Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la fête du Grand Pardon, le Yom Kippour. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "La joie de Kippour" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Comment faire disparaître la culpabilité pour retrouver la joie et l’élan de vie ?
- Comment apprendre à dépasser sa colère, sa rancune ou ses tendances négatives pour obtenir un pardon véritable ?
- Comment accepter de vivre avec des questions sans réponse et continuer malgré tout à avancer ?
- Comment concilier l’incompréhension du monde (le mal qui prospère, le bien non récompensé) avec la foi en Dieu ?
- Quel est le sens du lien entre Yom Kippour et Pourim (Yom Ki-Pourim / Yom Ke-Pourim) ?
- Comment utiliser ses énergies — qui pourraient être destructrices — pour construire une histoire de vie équilibrée et pleine de sens ?
- Pourquoi Dieu ne répond-il pas toujours aux questions fondamentales de l’homme, mais invite au silence et à la confiance ?
- Comment dépasser le poids du passé pour vivre dans une dynamique de construction et non de réparation permanente ?
- Pourquoi le pardon est-il considéré comme préexistant à la création du monde ?
- Pourquoi des réalités apparemment opposées (jeûne et repas, Kippour et Pourim, sacré et intimité) peuvent-elles être mises au même niveau ?
- Pourquoi la Torah ordonne-t-elle de manger le 9 Tichri comme une mitsva au même titre que le jeûne du 10 ?
- Comment affronter les petits tests quotidiens (une remarque, une contrariété, une place perdue…) comme des entraînements pour progresser spirituellement ?
- Comment transformer ses erreurs et ses échecs en leviers de croissance personnelle ?
- En quoi la liberté humaine suppose-t-elle un décalage entre cause et effet dans le domaine spirituel (contrairement à la nature) ?
- Pourquoi le service du Kohen Gadol (le Grand-prêtre) au Saint des Saints le jour de Kippour est-il associé à l’intimité et à l’amour conjugal ?
- Pourquoi la confiance (émouna) — comme celle d’un enfant envers sa mère — est-elle la source du bien-être intérieur ?
- Quel est le rôle du Shofar de Rosh Hashana en lien avec l’épreuve d’Abraham, la foi qui dépasse la raison et Yom Kippour ?
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Transcription
Kind: captions Language: fr Donc ce soir, on va travailler sur cette notion de joie liée à la fête de Yom Kipour. Alors, tout d'abord, ce qui est très intéressant, vous savez, si vous ouvrez le texte de la Torah et que vous cherchez là où on parle de Yom Kipour, vous allez constater que on vous raconte ce qui se passe mais on vous dit pas encore ni la date, ni le nom de la fête. C'est quand même très curieux parce que de manière générale la Torah lorsqu'elle nous parle des fêtes nous dit voilà à telle date elle nous donne le nom de la fête et puis après elle va faire le descriptif de ce qui se passe pendant cette fête. Or lorsque l'on arrive à Yob Kipour et bien on nous dit alors voilà ce jour-là mais quel jour ? Aucune idée. Voilà ce qui va se faire et on vous raconte ce qui se passait à l'intérieur du temple de Jérusalem, tout le processus. Et puis à la fin, on on nous dit au fait, bon maintenant, on va vous dire c'est c'est quoi le nom et c'est quoi la date. Et même la date, elle est très curieuse parce que c'est pas la bonne date. Vous savez que Yom Kipour, c'est le 10 du mois de Ticherie. Ticherie étant le premier mois de l'année hébraïque qu'on appellerait civil puisque le premier mois de l'année hébraïque au niveau des fêtes, c'est le mois de Nissan, le mois de Pessar et on va nous dire non c'est le neuf. Mais la manière dont c'est dit mes rêves à des rêves du soir jusqu'au soir, alors nos maîtres vont dire non en vérité c'est vrai que c'est marqué le 9 mais c'est pas le 9, c'est le 10. ce qui est quand même assez curieux. Donc, on a d'abord un descriptif de tout ce qui se passe dans la fête. On ne nous parle pas encore de date, on ne nous donne pas de nom. Et lorsqu'on arrive au nom, et bien la date elle-même, c'est toute une étude qu'on doit faire pour pouvoir découvrir quelle est la vraie Alors, il va falloir qu'on comprenne un petit peu qu'est-ce qui se joue au-delà de ça, c'est une idée qu'on