Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Bé'houkotaï. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Le danger d'une religion sans spiritualité" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Comment dépasser l’attachement au rituel figé pour nourrir une spiritualité vivante ?
- Quelles stratégies adopter pour transformer chaque commandement en un acte porteur de sens et d’importance ?
- Dieu a-t-Il réellement « besoin » que les commandements soient accomplis ?
- Qu’est-ce que l’obligation de laisser en permanence les barres dans les anneaux de l’Arche Sainte symbolise ?
- Quel statut accorder au savoir : simple information ou expérience intérieure transformante ?
- Comment identifier et suivre des “Maîtres” capables d’incarner la transmission vivante plutôt que la simple érudition ?
- Comment la déférence envers le rouleau de la Torah sans respect pour le Maître constitue-t-elle une dérive religieuse
- En quoi la notion de famine spirituelle annoncée dans la prophétie d’Amos est-elle liée à notre génération ?
- Quelle différence la Torah établit-elle entre « timshmerou » (garder) et « ta’assitou » (faire) ses commandements ?
- Pourquoi la peur ou le dégoût de l’étude (“miyouss”) révèle-t-il la crainte inconsciente de sa propre transformation ?
- Comment instaurer, dans la vie quotidienne, un équilibre entre intériorité et extériorité ?
- Que signifie réellement « Im bé’houkotaï télékhou » (“si vous marchez dans mes lois incompréhensibles”) ?
- En quoi l’exactitude et la fidélité aux détails de la loi développent-elles simplicité et humilité ?
- Comment repérer et lever les barrières (peurs, habitudes) qui empêchent la mise en mouvement vers l’étude ?
-...
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Transcription
Kind: captions Language: fr Alors bonsoir. Ce soir, on va essayer d'aborder ensemble une thématique, je l'ai intitulé euh une religion sans spiritualité. Le danger d'une religion sans spiritualité. La difficulté d'une thématique comme ça, c'est que j'ai utilisé deux termes : religion. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je pense que chacune et chacun d'entre nous a une vision, une définition de ce que c'est. Et en même temps, la spiritualité. Donc, j'ai utilisé deux termes en français dans lesquels on peut mettre un petit peu ce qu'on a envie. Et donc si vous le voulez bien, on va essayer d'explorer notre texte et de voir un petit peu qu'est-ce que la Torah nous dire sur ce que l'on appellerait éventuellement l'univers du religieux et qu'est-ce que serait au fond pour la Torah la spiritualité. Et comme à notre habitude, on va ouvrir sur un texte qui dans un premier temps semble ne pas avoir de rapport direct avec le sujet, mais on va y arriver, je vous rassure, tout de suite. Cette semaine, on va lire dans la Torah deux parachiotes, c'est-à-dire on va lire deux textes. Vous savez que de manière générale, chaque semaine, on en lit un. En français, d'ailleurs, la belle terminologie, c'est le péricope de la semaine. C'est comme ça que ça s'appelle en français. Parfois, on en lit deux parce que tout simplement, il faut équilibrer entre le nombre de semaines de l'année et le nombre de parachotes, le nombre de texte et donc parfois on va en lire deux. Et dans la seconde paracha beaucoup que taille, on va voir des versets très complexes. Alors ce texte commence par nous dire traduction littérale. Si vous allez la c'est véritablement aller d'accord dans mes rouim c'est-à-dire dans mes lois qui a priori sont incompréhensibles vota et mes commandements tich merou vous les garderez vait au que vous les fassiez et tout de suite suit toute une série de toutes sortes de bénédiction mais déjà le premier verset est très curieux parce qu'il utilise plusieurs termes Aller dans les lois. Ça veut dire quoi aller ? Parce que le terme de l'al c'est véritablement la notion du mouvement. Quand je dis que je vais d'un endroit à l'autre, je vais dire un nioler. C'est c'est le déplacement du corps. Et après on nous dit "Et vous gardez mes commandements et que vous les fassiez." Donc qu'est-ce qu'on est en train de nous raconter ? Ça c'est le point de départ. Et puis le texte continue et nous annonce toutes sortes de bénédictions en tout genre. Et puis on arrive par la suite et le texte par la suite va nous dire quelque chose d'encore plus surprenant. Il va nous dire "Et si par contre vous avez en abomination mes lois et que vous ne les fassiez pas ?" Et à ce moment-là, on nous décrit toutes sortes d'événements extrêmement lourds qui risquent d'arriver au peuple juif. Alors évidemment, ce texte pose un problème majeur au-delà des termes que l'on ne comprend pas. Il semble nous présenter quelque chose de très binaire, voire même à la limite un petit peu de manipulateur dans tout ce qui a trait à l'univers de ce qu'on appellerait le fait religieux. Ici, on parle de rukim et de mitwot, c'est-à-dire, on parle donc de lois incompréhensible, de mitfot, de commandement et puis on dit "Ben voilà, si tu les fais, génial, tout ira bien." Par contre, si ça se passe pas comme ça, alors là, on nous décrit quelque chose qui sera tout, sauf un quotidien plus que parfait. Et on va retrouver cela plus tard dans la Torah dans un autre texte dans Kitavau dans lequel la Torah nous dit à nouveau et si vous suivez mes commandements et cetera mais si vous ne les suivez pas. La difficulté qu'on peut avoir, c'est que bon nombre de personnes a priori ne sont pas dans ce que j'appellerai l'accomplissement des commandements et ne semble pas vivre un quotidien qui soit des plus catastrophiques. Donc on a ici quand même quelque chose de très curieux, c'est que si on veut nous convaincre d'être dans le respect de la loi à travers un certain nombre de promesses, la réalité à laquelle on sera confronté risque de démentir totalement ce texte. une forme ici de prise de risque colossal. Moi, j'aurais préféré que le texte nous dit si vous respectez alors à vous le royaume des cieux comme l'ont dit d'autres, tout ira bien. Alors comme ça se passera là-haut, personne n'est jamais revenu pour nous