Découvrez comment cette conférence du Rav Elie Lemmel éclaire notre relation aux origines ainsi que celle entre l’enfant et ses parents. À travers l’analyse de l’étymologie hébraïque et des mécanismes psychologiques de la « chosification » ou de la dépendance émotionnelle, Rav lemmel explore comment se construire en reconnaissant ses racines. Vous y trouverez également des pistes concrètes pour instaurer un respect authentique et apaiser les relations familiales. Plongeons ensemble dans cette réflexion sur la place de l’individu face à ses origines.
Parmi les thèmes abordés :
- Quelles attitudes concrètes (postures, paroles, gestes) sont préconisées par pour manifester l’honneur et la reconnaissance envers un parent au quotidien ?
- Quelle est la portée du commandement « Honore ton père et ta mère » dans la Torah, et pourquoi fait-il référence distinctement au père et à la mère plutôt qu’aux « parents » en général ?
- En quoi l’étymologie hébraïque du mot « kabed » (signifiant à la fois « honorer » et « lourd ») éclaire-t-elle la dynamique du respect dans la relation parent-enfant ?
- Quelles stratégies adopter face à un parent toxique ou manipulatif afin de préserver son équilibre personnel tout en respectant le commandement d’« honorer » ?
- Comment la tendance à ne voir que les défauts des parents peut-elle conduire à un sentiment de dévalorisation, et comment renverser ce regard pour se construire positivement ?
- En quoi la relation à ses origines soulève-t-elle une réflexion plus large sur la place de l’individu dans le monde et le sens de l’existence ?
- Comment la Torah définit-elle la notion d’« honorer » ses parents, et en quoi diffère-t-elle de la simple obéissance ?
- Comment distinguer entre la flatterie (pour instrumentaliser) et le véritable « donner du poids » à l’autre dans toute relation humaine ?
- Pourquoi l’enfant doit-il « désapprendre » son sentiment tout-puissant initial et accepter de reconnaître la place réelle de ses parents ?
- Comment le fait de donner du poids à ses parents contribue-t-il à l’épanouissement personnel de l’enfant, en l’aidant à sortir de la dépendance émotionnelle ?
- Comment réagir avec respect et élégance lorsqu’un parent tente d’imposer de la culpabilisation pour faire obstacle la volonté de l'enfant ?
- Comment, en tant qu’enfant adulte, accompagner ses parents vers une prise de conscience de la valeur qu’ils ont aux yeux de leur descendance, afin de réduire leur besoin de recourir au rapport de force ?
- Quel travail intérieur l’adulte en devenir doit-il effectuer pour repérer et valoriser les gestes, les paroles ou les actions positives des parents malgré leurs dysfonctionnements ?
- Quel paradoxe se joue quand l’enfant, en naissant, croit être au centre de l’univers, et comment ce sentiment originaire devient-il potentiellement toxique s’il n’est pas corrigé ?
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Transcription
Kind: captions Language: fr On va donc euh ce soir traiter d'un thème qui est euh au centre au fond de notre vie qui est la relation aux origines puisque lorsque l'on pose notre réflexion sur la notion du respect des parents, évidemment c'est avant tout une réflexion sur la relation que nous avons avec ce qui est à l'origine. en l'occurrence, ne serait-ce que biologiquement et bien nous savons très bien que l'origine en tout cas démarre au niveau de nos parents. On va essayer d'explorer ensemble ce que la Torah a dire là-dessus et évidemment pour cela analyser les textes, voir les mots qui sont utilisés à l'intérieur de ceci pour mieux comprendre véritablement ce que la Torah nous dire sur ce sujet. Alors, je vous demandais de faire un travail qui est important surtout dans ce domaine, c'est si on peut le dire à côté de ce terre euh parce que un travail donc de se revirginiser l'esprit, c'est-à-dire de faire en telle sorte de mettre de côté tout ce que l'on croit sur ce sujet. Parce que une des grandes difficultés que l'on a lorsque l'on aborde des sujets auxquels on est confronté de manière régulière, c'est qu'on nous a déjà transmis un certain nombre d'idées sur cela et donc on va penser à travers ce qui nous a déjà été transmis. Alors, ce qui est important pour nous, c'est d'aller voir la source, d'aller voir le texte et non point euh de nous référer à ce qu'on nous a dit des choses. Et je vais vous donner un exemple qui est le plus classique dans la relation à la pratique religieuse. Je rentre tout de suite dans ce sujet. Vous allez vous allez comprendre pourquoi vous avez souvent des personnes qui vont invoquer l'obligation du respect des parents pour demander à leurs enfants de ne pas s'engager dans une pratique religieuse qui pourrait éventuellement leur poser problème. C'est-à-dire que fais-tu du respect des parents ? Là, vous avez envie de leur dire mais soit le respect des parents est inscrit à l'intérieur de la loi et donc tu ne peux pas invoquer une fraction de la loi pour pouvoir faire disparaître une autre partie de la loi. Voyez, c'est un petit peu le paradoxe. Et très attendez, c'est pour le respect des parents. Oui. Et donc comme si à un moment on commençait à dire que le respect des parents serait un élément qui serait instrumentalisé pour imposer à nos enfants notre volonté, même lorsque celle-ci irait à l'encontre de la loi qui elle-même t'a dit de respecter tes parents. Un petit peu, c'est un petit peu ça le truc. Donc on va rentrer tout d'abord à l'intérieur du texte de la Torah et voir le premier lieu dans lequel on nous parle de cette obligation de kabed et c'est-à-dire littéralement d'honorer et ton père veut être immerha et ta mère. Et déjà là on va remarquer quelque chose d'intéressant c'est que la notion de parent n'existe pas. On va pas ici dire les parents, on