
Sommes-nous prêts à changer ? Rav Elie Lemmel
Pourquoi est-il si difficile de changer ? Et si le véritable changement ne consistait pas à changer de travail, d’environnement ou d’habitudes, mais à avoir le courage de se remettre en question ? Nous pensons souvent que nous devons changer lorsqu’une situation ne nous satisfait plus : un manque, une difficulté, une frustration ou l’envie de vivre autre chose. Mais peut-on changer lorsque tout va bien ? Et surtout, qu’est-ce que changer réellement ? À partir de Roch Hachana, du chofar et de la figure d’Abraham, cette réflexion explore le changement, le questionnement, nos habitudes, la connaissance de soi et le sens que nous donnons à notre existence. Le véritable changement commence lorsque nous acceptons de nous poser des questions : pourquoi suis-je là ? Où en suis-je ? Vers où ai-je envie d’aller ? Qu’est-ce que je fais de mes capacités ? Que vais-je faire de ce qui est mis à ma disposition ? Se poser une question, c’est prendre un risque : celui de recevoir une réponse susceptible de bouleverser notre manière de voir notre vie. Le cours explore également un paradoxe essentiel : comment transformer la répétition en nouveauté ? Comment les mêmes gestes, les mêmes mots et les mêmes rituels peuvent-ils devenir chaque fois une expérience différente et nous faire évoluer ? Roch Hachana devient ainsi la « fête du projet » : demander la santé, la sérénité et ce dont nous avons besoin pour vivre, mais aussi nous demander ce que nous allons en faire. De Roch Hachana à Kippour puis Soukkot se dessine alors un chemin : se questionner, revenir sur soi, accepter notre faillibilité, nourrir notre dimension spirituelle et retrouver la joie lorsque nos doutes laissent progressivement place au sens. Sommes-nous vraiment prêts à changer ? Le changement commence peut-être lorsque nous cessons simplement de chercher quelque chose de nouveau et que nous avons le courage de nous demander ce que nous voulons réellement faire de notre vie. Pourquoi est-il si difficile de changer ? Pourquoi changer lorsque tout va bien ? Qu’est-ce que changer réellement ? Pourquoi la capacité à se questionner est-elle essentielle à l’être humain ? Comment distinguer un véritable changement d’une simple recherche de nouveauté ? Pourquoi sonne-t-on du chofar à Roch Hachana ? Comment transformer la répétition et les habitudes en occasions d’évolution ? Comment donner davantage de sens à sa vie sans nécessairement bouleverser son quotidien ? Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3
Extrait du cours
Donc le thème de cette semaine, sommes-nous prêts à changer ? D'accord ? Alors pourquoi ce thème ? Évidemment, il est lié à au prochain shabbat dans lequel donc nous allons fêter ce qu'on appelle Roch Hashana que l'on traduit de manière très imparfaite par euh la Nouvelle année qui est pas du tout la bonne traduction et ça va être justement le point de départ de notre réflexion, c'est le nom de cette fête.
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Donc le thème de cette semaine, sommes-nous prêts à changer ? D'accord ? Alors pourquoi ce thème ? Évidemment, il est lié à au prochain shabbat dans lequel donc nous allons fêter ce qu'on appelle Roch Hashana que l'on traduit de manière très imparfaite par euh la Nouvelle année qui est pas du tout la bonne traduction et ça va être justement le point de départ de notre réflexion, c'est le nom de cette fête.
Mais avant de rentrer dans dans ce sujet, il faut bien regarder le texte de la Torah. Et si vous cherchez dans le texte de la Torah le nom Rashana, vous êtes très fort si vous arrivez à le trouver. Le mot rashana n'existe pas dans la Torah. On nous parle de toutes les faits du calendrier de Pessar, de Chavouot, souscotte.
Mais quand on arrive à Rochana, alors oui, on nous donne une date. Mais si on regarde le mot, les mots qui sont utilisés là-bas, on nous parle pas du tout de rchada. C'est pas c'est pas marqué. Le texte du Talmud qui développe toutes les lois liées à cette fête s'appelle Rochhana.
Mais quand la Torah nous parle de ce moment, elle nous parle d'une date et elle nous dit yom le jour de la sonnerie. Et en effet, nous savons que au cœur de la fête de Rochana se trouve une cérémonie qui quand on ne la connaît pas est assez surprenante vu que bah qu'est-ce qu'on va faire ? On va prendre donc cette fameuse corne de bélier, on va sonner à l'intérieur, on va souffler à l'intérieur, on va entendre toutes sortes de sons. Et ça c'est ce que la Torah nous dit par rapport à cette fête.
Alors évidemment, on va essayer de comprendre qu'est-ce que ça veut dire, qu'est-ce qui se joue derrière. Mais avant d'y arriver, on va donc reprendre ce terme de Rochana, traduction littérale, roche la tête, hasha de la nez. Roche la tête hasha de l'année. Si on avait voulu nous parler du début de l'année, on aurait dit trilathana.
Si on avait voulu parler de nouvelle année, du nouvel an, on aurait dit shanacha, une année nouvelle. Had, c'est quelque chose qui est nouveau. Or là, on nous parle donc de roche et roche c'est littéralement la tête. La tête la tête que l'on a au-dessus.
Voilà notre tête à toutes et à tous. Prenons tout d'abord le mot qui désigne l'année. Le mot qui désigne année en hébreu, c'est Shana. Et vous savez que les mots en hébreu nous amènent à différentes lectures puisque chaque mot est composé donc d'un certain nombre de consonnes à travers lesquels on va pouvoir faire émerger d'autres mots.
Quand vous prenez le mot shana qui veut dire donc anné, vous avez aussi la racine d'un autre mot qui est chanen. C'est la même racine qui veut dire répéter répétition. Et puis vous avez derrière cette racine un autre mot qui est le mot le chanot chinouille qui veut dire changement transformation. Et à travers déjà ces deux mots, on va poser un petit peu quel va être l'enjeu de cette fête dont le nom n'est pas exprimé de manière claire.
Et quelque part en quoi elle nous ouvre à cette réflexion de ce changement et réfléchir au fond pourquoi on nous parle de ce changement, pourquoi est-ce qu'il est nécessaire, qu'est-ce qu'il veut dire ? Qu'est-ce qu'il veut représenter ? Le Chanelen, c'est une répétition. Alors, c'est vrai que ce concept là existe dans la tradition de manière très claire puisque si on regarde un petit peu l'univers du rituel, le principe même du rituel, c'est une répétition.
