Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Ki-Tetsé. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Le défi de l'honnêteté" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Quelles habitudes concrètes mettre en place pour cultiver l’honnêteté dans les petites choses du quotidien ?
- Comment développer une vigilance intérieure pour reconnaître ses propres manquements sans se mentir ?
- En quoi le fait de dire « je n’ai pas fauté » peut être plus grave que la faute elle-même ?
- Comment éviter de s’installer dans un système où la malhonnêteté devient invisible, banalisée, voire justifiée ?
- Comment expliquer le paradoxe de Lavan le beau-père de Jacob : un nom qui signifie « blanc » (pureté) mais qui symbolise la tromperie et la corruption ?
- Comment instaurer dans une communauté ou une entreprise une culture de la transparence et de l’intégrité ?
- Que faire pour sortir d’un système où l’on s’est habitué à « arrondir les coins » sans même s’en rendre compte ?
- Pourquoi la Torah interdit-elle non seulement l’usage mais aussi la simple possession de poids et mesures falsifiés ?
- Comment travailler à ce que l’honnêteté devienne non pas une contrainte, mais une source de sérénité et d’épanouissement ?
- Qu’est-ce que l’honnêteté révèle de la conception juive de la justice et de l’harmonie dans le monde ?
- Pourquoi la Torah associe-t-elle immédiatement l’interdiction des poids falsifiés au commandement de se souvenir d’Amalek ?
- Quelle est la différence entre une société qui reconnaît ses fautes et une société qui se ment à elle-même ?
- En quoi la malhonnêteté dans les transactions est-elle considérée comme une « toéva », une abomination pour Dieu ?
- Comment renforcer la vigilance des responsables (juges, encadrants, dirigeants) afin qu’ils ne tombent pas eux-mêmes dans la malhonnêteté ?
- Pourquoi la Torah utilise-t-elle des termes aussi forts (toéva, abomination) pour ce qui peut sembler une « petite tricherie » ?
- Comment un système de mensonge peut-il s’installer au point que même ceux qui y participent ne le perçoivent plus ?
- Comment identifier les petites habitudes ou arrangements personnels qui finissent par altérer la perception de la vérité ?
- Comment retrouver l’intégrité lorsque l’on a déjà glissé dans un système faussé ?
- Comment créer une culture collective où l’honnêteté est vécue comme un moteur d’harmonie plutôt qu’une contrainte ?
- Pourquoi la Torah relie-t-elle la durée de vie sur la terre d’Israël à l’honnêteté dans les poids et mesures ?
- Que faire face à des responsables ou dirigeants qui deviennent eux-mêmes partie prenante du système de « moznei mirma » (balances fausses) ?
- Comment créer une culture collective où l’honnêteté est vécue comme un moteur d’harmonie plutôt qu’une contrainte ?
- Quelles sont les conséquences du fait que la société construise des systèmes qui légitiment leurs propres mensonges ?
- Que signifie l’usage du mot « adama » (terre nourricière) plutôt que « eretz » (terre d’Israël) concernant l’honnêteté ?
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Transcription
Kind: captions Language: fr à toutes et à tous. Donc ce soir, on va essayer de réfléchir sur cette notion d'honnêteté, d'accord ? D'honnêteté, de droiture à travers un texte. Donc on va reprendre évidemment le texte de la parachat, on va lire cette semaine. Et c'est un texte extrêmement riche. D'accord ? On va lire cette semaine euh un texte dans laquel dans lequel, pardonnez-moi, il y a énormément de de commandements qui sont donnés et on va se retrouver donc à la fin de la parachat avec un enseignement qui est euh curieux. Alors, je vais vous le lire, traduire et puis on va voir un petit peu après ce que c'est en train de nous dire. est le qui sera on est chapitre 25 verset 13 et le texte nous dit tu n'auras pas dans ta poche va aven une pièce une pierre et une pierre guedola grande et petit de quoi il s'agit sera peut-être un petit problème pour le petit pousser éventuellement se promener avec des petites pierres dans les dans les poches. En tout cas, pour l'instant, on voit pas très bien de quoi il s'agit. Et le texte continue, nous dit bevetrafa tu n'auras pas bebéra là maintenant, il s'agit donc de dans ta maison. Efa va. Alors EFA déjà là ça c'est un peu plus facile à traduire puisque c'est quelque chose qui est là pour mesurer une quantité de solide. D'accord ? Donc c'est une unité de mesure qu'elle soit grande qu'elle soit petite. Even une pierre schlema complète vatédec et juge. Yar il y aura pour toiar. Cette unité de mesure qui est elle aussi complète et juste sera à toi le manama afin que se prolongent tes jours sur la terre que l'Éternel ton Dieu te donne. Je continue encore un peu. Verset suivant car c'est une abomination pour l'Éternel ton Dieu. Tout celui qui fait cela colle assez avel tout celui qui fait quelque chose qui est du domaine du mensonge. Point. Alors si on lit juste ce texte il est curieux. On est en train de nous dire que l'on n pas le droit de posséder dans la poche deux types de pierres grandes et petites. C'est quoi le problème ? On ne peut pas avoir dans la maison deux unités de mesure grandes et petites. Une pierre pleine et juste, on doit l'avoir afin que nos jours s'allongent. Et là, on nous dit car c'est l'abomination, une abomination tout celui qui fait ça, qui fait quoi ? Je sais pas. Enfin, moi je lis le texte, il a fait quoi là ? Tout celui qui fait ici pour l'instant, on ne parle pas du tout d'une action. On parle de quelqu'un qui posséderit quelque chose et on a toujours pas compris quel était le problème. On nous dit attention car sache que si tu fais attention à ce que je viens de te dire, tu auras une vie qui se prolonge. Et tout de suite