va dire le père et la mère. Et plus tard d'ailleurs qu'on va parler de que l'on traduit très imparfaitement par la crainte mais on va retravailler sur la traduction exacte du texte et bien on va nous dire ich l'individu im à vive sa mère et son père où vous craindrez. Donc on va voir qu'il y a la mère, le père, le père, la mère, mais on ne voit pas cette notion de parent. Donc ça c'est déjà un premier point qu'on va garder dans un coin de notre tête. Et puis après on va s'arrêter sur le mot Kabed et Kabed honor. La question est de savoir c'est quoi honorer ? Si on vous dit il faut honorer quelqu'un concrètement comment ça s'exprime ? Et ce qui est intéressant c'est que on pourrait imaginer que chaque personne aurait sa vision de ce que veut dire honorer l'autre. Je l'honore mais de quelle manière ? Je me lève devant lui, je l'applaudis. Que sais-je ? Alors, on va reprendre le terme de Cabè et on va voir quelle est son origine. Vous savez que l'hébreu a ceci de particulier, c'est que c'est une langue consonne antique. C'est-à-dire, vous n'avez que des consones, vous n'avez pas de voyelle. Et donc la lecture du mot peut être multiple parce que vous pouvez le voyiser de manière différente. Un des exemples les plus intéressants, les plus amusants, c'est vous savez que la Torah nous dit que l'on n'a pas le droit de consommer du lait et de la viande. D'accord ? En vérité c'est pas marqué comme ça. C'est marqué l' bachel baral vimo. Tu ne cuivras pas le chevreu dans le lait de sa mère. Déjà, on nous parle pas de consommation, on nous parle de chevaux, de la mer du chevau. Donc rien que ça déjà au moment, tu peux pas consommer, tu peux pas cuire. Mais même le mot ralève qui veut dire le lait, en vérité, tu as voyéis ces trois lettres, lam bête, le rève. Mais moi je veux le voyiser autrement. Je peux voyaliser si je le désire. Non pasève mais relève. Et relève veut dire la graisse et ça serait entendable. Tu ne cuilleras pas le chevreux dans la graisse de sa mère. Ce qui serait au passage un élément intéressant au niveau de savoir faire une cuisine un peu light. D'accord ? Et ça s'entend. Si je n'ai pas une tradition, une transmission qui me dit comment je dois voyaliser le texte, voyez que à un moment je peux réorganiser les choses. Ce qui est sûr, c'est que l'absence de voyelle va nous permettre de faire émerger d'autres lectures des mêmes consonnes qui nous permettra de mieux comprendre le sens premier du mot que l'on est en train d'analyser. Donc je vais prendre le mot cabed. Mais caved qui veut dire honorer, c'est aussi un terme qui veut dire lourd, quelque chose qui est cavèed. Quelque chose qui est cavède, c'est quelque chose qui est lourd par opposition au terme cale qui veut dire léger. Et donc quand on nous dit Kab honore et ton père et ta mère, on est en train de nous dire Kabè fait que les choses aient du poids, traduit de manière différente, donne-leur du poids. Et c'est intéressant parce que au fond, quel est le but lorsque l'on est en train d'honorer quelqu'un ? Soit on honore une personne parce que c'est une manière pour nous de la manipuler. Dans ce cas-là, ce n'est pas l'honorer, mais c'est tout simplement la flatter. Comme vous êtes joli, comme vous êtes beau, le ramage le plus, d'accord, on connaît. Donc quelque part, j'ai une posture ou démo qui lui donne l'illusion de représenter quelque chose parce que justement pour moi, elle ne représente rien si ce n'est une ressource que j'ai envie d'exploiter. Donc paradoxalement, quand j'honore, mais ce n'est pas honoré, c'est flatté. Je révèle le peu d'importance qu'à la personne qui est en face de moi, vu que les mots que je prononce sont là pour me l'approprier, pour m'en servir comme ressource. Donc il faut croire que la notion d'honorer, c'est donner du poids à l'autre. Non point parce queà travers les mots que je prononce, ça va me permettre de créer une forme de relation dont je serai à terme le bénéficiaire. Ça c'est la flatterie. Mais donner à l'autre du poids, c'est lui faire prendre conscience de ce qu'il représente par rapport à moi, sans que les mots que je prononce soient là pour définir une nouvelle relation avec cette personne. honorer quelqu'un, c'est lui donner du poids, c'est-à-dire lui révéler qu'il a une valeur et qu'il a une importance en tant qu'individu. Et c'est intéressant parce que on a tous besoin pour grandir d'avoir d'abord conscience que l'on a une valeur et que l'on représente quelque chose. C'est quelque ch c'est c'est un point dont on a tous besoin. Alors la question va être de savoir dans le monde des relations humaines, quand on dit par exemple respecte ton conjoint, ça je le comprends parce que mon conjoint a besoin de savoir qu'est-ce qu'il représente pour moi, quelle est sa place, quelle est son importance, quelle est sa valeur à travers le fait que quand il me parle, je l'écoute réellement. Je ne suis pas en parallèle en train de faire autre chose. D'accord ? Même c'est bon, ça va, je t'écoute. Ouais, d'accord. Mais si c'était quelqu'un d'autre, tu l'écouterais autrement. D'accord. Donc ça au fond nous on a une chance incroyable, c'est qu'aujourd'hui on a un portable que l'on peut fermer pour révéler à l'autre sa place et son importance. Je parle pas de ceux qui sont en train de tapoter ici parce qu'ils prennent des notes. Donc pour moi, c'est pas de ça parce que les gens ils pensent que je fais une allusion, hein, pas du tout parce que j'ai appris que le portable, on l'utilise pour prendre des notes. Mais donc c'est à la limite dans le monde des relations humaines, je peux comprendre l'importance de révéler à l'autre son poids et sa valeur parce que on a besoin de savoir qu'est-ce qu'on représente pour l'autre. La posture que j'ai face à toi, l'exigence de comportement