Si vous observez un petit peu le quotidien d'un juif qui est à l'écoute de ce que la Torah attend de nous, et bien il est très répétitif. La prière, c'est le même texte central trois fois par jour puisque le texte de la prière du matin, de l'après-midi et du soir et bien la prière, on va dire essentielle, c'est-à-dire donc la chemoner ces fameuses 18 bénédictions qui en vérité en sont 19 qui sont au cœur de la prière et bien c'est exactement le même texte qu'on va dire trois fois par jour. Donc il y a cette notion de le chanen. Les tépilines qu'on va mettre sont les mêmes tous les jours.
Il y a une forme de récurrence constante. Donc a priori cette notion de répétition semble être inscrite à l'intérieur de ce que l'on appellerait le judaïsme dans sa dimension de pratique quotidienne. Alors pourquoi on a cette dimension là ? Alors que par ailleurs le terme de le Chanel, c'est-à-dire cette répétition, c'est aussi un terme qui nous ouvre à la notion du chinouille.
Chinouille, c'est quelque chose qui est chonné, c'est quelque chose qui est différent. On a ici le point de départ au fond de tout cette dimension très paradoxal qui nourrit notre quotidien. On va nous demander d'être dans une démarche répétitive. On va nous demander de dire les mêmes mots.
On va nous demander d'exprimer les mêmes choses, d'avoir les mêmes gestes et faire en telle sorte que ces éléments totalement répétitifs soient aussi liés à quelque chose qui est une dimension de chinouille, c'est-à-dire de quelque chose qui est chané, de quelque chose qui est différent. Comment fait-on pour créer quelque chose de différent à l'intérieur d'un rituel qui est récurrent ? Et c'est là on va s'arrêter donc sur ce premier mot qui est le mot roche, c'est-à-dire la dimension donc de l'esprit, la dimension de l'intellect, tout ce qui est la particularité de l'humain qui a donc cette capacité de jouer avec d'un côté cette récurrence et de l'autre côté dans cette récurrence faire quelque chose de différent. Rochana.
Pourquoi le point de départ de l'année commence avec la présentation de cette double dimension ? On va, si vous le voulez bien, avant de d'aller un peu plus loin, repartir justement sur ce terois ce jour de la sonnerie. Lorsque on est au cœur donc de ce qu'on appelle la nouvelle année, et bien on va nous dire sache que ce que l'on attend de toi, c'est que tu prennes cette corne de bélier et que tu sonnes. Sonner quelque chose mais qui a priori n'a même pas d'harmonie.
C'est dire on n'est pas sur une symphonie de Mozart. On n'est pas sur du enfin voilà c'est il y a pas quelque chose qui va nous émouvoir, il y a pas quelque chose qui a priori va nous toucher au niveau de nos fibres, j'ai envie de dire artistique. Alors oui, c'est vrai que si on entreprend une démarche de réflexion, la symbolique et cetera, mais le geste, le son en tant que tel est totalement basique et c'est justement là où va commencer toute l'histoire. Lorsque l'on te propose quelque chose qui est complètement basique, cet élément là, tu as le choix ou non de l'explorer et d'en faire quelque chose.
La notion du changement n'existe que parce qu'il y a cette possibilité de s'inscrire dans une récurrence et donc se dire qu'est-ce que je fais de la récurrence ? Qu'est-ce que je fais de l'élément qui en tant que tel ne représente pas grand-chose ? Est-ce que je me contente de le faire exister ou est-ce qu'au contraire, je décide de l'explorer et d'aller chercher à l'intérieur de cela quelque chose de différent ? Lorsque l'on parle de la difficulté du changement, sommes-nous prêts à changer ?
Ça n'a de sens que dans la mesure où la dimension de récurrence et d'habitude fait partie de notre existence. Si on réfléchit, la plupart du temps, le changement nous le construisons parce que la réalité de ce que nous vivons ne nous nourrit pas, ne nous satisfait pas suffisamment. Il y a quelque chose soit qui manque, soit quelque chose qui ne nous apporte plus. Et donc le constat que l'on fait par rapport à ce que l'on vit au quotidien va nous amener à effectuer un changement dans le désir de trouver quelque chose qui va nous nourrir.
La te dit qu'on soit bien clair, le changement ce n'est pas quelque chose qui se construit parce qu'il y a une réalité qui te pose problème aujourd'hui. Tu ne vas pas changer parce qu'il y a quelque chose qui te manque. Tu ne vas pas changer parce qu'il y a quelque chose qui te dérange. La notion du changement n'est pas une solution par rapport à une difficulté que je suis en train de vivre.
Et on va constater d'ailleurs de manière très intéressante que les personnes changent parce que il y a un manque, parce qu'il y a un déséquilibre, parce qu'il y a quelque chose auquel elles aspirent. et qui n'est pas présent. Ce qui voudrait dire que le changement prend sa source dans un désir de quelque chose dont on espère qu'il va nous apporter. Et donc évidemment, on va corréler ce changement à une attente de résultat par rapport à quelque chose qui à l'instanté n'est pas là et qui nous manque.
Le droit dit non. te dit qu'on soit bien clair, la récurrence est là pour te rappeler que l'on peut très bien vivre et que le changement n'est pas une réponse à quelque chose mais fait partie de ton programme d'existence. Essayons d'imaginer un quotidien qui se passe bien. Globalement, ça va bien.
Pourquoi je devrais changer ? Qu'est-ce qui devrait m'amener à fonctionner autrement dans la mesure où la réalité de mon quotidien se passe bien ? Or, celui qui est à la source même de l'histoire du peuple d'Israël, c'est quelqu'un qui a priori n'a pas besoin de changer. Pourquoi ?
Parce qu'il est dans une configuration de vie dans laquelle a priori tout va bien. Comment s'appelle ce personnage ? Abraham. Abraham vit dans une société dans laquelle il a une place.
Son père a une fonction, il représente quelque chose. Abraham, il est dans ce qu'on appellerait symboliquement dans la petite maison dans la prairie. A priori, tout va bien. Tout va bien.
Il y a un cadre, il y a des structures, il y a des habitudes, il y a une société qui fonctionne correctement. On n plus dans le déluge, on n plus dans la perversion. On est dans un monde dans lequel on se lève, a priori tout va bien et dans ce cas-là, il n'y a pas de raison de changer. Et tout le problème que Auram va avoir dans la confrontation à la société qui l'entoure, c'est "Mais pourquoi tu cherches à changer ?
Pourquoi tu vas chercher à explorer quelque chose de nouveau ? Qu'est-ce qui te manque dans ton pour que tu a ce besoin ? d'aller chercher quelque chose qui est nouveau. À la limite, tu vivrais dans un quotidien difficile.
On peut imaginer que tu as envie d'accéder à autre chose. Tu vivrais dans un monde qui en effet est déséquilibré et donc déséquilibrant. On peut imaginer qu'à un moment il y ait une recherche mais Abraham tout est bien. Et ce qui dérange, c'est que Abraham cherche à changer.
