Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Chéla'h Lekha. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Le danger de la discorde" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Comment aider l’autre à se construire sans créer une relation de dépendance à ses réponses ?
- En quoi est-il important de ne pas intervenir dans un conflit qui ne nous concerne pas directement ?
- Comment comprendre la contradiction entre la bonté divine et la réalité de la souffrance ?
- Pourquoi toute rencontre peut-elle être porteuse de sens, même si elle est difficile ?
- Pourquoi le mot « tov » (bien) ne figure-t-il pas le deuxième jour de la création ?
- Comment la conscience de sa propre valeur permet-elle de ne pas tomber dans la discorde ?
- Comment les enfants intègrent-ils les comportements liés à l’exclusion et à la rupture dans leur construction psychologique ?
- Pourquoi Moïse ne reçoit-il pas de réponse claire lorsqu’il demande à Dieu de se révéler à lui ?
- Pourquoi la valorisation de l’autre, indépendamment de sa réponse à nos attentes, est-elle essentielle dans une relation ?
- Pourquoi la volonté de rétablir l’unité, comme le faisait Aaron haKohen, doit-elle être valorisée comme idéal de leadership ?
- Pourquoi est-ce un travail sur soi que d’apprendre à ne pas réagir dans le conflit ?
- Pourquoi est-il essentiel d’apprendre à voir en l’autre un monde de possibles, même non encore exprimés ?
- Pourquoi la Torah insiste-t-elle sur le fait que Dieu renouvelle l’univers en permanence ?
- En quoi la capacité à ne pas entrer dans un conflit est-elle signe de maturité et de force intérieure ?
-...
Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube...
Pour suivre Elie Lemmel :
Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev
Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel
Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel
Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel
Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW
Transcription
Kind: captions Language: fr FTV. Donc le thème qu'on va essayer de développer ensemble ce soir, euh je l'ai intitulé la gravité de la discorde. Pourquoi ce thème ? Alors on va surfer, si vous le voulez bien sur deux textes. Le texte qu'on va lire cette semaine et le texte qu'on va lire la semaine prochaine. Et on va essayer de comprendre quelle est au fond cette problématique que l'on appelle celle de la marloquette et à partir de là essayer de voir qu'est-ce que ça veut dire pour nous. Alors tout d'abord en premier lieu, vous savez que lorsque la Torah relate la création de l'univers et bien sur chacun des jour de la création le verset va dire à la fin Dieu vit ce qu'il avait fait et voici que la chose était bonne elle était bien. Le terme de to c'est quelque chose qui est bien mais de manière assez surprenante il va y avoir un des jours de la création dans lequel le terme to ne va pas émerger. On ne dira pas en effet le second jour de la création et voici que les choses étaient bien. On va lire deux fois le 3è jour 3è jour de la création est fait par deux fois on va dire voil les choses étaient bien mais second jour c'est pas marqué. Alors évidemment nos maîtres s'interrogent et disent mais pourquoi ce jour-là on ne le dit pas ? et de répondre car si vous regardez le texte dans les versets, on va voir émerger un mot et ce mot c'est vaavdel et Dieu sépara. En effet, il va y avoir séparation entre ce que l'on appelle les eaux supérieures et les eaux inférieures. Alors ne me demandez pas ce que ça veut dire, je suis incapable de vous le dire. Mais de la tradition mystique nous explique qu'en effet, il y a ce qu'on appelle les eaux supérieures, les eaux inférieures. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il va y avoir séparation. Et parce que le terme séparé émerge, parce qu'il y a à un moment rupture, et bien le mot tove ne peut pas être là. Alors qu'ici ne s'agit absolument pas d'une rupture qui serait liée à un quelcon conflit. Il ne s'agit pas ici d'une rupture qui serait l'expression d'une confrontation. Il s'agit tout simplement de quelque chose qui s'est séparé de l'autre. Et ce jour-là, la notion du to la notion de ce qu'on appelle tove, le bien, le bon et bien disparaît. Pourquoi ? Qu'est-ce que ça signifie ? Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est ce qu'on va essayer de découvrir ensemble. Alors, tout d'abord, essayons de réfléchir à ce qui était le point de départ de la création de l'univers. Le point de départ de la création de l'univers d'inomètre, c'est la volonté que le créateur a de faire ce que l'on appelle dira batartonyme. Traduction très imparfaite. Un lieu de résidence dans les mondes inférieurs. Ça veut dire quoi un lieu de résidence ? strictement rien. Pourquoi ? Parce que un lieu c'est un cadre. Or vous ne pouvez pas inscrire l'infini à l'intérieur du fini. Donc évidemment quand le texte nous dit que Dieu veut faire ce qu'on appelle une résidence dans les mondes inférieurs, ça voudrait dire qu'il se retrouve dans un cas. Donc s'il est là, c'est qu'il est pas ailleurs. On est bien d'accord que a priori ça veut rien dire. Au-delà du fait que nous savons que le divin est défini si on peut utiliser ce terme comme étant me mal que l'almime savalmim c'est-à-dire à la fois celui qui remplit l'univers et celui qui entoure l'univers. Comment pouvez-vous être à la fois à l'intérieur et à l'extérieur ? Donc on touche ici à quelque chose qui dans l'absolu ne peut pas être compris par notre esprit. Alors pourquoi on le dit ? Pourquoi est-ce qu'on dit les choses de cette manière ? Dirartonim, c'est quoi la notion de dira ? C'est quoi la notion d'une résidence ? La dou. Et bien le terme la doura ce sont les mêmes lettres que le mot raide. Raide ça veut dire descendre. Au fond, la notion de dire de résidence nous renvoie au fait que on va s'inscrire à un moment dans un cadre qui est celui qui nous permet de nous arracher un lieu auquel on ne pouvait pas avoir accès. Si je descends de quelque part, c'est que là où je suis, il y a quelque chose qui peut pas exister. C'est seulement vers là où je vais que je vais pouvoir réaliser quelque chose. Laartonim, c'est au fond le désir que Dieu a de créer un univers dans lequel il va y avoir une possibilité de percevoir sa présence. Dieu aurait-il besoin de cela ? Non. C'est là où en effet il y a quelque chose qui nous dépasse radicalement sur la raison première. de la création de l'univers. Et c'est intéressant parce que on pose ici quelque chose de fondamental, c'est que on va utiliser une terminologie qui nous interpelle et qui nous amènera à la conclusion qu'il y a quelque chose qui nous dépasse complètement et que l'on ne peut appréhender. Et c'est seulement de cette manière-là qu'on peut pénétrer l'histoire. C'est-à-dire, on ne peut pénétrer l'histoire que dans la mesure où l'idée de l'incompréhensible est un point de départ, ce qui est complètement fou. C'est-à-dire que la notion incompréhensible du divin, c'est le point de départ de la relation que l'on va construire avec lui. Donc quand la Torah utilise ces termes, c'est justement pour nous dire "Tu vois bien qu'il y a quelque chose qui te dépasse." Et bien c'est ça. Dieu dirabatonim, c'est quoi ? c'est que il va y avoir à un moment quelque chose que tu vas pouvoir percevoir dans ta réalité qui est l'expression du désir de Dieu. Mais de manière ultime, quel était le besoin que Dieu avait de créer ça, ça t'échappe radicalement, totalement. On ne peut pas commencer à construire l'histoire si on n'accepte pas la dimension totalement incompréhensible du divin. À partir de là, on va rentrer dans notre sujet. De manière ultime, ce qui va être important pour l'humain et ce qui va lui permettre d'évoluer dans le monde, c'est de comprendre que la totalité des éléments épars de l'univers concourt à un projet unique. Qu'est-ce qui nous permet au fond de gérer la réalité du monde dans lequel nous sommes ? Qu'est-ce qui fait que nous arrivons à pouvoir avancer avec parfois des choses tellement complexes à gérer ? Qu'est-ce qui nous donne cette force ? Le fait de savoir que tous ces éléments disparat qui parfois semblent être contradictoires, l'amour que Dieu a vis-à-vis de nous alors que nous vivons parfois des choses complexe, la présence tellement forte de ce qu'on appelle le mal alors que la finalité serait peut-être de faire émerger le bien. Toutes ces notions là, on ne peut les vivre que dans la mesure on comprend qu'elle s'inscrit dans un projet global et que à terme et bien toutes les choses vont se rejoindre et que l'on comprendra véritablement, si c'est possible en tout cas que tout cela procède d'un projet que le créateur a mis en place pour l'univers. Parce que sinon la vie n'est pas simple, sinon elle est complexe. C'est quoi notre vrai problème en tant que juif ? C'est la contradiction du divin. C'est le fait que a priori, c'est pas comme ça que ça devrait se passer. c'est que tu peux pas parler d'un côté de ce qu'on va appeler vulgairement le peuple élu et de l'autre côté avoir l'impression que l'élection de ce peuple et bien c'est avant tout vivre un certain nombre de souffrances. On ne peut pas imaginer un moment pour être dans quelque chose d'ultra basique, que le shabbat soit un lieu de bonheur. Alors que techniquement parlant, il peut nous arriver que celui-ci nous empêche d'être dans des réunions de famille. Là, je prends des trucs ultra basiques. Il y a quelque chose qui va pas. Il y a quelque chose qui va pas et on ne peut véritablement réussir à le vivre que dans la mesure où on s'inscrit dans une vision globale dans laquelle on sait que chaque élément qui est là, même ceux qui semblent être contradictoir vont s'inscrire de manière ultime à l'intérieur de quelque chose qui était le projet divin. Et c'est la raison pour laquelle on nous dit que le monde à venir, c'est le monde dans lequel on va percevoir cette unité. et qui nous permettra de mieux intégrer ce qui nous semblait complexe dans le monde qui était le nôtre. C'est l'idée centrale. La dimension de la rupture, la marchloquette, c'est-à-dire le moment dans lequel il y a rupture, c'est le moment dans lequel on ne s'inscrit plus dans l'idée de cette unité. Le moment dans lequel on a l'impression qu'il y a le bien, le mal. Alors que vous savez que nos maîtres disent que dans ce menti, lorsqu'on est confronté à quelque chose de difficile, on va dire une bénédiction qui estour béni soit le juge de vérité. Lorsqu'il arrive quelque chose de merveilleux, on dit on exprime notre reconnaissance pour celui qui fait du bien et encore plus que le bien. Mais on dit que dans le monde futur, même sur ce qui nous semble être problématique, on sera capable de dire la seconde bénédiction ou amétive parce qu'on verra en quoi cet élément-là s'inscrit dans quelque chose qui de manière ultime et positif. Je vous donne un exemple tout simple. Imaginez un moment quelqu'un à qui on retire quelque chose, on a l'impression qu'on lui fait du mal alors qu'on est en train de faire disparaître un élément qui aurait pu lui faire