que j'ai de par ta présence te révèle l'importance et la valeur que tu as à mes yeux. Parce que si c'était quelqu'un d'autre, je n'aurais peut-être pas cette posture, je m'exprimerai peut-être différemment. Ça c'est dans le monde des relations humaines parce que j'en ai besoin. J'ai besoin de savoir ce que je représente pour l'autre. Maintenant, c'est quoi dans le monde de la relation de l'enfant vis-à-vis du parent ? Serait dire que le parent a besoin de savoir quelle est la place et l'importance qu'il a aux yeux de l'enfant. Ce qui au fond pourrait poser un terme à terme un problème, ça serait une forme de relation presque de dépendance. J'ai besoin que tu me rassures sur la place que j'occupe par rapport à toi. Et c'est vrai que c'est tout l'enjeu de ce qui se joue dans le monde des relations, mais c'est pas le sujet d'aujourd'hui. Donc on va pas l'aborder. On va se restreindre donc sur ce qui se joue au niveau de la relation aux parents. Et bien oui. Et bien oui. Pourquoi ? Parce que l'enfant lorsqu'il nî vit une expérience qui est absolument incroyable mais qui à terme peut être terriblement toxique. C'est de penser qu'il est au centre de l'univers et que l'univers n'est là qu'à son service. C'est l'expérience que nous avons toutes et tous vécu lorsque nous étions nourrissons. Lorsque nous étions nourrissons, nous avons toutes et tous vécu cette expérience d'être au centre et d'avoir un monde adulte complètement tourné vers nous répondant à toutes nos félicitations, même si on ne les exprimait pas de manière claire. tu pleures, tu cries, il y a l'adulte que sont les parents de se débrouiller pour comprendre ce que tu veux, ce dont tu as besoin. Et donc est inscrit à l'intérieur de l'expérience de l'enfant cette idée que le parent n'est là qu'à son service. Et c'est pas bien. Essayez d'imaginer, vous arrivez quelque part en tant que petit adulte et puis dès que vous faites "Ah, tout le monde vient, vous avez besoin de quelque chose". Mais et c'est systématique. Et quand tu as pas envie, tu as pas envie. Quand tu veux dormir, tu dors. Quand pour toi, c'est normal. C'est normal. Donc toute la notion de Kabir en point de départ, c'est quoi ? C'est qu'il va falloir désinscrire chez l'enfant cette notion de toute puissance et d'être au centre. de comprendre que cette expérience n'est qu'une étape, mais qu'il va d'abord devoir faire ce premier travail qui est de donner du poids aux parents à travers quoi ? Comment est-ce que vous savez que vous avez de l'importance par rapport à l'autre ? Comment vous avez conscience ? C'est qu'on tient compte de votre parole. C'est que les mots que vous prononcez, on ne les met pas de côté. On les entend voire même on est prêt à y répondre. Non point dans une relation d'obéissance mais regardez dans une relation interpersonnelle classique si quelqu'un vous dit quelque chose aimez son opinion. Qu'est-ce qu'on a besoin d'entendre à minima ? Tiens, c'est intéressant. Même si par la suite nous n'adhérerons pas nécessairement à la parole de l'autre, mais on lui a donné du poids et de l'importance. C'est à travers le fait de lui avoir donné du poids et de l'importance, on a révélé à l'autre le fait qu'il a une importance. Regardez, si quelqu'un ici me pose une question, je dis "Oh bon d'accord, j'ai pas été méchant. J'ai pas été méchant mais quelque part je dis ta parole vaut rien. Donc quelque part si ta parole vaut rien, tu es sans doute aussi quelqu'un qui vaut rien. D'où l'expression un va rien au fond. D'ailleurs, le vorien qui est souvent celui qui va faire tout et n'importe quoi, c'est le fruit d'un monde dans lequel il a eu l'impression qu'il ne valait rien. Et quand tu grandis dans un monde dans lequel tu as l'impression que tu ne v rien, quelque part, ben tu valides, vous allez voir que je vaux rien. C'est-à-dire cette croyance que vous avez eu de moi, je vais la valider à travers une suite. Change de cette parenthèse. La notion donc du respect des parents, ça va être d'inscrire chez l'enfant le fait que ce qu'il croyait être normal n'est pas normal. Ce n'est qu'une étape et qu'il va devoir donc maintenant reconnaître la place et l'importance que jouent ses parents à l'intérieur de sa propre histoire. Ça ça va être donc le point de départ. Et donc la Torah va me dire qu'ab la T va me dire honore et ton père et ta mère c'est-à-dire sa que chacun d'entre eux étant différent il va falloir que tu comprennes comment tu vas révéler à l'un et à l'autre l'importance qu'ils ont à tes yeux de par la conscience que tu vas avoir de la place qu'il occupe dans ton histoire. Donc, on nous demande de réfléchir comment je révèle à l'autre la place et l'importance qu'il occupe à l'intérieur de mon histoire, mais en réfléchissant sur sa singularité et sur ce dont il a besoin d'entendre ou le comportement qu'il a besoin de voir à son égard. Ce qui est sûr, c'est que le respect c'est pas l'obéissance. obéir, c'est pas ça l'ange. Moi, qu'est-ce qui fait que j'ai l'impression en tant que parent de représenter quelque chose pour mon enfant ? Ce n'est pas lorsqu'il m'obéit, parce que généralement, s'il m'obéit, c'est que je suis dans un rapport de force à mon avantage. Quand vous êtes dans un rapport de force à votre avantage, évidemment que l'autre va obéir, il a pas le choix. Ce qui m'intéresse, c'est le regard qu'il porte sur ce que je suis. à travers le poids qu'il donnera à ma parole lorsqu'il ne sera plus dans ce rapport de dépendance, c'est-à-dire lorsqu'il sera déjà dans une indépendance, le moment dans lequel il peut réfléchir et prendre ses décisions tout seul et qu'il montre que ma parole est importante pour lui. C'est ça au fond. C'est-à-dire que notre erreur numéro 1, c'est de penser que c'est l'obéissance qui est l'expression. de ce