après, on va lire un texte qui est le seul texte que l'on a l'obligation de lire dans la Torah. Parce que vous savez que ce que l'on lit chaque semaine à la synagogue, ce n'est pas une obligation. C'est quelque chose qui a été institué par les sages, entre autres par Ezra Sopher, Ezra le scribe qui en effet a trouvé dans cette lecture hebdomadaire de la Torah qui à la base se lisait en 3 ans, les découpes n'étaient pas les mêmes. Une manière de garder le contact avec le savoir et la connaissance. Mais s'il y a un texte que la Torah, c'est-à-dire que le texte ici nous dit que l'on se doit de dire, c'est celui qui arrive derrière. C'est en effet ce qu'on appelle le texte de Zachor. Ce texte qui va nous intimer l'obligation de nous rappeler de ce qu'a fait Amalek, notre ennemi permanent dans l'histoire, dans le chemin lorsque nous étions en train de sortir d'Égypte au moment dit le texte où il nous a littéralement refroidi dans le chemin et cetera. Je pas m'étendre là-dessus pour l'instant. En tout état de cause, on a ici donc un texte qui est à priori surprenant et évidemment on va essayer de voir qu'est-ce que nos maîtres vont en dire, qu'est-ce que les maîtres du Talmude vont nous en apprendre. Et le texte nous dit la chose suivante, tu ne pourras pas avoir chez toi. Rabiak Rabakiba dit, vous savez, Rabiakiba est un des plus grands maîtres, un des maîtres les plus prestigieux de la tradition orale. Et Rabi Akak donc va traduire cet enseignement nous disantem Adam Mida Liot Modba, le torbeto. Où savons-nous que quelqu'un ne peut pas conserver et posséder un élément qui permet de faire une mesure quelconque mais qui n'est pas parfaitement juste chez lui ? Et en effet, il le déduit de ce verset. Nous avons ici dans ces deux versets parlé de pierre et d'unité de mesure. On parle ici en effet de ce qu'on appelle le monde des poids et mesures. Alors, on est bien d'accord que les poids et mesures se doivent d'être justes. Et si ils ne le sont pas, on est en effet tout simplement dans la catégorie du voleur. Mais ici, la Torah ne nous parle pas du tout de leur utilisation. L'interdiction du vol est marquée par ailleurs dans la Torah et la Torah ne va pas nous décrire les différentes manières d'opérer un vol. Elle fera une distinction entre deux grandes catégories, le vol avec violence et le vol sans violence. Xelagneva et en effet avec des incidences au niveau de la loi et des peines qui vont être différentes parce que le vol avec violence évidemment est quelque chose qui pourra peut-être vu de manière différente mais ce qui est sûr c'est que en dehors de ces deux grandes catégories la Torah ne va pas rentrer dans tous les détails de la manière dont on peut escroquer les gens sinon euh on aurait 400 pages de plus à minima. Par contre, elle nous parle ici de quelque chose qui a priori ne devrait pas poser de problème puisque je suis collectionneur. J'ai à la maison les poids et mesures qu'utilisait mon arrière-gr-père lorsqu'il était épicsier à Prague, à Bishim, à Tunis ou là où vous voulez suivant vos origines. Là taur dit, tu peux pas les avoir chez toi s'ils ne sont pas rigoureusement exact. Et si on les possède, on nous parle de tava, de quelque chose qui est une abomination, de quelqu'un domaine de l'univers du mensonge. Or là, je n'ai rien fait. On a ici un texte qui est à priori très surprenant mais Rachi va aller un peu plus loin. Rachi, le célèbre commentateur va nous dire "Mais on a ici deux textes qui se rejoignent. Un texte qu'on va essayer de comprendre sur l'interdiction de posséder chez soi des points et mesures qui ne sont pas rigoureusement exactes sans poser le problème de leur utilisation. Et tout de suite après, on nous raconte cette on nous parle, pardonnez-moi, de cette obligation de se rappeler de cet ennemi juré du peuple d'Israël tout au long de l'histoire qui est Amalek. Ce peuple qui n'a qu'un désir, c'est de voir disparaître le peuple d'Israël, en tout cas ce qu'il représente dans l'univers. Et va dire au fond, c'est très simple. va nous dire imidalot si tu as menti à travers les poids et mesures, soit préoccupé profondément de guirouille àoev guirouille c'est non pas de l'attaque mais du moment de de la démarche que va avoir ton ennemi pour pouvoir à un moment te déstabiliser comme il y a marqué Mosnirma des balances mirma qui sont inexactes toavatchem sont quelque chose qui est considéré comme étant une abomination donc de nouveau le terme second verset dans Michelet basadon veilla vocalon lorsque qu'arrive cette démarche volontaire d'escroqué Bacalon à ce moment-là arrive tous les désagréments qui peuvent être générés par la confrontation à un ennemi qui ici est en plus l'ennemi par excellence du peuple d'Israël. Alors si vous le voulez bien, on va essayer de comprendre qu'est-ce qui se jouit ici à partir de cela. Qu'est-ce que représente véritablement ce concept d'honnêteté à l'intérieur de la Torah ? Tout d'abord, ce qui est intéressant de voir, c'est que le peuple d'Israël est censé être sur sa terre. Cette terre, avant qu'il n'y pénètre, ne s'appelle pas la terre d'Israël. Elle a un autre nom. Le nom de la terre d'Israël, avant qu'on y pénètre s'appelle Kenaan. Kenaan c'est le nom d'un personnage qui va faire hériter la terre à ses descendants et par la suite lors de la conquête de la terre la celle-ci s'appellera la terre d'Israël. Or Queen qui est cette peuplade est définie de manière très curieuse aussi dans un verset. Le texte nous dit à propos de Canaan. Canaan français dans le texte quean mosné mirma sont ceux qui ont des balances qui sont inexactes qui sont fausses. Intéressant de voir que le terme de Mosnirma se retrouve dans ces deux versets. un verset qui nous dit c'est une abomination