Rav Daniel Knafo nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la suite à donner aux fêtes. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Le jour d'après" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Que signifie « garder le lien » avec l’élan spirituel d’un moment fort, et comment l’ancrer dans le quotidien ?
- À quel moment le penchant au mal s’introduit-il dans l’homme : à la conception ou à la naissance ?
- Pourquoi les fêtes de pèlerinage sont-elles liées à la restauration d’un état spirituel idéal originel selon le texte ?
- Quelle est la différence entre une sainteté imposée (comme Shabbat) et une sainteté construite (comme Yom Tov), et comment cela influence-t-il la gestion de ses objectifs ?
- Comment transformer une fête ou un moment exceptionnel en tremplin vers une vie meilleure, sans retomber dans la routine ?
- En quoi l’homme a-t-il été créé pour deux mondes, et que signifie le pluriel du mot "haïm" dans ce contexte ?
- Pourquoi certaines mitzvot comme la consommation du pain, du maror ou de la viande à Pessa'h sont-elles considérées comme une forme de réparation spirituelle d’un état antérieur à la faute d’Adam ?
- Pourquoi est-il essentiel de concrétiser un élan (spirituel, émotionnel ou personnel) en action réelle selon le Cantique des Cantiques ?
- Comment intégrer durablement les acquis d’une expérience de transformation spirituelle dans son quotidien ?
- Comment définir le bien et le mal à partir de la discussion entre Rabbi Yehuda Hanassi et l'empereur Marc-Aurèle ?
- Que signifie l’expression "le monde à venir" dans la pensée juive, et en quoi se distingue-t-elle des des temps messianiques ?
- Quelle différence le Maharal de Prague établit-il entre le Shabbat et le Yom Tov sur le plan spirituel ?
- En quoi l’exemple de l’entrepreneur qui visite d’abord sa maison idéale avant d’y accéder réellement illustre-t-il un processus de projection et de motivation ?
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Transcription
Kind: captions Language: fr ReFtov. Donc bonsoir. Alors le thème que l'on va aborder s'intitule le jour d'après. Alors le titre est un peu énigmatique mais il s'inscrit tout à fait dans la l'événement qu'on vient de traverser qui est la fête de Pessard. Et le jour qui suit donc la fête de Pessard. D'ailleurs tous les jours qui suivent les trois fêtes de pédérinage on va en parler s'appelle Isrouag. Alors, c'est un terme générique que je vais définir. Je vais d'abord tout d'abord apporter en préambule la michna plutôt le la citation du Talmud, pardon dans le traité Suka qui nous dit colossé isour la haag tout celui qui fait un isour avec la fête. Alors isour généralement on traduit ça comme étant un interdit mais en réalité isour c'est un lien. Quand on fait un interdit, on se lie à quelque chose. Donc le isour, c'est censé être un lien. C'est c'est ainsi que traduit Rashi Agouha. Celui qui fait un lien avec la fête qui vient de passer et qui lit le jour suivant, c'est-à-dire comme aujourd'hui, et bien c'est comme s'il avait construit un hôtel sur lequel il avait apporté une offrande de qualité. On apporte un verset dans les psaumes. C'est un verset qu'on a récité tous les jours de la fête dans le halel. Isrouag bavotim carnotbear. Ce fameux isag bavotim avotim, on parle ici, on va dire, d'une offrande de choix, une offrande de qualité. Et bien tout celui qui ferait un lien avec la fête qui vient de s'écouler et bien aurait le mérite d'avoir apporté une offrande de qualité. Alors, c'est ça que je voudrais essayer d'expliquer. Quel est le sens de cette citation et essayer de reprendre un enseignement, je dirais fondamental pour notre quotidien. Alors, nous avons déjà la problématique de définir ce qu'on appelle le Yomtov, le jour de fête qu'on appelle donc Yomtov. Alors, je vais d'abord vous dire les termes qu'on utilise dans la Torah avant de de parler de cette terminologie de Yomtov qui est on peut dire une sorte d'invention des hahamim. Ils se sont réappropriés un terme qui ne figure pas du tout dans je dirais la Torah et dans les textes qu'on connaît on peut dire même de la michna ou du Talmud. Plus tardivement on le verra effectivement mais dans la Torah en tout cas on parle de motadim. Lorsqu'on parle des fêtes de pélerinage, on appelle ça des mots adimes. Et les mots adé euh hashertré ou otam bemoadam, on parle des fête de pélerinage. On les nomme comme étant moed. Nous avons également régalim quand on parle de schlocha régalim les trois fêtes. Et nous avons également le terme qui s'appelle zemman comme on vient de passer la fête de pessar. On appelait ça zmanutenou le temps de notre liberté. En hébreu, Zmans. Les Israéliens aiment beaucoup dire à la zman. Zman et euh zeman. Ça par contre c'est un terme qui est même je dirais araméen. Zman, on va définir tous ces termes là. Mais le terme Yomtov, celui-ci est tout à fait nouveau. Alors moed moadim en hébreu, moed la racine ça serait yaad. Yaad, c'est on peut dire l'objectif. Quand on parle de Moed, on parle d'un objectif, quelque chose que l'on va atteindre. C'est ce qu'on appelle donc moed et régalim shlocha régalim quand on parle des trois fêtes. Schlocha régalim régel on peut traduire cela comme est en soi erguel quelque chose qui est récurrent quelque chose qui revient d'année en année mais également régel c'est le pied. Galim, ce sont donc des jours qui vont nous conduire par un mouvement dans un, je dirais un processus qui nous conduit à quelque part qui s'appelle le moed chelocha régalim. Donc quand on parle aussi de zman l'autre terme qu'on a utilisé, c'est en hébreu azmana. Azmana c'est une invitation. Zman quelque chose que je vais consacrer à et bien s'appelle Zman. Je vais donc consacrer du temps, je vais investir quelques jours qui vont me conduire à une dimension plus élevée, celle qu'on appelle le moed. Et c'est là où je voudrais donc essayer de d'apporter un éclairage supplémentaire sur cette notion. Je vais vous rapporter donc les paroles du Maharal de Prague. Le Maharal donc a écrit plusieurs ouvrages. Un qui s'appelle Netsar Israël. Il en a écrit donc plusieurs. Dans ce livre Nets Israël, il définit entre ce qu'on appelle le shabbat et le yomtov. Alors shabbat donc on le connaît, c'est effectivement le jour qui est, on va dire cadoche, saint, sanctifié, celui qui est déterminé