a déjà une fois partagé ensemble dans un cours. Le jour de Yom Kipour est appelé Yom Kipourim. Le jour traduction des expiations puisque le terme de kip pour vient de la racine capara qui veut dire expiation. Mais les maîtres du Talmud vont à travers un jeu de mots trouver une forme d'homonie des termes avec une autre fête. Et cette fête c'est pour parce que yom qui pourrim vous pouvez aussi lire yom pour et Yom pourim c'est le jour qui ressemble à pour ce qui est quand même assez surprenant parce que la fête de pourrim est bien postérieure à la révélation. La Torah a déjà été donnée depuis longtemps. Et donc à quoi les maîtres du Talmud sont-ils en train presque de jouer lorsqu'il crée cette analogie en se basant sur le fait que la Torah nous a parlé yom qui pour la journée des expiation yomp pour la journée qui ressemble à pour alors pour mieux comprendre ça et pour arriver à notre sujet on va très très rapidement repartir si vous le voulez bien vers la fête qui a précédé Kipour, c'est-à-dire la fête de Rochana. Alors, on va imaginer que vous êtes en train de décrire à des amis cette fête. Vous leur dites rechana, le nouvel an juif, jour du jugement, jour important, jour de prière. Et puis vous leur dites et dans cette journée-là, on va voir à un moment quelque chose qui est le top. On va se retrouver lors de cette fête à un moment dans lequel on va dire voilà c'est le moment de la fête, on est créchendo et donc on s'imagine voilà prière, chant et puis ça monte. C'est un petit peu comme l'arrivée du final de la 9e symphonie. D'accord ? C'est en train d'arriver et puis là, ça y est, on arrive enfin dans ce moment qui est le moment de la fête. Là, on voyez un monsieur qui prend une corne de bélier et qui commence à sonner dedans de manière en plus pas spécifiquement harmonieuse. Et là, on vous dit c'est le moment. Alors vous qui êtes habitué à cela, il y a évidemment toute la dimension des émotions qui est présente. Il y a évidemment toutes sortes de symboliques, mais si on se met en distance, qu'est-ce qui est en train de se passer ? Or cette fête là de Rochana est appelée dans la Torah yomoi le jour de la sonnerie. Donc, c'est-à-dire la dimension ultime de cette fête est passée puisqu'elle vient de se passer par cette sonnerie. La fête est appelée jour de la sonnerie et puis on est ici face à quelque chose quand même de légèrement énigmatique. Alors, on va si vous le voulez bien d'abord essayer de voir cette histoire de sonnerie. Elle vient d'où ? Elle vient de l'événement que l'on connaît qui est le moment dans lequel Dieu va demander à Abraham d'amener son fils Isaac en offrande. Et le texte nous dit que Abraham l'amène et puis à la dernière minute, on lui dit "Non, tu ne fais rien." Et à ce moment-là, il découvre un bélier qui est dans les broussailles. Il récupère ce bélier et va l'amener comme offrande. Les les cornes de béliers vont être à l'origine de ce fameux chauffage. Lorsqu'Abraham va pour être à l'écoute de cet ordre divin, le texte nous dit qu'il se confronte à ce qu'on appellerait aujourd'hui le monde des émotions, totalement compréhensible. Comment faire un acte pareil ? C'est bouleversant. Mais Abraham semble réussir à transcender ses émotions. Et à un moment dit le texte, il arrive devant une rivière et cette rivière lui barre la route. Abraham pénètre la rivière et lorsque l'eau arrive jusqu'ici, la logique aurait été de dire "Ben, je voudrais bien mais je peux plus." Et donc de repartir en arrière. Or, à ce moment-là, Abraham va dire la phrase suivante : "Si Dieu, sauve-moi, car je suis confronté à quelque chose qui m'empêche d'aller jusqu'au bout de la mission que tu m'as confié." Et à ce moment-là, cette rivière disparaît, disent nos maîtres. Et dans la tradition de la cabale, dans la mystique juive, on nous explique que la rivière profonde symbolise la problématique de l'intellect. Le problème d'Abraham, ce n'est même plus les émotions, c'est l'incompréhension totale de Dieu, d'un Dieu qui lui a dit que Isaac sera ta descendance et que c'est à travers lui que ta descendance existera et que c'est à travers Isaac que ton message passera à l'humanité. Et d'un Dieu qui lui dit et bien maintenant, tu