raconter ce qui se passe. Tout va bien. Et donc là, c'est juste une notion de foi et de confiance. Mais là, on nous annonce quelque chose de vérifiable, de quantifiable, de mesurable. Ce qui est sûr, c'est que le descriptif qui est fait des événements lourds que le peuple d'Israël pourra vivre tout au long de cette histoire, malheureusement va être quand même une réalité à laquelle on sera confronté. Il y a des textes qui nous font frémir parce qu'ils décrivent en effet des moments de l'histoire du peuple juif qui sont bouleversants avec une forme de précision qui est très difficile à intégrer. Mais néanmoins, ça dire que nous sommes ici dans un modèle dans lequel et bien c'est la peur du bâton ou alors l'attrait de la carotte qui amènerait l'individu être dans un mouvement dont on ne voit pas en quoi pour l'instant il serait spirituel. Ça c'est le problème numéro 1 qui nous est posé. Le second problème c'est qu'on a un texte de la Torah oral, c'est-à-dire du Talmud qui nous dit de manière très lapidaire, alors je vous le traduis de cette manière, il dit non, tu penses vraiment que le bon Dieu a besoin que tu accomplisses ses commandements ? Et le Talm nous prend comme ça quelques exemples en nous disant mais est-ce que ça change quelque chose que l'individu est agi de telle et telle manière ? Donc quelque part on est en train d'entretenir encore plus le fait que l'acte ne semble au fond pas si fondamental mais en même temps le texte par ailleurs nous dit c'est fondamental alors faut faire ce qu'on veut. Qu'est-ce que les maîtres du Tamud sont-ils en train de nous dire à travers cela ? On a donc ici un certain nombre de points sur lesquels il va falloir qu'on essaie de comprendre ce qui est en train de se jouer. Alors, on va tout d'abord s'arrêter sur ce qui serait l'expression d'une forme de religiosité qui passerait à travers l'accomplissement des commandements. Les commandements en hébreux se disent mitva. Mitva vient de la racine qui veut dire un ordre mais en même temps c'est à la racine d'un autre mot qui veut dire c'est-à-dire aller de concert. Comme si au fond l'acte physique que nous faisons dans ce bas monde serait quelque chose qui nous permettrait d'être dans un cheminement avec le divin. Mais en même temps, on est en train de nous dire que pour Dieu ça change rien. Vous comprenez qu'on comprend encore moins. On va rentrer maintenant si vous le voulez dans le texte. Si vous allez si vous marchez dans mesim et là nos maîtres nous disent qu'on soit clair la traduction exacte de ce mot elle est la suivante chezou àim bat. Aller et marcher à l'intérieur de ces actes que la Torah nous demande de faire qui a priori ne sont pas compréhensible traduction, c'est être capable de faire un effort dans l'étude de la Torah. Alors vous allez dire c'est super mais pourquoi le texte ne le dit pas ? C'est-à-dire, on est ici donc dans un texte qui a une traduction et on dit non pas du tout. C'est pas ça que ça veut dire che amimora que vous soyez capable de faire un effort dans l'étude de la Torah. Pourquoi est-ce qu'on traduit cette notion d'aller dans ces lois incompréhensibles par cette idée de faire un effort dans l'étude de la Torah ? Pour cela donc, on va pénétrer ce qui va être à la racine de la spiritualité du peuple d'Israël. Le moment où le peuple juif commence à exister en tant que peuple, c'est le moment dans lequel il va se confronter à cette révélation qui est celle du Sinaï. Au Sinaï va être révélée la loi, va être révélée la Torah et c'est à travers cette révélation que le peuple d'Israël va s'inscrire à l'intérieur de ce qui lui permettra de traverser l'histoire, c'est-à-dire une Torah qu'il va devoir étudier et qui sera à la racine même de sa capacité à traverser l'histoire. Comme le disait Bless Pascal très joliment, le peuple juif traverse l'histoire à l'ombre de son livre. C'est-à-dire qu'on est en train de nous mettre comme point d'entrée imbou marcher, c'est-à-dire être dans un mouvement d'existence avec quelque chose qui vous permettra d'être dans la continuité d'une histoire mais qui est au fond incompréhensible. C'est quoi l'effort que vous allez faire de manière constante à être dans l'étude ? Le roc, cette loi compréhensible, c'est avant tout cette idée que nous allons devoir tout au long de notre existence nous consacrer à l'univers de l'étude tout en nous inscrivant dans un monde dans lequel nous allons agir, nous allons faire, nous allons travailler. Et ça c'est quelque chose qui en effet est du domaine de l'incompréhensible. Comment nous allons réussir à travers le monde de l'étude ? Comment nous allons réussir en étant dans ce qu'on appelle à la Torah, c'est-à-dire un effort dans l'étude, à être dans une histoire qui perdure ? La spiritualité du peuple juif commence dans la dimension incompréhensible de ce qui va être à l'origine de la continuité du peuple d'Israël, c'est-à-dire la Torah. Le point de départ de ce qu'on appelle la spiritualité du peuple juif commence là, c'est-à-dire dans quelque chose qui échappe à toute logique d'une étude, d'un savoir, d'une connaissance qui n'est pas là juste pour savoir ce que l'on doit faire mais qui a une valeur en tant que telle qui représente quelque chose et qui va nourrir l'être aussi bien dans sa dimension individuelle qu'au niveau collectif et qui nous permettra de perdurer. D'où l'importance fondamentale de l'étude. C'est ce que le texte va nous dire. Dieu dit à travers cet enseignement des maîtres que au fond, c'est pas grave si on m'a oublié, mais que l'étude reste car la dimension lumineuse qui est présente à l'intérieur d'elle ramène l'individu vers une dynamique du bien. Il y a ici quelque chose qui n'est pas du domaine de l'explicable mais de l'expérience. Et on va voir que tout au long de l'histoire, le peuple d'Israël va accorder une importance fondamentale à cette étude. Un des maîtres les plus prestigieux de l'histoire juive s'appelle Rabiba. Rabiva une histoire qui est une histoire merveilleuse qui est au fond une histoire d'amour pour ceux qui sont pas au courant. Rabia qui va, c'est au fond une histoire