d'ailleurs comme étant l'aboutissement des 6 jours de création. C'est ainsi qu'on commence notre prière le vendredi soir à la synagogue. Le vendredi soir, nous récitons dans la prière et bien euh attaque qui estomi, tu as sanctifié le 7e jourlit ma chama, l'aboutissement des de l'œuvre du ciel et de la terre. Donc on peut dire que les 6 jours de création convergent vers et bien cet aboutissement qui s'appelle le shabbat. Le maharal nous dit que le shabbat et c'est ainsi qu'on le retrouve dans la terminologie de plusieurs champs du shabbat, on dit que le shabbat c'est un avant-goût, une préfiguration mais au lamaba. C'est un une préfiguration du olamas, le monde qui vient. Ça aussi on va le définir. Alors que le yomtov c'est un mein un regard sûr, c'est-à-dire une préfiguration de ce qu'on appelle yot àasiar, les temps messianiques. Donc nous avons le shabbat qui est l'aboutissement, le lieu et bien de ce qu'on appelle le monde qui vient et nous avons les fêtes, les trois fêtes qui sont par rapport au temps messianique. Donc nous avons comme si cette fête là, ces fêtes là de pélerinage allaiit nous donner la possibilité de nous déplacer vers quelque chose qui s'appelle le shabbat. C'est ça qu'on va essayer donc de de définir ensemble. Donc nous avons vu au niveau donc du shabbat cette idée de haaba. Qu'est-ce que le haaba ? Alors il y a de grandes discussions sur ce qu'on appelle le monde à venir, le monde qui vient. On a des divergences d'opinion, notamment le Maimonide qui va parler de ce qu'on appelle le monde des néchamotes, le monde des esprits, le monde qu'on retrouve d'ailleurs même dans la philosophie, des choses qui sont donc similaires où on a et bien un monde qui serait totalement avec une abstraction totale du corps de toute forme de corporalité, le monde des esprits. et d'autres entendent différemment et entendent le monde à venir comme étant ce qu'on appelle les aar atria après la résurrection des morts. Alors vous savez qu'on a cette on va dire cette foi dans le judaïsme de croire en la triatamim la résurrection des morts. c'est qu'il y a une forme de corporalité qui va exister même après la mort de la personne et bien il y a un retour, quelque chose qui va être de l'ordre du retour même d'un point de vue corporel. Alors, on pourrait y passer du temps à essayer de définir un peu ces notions très abstraites qui sont quelque part un peu utopiques pour nous qu'on ne saisit pas, on a du mal à saisir. D'ailleurs, même le Talmud, ceux qui sont intéressés par ce genre de de sujet, vous pouvez regarder le 11e chapitre du traité Sanrine dans le Talmud où vous avez et bien de nombreuses citations qui vont parler de ce qu'on appelle la triate à Méthime. Les sages vont même à tour de rôle essayer de tordre un peu ou de violenter un peu le sens littéral du texte pour essayer de faire apparaître une allion de cette résurrection des morts dans la Torah qui n'est pas mentionnée du tout. On ne parle pas de la résurrection des morts. On ne parle pas non plus de l'après euh quand euh la personne quitte ce monde euh à l'âge que l'on souhaite toujours de 120 ans. Mais pour en tout cas pour redéfinir les choses quand on a et bien on va dire le shabbat nous donne cette préfiguration du monde à venir de ce olmamaba alors que les fêtes les moadimes comme on l'a dit et bien m'emmènent à ce qu'on appelle les yemotes amashiar. La période de ce qu'on appelle yemot amasi, les temps messianiques. C'est si on peut dire en définition peut-être une vie idéale, idéalement vécue qui nous conduirait vers cet aboutissement. Alors, c'est ce qu'on va essayer de voir justement un peu plus en détail. Alors, je voudrais ouvrir une une parenthèse sur cette définition de ce qu'on appelle yomtov. Vous savez qu'aujourd'hui quand on parle des fêtes, on appelle ça un yomtov. Yamimtovim. Yomtov, traduction littérale, c'est un jour qui est bon. D'ailleurs, en hébreu moderne, quand on se souhaite bonne journée aujourd'hui, il y en a qui se disent Yomtov. Voilà. Qu'est-ce que la définition de Yomtov ? Alors, je voudrais ouvrir une parenthèse sur une discussion Talmudique. D'ailleurs, j'ai cité tout à l'heure le traité Sanrine au 11e chapitre. C'est et bien dans cet endroit-là où on a une discussion entre Antoninous, Antonin Antonin qui est d'après euh je dirais le contexte historique, il s'agirait certainement de l'empereur Antonin, celui qu'on appelle Marc Aurel qui aurait eu une discussion avec Rabi Yhouda à Nassi. Dans le Talmud, on a de nombreuses discussions qui sont donc où il y a eu des confrontations entre les sages du Talmud et d'autres personnalités comme notamment Cléopatra, Cléopâtre ou alors le Cessard, les les différents Césars qui se sont succédés. En tout cas, nous avons une discussion fondamentale, savoir si le mal, ce qu'on appelle le yserara, le la tendance au mal apparaît chez l'homme, apparaît chez l'individu. Béchaat ysira au moment de la conception. Est-ce que déjà dans le ventre, dans la gestation, la période de gestation, y a-t-il déjà ou pas et bien ce qu'on appelle le yserara cette tendance au mal ou est-ce que c'est uniquement béchat yetsia au moment de l'expulsion, au moment où l'enfant et bien arrive au monde. Discussion entre Antonin et Rabi. Et dans cette discussion là, Rabi Yhouda Anassi qu'on surnomme Rabi propose de dire c'est déjà depuis la conception. Donc chacun évidemment fonde ses propos avec des arguments. Il propose donc en disant que c'est au moment même de la conception de l'enfant, au moment même de la gestation. Et là, Marc Orel, donc ce fameux Antoninous, lui rétor qu'en disant c'est impossible parce que si le mal, la tendance au mal serait déjà présente chez l'individu au moment de la conception, et bien l'enfant aurait cherché à sortir avant terme. Et là, Rabi est apparemment séduit par l'argument de ce Marc Orel et dit, "Je vais répéter cet enseignement en ton nom." Et effectivement et bien Raby a enseigné à ses élèves cet enseignement au nom de Marc Orel en au nom de Antoninus. Qu'est-ce qui a séduit Rabi dans cette intervention ? C'est de dire que la définition du mal, ce qu'on appelle le rat, et bien c'est d'aller à l'inverse du but de la création. J'ai été programmé pour une gestation de 9 mois. Si je veux sortir àant terme, c'est que je veux aller à l'encontre. de l'aboutissement du projet. Le rat