encore plus de mal. Seulement qu'on se focalise sur cette chose, on a l'impression que c'est pas possible, on est en train de le faire souffrir. Mais ce qu'on croit être à ce moment-là une souffrance à terme va devenir quelque chose d'extrêmement positif. Ah, pourquoi Dieu a-t-il besoin de faire passer les choses comme cela ? C'est ce qu'on a dit au début. Le point de départ, c'est de nous inscrire dans l'incompréhension du divin. Et elle est posée dès le début par la Torah. Dès le début, la Torah pose l'idée de la dimension complètement incompréhensible de manière ultime du divin. Parce que le fini peut connaître le concept de l'infini mais ne peut pas le comprendre parce que le fini ne peut pas intégrer l'idée de l'infini. Il peut la dire, il peut l'exprimer, il peut parfois même en faire des équations, mais ça s'arrête là. Donc la marque Loquette au fond, c'est quoi ? C'est tout simplement le lieu dans lequel je me refuse de voir qu'il y a un projet dans lequel tous les éléments qui sont présents dans sont présents, même ceux qui sembleraient aller à l'encontre de celui-ci. Au passage, ce que l'on appelle l'univers de la kabale, c'est au fond ce qui nous permet de le percevoir. Pour donner un exemple très basique, très basique, c'est la personne qui prend une graine avec laquelle on pourrait faire de la nourriture, qui la jette au sol et au lieu d'en profiter, on la voit pourrir et on a l'impression que cette personne est en train de faire un acte dans lequel il a gâché la possibilité de se nourrir. et de cet élément qui se décompose, qui se désagrège va au contraire émerger quelque chose d'exceptionnel. Seulement si on s'arrête à l'instant dans lequel on voit cet élément se désagréger, on a l'impression qu'il se passe quelque chose d'extrêmement négatif alors qu'en vérité, il y a une histoire qui est en train de se construire. Pourquoi ça doit passer comme cela ? Pourquoi ça doit passer à travers cela ? Ça, vous savez qui pose la question ? C'est Moïse. Mosché lorsqu'il est face à Dieu, il lui dit que révèle-toi à moi. Ça veut dire quoi ? Révèle-toi à moi. Donne-moi la possibilité de comprendre la compréhensible. donne-moi la possibilité de vivre avec quelque chose qui semble être en parfaite contradiction, avec ce que l'humain pense de la manière dont Dieu devrait fonctionner dans ce monde. Que celui qui est dans le bien vites qui sont complexes et celui qui au contraire n'est pas dans le bien semble vivre parfois des choses extrêmement positives. Et la réponse de Dieu, c'est quoi ? Tais-toi, je toque, c'est-à-dire la question, tu peux la poser mais il va falloir que tu vivre sans la réponse. Et la notion de la foi, elle commence là parce que la foi commence là où la raison s'arrête. Razonich la définissait comme ça. C'est à ce moment-là où la notion de foi, elle se met en place. Parce que si ma foi se construit à travers un raisonnement logique, quelque part ça veut dire que je limite Dieu parce que je peux l'enfermer à l'intérieur d'une logique humaine. La marchloquette avant de rentrer dans la problématique de tout ce qui a trait aux ruptures dans le monde des relations interpersonnelles et on va l'aborder dans quelques instants. Mais dans son essence même, c'est l'idée que il n'y a pas d'unité. qu'il y a des éléments disparates et que tous ces éléments n'arrivent pas à s'inscrire dans quelque chose de commun. Pourquoi le mot TOV disparaît ? Parce que vous savez que la notion du tov du bien, ce n'est pas le bien tel qu'on le conçoit nous, c'est-à-dire la dimension agréable d'une chose. Ah, c'était super bien. Pardonnez-moi l'expression un peu bas de gamme, on l'a kiffé. Non, c'est pas ça le bien. Ça c'est éventuellement le plaisir et encore parce que je pense qu'on sait pas vraiment ce que c'est le plaisir par excellence. Mais bon, disons le bien c'est quelque chose que l'on sait être bien, même si au moment on est en train de le vivre, c'est complexe. Parz-moi de prendre cet exemple un peu banal. C'est une bonne chose de faire un detartrage chez un dentiste, c'est bien. Mais au moment où ça se passe, suivant vos degrés de sensibilité personnelle, on n' pas l'impression mais au fond on est dans quelque chose de bien. Alors, c'est vrai que c'est un peu réducteur comme exemple, j'en conviens, mais c'est aussi ça. C'est-à-dire que à un moment, il y a quelque chose qui dans l'absolu va l'être. Même si au moment où les choses se vivent, je n'en ai pas l'impression. Cette notion là du to dès le moment où il y a rupture ne peut plus être présente parce que ce qui est le bien dans l'absolu, c'est justement cette dimension d'unité. À partir de là, on va essayer maintenant de rentrer un petit peu dans la problématique des relations humaines, de ce qui va se jouer dans le monde de la marchloquette, c'est-à-dire dans le monde de la rupture. Il y a vous savez dans la tradition juive Maimonid en parle, Narmanid en parle, le Ramhan en parle un concept qui prend sa source à l'intérieur du texte du Talmud qui nous dit la chose suivante : traduction littérale, un individu ne se pince pas le doigt ici. bas n'a pas publié cela en haut dans les cieux. Alors évidemment comme tour texte du Talmud, il faut bien comprendre ce qu'il est en train de dire. C'est-à-dire que ne t'imagine pas que derrière l'événement auquel tu as été confronté, le divin était absent. Évidemment, la grande difficulté, c'est que si tu te pinces le doigt, tu peux avoir tout de suite tendance dans notre civilisation judéo-chrétienne à voir ça comme étant l'expression d'une