que l'on appelle le respect. Pas du tout. L'obéissance, c'est un système qui n'existe que dans un monde où le rapport de force est à l'avantage d'un des deux protagonistes. C'est pour ça que je t'obéis. Et c'est souvent l'erreur que font bon nombre de parents. Et c'est vrai qu'ils sont dans l'illusion du respect alors qu'en vérité ne sont que dans le monde de l'obéissance. Et d'ailleurs, on le voit bien. Qu'est-ce qui fait qu'un enfant quand il est petit, il obéit ? Parce qu'il a peur de perdre ce dont il a besoin pour vivre et ce dont on a tous besoin pour vivre. C'est quoi ? De ne plus avoir de vitamine A, c'est-à-dire d'amour. On a besoin de se sentir aimé. Or, quand l'enfant est petit, les seuls dispensateurs d'amour, a priori, c'est qui ? et ses parents. Mais le jour où il arrive vers la préadolescence et que pour la fille, elle se rend compte que si elle commence à faire un peu ça, les garçons lui donnent l'illusion de l'aimer. Et réciproquement, comme par hasard, la relation n'est plus la même. Pourquoi ? Parce que je crée une forme de pseudoindépendance au niveau de l'amour. comme d'autres peuvent m'aimer, je n'ai plus peur de ne plus être aimé de mes parents. D'ailleurs, il y en a qui sont dans une stratégie d'exploitation de ce besoin de se sentir aimé de quelqu'un d'autre que les parents pour pouvoir capter l'autre. Mais ça c'est déjà un autre problème. C'est encore une autre difficulté. Et au fond, c'est ce qui fait que souvent les relations, les premières relations amoureuses ne sont pas du tout des vraies relations amoureuses. C'est tout simplement une manière pour moi de recevoir ce dont j'ai besoin en prenant de la distance par rapport au système dans lequel je suis. Je ferme cette parenthèse parce qu'on va maintenant rentrer un peu plus dans le concret mais il faut quand même poser un petit peu le concept. Vous savez c'est c'est important de comprendre qu'est-ce que la Torah est en train de dire. Donc respecter, c'est donner du poids. Évidemment, pour être respecté, il faut être respectable. La grande difficulté que l'on a, c'est lorsque les parents n'incarnent pas l'adulte qu'ils sont censés être par rapport à nous, il va falloir qu'on leur donne du poids, ne serait-ce que parce qu'ils sont à la source de notre existence, ils nous ont donné à minima ce dont on a besoin pour vivre. C'est-à-dire, ils nous ont donné à manger, ils nous ont donné à boire, ils nous ont permis d'exister physiquement. Mais c'est vrai que c'est pas simple de ressentir du respect pour un adulte qui ne se respecte pas, pour un adulte qui n'a pas décidé d'assumer sa dimension d'adulte, ce n'est pas simple. Il va falloir donc chercher à l'intérieur de l'histoire qui nous relie les éléments qui nous permettent de lui donner du poids, c'est-à-dire de lui révéler son importance de par le fait qu'il est à la source de notre venue dans le monde. C'est pas simple. C'est la raison pour laquelle la Torah ne nous demande pas d'aimer nos parents. Elle te demande juste de la respecter. Si tu peux les aimer, c'est bien. Pourquoi ? Parce que pour la Torah, l'amour c'est quoi ? C'est le sentiment que tu as vis-à-vis de quelqu'un qui te donne les moyens de t'épanouir. Aimer quelqu'un, c'est vouloir lui donner les moyens de s'épanouir. Je vais pas vous faire le développement maintenant, c'est pas le sujet. Mais évidemment, ça prend sa source dans les textes. C'est ça qu'on dit. aimer Dieu parce que Dieu est à la source de ce qui nous permettra de nous épanouir. C'estàd que la Torah envisage l'idée que des parents ne puissent pas être à la source de l'épanouissement de l'enfant lorsqu'ils ont décidé de faire de l'enfant la projection de leur propre désir, celui qui va nourrir leurs besoins narcissiques et qui lorsqu'il ne correspond pas à leur attente est mis de côté, c'est-à-dire s'inscrit dans un monde d'amour conditionnel. Je peux pas aimer dans la définition amour de la Torah. Bien sûr, évidemment. Évidemment qu'il y a un lien affectif parce que qu'on le veille ou pas, il y a un lien affectif. Mais la Torat manière très intéressante à travers le choix du motabè nous dit ça, tu as pas le choix parce que donner du poids à ceux qui t'ont donné la vie, tu es obligé parce qu'ils t'ont donné la vie, ils t'ont donné des choses objectivement qui sont là. réussir à les aimer, on te le souhaite mais je peux pas t'obliger parce que si tu ne t'es vu que dans la projection de leur propre désir et comme disait l'aurais voulu être un artiste, comment tu fais ? Pas simple. Alors évidemment, il y a la manière de juger positivement qu'on est parfois projection parce que pour eux c'est une manière de réparer leur passé. Tu seras médecin mon fils, d'accord ? tu seras ramin. Les gens qui ont qui ont fait un retour au judaïsme et qui veulent que leurs enfants soit ce qu'ils auraient rêvé d'être au même âge. C'est dans tous les univers évidemment mais ça c'est une interprétation déjà un peu psy sur laquelle il faut être un peu vigilant parce qu'on devient pas psy prise unique du jour au lendemain. Mais néanmoins, c'est ce qu'on doit avoir en tête. Alors manière concrète qu'est-ce qui se passe ? On a en vérité un vrai travail à faire. Le vrai travail que nous devons faire, c'est de réussir à être en focal sur les éléments qui nous permettent d'avoir la relation dont ils ont besoin alors que par ailleurs nous voyons des éléments qui parfois sont dysfonctionnels. Et ça au fond, c'est sans doute ce qui permet d'être dans l'expression du respect parce que nous allons faire le choix de regard sur des éléments qui vont nous permettre d'exprimer ce respect. Mais c'est pas simple toujours. C'est pas simple parce qu'on a parfois des parents qui ne sont pas encore adultes, qui ont des comportements qui quelque part