pour Dieu mais Kanaan est défini comme étant Mosnirma celui qui a des balances qui sont inexactes. Alors qu'est-ce qui est en train de se jouer ici lorsque le peuple d'Israël rentre sur sa terre ? intéressant de voir que en arrivant sur la terre d'Israël, on va donc à un moment se confronté à une civilisation qui n'est pas tant définie, même si le texte de la Torah nous en parle pas par ailleurs, comme étant des systèmes idolâtres, mais Mosnion de Mirma de Ramaout. Ramaout, c'est quoi ? qui est appelé Ramaï escroc dans la Torah. Et bien celui qui est appelé Ramaï, c'est un homme qui s'appelle Lavane. La vanane qui est Lavane ? La vanane, c'est le beau-père de Jacob. Un peu d'histoire. Vous vous rappelez que Yaakob Jacob a dû fuir la maison paternelle suite au conflit qu'il avec son frère eu. Il va se retrouver à un moment chez un homme qui s'appelle Lavane qui est de la famille donc de sa mère. Et que va-t-il se passer ? Lae va l'accueillir. La vane va lui donner ses deux filles en mariage. Lors de sa présence chez Lavane, il va donner naissance aux tribus d'Israël, mais il va quitter l'univers de La vane du jour au lendemain après consultation de ses épouses. parce qu'en effet, il est dans l'univers de la rama, c'est-à-dire dans l'univers de mala malhonnêteté. Mais d'une malhonnêteté, vous allez vous en rappeler, on l'avait déjà évoqué une fois dans un cours qui a un nom particulier puisque celui qui la représente, c'est quelqu'un qui s'appelle Lavane. La vanane en hébreu voulant dire blanc. Le blanc étant donc la symbolique de la pureté. Non pas juste parce que dans notre imaginaire collectif c'est le blanc la pureté. Pas du tout parce que le texte nous dit si à un moment vos fautes, vos dysfonctionnements sont à l'image de quelque chose de rouge, et bien à l'image de la blancheur de la neige, ils pourront se transformer à un moment si tentez que vous les regrettez. Donc cette notion du blanc pour de multiples raisons, c'est ce qui symbolise en effet la notion de la pureté. et la vanne. Et celui qui en effet incarne a priori cette vision de l'existence puisqu'il est quand même celui qui accueille Jacob, qui lui donne ses filles et qui va par la suite se retrouver avec un gendre qui travaillant chez lui va devenir extrêmement riche. Donc a priori c'est topissime. Seulement si vous prenez le mot lavane qui venir blanc lamed bet noun et vous invertissez vous inversez pardonnez-moi les lettres vous allez avoir donc noun bê lamed. Les trois lettres vous les mettez à l'envers. L'hébreu pour ceux qui l'ont oublié est une langue consonneque. On utilise que les consonnes. On a trois consonnes. On les inverse, on les met dans l'autre sens et ça nous fait le mot naval. Naval, ça veut dire dégoûtant. Donc on a ici l'enjeu de ce passage entre quelque chose qui semble être extrêmement beau mais qui de l'autre côté complètement perverti. Et en effet, la vane et celui qui est considéré dans la tradition juive et on le dit le soir du Céder. Je vous rappelle lorsque l'on va lire la haagada de Pessar, ce fameux texte, on va nous dire qu'il est le prototype du danger majeur pour le peuple d'Israël. On nous dit bikesch laakor et hakol. Il est celui qui a voulu déraciner l'essence même de ce qui va se jouer dans le peuple d'Israël. C'est quoi ? La nécessité absolue de tendre vers l'honnêteté. La vane quelqu'un on va pas rentrer maintenant dans l'histoire quelqu'un qui à chaque étape de la présence de son gendre va essayer d'écroquer Jacob va d'abord se marier avec Rachel il fait en telle sorte qu'il se marie d'abord avec Léa. Jacob commence à travailler chez lui. Il se débrouille pour chaque fois faire en telle sorte qu'il n'it pas de salaire. Mais en fin de compte, comme dirait l'autre, tout est bien qui finit bien. Yov se retrouve en effet une succession de miracles à faire fortune et à partir de cela et bien décide un beau jour qu'il se doit partir de l'environnement immédiat de quelqu'un qui risque d'impacter ses enfants à travers un modèle de fonctionnement au quotidien. C'est-à-dire que Jacob quitte l'univers de la vane parce qu'il a peur que ce que laavane véhicule au niveau de sa structure soit quelque chose qui à un moment s'infiltre à l'intérieur de l'éducation de ses enfants et que il ne voit plus l'enjeu de La van serait le prototype de celui qui considère que la fin justifie les moyens et plus encore si tu arrives à faire en telle sorte que ces moyens ne donnent pas l'impression qu'ils sont des moyens plutôt bas de gamme. Ça c'est donc la vanne. D'accord ? Yobinou donc Jacob va se retrouver à quitter Laavane pour aller donc vers la terre. d'Israël pour aller donc s'installer sur cette terre avec donc Kenaan Mosn. Canaan, une terre qui est mosné Mirma, c'est-à-dire une terre dont les habitants sont en effet des personnes qui ont mis en place un système dans lequel on peut être malhonnête sans que l'autre le sache évidemment sinon aucun intérêt, mais surtout en se donnant les moyens de l'oublier soi-même parce qu'il y a rien de pire dans une société le moment dans lequel on se raconte une histoire Il y a un verset qui dit comme ça dans Jérémie, tu t'installer à l'intérieur de ta propre escroquerie, de ton propre mensonge. C'est-à-dire que on décrit à un moment la décadence du peuple d'Israël lorsqu'en effet, il n'est plus capable de voir qu'il y a quelque chose de malhonnête à l'intérieur de son comportement. Donc la Toré est en train de nous dire la chose suivante. qu'on soit bien clair Amarab Rachi nous dit qu'on soit bien clair si tu commences à être dans l'univers du shaker c'est-à-dire dans l'univers du mensonge au niveau des poes et mesures, c'est-à-dire si tu commences à créer un système dans lequel tu te donnes les moyens