d'amour à la base. C'est un homme qui a un mépris immense pour le monde de l'étude. On va dire qu'il est justement dans l'univers de la religiosité, c'est-à-dire de la pratique, de ce que j'appellerai de manière fort peu sympathique des gesticulations synagogales. Ce matin, synagogue, on fait un peu de gymnastique, d'accord ? De celui qui en effet n'a pas de problème avec ce qu'on app la religion. Mais il déteste le monde de l'étude. Il dit "Si je vois quelqu'un qui se consacre à cette étude, je le mors comme un mort l'individu." Pourquoi la morsure d'un anne ? Parce que l'âne brise les eaux. C'est-à-dire je ne veux pas qu'il soit présent. Je ne veux pas qu'il ait d'assise. Je ne veux pas qu'il puisse se tenir à l'intérieur du système. Rabiak va la base est l'individu qui justement représente la dimension de religion qui se suffit amplement et qui quelque part ne veut pas de cette étude qui risquerait d'introduire chez l'individu une dynamique d'élévation constante parce que le religieux vous pouvez faire de la même manière toute votre vie. Je vous ai déjà une fois raconté cette histoire. Ceux qui l'ont pas entendu, ben l'entendront peut-être pour la première fois de ce jeune homme qui va un jour rencontrer sa mère pour lui apprendre qu'il va se marier. Sa mère est fort heureuse bien sûr de la bonne nouvelle et elle lui dit "Tu sais au passage, j'ai déjà ton costume de mariage." Bon un peu surpris, il réagit pas bien élevé. Il se dit "Bon, ça doit être une blague." Et ben non, c'est pas une blague. Et qu'est-ce qui se passe ? Sa mère l'amène dans une chambre et lui dit "Tiens, voilà, regarde, ouvre l'armoire, j'ai ton costume de mariage." Elle dit "Waouh !" Et elle sort en effet une housse à vêtement. Elle ouvre la housse à vêtement et là quand elle sort son costume, elle ne peut pas s'empêcher d'éclater de rire. Elle vient de lui sortir son costume de barmsau. Tout le monde est d'accord que le jour de son mariage, on mettra ni sa robe de Batmitso ni son costume de barmsoa. Mais certains portent le même costume spirituel toute leur existence. C'est-à-dire qu'ils vont être dans le fait religieux à 60 ans comme il était à 20 ans avec une fidélité touchante à la tradition mais en même temps quelque chose de bouleversant. Vous savez cette expression que j'aime bien utiliser de cette personne qui depuis 25 ans tous les vendredis soirs parle un verre de vin et c'est pas ce qu'il lui raconte. Qu'est-ce que tu racontes à ton verre de vin ? Qu'est-ce que tu lui dis ? Mais quelque part ça a quelque chose de touchant parce que c'est la continuité de quelque chose. Mais c'est un monde de religion sans spiritualité, c'est-à-dire sans ce savoir qui te permet d'être bouleversé et d'être dans une dynamique et dans un mouvement d'existence. C'est pour ça que la religion parfois nous intéresse parce qu'elle nous permet de nous inscrire à l'intérieur d'un système voire même de ne pas trahir l'histoire de nos parents. de nous inscrire donc dans la continuité d'une forme de filiation qui nous rassure avec les traditions ambiance couscous ou gufiltfich suivant les origines mais en même temps qui n'impactent pas notre relation ou l'existence qui se limite au fond c'est le danger de la synagogue qui est un lieu dans lequel on rentre mais duquel on sort et qui quelque part nous permet de nous sentir bien parce que nous nous sentons connectés mais C'est une connexion qui est limitée. C'est une connexion qui s'inscrit dans un cadre. Ce n'est pas quelque chose qui nous transforme. Rabia qui va au début, il est celui qui en effet et dans ce que j'appellerai le fait religieux. Mais quelque part ce monde de l'étude, c'est-à-dire le monde dans lequel l'individu quel qu'il soit va voir dans l'étude et la connaissance ce qui va être quelque chose qui peut le bouleverser, donc créer une dynamique d'existence. Il ne veut pas que cela soit présent. Pourquoi ? parce qu'il n'y a rien de plus interpellant que d'être confronté à un monde qui est dans un mouvement et qui nous empêche de rester dans la quiétude de l'instant qui nous rassure. Maintenant, il y a une histoire d'amour, c'est qu'il y a une femme qui arrive. Qui est cette femme ? C'est Rachel. Rachel, c'est la fille d'un homme extrêmement riche, Kalba Saboua. Il est décrit comme une des personnes les plus riches et les plus généreuses de son époque. Et Rachel voit cet homme et voit dans la violence de son opposition l'expression d'un génie futur. Si on est capable de s'exprimer de telle manière par rapport à ce monde de l'étude, c'est qu'il y a quelque chose qui est qui nous bouleverse à l'intérieur, une forme de flamme mais qui a besoin d'être orienté. Et ça c'est son génie, c'est au passage le génie du féminin, d'être capable de voir au-delà de la réalité de l'instant un monde de potentialité, un monde qui est là et de ne pas voir une traduction qui enferme l'autre mais qui au fond l'ouvre à une autre perspective. Qu'est-ce que fait ? Vaak dit il s'appelle pas encore elle commence à engager l'échange. Iliva voit qu'elle n'a pas vu dans ses paroles un lieu de rupture mais au contraire une forme de défi à relever. Et donc elle engage le elle engage l'échange. Et au bout d'un moment la force de Rabiakiva, c'est il n'a pas peur de se laisser bouleverser. C'est-à-dire c'est quelqu'un qui a le courage de la de se laisser interpeller par la rencontre avec l'autre. Il n'est pas figé. Et à un moment, elle lui dit, "Tu sais, de la même manière que l'eau peut éroder les pierres les plus dures, l'eau de la Torah peut transformer l'être." Et il dit "OK, on y va, on y va." La suite de l'histoire, c'est que le père déshérite la fille parce qu'il ne supporte pas qu'elle se marie avec cet ignorant qui était tellement opposé. Et à qui va deviendra Rabi, à qui va maître parmi les maîtres ? Il deviendra maître parce que justement il va s'extraire de l'univers du religieux. Il va aller vers le monde du savoir et en allant vers le monde du savoir, il va découvrir l'élément spirituel présent, non pas juste à travers ce que j'appellerai les éléments philosophiques ou autres de la Torah, mais à