Abraham va partir dans une exploration qui en plus va le mettre en danger parce qu'il n'a pas de raison réelle pour dire pourquoi il veut changer. et il n'a pas encore trouvé cette dimension nouvelle parce que il est en démarche, il est en recherche, il est en questionnement. Alors pourquoi Abraham met en place cela ? Puisque je vous rappelle que Abraham, c'est le point de départ de toute l'histoire du peuple juif.
Or Rochana, c'est aussi le point de départ d'une histoire. Donc lorsque l'on est ici dans un point de départ, il va falloir essayer de comprendre qu'est-ce qui s'est joué chez Abraham pour que Abraham décide d'abandonner une certaine réalité qui le nourrit pour aller vers quelque chose d'autre. Le texte nous dit que le point de départ d'Abraham, c'est l'observation qu'il a du monde que l'on peut tout et tous avoir mais avec un élément supplémentaire le questionnement. Abraham n'est pas juste dans un vécu, mais Abraham lorsqu'il constate le monde dans lequel il se trouve va se questionner.
Mais pourquoi tu te questionnes ? Qu'est-ce de te questionner ? Tout va bien. Tout va bien.
Tout va bien. Ça besoin de te questionner. À la limite, il y a un problème. Tu questionnes de là ça va.
Abraham se questionne pour une raison très simple, c'est que si cette possibilité du de la question existe, c'est que nécessairement elle doit être utilisée. Abraham au fond et celui qui nous montre que le point de départ du changement n'est pas lié à une fuite par rapport à une situation qui pose problème, à un désir de quelque chose de nouveau parce que là où je me trouve, il y a quelque chose qui me manque, mais tout simplement la réflexion qu'il va avoir sur la capacité qu'il a
de se questionner. Si je dispose de cette capacité, c'est que nécessairement il va falloir que j'en fasse quelque chose. À partir de là, Abraham s'inscrit dans une dynamique dans laquelle il n'a aucune idée de ce qu'il va trouver, mais il ne peut pas mettre de côté cette capacité qu'il possède.
Le point de départ de tout changement, c'est la liberté que l'on se donne de faire le constat qu'un potentiel qui fait partie de nous n'est pas là par hasard. On va, si vous le voulez, pour mieux avancer là-dedans, réfléchir à un concept qui est un des concepts de base dans ce qu'on appelle le monde de laassidout, quant autre le Tania développe longuement et qui est le suivant. Quelle différence y a-t-il entre nous et un hippopotame, un nous et une fourmie, nous et un autre animal ? A priori, on a quelque chose de totalement commun.
Cet élément totalement commun, c'est le désir de survivre. Le désir de vivre. Nous allons tout faire pour vivre. Nous allons donc chercher tout ce qui est nécessaire pour faire en telle sorte que notre corps reçoive ce dont il a besoin et que nous nous retrouvions dans des situations dans laquelle on pourrait continuer à vivre.
La fourmie, l'hippopotame, l'agneau, l'être humain. Cette première ce premier élément est là. Il se trouve qu'il y a maintenant un second élément. Ce second élément, c'est cette nechama, cette âme divine qui est à l'intérieur de nous et qui en effet n'est a priori pas nécessaire.
Le monde animal n'en a pas. Ce n'est pas pour autant qu'il n'existe pas. Donc cette âme pour pouvoir vivre n'est pas nécessaire. Si j'ai à l'intérieur de moi exclusivement ce désir qu'à l'animal qui est de survivre et de faire en telle sorte qu'après moi il y ait quelque chose d'autre, j'ai tout l'équipement nécessaire, j'ai tout ce qu'il faut.
C'est-à-dire j'ai un corps qui me rappelle que j'ai des sensations de faim, de soif, autrees. J'ai des systèmes qui font que face à des prédateurs, je me protège. Enfin voilà. Tout est organisé à l'intérieur de l'humain pour cela.
Donc à quoi sert cette autre partie ? À quoi elle sert ? Or, elle est là. Abraham se pose la question pourquoi cet élément fait partie de moi-même alors qu'à priori il n'est pas nécessaire.
D'ailleurs, vous avez des personnes qui quand parfois ils sont dans des situations de vie complexe, diraient "Mais qu'est-ce que j'aimerais ne pas réfléchir, ne pas poser de questions, ne pas voilà ne pas penser ?" D'accord ? Oh là là ! Imaginez que demain, voilà, je je me réveille à 2h du matin et je regarde juste si le frigidaire est rempli, je me rends. Il y a rien d'autre qui passe dans ma tête.
Pose aucune question et cetera. C'est la saison de la chasse, c'est la saison des amours, et cetera. tout ira bien. On trouvera bien si on est un mâle, une femelle, on se reproduira machin juste voilà est-ce qu'il y a pas d'autres prédateurs dans le secteur ?
On est bien voilà la meut est en tout va bien. D'ailleurs, vous constaterez que la plupart du temps le monde que l'on appelle pudiquement celui de substance est là pour ça pour déconnecter. Ça plane pour moi chanter l'autre. Ça plane pour moi.
Je plane. Je me sens bien. Personne un jour qui m'a dit qu'elle avait vécu une opération pas du tout grave mais qui fait très mal. Il y avait des rien n'était grave mais elle me dit on lui a donné donc quelques opiacés pour ce Elle m'a dit c'était elle me dit c'est incroyable.
Elle dit, "Tu es là, tu es dans ton lit, tu es bien, tu es bien et tu as juste envie de rester comme ça. Tu es bien, c'est super." Donc quelque part, c'est très ennuyeux. On aimerait dire "Mais mais pourquoi nous sommes dotés de cette capacité à nous poser des questions, à nous interroger, être dans l'anxiété et cetera et cetera ? L'animal n'a peur de la mort que quand la mort est devant lui.
Si vous faites un interview des animaux, vous leur demandez pas quelle est l'anxiété que vous avez. Non, il vivent, ils vivent. Et donc quelque part bon gens intelligents qui ont créé des cliniques psy pour les chiens et les chats histoire de faire un peu d'argent d'expliquer qu'en vérité sont très traumatises. À mon avis, tu fais l'interview détente très détente les petits oiseaux, les machin et tout.
D'accord. Abraham, il est celui qui arrive et qui dit "Mais pourquoi on m'a donné cet élément ? Alors que j'aurais pu survivre comme un animal. Parfaitement bien." À partir de là, Abraham commence le processus qui nécessairement va l'amener au changement.
