Euh et et ça donc c'est vrai que euh la Torah, elle comment dire, elle s'adapte. D'accord, c'est l'idée de ilelle aussi. Elle s'adapte en fonction du contexte, du niveau de la personne, de des individus. Euh moi souvent je me retrouve à poser des questions euh auprès d'un rave extraordinaire qui qui s'appelle le rave Simra Buchanger euh qui a un grand almitraam et je lui pose des questions de la part de futurs mariés ou de femmes qui sont déjà mariées. Et lorsque je pose la question au rêve, il me dit "Mais est-ce que vous croyez que si je lui dis que c'est interdit, ça va la décourager ?" Et c'est pas toujours facile à répondre. Il y a des mais il y a des certains cas où je peux lui dire "Ah oui non mais c'est sûr que là si on lui dit que son mig c'est c'est dans 3 jours au lieu que ce soit ce soir, j'ai peur que j'ai peur qu'à la fin il lâche." Alors il va encore chercher chercher chercher, chercher pour trouver matière à autoriser. D'accord ? Alors encore une fois il va pas dénaturer. Si c'est à sour, c'est à sour, on peut pas changer. Mais des fois il y a cette flexibilité. D'accord ? Et donc du coup c'est c'est pour ça que alaha ça veut dire un chemin. Un chemin il est fixe mais il est large. Et donc on peut trouver voilà toutes ces formes de rabanim de Hilel jusqu'à Shamaï d'accord mais il faut essayer d'avoir d'avoir d'avoir cette cohérence. D'accord ? Et souvenez-vous euh l'idée de la c'est que faut faire attention aussi. Parfois, on est tellement rivé sur la sur le chemin où est-ce que je dois poser mon pied, attention attention attention que en fait j'oublie où je dois aller. Et ça, je vais je vais vous l'illustrer par une histoire que qui m'est arrivée cette semaine. Donc vous savez que lundi matin, on a eu un jour de guerre. Un jour, on est retrouvé dans les on est retourné dans les missiles, dans les abris. Et donc la veille le dimanche soir, ça a commencé à chauffer. Les missiles qui partaient de l'Iran, qui allaient dans le nord. Bon donc euh à 22h, on reçoit un message, il y aura pas classe demain aux prévision d'une guerre qui va recommencer. Et donc là, j'annonce aux enfants qui n'étaient pas encore couchés à 22h. Ouais. Et je leur dis voilà, il y a pas de classe demain. Il y a sûrement une guerre qui se profile. Et là, mon fils qui a 15 ans, il dit "Il y a une guerre Mais attends, ça veut dire comment je vais comment je vais prier en mignan demain ? À quelle heure ? Qu'est-ce que je fais ? C'est il y aura sûrement pas le minian à Shiva. Alors où est-ce que je vais ? Et là je lui dis allô allô allô. Je crois que tu as pas compris. Il y a une guerre. La question c'est pas à quelle heure tu vas prier et quelle miniane et faminiane. Il faut prier pour le clan Israël. Il faut prier pour Israël. Il faut prier pour le shalom. Il faut prier que ça ne dure pas longtemps. Heureusement, nos frères ont été exaucés. Et là, il était Ah oui oui. Bon bon bon. Ça veut dire il était tellement arrivé. Vous voyez ce que je veux dire ? Sur à quelle heure il aura la prière en Mignan qu'il a oublié quel est le but même de la prière. D'accord. C'est ça aussi ass toratra quieva c'est euh justement on met ça en en je crois que c'est le Bartenoura ou le Yavet, je sais plus qui met ça en perspective avec la la prière. La prière elle doit pas être fixe. Elle doit pas être je récite mon texte. Il faut essayer voilà à chaque fois de retravailler son cœur retravailler son cœur retravailler son cœur pour se souvenir qu'est-ce qu'on dit qu'est-ce qu'on demande ce à quoi on aspire. C'est quoi notre projet de vie ? C'est quoi ce vers quoi on on on aspire à s'orienter. D'accord ? Donc c'est ça aussi à cet oratra ça fasse partie de ta vie mais qu'en même temps tu n'oublies pas quel est l'objectif de tout cela. Que tu sois pas enfermé dans des dans des dans des choses qui soient purement techniques. Ne vis pas ta Torah de manière technique. D'accord ? Voilà. Ça c'est assez torat. Et maintenant on va avoir est mort mais hâte v arb parle peu et agis beaucoup. Bon alors qu'est-ce que ça ça veut nous dire ? Et bien nos sages nous disent que par excellence celui qui parle peu et qui agit beaucoup c'est Abraham. Abraham notre patriarche. Pourquoi ? Parce que c'est écrit comme ça que quand ses invités arrivent, il leur dit "Installez-vous, je vous prépare un petit quelque chose." Et finalement, qu'est-ce qu'il fait ? Il arrive et il dit à sa femme, "Fais-nous des ralotes." Il