travers l'étude en tant que telle. Et ça c'est rock. Le rock c'est quoi ? Ces dimensions incompréhensibles que la Torah nourrit la main. Il y a un moment, il va bien falloir qu'on pose des choses. Est-ce que nous considérons que la partie essentielle de l'être, c'est cet élément que l'on appelle qui a besoin d'être nourri ? Et ce besoin d'être nourri va permettre au peuple d'Israël d'inscrire la spiritualité à l'intérieur du religieux. C'est pour ça que le texte nous dit le point de départ, c'est quoi ? c'est d'aller dans un mouvement d'existence dans lequel tu comprends l'importance de cette étude qui va permettre à l'individu de se nourrir de spiritualité qui donnera du sens à l'acte qu'il est en train de faire et qui lui permettra de le perpétuer. Mais pour ça, il faut être prêt à prendre le risque. Un émettre a l'habitude de nous dire on peut pas ouvrir un texte si on n pas prêt à se laisser bouleverser. C'est-à-dire, il peut nous faire sortir de nos zones de confort parce qu'il va créer un mouvement, une dynamique vers quelque chose de nouveau. Et c'est vrai que c'est là où va se situer le point de départ à travers cette dimension d'étude. Vous avez cité une fois dans un cours ce texte qui nous dit qu'il y aura 10 grandes famines dans l'histoire de l'humanité et on nous décrit la 10e famine comme étant la pire la plus dramatique qui puisse exister. Alors nous on s'attend à la famine nous dit verset 10 Dieu dit je vais voici des jours arrivent j'enverrai une famine sur terre et là brusquement suite ça ne sera pas une famine de pain une soif d'eau. C'est-à-dire que la famille ne sera pas une famine physique. Qui lichéem si ce n'est d'être à l'écoute de la parole de Dieu malheureux spirituel ou pas ce 21e siècle. ce texte qui nous dit au fond l'histoire va nous amener à une époque dans laquelle dans l'absolu l'humanité aura de quoi se nourrir. C'est-à-dire que si les répartitions se faisaient de manière intelligente, l'humanité aurait de quoi nourrir tout le monde. Mais il y aura ici une forme de soif et d'appétit et de désir de quelque chose qui est d'être à l'écoute de la parole que l'on appelle de Dieu. Hashem, c'est très intéressant parce que le mot Hashchem qui veut dire Dieu, le mot chem, c'est les mêmes lettres que le mot cham. Cham, ça veut dire là-bas, c'est-à-dire de quelque chose qui nous permet de nous interroger sur la finalité, sur le champs, vers où nous devons tendre en tant qu'individu, ne serait-ce qu'à une meilleure une version améliorée de nous-même, ne serait-ce que ça. Et un maître qui s'appelle leov va poser une question très simple. Il veut dire "Mais pourquoi c'est la pierre des familles ? C'est génial, c'est absolument extraordinaire. Sof spirituel, désir de spiritualité, c'est exceptionnel, c'est beau. Pourquoi on dit que c'est la pire de toutes ?" Et sa réponse, je la traduirai comme une forme de fulgurance que peuvent avoir nos maîtres. Il dit très simplement parce que dans une famine, on se nourrit d'ersat. Dans une famine, on se satisfait de peu tellement la fin est importante. Et ce maître nous dit que au fond, l'enjeu de cette époque sera en effet une soif de spiritualité mais qui ne sera pas nourrie par quelque chose qui pourra véritablement la remplir. Et l'expression de cela sera tout simplement l'absence de transformation au niveau des sociétés. Une spiritualité qui ne transforme pas une société est un herzat de spiritualité comme un peu d'eau croupis qui quelque part étanche la soif de l'instant mais quelque part ne véhicule pas ce dont on a réellement besoin. Et c'est vrai que il y a ici quelque chose de bouleversant de voir comment ce texte est en train de nous annoncer une période dans laquelle il y aurait une quête de sens, mais une période dans laquelle on va réaliser que lorsque la société va nous proposer un certain nombre de réponses, celles-ci au fond s'invalideront de par le constat que l'on fera de la non transformation de la société dans ce qui peut lui permettre de vivre en harmonie d'abord de l'individu avec lui-même et avec les autres. Et c'est là où en effet le monde spiritualité doit commencer à se mettre en place. Point de départ. À partir de là on va continuer et vous que que vous gardiez mes mit que vous soyez capable maintenant de garder les mit ça veut dire quoi garder ? C'est que on dit chair shabbat, il garde le shabbat. Tout le monde entend ça. Moi j'aurais dit qu'il respecte, qui fait si les mitvot sont des commandements, ce sont des actes à faire, à réaliser. Donc si moi on m'a demandé d'écrire le texte, j'aurais dit et que vous accomplissiez mes commandements. Or là, on nous parle d'être chôur. Alors c'est intéressant, vous voyez parce que plein de gens entendent ce mot, il dit je suis chôur mais si tu veux dire quoi ? Je suis chur, je garde, je garde les myotes. Gardien de c'est pas référencé par l'PE ou quoi ? C'est quoi cette histoire ? On va prendre le mot chôer et si vous le voulez bien, on va faire quelque chose qui est une qu'on retrouve souvent dans l'univers de du monde de la Kabala puisque vous savez que chaque mot est constitué de lettres et que les lettres qui constituent un mot peuvent constituer d'autres mots puisque l'hébreu est une langue consonantique. Donc vous pouvez créer d'autres mots avec les mêmes lettres, d'accord ? Avec les consones. Donc vous allez prendre le mot chôer. Donc ces trois lettres pour les distinguer les hébraïs de la salle, ils pourront contrôler. Chomèer chin che me re chine même rche d'accord ? Ce sont les trois lettres. Après il y a les voyelles qu'on rajoute par tradition. Quand vous prenez les mots, les trois lettres du mot chôer, vous pouvez faire d'autres mots, d'autres mots. Donc vous pouvez faire le mot rem d'accord rche chin même chomer c'est chin même rche chem rochem c'est rechem rechem d'accord et vous pouvez faire un autre mot qui est le mot même rin c'est les mêmes lettres organisé autrement c'estich traduction de ces trois mots qu'on peut faire avec ces trois lettres en les organisant différemment ch regardé noté riche faireité Super. Et donc en vérité le lien il est