nous bouleversent. C'est pas simple. Paradoxalement, c'est là où on nous demande d'avoir une posture d'adulte qui est d'être en focal sur les éléments qui vont, d'avoir une lecture haute de leur dysfonctionnement en essayant de les juger positivement. C'est-à-dire de ne pas voir dans les dysfonctions dans les dysfonctionnements de l'autre l'expression de quelque chose de petit mais d'une difficulté non réglée. Ce qui n'enlève en rien la problématique que ça nous pose, mais ça me permet en la comprenant de la vivre C'est-à-dire ses parents qui par exemple nous enferment ou ses parents qui au contraire nous ouvrent des portes beaucoup trop grandes, beaucoup trop tôt. Vas-y mon fils, éclate-toi, tu as 15 ans. Si vous faire à 15 ans quand on te propose de open bar ou une fille a 17 ans, vas-y vis ta vie. Et la mère, elle a envie de revivre sa jeunesse à travers sa fille. Le père a envie de revivre sa virilité à travers le fait que son fils devient conquérant de chair fraîche. C'est pas très très bon. C'est même un peu toxique. Chercher à comprendre ne justifie pas mais permet de vivre les choses de manière différemment. C'est-à-dire que on va relativiser des réalités qui parfois peuvent nous poser problème chez le parent et se focaliser sur les points qui nous ont nourris et à partir de cela leur révéler cette action. C'est le ré, pardonnez-moi, c'est dimension de reconnaissance que j'ai vis-à-vis d'eux. C'est pas simple. C'est-à-dire que cette mitva, ce commandement de la Torat des dans le respect des parents pour beaucoup de personnes n'est pas simple à mettre en place parce qu'il peut y avoir une colère vis-à-vis des parents, parce qu'il peut y avoir ce manque d'avoir cette absence de l'adulte que l'on espérait voir en eux. Il y a eu parfois chez eux des postures dysfonctionnelles à notre égard, un non désir de nous comprendre et de voir dans nos révoltes l'expression d'un appel. C'est pas simple. Bienvenue au club des êtres humains. Et c'est vrai que c'est pour cela que c'est une mitwa qui est tellement importante parce que au fond elle exige de notre part d'avoir un regard tel que la Torah nous demande sur l'existence, c'est-à-dire de ne pas être dans un besoin de cohérence absolue dans le fonctionnement de l'autre par rapport à nous. d'accepter de voir dans ses difficultés non pas l'expression de son identité mais d'éléments sur lequels il devrait travailler, de voir en premier lieu les choses positives et à travers cela donner à l'autre l'énergie de pouvoir progresser parce qu'on a mis en exerc ces éléments positifs. On passera aux question après. À partir de là, on va commencer donc à à mettre en place un petit peu ce système. On passera aux questions dans un quart d'heure. Je préfère terminer le le propos. Une fois que ce travail on va le faire, alors comme vous voyez, c'est un sacré travail. Moi, je propose un truc très simple pour le faire, c'est de se dire si au fond de demain, on voulait condamner nos parents. Quelqu'un dit "Oh, tes parents condamnés 40 coups de bâton." Quelles seraient les choses que l'on dirait d'eux pour demander d' d' d'adoucir la peine ? Comme par hasard, on aurait des éléments qui nous reviendrai en mémoire de ce qu'ils nous ont fourni, de ce qu'ils nous ont donné. Et bien, c'est cela qu'il faut essayer de faire, c'est-à-dire de garder à l'esprit toutes ces chosesl qui nous permettront d'avoir cette relation de respect d'eux. Alors évidemment la question est la suivante : comment vais-je faire lorsque la parole du parent m'empêche ou j'ai l'impression qu'elle va m'empêcher de créer l'histoire qui est la mienne ? Il y a deux points sur lesquels la Torah me dit, tu peux entre guillemets la mettre de côté avec élégance, mais quelque part dont tu n'es pas obligé de tenir compte, c'est quand tu vas étudier la Torah et quand tu veux te marier. C'est-à-dire un parent qui au nom du respect des parents voudrait empêcher un enfant d'aller à l'étude n'a pas être écouté. Évidemment, un parent qui demanderait à un enfant de transgresser la loi ne peut pas le faire. parce qu'il est lui-même aussi assujetti à la loi. Et d'ailleurs, c'est ce que le verset nous dit un individu, sa mère et son père, il craindra, c'està-dire il leur donnera vraiment de l'importance et vous garderez mes shabbats. Quel rapport ? Le verset qui le rapport les parents et le shabbat, on te dit si ton père ou ta mère te dit transgresse le shabbat, tu lui dis mais tu es assujetti à l'observance du shabbat comme moi. Donc tu ne peux pas instrumentaliser la loi A pour m'obliger à transgresser la loi B. Et c'est vrai que parfois on a une forme de manipulation parentale, de chantage affectif avec des mots si c'est ça ta religion quelque part. Ce que je vais dire est un peu cruel, vous allez donc le relativiser. Mais si c'est ça le seul argument que vous avez amené, c'est un peu pathétique. Si des parents le seul argument qu'ils peuvent amener, c'est "Tu as vu ce que ta religion elle te fait ? Tu respectes plus tes parents." Je peux le faire avec tous les accents quelque part. Il y a quelque chose de pathétique. Ça veut dire queau fond, ben tu as plus grandchose à dire. Et si c'est ta seule manière à toi de mettre de côté le fait religieux qui te dérange, c'est qu'au fond, tu as pas d'autres arguments. Donc tu joues sur un système de culpabilisation. Or, la culpabilisation est à l'origine des manipulations et la manipulation est l'expression de la faiblesse de la parole de celui qui l'utilise parce que tu joues sur un sentiment et sur quelque chose qui peut faire mal. D'ailleurs, c'est ce que certains rabbins font parfois en jouant sur la culpabilisation. Il doit l'amener l'individu à aller dans s'inscrire dans une relation au judaïsme. Non non non, c'est pas comme ça que ça