
La Techouva et Roch Hachana 5776
Téchouva Roch Hachana & Yom Kippour
tous les cours du rav Lemmel et Ebidia sur levideos.fr Cours du lundi 7 septembre 2015
Transcription
Kind: captions Language: fr qui est un point important dans dansana dont on parle beaucoup qui est la notion de tchuva son de tchuva on en parle beaucoup mais est-ce qu'on sait vraiment ce que c'est c'est un espèce de de Light motive dans le discours religieux la tchoua c'est bien c'est important c'est très important de faire tchouva nous avons tous faireou et nous nous avons alors d'abord pourquoi est-ce que c'est tellement important à recher la tchouva c'est parce que quoi qu'on en dise la tchuva c'est euh ou plutôt rochashana c'est une fête qui est beaucoup plus une fête tournée vers l'avenir euh on a l'habitude de la décrire comme le bilan faire le bilan d'une année se poser pour faire le bilan c'est pas tellement ça parce que si c'était ça rochachana n'aurait pas lieu le premier jour de l'année il aurait lieu le dernier jour de l'année qui précède or il a pas lieu le dernier jour de l'année qui précède mais le premier de l'année qui commence donc la question ici c'est pas tellement même si c'est important c'est pas tellement de euh de savoir faire le bilan de ce qu'il y a eu mais c'est beaucoup plus la capacité qu'on aurait je reprends ici une expression qui est cher au rave Lemel notre capacité à nous projeter et j'aime bien le le le le ver j parce que en fait ça renvoie à la notion de projet et au sens propre du terme ça veut dire aussi se jeter en avant se jeter par avance projeter se jeter devant donc c'est vrai que d'une certaine façon l' pourrait dire que rochana est beaucoup plus une fête du projet qu' une faitte du bilan se d'un autre côté comment faire des projets si on fait pas de bilan on projette à partir de quelque chose qui existe si on n' pas fait le point sur ce qui existe on peut pas tellement imaginer ce qui va arriver ou alors on va imaginer mais dans une espèce de de de mouvement illusoire qui n'est pas qui n'est pas crédible parce qu'on n' pas les éléments pour c'est comme si vous faisiez un on fait un business plan dans une entreprise où on fait des projets de comptabilité pour une entreprise mais on sait pas l'état des finances comment on va faire des proj si on sait pas quel est le bilan actuel donc c'est sûr qu'il y a une notion de bilan mais en même temps d'un autre côté rochashana c'est beaucoup plus quelque chose qui est une dynamique vers l'avenir c'est alors d'autres éléments qui pourraient nous faire penser le contraire c'est que ça s'appelle yomazicaron donc une une des des dénominations de la fête yikon yamikon ça veut dire quand même le Jour du Souvenir donc le souvenir de quoi on a tendance à penser que c'est le souvenir de nos actions passées en vérité ça s'appelle yikon pour d'autres raisons c'est pas tellement parce que c'est le jour où on s'assoit et on réfléchit à se rappeler de ce qu'on a fait c'est parce qu'on on se rappelle de certains événements de l'histoire juive et notamment de la ligature d'itrak de la ça le zikaron zikaron c'est c'est plus le souvenir essayer de se remé les enjeux de de la SA pas tellement s'assoir et cogiter sur comment pourquoi parce qu'en vérité s'asseoir et cogiter sur ce qu'on a fait n'est pas toujours la bonne solution c'est presque d'ailleurs jamais la bonne solution beaucoup de gens pensent qu'il faut faire le point et que pour faire le point il faut mettre un point c'estàdire s'arrêter en vérité dans le judaïme il y a cette idée que faire le point c'est une c'est une dynamique c'est-à-dire que on s'arrête jamais pour faire le point on fait le point tout en tout en avançant parce que faire le point ça peut prendre un temps fou et à force de faire le point on fait plus rien donc il y a cette idée comme ça un peu dans la dans le monde qui est faisons une pause arrêtons-nous faut faire le point on va faire le point donc c'est vrai mais quand je fais le point je fais plus rien je mets des points et j'ai du mal à avancer donc il y a un moment où le point c'est plutôt quelque chose qui est dans une dans un mouvement j'avance tout en faisant un bilan c'est peut-être un petit peu ça l'idée de rochashana c'est-à-dire c'est à la fois on est on est on s'appuie sur le passé mais en même temps on est tout entier tendu vers un avenir un double positionnement très instable et très difficile à avoir dans la vie réelle parce que je peux pas m'appuyer sur quelque chose et en même temps me pencher difficile à moins d'être physiquement schizophrène mais si je suis pas physiquement schizophrène c'est c'est pas jouable mais en esprit c'est jouable c'est-à-dire que le point c'est quelque chose que je j'active en permanence dans l'idée de faire parce que des fois on peut dire on va s'arrêter faire le point et on s'arrête complètement et à force de s'arrêter on arrête tout donc ça c'est c'est pas possible donc Roch Chana il y a cette notion là alors puisque on on veut avancer que l'idée de rochashana c'est c'est un bilan progressif c'est un bilan vers une progression il est évident que la notion de tchuva joue un rôle majeur joue un rôle majeur pour deux raisons la première raison c'est une raison technique c'est-à-dire que rochachana ça reste malgré tout un jour de jugement comment fonctionne ce jugement c'est très complexe très complexe il y a des imag hein le livre de la vie et et de la mort est ouvert et puis on regarde à il écrit dans le livre et puis surtout il fait une espèce de compte des bonnes choses qu'on a fait puis des choses moins bien qu'on a fait et donc il y a il y a un enjeu il a un enjeu des compes de nos actions la tchovva elle permettrait de faire basculer des comptes négatifs pas bon vers des comptes positifs c'estàd qu'avec une tchouva sincère à rochachana on pourrait éventuellement rattraper le coup et la tchoua et qui pourrait rattraper un certain nombre de décalag entre nos bonnes actions nos mauvaises actions c'est très schématique très symbolique très technique c'est évident que ça joue et mais en même temps je vous avoue franchement qu'on comprend pas grand-chose d'accord je pas ce que ça veut dire je pas où est ce compte comment il est fait je sais pas si toutes mes actions Bonn étaient vraiment bonne et je sais pas toujours si mes actions mauvaises étaient finalement absolument mauvaises