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La tentation de l'assimiliation - Rav Elie Lemmel

La tentation de l'assimiliation - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Am Israël & Actualité
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Emor. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "La tentation de l'assimilation" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment une transmission mal faite peut-elle traumatiser un individu dans son parcours identitaire ? - En quoi l’ignorance d’une singularité personnelle peut-elle fragiliser les choix de vie ? - Comment préparer un enfant à vivre pleinement son identité sans qu’elle soit source de blocages ? - Pourquoi une singularité non assumée ou transmise devient-elle une source de souffrance ? - Pourquoi les Cohanim doivent-ils éviter tout contact avec l’impureté ? - L’assimilation est-elle un choix ou une réaction face à la souffrance identitaire ? - Pourquoi un Cohen ne peut-il pas se marier avec une femme divorcée ? - L’identité peut-elle survivre à la perte de ses repères spirituels, même si les rituels demeurent ? - Comment transformer une règle restrictive en force intérieure plutôt qu’en barrière ? - Quelle stratégie de transmission permet d’anticiper et d’éviter les refus identitaires ? - Comment créer un cadre éducatif qui respecte la sensibilité individuelle sans sacrifier les valeurs ? - En quoi la souffrance liée à l'identité juive peut-elle provoquer un rejet ou une fuite ? - Pourquoi la tradition consiste-t-elle à enduire les lettres d’étude de miel pour les enfants ? - Quelle est la différence entre être absorbé et être détruit ? - Comment la perception collective d’une religion peut-elle en affaiblir l’expérience personnelle ? - Quelle place donner à la sensibilité d’un enfant dans la transmission éducative ? - Comment apaiser le conflit entre identité personnelle et attentes communautaires ? - Est-il possible de réparer un lien identitaire abîmé par une transmission vécue comme violente ? - Pourquoi la Torah insiste-t-elle sur la transmission des lois spécifiques aux enfants de Cohen ? - Comment identifier les points de rupture dans une trajectoire religieuse ou personnelle ? - Quels leviers concrets utiliser pour reconnecter un adulte à une identité transmise douloureusement ? - Comment éviter les situations de double peine (perte identitaire + impossibilité d’accomplissement personnel) ? - Comment recréer une mémoire positive autour de l’histoire familiale ou communautaire pour nourrir la résilience ? - Comment transformer une contrainte en fierté ou en levier de croissance ? - ... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir. Donc le thème qu'on va essayer de développer ensemble ce soir, je l'ai intitulé la tentation d'assimilation. Alors évidemment, comme vous le savez, j'aime bien développer l'idée de la semaine sur la base d'un texte que l'on va voir dans la parachat. Et c'est vrai qu'à priori un thème de ce type avec la parachat, on le voit pas tout de suite puisque cette semaine on va entre autres nous parler de tout l'univers des fêtes et puis au début on va nous citer des lois particulières qui sont liées à l'univers des coanimes des prêtres. D'accord ? On sait que dans le peuple d'Israël, il va y avoir une tribu qui s'appelle la tribu des Léves, des Lévites. Et puis il va y avoir ce que j'appellerai une forme de sous-tribu qui se met en place qui va donc être le point de départ de ce que l'on appelle les coranimes, les prêtres. Les cohanimes appartiennent à la tribu de Lévime. Mais à partir de Aaron, Aaron qui est donc le frère de Moché, de Moïse commence donc l'univers que l'on appelle la kehuna. Alors, le Coren, c'est quelqu'un euh on le traduit en français par le prêtre. En hébreu moderne aujourd'hui, euh c'est plus quelque chose qui nous renvoie à l'idée d'une fonction. On dit qu'une personne elle est m que chagrir. Elle a comme fonction d'être ambassadeur. Ce qui est sûr c'est que le Cohen a une fonction mais comme tout à chacun une fonction si ce n'est que la sienne est définie et cadrée délimitée. La fonction du Cohen, c'est de servir dans le temple de Jérusalem. Alors juste un tout petit peu d'histoire comment ça se passait. Il faut savoir que on divisait la tribu d'quanim en 24 groupes, en 24 familles qui chacune d'entre elles allait deux fois par an pendant une semaine venir faire le service au temple de Jérusalem et puis le reste après il y avait les fêtes, il y avait une organisation un petit peu différente et ces coanimes là donc le reste du temps et bien sont là où ils habitent et il vont avoir entre autres une fonction surtout avec les lévimes d'être les enseignants. Donc le Cohen deux fois par an pendant une semaine vient dans le temple de Jérusalem et va là-bas donc faire le service du temple. Donc on parle très longuement dans le livre de Vaikra avec les Lévîes. Les Lévites qui sont là qui sont un petit peu leurs adjoints, qui s'occupent un peu de l'intendance qui sont aussi dans le champ. Voilà, il y a il y a tout un cérémonial. C'est passionnant de comprendre un petit peu ce qui se joue dans le temple de Jérusalem. Les coanimes vont avoir un statut particulier et ce statut particulier évidemment va créer chez eux un certain nombre d'obligations et de restrictions. Alors, les obligations qui sont au fond une forme de restriction aussi, c'est le fait qu'ils ne peuvent pas consommer tout ce que l'on consomme vous et moi, s'ils ne sont pas dans des états de pureté lorsqu'il s'agit de la trauma de prélèvement. Alors, c'est pas directement avec le sujet, mais si déjà on va utiliser des termes, au moins qu'on sache un tout petit peu de quoi il s'agit. Lorsque vous êtes agriculteur en Israël et que donc vous êtes en train de moissonner, vous avez un certain nombre de règles qui sont liées à ce que vous allez moissonner. Entre autres, laisser un coin du champ pour que les pauvres puissent venir se servir. C'est-à-dire que les pauvres et bien on ne leur fait pas l'omone, mais ils savent qu'il y a un coin du champ qui leur est réservé. Quelque part, ils viennent eux aussi moissonner. Il y a d'autres règles qui font que si certaines gerbes sont égarées sur le chemin, on ne peut pas repartir en arrière pour les prendre. Ce sont les pauvres qui doivent les récupérer. Mais lorsque vous avez rentré votre récolte à l'intérieur, et bien là, il va falloir donner un certain nombre de choses. Tout