punition parce que tu es la pire des catastrophes humaines. Ça c'est une erreur colossale à ne jamais faire, c'est-à-dire de voir dans un élément l'expression systématique d'un dieu perfou et tard. Mais ce qui est sûr, c'est que pour l'événement et lieu, il faut que le créateur donne la possibilité à ce qu'il soit. Parce que vous ne pouvez pas voir un mouvement dans l'univers qui ne soit pas qui soit possible, pardonnez-moi, si l'énergie divine n'est pas présente. On dit dans le texte que Dieu en permanence renouvelle l'univers. C'est-à-dire que à chaque moment, il y a même si le mot est un petit peu ne définit pas les choses, il y a une forme de volonté divine à ce que les choses soient. Cette volonté permanente, c'est ce qui permet à l'univers d'exister. Donc si la chose a pu exister, c'est que Dieu lui donne cette possibilité d'être. Et ça, en effet, c'est quelque chose qu'on doit avoir clair en tête. À partir de là, évidemment se pose la question. Lorsque nous sommes confrontés à quelque chose, si Dieu voulait qu'elle ne soit pas, elle n'aurait pas eu lieu. Le fait qu'elle soit là, c'est que Dieu désire ou lui laisse la liberté d'être. Alors, la question, elle est la suivante : lorsque nous sommes confrontés à une situation, quel est le sens de celle-ci ? Qu'est-ce qu'elle représente ? Qu'est-ce qu'elle est en train de nous dire ? Et on va rentrer maintenant dans le monde des relations humaines. Quel est le sens d'une rencontre ? Pourquoi est-ce qu'elle est là ? Qu'est-ce qu'elle veut dire ? Qu'est-ce qu'elle est censée créer chez moi ? La première chose qu'une rencontre crée chez moi, c'est avant tout la confrontation à un autre différent de moi-même qui m'oblige à m'interroger sur ma singularité, donc sur ma responsabilité. Avant même d'être dans l'échange, avant même dans ce que vous voulez, je vois dans l'autre un être différent de moi et sa singularité me renvoie à ma propre singularité et donc à la question de ma Parce que si je suis singulier, c'est que nécessairement j'ai une histoire unique à faire et à mettre en place. Donc toute rencontre est source de mouvement clairement et ça on oublie trop souvent. Cette conscience de notre singularité nous amène en permanence à réfléchir sur l'impact que vont avoir nos mouvements dans l'univers parce que parce qu'ils sont produits par moi qui suit un être singulier et l'autre m'a rappelé ma singularité de par sa différence avec moi. Donc prendre conscience que je suis un être incroyable que chaque mouvement que je vais opérer a sur moins un impact dans le monde comme lui. Et c'est génial d'avoir conscience de tout ce que l'on est. Et regardez dans le monde des relations, c'est ce qu'on va voir tout de suite. Vous rencontrez quelqu'un, vous lui faites la tête ou vous lui souriez, ça peut changer sa vie. Pourtant, ça a l'air d'être banal. Mais qu'on le veuille ou pas, ma présence et un mouvement de lèvre dans le bon sens peut générer chez l'autre un mieux-être. C'est incroyable, c'est merveilleux et ça c'est quelque chose de génial. Alors bien sûr vous allez dire si oui en permanence dans cet état de conscience c'est quoi votre quotidien ? Alors c'est là où justement ça va être intéressant, c'est que la conscience que j'ai de ma singularité que je découvre à travers la rencontre avec l'autre au fond va m'amener à quoi en premier ? elle va m'amener d'abord à réfléchir sur l'impact que je peux avoir dans le monde dans lequel je suis. Et évidemment, j'ai envie ou je n'ai pas envie que cet impact soit quelque chose de positif. La notion de marchloquette, de rupture, ce n'est pas tant d'abord la dispute, c'est vouloir rompre avec l'autre que je rencontre. C'est-à-dire ne pas vouloir à travers cette rencontre m'interroger sur ma singularité, ma responsabilité. C'est-à-dire je me sépare. Quand je me sépare, je suis en train de dire il y a lui dans son univers et on a rien à voir l'un avec l'autre. En deux mots, c'est le déniente que peut représenter l'autre lorsque je suis confronté à lui. Et ça c'est quelque part mettre de côté l'idée que toute rencontre quelle qu'elle soit, si elle est là, c'est qu'elle est porteuse de sens. Alors bien sûr, c'est pas des choses qui se créent du jour au langua, mais la marchloquette c'est quand je suis marqu il y a lui, il y a moi. Nous n'appartenons pas au même univers si j'appartiens pas au même univers. Donc quelque part la rencontre que l'on fait n'est pas quelque chose qui m'interpelle. Si elle ne m'interpelle pas, je ne m'interroge pas. Si je ne m'interroge pas, quelque part, ben je progresse pas. C'est pour ça qu'on adore rester parfois dans des univers dans lesquels les autres nous ressemblent au maximum. Parce que on est dans un monde dans lequel la singularité doit émerger normalement à travers quoi ? À travers le fait qu'on n'est pas les mêmes. Mais souvent en vérité on oublie cette singularité et on ne la commence que lorsqu'il est vraiment totalement différent de moi. D'accord ? Alors comme il est totalement différent de moi, alors là je le vois dans sa dimension singulière mais comme je vois dans sa dimension singulière qu'il est totalement différent, je le mets de côté. La notion de marloquette, la notion de rupture, c'est avant tout quelque chose que l'on met en place pour se débarrasser de la dimension impactante que peut représenter l'autre à travers la rencontre que je fais avec lui. C'est-à-dire ne pas voir l'autre comme étant qui participe lui aussi à un projet et dont j'ai besoin pour moi-même développer ce que je dois être. Parce que vous