le fais disparaître. Abraham plonge dans ce questionnement et un moment il y arrive plus. Il dit à Dieu, écoute, il va falloir que tu m'aides à vivre et avancer avec une question sans réponse. Et à ce moment-là, l'histoire s'ouvre. Et à ce moment-là, le bélier arrive. Traduit de manière différente ce que représente cette corne, c'est la capacité que va avoir l'humain de se confronter à la dimension de l'incompréhension divine dans son histoire, mais d'être dans la continuité de celle-ci. Abraham, c'est ce qu'il va faire et au passage, c'est ce que va représenter cette corne de bélier puisque au fond, cette corne de bélier, on souffle par la bouche. Or la bouche, c'est le lieu qui est censé exprimer notre pensée, notre réflexion, notre génialité. Et cette bouche exprime quelque chose d'inelligible, un son. Un son qui provient du lieu dans lequel la pensée est censée s'exprimer, c'est-à-dire ce qui va se jouer dans ce que j'appellerai l'au-delà du mot. Et c'est là où commence véritablement l'histoire et le processus qui va nous amener vers qui pourour et donc vers la joie de qui pourour. C'est-à-dire que le processus commence lorsqu'on a un Abraham qui est capable de dépasser radicalement la question que l'on se doit d'avoir et de révéler que la foi commence là où la raison s'arrête. Et donc ça ça avait être un petit peu le point de départ le point de départ de ce qui nous amène à cette fête de yomour. Donc on ne connaît pas la date qui ressemble à pour traer dessus. C'est d'abord l'histoire d'un homme qui est capable de s'interroger, qui a le désir de comprendre qui se questionne et qui questionne, mais qui de manière ultime est capable de ne pas avoir besoin de valider la demande divine par l'intelligibilité qu'il en aurait. Et c'est le point d'entrée de l'année que l'on met en place, c'est-à-dire de ne pas réclamer à Dieu de s'inscrire dans la logique de l'humain. Et ça ça va être au cœur même de l'histoire et plus particulièrement de l'histoire du peuple juif. Parce que le mode de fonctionnement de l'univers n'est pas celui que l'on attendrait si nous étions Dieu. Et au passage, c'est exactement la question que va Moïse que Moïse va poser, pardonnez-moi, à Dieu lors de la révélation. Au moment de la révélation, Moïse va dire à Dieu traduit littéralement montre-moi ta gloire. Ça veut dire quoi ? Évidemment, on sait que la Torah utilise beaucoup les anthropomorphismes, mais qu'est-ce que Moïse demande ? Qu'est-ce qu'il veut voir ? Les maîtres dans le Talmud nous dit, il a une question, permets-moi de comprendre l'incompréhensible. Comment se fait-il que la logique qui devrait être présente dans l'univers n'est pas respectée ? Comment se fait-il que le mal n'est pas tout de suite sanctionné ? Comment se fait-il que le bien a priori ne soit pas toujours récompensé que parfois on a même l'impression que ça se passe autrement ? Moïse dit à Dieu, "J'ai besoin de comprendre." Et la réponse de Dieu, c'est stock. Maintenant que tu as posé la question, tu vas devoir te taire parce que la question tu as la liberté de la poser voire même la responsabilité de l'exprimer. Mais ton histoire ça va être de construire avec une question sans réponse. Et c'est là où va se situer le point d'entrée qui peut nous amener à cette joie de qui pourour, de savoir si nous sommes prêts à accepter que le fonctionnement du monde ne s'inscrira pas toujours dans la logique que nous voudrions à l'intérieur de celui-ci. Évidemment, ce n'est pas parce que Dieu ne fonctionne pas comme il le désire qu'il disparaît de la scène de l'histoire. Le dénire celle-ci. La question, elle est de savoir comment va-t-on faire pour avancer dans un monde dans lequel la logique humaine ne sera pas toujours respectée et malgré tout être profondément heureux de vivre dans ce monde. La première raison, elle est très simple, c'est que vivre dans un monde dans lequel la conséquence de mes mouvements n'est pas immédiate dans le domaine spirituel, c'est vivre dans un monde dans lequel mon acte et l'expression de mon choix et non pas d'une obligation logique à laquelle tout le monde se soumettrait. Parce que si le rapport de cause a fait dans le monde de la spiritualité était immédiat