d'abord, 10 % au lévim et après ce qu'on appelle la trauma aussi une partie au coanime au prêtre. Cette partie là varie entre 1/40e et 1/60e de leur récolte suivant la largesse de celui qui donne. D'accord ? Ça c'est ce qui se passe. Tant que l'on n' pas fait ces prélèvements, on ne peut consommer cette récolte. C'est totalement interdit. Et au passage, ces règles existent toujours aujourd'hui si ce n'est que l'on ne les donne plus au prêtre. Mais on va les mettre de côté et en ce qui concerne la troua, on va la jeter parce qu'on peut rien en faire. On va pas rentrer dans les détails de cela. Et les coanimes ne peuvent consommer cette troua que dans un état de tahara de pureté. C'est quoi cette notion là ? Alors ça sera un sujet en tant que tel. Je vous donne juste l'idée, le concept de ce qu'on appelle la pureté parce que souvent quand vous utilisez cette terminologie en français, ça peut avoir des connotations extrêmement péjoratives, pure, impur, la pureté de la race, on a entendu un moment. Donc au fond, c'est une idée que j'avais entendu il y a très longtemps de mon père Zivrara qui avait défini ça de manière très simple. J'avais dit au fond quand vous avez ben voilà justement j'en ai un verre d'eau, vous avez donc H2O mais H2O vous pouvez l'avoir sous forme liquide, gazeuse ou solide. Liquide c'est de l'eau que je vais boire. Gazeuse c'est de la vapeur et solide si c'est de la glace. On a chaque fois évidemment la même base avec évidemment des agitations moléculaires qui sont différentes. C'est pour ça que la structure est différente mais qui peuvent remplir des fonctions différentes. Je peux en effet boire pour étancher ma soif avec H2O sous sa forme liquide. Par contre sous sa forme de vapeur je n'étancherai pas vraiment ma soif. On est d'accord ? Je ne peux pas rafraîchir mon vin blanc si tentez que je désire le rafraîchir avec H2O sous forme de vapeur. Par contre sous forme de glace. Oui. C'est-à-dire que la notion de pureté, d'impureté, c'est l'adéquation ou l'inadéquation de l'individu par rapport à quelque chose de particulier. C'est ça un petit peu l'idée. Et lorsque l'on parle d'impureté, on se réfère à la notion de finitude. Et donc lorsque l'on s'inscrit dans le temple de Jérusalem qui est le lieu de l'infini par excellence, on ne peut pas y pénétrer dans un état d'impureté qui est lié à la notion de mort et de tout ce qui se termine. Puisque la notion de pureté s'inscrit dans l'idée de l'infini et la notion d'impureté, c'est dans la finitude. Donc le cycle féminin qui est une vie qui n'a pas abouti, l'idée de la mort qui est en effet une vie qui s'arrête. D'accord ? Donc dès le moment où il y a rupture avec l'infini, on a ici ces dimensions d'impureté. Les coanimes doivent être particulièrement vigilants sur cela. Ils ont des règles très précises. Très bien. Parfait. Cette notion là au fond, nous aussi on l'a en tant que juif avec des règles précises qui nous concernent. Et évidemment, on sait que l'enjeu numéro 1, ça va être de transmettre ces fondamentaux à nos enfants. Donc a priori, si je suis Cohen responsabilité de transmettre à mes enfants les lois qui concernent le peuple juif, le shabbat, la cacheroute, tout ce que vous voulez. Et puisque c'est un petit cohen, je vais lui apprendre aussi les lois particulières qui le concernent. On est d'accord ? C'est logique, c'est normal, c'est tranquille. Début la parachat est mort à le Alors, je vais traduire littéralement. Et Dieu dit vaomè Mosé Dieu dit Mosé dit elle Dieu dit à Moché pardonnez-moi Mosché Dieu parle à Moïse et lui dit donc il lui donne un ordre lui dit voilà Mosché voilà ce que je te dis et morelanim parle au prêtre super Bené Aaron les enfants de Aaron première curiosité bah oui si ce sont des coanimes, ce sont les enfants de Aaron puisque nous savons que les coanimes ce sont ses descendants. Donc déjà première question, qu'est-ce que le texte a-t-il besoin de te préciser que ce sont les enfants d'Aon ? On est au courant. Veux un et tu leur diras le nef, ils ne peuvent se rendre impur d'une quelconque manière. C'est la raison pour laquelle ils ne peuvent pas pénétrer dans un cimetière, sauf pour de la très proche famille, père, mère, épouse, enfant et cetera. Et tout. Deux curiosités à minim dans ce verset. Dieu dit à Moosé, dis aux prêtres les enfants de Aaron et tu leur diras voici les lois. Donc deux choses. Un, pourquoi tu as besoin de préciser que ce sont les enfants de Aaron ? A priori, on est au courant. Et deuxièmement, c'est très curieux parce que la phrase au niveau purement grammatical et stylistique, ça sort pas. Dis aux prêtres les enfants de Aaron et tu leur diras. Bah oui. Dis au prêtres et puis tu continues à leur dire ce que tu dois leur dire. et mort vers Rashi sur place. Le commentateur va tout de suite évidemment s'arrêter sur cette redondance des termes et va dire le hair gedolim àanim le texte en te disant dis au coanim enfants de Aaron et tu leur diras. La répétition dis et tu leur diras et là pour littéralement prévenir les adultes vis-à-vis des enfants. Et là on va voir une question c'est que Rachi peut être compris de différentes manières et en effet il y a plusieurs lectures dans ce rachid. La première dit aux adultes d'être vigilant par rapport à leurs enfants. Alors pourquoi vous savez queun enfant n'a pas l'obligation d'accomplir la loi ? Pourquoi est-ce qu'on habitue un enfant à faire les bénédictions, à prier et à d'autres choses ? Parce que si c'est du jour au lendemain que je te demande de faire le shabbat et tout le reste, quand tu arrives à 12 ans pour une vie, 13 ans pour un garçon, c'est un peu complexe mais c'est de l'entraînement. On va être très vigilant au niveau du rapport à la nourriture parce qu'on connaît l'effet toxique de la nourriture au niveau spirituel mais dans l'absolu. Donc déjà c'est curieux parce que si tu dis attention fais attention au petit mais pourquoi la seconde lecture c'est dire laimanim c'est-à-dire fais bien attention que les grands les adultes et bien disent bien aux jeunes leur apprennent bien les lois qui les concernent et là évidemment la question se pose mais oui oui pourquoi tu as besoin de le dire dans la mesure où la Torah te donne l'obligation de transmettre et bien tu transmets ce que Dieu doit transmettre à tes filles avec les lois particulières qui peuvent les concerner à tes garçons. Si tu es Lévi, tu lui apprends les lois et si tu es cohen, tu lui apprends