évident. Si on réfléchit 2 secondes. Ce qui est au centre de ces trois mots, c'est quoi ? C'est un concept. Celui de la valeur et de l'importance. Vous gardez une chose qui a de la valeur. Vous notez une chose parce qu'elle est importante ne serait-ce que pour vous. Vous faites hériter une chose parce qu'elle a une valeur ne serait-ce que symbolique. C'est-à-dire que la le concept de garder pour la Torah, c'est donner de la valeur une chose. Quand on dit que quelqu'un est chomè ou chemarem et vous garderez, d'accord ? Garder ce n'est pas respecter, c'est d'abord donner de l'importance à la chose. Je ne peux pas donner de l'importance à une chose si je n'en connais pas le sens. Et vous le voyez d'ailleurs dans le monde de l'éducation, dans le monde du couple, si on ne vous donne pas le sens d'une manière d'être, éventuellement sera comme des perroquets, mais ça n'ira pas. Si on vous explique ce qui se joue, l'importance du compliment, l'importance d'avoir une lecture autre que la première que j'ai envie d'avoir d'une parole, l'importance de juger positivement, l'importance de repérer d'abord les éléments fondamentaux positifs qui sont chez l'autre pour que les éléments dysfonctionnels se diluent à l'intérieur. La vie, elle est différente mais il faut que tu cherches à comprendre, tu cherches à savoir. La notion de chôer, c'est donner de l'importance. Sinon après, on se retrouve dans quasiment l'opium du peuple, c'està-dire de quelque chose qui est là, que l'on fait par fidélité, voir par peur et par angoisse, mais on va voir un bon psychanalyste, il vous évacu le truc, la culpabilité, tout le reste, tout va bien. Maaltof. Donc quelque part, l'enjeu c'est quoi ? c'est de se débarrasser de ces éléments qui nous ont amené à faire pour être dans la continuité de l'histoire. Et ça, ça commence par le savoir qui va nous permettre après de chô, de garder si vous allez donc dans mes lois, c'est-à-dire dans cette dimension incompréhensible du savoir et de la connaissance qui vont vous nourrir spirituellement, qui vont nourrir la main. Et donc à partir de cela, l'univers des commandements et de l'action à faire, c'est quelque chose auquel vous allez pouvoir donner de l'importance parce que ça fait pas quand même 3300 ans qu'on se balade avec ce truclà et on fait des trucs un peu ridicules quoi. Sinon, on est dingue. Déjà les nations du monde ont une posture schizophrène vis-à-vis du peuple juif mais si nous-même on devient schizophrène dans notre propre système, c'est fichu. D'un côté, tu dois développer ton génie. De l'autre côté, tu fais des trucs un peu rituels sans comprendre ce qui se passe. Ça veut rien dire. Va assim au que vous puissiez être dans le monde de la Assia, dans le monde de l'action, c'est-à-dire que votre vécu quotidien soit nourri par ces deux dimensions. À ce moment-là, l'histoire elle fonctionnera autrement. et on va y arriver dans quelques instants. C'est quoi que vous va assithem la notion de Assia de faire vous savez que on considère qu'il y a plusieurs monde. Il y a ce qu'on appelle le monde des émanations, c'est-à-dire ce qu'on appellerait l'expression de la volonté première du divin. C'est des mots hein. C'est-à-dire qu'il y a une volonté à l'origine qui va par la suite s'inscrire dans un monde de la matière qui lui-même va façonner l'univers dans lequel l'individu va devoir agir. C'est-à-dire dans la vision juste des choses. On considère qu'il y a à la base ce qu'on appellerait une volonté première, ce que les astrophysiciens appelleront la singularité initiale pour reprendre l'expression d'Étien Clins. La singularité initiale. Chacun son langage qui va par la suite créer la matière. Alors s'il y a des physiciens dans la salle, je suis désolé mais on est bien d'accord que les mots que j'utilise sont pas les mots les plus exacts mais on va prendre les mots classiques. D'accord ? Matière énergie. OK ? Ce qu'on va appeler le matériaux d'accord ? qui par la suite va être dans la réalité du monde dans lequel on est, la terre, la planète, tout le reste. Et une fois que c'est là, va à thème, on va devoir nous agir. C'est-à-dire qu'on va demander maintenant à l'individu qui a conscience de cette dimension là de créer un mouvement dans l'univers. Et c'est ce que le texte nous dit. Le texte nous dit qu'au fond l'enjeu de la spiritualité, c'est tout simplement d'être capable de commencer d'abord à se confronter à ce savoir bouleversant de l'étude qui au-delà de son enseignement pur transforme l'individu de l'intérieur parce que nourrissant son âme qui va l'amener par la suite au moment où il va être dans le monde de l'action à ne plus être dans un fait religieux totalement sec et dénué de sens et qui donc va le faire en telle sorte qu'il va lui donner de l'importance parce qu'il prend la mesure de ce qui est en train de se jouer. Et j'ai pris ce parallèle avec cet univers dans lequel vous allez expliquer à un homme ou à une femme quelle est l'importance d'acte quotidien, mais qu'est-ce qu'il représente ? Qu'est-ce qu'ils veulent dire ? Qu'est-ce qui se joue derrière ? On a pas besoin d'attendre la psychanalyse pour savoir que derrière le mot, il peut y avoir des mots mau x et que donc chaque chose que tu dis a un impact et que les bleus à l'âme font bien plus mal que les bleus au corps. Et donc cette réflexion que tu as va t'amener à avoir une action dans le monde, une manière d'être, un modèle de fonctionnement. C'est comme ça que ça va se passer au niveau des mitswat. Et en troisème partie, à ce moment-là, c'est avec ces deux dimensions que tu inscris à l'intérieur de toi que tu pénètres l'univers dans lequel tu vas agir. Ça veut dire qu'on ne peut pas séparer le monde de l'action du quotidien. Le serruurier, le médecin, la chef d'entreprise, l'avocate, le ce que vous voulez de ce qui s'est joué en point de départ. C'est pour ça que l'étude dans la Torah, c'est fondamental. C'est toi pour c'est pour tout le monde. C'est pas une histoire de rabin, c'est pas une histoire de religieux. J'adore raconter cette histoire vraie qui n'a jamais eu lieu de ceux Elles sont toutes vraies mais