il arrive des fois dans la vie qu'on s'aperçoit que ce qui était pas bon finalement c'est pas si mal que ça et puis des choses qu'on pensait vraiment bonnes et ben ça ça a pas produit ce qu'on pensait et c'était peut-être pas forcément si bon que ça donc on est un peu dans l'expectative mais à tout prendre bah on fait tchouva encore faut-il savoir qu'est-ce que ça veut dire faire tchouva puis le deuxième aspect c'est que dans la tchoua il y a une idée que on va pouvoir avancer pourquoi parce que le du sens au sens propre du terme le mot tchua veut dire réponse mot tchua c'est c'est pas ça veut pas dire repentir la traduction de tchouva on a tendance à le dire repentir revenir alors c'est vrai que dans la tchouva il y a le mot chouve qui veut dire revenir mais au sens littéral du terme tchua c'est trouver une réponse donc c'est vrai que la tchua va me permettre sans doute de trouver les réponses qui me manque pour pouvoir avancer et que ma difficulté à avancer c'est souvent parce que j'ai pas de réponse mais encore faudrait-il se poser des questions pour avoir des réponses c'est peut-être ça la la notion de Tcha c'est aussi cette notion qui a qui aurait une question sous-jacente que je je suis enfin parvenu à me poser parce que sachez qu'en vérité c'est beaucoup plus difficile de se poser les bonnes questions que d'avoir les réponses les réponses on peut toujours les trouver la question la vraie question est-ce qu'on se la pose des fois on se pose des questions de institution des fausses questions des questions pour éviter de se poser les vraies questions donc le travail de rocher Chana pourrait éventuellement consister à faire un retour sur soi pour arriver à se poser enfin les vraies questions c'est-à-dire des questions qui pe qui qui me permettrai de pouvoir avancer mais l'idée c'est toujours de pouvoir avancer alors un premier point qui est souvent lié à une compréhension assez simple de la tchuva c'est que comme je vous l'ai dit dans la première le premier volet on a souvent tendance à croire que l'utilité première de faire tes chouva qui est en vérité l'activité centrale de Roger Chana c'est RER Chana c'est vraiment consacré à ça en vérité quand on regarde tout est organisé autour de ça les les prières sont toutes organisées autour de la notion de tchova et le chauffard est aussi organisé autour de la notion de T le chaufar c'est pas c'est c'est un un moyen pour éveiller en nous ce besoin de tchouva donc c'est c'est vrai que c'est quand même une notion très importante souvent on passe à côté on passe à côté rochana on on l'envisage soit comme une fête comme les autres comme souscot pessar Chavouot ou bien on l'envisage pas pour certaines personnes ça commence à ressembler à en fait un réveillon de de nouvel en quoi on fait c'est on souhaite Bonne Année quoi bonne année alors ça va bonne année on achète du champagne de plus en plus maintenant c'est que ça ça se répend champagne fois gras c'est la fête quoi c'est c'est truc on va faire Nouvel An bon donc c'est sûr que c'est pas ça c'est quand même un moment de joie intense parce que c'est anniversaire c'est l'anniversaire de l'année mais c'est aussi l'anniversaire de la création de l'homme puisque dans le talmude on nous explique que rosashana c'est l'anniversaire de la création d'Adam marichon et donc comme c'est le moment où l'homme a été créé c'est un moment propice pour réfléchir sur nos qualités humaine parce que l'anniversaire c'est quelque chose qui a du sens on croit souvent que l'anniversaire ça a pas de sens crois c'est un truc comme ça pour faire une petite fête en vérité non l'anniversaire il y a dans le moment de la naissance quand on réenclenche avec l'instant où on est né le moment où on est né on prend là des énergies spirituelles je sais pas comment ça marche hein mais c'est comme ça c'est écrit dans les livres que on prend ici des énergies qui vont nous aider à avancer donc le jour de l'anniversaire c'est c'est c'est ça c'est pas c'est pas Stam c'est pas un truc euh après il y a des gens qui accordent de l'importance ou pas à fêter un anniversaire mais c'est sûr que je le jour anniversaire c'est un moment important alors il y a une idée fort répandue qui consisterait à croire que la tchouva est une chose qui est intimement et essentiellement et exclusivement liée à la faute c'est-à-dire que voilà j'ai fauté je fais tchoua à telle faute correspond tel type de tchuva c'est très très schématique hein voilà j'ai fauté tchuva si je fais tchuva c'est bon il y a cette dimension elle existe mais le rapport de la tchuva le sens de la que la tchua a avec nos vies n'est pas réductible qu'à cet aspect ce n'est pas que ça pertchuba ce n'est pas que ça alors comment le voyons-nous on voit dans un événement qui se passe dans la Torah qui est peut-être un événement qui d'une certaine façon symbolise la faute à l'état brut il y a deux grands moments de faute dans dans dans la Torah c'est la faute d'Adam marichon et la faute du vaudor ça c'est des fautes emblématiques bien dans la faute du Vaud d'or lorsque Dieu vient parler aux enfants d'Israël il vient dire je j'ai un gros souci avec vous parce que vous êtes un peuple à la nuque raide ce qui est intéressant remarque c'est que Dieu ne parle pas de la faute qui a été commise c'està-dire qu' ne vient pas dire ce n'est pas bien ce que vous avez fait de me remplacer par une idole c'est pas bien d'avoir essayé de remplacer ou de substituer mocherabou par une idole et quelle est la gravité de la faute de l'idolâtrie le constat d'EM c'est de dire vous êtes un peuple àanuque raide et donc il faut faire quelque chose pas forcément quelque chose vis-à-vis de l'idolâtrie mais beaucoup plus du côté de la raideur de la nuque c'està-dire que l'enjeu serait pas tellement de réparer même s'il faut le faire de réparer la faute du Vaud d'or mais de réparer quelque chose de plus embêtant qui s'appellerait la raideur de la nuque or que vient symboliser la raideur de la nuque la raideur de la nuque marque en fait de la part du CL l'Israël un manque de flexibilité ça ce que c'est la raideur c'est qu'on est nous sommes un peuple très difficilement méable et donc ce qui m'inquiète dirait HM dans la faute que vous avez commise c'est pas tellement la faute en elle-même mais c'est votre incapacité à vous remettre en question et à vous renouveler à partir de