L'animal ne se pose pas la question de savoir s'il doit bouger, s'il doit abandonner sa prairie, s'il doit aller ailleurs, s'il doit faire autre chose que ce pourquoi il a été programmé. Il se contente de répéter. Et il n'est pas intéressant de voir que cette notion de répétition, on va l'inscrire et on va la mettre à l'intérieur de notre vie. Et on va essayer de comprendre pourquoi.
Mais le point de départ, sommes-nous prêts à changer ? Sommes-nous prêts à prendre le risque de nous interroger sur le pourquoi de la présence d'un élément qui n'était pas nécessaire à priori chez l'être humain ? Ça c'est déjà le point de départ. Problème c'est que se poser une question c'est sans doute une des choses les plus complexes qui soit.
Pourquoi ? En hébreu, la sagesse, ce à quoi on aspire a priori se dit rma. La sagesse. C'est quatre lettres, ka m avec ces quatre lettres vous faites deux autres mots puisque vous savez quand on est bon, on peut prendre lettres, les organiser autrement en faire soit un autre mot soit d'autres mots.
Qu'est-ce que vous faites comme autre mot avec R ? M. Vous prenez le kaf et le vous faites un deuxième mot qui est le mot et c'est la force ma du pourquoi de l'interrogation. La sagesse, on n jamais vu la sagesse chez des animaux.
Il a juste les vieux bou qui ont un peu plus d'expérience qui s' fuirent plus rapidement que les autres. Mais ça s'arrête là. Ma la force ko la force ma du pourquoi du quoi le mot qui désigne l'idée du questionnement se dit ma al vous rappelez on avait déjà vu ça dans un cours que la valeur numérique de ce mot qui définit l'idée de la question est de 45 même 40 et 5. 45, c'est la valeur numérique d'un autre mot puisque 45, vous pouvez l'obtenir avec une autre organisation de chiffre.
Là, on va faire non pas 40 + 5, mais on va faire 1 + 4 + 40. 1 + 4 + 40, ça fait 45. Mais qu'est-ce que j'ai cité ici comme lettre ? La lettre 1, c'est alf.
La lettre qui vaut 4, c'est la lettre d'alette. La lettre qui vaut 40, c'est même. Alette d'alette même, ça fait quoi ? Adam, Adam, l'humain.
C'est-à-dire que dans son essence même, ce qui va nous définir, c'est justement ce M, c'est-à-dire à quel moment on parle d'humain dès lors que on accepte la capacité que l'on a et on va la faire exister de se questionner. Au passage, c'est aussi une idée qu'on avait déjà vu un jour dans un cours. Adam, c'est la rencontre entre un homme, une femme et Dieu. Un homme et une femme qui vont donner la vie vont s'appeler donc un père et une mère.
Un père en hébreu se dit Ave. Une mère se dit M. Ave c'est alf bête. ALF1 bête 2 2 et 1 3 M la mère c'est ALF1 même 40 41 et 3 44 c'est quoi ?
C'est dalette même dalette 4 même 40 c'est dame dame c'est le sang la partie physique. Vous rajoutez la lettre alf qui est la lettre de Dieu hein. La lettre qui ne se prononce pas puisque alf au niveau du phonème c'est rien. Vous pouvez pas le prononcer.
Toutes les autres lettres un phenème le B, le gueule, le he le me le alf. Si vous avez pas de voyelle, c'est inaudible. Les alèf, c'est donc la lettre qui symbolise le divin. Vous mettez donc les alèf de Dieu devant et vous avez Adam.
Donc dame c'est le sang, c'est la partie charnelle. Leève des diéplame, valeur numérique 45 qui symbolise donc le ma, l'idée de la question. Koarma, le propre du sage, c'est-à-dire de quelqu'un qui a réussi donc à aboutir à quelque chose, à de la sagesse. Donc l'expression d'un mouvement, c'est quelqu'un qui démarre sa démarche de vie.
Comment tu deviens sage ? En posant une question. Pourquoi ? Parce que poser une question, c'est s'exposer à une réponse.
Il faut avoir, et ça pourra être un slogan politique, le courage du changement. Le courage du changement, c'est la liberté que l'on se donne de s'exposer à des réponses qui vont suivre la question que l'on est capable de poser. la force du quoi, c'est-à-dire j'ai cette possibilité et donc si j'ai cette possibilité là, c'est que évidemment je vais devoir l'utiliser. Sommes-nous prêts à cela ?
Vous allez constater que de manière générale, pour ne pas changer, il ne faut pas s'interroger. Le changement, ce n'est pas changé de tanière, ce n'est pas changé de mode alimentaire, ce n'est pas changé de compagnon parce que je suis toujours dans le même principe. C'était 50 m car, c'est 100 m car, c'est 100 m, c'est 200 m car, c'était avec Albert, c'est maintenant avec machin c'est toujours le même principe. Je change.
Pourquoi ? Parce que tout simplement au lieu d'aller chercher ma pitance dans tel univers, je vais dans un autre univers la chercher. Si ce n'est que l'animal lui et bien il choisit la gazelle, le truc, le machin et toi tu choisis l'informatique, le Mais si on réfléchit quelque part, je dis ouais cette année j'ai changé. Pourquoi ?
Je travaille dans là-dedans. Non, c'està-dire que tout simplement tu as réalisé que tu es capable non pas juste d'aller chercher chez A ce dont tu as besoin pour manger mais chez B c'est tout. Mais le principe est le même. Si on réfléchit le principe est le même.
Si demain vous prenez un animal sauvage et vous le déplacez, l'amenez dans un autre univers, il va repérer de nouveau ce qu'il peut consommer et va le courir derrière. dire j'ai changé avant je manger des gazelles, maintenant je mange les chevreuil super très heureux de la prendre mais ça change rien puisque le principe c'est comment je vais faire pour manger ah j'ai complètement changé j'ai changé de femme j'ai changé de mari non c'est la même chose dans les troupeaux si ce n'est que voilà c'est le
même concept donc le changement vérité il va se situer où il va commencer dès lors que je suis prêt à être dans le questionnement et le questionnement il commence au moment où tu sonnes le chauffard. C'est quoi cette histoire de chauffard ? Il y a des gens il aécouté le chauffard.
Super, c'est très bien. Et bah je l'ai écouté. Super. Et bah j'ai écouté, on a fait la religion, on a trempé la pomme dans le miel, on a mangé les bêtes et les ambiances et tout ce que vous voulez et cetera.
Suivant les traditions, la carpe, elle était farci farcie. Super. Génial. Tout va bien.
Allez, prochaine. Super, tu l'as fait. C'est-à-dire que le chauffeur, tu peux même pas dire non mais tu comprends, j'ai entendu, il y avait une harmonie, un truc ça une raison dans tuas sonné dans le truc. Ça t'oblige à te poser une question.