ne pouvez pas réaliser un projet si vous n'êtes pas au maximum de ce que vous pouvez être. Ça c'est déjà le premier point. L'idée de la marloquette, elle va à l'encontre du projet de Dieu parce que c'est au fond être dans le déniente l'autre à l'intérieur de ma vie et de la raison pour laquelle je m'y suis confronté, la raison pour laquelle je l'ai vu, la raison pour laquelle je l'ai découvert. Ça c'est le point de départ. Alors évidemment, il va y avoir dans un second temps quelque chose de plus complexe. C'est ce qu'on appelle la marchloquette, c'est-à-dire le désir de faire disparaître l'unité alors qu'elle est présente. Et c'est là où en effet on va essayer maintenant de réfléchir. On a vu que la première dimension de la rupture, elle se situe où ? Elle se situe dans le fait que dans la rencontre que j'ai avec l'autre, je ne veux pas voir dans l'autre un élément qui participe de mon histoire. D'accord ? Ça c'est le point de départ. Je ne veux pas me laisser interpeller par la singularité. Je ne veux pas être au fond dans la compréhension de ce que veut dire l'altérité puisqueaprès ça a créé une responsabilité au niveau de la relation. Ça c'est le point de départ. Mais maintenant il y a le monde dans lequel elle est on est entre nous. On est entre nous. On est entre nous, on est entre juifs, on est entre Basque, on est entre Vernièr, on est entre ce que vous voulez. D'accord ? On appartient au même club et donc on est ensemble et à ce moment-là, on va faire émerger parfois la rupture qui sera l'élément qui me donnera l'illusion d'être singulier. Pourquoi ? Parce que c'est à travers mon opposition à l'autre que j'ai brusquement l'impression d'exister, donc je n'existe plus. Le drame de la mloquette, le drame de la rupture dans le monde des relations, c'est quoi ? C'est pas tant qu'on se dis nani nanana, ça c'est bas de gamme. Évidemment qu'on va en parler aussi, mais ça c'est bas de gamme. Là, vous êtes véritablement dans le bac à sable. Le vrai problème, il est où ? c'est que à un moment, je ne me définis plus à travers ce que je suis, mais à travers ce qui se joue dans la relation. Et vous avez des gens dont la vie tourne autour de ce qui se passe ou de ce qui ne se passe plus dans la relation. Donc, tu n'existes pas. Je ne suis pas toi, je m'oppose à toi, je ne suis pas d'accord avec toi, je lutte contre. Et donc brusquement, c'est dans cette lutte, dans cette opposition que j'ai l'impression d'exister. Donc c'est dans le dénire que j'ai l'impression d'être. Et vous savez, vous êtes des gens parfois qui construisent un modèle comme ça qui s'enferme à l'intérieur et toute leur vie va se retrouver autour de ce modèle. Et ça c'est dramatique. Des gens si ils n'ont pas de conflit, ils n'existent pas. voire même ils sont créateurs de conflit parce que c'est dans l'opposition à l'autre qu'ils ont l'impression d'exister. C'est dans le refus de ce que l'autre est qu'ils ont l'impression d'exister. Et d'ailleurs, le pathétique de ceux qui veulent détruire l'autre au-delà de la dimension complètement non éthique et le terme encore light, c'est qu'au fond, tu n'existes que parce que tu dis que l'autre ne doit pas exister. existe existe et l'autre ben c'est son problème pourquoi tu as besoin de faire des pourquoi tu as besoin de détruire l'autre manana qu'est-ce ça va changer ta vie c'est qu'en vérité tu as rien à proposer tu as rien à proposer donc ce qui te donne l'impression à un moment d'avoir une place d'exister c'est parce que tu dis l'autre est dans le faux l'autre doit être détruit l'autre n'a pas sa place vous remarquerez que d'ailleurs dans le monde des relations de couple. Lorsqu'il y a des conflits dans les familles, lorsqu'il y a des conflits, c'est que ceux qui sont en conflit ne se sont pas construits intérieurement, n'ont pas conscience suffisamment de ce qu'ils sont, ils n'ont pas conscience suffisamment de ce qu'ils représentent. Et comme ils ne sont pas au courant de ce qu'ils sont, alors ils vont créer ce principe d'opposition. Mais vous savez que c'est intéressant parce que dans l'opposition, vous trouvez votre position. Certaines personnes ne trouvent leur position que parce qu'ils se sont inscrits dans un univers d'opposition. Il y a quelque chose ici de bouleversant. Si tu as besoin de t'opposer à l'autre, d'être dans cette opposition pour avoir ta position, c'est qu'au fond, tu dépends complètement de l'autre dont tu n'as pas commencé à exister. Le drame de la marloquette, c'est ça. Le drame de la marloquette, c'est au fond le fait que à un moment toi-même, tu n'as jamais commencé à exister et tu n'existeras jamais. Donc, tu as besoin de l'entretenir. Donc, tu as besoin de la développer. Donc, tu as besoin de faire en telle sorte qu'elle soit présente de manière constante. Tu n'es pas intéressé par la paix. Ça ne t'intéresse pas parce que le jour où elle existe cette paix, qui tu es, tu ne sais pas. Et donc il va falloir que tu reconstruises le conflit. Et au fond, le drame du conflit c'est pas tant sur les conséquences que ça peut avoir. Le drame du conflit, il existe sur quoi ? Sur le fait que c'est une identité qui n'existera jamais. C'est la raison pour laquelle nos maîtres nous disent la chose suivante. Nos maîtres nous disent ceux avec lesquels on rentre en conflit mais qui ne rentrent pas dans le conflit qui entendent combien on se moque d'eux venivim et ne répondent pas aussi. Il continue à faire les choses mais va par amour. Ils sont même capables d'être heureux même lorsqu'ils sont confrontés à une