nouvelles idées de nouvelles façons de penser pour changer et évoluer ce qui m'inquiète le plus c'est l'incapacité qu'il y aurait à vous faire changer c'est pas tellement et pas exclusivement la gravité de la faute commise au moment du du V d'or même si cette faute est grave mais le plus embêtant dans la faute ce serait justement qu'on finisse par s'interroger que sur la faute à rendre un petit peu à avoir un rapport technique avec la faute c'est-à-dire j'ai fauter je me repends par rapport à cette faute et c'est bon fermons le dossier en vérité ça serait une vision de la tchua qui serait essentiellement une vision qui ressemble à celle du confessionnal c'est-à-dire vous allez à confesse vous dites à votre curé j'ai fais C j'ai fais ça le curé vous dit ben tu me fais trois pâter de noster de Génu flexion un petit machin tu manges pas de poisson jeudi et Machin et c'est bon tu rentres chez toi et laffire est réglé c'està dire faute réparation plus ou moins plus ou moins compréhensible de P tris noster on fait qu Tim de machin un petit truc ouais on se retient de manger quand on a envie un ou de s réglé ça c'est une vision très primaire de la tchouva en vérité à partir de la réactionm a au moment de la faute du VOR nous pouvons comprendre que le plus embêtant dans la faute c'est pas tellement la faute elle-même mais c'est ce qu'elle va introduire en nous comme comme inertie comme capacité d'inertie comment elle va nous bloquer nous par dans la dynamique de progression qui devrait être la nôtre le plus embêtant dans la faute c'est que ça nous paralyse une fois qu'on l'a fa on se sent démuni et en même temps on se trouve des réponse pour justifier pourquoi on a fauté parce que c'est très difficile de vivre avec cette faute donc on essae on est on est enclin à se trouver des circonstances atténuantes l'homme est très proche de lui-même et comme il est très proche de lui-même il n'hésite jamais à se trouver les bonnes raisons de ses erreurs une fois qu'il les a trouvé quelque part ça le dispense d'une véritable remise en question il sait bien qu'il a fait un truc pas terrible mais en même temps d'un autre côté je pouvais pas c'était compliqué il y avait tel problème il y a tel problème et puis bon il faut comprendre ma vie c'est difficile ta TTI c'est bon j'ai trouvé les réponses et donc au fond je peux faire teschouva sans changer c'est possible on peut faire une vraie tchouva faire un roche à chanaille un Kip pour euh défiant toute compétition dans le domaine de la prière et rester exactement identique à soi-même c'est-à-dire comme on a été on continue or la tchova est quelque chose de très très difficile parce que justement elle fait rentrer en nous un élément nouveau une question nouvelle avec une forme de réponse et parfois c'est pas forcément la réponse qui importe comme je vous ai dit tout à l'heure mais bien la question qui va créer un bouleversement intérieur tel que je ne vais pas avoir le choix que de me transformer d'avancer mais s'il y a une chose qui qui est plus conservatrice que la pensée du Front national c'est un être humain un être humain est profondément conservateur nous aimons profondément ce que nous sommes comme nous sommes et c'est très difficile de faire changer cette affaire là donc nous restons très fortement campés sur nooosition tu as remarqué que je bouge pas et nous restons très fortement compé sur nos positions agrippé à ce que nous sommes parce que nous nous aimons beaucoup c'est normal et donc l'idée qu'on pourrait peut-être amener une altération dans notre mode de fonctionnement c'est très très difficile très difficile or l'enjeu majeur de la tchuva c'est que justement il faudrait qu'à un moment donné à l'aide du son du chauffard nous nous ramolissions un tout petit peu c'est-à-dire que nous nous rendions un tout petit peu plus perméable à la possibilité d'autre chose que nous nous rendions disponible à entendre quelque chose que en nous he très souvent que nous ne voulons pas entendre parce que ça nous demanderit beaucoup trop de bouleversement ça c'est la fonction je dirais vraiment fondamentale de la déchoua c'est pas tellement une petite réparation du genre confessionnal ou ça se règle pas une vraie tchouva c'est pas deux P un Oster et une génuflexion c'est pas ça ça va beaucoup plus loin c'est une refonte de l'être mais les refondes de l'être comme le dit d'ailleurs souvent Rav Lemel c'est pas un c'est pas un chamboulement total de la construction c'est parfois des tout petits détails des toutes petites choses que l'on change et qui change en vérité tout le système dans sa globalité beaucoup de gens croient que la transformation de soi c'est un truc spectaculaire je dis tout de suite on peut pas changer de façon spectaculaire c'est difficile c'est presque impossible par contre faire bouger des petits détails qui vont ensuite avoir un effet de boule de neige ou de de de de de de de dommages collatéraux sur notre Bignan notre construction super structurée ça c'est faisable donc il faut être très modeste très modeste dans les décisions de tes chouas c'est pas la peine de dire à partir de demain je je sais pas je fais un truc de de fou je peux dire juste demain je vais je vais je sais pas prendre 10 minutes dans ma journée pour faire telle chose et que je ne bouge pas de cette décision ben oui ben déjà cette petite altération de soi du d'une chose que je n'avais pas forcément pensé faire qui ne rentre pas dans mes habitudes qui n'est pas dans ma façon d'être habituelle mais déjà c'est une forme de de révolution c'est même pas une forme de révolution je dirais que c'est c'est révolution si j'ai décidé de pas m'engueuler avec mon ami tout de suite mais d'attendre un quart d'heure le fait que j'attende un quart d'heure montre chrono bah c'est déjà en soit une révolution culturelle radical parce que pendant un quart d'heure j'ai changé mon mode de fonctionnement et des fois il suivi de le changer un quart d'heure pour que ce soit tout l'être qui soit d'une certaine façon envahi par cette attitude là et renouvelé par cette attitude donc ça c'est le premier point que je vous je je voulais voir avec vous c'est-à-dire cette cette notion de passer de la nuque raide à une nuque un peu plus souple alors faut voir que c'est ramené dans dans la pensée du Maral le peuple juif c'est un peuple qui fait très difficilement