les lois. Comment se fait-il que la Torah a-telle besoin ici d'insister lourdement sur l'obligation que les prêtres ont d'enseigner et de transmettre à leurs enfants ? Qu'est-ce qui se joue ici ? Et si vous le voulez bien, on va commencer à pénétrer notre sujet à travers cela. À priori, vous voyez pas le rapport, on y arrive dans quelques instants, je vous rassure. On va, si vous le voulez bien, reprendre l'exemple de la transmission non nécessaire et de ce qui pourrait se jouer chez quelqu'un qui découvre à un moment les lois qui le concernent. Je crois que c'est Souchon qui dans une de ses chansons dit "J'étais tranquille, j'étais et cetera." D'accord. C'est il était bien tranquille, il vivait sa vie. Et un beau jour, c'est Renault. OK. Bon, c'est pas grave, je suis désolé. Comme c'était pour voir si vous suiviez. Alors, j'ai j'ai sorti un nom, je crois que c'est de la même époque, donc globalement, ça devait le faire, quoi. Bon, alors concrètement, il est là et du jour au lendemain, tu dis à un enfant qui doit faire attention, les bénédictions, les prières, manger cacher, c'est un peu complexe. Maintenant, s'il a vécu dans un environnement dans lequel on le faisait, donc quelque part, il s'est imprégné. problème c'est quoi ? C'est que si c'est un cohen, et bien il va découvrir un jour sa dimension singulière. Si tu ne lui as pas transmise en amont, le jour où il la découvre, elle peut être ce que j'appellerais source de trauma. Pourquoi ? parce que au fond le rapport à la nourriture il a toujours eu donc c'est pas un problème. Par contre là où ça peut être source de trauma, c'est dans les limites qu'on va lui porter poser par rapport à des choses qui sont difficiles à intégrer. Et j'arrive avec mes gros sabots. Le cogen il est là, il a 15, 16, 17, 18, 19 ans, 20 ans, 21 ans, 22 ans, 23, 24. Puis un beau jour, il veut convoler en juste noce et il rencontre une jeune fille merveilleuse exceptionnelle. Et évidemment comme dans les comptes de fait, ils furent heureux, il y aura beaucoup d'enfants, mais il faut d'abord faire la demande au mariage et puis si déjà autant se marier comme on appelle aujourd'hui religieusement, on va voir le rabin. Et le rabin accueille, il dit wouh extraordinaire mademoiselle et cetera et puis lui dit donc vous êtes célibataire évidemment. dit enfin j'ai été marié il y a il y a 7 ans pendant 2 mois un affreux jojotin dit ben non ben c'est terminé vous pouvez pas vous marier avec le coh la double peine c'est la double peine. Déjà, c'est pas simple de trouver quelqu'un avec qui on peut se projeter. Et maintenant, parce que j'ai été marié de semaines, et bien je peux plus me marier qu'un cogne. C'est super bouleversant. Moi si je suis le cohen, et j'étais confronté à ce genre de situation, la première réaction du c'est quoi ? Est-ce que je peux ne plus être ? Il y a pas un truc de me désacraliser ? La première réaction c'est bon ben j'étais sympa d'être cohè mais à ce prix là non et je l'entends et je le comprends. Le problème c'est quoi ? C'est qu'il vient de le découvrir. De la même manière même si c'est un peu moins lourd évidemment il veut aller à l'enterrement de l'arrière grand-mère de son meilleur copain. Ouais grâce à Dieu. Elle partit à 117 ans et cetera et il arrive il est très très proche de son copain et cetera. Puis quand il arrive, le rabin lui dit "Mais qu'est-ce que vous faites ici ? Qu'est-ce que vous faites ici ?" Il dit "Ben je sais pas." Il dit "Mais vous pouvez pas monsieur, vous êtes cohen. Et alors que je peux pas être soutien de mon copain ?" Non. Alors, c'est vrai que ça sera moins difficile, mais quelque part, il va découvrir sa singularité à travers ce que j'appellerai une expérience, même si le mot est un peu lourd, sauf dans le premier cas, un peu traumatique, c'est-à-dire à travers quelque chose qui l'enferme, qui le bloque. La Toré est en train de nous dire entre autres, "Sache que au fond, on ne peut adhérer à ce que l'on nous transmet que dans la mesure où cette transmission n'est pas symbole de souffrance. Si ce que je te transmets est quelque chose qui éveille en toi une difficulté, si c'est quelque chose qui est bouleversant au moment où je te le dis, non pas bouleversant dans le sens où ça t'ouvre à de nouvelles perspectives, mais au contraire ça crée chez toi un monde de restriction qui va te faire souffrir, mais évidemment que c'est très compliqué. La problématique de la similation, elle va commencer là. C'est-à-dire, je ne suis pas intéressé à m'inscrire dans une histoire que je découvre à travers un événement difficile. Traduit de manière différente. Si je découvre qu'être juif, c'est se faire traiter de se juif. Si je découvre qu'être juif c'est vivre dans la peur, si je découvre qu'être juif c'est pas pouvoir me marier avec l'élu de mon cœur qui est une fille formidable ou un garçon formidable mais qui ne partage pas la même histoire que moi, j'ai qu'une envie, c'est de prendre de la distance et c'est normal. La Tor est en train entre autres de nous dire la chose suivante. Il leur dit est mort. J'insiste fortement sur quoi ? Sur la nécessité de transmettre au coanime qu'ils doivent apprendre le plus tôt possible à leurs enfants leur singularité pour que celle-ci ne soit pas source de souffrance. Parce que si tu sais que de toute façon la relation à l'impureté, elle doit faire partie de ton existence, c'est-à-dire il y a des choses auquelles tu peux être en contact. Si tu sais qu'il y a des mariages impossibles, alors comme il a l'autre circuler, il y a rien à voir. Tu ne te mettras pas dans une situation qui est impossible. Pourquoi ? Parce que si tu sais que tu t'y trouves et que après tu ne peux pas, c'est bouleversant. Vous savez que dans la dans la loi juive, on nous dit que l'on ne peut pas boire du vin qu'un non juif a touché. Il y a une histoire très célèbre là-dessus. On raconte et on dit qu'un jour un conseiller du roi qui était juif était jalousé par d'autres conseillers du roi qui ont voulu un moment la battre. Et à un moment, le conseiller du roi qui ne l'aime pas vient chez le roi et lui dit "Vous savez, ce juif vous vous respecte, mais c'est faux, c'est du n'importe quoi." La preuve, il vous considère comme un moins de rien. Regardez, si à un moment vous touchez sa coupe de vin, il refusera d'en boire. Vous ne touchez même pas le vin, juste à coupe. Donc au fond tout ça, c'est rigolable quoi. Dit comment ? Comment il va vérifier ? Et