Pourquoi ? Parce que c'est un truc de fou. On est en train de te dire que c'est le début de l'année. On est en train de te dire qu'il va y avoir quelque chose de fondamental.
Essayez d'imaginer vous inviter un copain qui connaît rien, qui connaît pas le judaïsme, qui connaît rien. Dit voilà tu sais on va aller fêter ensemble Rochana. Donc Rochana c'est pas une table hein, c'est ce qui se joue à la Sing. On va venir et le début de l'année juive on doit accomplir un commandement mais fondamental obligation.
Le gars, il s'attend à quelque chose. Voilà, quelque chose de waouh. Il arrive et il voit c'est bon, il vous regarde mais que se passe-t-il ? Donc à partir de là, tu as pas le choix.
Est-ce que tu es prêt à t'interroger ou pas ? Est-ce que tu es prêt à réfléchir à mais qu'est-ce que ça veut dire ? Mais c'est du grand n'importe quoi. Le changement, c'est la liberté que l'on se donne de se dire "Mais ça veut dire quoi cette histoire ?" Et évidemment à partir du moment où tu poses la question, tu t'exposes à la réponse.
La sagesse ko c'est la force du pourquoi ? Parce que quand tu poses une question, tu t'exposes une réponse. Si tu t'exposais une réponse, elle peut t'ouvrir à une perspective radicalement autre sur les choses. Et évidemment, si en plus il n'y a rien dans ton quotidien qui pousse l'individu à changer, alors on préfère paradoxalement rester dans le rituel et surtout surtout ne rien changer parce que ça me permet d'être dans la continuité de mon quotidien et tout va bien.
C'est là où en effet paradoxalement l'accomplissement des mitfotes peut aller complètement à l'encontre du projet divin. Alors c'est un peu extrême ce que je dis parce que tout simplement on est là-dedans. Et là tu vas poser la question dit mais je comprends pas pourquoi on me demande de dire trois fois par jour le même texte. Pourquoi ?
À la limite on me dirait il faut prier. Ben je sais pas, je tous les jours voilà comme je le sens quoi. Des jours plus forts, des jours différemment, des jours avec telle demande, des jours avec telle louange. Chaque fois comme tu le sens, c'est c'est génial.
C'est c'est tu fais de l'impro quoi. Il y en a beaucoup qui dans le synagogue font de l'impro au passage mais bon quelque part ça serait quand même beaucoup mieux. Mais non, pas du tout. et et tu dois dire ce mot-là, il y a tel horaire et comme ça, waouh !
qu'il y a quelque chose qu'il va falloir que j'explore. Être prêt à changer n'est donc pas simple quand rien ne t'oblige à changer. Changer parce que la réalité de mon me pousse à changer. C'est le désir de vivre ce que j'aurais voulu vivre à travers l'instanté mais que je ne peux pas vivre maintenant et dont j'espère que je pourrais le vivre quand je serai passé à autre chose.
Et en vérité, je vais franchir de nouveau des nouvelles étapes mais qui seront toujours centrés sur le même principe. Alors le début de l'année juive au fond, on va examiner maintenant ces prières. Donc déjà comme on voit toi te dit yom le jour de la somnerie. En deux mots si tuexplores pas ce qui se joue derrière c'est que tuas un problème.
Pourquoi ? Mais pourquoi tu te poses pas la question ? Pourquoi tu ne veux pas te la poser ? Parce que tu as peur.
Nous avons peur de découvrir que nous sommes différent de l'hippotame. Nous avons peur de découvrir que nous ne sommes pas juste des fourmis. Nous avons peur de découvrir que cette dimension là en vérité est totalement accessoire par rapport à quelque chose de beaucoup plus grand et qui va évidemment nous amener à poser un regard totalement différent sur l'existence. Si on réfléchit, si on faisait Rochashana pour le zo de Vincen, les animaux demanderent globalement la même chose que nous.
Essayons d'imaginer qu'on leur fournit cette capacité de dire "Vous savez faut demander." Bah, il demander tous des conditions de confort, d'être en bonne santé, de d'avoir ce qu'il faut pour bien manger. Voilà. Il demander ce qu'on demande. Demain, vous faites, vous donnez aux animaux la possibilité de demander et leur dire, "Vous savez, faut demander." Qu'est-ce qu' Qu'est-ce que demande à chama ?
une bonne santé, une bonne année, équilibre familial, super. Ben moi, je connais pas un hippopotame s'il a la possibilité de demander qu'il te demandera pas la même chose. Exactement la même chose. Quelle différence ?
Quelle différence ? La différence c'est que si à l'hippotame tu poses une question, il n'aura pas la possibilité de répondre. Alors que moi, oui. Quelle sera la différence ?
La question sera la même. OK, je vais te donner la santé, je vais te donner de quoi te nourrir, je vais te donner un quotidien qui se passe correctement. Une question, qu'est-ce que tu veux réaliser avec ce que je vais mettre à ta disposition ? L'hypopotame, il me dira "Bah, je vais manger, je vais me reproduire, je vais me baigner, je vais me protéger." Non mais la question l'animal il peut même pas la comprendre.
Que veux-tu faire de l'élément qui est mis à ta disposition ? Il y a des personnes à qui vous pos la question comprennent même pas ce que vous leur demandez. Bah il dit je sais pas j'ai envie de bien vivre. Non mais d'accord mais et pourquoi ?
pour vivre quoi. On voit que donc l'idée de la question, elle est au cœur même de nos changements permanents. Parce que si chaque année on m'amène à m'interroger sur l'utilisation que je vais faire de ce que l'on va mettre à ma disposition, en tout cas c'est ce que je souhaite, c'est que nécessairement il y a en permanence quelque chose de nouveau à créer, à mettre en place, à réaliser dans le monde qui n'est pas lié exclusivement à ce dont j'ai besoin pour vivre cette année. Je vais tout faire pour m'acheter un nouveau bateau.
Super. Donc je vais tout faire pour avoir quelque chose qui va être une expérience qui va me donner un plaisir qui est du même principe que celui qui en effet a toujours rêvé d'avoir un vélo. Si ce n'est que lui il est au fin fond de la brousse et il rêve d'un vélo et pour lui le vélo ça va être un moment incroyable. Et comme toi, tu es vélo, tu en as eu depuis que tu as 3 ans.
Alors pour toi, c'est ça être un bateau. C'est la même chose. C'est-à-dire pour vivre une expérience de plaisir qui va être lié à quelque chose qui est nouveau mais qui s'inscrit dans le même principe. Quelque chose qui va m'amener une satisfaction.