comme il l'de, alors évidemment, de la même manière que dans le monde de la nature, nous ne transgressons pas ces règles et quand nous les transgressons, celles-ci nous rappellent que les règles existent. Nous ferions la même chose dans les domaines du spirituel et quelque part nous ne construirions pas une histoire qui soit l'expression d'un choix réel. Et c'est là où en effet va se situer tout l'enjeu de l'histoire du peuple juif. Parce que dans la tradition juive, il n'y a pas de bon Dieu. Il y a Dieu. Il n'y a pas Dieu et Lucifer, il y a Dieu. Et si on va jusqu'au bout, les énergies qui permettent de détruire prennent leur source dans le même univers dans lequel on peut construire. C'est ce que va dire dans un une phrase un peu lapidaire. Si tu crois que l'on peut détruire, c'est-à-dire que tu as la liberté d'utiliser les énergies que Dieu a met à ta disposition pour détruire. Or, tu fais le constat que tu es capable d'utiliser ces énergies pour détruire. Alors, tu peux bien t'imaginer que Dieu te donnera la possibilité de les utiliser pour construire. Parce que les énergies qui sont les nôtres au moment où nos dysfonctionnements prennent leurs sources à l'intérieur de cette énergie primordiale que l'humain que le divin a mis dans le monde. Si j'ai la liberté d'utiliser les énergies que Dieu met à ma disposition pour m'opposer à sa volonté, alors évidemment je peux les utiliser dans l'autre sens. Ça faut pas l'oublier. Et la joie, elle commence là. dans cet espace de liberté qui m'a été proposé, dans cette possibilité de créer une histoire dans laquelle c'est ma décision qui est la source de mon mouvement et non point une forme d'obligation qui est liée au constat de la dimension impliquante des mouvements que j'opère lorsque je fais le constat des conséquence de mes actes. Évidemment, je repense ceci. C'est comme dans une relation de couple. Quand tu fais le constat que ton absence de sourire crée un début de rupture, si tu as décidé d'être intelligent, tu commences à sourire. Ce n'est pas l'expression d'un choix, c'est une nécessité dictée par une réalité. La réalité ne dicte pas cette nécessité d'être à l'écoute de la parole divine. C'est avant tout l'expression d'un choix que je prends. C'est à cette point de départ. Et maintenant on arrive vers Yom Kipour. Alors Yom Kipour, c'est extraordinaire parce que nous allons tous faire de mauvais choix. tous parce que dans la vie, je vous rappelle, on rate et puis après on rate moins. Donc les mauvais choix, on les a tous fait clairement. Et si on en a pas fait, présentez-vous à moi, j'irai jamais rencontré un ange, ça m'intéresse. Donc évidemment, lorsque tous les jours nous disons dans la prière pardonne-nous, lorsque tous les jours nous demandons à Dieu de nous aider à ne pas égarer notre vie à travers nos regards, c'est que ça nous concerne. Alors parfois de manière plus ou moins intense, chacun suivant sa propre réalité. On raconte qu'un jour Rabidakberditchov qui était un grand maître assidique juste avant qu'ipour ouvre l'arche sainte et dialogue avec Dieu. Il dit Dieu écoute tu as inventé un concept génial le pardon. C'est incroyable. Mais le pardon n'existe que s'il y a des fautes. S'il y a pas de faute, le pardon n'a pas de sens. Donc regarde, on fait un deal, nous on fait les fautes et toi tu pardonnes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la notion du pardon est inscrite a priori dans l'histoire de l'humanité parce que l'humain est un être perfectible. Elle n'est pas quelque chose qui a été mise en place par le constat que l'on fait, mais ça fait partie du point de départ de l'histoire. C'est pour cela que l'on dit que le retour à soi et à Dieu est préexistant à l'univers. Pourquoi ? Pour une raison très simple. Une des choses qui est la plus difficile à vivre au quotidien, c'est le sentiment de culpabilité. C'est la pire des choses. Et même si un moment nous sommes dans le regret, et même si un moment nous sommes en train de nous battre la coulpe et que l'on dit c'est bon, Dieu a pardonné, super, c'est génial, on se sent mal. Pourquoi ? Parce qu'on est dans le souvenir de nos dysfonctionnements. La tuva est préexistante au monde. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans le monde du réel, tout mouvement que l'on a opéré laisse une trace et il peut la laisser pendant des siècles et des siècles. Je ne parle même pas des interactions qui se jouent et la mécanique quantique nous l'explique tellement bien. Le transgénérationnel, il est là les bleus à lât de temps à disparaître et qui malgré tout sont toujours présents même s'ils ne sont plus autant impactants. Alors l'acte que j'ai fait dans le monde tel qu'on le voit, il ne peut disparaître. Dieu a dit la disparition totale se désinscrit de l'univers dans lequel vous êtes. Ça veut dire que à un moment, comme on dirait, circuler, il y a rien à voir. C'est-à-dire, tu rencontres ton conjoint et ce conjoint, un moment tu es dysfonctionné. On va pas rentrer dans des dysfonctionnements lourds. Et ton conjoint est toujours doté d'une mémoire phénoménale, mais cet événement n'est plus du tout présent dans son esprit. Une forme d'amnésie sélective. Mais non seulement il n'y a pas de souvenir, mais l'impact que cet acte a pu avoir à l'intérieur de la relation a disparu. C'est pas très sympa pour les psyuront peut-être un peu moins de travail. Mais quelque part, c'est ça la notion de joie de qui pour se dire qu'au fond, on ne construit pas une histoire en essayant de réparer de manière constante. On n'est pas là pour réparer, on est là pour construire. Et ça c'est une vraie joie parce qu'il n'y a pas de plus grand bonheur que d'utiliser de manière optimale le potentiel qui est le nôtre. Lorsqu'une maman a le bonheur de porter la vie, son bonheur c'est de voir qu'elle utilise de manière optimale ce corps que Dieu lui a donné. Parce que le féminin ne se confond pas avec son corps. Il y a la femme et le féminin. Et ce bonheur, il est incroyable parce que dans cette utilisation, pardonnez-moi l'expression d'utilisation qui peut être un peu réductrice quelque part, comme on dirait aujourd'hui dans un langage un peu plus jeune, je suis au top, j'utilise pleinement les énergies qui sont les miennes pour pouvoir réaliser ce que je dois mettre en place dans l'univers. Yom Kipour, c'est le jour dans lequel on te dit à partir du moment où tu fais ton travail comme il se doit au niveau de ton passé, n'y pense plus, il n'est plus là. C'est-à-dire, je vous prendre un exemple puéril, on se méfiera plus de toi parce que ce que tu as fait n'est plus présent dans notre esprit. En deux mots, je peux de nouveau laisser la boîte de chocolat à la maison parce que le souvenir de la manière dont tu l'as traité la fois dernière n'est plus présent. C'est plus là. Donc en deux mots, tu n'es plus là pour protéger, pour réparer, pour rééquilibrer. Tu n'es que pour construire. C'est pas pour rien qu'on nous dit que le jour de Kipo, il faut faire la même chose dans la relation à l'autre. Pourquoi ? Parce que si on le demande à Dieu, c'est parce que tout simplement on doit être capable de le faire nous aussi. La joie de savoir que nous avons cette capacité à l'intérieur de nous de faire complètement abstraction d'un passé dans la relation pour faire en telle sorte que celle-ci se conjugue plus que parfait. C'est extraordinaire de quelqu'un qui est dans cette forme Le Rambam nous dit la chose suivante, Maimon va nous dire lorsque l'individu faute, je ne parle pas de ces fautes que l'on fait par habitude, par ignorance, mais non, il il faut, pardonnez-moi un peu cette expression, bah pour cracher sur sur Dieu, quoi. Et bien à ce moment-là, Maimonide utilise des termes que nos maîtres utilisent et qui sont pas simples de la manière dont on voit, pardonnez-moi l'expression, ce petit vermissau, non point la poussière d'étoile, mais poussière de poussière qui ose s'opposer à celui qui lui donne la vie. Et dit le rambam quand cette personne fait une démarche de retour, c'est-à-dire lorsqu'elle accepte un moment de casser son ego et de réaliser que au fond il y avait quelque chose de pathétique et de pitoyable dans ce désir d'exister à travers l'opposition et qu'au fond lorsque tu n'as pas appris à prendre une position alors la meilleure manière de te faire exister, c'est de t'opposer. Quand la personne a compris cela et que donc elle en tire les