puis le roi avec son conseiller à table, il y a un moment il lui dit "Je te sers du vin." Le roi vous sert du vin, vous imaginez un petit peu, c'est l'extase. Et le concédit, "Mon ma majesté, je je ne peux pas vouloir de cela vin." Évidemment, le roi rentre dans une colère folle et le conseiller lui dit "Mon roi, pouvons-nous attendre la fin du repas Alors le vrai évidemment accepte de calmer sa colère quelques instants. La fin du repas arrive et comme c'est d'usage dans les cours royales pour ceux qui connaissent pas, je vous donne des infos. Et bien on amène après un rince doigt. Ça existe les rinces doigts dans lequel il se rincaient les dents. On appelle ça une aiguillère d'ailleurs et j'ai préparé et donc c'est un truc j'ai lu dans un roman il y a très longtemps. Et alors ils arrivent et puis le roi va se rincer les doigts. Et dès qu'il a fini de se rincer les doigts donc avec un peu de souvenir de que sais-je d'accord le conseiller prend cette aiguillère la porte à ses lèvres et bois. Et dit "Mon roi, vous avez trempé vos mains dans l'eau, vous avez été en contact, je bois votre eau." Mais c'est la loi qui nous dit que certaines choses ne sont pas possibles. Ce n'est pas l'expression d'un quelconque mépris. Au fond, qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi là la nous dit qu'on a pas le droit de boire du vin ? Qu'un enjif a touché ? Si on est à table, tu peux avoir les meilleurs whisky du monde. Les plus belles boissons. Il peut te servir, te resservir pas trop sinon après c'est un peu compliqué mais aucun problème. Aucun problème. Il te prend un bordeau milésime mais exceptionnel qu'acher mais il le prend, il veut te servir, tu peux plus en boire. On est mal pour la bouteille. Pourquoi ? Parce qu'à un moment, il faut que tu te rappelles qu'il y a quelque chose qui est impossible. Il faut qu'il y a quelque chose qui soit là qui te dise attention, tu vas te retrouver dans un monde de relation avec de l'humain et l'humain se conjugue souvent ou plus que parfait s'il a grandi dans une atmosphère positive. Alors pourquoi ça n'irait pas plus loin ? C'est là pour te rappeler pour ne pas que tu te retrouves dans une situation impossible. C'est-à-dire que lesim ne veulent pas qu'on se retrouve dans des situations impossibles qui seraient le point de départ de notre désir de rupture. Il y a donc ce rappel en amont pour ne pas se confronter à la situation bouleversante qui est la plupart du temps la source du point de départ qui est à l'origine de ce qu'on appelle l'assimilation. l'assimilation au fond et on va voir la tentation d'assimilation qui va maintenant même exister dans un univers de juifs pratiquants. Mais avant, il faut savoir que l'assimilation, cette tentation de l'assimilation, elle est l'expression d'un désir de fuir un univers qui a été générateur de souffrance. Lorsque cet univers été générateur de souffrance, lorsqu'il a créé un trauma, lorsque tu associes ton identité à quelque chose qui t'a fait souffrir, il est difficile de s'inscrire à l'intérieur de cette histoire. C'est la raison pour laquelle il est tellement fondamental de transmettre d'abord ce que Né appelle le dur bonheur d'être juif pour que la notion du bonheur soit suffisamment présente et que la difficulté de le vivre et de l'assumer se dilue à l'intérieur de toute la partie positive de ce que ça représente. On ne peut pas à un moment en vouloir à quelqu'un pour qui le rapport à son histoire et à ce qu'on appelle sa religion est connecté à quelque chose qui est du domaine de la Évidemment, il y a eu en effet dans l'histoire un désir de ne pas transmettre pour que l'enfant ne se sente pas différent. Mais l'histoire nous rappelle de manière récurrente que cette différence existe et nous sommes en plein dedans au passage aujourd'hui. Maintenant, ça c'est le point de départ. Et cette tentation de l'assimilation n'est pas nécessairement le refus d'une identité, mais la difficulté à vivre quelque chose qui me renvoie une souffrance. Et c'est la raison pour laquelle souvent la personne qui prend de la distance en même temps se sent connecté mais ne peut pas parce que ça la renvoie à trop de choses qui sont difficiles. C'est un petit peu, vous savez ces juifs. Alors moi j'étais beaucoup plus confronté à des juifs d'Afrique du Nord qui m'ont raconté mais ça sûrement existe ailleurs. qui ne peuvent aller à l'étude parce que le souvenir de l'étude c'est le maître qui frappait sur les doigts. Et donc pour eux, il y a un corrélation voire même inconsciente entre l'univers de la connaissance et l'univers de la souffrance et du déniur sensibilité d'enfant. Or quand un enfant a l'impression que l'adulte est dans le déni sensibilité, il est difficile à se retrouver dans ce que l'adulte a représenté. Je juge personne, je suis pas le flic du bon Dieu. Mais évidemment, ça nous permet d'avoir une autre lecture, un autre gare sur cette frénésie parfois de rupture mais qui ne font qu'une protection par rapport à quelque chose On va pas convoquer Freud, mais quelque part, c'est pas pour rien que dans la tradition juive, qu'on apprend un enfant à lire et à savoir, et bien la tradition normalement c'est d'enduire les lettres avec du miel pour que la connexion qu'il fasse à l'enseignement soit quelque chose qui soit du domaine de la douceur. que son souvenir, que sa madele de prouste soit savoureuse, ce qui lui permettra par la suite d'être dans la continuité. Et ça c'est un élément capital. La tentation de l'assimilation, ce n'est pas tant le déni mais la peur de réactiver une souffrance. Ça c'est le point de départ. À partir de là, on va essayer de voir si l'assimilation, c'est quelque chose qui s'arrête avec la distance par rapport à notre identité ou si c'est quelque chose qui peut aller en vérité beaucoup plus loin. Pour cela, on va reprendre un épisode très très connu de d'histoire juive qui est celui de l'histoire de Yaakob et de la vanne. Yaakob et la van. Yaakob, c'est donc celui qui va faire émerger le peuple d'Israël en tant que peuple d'Israël avec les 12 tribus. Et la vanne, c'est le beau-père. Et Lavane est un beau-père complexe, on va dire. Mais la van est celui qui va voir d'un très mauvais d'un très mauvais œil le départ de son genre. Vous savez que dans le texte de la ragada que l'on dit à Pessar et bien on nous dit que le pire de tous nos ennemis c'est pas le pharaon. chez parole gazar parce qu'on dit parce que le pharaon lui a décrété