Comment se fait-il que l'autre n'a jamais eu de bateau et peut être profondément bien ? Mais c'est parce que l'autre n'a pas eu ce que toi tu avais déjà et donc en lui donnant ce que toi tu avais déjà, il est content. Donc c'est pas la chose en tant que telle, c'est le fait que tu vas accéder à une nouvelle chose qui va mais en dehors du fait qu'elle soit nouvelle, elle ne t'apporte rien puisque le principe reste le même. Cette année, je vais découvrir des nouveaux vins, je vais découvrir super.
Et donc et déjà leur projet euh de vacances qui est déjà posé maintenant pour l'année prochaine. Cette année on a fait la Birmanie, l'année prochaine à Thaïlande. Super. Et donc rechana, on va mettre un mot supplémentaire.
Ce mot on va le retrouver de manière récurrente dans la prière. C'est le mot mer. Méer roi. Vous allez constater que dans la prière de Rochana, on va sans arrêt parler de Dieu en tant que roi.
Alors que dans la hiérarchie, a priori Dieu c'est mieux que le roi a priori. D'accord ? Même si on joue pas aux échecs, mais tu as la pièce maîtresse quoi, celle qui est au-dessus de tout. Or, si on vous demande Dieu, bah dit Dieu c'est au-delà de tout, ça gouverne tout, ça maîtrise tout.
Le roi, il est quand même contingent à certaines choses. Pourquoi on dit à Dieu ben non, roi, le roi, le roi, le roi. Non, Dieu, Dieu parle de Dieu. On dit non, pas du tout.
Pourquoi ? Parce que si je te dis roi, tu penses à quoi ? à une chose sujet parce que disent nos maîtres parce que le roi n'existe que s'il y a des sujets. S'il y a pas de sujet, il y a pas de roi.
Si je dis sujet, si je dis roi, c'est qu'il a des sujets. Est-ce que l'animal est capable de dire roi ? Non, moi je suis capable de dire roi. Je suis capable de comprendre ce qu'est le roi.
Si je suis capable de comprendre ce qui est le roi, ça veut dire qu'à un moment je m'inscris en tant que sujet. Si je m'inscris en tant que sujet, ça veut dire qu'il y a une relation verticale entre le roi et moi-même. Parce que le propre du roi par rapport au sujet, c'est que le roi peut imposer au sujet un certain nombre de choses. Le roi va décider que ces sujets doivent faire telle et telle chose.
Si on réfléchit dans l'absolu, les rois de l'époque, c'était pas très sympa parce que le roi était là pour utiliser les sujets pour devenir un hippopotame première classe parce que moi je vais vivre dans Versailles alors que toi tu vas vivre au fin fond de la brosse. Mais quelque part au fond-moi les moyens de parce que si le roi il disait écoutez on habite tous globalement plus ou moins dans le même endroit. Si ce n'est qu'il faut maintenant qu'on s'organise en tant que société pour que ça fonctionne, il faut bien qu'il ait quelqu'un qui prenne les décisions, qui soi le chef. Donc voilà, je me propose d'assumer le rôle ingrat de chef parce que c'est une sacrée responsabilité pour faire fonctionner le système.
Pourquoi tu as besoin d'avoir des palais, des trucs, des machins, des ambiances ? Parce qu'on vit très bien dans un 100 m² ou même 150. On peut voilà, tu as pas besoin d'avoir ça. Ah oui, bon comme j'ai des responsabilités, j'ai besoin de personnes qui m'aident un peu de problème.
Mais pourquoi ? Pourquoi ? Tu es bien d'accord qu'on peut très bien vivre comme ça aussi parfaitement bien. Tu as pas besoin, tu as besoin d'un grand bureau, tu as plein de trucs à faire.
Je suis désolé, je suis un peu comme ça gros sa dans ma manière de dire les choses. Donc la notion de malout, la notion de royauté. Si on parle donc de sujet dans le monde dans lequel on se trouve, le roi des univers dans lequels on se trouve, c'est celui qui a le pouvoir mais qui surtout va devenir ce que j'appellerai l'hippotame de première classe parce que lui, il a une case beaucoup plus grande que les autres. C'est curieux.
Donc ça veut dire que dans notre relation à la royauté, on n'est pas du tout dans le même cadre. C'est qu'il y a une dimension de mal qui est passionnante. Pourquoi ? Parce que si je suis sujet, c'est que quelque part j'ai une responsabilité.
Il n'y a pas de plus grand bonheur que de réaliser que en dehors de cette dimension animale, je peux réaliser quelque chose dans ce monde qui va actionner cette seconde partie qui est manama qui est cette âme. C'est la raison pour laquelle à Rochana, on va parler de mer, on va parler de roi, dire mais est-ce que tu es prêt à être le sujet ? Donc de prendre le risque de t'interroger de ce que l'on attend de toi puisque tu en as la capacité. Donc tu peux t'interroger.
Alors interroge-toi et à ce moment-là d'avoir une réponse qui ne sera pas là pour agrandir ta dimension animale mais pour t'inscrire dans quelque chose de totalement différent mais qui ne peut exister que dans la mesure où c'est précédé par un Le changement est quelque chose qui existe dès lors que l'on se donne la liberté d'utiliser cette capacité du questionnement et de se confronter au risque d'avoir une réponse. À partir de là, le changement peut s'opérer et vous constaterez que ce changement, il va se situer où ? Si on regarde pas dans ma réalité quotidienne, où est-ce que va se situer ce changement lorsque tu prends conscience que tu es sujet ? À ce moment-là, où va être ta question ?
Qu'est-ce que l'on attend de moi ? Et à quoi va servir ce que j'ai de particulier et d'unique ? Évidemment, c'est à l'entithithesse d'un monde dans lequel la finalité de l'existence est moi-même. Et c'est là on pose ce principe fondateur.
Le changement ne peut exister que dans la mesure où je suis d'accord que je ne suis pas ma propre finalité mais que je suis vecteur d'un projet. C'est A ou B. Si je suis ma propre finalité, je m'inscris dans un système dans lequel, pardez-moi d'avoir pris cet exemple un peu nul de l'hippotame, dans lequel ce qui va être important, c'est de pouvoir préserver et vivre le mieux possible mon quotidien et l'utilisation des capacités que j'ai pour devenir un hippopotame de première classe, c'est-à-dire qui va essayer
de découvrir ce qui fait que sa réalité de de confort, elle sera encore plus importante. Mais vous savez tout à l'heure j'ai vu il y en a une qui va chanter à Paris il y a tous les fans qui sont devant son hôtel voyons OK je suis passé là-bas puisque je je venais donner mon cours et bon les gens font ce qu'ils veulent s savent pas quoi faire le soir alors autant qu'ils attendent pendant 3 he pour dire ah comme ça c'est super chacun se plaisir
comme il peut juste regarde-toi dans la glace essaie de compenser ça ta vie attendre quelqu'un qui te connaît pas que tu connaîtras jamais Je juste dire je l'ai vu.