difficulté. Allez à Makatou vos mèes, c'est à leur sujet. PZ fermer la porte au fond et vous pouvez fermer la porte au fond. Allez à Makatou vos mè c'est à leur sujet que le verset dit ve que et ceux que Dieu aime sont à l'image du soleil au moment de sa toute puissance. Qu'est-ce que ça veut dire ? Quelque chose de très simple. Le soleil dans sa toute-puissance, c'est l'expression de l'énergie absolue dans l'univers qui est le nôtre. L'énergie la plus puissante, c'est laquelle ? C'est celle du soleil. Il y en a d'autres. Les étoiles, c'est colossalement plus grand mais on narrive pas à le percevoir. On dit que cette personne-là qui est capable de ne pas répondre, c'est-à-dire de ne pas s'inscrire dans la rupture et dans l'opposition, c'est véritablement celui qui est le symbole de la chose la plus élevée qui puisse exister dans ce monde. Pourquoi ? Parce qu'il existe pleinement puisque justement ce n'est pas dans la confrontation et dans l'opposition qu'il a commencé à exister. Donc c'est celui qui existe pleinement. Alors qu'on est dans un monde dans lequel lorsque vous refusez de vous inscrire à l'intérieur d'un conflit, on considère que vous êtes un pleutre, on considère que vous êtes un faible, on considère que vous n'avez pas de personnalité, mais c'est parce que justement j'existe que je ne rentrerai pas dans ton système. parce que je n'ai pas besoin d'être dans l'opposition pour avoir ma position parce que je n'ai pas besoin d'exister de par le fait que toi-même tu n'existes plus parce que j'existe pleinement. Et donc on a une lecture ici radicalement autre. Comment on fait pour que dans les mondes des relations humaines, il n'y ait pas de conflit ? Et bien le point de départ, il est très simple. C'est à l'image de ce qui doit se passer dans un couple. Dans un couple, le point de départ de ce qui lui permet de fonctionner alors qu'à priori c'est le lieu du conflit par excellence parce qu'on rencontre quelqu'un de radicalement autre que nous. C'est de révéler à l'autre la place et l'importance qu'il a. de lui faire prendre conscience qu'il a une valeur en tant que telle et que sa valeur n'est pas dépendante de la réponse qu'il donnera à mes désirs et à mes attentes. C'est-à-dire, ce n'est pas à travers la réponse à mes désirs que brusquement tu existes. Parce que si tu existes à travers la réponse à mes désirs, ça veut dire que tu n'existes que relativement à moi. Tu as une valeur. Point. La plus belle déclaration d'amour que vous puissiez faire à quelqu'un, c'est quoi ? C'est quand il vous demande quelque chose d'acceptable, évidemment, on a son écoute. Pourquoi ? Parce que c'est toi. Parce que c'est toi. Point. Pas parce que tu es sympa, parce que je t'aime, parce que je suis fou de rien du tout parce que c'est toi. Donc c'est-à-dire que toi, tu représentes quelque chose en tant que tel qui n'est pas lié à la relation. Et cet élément que tu représentes en tant que tel, je vais m'y confronter au quotidien et dans cette confrontation là, tu vas m'aider à grandir et je vais t'aider à grandir parce que tu vas m'obliger à travailler sur moi et réciproquement. Et donc paradoxalement, ce qui pourrait être source de conflit va être source d'amour. Parce que puisque la finalité c'est de créer la meilleure version de nous-même, celui qui m'oblige à la développer, c'est cet autre qui me met face à une nécessité de faire des efforts. Et donc évidemment, la vie, elle est plus du tout la même. Laquette ne peut plus exister parce que j'existe et tu existes. Donc ce n'est pas dans le dénis de l'autre que je commence à exister. Point de départ. Et quand maintenant on se retrouve dans une difficulté relationnelle, tu vas me permettre de développer quelque chose de plus grand parce que je vais être obligé de faire un travail sur moi-même. Et ce travail va me permettre d'accéder à la plénitude de ce que l'on peut être dans ce bas monde. Et donc à partir de cela, la marloquette qui serait de m'éloigner de celui qui va me permettre de devenir pleinement moi-même et quelque chose d'inimaginable. Parce que pourquoi je créerai une distance avec cet autre qui peut être source de ce qui va me permettre d'aboutir à la plus belle version de moi-même puisque c'est ça la finalité de l'être humain sur terre. Vous voyez que à partir de là, on peut voir la vie de manière totalement différente. Alors maintenant, qu'est-ce qui fait qu'on y arrive pas ? Comment se-il que c'est tellement difficile ? D'abord parce qu'on a souvent des exemples autour de nous. On lui parle plus, on va plus le voir. Il m'a pas calculé, il va pas inviter au mariage. Quand un enfant voit ça quand il est petit, il découvre que quand l'autre te pose un problème, qu'est-ce que tu fais ? Tu l'exclus ? Bon mais il a compris que c'est comme ça que ça doit fonctionner. Les parents ils se rendent pas compte. Mais quelque part un enfant qui voit ça, il en déduit quelque chose. L'autre élément c'est quoi ? c'est qu'on grandit dans un univers dans lequel on n'existe que relativement à l'attente que l'autre a de nous. Alors qu'en vérité, la base même de notre vie, c'est de savoir qu'on a une valeur en tant que telle, qu'on est unique et qu'on est quelqu'un d'incroyable parce qu'on a une potentialité de réalisation qui est incroyable. Et je répète à nouveau dans le couple, un couple qui ne veut pas tomber dans l'univers de la rupture et de la dispute, c'est un couple dans lequel je ne cherche qu'une chose, c'est que l'autre est conscience de ce qu'il représente en tant que tel et et pas juste à travers la