certains n'ont jamais eu lieu de ce rabin qui j'ai déjà raconté celle-là vous allez vous en rappeler c'est le rabin qui a été recruté dans une synagogue et puis c'est bien parce que la synagogue elle fournit le logement de fonction vous êtes c'est très sympa président de la communauté passe devant temps à devant la maison du rabin et puis dit bon le rabin il exagère comme c'est une maison de fonction appartement de fonction il fait pas attention à l'électricité 2h du matin la lumière encore allumé mais on n'ose pas quand même. C'est le rabin. On va pas lui faire la remarque mais en même temps on est un peu gêné quoi parce que c'est l'argent communauté. Un bonjour le président il en peut plus, il va parler au rabbin et il s'excuse 1000 fois monsieur le rabin. Alors il a trouvé un truc monsieur le rabin tout va bien. Oui tout va bien. Tout va bien chez vous. Tout va bien. Parce que je suis un peu inquiet. Pourquoi vous êtes inquiet monsieur le président ? Parce que comme je passe par tard le soir vent chez vous et puis je vois souvent la lumière est je dis peut-être a quelqu'un qui est malade quelque chose qui va pas. Non non non pas du tout j'étudie. Ah, excusez-moi. 6 mois après, le rabin part vers un autre poste et le président de la communauté a écrit à on va dire au syndicat des rabins, mais il précise dans sa lettre de demande d'un nouveau rabin, "Pouvez-vous m'envoyer un rabin si ça vous dérange pas qui a terminé ses études ?" qui a terminé ses études. Mais c'est normal, on est dans un monde dans lequel on continue à prendre si c'est nécessaire. Le monde de la médecine entre autres est un univers dans lequel tu as besoin de te réactualiser de manière constante. Rares sont les univers dans lequels le savoir doit être réactualisé de manière constante. Très souvent il a été acquis pour pouvoir accéder à une profession et par la suite on se content d'entretenir ce que l'on sait si on l'entretient éventuellement. Pour la Torah, l'étude c'est une constance qui touche tout le monde. C'est quelque chose qui nous concerne tous parce que sinon on tombe dans une religion sans spiritualité et qui au bout d'un moment est intransmissible. Sauf si on joue sur la corde sensible, sauf si on joue sur les peurs, sauf si on joue sur les culpabilisations, sauf sur ce que tu veux. Alors dans ce caslà éventuellement ça peut passer mais c'est complètement déséquilibré comme système parce que tu ne te sens pas en paix avec toi-même parce que tu es dans un mouvement mais qui ne te nourrit pas et tu t'inventes à ce moment-là une folle histoire de monde futur et de récompense pour te rassurer. Le but c'est pas d'attendre ce qui se passe après. déjà de bien le vivre ici. Le texte nous dit, "Sache que dans ce cas-là, la bénédiction sera présente." Ça veut dire quoi ? Que dans une monde dans lequel tu donnes du sens, dans un univers dans lequel en effet, tu sais ce que tu es en train de faire, tu sais pourquoi tu le fais. Dans un univers dans lequel même ton action quotidienne s'inscrit dans un projet beaucoup plus vaste qui est celui de l'humanité, alors tu seras dans ce qu'on appelle le monde bénédiction. Alors, il y aura plus ou moins de récolte. On verra. C'est pas le sujet parce que c'est un autre regard sur la vie. Parce que même la difficulté, tu la verras comme étant un tremplin et un défi pour accéder à quelque chose d'autre. et l'état d'esprit que tu auras dans ta relation au monde fera que tu le vivras de manière totalement différente. Il dit si c'estàdire ce principe de l'étude ass vous dégoûte. C'est quoi la notion de à quoi ça sert au fond une chose dégoûtante ? Pourquoi des choses qui qui sont dégoûtantes ? Et quand c'est dégoûtant, tu veux même pas t'en approcher. Tu t'en approches pas. Maousse, c'est c'est dégoûtant, mais vraiment dégoûtant dans le sens le plus trivial du terme. Ça sent mauvais, tu tu vas pas. Ça c'est la deuxième alternative de construire un regard sur ce que représente l'étude qui m'empêche de m'y confronter. C'est comment je construis mes propres barrières par peur d'être confronté à quelque chose qui risquerait un moment de me nourrir. Et c'est très intéressant de voir qu'au fond l'expression d'opposition forte par rapport à l'étude d'une Torah qui peut transformer est sans doute le révélateur de la peur que l'on a de l'impact qu'elle peut avoir vis-à-vis de nous. Quand j'ai besoin de me protéger avec force d'une chose, c'est qu'elle représente pour moi un danger. Si elle ne représentait pas un danger, pourquoi j'ai besoin de m'en protéger ? La notion du mius, ça sera en effet à l'intérieur du peuple juif l'introduction d'un état d'esprit dans lequel l'étude ne veut rien dire. Elle ne sert à rien parce qu'on va tout simplement s'approprier ce qu'on appelle des valeurs occidentales. Que ce qui donne à l'individu une place dans la société, c'est avant tout ce qu'il est capable de produire de mesurable, de quantifiable et de mesurable. Et on fera appel à celui dont le savoir n'est pas quantifiable pour régler des problématiques auxquelles on est confronté. Et c'est à travers cela qu'on va lui donner de la valeur parce qu'il me permet de m'extraire d'une difficulté dans laquelle je me trouve. C'est ce qui fait le psychanalyste peut vous prendre 200 balles la séance parce que tout simplement il vient t'aider à sortir d'une difficulté. la valeur de l'étude en tant que telle. Non, l'étude pour l'étude et quelque part c'est intéressant de voir que les maîtres du Talmid avaient vu, il disait Han Baby, cette bande de Babyloniens imbécile de Mikm qui se lève devant un sfert Tora. Donc beaucoup de référen de révérence mais tu à tout le monde on est là et on est là et voilà qui n'est au fond disent les maîtres du Talmud qu'une écriture figée sur une peau de bête morte. C'est de l'encre sur un parchemin et qui ne se lève pas devant un maître. Alors un maître c'est un maître. Un maître c'est quelqu'un qui vous donne une direction. Un maître, c'est pas nécessairement qu'un sachant. Un maître, c'est quelqu'un qui est capable d'incarner son savoir dans la manière dont il vit son quotidien. Et