tchouva c'est comme ça c'est marqué dans nos gênes on a la nucraide donc ça veut dire qu'on est très difficilement maléable très difficilement méable pour faire bouger une personne sur une chose ça peut prendre des mois des années de cours de de de de de de réflexion de de livres de débats de dialogue quand vous voyez aujourd'hui la vitesse à laquelle on peut faire porter la bourka à des milliers de femmes en l'espace d'un coup de cuillère à peau hein de dialogues un discours machin ma vie couvre-toi le visage tu seras heureuse dans le monde des angches ah ouais génial elles y vont et arriver à faire bouger une personne sur une MVA un juif très très compliqué super compliqué moi ça fait 15 ans que je fais des conférences bahem je vois des Juifs ça fait 15 ans que je parle avec eux ils ont pas bougé et je le en veux pas parce que non non pas du tout parce que parce que quelque part parce que quelque part ils sont l'honneur du peuple juif c'est-à-dire [Musique] nucred le Maral dit que la raison pour laquelle les les les B Israël ont du mal à bouger c'est parce qu'en vérité ils ont une dimension un une origine une racine spirituelle extrêmement forte or le spirituel quelque chose qui n'est pas matériel quelque chose qui est de l'ordre de de l'âme de de l'essence ben c'est très difficile de lui donner une forme parce que par définition ça n'a pas de forme puisque c'est spirituel donc c'est difficile de de de de de de de façonner une Nechama Nchama c'est c'est volatile c'est c'est de l' TER ça vous comprenez alors que très souvent dans les nations la tchuva est très facile parce qu'au fond c'est la dimension matérielle qui prime c'est du corps et le corps le matériel le romè la rom rout la matérialité c'est quelque chose qui est beaucoup plus facilement Façonnable que la flamme d'une bougie et au on va lire à quiip pour laftara de l'ftara de Yonas Dieu dit à Yonas d'allz prophétiser à Ninive et de leur annoncer des choses intéressantes et le Prophète Yona ne veut pas y aller on a ici le cas unique d'un prophète en arrêt maladie il a déposé ses jours il veut rien savoir Dieu continue à le harceler tu dois aller à Ninive ce brave prophète il se barre il prend un bateau il va sur la mer il dit là-bas je vais être planqué là il coupe tous les portables personne qui peut le joindre et Dieu fait bouger la mer et cetera bon il absorbé par le poisson et puis le poissement toute l'histoire de N la question fondamentale c'est savoir pourquoi il voulait pas y aller est-ce que un prophète a le droit de se dissimuler devant Dieu pour ne pas aller prophétiser quand Dieu lui dit d'aller prophétiser et en fait il a pas voulu aller à ninif parce que Ninive n'était pas une ville juive ninve était une ville de idolâtr et ces idolâtres avaient en un coup de baguette magique fait échoua et donc Yona le Prophète Yona ne veut pas aller dans cette ville parce que leur dire les bonnes choses qu'il a à leur dire c'est quelque part faire honte au clat d'Israël parce que c'est dire regardez une ville entière à har va faire tes chaua et vous on n'arrive pas à vous faire bouger vous avez dans les nations des phénomènes de tchuva de masse c'est quelque chose qui existe en vérité c'est du corps c'est très facile c'est que la pulsion à l'origine de ça c'est une pulsion du corps si c'est tellement facile aujourd'hui d'habiller des jeunes filles de toute confession couvert les couvrir de la tête au pied alors que c'est tellement difficile pour une fille juive de comprendre que peut-être c'est parce que la fille juive c'est de la Nchama c'est du spirituel pur et que là-bas c'est plutôt du corps ce qui est en train de se passer elles le font plus par une espèce d'aspiration euh je dirais somatique c'est bon de se couvrir comme ça ça fait du bien au corps ça on va on va triper c'est c'est tripant ça ça fait pas triper du tout les Juifs c'est un truc donc c'est pour ça que même la difficulté de tchouva d'un juif est admirable parce que quelque part elle montre que c'est pas quelqu'un qui gobe n'importe quoi et que quand il gobbe c'est sa Nchama qui absorbe la chose c'est pas son corps toujours est-il que nous ne devons pas perdre espoir d'imaginer qu'un changement est possible même si c'est très dur nous on est obligé de faire des centaines d'heures de cours d'écrire des pourquoi on a tellement de livre dans le judaïsme quand vous comparez aux autres religions la plupart des religions ils s'arrangent avec trois quatre bouquins on en parle plus nous c'est tous les jours des pavés qui sortte sur comment il faut être gentil et pourquoi il faut être gentil et quelle est la meilleure façon d'être moins méchant et tout mais parce que on a du mal très dur on est attaché à notre à notre certitude spirituelle donc ça c'est c'est quelque chose qu'il faut peut-être avoir à l'esprit c'est marqué dans qui c'est une chose qui est très proche de toi qui dans ta bouche et dans ton cœur à faire en général on a l'habitude de parler de cette chose proche on dit c'est la tor il y a d'autres commentateurs qui disent c'est pas la tor parle pas de la T ici on parle de la tua c'està-dire la tua est une chose d'une très grande proximité c'est très très proche c'est là c'est c'est dans ton cœur dans ta bouche il suffit Dey aller bon on voit bien dans la réalité c'est ce que je vous dit depuis un quart d'heure c'est faux c'est pas si proche que ça et c'est pas si facile que ça en vérité la raison pourrait en être que justement c'est tellement proche que c'est difficile c'est-à-dire c'est tellement facile que c'est difficile alors qu'est-ce qui est tellement facile al pour là il faut arriver à comprendre une notion qui est très importante et qui est l'idée de qu'est-ce qu'on fait quand on fait tchou ou plutôt qu'est-ce qui s'est passé dans la faute qui implique qu'il faut qu'il y ait une tchouva je m'explique la faute crée au départ en tout cas une forme de nécessité de tchouva alors je me mot faute j'aime pas tellement ces mots mais enfin faute ça veut dire en fait ce qui dysfonctionne on va dire globalement ce qui dysfonctionne ce qui n'est pas bon que je fasse pour moi et puis aussi pour en fait la faute c'est un événement qui va générer une forme d'éloignement avec moi-même c'est-à-dire qu'en fautant je m'exile de moi il y aurait en nous une origine fondamentale essentielle qui est notre être premier alors