définition, c'est aller à l'encontre de l'aboutissement du projet. Et à l'inverse, le TOVE, c'est ce qui va dans le sens du projet. C'est ce qui va me conduire à l'aboutissement du projet. On peut également citer dans cette pour étoffer l'argument, vous savez que chaque jour de création à Kadosch Baroku, Dieu a créé le monde, la structuré par 10 paroles et à chaque parole donc chaque jour de création il est mentionné, tout ça c'est le récit de la Genèse. Il est mentionné Vaard Elokim Kitov Dieu vit que c'était bien. C'est écrit ainsier jour 2e jour 3e jour jusqu'au 6e inclus. Vaar Elokim Kitov. Dieu vit que c'était to c'était bien. Alors petite aparté, certains se posent la question sur le fait de dire que Dieu vit que c'était bien. Comment est-ce qu'on comprend que Dieu vient constater que c'était bien ? C'est comme si on donne un exemple un peu léger, mais comme si nous étions en train de dresser une belle table. Nous avons posé tous les éléments nécessaires à notre table et on vient constater que tout est en place, rien ne manque. Si on pose cette définition pour le divin, ça nous pose problème parce que ça sous-entendrait que il y a des informations qui échappent à Dieu. Or, aucune information n'échappe à Dieu. Toute sa connaissance est ce qu'on appelle mibifnim de l'intérieur. Il n'y a pas d'information qui soit extérieure à lui. Donc veut dire Dieu vit que c'était bien ? Ça ne veut pas dire qu'il vient constater que tout ce qu'il a créé est bien à sa place. C'est qu'il a porté son regard pour que les choses qu'il a posé dans le monde et bien aillent dans le projet, s'inscrivent dans le projet. Va elokim Kitov. Vous savez que l'œil a deux fonctions. Recevoir l'information mais également projeter un regard. Quand on pose ce regard son regard sur quelque chose regarder positivement quelque chose je le construis. Si je regarde négativement quelque chose je peux le détruire. Ce qu'on appelle le Ainara, toutes ces notions là que aujourd'hui tout le monde connaît, le mauvais œil. regarder négativement peut effectivement détruire, réduire, rétrécir. Par contre, au contraire, porter un regard positif et bien peut euh donner beaucoup plus de consistance et développer quelque chose. Donc quand on dit que Dieu a porté son regard sur les éléments de la création, va yarokim Kitov, ça ne veut pas dire qu'il vient constater que ce qu'il a fait était bien, c'est qu'il vient mettre et bien une touche finale, une direction à ce qu'il a posé comme élément pour que ça aille dans le sens du projet. Donc si je reviens à notre définition de ce qu'on appelle yomtov, un yomtov c'est un jour qui va me conduire vers l'aboutissement du projet. Le moed comme on a dit c'est le yaad. C'est l'objectif. Le Yahad qui est donc par l'intermédiaire du régel régalim. Les fêtes, c'est un déplacement de notre quotidien vers une perspective plus grande qui s'appelle l'aboutissement du projet pour lequel Dieu a créé le monde et l'humanité tout entière. Alors, les où c'est intéressant peut-être quand même de développer un peu cette idée simplement en rappelant qu'à chaque occasion des trois fêtes, c'est en fait un retour vers cette, on peut dire ce projet initial qui a été le projet de créer l'homme au début de la création. Vous savez que l'homme ne s'est pas maintenu longtemps dans cet état idéal dans lequel il se retrouvait. ce qu'on appelle le monde edénique, ce jardin d'Eden, le Eden, Gan Eden. Dans cet état-là, il n'est pas resté longtemps, il est resté quelques heures. On dit qu'il a été créé le 6e jour. S'il n'avait pas fauté, il serait entré directement dans un monde qui s'appelle chez Kouau Shabbat. C'est pas simplement une temporalité de dire qu'il a été créé vendredi et puis le shabbat est arrivé, il serait rentré dans le monde du shabbat, c'est que son le projet serait arrivé à l'aboutissement du fait qu' il serait rentré donc directement du monde dans lequel il se trouvait au monde qu'on appelle chez Kouau Shabbat, ce qu'on appelle leaba, le monde qui vient. Donc nos trois fêtes nous ramènent à chaque fois à cet état-là. Je vous donne les exemples concrets de manière très brève. À sous-côte, donc la fête de sous-côte, nous résidons dans des cabanes, dans des sous-côtes comme son nom l'indique. C'est quoi ces cabanes ? C'est des branchages. Nous sommes vraiment littéralement dans une cabane avec une toiture en branchage qui nous rappelle l'état du retour à la nature de Adam qui se retrouvait dans le jardin d'Eden. Et nous avons en plus une mzva assez intéressante de prendre ce qu'on appelle le les arbata minimes, les quatre espèces notamment et bien le c'est le on va dire le fruit vous voyez le le fameux cédra qui est le la mzva principale ce là et bien on nous dit vous prendrez le étrog le premier jour de fête et bizarrement le midrache nous dit que le fruit défendu ce qu'on On appelle leadaat, l'arbre de la connaissance du bien et du mal que l'homme n'avait pas le droit de consommer justement au début de la création. Et bien c'est ce fruit-là d' midrache et plusieurs avis. Un de ceux qui est retenu, c'est de dire qu'il s'agit du étrog parce que le a une particularité, c'est dont on dit que le goût de du fruit et le goût de la branche elle-même, ta piri vam etso chavim, ils ont le même goût, la branche et le fruit. Alors, je m'allongerai pas là-dessus parce qu'il y a beaucoup d'explications très intéressantes à ce sujet, mais c'est juste pour vous dire que nous nous retrouvons dans une situation idéale avec un retour à la nature. Il faut toujours se méfier tout de même du retour à la nature tel qu'il est conçu aujourd'hui, conceptualisé où on pourrait effectivement y voir un retour plutôt à un état de de l'homme primitif plutôt que de l'homme élaboré. Mais c'est un autre sujet. Mais en tout cas, ce retour à la nature durant la fête de souscôte est une invitation à revenir à l'état de l'homme idéal au moment où il était dans le jardin d'Eden. La fête de Pessard qu'on vient de passer, si vous remarquez, nous consommons trois aliments. D'ailleurs, dans la fête de Pessar, durant la Hagada, lorsqu'on récite toute la Hagada avant de consommer le repas, nous avons donc une état des étapes à suivre. Et on nous dit dans la gada tout celui qui n'a pas dit trois choses ne se rend pas quit de la fête de pessar. C'est quoi ces trois ces trois choses ? Pessar, Matsa et Maror. Alors le pessar c'est quoi ? Bah le pessar c'est en fait le corban pessar, le sacrifice de l'agneau pascal que nous n'avons plus la possibilité d'apporter puisque nous n'avons plus le temple de Jérusalem. Mais nous prenons à la place un bout de matsa qu'on consomme à la fin du repas, ce fameux afikoman. Et nous avons ensuite le maror. Le maror c'est l'herbe àire. En général, la salade romaine pour le réfort pour les ashénasim effectivement de la salade. Et nous avons également et bien la matsa. La matsa c'est le pain azime. Si vous remarquez ces trois aliments sont trois aliments que Adam, le premier homme, n'avait pas le droit de consommer, du moins ne consommait pas. Il consommait d'après le récit de la Torah, le récit biblique, il consommait uniquement des fruits de l'arbre. Dieu lui a dit Mikolanel, tu consommeras les arbres de la nature. Tu prends les arbres du jardin, les arbres les arbres qui se trouvent dans le jardin d'Eden. Tu consommeras donc ces fruits et voici que il faut et il se retrouve contraint à manger comme dit le verset doré avant. La terre maintenant va être maudite. Elle ne produira pas ce que tu espères qu'elle produise. Elle pourra également produire des végétaux, des mauvaises herbes. Et tu vas consommer toi-même essasadé, c'est-à-dire la végétation. Tu vas consommer des légumineuses, des choses auxquelles tu n'étais pas habitué. Le midrache dit même que Adam aurait versé des larmes en disant est-ce que moi et mon anne nous allons manger la même nourrituread est-ce qu'on va consommer on va manger dans la même gamelle et effectivement donc l'homme va ne plus être on va dire porter sur les arbres fruitiers mais il va également consommer des légumes. Autre chose, c'est qu'il va également manger du pain. Quelque part, on lui apporte une sorte de consolation. Le fait qu'il ait pleuré pour cet état là dans lequel il se retrouve, Dieu lui aurait dit et bien écoute, tu pourras doré avant manger du pain à la sueur de ton front. La fameuse expression. Donc le pain n'était pas non plus encore une nourriture qui était consommable pour Adam. Et troisième chose, c'est la viande. La viande, celle-ci est arrivée encore plus tardivement. La viande est arrivée après l'époque du déluge, après l'époque donc de Noar et ses enfants qui vont repeupler l'humanité. Et bien, on leur autorisera la consommation de la viande qui n'était pas autorisée à Adam. Donc c'est comme si nous à Pessar, nous faisions une réparation par le fait de consommer ces aliments-là en tant que mzva, en tant que commandement. Et d'ailleurs, on nous dit à Sher qui deschanou bemitvotav qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a ordonné de manger ces trois choses comme si par consommation là, nous allions apporter, introduire une notion qui s'appelle la sainteté, la kéoucha dans des aliments qui paraissent élémentaires. Voilà comment on se retrouve encore face à une dimension qui est celle de l'homme au moment où il se retrouvait dans le jardin d'Eden. Troisème fête, la dernière Chavouotte. Chavouot, celle qui arrive et bien d'ici quelques jours. Chavouot au terme donc des comptes de des jours du homer dont on est en train de compter aujourd'hui les jours du homè qui nous conduit à cette fête de chavou hote qu'on appelle pente-côte au terme des 50 jours 49 jours et le 50e c'est la fête de Chavouotte c'est le jour de la réception du don de la Torah la Torah a été donnée le 6 du mois de Sivane et donc nous avons ici la perspective de recevoir la Torah là évidemment c'est encore plus clair on nous dit lorsque Lorsque nous avons et bien reçu cette Torah au Montsinaï que nous avons retrouvé le niveau d'Adamichon Adam avant la faute. Il y a un verset d'ailleurs qu'on lit dans le psaume du mardi dans la prière journalière. On a le mardi un psaume où il est écrit à Marti à Marti. C'est Dieu qui parle et qui dit ani martiokimatem. Dieu dit j'ai dit à votre sujet aux enfants d'Israël vous êtes qui violokim comme des dieux. Venezion vous êtes des êtres supérieurs. Adamoutoun cependant Adamoutoun vous mourrez comme Adam parce que vous avez fauté avec la faute du Vaudau d'or. Voilà donc on a un un retour vers Adam cet idéal de vie qui était celui de la on peut dire la rencontre avec le créateur. La créature et le créateur se rencontrent à un moment où il se retrouve et puis finalement l'homme se dégrade à nouveau et il va perdre ce statut là. Mais voilà que ces trois fêtes de pèlerinage encore une fois nous conduisent à cet objectif, à ce yahad, à cet état idéal qui est une préfiguration donc de ce qu'on appelle yemotasiar, les les l'époque messianique qui nous conduit vers ce monde qui s'appelle. le monde qui vient, le monde qui est chez Kouau Shabbat, qui est appelé donc le jour du shabbat, l'aboutissement euh tant souhaité, tant voulu. Voilà. Donc voilà comment on peut définir ce Yomtov. Si euh on reprend la première citation qu'on a apporté en disant que celui qui vient lier le jour suivant, c'est-à-dire comme aujourd'hui et le lit au jour qui est passé, c'est-à-dire au jour de fête, et bien il est dans cette dynamique là. de euh de cheminement vers cet aboutissement, vers ce projet. Alors, j'aimerais également apporter encore un autre point intéressant toujours au nom du maral de Prague. Là, ce que je vous ai apporté donc c'était les paroles du maral de Prague que j'ai un peu développé. Mais il apporte encore un autre point. Je sais pas si vous avez entendu parler de ce qu'on appelle leouvve tafchilin. Quand on observe en fait les jours de shabbat et de Yomtov, il peut arriver que nous ayons donc des jours de Yomtov et qui vont et bien enchaîner avec un shabbat. On peut par exemple avoir la fête de Pessar qui tomberait jeudi et vendredi et vendredi soir on enchaîne avec le shabbat. Nous avons un principe là, c'est vraiment un point de haa assez formel qui est que nous ne pouvons pas préparer d'un d'un Yomtov à un shabbat. On va justement expliquer pourquoi. On ne peut pas préparer de préparation culinaire. Nous avons le droit de préparer des aliments, cuire des aliments pendant le Yomtov pour ce qu'on appelle leel nefèche pour mes besoins immédiats, pour pouvoir consommer. Mais je n'ai pas le droit de préparer en vue du shabbat. Si je veux préparer des aliments, donc à partir du Yomtov pour le shabbat qui va