de ne pas réaliser que tu es malhonnête, c'est à ce moment-là où les difficultés commencent. Verset nous dit qui ne nich Dieu parle au peuple d'Israël, il dit je vous juger pas pour vos fautes par le fait que vous soyez capable de dire mais nous ne fautons pas. Pardonnez-moi, je prends des exemples. Gros sabot la Torah considère que le port c'est sûrement très bon mais pour un juif c'est interdit. D'accord ? Si je quelqu'un mange du porc et qu'il sait que c'est interdit, il est au courant qu'il a transgressé. Et c'est pas simple de dire non, c'est permis, c'est marqué. Ça veut dire que on a des mondes dans lequels on a cette liberté de dire que l'on n pas fauté alors qu'on connaît le code de loi. Si je vais, je prends quelque chose à quelqu'un, enfin je sais pas que je le ferai pas d'ailleurs, je suis au courant que j'ai volé. Si je transgresse les lois du shabbat, je suis au courant que je les ai transgressé. Alors, personne va considérer que c'est pas important, que c'est pas fondamental, c'est son problème. Mais ce qui est sûr, c'est que dans le rapport à la loi, il y a eu transgression. Elle ne peut pas dire "Je n'ai pas transgressé, j'ai transgressé la loi, mais cette loi là ne me concerne pas, ne m'intéresse pas, je n'y crois pas." Après, c'est son histoire personnelle, c'est son histoire de d'invalidation de son histoire. Bon, les gens peuvent hein, mais quelque part donc faut croire qu'il y a la capacité de dire je n'ai pas fauté parce que tout simplement on est persuadé qu'on a pas fauté et en effet c'est ça dont on parle. Mosnemirma le moment dans lequel je me donne le moyen de voler sans réaliser que j'ai volé. C'est très simple. Quand vous avez des points et mesures qui sont inexactes, que vous commencez à les utiliser, on va dire peut-être les deux trois premiers jours, vous avez l'impression que c'est un peu borderline, mais vous savez, il m'est arrivé quand même de faire le marché moi aussi, même si je suis pas un grand spécialiste, mais j'ai plus ou moins une idée de ce que pèse 1 kg de pomme ou tr sac de pomme de terre. Donc si demain tu veux me vendre pour le prix d'un kg 500 g, je vais m'en rendre compte. Donc évidemment trafiquer les poids et mesure c'est travailler sur la quantité et la distance. C'est 20 g + 20 g + 20 g + 20 g. C'est-à-dire c'est pas 1 kg, c'est 980 g. 950 la différence est infime plus que cela, comme je sais me la jouer, je dis bon poids est persuadé que je suis un bon commerçant, il va revenir, je fais mon point, je lui donne exactement et au bout d'un moment, j'oublie. Et donc c'est ça le drame. Le latti c'est quand on se lève vers toi, on te dit "Mais dis-moi, mais tu dis-moi, je v je vends." Oui, mais il y a 5 ans 10 ans, et bien en effet tes po et mesures ont été légèrement altérées par du sel, par ce que tu veux. Oh, ça va, c'est ça le problème. On est en train de voir que pénétrer sur la terre d'Israël, construire l'histoire du peuple juif commence d'abord par savoir ce qui était présent sur cette terre. Mosnemirma, des balances trafiquées, c'est-à-dire un système qui se donne les moyens de ne pas voir en quoi il est malhonnête. Or, Yakob commence à construire son histoire, donc l'histoire de l'identité juive, en quittant justement celui que personne ne peut soupçonner. Il est la vanne, il est blanc. Mais en vérité, il y a quelque chose de dégoûtant mais de quasiment non visible. Et Yob sait très bien que comme tu ne peux pas mettre cela vraiment en mot, c'est une imprégnation au quotidien qui risque de tout transformer. D'où la raison pour laquelle il se lève et il part. Et c'est intéressant de voir que le texte d'Aron dit que Yacob consulte ses épouses. Alors bien sûr, on pourrait vous faire un cours voilà sur la communication du couple et cetera. Il y a pas de problème, c'est pas le sujet. C'est-à-dire, il a envie de savoir comment elle en tant que mère perçoivent cette chose parce que peut-être que lui au fond sans faire de la psychologie à 2 francs 50 peut-être c'est une problématique dans le rapport au beau-père. Alors je parle pas du truc psychologie magazine évidemment. C'est dire que peut-être que comme lui a été affecté un moment directement pendant tout un temps par le comportement, alors c'est peut-être qui crée chez lui une forme d'prensibilité qui le pousse à avoir envie de partir. C'est pour ça qu'il demande à ses filles à lui. Il dit "Vous en pensez quoialisme ? Évidemment ou pas ?" parce qu'elles sont totalement conscientes du danger de ce qui va se jouer. Et donc à partir de cela, il part. C'est-à-dire c'est la rupture avec un système dans lequel la malhonnêteté n'est pas visible mais quand même bien présente qui est le point de départ de ce que j'appellerai presque la saga du peuple d'Israël. C'est la mise de côté d'un système qui est mosné mirma qui sont des poids et mesures qui sont légèrement trafiqué qui est le point d'entrée du peuple d'Israël sur cette terre. À partir de là, on reprend le texte. Texte nous dit le kisra tu ne peux posséder. La question elle est suivante l'utilisation. Je comprends pourquoi la Torah me dit que tu ne peux pas posséder que ça soit des pierres que ça soit pourquoi ? Et au-delà de ça, pourquoi le verset a-t-il besoin de me parler d'abord de Pierre ? Il y a un terme générique qui aurait pu être utilisé pour parler des poids et mesures ou alors tu n'as qu'à parler de faa et puis à partir de cela, tu comprends qu'il s'agit de tout. Alors tu me donnes la totalité. Alors dans ce cas-là, tu as pas tout dit. Éven une pierre. Une pierre c'est trois lettre alf betoun. Si vous prenez les deux premières lettres du mot Pierre en hébreu, vous avez donc la lettre alf et bête. Avec la lettre alf et bête, vous faites quoi comme mot ? Le