c'est difficile à à schématiser il y a une façon très simple de se de se de voir quel est cet être fondamental prenez une photo de vous quand vous aviez 2 ans regardez cette photo observez le sourire et vous verrez que effectivement il y a eu un moment où les choses étaient plus simples et où vous étiez quelque chose d'absolument harmonieux avec vous-même ben cette harmonie première ce sont les expériences de la vie ces vicissitudes ses difficultés ses niionutes ses épreuves et cetera qui font que parfois on fait pas les bons chois et que on commence à se mettre à distance de soi l'une des définitions possibles de la faute c'est ça c'est-à-dire un moment où je m'éloigne de moi ou d'une certaine façon je commets un acte dans lequel au fond du fond de moi-même je ne me reconnais pas c'est d'ailleurs la raison pour laquelle natam un homme ne commet de fautes que parce qu'il y a un rouir schtout alors on va traduire ça comme un vent de folie en vérité Chout en hébreu ça veut dire déviation la cite dévier sortir de la voix en fait un homme n'est capable de fauter que parce que il a dévié de lui-même il est sorti de lui à un moment il s'est éloigné de ce qu'il est essentiellement et d'ailleurs le Rambam dit que l'une des dimensions de la tchuva dans le dans le process de la tchuva c'est qu'à un moment l'homme qui fait tchuva doit se dire en pensant à l'acte qui n'était pas bon je ne me reconnais pas dans cet acte en se disant qu'il ne se reconnaît pas dans cet acte quelque part il se reconnaî lui puisque maintenant quelque part il s'est réapproprié son identité donc la faute est d'une certaine façon cette méconnaissance de soi cette distance mis mise entre nous et nous-même il y a d'ailleurs je dirais dans la faute ce rouout cette espèce de vent de de folie il y a quelque chose de grisant c'est ça qui est bon dans la faute c'est marqué un adamter véolo ça existe pas qu'un homme faute pour fauter il faute parce qu'il a un kiff existe pas de fautter gratuitement l'acte fautif gratuit c'est une illusion ça marche pas un homme faute parce qu'il a un plaisir dans cette faute un Adam volo un homme quand il faute c'est pouri il a un plaisir c'est quoi ce plaisir moi je comparerai ce plaisir à une forme d'ébriété c'est-à-dire que dans la faute il y a quelque chose de grisant qui me fait m'oublier moi-même et donc l'éloignement que la faute créée avec moi c'est ça qui est jouissif alors plus on a de conscience morale plus à un moment on va dire ouais mais quand même je peux pas me perdre de vue à ce point-là ça se fait pas c'est pas moi je me reconnais pas oui après coup mais au moment où on le vit on déconnecte de soi on dirait aujourd'hui on lâche prise ouais truc qui marche bien lâchz prise lâchz prise de quoi bah lâchz prise de soi-même on on se lâche soi-même la faute en fait ce qu'on est en train de se dire quand on fait une faute c'est lâche-moi on se dit à soi-même lâche-moi laisse-moi laisse-moi être sans moi que je puisse à un moment me révéler hors de moi ça or pour le judaïsme et c'est ça qui en fait une religion très déprimante c'est que je plaisante mais ENF c'est c'est c'est une religion difficile c'est que nous narrivons on n'envisage pas la possibilité de se déconnecter de soi-même c'està-dire un état débriété morale n'est pas concevable notre but dans la vie c'est d'essayer autant que possible de recoïncider avec soi-même ça veut pas dire qu'on exige que nous soyons cohérents avec nous-mêmes qui est cohérent avec lui personne c'est impossible la cohérence c'est fait pour les anges nous sommes des êtres compliqués complexes riches avec plein de choses qui se contredisent mais nous sommes nous c'està-dire qu'à l'intérieur de ces contradictions nous vivons avec nous-mêmes nous essayons d'être en connexion avec soi au moment de la faute quelque part je me suis perdu de vue je me perd j'ai du mal à me trouver c'est pas pour rien que dans le jargon traditionnel il s'est perdu dans la S perdu dans la faute je me suis perdu je suis perdu ou qui s'est perdu je suis là oui mais c'est pas parce que je suis là dans mon corps que je suis là dans mon être et donc laatchuva ce pourrait être un processus recheminement vers soi c'est ça que l'on fait qu'on revient les gens pensent qu'on revient à Dieu on revient à la Torah oui dans un deuxième temps mais la première chose vers laquelle on revient c'est soi-même donc une des questions fondamentales que l'on pourrait se poser c'est est-ce que j'ai vraiment envie de me rencontrer c'est une question qui a l'air de rien mais qui en vérité est importante regardez dans les expériences que vous faites quand vous ne travaillez pas par exemple parce que quand on travaille déjà on est déconnecté de soi puisqu'on est dans le travail et ça on y peut rien c'est la vie donc on travaille mais dans vos heures de non travail de vacuité quand on regarde la plupart des hommes ce qu'ils cherchent c'est à s'éviter ils ont beaucoup de mal à se rencontrer eux-mêmes ils vont mettre des activités de toutes sortes pour éviter ce moment de confrontation avec soi de rencontre avec soi-même c'est quelque chose qui va qui va être difficile à imaginer alors ça peut être la télévision ça peut être un film ça peut être des écouteurs ça peut être du téléphone appeler quelqu'un l'essentiel c'est que on s vite parce que cette rencontre avec soi elle fait un peu peur elle nous indispose parce queelle va peut-être nous amener à nous ausculter et on n pas trop envie pourquoi je sais pas il y a sûrement des raisons mais c'est très difficile d'être avec soi-même surtout qu'on a l'illusion qu'on est avec soi-même vu qu'on pense est tout envie le mar dit la première personne que je rencontre le matin quoi qu'il est quoi qui se passe c'est moi-même j'ouvre les yeux ce que je renontre c'est moi donc à force d'être avec moi je ne me vois plus j'ai du mal à me voir voir je ne me perçois plus et donc je ne pens même plus aussi que la faute à mettre cette distance là entre moi et moi-même puisque de toute façon je suis un petit peu en exil de moi j'ai du mal à me rencontrer donc lorsque la Torah dit kovod c'est une chose qui est très très proche de toi dans ta bouche et dans ton cœur à faire c'est pas qu'elle dit que la tchua est facile elle dit au contraire que la tchua elle est très proche de toi elle est tellement proche de toi que c'est toi et