suivre, je dois faire ce qu'on appelle unouv tafchiline, c'est-à-dire je vais préparer quelque chose avant l'entrée du Yomtov. Donc dans notre cas, on a dit imaginons, ça tombe jeudi et vendredi. Et bien je préparerai ça jeudi. Je préparerai ça pardon mercredi avant l'entrée de la fête. Je vais préparer des aliments qui vont me servir comme une sorte d'association, comme si j'allais associer les deux entités Yomtov et Shabbat par l'intermédiaire d'un aliment. Ça paraît un geste un peu un peu je dirais qui n'a rien à voir avec le le le fondement même des choses. Mais mais pourtant c'est ce qu'on nous dit. Si par exemple j'ai préparé du pain un autre plat cuisiné et que je les garde pour le shabbat, et bien j'ai le droit grâce à ça de pouvoir préparer donc le vendredi avant l'entrée du shabbat qui est un jour de Yamtov, j'ai le droit de préparer pour le shabbat. Comment ça fonctionne ? Et bien là justement le Maharal nous dit, c'est exactement ce qu'on vient de dire. Si on définit jours de Yomtov, les jours de fête comme étant une préfiguration des Yemot amasi de l'époque messianique et que le shabbat est censé être le jour de l'aboutissement, c'est-à-dire ce qu'on appelle le olamaba, le lieu de l'aboutissement de l'homme. Et bien, je ne peux pas préparer donc dans l'époque messianique pour ce qu'on appelle le haaba. Pourquoi ? Et bien c'est très intéressant. Nos sages nous disent que l'époque messianique s'appelle Yamim chez NBA hafets. C'est une période dans laquelle il n'y aura plus ni mérite ni faute, c'est-à-dire que les choses seront tellement révélées et évidentes que nous n'aurions plus de mérite à accomplir une mitzva et nous n'aurons même pas, je dirais l'ombre d'une pensée qui nous traverserait l'esprit d'aller transgresser un interdit. Ce seront des jours de révélation suffisamment forts pour pouvoir et bien faire en sorte que l'homme soit dans une perspective déjà où il ne se pose même plus de questions. Il n'est plus dans un cheminement où il est dans dans un cheminement je dirais de Emouna, les choses seraient tout à fait révélées. Donc le Maharal dit, "Celui qui ne s'est pas préparé avant cette époque messianique ne pourra pas aboutir à ce qu'on appelle ce haamas." Ça paraît un peu un peu fort, un peu dur mais c'est pour ça que l'idée est que si j'ai préparé avant, si j'ai commencé avant cette époque messianique, et bien je peux effectivement cheminer vers le haaba. Alors là, si vous me permettez encore une autre citation importante, celle du Rambam Maimonide. Le Ramb Maimonid a écrit donc une un ouvrage, un grand ouvrage qui s'appelle le michnet tora. C'est on peut dire entre guillemets l'ancêtre du Shulhanarour. Il a compilé plein de lois mais il a également apporté des éclairages intéressants dans les lois qui traitent qui s'appelle il tchuva où il traite là-bas donc de la tchuva au chapitre 9. Il va nous nous faire part d'une question que peut-être certains d'entre vous se sont posés. savoir que nous avons comme définition normalement qu'il n'y a pas dans ce monde-là de je dirais de salaire de récompense pour nos bonnes actions. Et il n'y a pas non plus dans ce monde-là normalement et bien de rétribution de nos mauvaises actions. C'està-dire qu'on est d'après certains dans un monde où nous allons avoir et bien la rétribution de nos actions dans le monde à venir, ce fameux monde à venir. dont on a parlé juste avant. On nous dit d'ailleurs dans la michna enfin on a d'autres citations notamment dans le maxime des paères on nous dit que s mzva mzva la récompense d'une mzva c'est une mzva c'est-à-dire que dans ce monde-là je ne profite pas de mes bonnes actions et je ne subis pas non plus la punition de mes mauvaises actions. Encore une fois c'est le maonide. Euh il y a pas tout le monde non plus qui est tout à fait d'accord avec ça, mais je le cite quand même parce que c'est très intéressant. Il va dire dans ce cas-là, pourquoi la Torah nous parle en permanence ? Et c'est ce qu'on récite quotidiennement dans le schéma Israël. Nous avons donc le schéma dans lequel on lit vehaya imamo atishmeou et ce sera lorsque vous écouterez et bien les commandements de l'Éternel et que vous appliquerez ces commandements. Alors il donnera la pluie en son temps. Il donnera la production de la végétation en abondance. Le Rambam s'étonne de dire que je vois souvent dans la Torah justement des allusions où je profite de mes bonnes actions. On a l'impression, c'est peut-être quelque chose qui ne nous est pas, je dirais qui nous a peut-être été insufflé par une autre culture ou une autre croyance de penser qu'il y a un roi, un Dieu qui vient et bien soit punir quand on a mal agi ou nous donner une récompense quand on a bien agi. Le Moni veut nous faire entendre autre chose. Il dit que dans ce monde là, il n'y a jamais la rétribution de nos actions, du moins pas complète. Ce que je vais essayer de d'obtenir dans ce monde-là, c'est d'être justement dans un espace qui va me conduire à une dimension plus élevée. Je vais être dans une un rapport au séparés, un rapport au divin. On essaie de placer l'homme dans ce monde-là dans quelque chose qui nous conduit à quelque chose de plus grand, à quelque chose qui va conduire l'homme à cette connaissance du divin. Et tout ce qu'on va recevoir dans ce monde là comme étant la braha, la bénédiction, le fait qu'on nous on nous retire les difficultés de ce monde là. Certaines fois on est dans des périodes où les choses ont l'air de bien se passer. il y a des fois où c'est beaucoup plus tendu. Et bien tout toutes ces choses-là sont en fait des moyens qui me sont donnés pour pour aboutir au projet, pour aboutir à ce que l'homme soit comme il dit panouille, libéré, qu'il soit libéré vers des exigences qui ne sont pas que des exigences personnelles, des exigences corporelles, mais au contraire des exigences des exigences qui sont d'ordre spirituel pour atteindre la sagesse et l'esprit et comprendre le dire. Donc finalement, les commandements qui nous ont été et bien euh imposés sont des occasions de nous emmener vers une dimension donc plus grande. Et lorsque l'homme et bien garde ses commandements, lorsque l'homme pratique les mitvotes, les commandements positifs, c'est ce qui lui donne et bien la possibilité d'avoir un un un rapport, on va dire, avec quelque chose qui est de l'ordre de ce