marche. De la même manière que dans le monde de la famille, on ne joue pas sur la culpabilité pour obtenir ce que l'on désire. Si tu as besoin de jouer sur la culpabilité, c'est que quelque part ta parole n'a pas de poids. Soit parce qu'elle n'est pas audible, parce qu'elle n'a pas de sens, soit parce que toi-même tu ne représentes pas ce qui est nécessaire pour que l'autre puisse donner du poids au mot que tu prononces. C'est notre histoire à tous, hein. C'est notre histoire à tous. Évidemment, on ne peut avoir que presque dire de la peine pour des parents qui en sont réduits à ça. Ça veut dire qu'il y a quelque chose qui ne s'est pas encore passé au niveau de la relation et des mots que l'on peut échanger. Donc sur ces deux choses-là, on te dit ben non, alors avec beaucoup d'élégance, de gentillesse. Pourquoi ? Parce que la Torah, j'en ai besoin comme point de référence. Tu ne peux pas m'empêcher d'accéder à la référence. Et la relation amoureuse, si véritablement tu penses qu'elle est toxique et que tu es obligé pour m'empêcher d'y aller d'utiliser un rapport de force, c'est que la relation toxique, c'est sans doute la conséquence de l'absence de relation entre nous. Parce que sinon, tu ne serais pas obligé de m'imposer. Si je suis obligé de t'imposer, c'est que quelque part, il y a pas encore eu de relation, on se parle pas. Alors évidemment, je pense que des parents qui voient un enfant rentrer dans une relation qu'ils peuvent juger toxique, on doit être capable de se parler. Et pour les parents d'examiner si c'est au fond pas la projection de leur désir inconscient qui joue ici. Tu n'es pas le gendre ou la belle fille idéale parce que tu as pas fait HC, tu as fait KLM par exemple. D'accord ? Donc quelque part, c'est pas pour moi le symbole de la réussite. Et évidemment là, il y a des choses à se dire. Ça c'est encore un autre sujet, hein. Ça c'est encore un autre sujet. C'est pas le sujet de ce soir. Mais sur ces deux chosesl aucune obligation de vous écouter. Mais ça veut dire qu'il y a un problème déjà dans la relation. Sur le reste, la question elle doit être au fond, qu'est-ce qui me dérange ? Non, ce soir on mange la pizza. OK. Euh, je préfère que tu nous accompagnes en vacances nous. Alors, c'est vrai que parfois c'est un peu énervant, mais sur le reste à la limite, à un moment, on doit être capable de dire "Bon ben écoute, si pour vous c'est important, alors ça le vient, même si ça me dérange." Tout dépend de la limite et tout dépend évidemment de ce qui se joue derrière le désir du parent. Mais il faut être capable à un moment de transcender ses propres désirs pour être à l'écoute d'une parole qui, même si elle n'est pas totalement justifiée, n'aura pas vraiment trop d'incidence dans ma vie. Parce que quand j'ai une référence claire et que je peux m'inscrire dans la relation amoureuse qui construira mon couple, le reste c'est au fond passifal, même si ça m'énerve clairement. Mais c'est là où en effet on va se poser la question savoir mais est-ce qu'au fond c'est pourquoi ça m'embête tellement ? Vous allez voir que la plupart du temps ce qui m'embête c'est pas tant la chose c'est beaucoup plus le système que le parent veut mettre en place qui me pose problème. C'està-dire un système dans lequel je t'impose je t'oblige et c'est ça qui m'embête. Ça veut dire que ma définition l'indépendance les fonction de la manière dont j'obéis ou de je n'obéis pas l'autre. C'est passé être indépendant. Être indépendant, c'est d'abord savoir comment je me situe moi dans ma tête, même si dans un second temps, je suis capable de vivre ce que l'autre me demande parce que pour lui, c'est nécessaire. J'ai presque envie de dire que parfois en rassurant le parent sur sa place et en étant à l'écoute de sa parole, on lui donne ce dont il a besoin pour peut-être sortir de ce système. Maintenant, il y a des parents enfermants, toxiques. Là, c'est déjà une autre problématique. Il y a des parents qui, objectivement parlant, ne voient dans l'enfant qu'une chose qui est à leur disposition qu'ils doivent maîtriser totalement. Là, on rentre dans la série Courage Fuy. Et en effet, parfois c'est presque une mitva de s'éloigner parce qu'on n'est pas obligé d'utiliser ses ressources pour se protéger sans arrêt face à une toxicité parentale. Chacun est un cas particulier et il faut évidemment parler avec des personnes qui ont une réelle expérience et non pas une belle parole. Si vous demandez c'est un raf qui a 35 ans qui a une belle parole, il a aucune expérience. Et je le dis clairement, ça n'en remet rien en cause ni leur génie, ni leur force, ni ce que vous voulez, hein. C'est que là-dessus, ce qui est important, c'est une expérience de vie en dehors du savoir parce qu'il y a énormément de paramètres qui jouent. Il faut être extrêmement attit extrêmement attentif quand on demande des conseils de vie de se rappeler que l'expérience est un élément capital et que l'absence d'expérience ne remet pas en cause la génialité, la gentillesse, tout ce que vous voulez de l'autre. Mais l'expérience, c'est un élément qui est fondamental là-dessus. C'est pour ça que nos maîtres, ben généralement sont des maîtres qui sont âgés parce qu'ils ont au-delà de leur savoir une expérience de vie qui est fondamentale. Cherme cette parenthèse. Je n'invalide personne ici qu'on a plus une mauvaise lecture rve shalom. Je dis juste que il y a des sujets de vie sur lequel c'est comme sur l'éducation si vous êtes des enfants qui sont petits, vous avez peut-être pas encore commencé à parler d'éducation quoi. Et pas parce que vous êtes pas bon, pas parce que vous allez dire d'habitude, vous allez être génial. Mais c'est pas si simple. Donc ça c'est par rapport à cette dimension là. Maintenant on a encore quelques minutes. On