que Tuva c'est pas autre chose que de se retrouver soi-même c'est parqué Adam car et un homme est un proche vis-à-vis de lui-même il est proche vis-à-vis de lui-même il est très proche il est très collé à lui mais cette proximité là elle peut nous induire en erreur parce qu'à force de tellement coller à nous-même on oublie qu'en vérité euh il faudrait peut-être à un moment se questionner et voir et voir qui nous sommes c'est pour ça que j'ai employé volontairement la notion d'éloignement je fais une distinction entre s'éloigner de soi c'est la faute et se distancier de soi qui est la conscience la conscience la pensée sur soi c'est une capacité à se mettre à distance de soi se mettre à distance de soi ça veut pas dire s'éloigner je me mets à distance je me je sors un petit peu de moi pour pouvoir me voir c'est-à-dire que je me désenglue de moi-même je suis englué en moi je me désenglue c'est une distanciation ça a rien à voir avec l'éloignement l'éloignement c'est la faute la faute c'est un exil je suis en exil de moi-même donc par la distanciation c'est ça qui est intéressant par une distance vis-à-vis de moi je peux me mettre à penser à moi et à réfléchir sur ce que je pourrais faire pour me sentir mieux et en dehors de cet exil j'ai avec moi-même ça c'est la tchouva la la une une des définitions possibles la deuxième que nous donnons ce soir c'est ça c'est comment je retourne vers moi comment je retourne vers moi il y a une très belle histoire dans le Talmud que vous connaissez peut-être qui est l'histoire de Rabi Elazar bendaya Rabi Elazar Bena le Talmud nous dit qu'il avait pas une seule prostituée dans le monde avec qui il avait pas couché bon donc c'était il était en pleine forme et donc un jour il entend que est arrivé dans un village derrière l'océan très lointain une nouvelle prostituée qui coûte très cher et il se dit que si elle échange ses services pour ce prix-là ça doit valoir le coûp donc Elazar benoura il fait le chemin par en voyage et il va à la rencontre de cette prostituée il va et il a donc une relation avec elle je vous passe les détails un peu scabreux V que c'est enregistré pas mais je vous dis en substance le fond au moment où il est en train d'avoir cette relation avec elle cette prostituée là a une phrase qui dit en substance mon pauvre est Lazar tu es un type totalement perdu et ton insignifiance tu es devenu insignifiant c'est ça que veut dire l'idée qu'elle dit mais je vous dirai pas ce qu'elle lui dit parce que ça se fait pas tu es devenu tellement insignifiant que de toute façon ta vie elle est impossible il est impossible que tu reviennes à quoi que ce soit tu es perdu tu es fini on voit c'est intéressant parce que c'est une prostituée qui lui donne une leçon de morale aussitôt il a un choc venant d'une telle femme peut-être que si c'était venu d'un Rabin il aurait même pas écouté mais venant d'une telle femme qu'une telle femme soit capable de voir l'état de délabrement moral dans lequel il est c'est le choc et donc il sort et il va s'installer entre deux montagnes et il interpelle les éléments naturels il demande demande au ciel d'intercéder en sa faveur pour euh pour se racheter et le ciel dit je peux rien pour toi alors il demande aux montagnes qui l'entoure et les montagnes disent je peux rien pour toi et ils demande aux animaux peux rien pour toi on a nos problèmes on peut rien pour toi tu un cas désespéré à ce moment-là il met sa tête entre ses genoux il pleure et avant de mettre sa tête il dit donc c donc cette affaire là enavartalouille et laab la chose ne dépend que de moi je ne peux plus me vouer à rien plus personne ne peut rien la seule chose seule chose ou le seul être qui peut quelque chose pour moi moi c'est moi et donc il met sa tête entre ses genoux il pleure à ce moment-là le texte d' dit que la Nchama de de Elazar benaya s'est envolé et il est mort et et la voix qui sort pour le dire dit la Nama de Rabi benourdaya et le Talmud dit il y a des gens qui lutent toute leur vie pour avoir le hamaba et il y en a qui l'ont en une seconde B l'intérêt de l'histoire c'est c'est ça enadavou tout ce qu'on apprend sur la Tuva dans cette histoire c'est ça c'est-à-dire qu'à un moment qu'à un moment c'est une affaire qui dépend de moi ça ne revient qu'à moi il y a un moment dans un texte du yalkimoni on demande à plusieurs instance abstraite la prophétie la Torah qu'est-ce qu'il faut faire quand on a fauté par exemple on m' demande la prophétie qu'est-ce que si on faute qu'est-ce qu'il faut faire et la prophétie dit le programme si suit son cour c'est la mort rien d'autre qui peut racheter il faut mourir va demander à la T la dit fautener un corbanener une offrande et ensuite on va demander à Dieu lui-même et Dieu dit qu'il FEA et il aura uneara c'est la qu'est-ce que Dieu vient dire plus que la TB on sait que quand on amène une offrande les offrandes sont consacré offiatoire VI exp une faute qui été faite involontairement pas une faute volontaire c'est que une faute donc ce texte du Yalkout très profond viendrait nous dire que même la Torah à un moment donné ne peut rien pour moi c'est-à-dire que j'ai beau connaître la Torah c'est pas ma connaissance de la Torah qui va m'amener à régler le problème le problème il est où il est à moi c'est à moi indépendamment de la sagesse de la Torah la Torat elle peut me protéger de la faute mais si j'ai fauté volontairement le seul qui peut vraiment réparer cette faute volontaire la seule chose qui peut vraiment réparer une faute volontaire c'est pas une offrande l'offrande c'est pour les fautes involontaires le seul qui peut vraiment réparer cette faute volontaire c'est moi c'est à moi d'examiner les raisons pour lesquelles je me suis éloigné de moi-même et à ce moment-là le texte dit cette tchua elle fait capara c'est-à-dire elle est méga hâte alkiss à cavode c'est-à-dire qu'elle touche jusqu'au trône céleste elle atteint le trône céleste on sait que le trône céleste c'est l'usine de fabrication de toutes les néchamotes c'est toutes les néchamotes toutes les âmes sont gravées sous le Trô c'est la façon rakuka tat kakavot c'est une image hein mais on comprend c'est-à-dire que quelque part c'est la tchuva qui me permet de réenclencher avec ma Nchama première cellelà même qui est sorti du K c'est une image mais ça veut bien dire ce que ça veut dire c'estàdire la tua