qu'on appelle le quelque chose d'infini. Et si l'homme malheureusement et bien se laisse aller et transgresse les commandements négatifs, il risque également de perdre et ce monde-ci et l'autre monde. Voilà ce que dit le Rambam. C'est assez dur quand même à entendre. Mais il nous dit, je reprends juste la phrase que j'ai noté, celle-ci est importante. Doncs là, il nous dit que si la personne et bien se met dans une dynamique de respecter les commandements qui lui ont été donnés, et bien il sera donc on lui donnera les moyens de le conduire dans ce monde-là à une vie qui le mène vers ce qu'on appelle netsar, la vie éternelle, la vie donc de l'autre monde. Donc voilà comment finalement on se rend compte que nous pouvons vivre dans un monde qui est comme le nôtre et qui est peut-être tout à fait désorienté de cet objectif là que qui est réservé à l'homme. Et c'est ce qu'on c'est ce qu'on essayait de dire tout à l'heure quand on quand on a apporté ces jours-là de Yomtov. Ces jours de Yomtof sont des occasions encore une fois de nous conduire à ces jours qui nous emmènent vers quelque chose de plus grand. Voilà. euh le langage du du Rambam Maimonid et je trouve qu'il est il est assez euh assez fort. Donc si on voudrait euh résumer, nous avons euh et bien de nombreux commandements qui nous ont été donnés. D'ailleurs, je cite quand même la michna, elle est importante. C'est une michna qu'on cite à de nombreuses occasions. On nous dit ratsach barou lesotes Israël. Dieu a voulu donner du mérite à Israël. Les ficha irbalahem, torvot. C'est la raison pour laquelle il lui a il lui a donné au peuple d'Israël de nombreuses mzvotes. Nous avons 613 commandements, donc des commandements positifs, des commandements négatifs. Et on nous dit pour nous donner davantage de mérite, nous on nous a donné de nombreux commandements. Une question se pose encore, c'est de se dire si on nous a donné autant de commandements, il y a autant de possibilités de passer aussi à côté. C'estàd que si on exige de nombreux commandements, si je ne les respecte pas, je suis je m'expose et bien à un échec. Donc c'est quoi cette idée de dire puisque Dieu a voulu donner un mérite aux enfants d'Israël, alors il leur a donné de nombreux commandement. Là encore, je vous donne l'interprétation du Maharal qui veut dire que Israël est capable de se hisser à cette dimension et bien de prendre sur lui de nombreux commandements. Le fait qu'il y ait de nombreux commandements traduisent la possibilité d'Israël d'avoir un rapport à quelque chose donc qui est de l'ordre encore une fois du séparé, du divin. comprendre dans ce monde là mon inachèvement qui me conduit à cette capacité donc à pouvoir m'élever à quelque chose de plus grand. Donc, on a de nombreux commandements parce que ces nombreux commandements sont à l'image d'Israël capables encore une fois de se hisser à cette dimension euh qui est euh celle qu'on a défini comme étant raé àolam, la vie du monde qui vient, celle donc du monde à venir. Donc nous avons voilà ces étapes là qui nous sont données dans notre quotidien, ces trois fêtes de pèlerinage à des moments précis du calendrier qui ne sont pas, je dirais une sorte de de de de coïncidence. C'est c'est quelque chose qui a été véritablement donné à des moments précis que l'on doit observer et qui nous conduisent à cette à cette dimension supérieure. Là, je voudrais apporter donc toujours dans cette même dynamique euh le le principe même de ce qu'on a dit au départ donc Isrouag, le fait donc de lier l'événement qui vient de passer avec notre quotidien. C'est d'ailleurs le titre du cours, c'est euh donc le jour d'après. Alors cette idée de jour d'après, elle est intéressante parce que nous avons euh également une citation dans le Talmud, je voudrais vous en faire part, euh qui peut peut-être encore nous apporter un éclairage supplémentaire. Dans le Talmud, il y a une discussion dans le traité shabbat à propos d'un individu qui se trouverait haya mealer bader pour reprendre l'expression qui se trouverait en chemin dans un lieu désertique, c'est-à-dire un lieu donc où il est désorienté, il n'a pas de repère temporel, il se retrouve livré à lui-même et il ne sait pas quand est-ce que tombe le shabbat. Qu'est-ce qu'il devrait faire ? Une personne donc qui se retrouve dans un endroit dans un lieu tout à fait désorienté, il ne sait pas quel jour on est, comment observe-t-il le shabbat ? Alors, on a une discussion talmudique, on a deux avis. Certains vont dire et bien il observe le jour où il prend conscience que c'est donc il s'est rappelé qu'effectivement il ne sait pas quel jour on est et bien il va observer le jour du shabbat immédiatement et ensuite il va compter 6 jours et au terme des 6 jours et bien il aura le shabbat suivant et d'autres vont dire non il compte et bien 6 jours depuis le moment où il se souvient et au terme de ces 6 jours il observe le shabbat quel est le fond de la discussion le talmud dit pour certains et bien que bratam comme la création du monde et pour l'autre avis c'est comme la on va dire la l'attitude d'Adam Arichon Nadan le premier homme. Donc ça rejoint un peu ce qu'on disait. Je je m'explique. Au début de la création, nous avons eu et bien 6 jours de création, 6 jours où Dieu et bien a créé le monde. Et au terme de ces 6 jours, il y a eu donc le shabbat. Mais l'homme, si je me place d'un point de vue de l'homme, l'homme a été créé le 6e jour et il se retrouve confronté directement au shabbat. Le Talmud en fait essae de transposer cette ces ces deux idées en disant que et bien l'homme qui voudrait observer le shabbat, il a deux façons d'observer le shabbat. Soit je prends le shabbat qui m'est donné comme étant une opportunité de pouvoir utiliser cette sainteté qui m'est, on va dire, donné imposé de l'extérieur que je vais saisir pour optimiser les jours à venir. Je prends le premier shabbat qui m'a qui m'est imposé et je vais à partir de là compter 6 jours pour parvenir au shabbat suivant. Ou alors l'autre avis était de dire je vais d'abord compter et ensuite je parviens au shabbat. Nous avons deux façons de voir les choses. Soit on m'impose une sainteté à laquelle je ne suis peut-être pas encore lié et à partir de là, j'optimise ce qui m'a été donné. Je saisis l'occasion et je vais donc vers un autre aboutissement ou alors je vais tout