va chercher un troupeau. Il choisit un veau. Il le donne à faire la shrita, il le donne à cuire, il a prépare un dessert. Alors là, on a l'exemple de à quelqu'un qui parle peu et qui agit beaucoup. Alors pourquoi déjà c'est quoi cette idée de mort et hâte de parler peu ? Premièrement c'est que il faut qu'on comprenne que la parole engage. Donc si je te dis ouais viens je vais te faire un kiff, un festin, un bidule, un machin. Je me suis réellement engagée à ça. Je préfère dire regarde il y aura ce qu'il y aura et comme ça au moins, je respecterai ma parole si finalement je je j'ai fait faux bon. D'accord ? parce que ça arrive à tout le monde. Donc premièrement, il comprend que la parole engage. Et donc comme la cette personne-là veut pas être coincé dans un engagement qu'elle pourrait pas assumer, c'est la raison pour laquelle elle ne s'engage pas trop. D'accord ? Si on dit "Tu pourras m'aider, alors la personne elle va dire écoute, moi j'ai pas forcément je sais pas si je vais pouvoir, je sais pas si je pourrais être là, je sais pas si j'aurai les moyens, je vais faire de mon mieux." Et là ça s'appelle être un sadic. Ça s'appelle être un sadicque. Pourquoi ? parce qu'en fait euh je comprends que la parole engage et je veux donner de mon mieux sans décevoir la personne qui se trouve en face de moi. D'accord ? Euh deuxièmement euh euh ça ça c'est c'est ça c'est ça montre que euh comment dire nos sages ils avaient vraiment une grande compréhension de la psychologie humaine. Pourquoi ? Parce que quand on parle beaucoup, quand on montre beaucoup, et ben finalement ça va euh comment dire atrophifier notre capacité d'action. D'accord ? Je m'explique des fois, je sais pas si déjà vu, on fait une réunion, on va faire un grand projet, on va faire une grande association, on va aider tout le monde, on va faire ceci, on va faire cela, on s'est même fait des selfies pour que tout le monde voit le grand projet qu'on va faire, d'accord ? Et que tout le monde soit au courant et tout le monde fait waouh et finalement personne n'a rien fait. Pourquoi ? Parce que en fait, on a eu l'impression de faire beaucoup déjà, rien qu'en parlant, ça nous a pris beaucoup d'énergie. Deuxièmement, parfois ça nous a permis d'avoir ce qu'on recherche, c'est-à-dire de l'attention, de l'ego. D'accord ? Or, chez nous, on on recherche la. C'est quoi la ? C'est garder le silence par rapport à ce qu'on fait. D'accord ? Euh c'est-à-dire que euh on garde une certaine discrétion puisque l'essentiel pour nous, c'est l'action, mais pas ce qu'on va dire de nos actions. D'accord ? Donc du coup, la parole engage premièrement et deuxièmement et bien je me rends compte que quand je parle beaucoup de ce que je vais faire et ben finalement j'ai beaucoup de chance de ne rien faire. Ça c'est un grand grand principe. Vous verrez. Moi ça m'a changé ma vie. Quand j'ai arrêté de parler de ce que je vais faire, je vous assure que j'ai eu beaucoup moins de beaucoup moins de frein au projet que j'avais en tête. Troisièmement, on a donc le personnage contraire à Abraham, c'est qui ? C'est Éphron. Alors, Ephron, c'est complètement le contraire. Alors, Éphron, c'est qui ? C'était le propriétaire du terrain que Abraham a acheté pour enterrer pour la sépulture de sa femme Sarah. Effronne les grands discours. Mais bien sûr, mais tu es mon frère, mais tu sais quoi ? Je te le donne. Mais bien sûr, tu pourras compter sur moi, mais je serai toujours là pour toi. Nanali nana. Et à la fin, qu'est-ce qu'il lui dit ? Il fait bon de toute façon, qu'est-ce que c'est 5 millions de chez elle entre toi et moi ? C'est quoi ? Allô ? Ah, ça c'est le problème. Le problème c'est souvent voilà comme je vous ai dit à l'inverse, quand on dit "Ouais, tu peux compter sur moi, tu peux compter sur moi, tu peux compter sur moi." En fait la personne ne pense pas ce qu'elle dit. Ce qu'elle veut c'est juste faire pression et finalement le moment où tu as besoin d'aide et ben elle ne passe pas à l'action. D'accord ? Et donc c'est si vous voulez c'est le contraire de parle peu et agis beaucoup. Là c'est parler beaucoup et agir peu si vous voulez. C'est comme des vases communiquants. C'est vraiment ça. Plus on va parler, moins on va agir. Moins on va parler et plus on va agir. C'est des vases communiquants. C'est extraordinaire de voir. Appliquez-le dans votre vie, vous allez le voir. Euh et la dernière chose par rapport à ça, c'est une explication