relation qu'on a. Ce n'est pas par le fait que tu réponds présent à mes attentes que tu as une place et que tu représentes quelque chose. Sinon, ça s'appelle de l'amour conditionnel. Et ça c'est la base de tout ce qui va construire aussi un enfant. Tu représentes quelque chose parce que tu es le support d'une âme, parce que tu es quelqu'un d'unique. Parce que tu as une valeur en tant que telle, même si celle-ci n'a pas encore réussi à s'exprimer pleinement. Parce que réaliser pleinement son potentiel prend du temps. Je me lève devant ton monde des possible. Je me lève devant ton monde dépossible. C'est ce que je dois voir chez l'autre. C'est la raison pour laquelle on n'épouse jamais un produit fini. C'est la raison pour laquelle la Torah vous appelle l'autreer une aide. Maiser une aide, c'est les mêmes lettres que le mot zera. Zera, c'est une semence. Une semence c'est une c'est un monde des possible mais qui n'a pas encore abouti pleinement parce que ça prend du temps. Je vois en toi quelque chose de grand en tant que tel. Ce n'est pas la réponse que tu donneras à mes attentes qui doit déterminer la manière dont je te vois. Mais il faut se le mettre dans la tête parce que ça sera capital au niveau de l'éducation. Parce que si un enfant ne répond pas à nos attentes, qu'est-ce qui va se passer ? Et on va voir que malheureusement dans les relations amoureuses, la base de la rupture c'est ça, c'est que l'autre ne répond pas. L'autre ne répond pas présent aux attentes que j'ai. Et donc à partir de cela, mais il n'a plus sa place dans ma vie. Alors que c'est parce que justement il ne répond pas à mes attentes qu'il va me permettre de grandir et donc à partir de cela évidemment de devenir un petit peu plus ce que je suis censé être. Alors, pour pouvoir soi-même ne pas tomber dans le monde de la marque Loquette, il va falloir se rappeler d'un verset qui nous dit la chose suivante. Le verset nous dit va ybashem son cœur s'étend d'orgueil dans les chemins de Dieu. Alors vous allez dire l'orgueil va des rétro satanas, ça n'a rien à faire dans notre vie. Or le texte nous dit si l'orgueil a une place dans ton existence. Bedar et Hashem dans le chemin qui t'amène vers le divin. Traduction. Cet orgueil dont on parle, c'est la conscience que l'on a de sa propre valeur. C'est une obligation de le savoir. Mettons de côté ces univers dans lequel dans lesquels, pardonnez-moi, la conscience de notre grandeur est vécue comme étant quelque chose à mettre de Écartons cela. Il y a un vrai travail de revirginisation de notre esprit dans la relation que l'on a la conscience de soi. À partir de là, on tombe beaucoup moins facilement dans la marloquette. Pourquoi ? Parce que je le redis à nouveau, la difficulté que me crée l'autre est un élément qui va me permettre de parfaire ce que je suis, ne serait-ce qu'à travers le travail intérieur que je suis obligé de faire. Vous êtes commenté à quelqu'un de agressif, vous êtes obligé d'apprendre à travailler sur être à la bonne distance, sur réfléchir sur ce qui peut être à l'origine et à la source pour ne pas augmenter son agressivité. Vous êtes avec un enfant un peu paresseux, il va nous obliger à travailler sur notre patience, sur le fait que l'on se focalise sur les points positifs qui sont là pour être dans la continuité de l'effort par rapport à lui. C'est comme ça que la Torah nous propose de voir les choses. Or, la plupart du temps, on les rejette et on les met de Donc, il y a ici, comme on l'a vu, d'abord une démarche éducative. Et cette démarche éducative, elle est fondamentale. Vaigem plus nous allons aider un enfant ou un adulte à avoir conscience de la place qu'il a, de ce qu'il représente réellement, mieux nous lui permettrons par la suite de ne pas avoir besoin d'être dans l'opposition, la rupture pour pouvoir se sentir exister. Et donc on lui crée la possibilité de vivre une vie qui se conjugera au plus que parfait. Aujourd'hui, comment on se prépare à la vie du couple ? On se prépare à la vie du couple en se rappelant qu'on a une valeur, mais en se rappelant que l'autre aura besoin qu'on le lui dise. Et des deux côtés, on aura besoin de se rassurer parce que dans l'absolu, je ne devrais pas avoir besoin que l'autre me rassure. Et c'est vrai que qu'on arrive dans une vie de couple, qu'on le veuille ou pas, on a besoin que l'autre nous rassure et nous signifie que nous représentons quelque chose en tant que tel. Dès le moment où l'autre ne répond pas mes attentes et qu'il sent qu'il y a une distance, qu'il y a une mou, qu'il y a quelque chose, c'est à ce moment-là où les racines de la discorde se mettent en place. Les graines qui vont la faire émerger par la suite commencent à arriver maintenant. Ils disent "Ouais, il faut faire un compliment, c'est bien nanani nanana. Attendant, on n'est pas dans les recettes de Biba quoi ou je sais pas c'est quoi les manuels les trucs féminins ou masculins. Il faut faire des compliments, c'est bien. Non non parce que sinon c'est des stratégies relationnelles. Tu lui fais un compliment, il va être content. Comme il est content alors il sera sympa. Non non c'est pas de ça dont il s'agit. Autre élément c'est comment on fait quand cette notion là s'est malheureusement mise en place. Comment est-ce qu'on fait lorsque la marloquette est installée dans un système ? Comment est-ce qu'on fait pour en disparaître ? Alors tout d'abord et ça c'est quelque chose que j'ai reçu de mon père Zonoa il m'a dit il y a une chose que tu dois savoir, il y en a d'autres aussi mais c'est une