va continuer encore un tout petit peu sur cela. Donc dans ces deux domaines là, on va être dans cette euh dans cette capacité de savoir faire la part des choses pour tout le reste, mais sur cela non. de manière ultra concrète, la ha la loi juive va nous dire maintenant comment tu honores et dit mar il est où mach alors ben c'est tout simplement montrer leur importance c'est-à-dire avoir des postures dans lequelles je montre que tu es quelqu'un d'important quand un parent rentre dans une pièce on se lève on ne s'assoit pas à la place qui lui est la place réservée sauf s'il m'en donne l'autorisation pap est-ce que je peux m'asseoir à ta place mamant je peux m'asseoir à ta place. Alors par dire tu peux et tu peux le faire quand tu veux c'est fait mais je montre je suis désolé vous êtes ceux qui ont permis à machama à mon âme de vivre sur terre c'est-à-dire on répond présent à leur sollicitation on va les servir on s'occupe d'eux vous savez je suis un peu plus âgé que vous quand même des enfants qui ont déjà votre âge même un peu plus âgés que vous voyez qu'ils veulent vous servir entre guillemets, même si vous débrouillez C'est au fond quelque chose qui nourrit parce que ça révèle qu'il y a un lien qui est là. C'est pas juste je suis ainsi comme un pacha, allez-y, servez-moi. C'est-à-dire il montre mais nous sommes conscients que vous êtes les parents et que nous sommes les enfants et qu'il y a quelque chose qui se joue là-dedans et ça va pas passer nécessairement par les cadeaux mais par des postures. Est-ce que je peux te servir ? Est-ce que je peux et cetera et cetera ? Laisse-moi, c'est moi qui vais porter ça. Je suis je suis capable de porter. Oui, mais ça veut dire que tout simplement tu es le parent, tu représentes quelque chose. Et ces choses qui sont parfois très technique sont là pour révéler aux parents qu'ils représentent quelque chose pour nous. Et très souvent, sachez que les parents qui exigent le respect sont au fond des parents qui n'ont pas suffisamment pris conscience de la place qu'ils ont parce que nous avons oublié de le leur signifier. Et lorsque tu prends le temps de leur signifier, maman, je suis là, est-ce que tu veux éventuellement que je te ramène quelque chose en fait ? Papa, est-ce que je peux te servir un café ? Que sais-je ? Ces petites choses rassurent parfois des parents qui doutent de la place qu'ils occupent et donc paradoxalement va permettre dans un second temps d'avoir une relation dans lesquelles ils auront moins besoin d'imposer parce qu'on leur a permis de plus de mieux prendre conscience de la place et de ce qu'il représentait à nos yeux. Donc on est ici, comme vous le voyez maintenant, évidemment la Torah nous met d'un côté l'homme avant la femme et après la femme avant l'homme pour bien montrer qu'il faut qu'il y ait en effet cet équilibre et qu'il soit aussi bien du côté du père que de la mère avec des mots différents pour montrer que le père et la mère et bien doivent avoir un traitement différent de par le fait que là je suis face à un masculin et là face à féminin et qu'évidemment c'est pas la même chose. Vous allez avec votre père ou votre mère quelque part, vous le faites passer devant, vous ouvrez sa porte. ces petits gestes mais qui doivent être l'expression de quelque chose qu'on a construit à l'intérieur de soi parce qu'on a pris le temps de se focaliser sur ce qu'ils nous ont apporté parce qu'on a pris le temps de réinscrire cette notion de reconnaissance par rapport à eux. Nous sommes dans un monde dans lequel on a trop l'habitude de voir d'abord les éléments qui ne vont pas. En vérité c'est pas notre monde. Le roch Rabenou qui était un maître du moyen-âge le roche dit d'arcan che la briote le galot estot ou le il dit la nature profonde. J'ai presque envie de dire la réalité structurelle de l'être c'est le galote c'est de révéler est à raot les éléments qui ne vont pas ou le rassot est de recouvrir est à tovot les choses positives. En considérant que le positif est normal. Moi, j'ai un jour entendu un enfant qui disait, je vois pas pourquoi je vous diraiis merci. Si vous vouliez pas vous occuper de moi, fallait pas me faire venir au monde. C'est très intéressant. C'est-à-dire pour lui, bah tu as décidé de me donner la vie, assume. Et il en avait une forme de conviction. Et c'est vrai que c'est pas simple par suite. Et quand les parents voient l'enfant que comme un élément au service de leur propre histoire, ce qu'on appelle en psychanalyse la chosification de l'enfant, il y a d'autres termes en psychanalyse, je vais pas rentrer dans les d'autres termes qui me plaisent beaucoup moins. Et bien cet enfant et d'ailleurs c'est intéressant parce que c'est l'expression on va faire un bébé. Non, on fait pas un bébé. C'est des ciges c'est pas vrai. C'est le On fait pas un bébé. Le couple vit une relation et il a le bonheur de réaliser qu'on lui confie la possibilité d'amener la vie sur terre. Un enfant, on le reçoit parce que le troisème associé, c'est le créateur de l'univers. Et quelque part, on donne la vie. On permet à la vie d'arriver sur terre. Et c'est vrai que le fait de faire quand je fais une chose, j'ai l'impression que j'en ai la maîtrise. C'est moi qui t'ai fait. Vous saz comme c'est comme le coach qui dit à l'artiste, c'est moi qui t'ai fait, tu m'as rien fait du tout et donc je suis le patron. Cette notion de faire surtout par rapport à un tiers c'est je suis à l'origine de ce que tu es et donc tu m'appartiens et donc j'ai un droit et donc j'ai une forme de pouvoir. Il y en a un qui disait tout tes langages, il avait pas complètement tort. Les éléments de langage que l'on utilise sont pas banals. Et le fait de d'exprimer ça comme ça, on va faire un bébé ça. Non, tu fais rien du tout. Tu vis une vie