seulement sur les m sur les petits garçons ve la bche est la vane a voulu la déraciné la totalité ok si vous demandez à des gens comment et de quelle manière les gens savent Parce que de ce qu'on voit, on voit un Jacob qui arrive chez son beau-père qui se marie avec ses filles après et cetera, qui va donner une naissance, un beau-père qui cherche à l'escroquer. Bon, c'est des choses qui arrivent. Yakob qui s'en tire très très bien et qui concrètement par la suite continue, repart et puis avec femme et enfant et d'un lavagne qui dit "Mais c'est pas sympa, pourquoi tu t'en vas ? Pourtant tu étais bien chez nous, j'aurais pu au moins leur faire des bisous avant qu'il partent. C'est pas sympa, c'est pas sympa. C'est pas sympa." Bon, OK, c'est peut-être pas sympa de dire "C'est pas sympa". C'est peut-être vrai qu'il a pas été le top des beau-pères dans le sens où il a cherché un peu mais tout va bien quoi. Al là non la van c'est la catastrophe. Bikesche le raccord est à colle. Il est celui qui a voulu être roquer c'est-à-dire déraciné. Rakira c'est déraciné et haakol la totalité. Et requer c'est la même chose que ricardar. Oui, carard c'est l'essentiel. C'est-à-dire il a voulu véritablement tout faire disparaître. Comment c'est de quelle manière ? Au fond, la vane c'est quoi la vanne ? C'est une idée que j'avais déjà évoqué pour ceux qui vont sûrement se rappeler dans un cours. La vanane son nom veut dire blanc. La vane c'est blanc en hébreu, mais la vane c'est les mêmes lettres que le mot naval qui veut dire dégoûtant. Et au fond, la vanne c'est quelqu'un qui a une posture qui au plus profond de lui-même et on va voir est complètement dévoyé. Mais comment il veut être requeré ta colle ? Comment il veut tout déraciner ? De manière très simple. En demandant à Yakob de rester à proximité. C'est-à-dire pour imprégner la descendance de Yob d'un modèle de fonctionnement totalement pervers. C'est-à-dire que la vanane n'est pas celui qui va vouloir à un moment détruire physiquement. N'est pas celui qui en effet va vouloir faire en telle sorte à un moment qu'il y ait arrêt de ce qu'on appellerait aujourd'hui la religion juive. Pas du tout. parce que la van n'a rien à proposer à ce niveau-là. Il n'a pas proposé une alternative. Bon, il a ses il a ses divinités mais a priori chez Yob ça se passe bien. Donc au fond, qu'est-ce qu'il veut lui ? Il veut de ce que je traduirai manière un peu plus actuelle, il veut un juif qui soit avant tout français de confessions mosaïques, c'est-à-dire il veut un occidental puisquon est en Occident qui a une appartenance à une religion voire même une pratique religieuse. mais qui a un regard et qui pense la vie comme la vane le voit. C'est-à-dire la vane a compris que la meilleure manière d'assimiler le juif, c'est de limiter son identité à la pratique religieuse, mais de faire en telle sorte que le regard qu'il va porter sur l'existence soit imprégné des valeurs que lui va leur faire vivre à travers ce qui se joue dans la relation à l'enfant. Et c'est pas inintéressant de voir que celui qui par la suite va vouloir vraiment nous faire disparaître à travers l'assimilation s'appelle Bilam. Vous vous rappelez sûrement de secours et si vous vous en rappelez pas, on va s'en rappeler ensemble. On sait que l'ennemi juré du peuple d'Israël s'appelle comment ? Amalek. Amalek, c'est le désir de faire disparaître le peuple juif. Amalek, c'est la conjonction de deux histoires. D'un homme qui s'appelle Balak qui va partir à la guerre et d'un homme qui s'appelle Bilam qui va vouloir nous maudir. Parce que en effet Balak et Amalek, Balak et Bilam ça fait Amalek. Comment ? Les deux dernières lettres de Bilam c'est Ain dernières lettres de Balac c'est la mkouf. Ain même la mouf ça fait Amalek. Bilam Amalek lac Amalek c'est la rencontre de ces deux personnages et Bilam c'est qui Bilam Kishm comme son nom il estam celui qui veut absorber le peuple c'est ce qu'on appelle la stratégie de l'assimilation je t'absorbe tu es toujours présent tu es toujours physiquement là je ne suis pas comme Balac qui va prendre les armes pour te faire disparaître je t'absorbe et dis-le yalcut Bilams et lavan. Bilam et lavan sont les mêmes personnages. C'est complètement fou. Mais on nous dit qu'en effet c'est le même personnage, c'est-à-dire que leur racine d'âme sont connectées parce qu'ils sont au fond tous les deux dans le même désir. Laor est à colle de tout déraciner comme en cela en proposant au peuple juif une vision de l'existence qui n'est pas basée sur la Torah et qui quelque part est véritablement l'expression la plus totale de l'assimilation. Quand je pense le monde, en dehors de la vision que la Torah me propose d'avoir par rapport à cet univers, quand je réduis la Torah à une somme de rituel. Pourquoi ? Parce qu'au fond, quand je vois que Balac se lève, c'est-à-dire quand je vois que la tentative de disparition s'exprime à travers quelque chose d'extrêmement clair, parce qu'une arme qui est pointée sur nous, elle révèle le désir que l'autre a de nous faire disparaître. Je fuis, je contreattaque, je me défends. Suivant les situations, on aura d'autres stratégies. Mais quelque part, le savoir que j'ai du désir que l'autre a de me faire de nous faire disparaître crée une vigilance avec toutes les réactions qu'on se doit d'avoir. La force de Bilam et de Lavan, c'est quoi ? c'est de mettre en place justement un système dans lequel a priori on nous permet de rester ce que l'on est mais on construit une proximité et cette proximité va nous amener à nous imprégner des valeurs de quelqu'un qui se présente. on va dire un gros mot la démocratie mais qui en vérité derrière va être complètement perverti puisque au fond c'est un système qui va réinventer de manière constante ses valeurs. Plus que cela, bola, a absorber, c'est les mêmes lettres qu'un autre mot. Alouve. Alou, c'est quelqu'un de méprisé. Comment tu fais pour casser dans l'œuf, faire mourir dans l'œuf ? Ce désir de penser l'existence de la manière dont la Torah te le propose et donc de démarquer d'une société, donc de prendre de la distance. tout en vivant à l'intérieur. Comment tu fais ? C'est très simple. Tu rends l'autre méprisable de par la manière dont il pense et dont il voit les choses. Je donner un exemple qui va vous faire sourire mais qui est bouleversant. Quand tu décides que si tu peux donner la vie, tu la donnes. Même si c'est pas un concours. Et quand on te dit