c'est celle qui permet de me retrouver moi tel que je suis et surtout tel que essentiellement je suis ce qui est ce qui est moi donc donc ça c'est important et pourquoi aussi le kisakavod l'image j'ai vu dans un commentaire explique que le kisakav c'est le trône de d' ag mais nêche que le trône d' il représente l'unité c'estd et l'unicité c'estàdire absolument incomparable à quoi que ce soit l'unité l'unicité d' etout son les deux caractéris unité unicité mais n'empêche que à son niveau l'homme aussi a une expérience de l'unité et une expérience de l'unicité lui-même il est un c'est son corps et c'est son il est un un dans l'humanité mais un et il a aussi une unicité c'est-à-dire qu'il est absolument incomparable à aucun autre homme il n'y a pas deux êtres humains identiques ça n'existe pas donc quand on dit que la tchua elle est mag ça veut dire qu'elle remonte et elle atteint le trône céleste c'est aussi pour nous dire pas seulement que là bas c'est la néchama d'origine et que je renoue avec mon néchama originelle mais c'est aussi là-bas que se trouve l'unité et l'unicité d' queou et que je dois m'inspirer de cette unité de cette unicité d'akborou parce que en faisant tchuva je me suis moi-même réapproprié mon unité et mon unicité et que la faute m'avait coupé de cette expérience de l'unité la faute c'est quelque chose qui morcelle qui casse qui brise l'unité on est beaucoup plus tiraillé avec soi-même on est à 10 à à éloigné de soi on est coupé de soi on est coupé la tchauva c'est ce qui permet de réparer ça de recoure ça de reformer une unité et aussi de me repenser comme quelqu'un d'exceptionnellement unique et d'ailleurs le fait de penser que nous sommes unique et irremplaçable et incomparable c'est ça aussi qui peut nous protéger d'une certaine façon de la faute parce qu'on se dit que c'est pas c'est pas normal c'est pas de notre niveau ça ne correspond pas à notre valeur que de faire quelque chose qui n'est pas nous puisque vous savez que des fois la faute c'est vrai j'ai dit on va être en état d'ébriété avec soi-même des fois c'est intéressant de se de se s'éloigner de soi c'est ça qui est intéressant aussi dans dans dans l'utilisation des Paradies artificielles ou de l'alcool ou de choses comme ça d'expédients extérieurs ce qui est intéressant c'est qu'on est un peu en dehors de soi ça on se repose un petit peu de nous-mêmes c'est ça qui est qui est qui peut être opposant mais mais ça peut être aussi l'aboutissement d'un manque de d'estime de soi la faute c'est quand on a fini de s'estimer quand on se dit bon après tout vu le peu que je suis je peux bien fauter de toute façon je suis pas grandchose et donc le glissement vers la faute il peut venir d'un manque d'estime et de reconnaissance que nous aurions pour nous-mêmes donc se réapproprier l'idée de notre unité et surtout de notre unicité c'estàdire que nous sommes des êtres absolument uniques B ça nous donne aussi le sens d'une responsabilité c'est-à-dire je peux pas faire n'importe quoi quand le Talmud nous dit ravadam lomar bichvilivraola chaque homme a l'obligation de se dire le monde a été créé pour moi ça veut dire quoi le monde a été créé pour moi c'est pas un orgueil excessif c'est de se dire que si je n'étais pas dans le monde le monde serait pas le même donc je peux pas me permettre de faire n'importe quoi parce que si je ne suis pas moi celui que je dois être dans ce monde le monde va ne va pas réaliser ce pourquoi hashm l'a fait et ce qu'il attend de moi dans ce monde donc bichviline ibraolam c'est l'affirmation de soi mais une affirmation de son unicité c'est-à-dire de ce que j'ai en moi d'absolument unique mais c'est à travers cette affirmation qui a l'air d'être une affirmation très orgoilleuse mais qui en vérité ne l''est pas du tout que je peux le mieux éviter de me perdre de vue parce que j'ai pas envie de me perdre de vue vu que je m'estime quand j'ai envie de me perdre de vue c'est parce queà un moment je ne m'estime pas donc je suis pas loin de penser que à rochashana il s'agit aussi non pas simplement de faire les comptes de toutes les choses pas bonnes que nous avons faites mais d'essayer de repenser à tout ce qui en nous est fondamentalement bon et si je peux m'appuyer sur cette analyse de moi dans tout ce que je peux avoir de qualité alors je pourrais peut-être imaginer une sortie de crise mais imaginer une sortie de crise dans le dénigrement de soi c'est très difficile donc ne vous faites pas leurer par tous les ratatiiti vous allez dire par exemple à quiip pour c'est pas parce qu'on se donne des coups comme ça qu'on s'aime pas c'est peut-être juste pour se réveiller ouais alors il est où ton cœur tu le sens ton cœur il est là il est haut ça fait longtemps que tu lui as pas parlé il y a des choses fabuleuses dans ton cœur il y a des trésors de richesse des trésors de d'inventivité de créativité va les chercher regarde une photo de toi quand tu avais 2 ans tout était faisable bah tu es ça tu es toujours ça on n jamais perdu le lien avec ça c'est ça aussi le chauffard le chauffard c'est un son tellement primaire et justement on est sorti des mots parce que avec les mots on peut pas tout dire on aurait beau faire faire 25 ans d'analyse les mots ne diraient pas ça le son du chaufard c'est justement pour que nous soyons CAPA de réentendre ce moi profond en nous que nous étouffons que nous dénigrons duquel nous ne voulons rien savoir duquel nous voudrions prendre nos distances qu'on a beaucoup de mal à rencontrer et ben ce son là il casse un peu les barrières il désinhibbe c'est un son qui désinhibe c'està-dire que faut pas hésiter à à pleurer pendant le chauffard parce que ça veut dire que on a brisé la glace et c'est ça que doit faire surtout le chauffard c'est briser la glace cette glace qui m'empêche d'atteindre aux choses vraiment importantes en moi le chauffard vient alors bien sûr yon je me rappelle aussi que j'ai des ascendants prestigieux que je ne viens pas de n'importe où donc je rappelle de laakedatrak je suis capable de penser jusqu'où peut aller la messirout nefèche le don de soi le sens du sacrifice comment on peut aller sans bien sûr toucher à la vie mais jusqu'où on peut se on a un potentiel dans Avraham et dans israac et dans tous les avotes oui on a un potentiel dans lequel puiser c'est pas seulement un potentiel perso c'est un potentiel