C'est venivid quoi. Enfin c'est assez curieux quand même mais c'est pas grave. Chacun se nourrit avec Mais moi j'ai vu les voitures. Il y a plein de voitures là-bas et des voitures il là.
Je vous garantis que entre la Lamborghini la Porsche et le truc et le machin, elles ont toutes les mêmes zones de confort. Toutes. Je parle même pas de la clime, des sièges, le cuir, le noyer en ron machin, tout ce que vous voulez. D'accord ?
Pourquoi tu es obligé de changer de modèle ? Puisque dans la réalité de ton confort, ça sera la même chose. Alors, il y en a qui vont t'expliquer. Non, je t'explique parce que le ronronnement du moteur, j'ai changé mais dans l'expérience même du plaisir, il est où le plaisir d'un bon vin ?
Une fois que tu as fini d'avaler, tu l'as avalé. Ça y est, tu peux même pas le transporter. Alors, certains diront que quand tu fais un gros travail sur toi-même, tu suis le cours Florent pendant des années, tu arrives si tu es un bon acteur faire ressurgir à l'intérieur de toi l'émotion que tu as vécu au moment où tu as bu cette première gorgée de bière ou autre. Sacré boulot.
Mais sinon ben tu l'as ressenti, tu l'as ressenti. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle après, il faut surtout en parler parce que si tu en parles pas, mais il se passe plus rien. La question, elle est de savoir, c'est que j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui demande du changement, mais concrètement, c'est avant tout ce que je décide de donner comme importance à la chose qui va éventuellement me nourrir. Et à partir de là, il y a une nchama qui est présente.
Cette nchama dit qu'on soit bien clair de l'expérience de ta réalité quotidienne à partir du moment où tu as ce dont tu as où tu possèdes ce dont tu as besoin pour vivre correctement. Le principe est le même que tu es mangé un repas trois étoiles, deux étoiles ou une étoile concrètement tu as plus faim. Si ce n'est que dans un cas ton compte en manque qui a été délesté de quelques menus mones et dans l'autre cas d'une menu monnaie beaucoup plus menu, c'est tout. Mais dans tous les cas de figure, tu avais faim, tu as plus faim.
D'accord ? Quel est donc l'élément qui va créer chez toi une nouveauté ? Quelle est cette chose qui va être nouvelle et qui pourra se renouveler toute ton existence ? Et ça en effet c'est ce qui va se jouer le jour de Rochana.
Le jour de Rochana, on va prendre le risque de nourrir notre âme, de faire ce qu'il faut pour que celle-ci puisse recevoir ce dont elle a besoin et faire le constat qu'il y a un mouvement perpétuel qui chaque fois nous donne une dimension nouvelle que l'on va découvrir. Au fond, c'est s'ouvrir à l'expérience de la relation. au divin, s'ouvrir à la possibilité de vivre l'expérience de quelque chose qui s'appelle la spiritualité. Et c'est vrai que vous ferez à ce moment-là le constat que chaque fois que vous allez dire les mêmes mots dans la prière, et bien il se passe quelque chose chaque fois de différent.
parce que c'est-à-dire que un moment c'est le constat de la chose qui va te permettre de te retrouver dans un mouvement de changement permanent à l'intérieur d'une récurrence parce que cette récurrence là n'en est pas une. Pourquoi ? Parce que le mot que tu prononces dans ta prière maintenant et que tu vas prononcer dans ta prière tout à l'heure, même si c'est le même, n'auront pas le même impact par rapport à toi-même. C'est un constat que l'on va faire.
Et tant qu'on n'est pas prêt à prendre le risque de ce constat, quelque part, on peut se retrouver dans un système dans lequel rien ne change. C'est la raison pour laquelle beaucoup de personnes veulent surtout s'inscrire dans un rituel mais ne cherche pas à ce que lui celui-ci les nourrisse. On fait le truc. On l'a fait mais surtout on veut pas d'explication surtout on veut pas explorer.
Surtout on veut pas découvrir on veut pas se laisser aller aux émotions. Pourquoi ? Par peur d'être nourri par quelque chose qui va nous apporter un désir d'être nourri encore et encore. Et c'est très intéressant.
C'est intéressant de voir que le changement c'est être presque laisser bouleverser. Sommes-nous prêts à nous laisser bouleverser ? C'est comme une rencontre. Un de mes maîtres avait l'habitude de nous dire un livre quand tu l'ouvres, une rencontre quand tu l'as fait n'a de sens que dans la mesure où tu te donnes la liberté de te laisser bouleverser, c'est-à-dire de vivre pleinement ce que ce livre te dit, ce que cette rencontre t'apporte.
et à partir de cela découvrir quelque chose que tu ignorais complètement. Et c'est la raison pour laquelle de manière assez incroyable, vous savez que l'étude de la Torah est sans fin. Là, j'ai le bonheur d'étudier aussi un petit peu quand même. J'essaie d'étudier mais ce que j'étudie déjà étudier parce que le talmud à un moment tu fais le tour enfin il faut un peu de temps pour en faire le tour.
Mais en tout cas, il y a des il y a des il y a des traités du Talmut que que tu connais. Tu étudi à nouveau. C'est comme quelqu'un qui serait avocat depuis 30 ans. Je crois que c'est le Dallos, non ?
Pour les avocats, ouais, c'est comme ça que ça s'appelle. Et qui régulièrement relie le Dallos. Le gars dit quoi ? Tu as tu as peur sur toi l'air de Lia ?
Il dit "Non, je kiffe." Tu dis au bonhomme, "Bon, détends-toi, on va te donner un petit whisky, tout ira bien." Le gars, tu prends pour un fou furieux. Ça fait 20 ans que tu es avocat. Et tous les jours, tu relies ton Dalos. Tous les jours tu relies tes cours de mal que tous les jours.
Tu dis mais que se passe-t-il ? Or si vous réalisez tous ceux qui sont les maîtres dans le peuple juif, toute personne qui étudie c'est nouveau, pas du tout. Alors oui, au début c'est nouveau pas mais attends le tu l'as fait l'année dernière, tu le connais tu connais. tu le refais et mais attends mais mais tu es au courant je t'interroge tu as 20 mois dans l'interro pourquoi c'est la découverte du monde de la spiritualité de quelque chose qui nous dépasse radicalement que l'étude est quelque chose qui nous nourrit en tant que tel que la mitva est quelque chose qui nous nourrit que tu ressens une joie profonde.