ça, c'est beaucoup plus rare. C'est-à-dire qu'au fond, le maître te révèle au fond ce qu'est ce que va créer la Torah dans l'existence. Quelqu'un qui se rappelle que noblesse oblige, une personne qui n'est pas nécessairement le rabin. Parce que souvent on pense que le maître c'est le rabin. Non, un maître c'est un homme, un maître c'est une femme, un maître c'est quelqu'un qui montre en quoi la spiritualité est un élément qui est au centre de sa vie, qui donne du sens à ce qu'il fait au quotidien. Avocat, médecin, serrurier, plombier, ce que vous voulez. Qui ne se lève pas devant quelqu'un qui incarne la puissance de l'étude et sa dimension de transformation. Les maîtres du Tud avaient bien compris qu'on aurait pas de problème à révérer les objets. Alors oui, un safer tor une douche, une sainteté en tant que telle. Mais dit "Mais qui ne se lève pas devant celui qui véhicule le savoir de la Torah à l'intérieur du peuple d'Israël ?" qui ne se lève pas devant celui qui véhicule le savoir de celui qui fait en telle sorte que ce savoir ne reste pas juste au niveau de l'intellect mais qu'il transforme l'individu. Et c'est la raison pour laquelle on appelle un maître un talmam un élève sage. C'est-à-dire c'est quelqu'un qui à l'intérieur de lui est toujours élève, c'est-à-dire il a toujours quelque chose à apprendre. Il ne s'installe pas dans sa chair professorale en diluant son savoir parce que souvent il est très dilué de savoir à ceux qui sont en face mais qui est toujours dans cette dimension là d'apprendre d'apprendre et d'apprendre et d'apprendre et de connaître encore et encore. Ça c'est la première définition. La seconde définition que donne Maimonid, c'est qu'il dit "Et à quoi tu le reconnais ? au-delà du savoir et de son désir de savoir à travers quelque chose qui n'est ni son génie, ni sa rhtorique, ni ce que tu veux, mais à travers un comportement humain d'excellence, une réelle humilité, pas l'humidité non ça va quand on pas comme ça je pas comme l'autre c'est pas si pas si grand mais une humilité c'est quoi l'humilité l'humilité de moïs de quelqu'un qui sait que ce qu'il possède, c'est ce qu'on lui a confié, que sa génialité est un cadeau de Dieu et qu'elle est à l'image d'une voiture qu'on a mis à sa disposition parce qu'il a une mission à remplir avec qui ne s'approprie pas des capacités qui sont les siennes mais qui en a conscience pour pouvoir les mettre au service de quelque chose de quelqu'un qui dans le rapport à l'autre est dans une relation d'horizontalité permanente alors qu'il pourrait y avoir une verticalité du savoir. Je veux dire, j'ai eu la chance extraordinaire de connaître des maîtres et d'en avoir encore et je donne un cours. Vous savez pas ce que c'est un maître. Enfin, vous savez pas, c'est pas sympa de lire comme ça, mais connaissances qui sont gigantesques et une relation d'horizontalité incroyable. Alors que vous savez, vous avez de face à vous des génies. Vous même pas vous imaginer le la somme de connaissance colossale qu'ils ont. Et pas que dans ce domaine, dans tous les domaines, mais une horizontalité relationnelle, il y a un désir de partage et après une manière d'être qu'on définit comme étant meoura vibriote. Il est celui qui se mélange avec les créatures. Non pas en les invitant prendre un petit déjeuner à l'Élysée le soir le matin du réveillon comme on fait certains présidents de la République. Non non dans la réalité du quotidien. dans la du quotidien, ils sont parce que tout simplement c'est ce qui les a transformé. Et ça en effet c'est ce que l'on est censé devenir chacune et chacun entre nous, chacun avec ses capacités. Maintenant on va essayer de voir comment est-ce qu'on fait aujourd'hui pour que justement le religieux ne nous empêche pas d'accéder à cette spiritualité. C'est-à-dire quel est au fond aujourd'hui le danger de l'acte religieux voire même d'une étude et d'un savoir qui ne créerait pas de spiritualité. Pour ça, je rapporterai un une parole que j'ai entendu un jour d'un de mes maîtres. Vous savez la force des maîtres, c'est que lui il est est passé par au perdu sa femme, ses enfants, enfin la totale quoi. Mais il savait ce qu'il devait faire. Ils ont continué à transmettre. Et alors un jour il me disait "Tu as pris ça ?" En parlant d'une page de Talmud et puis il me dit "Et cette page là, qu'est-ce qu'elle t'a pris ? Qu'est-ce qu'elle t'a pris à toi ? C'est-à-dire tu es dans une connaissance mais est-ce que tu t'es interrogé ce qu'elle t'a appris ? Je vais avoir 18 ans quand il m'a dit ça. Mais ce sont des phrases qui marquent. C'est le mot est un peu cruel. Donc il ne vise pas des individus, il parle d'un concept qu'on soit bien clair parce que sinon ça serait très inélégant de ma part. D'accord ? Donc je ne parle pas des individus qui sont incarnés par ce mot, mais j'exprime ici un concept. C'est ce qu'on appelle l'intellectuel juif, c'est-à-dire d'un savoir et d'une connaissance, maisont on ne veut pas qu'elle puisse avoir un effet bouleversant sur nous. et ça passe à travers souvent. Le mot est fort et vous allez l'adoucir. Une forme de mépris du détail de la loi. C'est-à-dire de dire au fond bon ça va pas exagérer. Et c'est là on revient au premier texte. Le texte dit mais je te je te rassure Dieu n'a pas besoin en effet que tu sois dans le détail de la loi pour lui parce que s'il en avait besoin c'est que c'est plus Dieu parce que qui dit besoin dit manque quelque part parler divin c'est qu'en vérité dans le détail de la loi tu montres que tu acceptes qu'il y a quelque chose qui te dépasse radicalement mais la conscience que tu as que c'est le créateur de l'univers qui te l'a demandé fait que tu es dans cette vigilance trop souvent On va voir que la meilleure manière de ne pas être transformé par le savoir, c'est tout simplement de mettre de côté ce qu'il pourrait impliquer mais comme étant une forme de choix. Et c'est très intéressant parce que on va rencontrer dans la vie des personnes qui ont une certaine connaissance mais c'est une connaissance intellectuelle. C'est une connaissance qui au fond se limite à un savoir mais