mot ave. Ave, c'est le père. Quand on utilise d'ailleurs dans la Torah le mot père, il ne s'agit pas juste du père mais du parent. On parle de avote mais c'est avote les parents. Maintenant si vous prenez les deux dernières lettres, c'est-à-dire donc la lettre, il y a trois lettres. Donc il y a une lettre qui est commune qui va être la lettre bête. Donc AV, c'est alf bête. Maintenant, si vous voulez prendre la lettre 2 et la lettre 3, vous avez le mot betoun. Betnoun c'est ben c'est quoi ? L'enfant. Even ave ben le parent, l'enfant. Concept de la pierre dans la tradition c'est ce qui nous renvoie à la force d'une tradition et d'une transmission. puisque la pierre, alors on va pas rentrer maintenant dans les différentes catégories de minéraux, mais la pierre dans ce qu'elle représente au niveau du concept, elle nous ouvre à cette idée d'éternité. Les roches sont là. Si on est dans du calcaire, c'est peut-être plus complexe, mais en tout cas, il y a quelque chose qui est du domaine de la pérennité. Lorsque la Torah nous dit "Tu ne peux pas voir cela, elle est en train aussi de nous dire la chose suivante. C'est quoi la notion de kissra ? Kiss la poche. La poche c'est quelque chose dans lequel tu enfermes. La poche c'est quelque chose qui peut transporter sans que personne ne le voit. La poche, c'est l'univers de la présence de quelque chose qui p dans le domaine de l'invisible. Ce qui va symboliser ici, ce qui pourrait être cet élément perverti qui serait un poids inexact, c'est quelque chose au fond que tu transportes mais qui n'est pas visible. Ça veut dire que l'enjeu de l'honnêteté, c'est la visibilité de ce que l'on véhicule. Donc d'une parole qui est là mais qui un moment doit être visible. Si je peux rendre invisible ce que je transporte parce que cette chose-là ne doit pas être analysée par ceux qui pourront le voir, je suis dans le domaine de la malhonnêteté. Et donc à partir de là, on a quelque chose de fondamental. La Tor est en train de nous dire le tu ne pourras pas posséder beisra à l'intérieur de cette poche, c'est-à-dire de cet élément qui te permet de transporter quelque chose qui n'est pas visible mais qui va tout bouleverser dans l'univers de la de la transmission du parent à l'enfant. cette notion deven, c'est-à-dire comment faire pour ne pas péréniser un système de malhonnêteté qui commence d'abord par le désir de rendre invisible quelque chose parce que l'on n'a pas envie qu'il soit vu, qu'il soit perçu, qu'il soit compris par le monde extérieur. La Torah te dit ça, c'est Toeva, c'est une abomination. Elle ne nous dit pas ça sur quelqu'un qui mangerait un sandwich jambon beur le jour de qui c'est pas marqué alors que non on serait là des rétro satanas non c'est d'accord mais c'estàdire c'est il a mangé du non il a transgressé des interdits. C'est peut mieux faire hein. Il faut toujours mieux faire. La Toré utilise ici un terme bouleversant quelque chose qui est meoive, quelque chose qui nous dégoûte. Toeva toavatem c'est une abomination pour Dieu. Col os et tous ceux qui font cela col assé Avel qui construisent Avel un monde de mensonge. Parce qu'on est parle ici de quelqu'un qui fait mais on dit mais il a rien fait le monsieur. Il se contente de posséder. À la limite, il l'a utilisé, mais on ne me parle pas encore d'utilisation parce que si on est dans l'utilisation, on est dans le vol. Alors, c'est quoi cette notion de faire ? Il fait quoi le monsieur ? Il construit un système, il construit un système de avla, un système d'escrocherie, un système qui pour la Torah est inacceptable. L'utilisation du terme taeva est là pour nous bouleverser parce que justement on ne voit pas où est le Et le vrai problème c'est qu'on ne voit pas où est le problème. C'est ça le vrai problème. À partir de là, le texte continue et nous dit que Eachleavsek, on est en train de nous dire tu devras avoir Even Schlemac, une pierre schlema pleine et entière. Attendez, moi on me dit, vous savez, faut pas avoir des poids trafiqués. Aïe aïe aïe, j'en déduis que si tu as pas le droit d'avoir des poids trafiqués, donc ça veut dire qu'il faut avoir des poids non trafiqués. On est d'accord hein ? Je suis épicier de me de profession. Vous me dites, vous savez monsieur l'épisier hein, la Torah, le judaïsme, la loi juive vous dit faut pas avoir de poids trafiqué. J'ai pas besoin d'avoir un cuit de 180 pour comprendre que donc je dois avoir des poids justes. La tor te le dit. La tor en train de te rajouter quelque chose de complètement inutile. Tu m'as dit qu'il y a un interdit. La Tor elle te dit non. Evenc. Les termes qui sont utilisés ici sont très curieux parce que si je devais parler d'une pierre qui a son poids, j'aurais utilisé des termes qui nous renvoi honnête, juste. Non, là on parle de shalem. Shalem, shalem shalom shalim. Ça vous dit rien ça ? Shalem, quelque chose de plein, d'entier. quelque chose de complet. Ce qui est le support de Shalom, de la paix, de l'harmonie. Youalaim, Jérusalem, c'est Irhalom, c'est la ville de la paix. Le terme de paix est présent à l'intérieur de Jérusalem. Shalou, shalom, Jéroualim dit le verset. Demandz la paix pour Jérusalem. La paix c'est pas l'arrêt des combats. Non, c'est une erreur. La notion de paix, c'est lorsque chaque chose est à sa place. Qu'est-ce qui fait que dans une famille ça se passe bien ? Qui a ce qu'on appelle le shalom bait ? Quand chacun se sent bien à la place qui est la sienne. La notion de paix et d'harmonie se construit lorsque chaque élément se trouve à sa place et que là où il se trouve et bien il remplit son rôle et sa fonction. C'est ça la notion de l'achlout. C'est la raison pour laquelle le texte dit Even Schlema. Even une pierre schlema qui est d'abord dans cette