Pourquoi ? parce qu'il y a une dimension de toi qui est en train d'agir et qui est un shama et qui quelque part et l'élément qui dirige ton existence. C'est pour cela que tellement de personnes ont peur d'aller à l'étude parce qu'on sait très bien que l'étude au bout d'un moment va faire découvrir quelque chose au-delà du savoir, de la connaissance, de la génialité de la cette jubilation que tu as de recomprendre un que tu as compris l'année dernière comprends pas ça en effet c'est ce
qui va se jouer à Rochana c'est justement cette sonnerie du chauffard mais c'est énorme et c'est quelque chose au fond qui ne va pas te désinscrire de la réalité du monde dans lequel tu te trouves mais qui va faire que ce mouvement et ce changement sera chez toi dans cette dimension spirituelle et que la réalité de ton quotidien sera juste un mouvement de nécessité mais qui s'arrêtera là. C'est le moment dans lequel tu dis pourquoi j'aurais besoin d'acheter encore un nouveau costume ?
J'en ai 14, j'en ai 15. Pourquoi ? Parce que mais je suis déjà un hippopotame de première classe, ça me suffit. pas par radinerie parce que parce que voilà c'est là puisque j'ai ce dont j'ai besoin et de belle manière avec un truc qui me plaît avec des tissus sympas tout ce que vous voulez aucun problème et c'est pas inintéressant de voir que la nous dit qu'un homme doit acheter un nouvel habit à son épouse à toutes les fêtes.
Pourquoi ? parce que on va connecter la joie de la fête à quelque chose de matériel, mais il faut que les deux soient connectés parce que si c'est juste la chose pour elle-même, elle ne te nourrit pour elle ne te nourrira pas de la même manière. Voilà quelles sont les possibilités du changement. Alors ce cours-là c'est le entre guillemets pas dernier, il y en aura d'autres mais c'est le seul cours qu'on va voir avant Rochanac qui pourrait sous côte parce que chaque fois on va voir
dès lundi alors j'aimerais rajouter encore deux trois points un peu plus je pas dire concret mais qui vont nous permettre de savoir comment est-ce qu'on peut avancer tout d'abord comme on l'ha le terme que j'aime bien donner c'est la fa du projet C'est la fête dans laquelle on va demander comme le monde animal parce qu'on a envie de survivre, on a envie de vivre correctement tout ce qui est nécessaire pour ça et c'est normal mais avec une réflexion ce que l'on va mettre à ma disposition.
Et ce que l'on met à ma disposition me permet de vivre de manière sereine. Puisque je suis serein, ma tête est libre pour aller explorer d'autres choses. Ça c'est déjà la première le premier point. Après, on a ces 10 jours de pénitence entre Rochipour.
C'est des jours incroyables, merveilleux. C'est des jours on doit avoir la joie du retour. On dit écoute si je te dis que tu peux revenir c'est que j'accepte le fait que tu es quelqu'un de faillible. Imagine un petit peu dans une relation de couple si ton conjoint te dit écoute je sais très bien que tu es quelqu'un de faillible je pour pas te faire des grosses bêtis mais que tu pouras pas tous les jours être le plus sympa me c'est génial de réaliser que mais si
je suis prêt de pardonner c'est que j'accepte qu'un moment tu peux tu tu es pas parfait c'est la raison pour laquelle on dit ma qu'on a cassé le verre parce que c'est là où la vie elle commence avant le mariage le vert il est beau il est merveilleux il est intact Là, tu le casses, tu vois qu'il est fragile, mastof, tu rentres dans la vraie vie.
C'est extraordinaire. C'estàd que Dieu au moment où il nous dit "Je suis prêt à pardonner en train de te dire il y a pas de problème, tu as le droit d'être un être humain." Donc on ne vous imaginer être dans une relation calme où l'autre te dit "Je comprends que tu as pas envie de te lever tous les jours. Je comprends que parfois ta tête, elle va pas là où elle devrait aller. Je comprends." Mais c'est sûr, c'est comme ça que tu es.
Et d'ailleurs dans la prière on dit c'est toi qui nous a façonné tu es au courant comment fonctionne c'est génial c'est une joie il y a des gens ils sont ils sont black pendant cette période dans l'angoisse. Ah bien sûr on sait qu'il y a des choses qui se jouent mais sois heureux heureux de pouvoir être dans un mouvement. Heureux de pouvoir retourner un peu à l'intérieur de toi-même. Heureux de pouvoir t'interroger.
Le jour de qui ? C'est le jour dans lesquels on se dit waouh et ben on n'est pas dans l'angoise. Al, il y a des gens qui supportent très mal le jeûne, c'est vrai. Mais la plupart du temps, c'est parce qu'on y pense de trop.
Extraordinaire. Je suis capable de faire en telle sorte que l'élément essentiel de moi ne soit pas la partie animale, mais autre chose. Pendant 24 heures, je redialogue avec moi-même. Extraordinaire.
Je me repose des questions où j'en suis, vers où j'ai envie d'aller ? Pourquoi au fond demande demande à Dieu pardonne-moi parce que shabbat j'allumé la lumière. Ça ça pose un problème que j'allume la lumière. Et pourtant je lui en parle sur attends le morceau de bœuf il était bon.
Bon alors d'accord cétait pas avec le tampon du B. Mais alors et c'est intéressant dire donc on dit on est dans une histoire de fou furieux ou alors il y a peut-être d'autres choses. Donc c'est génial parce que on s'interroge, on rentre dans cette interrogation et à partir de là quand quipour se termine on arrive vers la fête de Sot qui est la fête de la joie. Sot c'est la fête.
Pourquoi ? Parce que parce que la vraie joie c'est quand tu règles tes doutes. Quand à un moment tu sais pourquoi tu es là, quand un moment tu sais qu'en vérit ta vie elle a du sens, quand tu sais que tu vas pouvoir vivre au quotidien comme tout le monde mais avec une dimension qui fait que la totalité de toi-même est présente dans l'univers dans lequel tu te trouves. Et à partir de là, en effet, on s'engage dans l'année qui s'ouvre.
Donc voilà une période passionnante, une période dans laquelle on va s'interroger, une période dans laquelle faut surtout pas tomber dans des sentiments de culpabilité, de mal-être. Une période dans laquelle on réalise que un moment Dieu dit "Mais il y a pas de problème. Dans la mesure où tu es prêt à réfléchir, c'est top." Il y a des mouvements opérés dans la vie et la vie c'est des haut des bas, des hauts et des bas mais il vaut mieux aller dans le haut. Mais parfois quand on est en bas, c'est pour mieux remonter.
Et quelque part, c'est là où véritablement notre vie est profondément nourrie dans tous les domaines.