aussi qui est notre histoire parce qu'on peut pas non plus se construire sans racine on peut pas se construire sans passé on peut pas se construire sans des références on peut pas se construire sans des ascendants c'est d'ailleurs vous savez que il y a deux expressions dit l'homme il est obligé de se dire chaque jour le monde a été créé pour moi il doit aussi se dire aussi une autre phrase les marass à ville quand est-ce que mes actions pourront atteindre les actions de Abraham et yaob donc ça veut dire que nous avons ça dans notre projet c'estàdire je je je perds pas de vue que je pourrais être Abraham je pourrais par certains de de mes qualités et certaines de mes actions atteindre au niveau ta quand mes actions donc on voit bien que l'homme a beaucoup plus l'obligation de se questionner sur sur ses potentialités que de se questionner sur ses manques le manque c'est ça la faute c'est-à-dire rester dans le rissaron se complire dans un forme dans une forme de de manque et vivre ce manque là et en essayant de l'oublier en prenant des expédiences mettant à distance de soi en fautant en faisant des choses pour pas voir le manque et bien ça c'est véritablement une faute d'ailleurs fauter oui le le le sens premier du mot fauté même en français et en hébreu c'est rissaron c'est le manque fautif ça veut dire que c'est manquant il manque quelque chose il manque quelque chose c'est pas ça donc la faute elle vient d'une expérience du manque elle crée du manque et elle vient d'une expérience du manque comment arriver à sortir de la faute et ben en se rassemblant soi-même en se ramassant sur soi et en essayant de rééprouver ces énergies essentielles cell du chorchama de cette origine de Nchama de puissance spirituelle qui vient du trône céleste et qui va nous aider à avancer en sachant que de toute façon la faute fait partie de notre process le Maral explique une chose très importante et dit la tchouva n'existe que parce que nous nous sommes des êtres qui vont fauter et pourquoi nous fautons parce que nous avons un corp nous ne sommes pas de pures idées si nous étions essentiellement sir c'est-à-dire si nous n'étions que des néchamotes que des êtres épurés totalement spirituel ah oui la tchouanexiste pas parce que s'il y avait une faute là-dedans elle serait totale pleine et entière parce qu'elle serait totalement revendiquée elle serait totalement à assumer mais le fait que nous soyons mourkavim c'est-à-dire formé d'un âme d'une âme et d'un corps et bien quelque part on ne peut pas dire que nous assumons totalement la faute que nous avons commise quelque part il y a dans la faute que nous avons commise quelque chose qui nous a dépassé et ça vient de quoi ben ça vient du fait que nous ne sommes pas de nature totalement spirituelle mais que nous sommes de nature spirituelle et matérielle et c'est parce que nous sommes de nature spirituel et matériel que la tchua a été créé avant la création du monde la tchua fait partie des éléments d laagmara qui ont été créés avant que le monde n'existe au passage c'est la preuve que la tchuva n'est pas liée à la faute puisque la tchuva elle existait avant déjà qui est la faute donc ça veut dire qu'elle a une une existence autonome faire tchuva nous sommes tous dans une tchuva à chaque instant cambre ben lorsque nous devenons flexiblebl lorsque nous sommes capables de nous remettre en question lorsque nous sommes capables d'inventer quelque chose de nouveau dans nos vies lorsque nous sommes capables de revenir vers notre tout ça ça s'appelle tchuva c'est pas juste j'ai fait une faute je fais mon truc j'ai remplacé la faute et c'est bon donc d'une certaine façon c'est une hygiène de vie la tchua et elle fait partie de la vie humaine parce que justement nous sommes des êtres prédispos à la tchoua ce qu'chem attend de nous c'est que malgré le fait que nous ayons un corps des appétits des préjugés des idées préconçu que nous nous arrangeons parce que justement nous voulons avoir des petits arrangements avec nous-mêmes et nous nous berçons donc de petites certitudes et de petit préjugés ça ça fait partie du fait que nous avons un corps si nous n'avions pas de corps et ben nous serions des êtres purs échamol pur mais le fait que nous que nous ayons un corps c'est bien que nous sommes prêt prédisposé à la Tuva Hashem n'aurait pas créé la Tuva avant le monde s'il avait pas pensé que la tua était un élément fondateur du monde la tor aussi a été créée avant le monde c'està dire qu'elle précède le monde le monde n'est pas la conséquence de la la Torah n'est pas la conséquence du monde c'est pas parce qu'il y a un monde qu'em fait la Torah c'est parce qu'il a fait une Torah qui crée le monde et donc le la Torah est la mise en en évidence de ce qui est pardon le monde et la mise en év de ce qui est dans la T ben c'est pareil pour la Tuva la Tuva préède le monde parce que le monde doit révéler la dimension de Tuva et donc c'est le plus grave c'est pas de fauter le plus grave c'est d'imaginer que cette faute est irrévocable irréédiable irréparable inarrangeable et que donc il n'y a pas de tchua toute laemouna du peuple juif c'est de dire malgré le fait que j'ai fauté et ce que j'espère de faire c'est de fauter le moins possible il y a pas de sadic dans le monde qui n'a jamais fauté ça existe pas d'accord la faute c'est c'est la vie d'accord et bien on doit essayer d'améliorer cette dimension là aucun homme dit le Maral est capable de réaliser une action définitive toutes nos actions sont provisoires je ne peux jamais réaliser un acte définitif tout ce que je fais tant que je suis en vie peut être mise en question par ce que je fais donc forcément parisque je peux pas réaliser un acte définitif tu ne peux pas me juger définitif donc je peux toujours m'arranger par cette dynamique de réappropriation de soi et de d'amélioration à arranger cet acte qui de toute façon n'est pas fini et que je peux rattraper les anges eux font des actes définitifs parce qu'ils sont pas matériels mais nous notre matérialité elle fait que ce qu'on va faire c'est toujours à moitié ou au 3/4 ça sera jamais total mais en même temps c'est ça notre moteur si on réaliser des actions définitives on aurait vite fini et puis on se poserait le but c'est pas qu'on se pose le but c'est queon soit tout le temps et en permanence dans cette espèce dynamique voilà