d'abord cheminer à ma façon pour parvenir à ce jour du shabbat que je vais moi-même peut-être par la suite définir. C'est c'est ça que je voudrais donc apporter comme éclairage supplémentaire pour dire que nous avons deux façons de voir les choses. Soit j'optimise les jours mais je ne sais pas vraiment vers où je vais. Soit j'ai un point de départ qui m'est imposé et à partir de ce point de départ, les jours à venir me donneront un éclairage sur ce qui a été tracé depuis depuis le départ. Je vais donner un exemple qui est peut-être euh je dirais légèrement grossier par rapport à ce qu'on on essaie de définir qui paraît un peu un peu abstrait, mais j'avais vu un entrepreneur qui était parti donc qui s'est qui s'est on peut dire expatrié à Miami, un français qui a brillamment réussi et qui disait que chaque étape qu'il a passé donc pour donc dans sa réussite personnelle, il voulez par exemple, je sais pas moi, acheter un une nouvelle maison, c'est ce qui c'est ce qu'il te dit, et bien il était d'abord rentré dans la maison dont il rêvait, on va dire, il la visite, il prend, on va dire, la mesure de de ce que ça représente et à partir de là pour lui son quotidien et bien changer radicalement chaque étape de son quotidien avec des actions qu'il met en place pour parvenir à l'acquisition de cette chose-là. C'est un peu cette idée-là, c'estàd que nous nous donne on nous donne donc le yomttof qui n'est pas comme le shabbat. Le shabbat c'est une sainteté qui nous est imposée. Elle elle existe malgré nous. C'est un espace, c'est un lieu qui existe. Si j'arrive vendredi soir, vendredi soir, la sainteté du shabbat s'impose d'elle-même. Ce n'est pas moi qui vient sanctifier ce temps-là, contrairement au yomtov, contrairement au jour de fête où on nous ditou otam bemo adam que vous allez appeler cherréou atem. Les sages font un jeu de mots que vous allez vous-même définir comme tel. C'est vous qui allez et bien prendre des jours de votre quotidien, prendre des jours de la semaine que vous allez déterminer comme étant sanctifié. Vous allez introduire la sainteté, introduire une notion nouvelle qui n'existe pas dans le monde, le monde, on va dire la transcendance. On va faire entrer la sainteté dans un monde qui est tout à fait un monde un monde rol, un monde un monde qui n'est qui n'est pas sain et que nous allons donc et bien tenter d'emmener vers quelque chose de plus grand. Le shabbat s'impose de lui-même. Le yomt c'est nous qui lui donnons qui nous donnons sa dimension. Donc c'est peut-être ça. Peut-être que quand on nous dit celui qui lit le jour passé avec son quotidien, avec ce qui vient après, il a compris qu'il est dans une dynamique dorénavant de perspective grandiose, de perspective, une ambition un peu un peu je dirais qui qui est qui est qui est immense de pouvoir comme on a dit revenir à cet état idéal de l'être créé en phase avec son créateur comme madame Marichon avant la faute. C'estàd que vous allez goûter à des jours dont vous allez en donner toute la consistance pour pouvoir avoir une perspective. À partir de ce moment-là, sur votre quotidien, vous allez commencer à comprendre que vous êtes engagé dans une dynamique qui est autre, qui vous conduit vers quelque chose de plus grand. C'est peut-être ça le sens de cet enseignement. Le jour d'après, c'est-à-dire celui que je viens lier, que je fais en sorte que ce jour-là n'est plus un simple jour. qui revient à à mon quotidien, à mon comme on dit à à mon à mon Oui. à mon quotidien, à mon à ce qui est vécu de manière de manière quotidienne, mais je viens faire le lien avec le jour précédent. Je lui donne toute la dimension qui me mène à cette à ce qu'on appelle netar, la vie éternelle. Donc voilà l'idée je pense à retenir. Dernier point et c'est ça qui est qui est je pense le plus intéressant, c'est le fait que on a parlé de lien. On a parlé de lien lié isrouag. On a parlé de lien. Il y a un autre terme euh qui est euh défini également exactement dans la même thématique, c'est dans un verset qui est dans le shirashirim, le Cantique des Cantiques où on parle de ceux qui montaient justement dans les fêtes de pèlerinage, les trois fêtes de pélerinage, les enfants d'Israël montaient à Jérusalem pour apporter les différentes offrandes et pour participer donc aux festivités. Et on nous apporte un verset qui nous ditouir bat traduction, je vais essayer de le traduire. Bat niv la fille du donateur, la fille de de l'homme généreux. C'est qui la fille de l'homme généreux ? C'est une allusion, une métaphore à l'assemblée d'Israël qui est appelée Bat, la fille. Et Nadive, c'est Abraham Avinou. Abraham le patriarche, l'assemblée d'Israël est appelée Batnadiv et on nous dit Mayfou fait Amaï. Comme elle était belle cette communauté d'Israël qui montait bah néalim néalim en hébreu naal c'est la chaussure le soulier. Mais c'est un mot qui veut dire encore autre chose qui veut dire également la fermeture. La neila naal c'est la chaussure et c'est également la fermeture. Qu'est-ce qu'on veut nous dire ? On a parlé tout à l'heure de réelle, de mouvement par le pied. La chaussure, on pourrait dire peut-être et bien si je veux savoir ce qui est le secret de la réussite et bien c'est tout simplement l'optimisation des choses. Lorsque je vais garder et bien mes objectifs et que je vais les fermer hermétiquement, je me suis mis comme on appelle ça le mindset dans mon mindset, dans mon objectif et bien quelque chose qui est l'objectif que je me suis fixé. Je vais garder cette volonté de manière extrêmement rigide pour pouvoir y parvenir. B alim comme si on nous disait attention ce que vous avez vécu, ressenti durant ces jours de fête qui sont des jours où vous allez vous hisser spirituellement, vous allez ressentir des choses, un engouement et bien gardez-le, ficlez-le, faites en sorte de faire un nœud, un lien, fermez-le hermétiquement pour le conserver durant tous les jours. Vous allez revenir dans votre quotidien, dans votre vie de tous les jours. C'est peut-être ça le sens deimad. On fait allusion à au mouvement mais ce mouvement qui doit être gardé naal néa, fermé hermétiquement. Une autre citation et je termine encore avec une dernière citation qui va exactement dans le même sens. Un commentaire je trouve tout à fait remarquable du Ramban Nahmanid dans la paracha. Alors là, ça n'a