dimension du shalom, c'est-à-dire de l'harmonie, c'est-à-dire quelque chose qui fait que je sais que l'autre est à sa place et je suis à ma place. Je ne m'interroge pas. La problématique de l'honnêteté, c'est quoi ? C'est l'interrogation que j'ai ou que je n'aurai pas par rapport à l'autre. C'est quoi le problème des relations humaines ? C'est que je ne suis pas sûr que ce que l'autre est correspond à la réalité de ce qu'il est réellement, mais qu'il n'est parfois qu'une proposition lui-même. Je ne sais pas ce qu'il a dans la poche. Je ne sais pas qu'est-ce qu'il transporte. Évidemment, c'est ce qui est source à ce moment-là d'anxiété, ce qui est source donc de déséquilibre. On n'est pas ici dans le problème du vol, on est dans le problème et dans l'enjeu de l'harmonie. La notion de l'honnêteté pour la Torah, ce n'est pas juste la problématique de savoir comment les relations vont fonctionner dans le monde du commerce. Non, c'est comment je construis une société dans laquelle même si je vais un peu loin, le concept du stress relationnel n'existe pas parce que tout simplement on est dans un monde dans lequel cette idée d'honnêteté est présente. une pierre qui est shalem etek et qui est donc dans un second temps qui est sédec. Sédec, c'est quoi ? C'est quelque chose qui est juste. Rappelons-nous, c'est une idée qu'on a souvent vu ensemble dans la vie. On ne doit pas se poser la question du bien et du mal, mais d'abord de ce qui est juste et de ce qui ne pas. La loi juive nous donne un certain nombre de règles sur ce qui est permis, sur ce qui ne l'est pas. Mais la vraie question qu'on doit se poser, c'est de savoir est-ce qu'on est juste ? On va essayer d'aller un petit peu plus loin et de voir un petit peu ce que le verset nous rajoute. Le verset nous dit le afin que se prolonge jours sur la terre que l'Éternel ton Dieu te donne. Intéressant. Moi vous savez si je devais écrire le verset j'aurais écrit autrement le afin que tes jours se prolongent à matras sur ta terre on est au courant que c'est Dieu qui nous la donne. C'est quoi cette notion de haramim ? C'est quoi la notion de d'allonger les jours ? Pourquoi est-ce que on ne parle pas d'une vie longue ? Alors, il y a un verset par ailleurs qui évoque cette terminologie. Verset nous dit yamimina ou bismolim une longévité des jours bimina est à droite ou bismola à la gauche recherve cavode la richesse et les honneurs. Super. C'est quoi cette notion de mim bimina à droite ? De droite de quoi ? On n'est pas dans l'hémicycle. Et bien c'est très simple. On sait que lorsque l'on parle de la Torah, on parle de Yominashem, on parle de la droite de Dieu. La Torah est symbolisée par la notion de la droite. Des jours longs sont à droite. C'est quoi des journées longues ? C'est quoi des journées qui sont longues ? allonger ses jours. On envie que nos jours soient plus longs, non pas juste dans le nombre d'années lorsque ceux-ci sont nourris de quelque chose qui nous construit et qui nous nourrit. C'est quoi les journées dont on aimerait qu'elles ne s'arrête jamais ? Je prends des exemples nullissimes. Le jour où tu fais une belle rencontre, jour de ton anniversaire pour ceux qui le faitent encore, ces moments dans lesquels on voudrait être à l'image de la Martine contemplant le lac du Bourger des hauteurs de Tresser petit village dans laquelle il a dit cette phrase : "Aut suspend ton vol ! et vous heur suspendez votre mouvement et cetera et cetera. On est vraiam que ça se prolonge. Cette notion de prolongation le afin que tes jours se prolongent. Traduction, il ne s'agit pas juste ici d'un engagement par rapport à une vie longue, mais de vivre dans un univers dans lequel tu n'as pas envie que ça soit déjà demain parce qu'aujourd'hui c'est déjà extraordinaire. Quand tu te sens en harmonie, quand tu es en harmonie avec le monde, alors la journée n'a pas besoin de s'arrêter parce que c'est bien, parce qu'on se sent bien. Un état de paix, c'est un état dans lequel on a envie de rester de manière constante. La paix, ce n'est pas des doigts en éventail. sur une chaise longue en train de siroter je ne sais trop quoi. Ça c'est attendre que la vie passe. Ce moment de schlémou, ce moment dans lequel tu te sens en harmonie avec toi-même. Pourquoi ? Parce que tu es à ta place. Parce que tu vis l'histoire qui d la tienne. Parce que tout simplement tu es dans un monde dans lequel tu n'as pas peur de Parce que tu es dans un monde dans lequel la parole de l'autre, c'est ce qu'il dit, ce qu'il pense, ce qu'il croit parce que tu ne t'interroges pas sur la stratégie relationnelle des personnes que tu rencontres le maniam afin que justement tu sois dans des qui peuvent être longs parce que tu n'as pas envie de quitter ce jour pour espérer quelque chose de mieux demain parce que tu es déjà dans cette dimension de chlémout, d'harmonie, de sérénité intérieure. Maintenant, alha Adama sur la terre. Pourquoi il y a marqué Adama ici la terre ? Pourquoi il y a pas marqué alet hér Israël ? La terre d'Israël en là vous avez chanté dans Heret Israël pourquoi dama Adama mais pourquoi la chanson tu es curieux notre terre sainte Adama ? Non. Adama en vérité c'est quoi Adama ? la terre que j'appellerai nourricière. Adama, c'est la terre, le limon, c'est c'est la terre dans sa dimension physique, pas le concept d'un lieu. Adam, c'est la terre glaise, c'est la terre sur laquelle tu fais pousser. C'est le lieu qui fait émerger alha Adama. C'est-à-dire que ce modèle de fonctionnement doit se mettre en place sur Adama, c'est-à-dire sur quelque chose qui incarne ce qui fait émerger le futur. Parce que la terre, c'est l'élément qui va te permettre de faire émerger un futur à travers ce qu'elle va permettre de faire pousser. Al