des choses qu'il m'avait dit. Il dit lorsque tu sens qu'il y a une marchloquette, c'est-à-dire une tension, une rupture qui se construit entre différentes personnes, tu prends la fuite. Pourquoi ? Parce que qu'on le veuille ou pas, à un moment l'un des deux va te faire rentrer dans l'histoire et à la fin de toute façon les deux t'en voudront. Ça c'est déjà un premier point. La notion de prendre partie, elle est extrêmement difficile à mettre en place, sauf si c'est une nécessité par rapport à un danger que l'autre pourrait créer à travers sa position. Oui, je suis obligé de prendre partie lorsque je suis confronté à un monde qui veut me détruire clairement. Mais sinon, je raconter l'histoire suivante de ce juif qui se faisait inviter dans certaines maisons en Alsace, on va dire, pays de mes ancêcres et puis il restait là-bas 3 jours, 4 jours, une semaine, 2 semaines. Et un jour il se retrouve comme ça dans une famille et on l'accueille comme on savait le faire et comme je espère, on sait encore un peu le faire aujourd'hui. Et donc il se retrouve là-bas et puis il se sent bien. Il se sent bien. Ça fait 2 semaines, 3 semaines, un mois qu'il est là-bas. Au bout d'un mois, madame dit à monsieur bon euh dit oui mais bon ça se fait pas. On m'appelle vi de partir surtout que mon père le recevait déjà. Et cette dame dit bon ben écoute sais ce qu'on va faire demain soir ? Je sers la soupe. Tu diras qu'elle est trop salée. Je te dirai que j'ai pas b de sel. On lui demandera à lui de donner son avis. Il donnerait évidemment tort à l'un des deux. Il se sentira gêné, il partira. Ainsi fut dit, ainsi fut fait. Le lendemain soir, on se retrouve donc Mais c'est quoi cette soupe ? Quoi ? Qu'est-ce qui lui va ma soupe ? Mais trop de sel. Du sel, j'ai pas mis une goutte de sel. Sel, pas le sel. Bien valor il regarde dit "Écoutez mes chers amis, je compte rester chez vous encore de mois, je vais pas me mêler de vos affaires." Ça c'est une première chose. On ne rentre pas dans la marqueette même si on est invité parce que de toute façon la question qui se pose, elle est de savoir qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je donne tort à l'un par rapport à l'autre. De toute façon, ça ne fonctionnera pas. Le fait de ne pas vouloir rentrer est là pour permettre aux gens de révéler l'unanité de leur conflits. Maintenant, il y a des personnes qui n'existent qu'à travers cela. et je le dis de manière non péjorative, c'est pitoyable d'avoir des adultes qui n'ont pas encore commencé à exister, des adultes qui n'existent que dans cette opposition à l'autre. Ce qui est sûr, c'est que celui qui symbolise le concept de la paix, c'était qui ? C'était Aaron à Cohen. Aaron le grand prêtre qui faisait tout pour établir la paix lorsqu'il y avait des dissensions. Et vous savez comment ? Il allait chez l'un d'entre eux, il disait quelque chose qui était pas très vrai. Il j'ai "J'ai rencontré ton copain." Je crois qu'il regrette beaucoup quoi. Il regrette ? Et il allait dire la même chose à l'autre. Ils étaient persuadés que les deux regrettent quand ils se retrouvaient tout allait bien. C'est-à-dire on peut un moment en effet faire ce genre de choses mais il faut le faire avec finesse. Par contre il y a un texte du Talmud qui est passionnant. Il un texte du Talmud qui nous rapporte l'histoire de ce maître qui un jour se retrouvait beschou de Bfet dans ce qu'on appelle le chou, c'est-à-dire le marché d'un lieu qui s'appelle Bfet. et rencontre là-bas le prophète et lui dit "Y a-t-il ici des personnes qui ont droit au monde futur entre les poireaux et les courgettes ?" Voyez, il dit "Il y a des gens qui ont droit au monde futur ici. Un moment sont arrivés de personnes et le prophète, tu vois ces deux juifs là juif de base quoi, ils ont droit au monde futur." Il va leur fait quoi dans la vie ? C'est ce qu'il lui répondent. Nous sommes des personnes, on traduirait un parfaitement français aujourd'hui, qui sont des humoristes. Lorsque nous voyons des gens tristes, on les leur remonte les morals, le moral, pardonnez-moi. Et quand on voit des personnes qui sont en conflit, et bien on introduit de l'humour et on calme leur conflit. J'ai souvent rapporté cette phrase merveilleuse que Ravier Shanken avait l'habitude de dire que l'humour c'est l'huile que l'on fait pénétrer dans les rouages des relations humaines. L'humour c'est l'huile dans les rouages des relations humaines. Mais c'était quoi leur humour ? C'était pas raconter la dernière blague. Au fond, c'est quoi avoir le sens de l'humour ? s'est poser un regard légèrement décalé, différent sur les choses, nous amener à les voir dans une perspective différente, les remettre à une place ou à la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Et ça c'est peut-être une chose. Réaprenons à voir un tout petit peu le sens de l'humour, c'est-à-dire ne pas donner aux choses une dimension grave, une dimension pesante. Je l'avais appelé, il m'a pas appelé, je l'avais invité, il est pas venu. Oh là là, quelle horreur. Et en plus la vie, elle est lourde à ce moment-là. On est là dans une dimension de rassade, d'angoisse quoi. Avoir le sens de l'humour, c'est décider que je pose un autre regard sur une situation. Pourquoi ? Parce que je n'ai pas envie de vivre dans cet entre étranglement de la marloquette. Ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse pas. Et si ça vous intéresse pas, vous vous donnez les moyens d'échapper à cela. Voilà quelques pistes sur ce sujet. À nous de savoir le mettre en place dans notre réalité.