rien à voir, mais on se retrouve dans le livre de Beréchit avec le patriarche cette fois-ci Jacob Yaakov qui part donc qui quitte la maison familiale pour partir se marier et espérer donc trouver sa femme. Et il va donc également fuir, je dirais la haine de son frère. On connaît Jacob et Esa les deux frères. Et bien Jacob part en chemin et à ce moment-là, il se retrouve, il va donc vers la Caldé, il se retrouve dans une ville qui s'appelle Haran. Et là, il arrive dans un lieu où il y a une pierre qui bouche l'ouverture d'un puit. Et le verset dit : "Veiné chez Edrson, il y avait trois troupeaux de brebis avec un puit au milieu qui était bouché par une pierre." Et bien le Narmanide, c'est assez rare qu'il sort du sens littéral des choses, mais il va nous dire il s'agit des trois fêtes de pélérinage qui sont les trois troupeaux de brebis. Et la pierre qui referme l'embouchure du puit et bien c'est le Betamde. C'est le temple de Jérusalem. Et il nous dit quand on montait justement pendant les fêtes de pélerinage, nous avions et bien la possibilité de puiser ce qu'on appelle le roi Hakodèche, l'esprit de sainteté. Tout ce queon va puiser spirituellement durant ces fêtes de pélerinage, je vais en profiter mais une fois que les fêtes sont passées, je remets la pierre sur l'embouchure pour fermer le lieu que j'ai et bien comme si on fermait hermétiquement ce que j'ai emmagasiné. Je dois pouvoir garder et bien ce que j'ai ressenti et je dois le conserver pour pouvoir avancer dans mon quotidien et avoir maintenant dorénavant un nouvel objectif, quelque chose qui m'emmène à une dimension comme on a dit supérieure. Dernière citation du Cantique des Cantiques si vous me le permettez. On nous dit [Musique] imouerou si vous avez un élan spirituel si vous êtes pris d'un élan donc une ferveur particulière ahava d'amour d'élan de quelque chose qui vous porte et bien chez terpat imou ad terpat littéralement il faut le concrétiser il faut le rendre concret on ne peut pas être traversé par des je dirais des des des objectifs, des pensées positives, des choses qui vont nous conduire à un élan spirituel, que ce soit même dans le domaine professionnel. Et bien si je suis traversé par ce genre d'élan, je dois absolument le concrétiser en acte. Je ne peux pas le laisser stérile. Je ne peux pas le laisser s'évaporer. Je dois absolument le concrétiser. Voilà comment et bien il faut absolument quand on s'est défini des objectifs reprendre encore une fois le cours des choses avec des actions qu'on met en place. C'est peut-être ça le sens et le secret des commandements dont on a parlé tout à l'heure. Nous avons de nombreux commandements. Nous sommes astreints tous les jours à de nombreux commandements, à des à des actions qui sont des fois euh dénuées de sens, mais qui vont nous conduire vers et bien cet objectif qu'on a défini tout à l'heure qui place l'homme dans une aventure beaucoup plus grande que celle qui est donc le simple commun des mortels qui a une vie qui s'arrêterait dans ce monde-là. Nous nous avons et bien cette fois que l'homme a été créé pour deux mondes. Ce monde ici et le monde à venir. C'est une allusion dans un verset. Vaitser Elokim est à Adam. Dieu a créé l'homme itser le de you la formation de l'homme est avec deux youes. On nous dit ce monde-là est le monde à venir. Et c'est pas pour rien d'ailleurs que en hébreu le mot haim la vie est toujours au pluriel c'est qu'il y en a au moins deux. Haim c'est un pluriel. Ça ne se dit jamais au singulier. Donc, il y a une dimension qui conduit l'homme à quelque chose d'éternel, à quelque chose qui le conduit au rapport à un rapport au divin. Et c'est cette introduction du divin dans notre quotidien qu'il faut absolument réaliser. Voilà ce que on pourrait dire dans cette idée de jour d'après. Ne pas laisser ce qui vient de s'écouler derrière nous, ce qui nous a placé vers une dimension plus grande, le laisser s'évaporer, bien le saisir et le ficeler. de garder jusqu'à l'étape suivante. Je terminerai, si vous le permettez, avec une citation qui n'a rien à voir, mais j'apprécie toujours introduire du Jean-Jacques Goldman quand je le peux. Il y a une chanson qui est particulière qui s'appelle Juste après. Alors, c'est une chanson qu'il a écrit ou coécrit peut-être, mais je pense que c'est lui qui l'a écrite. Qui a été, je donne juste la genèse historique de cette chanson. Il avait assisté, je crois, à un reportage d'une d'une sœur euh d'une bonne sœur qui était missionnaire dans un hôpital euh au Zaï qui est devenu le Congo actuel où il avait vu une femme se battre mais alors de manière acharnée pour réanimer un enfant qui venait de naître, un bébé qui venait de naître, qui était tout à fait inanimé, qui avait très peu de moyens pour le réanimer. et elle s'est battu mais alors dans de longues minutes et c'est vraiment très poignant. D'ailleurs, ils ont retrouvé ce reportage, je l'avais je l'avais vu moi-même et on voit cet enfant donc revenir à la vie et lui se pose la question mais qu'est-ce qu'elle a bien pu faire juste après ? C'estàdire qu'est-ce qu'on fait quand on arrive à à à avoir redonné la vie, à avoir vraiment mis au monde quelque part cet cet enfant ? Qu'est-ce qu'on peut faire juste après ça ? Voilà, ça c'est la grande question existentielle qu'il s'est posée et il en a fait une chanson. Et c'est un peu ça, c'estàd que je cette comparaison peut-être elle vous paraît surprenante, mais on parle du shabbat et on parle du Yomtov dans une expression tout à fait intéressante. On dit toimu, ceux qui goûtent au shabbat goûtent à la vie. Euh et c'est effectivement ça. Une fois qu'on en a goûté, une fois qu'on a un avant-goût, une fois qu'on s'est imprégné totalement de ce que la fête ou le shabbat peut nous donner euh comme comme élévation spirituelle, qu'est-ce qu'on fait juste après ? Et bien, il faut absolument euh concrétiser cela. C'est ce qu'on nous invite à faire ce isrouag quand comme on nous dit celui qui va et bien faire un lien qui va comme on a dit soit lié je vais rattacher mon quotidien à cette dynamique première qui s'appelle le monde à venir qui s'appelle donc le monde qui est idéal et qui me conduit à cette dimension et bien de l'homme éternel. Voilà comment on peut faire dans son quotidien de garder précieusement ce que nous avons acquis durant ces jours-là. M.