non pas quelque chose qui les a pénétré. Et c'est la raison pour laquelle il y a un texte du Talmud qui nous dit que la Torah peut être un élixir de vie mais un élixir de mort. Tout dépend comment tu décides de l'apprendre. C'est-à-dire que la Torah peut satisfaire un besoin intellectuel pur et quelque part comme elle le satisfait et bien tu t'en satisfais ou alors au contraire tu n'y vois pas là-dedans qu'une dimension intellectuelle et quelque chose qui nourrit ton âme. Et ça s'exprime à travers le fait que tu es dans l'action et dans la mitra. Et ce qui est très intéressant de voir, c'est que on est trop souvent dans le mépris de l'acte qui nous paraît tout petit. Or, or, les plus grands penseurs de la tradition juive, quel qu'il soit, ont été des individus qui se sont caractérisés par quoi ? par un rapport à la loi d'une exactitude et d'une fidélité absolue. Donc ils étaient pas dingues. C'est-à-dire quand vous avez Maimonid qui vous écrit le guide des égarés qui va en effet penser la philosophie juive à l'ône des philosophies de l'époque qui va se confronter même à d'autres et qui en même temps va vous donner après les lois du shabbat dans les détails. Soit il était pour reprendre ce que j'ai dit tout à l'heure complètement schizophrène, soit on proie à des toques qu'il a voulu nous transférer ou alors il y a autre chose. Comment comprendre que le génie du peuple juif va de père avec un rapport à l'exactitude dans le monde des mitsot ? Qu'est-ce qui se joue ? et qu'il y a en effet ici dans cet acte quelque chose qui va se retrouver maintenant dans une spiritualité et que l'on va pouvoir expérimenter à travers cela. À partir de là, évidemment, on comprend l'importance fondamentale de l'étude, le betidrache, le lieu de l'étude. Et c'est intéressant de voir que dans la tradition juive, on ne limitera jamais le monde de l'étude à un lieu parce qu'elle doit être transportable. Regardez, le temple de Jérusalem est précédé d'abord par ce qu'on appelle le michkan. Le michkan c'est quoi ? C'est le sanctuaire du désert. Et dans le sanctuaire du désert, vous avez des objets extrêmement précieux. Il y en a un qui est extrêmement précieux, c'est quoi ? C'est ce qu'on appelle Aaron Hakodesch l'arche sainte. L'arche sainte, au passage, c'est un objet qui n'est pas fait un or massif comme d'autres alors qu'il y avait de l'or à profusion. C'est un bâti en bois plaqué or intérieur et extérieur. Première chose. Et ce bâtit bois qui est plaqué d'or à l'intérieur à l'extérieur va voir des deux côtés des anneaux dans lesquels on passe des barres et ces barres en or vont permettre de soulever cette arche pour la trans pour la transporter. Les aventurers de l'arche perdu, c'est pas exactement ça. OK. Première question. Pourquoi c'est pas en or massif ? Pourquoi c'est pas massif ? Il y a de l'or justement c'est là où tu mets le tape de la voilà c'est top. Deuxièmement le texte nous dit le verset dit mais attention ces barres de transport doivent se retrouver en permanence à l'intérieur de ces anneaux. À aucun moment il faut les retirer. Alors si c'est des barres de transport mais elles sont là pour transporter. et les autres objets du sanctuaire qui sont transportés de la même manière parce qu'ils sont extrêmement sains. Faudrait expliquer c'est quoi la sainté, c'est pas le sujet de ce soir. Eux tu les transportes. Dès que tu as fini de transporter, tu retires les tu retires les les barres. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça représente ? Qu'est-ce que on est en train de nous dire ici ? On est ici en train de nous dire quelque chose qui va être capital. Tout d'abord, le lieu de la Torah, c'està-dire de cette source de spiritualité. doit nous renvoyer à l'image à l'univers de l'intériorité, l'extériorité. C'est-à-dire que ton savoir doit t'impacter au niveau de ton monde intérieur. Ce n'est pas juste une connaissance, c'est quelque chose qui doit te transformer. Il y a un bâtiment en bois. Le bois représente la dimension de vitalité et de mouvement. Donc l'être et l'or doit être à l'intérieur et à l'extérieur. Certains sont en or à l'extérieur mais à l'intérieur c'est un matériau souvent bien moins précieux. Déjà la première chose c'est-à-dire si cette Torah ne te transforme pas de l'intérieur, non pas juste dans des postures dans le monde mais dans quelque chose qui est à l'intérieur de toi, tu as rien compris. C'est pas ça la seconde chose c'est que la Torah c'est quelque chose de transportable. C'est-à-dire, c'est quelque chose qui n'est pas contingent à un lieu un cadré à une époque. L'étude, elle a lieu partout dans un train, dans un avion, dans une synagogue, à l'extérieur de la synagogue, là où vous voulez. Si l'étude était contingente à un lieu, alors dans ce cas-là ne pourrait en profiter que certains qui peuvent s'installer dans ces lieux. Elle est là pour tout le monde en permanence et aller à la disposition de tout à chacun si tenter qu'on ait envie d'y aller pour pouvoir en effet l'intégrer et la faire exister. On a donc ici cette ouverture qui nous est donnée. Maintenant évidemment tout l'enjeu de notre génération c'est quoi ? C'est justement de comprendre le danger qu'il y a dans le rituel. De de comprendre le danger qu'il y a dans le rituel. qui peut nous rassurer, qui peut nous permettre en effet de nous sentir bien par rapport à ce que j'ai dit tout à l'heure, une forme de fidélité par rapport à une histoire qui nous nourrit suffisamment et qui quelque part nous donne par la suite la possibilité de nous introduire dans l'univers avec une vision qui n'est pas soutendue parce que la Torah a nous proposé sur la manière dont on apprend l'existence célèbre. Voilà donc ici quelques pistes de réflexion. Et évidemment, il va falloir donc joindre les deux. Et ce qui est sûr et certain, c'est que l'acte va avoir lieu. Si tenter que j'ai compris que derrière cet acte va se jouer quelque chose de plus fondamental qui va être l'expérience de mon savoir dans ma réalité quotidienne. Voilà donc quelques éléments de réflexion sur ce sujet et si vous le voulez bien on passe à vos questions.