Adama, c'est de ça dont on parle ici. Maintenant le texte nous dit à mon avis c'est une abomination que c'est Avel. tout celui qui fait avel quelque chose qui est du mensonge parce qu'au fond à partir du moment où tu fonctionnes de cette manière, tu mets en place quelque chose qui t'obligera à construire des systèmes. Tu ne peux pas le posséder, ça ne peut pas être chez toi. C'est-à-dire, c'est quelque chose qui ne peut pas s'inscrire à l'intérieur de la réalité dans laquelle tu construis ton histoire. Be qui sera bebê dans ta maison, dans ta poche comme on l'a expliqué tout à l'heure, c'est pas possible. C'est-à-dire ce sont des choses qui doivent être éloignées de nous. D'où la notion de vigilance absolue. Vous savez que le monde de la malhonnêteté commence avec le mensonge, celui qu'on se fait sur soi-même et puis après qu'on met en place. Et on a déjà évoqué ça une fois dans un cours. La Torah nous demande midvarerak de nous éloigner de tout élément qui a trait au mensonge, c'est-à-dire être dans une vigilance de tout ce qui pourrait un moment s'apparenter à cela et nous amènerait à avoir une vision inexacte des choses. Si on veut maintenant ouvrir sur l'enjeu de l'honnêteté dans nos sociétés, c'est pas simple. Mais pour cela, ceux qui sont censés faire respecter ce modèle-là, et c'est comme ça que ça se passait dans le peuple d'Israël, les maîtres allaient et vérifier. Mais officiellement ceux qui sont censés mettre en place cela, c'est qui ? Ce sont ceux qui encadrent les juges et la force publique. Ceux normalement qui sont là pour faire en telle sorte de vérifier que les gens sont bien vigilants par rapport à cela. Et cela on en a parlé la semaine dernière. Mais cela qui me garantit qu'ils ne seront pas eux aussi tombés dans cette problématique là de la Regardez la parachette la semaine La parachète la semaine dernière nous parle justement de ceux qui sont censés mettre ça en place dans un système. Chaftim dit le verset chauff des juges veut chrim ça des policiers la force publique. Tu te mettras sur toi aha sur toutes tes ouvertures que Dieu te donne et ils jugeront le peuple un jugement sédec juste. Sur place un des commentateurs qui est repris d'ailleurs par d'autres aussi qui s'appelle le cliar. Je pensais que je l'avais ici mais c'est pas grave, je vais vous le dire par cœur. Pose une question toute simple. qu'on chauff des juges et des policier titine tu placeras le rat sur toi tu mettras sur toi quoi tu mettras sur toi non tuinstalleras le client nous dit non attention les juges et les policiers sont mis en par ce qu'on appellerait une administration par un premier ministre par un prince d'Israël. En tout cas, il y a il y a quelqu'un qui les nomme parce que pas n'importe qui peut l'être. On se rappelle que les règles qui concernne les juges, c'est quoi le takir ou lapanim ? être des personnes qui sont d'une droiture exceptionnelle, des personnes qui doivent être complètement droits. Mais la Torat précise un truc, il dit "Il faut qu'il soit sur toi." Ça veut dire que celui qui les place doit savoir que s'ils ne peuvent pas le juger de la même manière que les autres, ils ne peuvent pas être juges. C'est-à-dire dès le moment où il pourrait y avoir une quelconque forme d'altération de ceux qui sont censés mettre en place ce système à l'intérieur du peuple d'Israël qui est présente, c'est tout le système qui s'écroule. En deux mots, évidemment, il peut pas être de ta famille, ni de ta famille politique, ni quoi que ce soit. La pseudoindépendance de la justice dont on parle tellement est complètement galvodé dès lors que le juge vote. Parce que s'il vote, c'est qu'il a une opinion. Et s'il a une opinion, c'est que nécessairement il peut avoir un regard biaisé sur la réalité à laquelle il se confronte en face. C'est très bouleversant. Je vous rappelle que un épisode dramatique de l'histoire du peuple d'Israël mais qui va amener par la suite à une transformation radicale avec l'émergence de Ruth commence par ces versetsim. Ce fut à l'époque dans laquelle jugaiit les juges mais je suis au courant que les juges il jugent. Il vend pas des clous le jugefotim à l'époque dans laquelle on pouvait juger les juges parce que les juges eux-mêmes auraient dû être jugés de par leur incapacité à savoir juger comme la Torah le demande. nous disent que la désintégration la désintégration par des mois d'un système commence lorsque ceux qui sont censés incarner cette notion d'honnêteté et de mettre en place de manière concrète un système dans le peuple d'Israël de vigilance qui commence par ses points et mesure quand ce système là ne fonctionne plus. À partir de là, c'est la désintégration, c'est l'arrêt de l'histoire. Et ce n'est pas pour rien que juste à côté, on nous parle de quoi et ta cherek. Rappelle-toi de ce que tu as fait ton ennemi juré à Malek. C'est-à-dire qu'on est en train de nous dire si tu n'es pas capable de mettre cela en place. Alors vous allez me dire "Mais attendez, c'est impossible. C'est possible que c'est impossible ? Est-ce qu'on a envie d'y accéder ? Est-ce qu'on met en place ce qu'il faut ? Est-ce qu'on essaie de construire une vigilance ? Est-ce qu'on travaille dessus intérieurement ? Est-ce qu'on s'interroge sur les mots que l'on a prononcé ? Est-ce que l'on se pose la question de la stratégie relationnelle et de la capacité de faire en telle sorte que tout le monde se sente en harmonie relationnelle ? Au moins, on se pose la question. On est dans un monde dans lequel la complexité du résultat est souvent le prétexte pour ne pas commencer la démarche. On n'y arrivera pas, c'est trop compliqué. Si on est là aujourd'hui, c'est qu'on seit jamais dit parce que c'était compliqué la résilience après la