euh d'un rave euh Schmel dizida. et lui donne une interprétation un peu plus cabalistique, un peu plus mystique. Il dit que quoi ? quand on parle beaucoup, il y a des anges négatifs dont le job c'est d'empêcher ce qu'il y a de positif de se réaliser. Alors eux, il faut pas ou faut pas qu'ils soient au courant des bons projets. Il faut pas qu'il soi au courant des bons projets. C'est pour ça qu'il dit que par exemple Masiar est né d'une union qui n'a pas fait beaucoup de bruit. En fait, une pauvre femme rute qui était sans le sous, qui était une dame plutôt âgée, qui s'est marié avec un homme de 40 ans de plus qu'elle, Boas, qui était lui aussi un vieillard. Bah le Satan, le Yetsara, il s'en est pas mêlé parce qu'il dit "Bah, qu'est-ce qu'il peut sortir de cette union ?" Ce qui peut sortir, tu vas voir. David Améler, Schlomo le maschiar, tout y est. parce que voilà, c'était pas une union en grande pompe. Euh euh et on voit à quel point donc c'est un peu si vous voulez la notion de ce qu'on appellerait le mauvais œil. D'accord ? Alors je vais vous dire quelques mots sur ça parce que je pense que c'est des notions qui sont quand même importantes. Euh pas que je crois qu'il faut mettre des hamamsahamsa partout chez soi, d'accord ? Pas besoin de main de Fatma, il faut juste connaître le principe. C'est quoi le principe ? C'est écrit, c'est c'est chez Rachi. D'accord ? C'est écrit comme ça que les premières tables de la loi, elles ont été données en grande pompe en elles ont été détruites. Natnou pombi, c'est écrit comme ça chez Rashi. Elles ont été données en grande pompe détruite. Et les deuxièmes, elles ont été données et elles sont se sont préservées, elles se sont gardées, elles n'ont pas été détruites. Et de là, Rashi nous explique que effectivement lorsque quelque chose fait trop de bruit, et bien il y a ça, ça attire sur cette chose-là des anges négatifs qui visent à faire en sorte que ce projet ne pérénise pas, ne se pérénise pas. Et c'est la raison pour laquelle les projets qui nous tiennent à cœur et bien il ne faut tout faire pour garder de la discrétion par rapport à ça. Ça peut être par exemple un chidour, un un une rencontre qui avance bien. Moi je dis toujours on se tait. Des fois il y a des filles qui viennent voir qui disent "Ah tu sais pas ma fille ? Alors rencontré un garçon." Je fais "Non mais même à moi, tu me parles pas, je veux pas je que personne n'écoute." Je dis toujours, j'ai dis "Tu m'enveras le carton d'invitation et on se réjouira ensemble." Mais il faut pas parler, il faut pas parler. Euh d'accord. Donc euh du coup euh c'est ça ce que ce que il nous dit aussi Shamaï dans ce moré adversaire B. Il dit regarde sois discrète, avance dans l'ombre. L'essentiel c'est l'action. Et lorsque tu fais ça, sache que tu auras toutes les chances, tu mettras toutes les chances de ton côté de réussir. D'accord ? pour la troisème partie du pire cas vote d'accueillir chacun avec le visage ouvert, le visage bienveillant. Je vous le garderai pour le prochain rendez-vous, c'est-à-dire dans 2 semaines parce que dans la semaine prochaine, je pourrais pas vous donner cours. Dans 2 semaines, le 28 juin, on se retrouve, ça sera sûrement le dernier cours de cette série sur PK à vote. Donc on étudi à la fin de de cette michna. En tout cas, ce qui nous dit Chamal, comme vous voyez, c'est très très très très précieux. Il nous dit de garder les choses. Premièrement, garder la Torah, qu'elle soit fixe. D'accord ? Je vous ai dit, j'aime cette rigueur de chamaille parce qu'elle nous apporte beaucoup dans nos vies. La souplesse, c'est magnifique mais la souplesse, elle fait que parfois des choses elles sont plus artistiques et elle s'éparpis. Shama, il te dit "Tu t'en fiches même si c'est une demi-heure par semaine ton cours ou 1 heure par semaine ton cours sur Zoom le dimanche matin, c'est fixe et tout le reste gravite autour et c'est comme ça que ça ser va se réaliser." Et deuxièmement, le conseil qui nous donne, "Tu veux que les projets de ta vie se réalisent, alors n'en parle pas trop." N'en parle pas trop parce que tu verras, moins tu parles, plus tu agiras et à l'inverse, plus tu parles et finalement moins moins tu vas agir. D'accord ? Donc encore une fois, c'est le conservateur, c'est celui qui nous donne la clé pour que tous nos projets se pérénis se pérénisent. D'accord ? Voilà, c'est la fin du cours et on se retrouve du coup dans semaines.