vous êtes une poule pondeuse à partir de 5 enfants quelque part on est en train de t'inoculer. L'idée suivante, je dis bien inoculé, c'est que au fond quelque part être meurt bof, c'est pas c'est pas génial quoi. éventuellement oui parce que ça t'arrange d'en avoir un ou deux. Donc tu te sens un peu mal de renoncer à une carrière parce que tu veux donner la vie. Parce que quand tu crées de la distance et que tu dis que certaines choses peuvent avoir un impact sur toi et que tu ne veux pas regarder tout et n'importe quoi et que tu ne veux pas te retrouver partout et n'importe comment et cetera et cetera, la société a tendance à faire quoi ? à te traiter de rétrograde avec tout ce que ça peut avoir. Vous et votre shabbat, vous et votre truc, vous et votre machin. Alors parfois c'est de manière beaucoup plus élégante mais le message reste le même. Ça c'est en effet ce qui peut amener l'individu à penser qu'il est dans l'histoire parce que tout simplement il est dans une pratique de la Torah mais avec une vision du monde qui ne lui appartient d'aucune manière qui a été emprunté au système dans lequel il se trouve. Et au passage, même si ce n'est pas une stratégie, mais c'est là où en effet va se situer tout le danger. Alors, ce que je vais dire est aussi peut-être un peu provocateur, mais la vision un peu parfois machiste que l'on peut avoir dans l'univers du judaïsme ne vient pas de la Torah, vient de certains environnements dans lequels des gens ont pu être baignés et qui quelque part les a amené à penser que c'est-à-dire que on ne réalise pas au combien nous devons nous interroger en permanence sur mais qu'est-ce qu'on pense la Torah ? Qu'est-ce que la Torah a dire sur ça ? Et très souvent, on va presque attribuer à la Torah certaines choses pour se sentir moins mal par rapport à un modèle dont on se rend bien compte qu'il ne prend pas sa source à l'intérieur de son enseignement. Au fond, la tentation de l'assimilation, c'est le désir de ne pas faire l'effort d'aller explorer ce que la Torah à nous dire sur la manière dont on pense la vie. pour ne pas à un moment se désinscrire d'un système qui nous rejetterait si à un moment on lui propose une autre lecture des choses. Quelque part, c'est à ce moment-là où se forge une identité. La vanne bikesche la raccord à colle bikesch il a voulu. C'està-dire que la vanne sait tout sauf le il y a pas marqué ratsa. Ratsa c'est le ratson c'est la volonté. Ah j'y vais vous allez écouter. Non nonche la notion de bakacha c'est c'est c'est doux. Il a voulu la raccorder ta colle. Il a été mevaque. On voulait pas venir. Venez à la maison on va on va se faire un petit machin et on va un bon petit film et puis on va baccha. Et tu te sens mal face à un monde qui te propose un moment de partager avec lui des moments de convivialité, de trucs et de machin et de Tu te sens mal parce que c'est une bac à c'est une demande, c'est pas on nous impose rien au contraire sans rentrer dans le syndrome de Stockholm mais parfois même ça nous rassure quoi. On veut bien de nous. On veut bien de nous sans rentrer dans la polémique mais c'est plus ce qui peut nous amener à un moment à oublier notre peuple pour plaire à ceux à qui on a besoin de plaire et construire un système de pensée qui va le justifier parce qu'à un moment je me rends bien compte qu'il faut que je paye mon écho. Il faut bien que je paye quelque chose pour pouvoir continuer être accepté. Quelque part, c'est à ce moment-là où c'est terminé. Tu peux continuer à faire shabbat à côté de l'histoire. Alors, continue à faire shabbat. C'est la raison pour laquelle la notion de l'étude, elle est tellement importante parce que l'étude, c'est celle qui va t'amener à chercher et à savoir mais qu'est-ce que la Torah me dire sur les choses ? au fond. Ne pas avoir peur de considérer la Torah au moins comme Platon, Kirque Garde ou les derniers penseurs à la mode. C'est au moins ça. C'est au moins ça. C'est-à-dire lorsque j'ai besoin de brandir la pensée d'un tiers, c'est parce que tout simplement j'ai envie de faire partie de ceux qui ont décidé que il était le l'élément qui définit la pensée. C'est ne pas avoir honte du message de la Torah, donc de la parole divine. Et c'est vrai que ça c'est quelque chose qui peut être très tentant parce que c'est ce besoin parfois de pouvoir se retrouver accepté par un système. Le prix à payer est très lourd. Or je vous rappelle que justement celui qui a voulu totalement nous assimil la c'est le même. Ce qui est très intéressant c'est quoi ? lorsqu'il va vouloir maudir le peuple d'Israël, c'est-à-dire au fond la malédiction, c'est amoindrir ce qu'il est. Parce que le mot malédiction en hébreu se dit clala. Clala vient de la racine cale. Cale ça veut dire c'est léger. votre truc ça tient pas quoi. Ça ça fait pas ça n'augmente pas l'audience quoi. Il va dire un moment des phrases très fortes sur nous parce que un moment c'est lui qui va nous dire qui on est parce qu'il ne pourra pas maudir. Et c'est ces paroles à lui qui vont être entendu à tel point que le Talm nous dit que si ce n'était la longueur du texte, on devrait dire ce qu'il a dit tous les jours dans la prière. C'est fou. On dit mais tous les mots que cet homme va prononcer par la suite sur nous dire maintenant je veux dire qu' vous êtes vraiment ayez conscience si ce n'était la longueur et donc on n pas envie que la prière soit trop pesante on devrait on devrait le dire un moment il va [Musique] dire le voici ce peuple badad solitaire il est installé ou bagoim est parmi les nations l'achav il n'aura pas d'importance il ne sera pas considéré comme quelqu'un qui a une valeur. Très intéressant mais regardez ce qu'il dit au même moment. Une autre lecture du verset puisque sa que dans la Torah il y a pas de virgule. Donc le verset vous pouvez le redécouvrir autrement. Henam, voici ce peuple vadad lorsqu'il accepte d'être solitaire, c'est là où il s'installe. Bagoim et lorsqu'il ne désire pas être validé parmi les nations guitrachave, c'est à ce moment-là il aura une place. Quand je ne suis pas dans cette quête pathétique de la validation de ce que je suis par l'autre. Maintenant, ça va plus loin. C'est que quand ce verset nous dit ça, il nous dit hen am le voici ce peuple. Or s'il y a des distingués hébraïs dans la salle, ils diront que c'est pas la bonne formule. On aurait dû dire amzzer ce peuple. Il a marqué hen le voici. Faire remarquer le maral entre autres. Et