de couple, tu as une conjugalité, tu as une intimité et un des fruits de cette conjugalité en dehors du lien qu'elle crée dans le couple peut amener la vie. Et c'est les mots que l'on prononce font écho à l'intérieur de nous-même et créer une relation autre chose. D'où l'importance d'avoir des paroles positives parce que les paroles positives créent un rel un regard positif sur le monde et sur les autres parce que le mot au-delà du sens possède une énergie et cette énergie là elle va nous orienter dans une dimension ou dans une autre. Et c'est intéressant, c'est-à-dire de savoir à un moment que pour le parent, en effet, la difficulté va être de penser que l'enfant lui appartient et qu'à partir de cela, il en a le il en a un plein pouvoir alors qu'en vérité un enfant lui est confié. Un enfant est confié à des parents et c'est vrai que quand le parent n'a vu dans l'enfant qu'un élément au service de sa propre histoire, c'est pour ça que c'est bon, on en a deux, ça suffit. À zut, il faut en faire un troisième parce qu'on a deux garçons, on voudrait une fille. Je ne blâme pas. Je n'ai aucune forme de jugement mais à un moment donc bon ben il remplit les cases, c'est bon, on peut s'arrêter. Et ça, vous savez c'est quoi ? C'est un peu la société occidentale qu'on le veuille ou pas qui introduit chez nous l'idée que l'enfant est au service de ma propre histoire. C'est pour ça que certains disent comme il va pas bien servir ma propre histoire, j'en veux pas. C'est intéressant de voir ce qui se joue et c'est sûr certain que ça peut avoir des incidences au passage. Et je conclus là-dessus. Et quelque chose aussi d'un peu paradoxal dans le monde dans lequel on se trouve. La relation de couple comme la relation par enfant devrait être merveilleuse. La relation de couple pourquoi ? parce qu'on se marie jamais avec la première personne, sauf si urgence. D'accord. Euh, on fait des études comparatives, enfin beaucoup font des études comparative, après font des études à long cours avec la personne qu'ils ont sélectionné, après utilise le dictionnaire du nom d'engagement pour dire que tu es trop bien pour moi, donc j'arrête. À un moment, le courage d'aller jusqu'au bout, décid qui vont se marier au mois de janvier, non, 2027 parce qu'il faut quand même couper le blé pour faire la farine, pour faire les gâteaux. Quand même, il faut du temps. D'accord. Donc à priori ça vient bien aller dans les couples. Tu peux pas dire que quelqu'un d'autre aurait été différent, tu en as connu plein d'autres. Tu peux pas dire que tu la connais pas, tu le connais très bien sous toutes ces couture souvent. Pourtant c'est de plus en plus complexe. Idem pour les enfants. On en a un voire deux trois. Mon épouse. Je me rappelle à l'époque on en avait c après il y en a eu d'autres mais dans une dans une boî dans lequel bossé dit vous avez combien d'enfants ? Du même père du même mari. Oui c'est bizarre. Et la réponse, elle est mais si je peux donner la vie, pourquoi je la donne pas ? Pourquoi non ? C'est intéressant. Je peux donner la vie, c'est merveilleux. Pourquoi je la donnerai pas ? Alors chacun a peut-être une bonne raison, mais au moins tu te poses la question. Vous voyez, il y a tout un système qui est autour de nous et qui fait que pour le parent, souvent l'enfant il est au service de sa propre histoire. L'enfant va le percevoir. L'enfant se rend compte que souvent l'amour est conditionnel parce qu'il ne remplit pas le désir du parent. Parce qu'il a pas vin en math, où il a pas ceci ou il a pas cela. brouche comment il y a une déception parentale et donc il y a des déséquilibres qui se mettent en place et c'est vrai qu'il y a un vrai travail au niveau des parents qu'on peut pas les obliger à faire mais qui devrait faire. On peut les aider en valorisant tout ce qui va en se mettant en focal sur les éléments qui pour eux sont importants qui les rassurent sur la place qu'on leur donne. Parce qu'on a fait ce travail d'adulte qui est de regarder les éléments positifs en le verbalisant, en l'exprimant. Tu sais maman, j'apprécie beaucoup que fond tu m'as appris à avoir du goût parce que parfois une maman éduque sa fille ou son fils avoir du goût. Papa, tu sais, je réalise qu'au fond, ben maintenant, j'ai plus peur de me confronter à des choses difficiles. Pourtant, ça s'est mal passé de la manière dont il le lui a dit. Mais concrètement, c'est le résultat. J'aurais préféré une autre méthode mais quelque part, concrètement, ça m'a porté des choses. C'est un travail d'adulte aujourd'hui qu'on demande aux enfants de faire. C'est-à-dire de redonner aux parents la conscience de ce qu'ils sont pour leur permettre de ne pas avoir besoin d'imposer pour pouvoir mieux en effet proposer. L'erreur à faire au niveau des parents serait de s'inscrire dans une relation que j'appellerai comptoir des cotonniers, telle mère, telle fille. C'est-à-dire de vouloir créer une forme d'horizontalité relationnelle qui n'est pas possible parce que de manière absolue, la relation par enfant doit être une relation verticale. On crée une horizontalité au niveau de l'échange. On crée une horizontalité au niveau du partage mais quelque part elle est verticale. Pour ça que c'est tellement important de jouer avec les enfants quand ils sont petits parce que c'est le lieu de la relation horizontale quand tu joues avec eux parce qu'il y a lui et toi, toi et lui mais la relation elle doit rester verticale. Il est le parent, je suis l'enfant. Voilà. quelques pistes de réflexion sur ce sujet. Je n'ai fait et c'est pas un effet de manche quiffleur la problématique évidemment. Donc je vous ai donné des éléments de réflexion. Ce qu'on va faire maintenant, c'est qu'évidemment, on va rentrer dans la suite avec vos questions à vous les questions.