choix. C'était compliqué de reconstruire une histoire après l'inquisition. C'est compliqué de redonner une dynamique à un peuple qui doute. C'est compliqué d'être seul face aux nations. Alors quoi ? On dit stop. Non. Oui, c'est vrai que quand la Torah a cette exigence, elle te dit-moi tass concrètement là, mon frère, concrètement là, on peut au moins faire en telle sorte qu'à la maison, il y ait pas des poids et mesures inexactes. Ça c'est possible hein. Ça c'est possible hein. C'est pas très complexe. On commence parce que ça on peut. Alors pourquoi tu le fais pas ? Non mais attendez, votre but c'est l'honnêteté, le super. Rendez-vous dans 10 ans si tu veux comme le chantel. Super. Et ça, on peut mettre ça en place. J'ai eu le privilège d'étudier dans un monde qu'on appelle le monde de laiva et d'habiter quelques temps dans une ville qui est la ville de ce que l'on appelle les ultraorthodoxes fanatiques comme moi, c'est-à-dire la ville de Bnebrac. C'est une ville dans laquelle pendant des dizaines d'années, il n'y avait pas de poste de police. Une ville dans laquelle mon épouse pouvait se promener à 3h du matin. Une ville dans laquelle quand vous rentrez dans la Ishiva où vous voyez un grand panneau àavaed objet perdu objet trouvé trouvé montre en or à l'angle de la rue Rabiakiva machin chouette téléphoner et je vous la rencontre si m'anime si vous me donnez des éléments qui m'indiquent. C'est la ville dans laquelle un jour j'ai perdu une somme d'argent et j'ai un jour quelqu'un qui me dit "Est-ce que tu as pas perdu une somme d'argent en m'appelant au téléphone que je connais pas ? d'où tu sais qui je suis que j'ai perdu une somme d'argent parce que j'étais une fois là-bas en vacances enfin rendre visite un de nos frères une de mes sœurs, une de mes sœurs et j'étudiais pendant tout un temps dans un endroit et j'avais une somme d'argent pas importante mais suffisamment importante pour se dire que c'est peut-être pas quelqu'un de la ville qui l'a perdu parce que généralement là-bas les gens sont pas très argentés de quelqu'un qui trouve cette somme devant la porte d'une maison d'étude il en abnebraque à peu près 500 ou 600 qui est rentré à l'intérieur qui dit est-ce Quelqu'un aurait perdu de l'argent. Non, j'ai trouvé une somme importante. L'autre il dit "Ah mais oui, mais il y a le frère de l'autre qui qui étudiait, c'était mon frère. C'est toujours mon frèreem qui est là. Lui, il vient peut-être que lui et donc il mon frère il lui donne le numéro de téléphone de mon frère et qui se fait appeler. Il dit "J'appelle, j'appelle ben voilà appeler mon frère." Et le gars il dit "Tu as pas perdu." Et je commence dit "Ah ben oui, il dit combien ?" Je dis ça. Il dit "Quel type de billet ?" Je dis "C'est ça". Il dit "Bah alors, rendez-vous tout à l'heure pour que je les rende." C'est possible. Surtout si tu sais que ce qui n'est pas à toi n'est pas à toi. Surtout si tu sais que ça sert à rien. Cette notion d'honnêteté, malheureusement, on la retrouvera pas partout. Et vous verrez des gens avec des barbes jusque par terre qui pourront faire beaucoup de gymnastique à la synagogue et ne manger que méga cachè et qui dans le domaine de l'honnêteté ça serait un peu plus borderline. Vous verrez des personnes qui sont encore abonné au Bimac même si je préfère que ça soit du fich si déjà mais qui par contre seront des gens d'une honnêteté absolue. La Torah nous demande d'inscrire les deux dimensions à l'intérieur de notre vie. Mais ça c'est encore un autre sujet. Le texte est en train de nous dire la Il y a pas cette honnêteté, il y a pas cette vigilance. Alors qui on va rencontrer ? On va rencontrer Amalek. Amalek, c'est qui ? C'est l'ennemi qui ne nous aime pas. C'est-à-dire celui qui dit "Vous nous dérangez". celui qui nous pose problème parce que c'est pas juste, on vous a rien fait. En Allemagne, on vous avait rien fait. En Espagne, non plus. Alors, c'est vrai que quand c'est un conflit territorial, on va peut-être commencer à parler. Mais Amalek, c'est c'est le bonhomme à qui j'ai rien fait, qui dit "Je t'aime pas." On est là, on dit "Mais c'est pas juste, on a été sympa. On a été euh en 141 sur le front, on a offert des tableaux dans les musées, on a participé, on a donné, on a fait, on a agi. C'est pas juste. Il y a quelque chose de malhonnête de me traiter de cette manière alors que voilà ce que tu rencontres. La Tur dit voilà ce que tu risques de rencontrer après. Alors évidemment tu vas rencontrer une société qui en effet à un moment va te montrer jusqu'à où ça peut aller. Et évidemment, à partir de cela, il va falloir que tu t'interroges dans un monde dans lequel être dans cette dynamique là, être dans cette dynamique là est quelque chose qui n'est pas simple parce que l'on pense que c'est quelque chose qui nous empêchera de réussir parce que l'on est dans un monde dans lequel a priori ce sont des modèles contraires à celui que je viens de proposer qui semble être l'expression d'une réussite mais qui aujourd'hui est en train de partir en lambau. Vous savez très bien que on n'est pas là pour valider une pensée en dévalorisant une autre. Et vous savez très bien que dans les sociétés qui sont autour de nous, il y a des personnes incroyables desquelles on a apprendre des choses merveilleuses qui dans ce domaine là ont des leçons à donner. et nous avons tous des leçons à prendre. Mais néanmoins, si la Torah ici utilise de tels mots, c'est que elle nous montre que ça va être sans doute l'enjeu majeur qui sera présent au moment de la confrontation à ce que symbolise Amalek, c'est-à-dire ce monde qui quelque part a une problématique majeure avec le peuple d'Israël et qui nous renvoie la nécessité de nous réinterroger sur cette notion de Ok.