ça c'est une idée que vous avez déjà entendu. Les lettres heoun qui veut dire le voici sont les lettres de la solitude. Pourquoi ? Parce que la lettre H vaut 5 et la lettre noun vaut 50. Et vous allez vous rappeler, on a vu ça un jour dans un cours. Les lettres de l'alphabet sont des dizaines et des unités. Vous pouvez associer les unités aux unités, obtenir toujours le même chiffre 108 alfê betain guimel dal va la seule lettre qui est seule c'est la lettre e qui vaut 5 elle est au centre la lettre noun c'est la même chose elle vaut 50 10 90 20 80 70 30 40 le mohen est constitué de ces deux la de l'alphabet qui n'ont pas compagnon. Il dit c'est ça votre force. Vous n'avez pas besoin d'un compagnon. Vous n'avez pas besoin d'être validé. Hen le vadad. Cette capacité seul, elle vient d'où ? Parce que tout simplement à travers votre histoire et le savoir de votre histoire et le savoir de la Torah, vous savez véritablement où vous en êtes. Vous n'avez pas besoin sans arrêt d'attendre la validation par les autres. Et ça en effet c'est l'élément la tentation de l'assimilation. Elle existe quand on narrive pas à assumer pleinement cette dimension. Non pas de solitude dans le sens péjoratif mais tout simplement je n'ai pas besoin sans arrêt d'attendre la validation par les autres. Et ce qui est très intéressant, c'est que si on fait un tout petit détour quand même par l'actualité, on va voir comment aujourd'hui tout le système est là pour retrouver une forme de si tentez qu'elle puisse exister une forme de virginité par rapport aux populations. Il y a des drames épouvantables qui se passent partout, mais quelque part comme si au fond ben on vous tire tellement bas que vous n'avez pas d'autre choix que de faire pâte blanche parce que si le déchaînement contre la souffrance démarre au moment où il doit démarrer, il y aurait eu au moins 400000 yénites qui seraient pas morts. 400000 et c'était pas il y a 15 ans. D'accord, c'est intéressant. On va pas rentrer dans la paranoï à juif. De toute façon, on est tous paran y aller. Mais c'est intéressant. C'est-à-dire que derrière ça, il y a toute l'enjeu de cette problématique d'une assimilation qui est là pour au fond faire perdre au peuple d'Israël sa vision du monde. Parce que dès le moment où vous avez réduit le peuple juif à une religion, quelque part il ne bouleverse plus parce qu'il y a le christianisme, il y a les protestants, il y a l'islam, il y a l'hindouisme, le il y a tout ce que vous voulez, tous les ismes et aussi le Judas isme. Un isme parmi tant d'autres, un isme parmi tant d'autres. Donc tout va bien. Quelque part, il n'est pas bouleversant parce qu'il remet pas en cause parce que tout simplement il s'inscrit dans sa vision du monde comme tout le monde fonctionne. Quelque part le monde de l'ouverture dans lequel nous pensons être, c'est l'univers qui refuse à être bouleversé par quelque chose qui risquerait de le remettre en cause. Parce que tu rejettes quelque chose qui va à l'encontre des valeurs fondamentales de l'humanité. Oui, mais de manière ultime, ce que tu veux rejeter avant tout, c'est la dimension bouleversante que représente les propositions que la Torah nous fait sur la vie. Alors, qu'est-ce qu'on avait vu tout à l'heure ? On avait vu au tout début que il y avait deux questions. J'ai répondu une mais j'ai pas répondu à l'autre. Est mort va Martha dit étudier. On a vu en effet la nécessité de transmettre cette singularité pour qu'elle ne se découvre pas à travers une vision traumatique de l'existence, à travers une expérience traumatique. Donc ça on est vu ça c'est la première chose qui peut être amené vers l'assimilation. Donc en scène le dur bonheur d'être juif. Donc parle d'abord du bonheur mais de mais du miel sur les lettres. Et le shabbat c'est pas une somme d'interdit, c'est avant tout un moment extraordinaire. Il y a aussi des choses qui vont permettre de mieux le vivre. Le pêre dans la création permanente vie. Pose-toi mon frère, détends-toi, arrête tout va bien. D'accord ? Mais on avait posé une question pour marquer les coanimes fils d'Aron. Et là maintenant, on va peut-être ouvrir encore à cette idée. Tu es Cohen tu es fils de Aaron. Tu es fils de Aaron mais tu es Cohen. Qu'est-ce que j'ai dit ? Ne sois pas juste à travers le fait que tu es le fils d'eux. Il se trouve que tu es Cohen parce que tu avais un père qui s'appelait comme ça. Mais si ton identité passe à travers le souvenir de ce à quoi tu es connecté, c'est-à-dire un passé, ça marchera pas. On parle aux enfants de Aaron et on sait que c'est les coign. Non, tu dois savoir que tu es cohen, c'est-à-dire tu as une histoire personnelle que tu dois construire. Mais ce qui te donne la force de la construire, c'est que tu sais que tu proviens d'une histoire qui elle-même s'est interrogée sur la manière dont allait pouvoir transmettre. Mais si tu te contentes d'être juste le descendant d'eux dans la série anecdotique mon arrière grand-père, un grand rabin, c'est pas mal mais ça veut dire que toi-même tu ne le transportes pas. Je dis parfois de manière et je m'en excuse mais je dis quand même de manière un peu cruelle mais c'est pas c'est pas cruel mais ça peut être entendu de manière un peu difficile mais si quand l'arrière grand-père auquel tu te connectes venait ici il penserait de quoi de la manière dont tu vis ton judaïsme qu'est-ce qu'il en penserait alors il jugerait positivement parce qu'il se dirait malheureusement il y a une perte de savoir il y a eu des traumas la guerre il y a eu la choix a ce que tu veux évidemment Non, mais quelque part il te dirait pas bravo super. Non, tu dirais je comprends. On t'a pas appris, tu as vécu des choses difficiles, il y a une rupture, nos problèmes. Mais être juste, c'est pas c'est pas juste ça, c'est autre chose. Et quelque part, le fait de savoir que il y aurait cette forme d'interrogation qui nous serait posée, la question n'est pas de savoir si je me mets à faire après du copiercollé, mais est-ce que j'ai envie à un moment de découvrir ce qui a fait que lui a été ce qu'il a été ? Pourquoi moi je n'ai pas réussi à le devenir ? Et est-ce que je suis prêt à prendre le risque de me bouleverser à travers ce qui a fait que le judaïsme s'est toujours transmis à travers un savoir et une proposition de regard sur le monde différente parce que de manière ultime, on ne peut pas s'assimiler si on est prêt à se laisser bouleverser. Être prêt à se laisser bouleverser, c'est être tout sauf immobile. C'est avoir le courage à un moment de s'inscrire dans sa propre histoire et de ne pas avoir peur de déplaire à un monde qui découvre que vivre son identité, ce n'est pas le dénivers dans lequel il est, mais c'est au contraire un élément supplémentaire que l'on inscrit dans notre vie et qui est là pour ouvrir l'autre aussi à la découverte de sa propre histoire. Et c'est intéressant parce que c'est le RFC explique ça et c'est basé sur un enseignement de la Kabala que une des raisons pour laquelle le peuple juif se retrouve en exil, c'est pour que justement ouvrir l'humanité à s'interroger sur sa singularité et à partir de cela la vivre. de s'inspirer du génie des peuples chez qui on se trouve, mais d'en faire un élément qui donne une dimension plus belle à notre judaïsme. C'est pour ça que c'est en France qu' été les maîtres qui ont commenté, qui ont révolté, qui ont révolutionné, pardonnez-moi, l'étude, qui ont posé des questions la révolte de la France. C'est pour ça que c'est en France où cette notion de communauté nationale est tellement forte, elle est présente chez nous les juifs. Il y a pas de différence à ce que tu veux. C'est pour ça que en Angleterre, il y a un tel conservatisme dans le judaïsme. C'est pour ça qu'aux États-Unis, il y a un tel gigantisme. C'est pour ça que dans le monde cfarade, il y a une telle chaleur. C'est pour ça que dans le monde polonais, il a une telle rigueur parfois parce que chaque nation a son génie propre. Et le clan d'Israël sait que lorsqu'il se retrouve dans une nation, ce n'est pas pour abandonner sa manière de penser, de voir le monde, mais au contraire de savoir que le génie qu'il va rencontrer est un élément qu'il doit inscrire à l'intérieur de sa manière de à l'intérieur de sa dimension juive. Et c'est vrai que c'est de cette manière là où en effet on réussi à faire en telle sorte que justement notre présence parmi les nations soit source d'enrichissement et non pas lieu d'appauvrissement. Comment est-ce qu'on fait de manière concrète aujourd'hui ? Alors il y a un concept qui existe et que l'on retrouve dans le traité de shabbat. C'est dans le 7e chapitre pour savoir vous savez que quand on avait transgressé shabbat alors on devait faire réparation, amener une offrande et cetera tout un processus. Et là-bas, le tamut dit mais la michna dit je vais pas rentrer dans les détails de la michna, je juste m'arrêter sur le point qui m'intéresse. Elle dit mais il y en a un la réparation par rapport à la transgression, elle sera ultra minime. Pourquoi ? parce qu'il est appelé Tinok Shenichba le Benagim parce qu'il est défini comme étant l'enfant qui a été capturé parmi les nations, c'est-à-dire de quelqu'un qui n'a pas eu l'accès au savoir et vis-à-vis duquel tu ne peux avoir aucun regard négatif s'il ne sait pas comment veux-tu qu'il puisse faire. Maintenant, l'enjeu de notre génération, c'est quoi ? C'est comment faire pour que les gens n'aient pas peur d'avoir accès au savoir ? Parce que le savoir, il est là, il est accessible. Mais qu'est-ce qui fait qu'on y va pas ? qu'on a le temps de lire tous les romans du monde, de voir toutes les séries Netflix du monde, de faire toutes les sorties du monde et de ne pas ouvrir un texte qui à un moment peut nous ouvrir à notre perspective, c'est parce que je n'irai jamais voir un film qui a été tellement critiqué parce que je ne veux pas perdre de temps. Parce que lorsqu'un moment on me présente un savoir comme étant quelque chose d'archaïque, je n'ai pas temps, je n'ai pas de temps à perdre. Lorsque on m'a appris à voir dans le paraître de l'individu qui ne s'inscrit pas dans ce qui est in, l'expression fermeture, alors sa parole ne peut pas m'intéresser. Est-ce qu'on est prêt à se débarrasser de tout ce qui nous bloque la possibilité d'accès aux choses ? Et quelque part, on a tous une responsabilité. Notre responsabilité, c'est quoi ? c'est d'ouvrir déjà dans le peuple juif celle et ce que l'on rencontre à l'idée que ce n'est peut-être pas nécessairement comme vous croyez. Nous sommes tous des ambassadeurs et aujourd'hui on a une responsabilité. On est tous prescripteurs potentiel parce que dans la mesure où nous avons une forme de légitimité par rapport aux autres, de par notre cursus universitaire, de par la posture que l'on a, de par le fait qu'il nous aime bien, qui nous font confiance, qui pensent qu'on n'est pas des fous furieux, notre parole peut avoir un poids. Cette parole n'est pas là pour convaincre, elle est là pour faire disparaître les œillères. Elle est là pour permettre à ceux qui pensent que c'est du domaine de l'inimaginable qu'il y a quelque chose peut-être à découvrir. Et ça c'est un petit peu comme Goldman dans sa chanson. Juste quelques mots et le trouble de toute une vie. C'est-à-dire ce qui peut transformer une vie c'est quelques mots que l'on peut dire. C'est peut-être pas exactement comme tu crois. Ça peut être intéressant. Ce n'est pas nécessairement ce que l'on te présente dans les médias. Ce n'est pas nécessairement ce que ceux qui s'intéressent d'en dire pas le plus grand bien qui ont nécessairement raison et plus encore j'ai écouté aujourd'hui, je ne le citerai pas évidemment quelqu'un qui avait une lecture de ce qu'on appelle le judaïsme traditionnel comme étant complètement idéologique fermé voir extrémiste et tous les mots actuellement qu'on aime pas. C'est très bien dit. Mais il y avait quelque chose de très bouleversant, c'est que si vous connaissez pas, ben quelque part vous croyez à une parole qui est complètement inexacte. Et c'est ça aujourd'hui l'enjeu, c'est que il faut un moment savoir ouvrir et faire en telle sorte qu'on est dans un monde qui révèle sa peur de la dimension bouleversante de la Torah à travers la manière dont il désire l'enfermer. Parce que quand quelque chose te fait peur, tu fais tout pour empêcher les gens d'y accéder. quelque part invalider aujourd'hui ce qu'on appelle un judaïsme de Torah, c'est au fond l'expression d'une certaine peur que l'on a de ce qu'il pourrait bouleverser chez l'individu. À nous de savoir dépasser ses peurs et à partir de cela ouvrir le monde dans lequel on se trouve à pouvoir accéder à ce trésor. Je pense que c'est de cette manière-là que cette tentation de l'assimilation peut en tout cas peut-être pas nécessairement disparaître mais au moins s'amoir. Je vous remercie pour votre écoute et on passe à vos questions.