conséquences et qu'elle est dans le regret d'avoir utilisé ce modèle pour se faire exister face à Dieu. Maimoni décrit une relation d'amour. Je nous le je la souhaite tous dans le monde de nos relations amoureuses. Incroyable. Il y a des mots là-bas, c'est dit tirambique de ce qui se joue dans la relation entre Dieu et cet homme. L'amour que Dieu ressemble vis-à-vis de lui. La puissance et l'énergie que cet homme véhicule. Cet homme, c'est cet individu évidemment. Pourquoi ? parce qu'il était capable à un moment de ne pas avoir peur de réaliser ce qui était à la source de mouvement qui au fond à terme seront toxique. Et là l'histoire, elle commence de manière totalement différente. la joie de ne pas être entraîné vers le fond par le poids d'un passé, mais de voir en plus dans celui-ci comme une forme de bouée qui lui permet d'avancer, qui lui permet de surnager, qui lui permet de construire. Quand on réalise ça, c'est incroyable. C'est pour cela que le point de départ c'était d'abord comprendre ce qui se joue dans Rochana, c'est-à-dire ce qui se passe dans la relation à Dieu. Est-ce que oui ou non on l'a mise en place ? Est-ce que cette relation d'amour on la désire ? Et si pourquoi on n'en veut pas ? Quels sont les ressorts qui nous empêchent de nous inscrire dans une vie qui a du sens et qui nous permettra de donner une dimension plus ample et plus équilibrée à un quotidien ? Posons-nous la question. Parfois, ce sont nos peurs. Parfois, c'est cette absence totale de liberté que l'on a vis-à-vis de la pression sociale ou de le du sentiment de trahison d'une famille qui souvent elle-même trahit sa propre histoire. Parce que quand on vous dit "Ah, tu es devenu religieux, donc tu trahis." Tu trahis ceux qui de leur côté ont déjà trahi ceux qui justement s'inscrivaient dans cette vision Torah de l'existence. Faut pas avoir peur de se poser la question. La joie de Kipour, elle est donc là. Elle est de savoir que au fond créateur de l'univers, ce qui l'intéresse, c'est doter totalement les éléments qui nous empêchent de mettre nos énergies au service d'une vie qui a du sens et de quelque chose que l'on va construire au quotidien. Ça c'est déjà le premier point. Alors maintenant, évidemment on a vu que Yom Kipour, c'est quand même une fête dans laquelle on ne dit pas le nom au début. On va la comparer à pour lui donner de date. Et pourquoi tu as besoin de me donner une date et me dire non vérité ? Bon alors on sait très bien que chez nous les juifs, il y a un grand principe. Pourquoi faire ça si on peut faire compliquer ? Bon on est d'accord mais quand même si la date c'est diticherie dit le diticherie. Salut tout le monde. Du neuf du soir au soir et de là nos maîtres apprennent en plus quelque chose d'autre. Ils apprennent que le neuf tu as l'obligation de manger. J'espère bien. Tu vas jeûer demain. Bon, on peut jeûer de jours, je vous garantis ça peut le faire. Vous savez là ceux qui partent dans des retraites dans les forêts, qui payent 4000 € la semaine pour rien manger, il font ça plus ou moins avec une soupe aux ortis par jour. Mais quelque part, il y en a qui ont compris le business. Mais quelque part, pourquoi tu me dis ça ? C'est sûr qu'on va manger ? Non non, la T elle te dit non non non, c'est pas que tu manges parce que il faut que tu manges, tu manges parce que je t'ai dit de manger. On a l'impression qu'on est ici face au syndrome de la mer juive. Et la va te dire, les maît du vont te dire che tout celui qui mange le 9, c'est comme s'il avait le jeû et le 10. Alors là, ne bougez pas parce que j'envoie certains qui veulent partir tout de suite, il vont dire je mange le 9, je jeûne pas le 10. Non non non, on jeûne le 10 et au moment où on mange le 9, on accomplit exactement la même chose que lorsque l'on jeûne. Traduction, la Torah n'est pas doloriste. Ce n'est pas dans la souffrance que l'on va expier de nos fautes. Ça c'est pas de chez nous du tout. Mais c'est vraiment pas de chez nous. Regardez même Rochana, le céder de Rochashana, la table. seulement on te dit voilà en vérité l'enjeu c'est quoi ? C'est le rapport à la parole divine. Dieu m'a dit de manger, je mange. Dieu m'a dit de pas manger, je mange pas. Ça veut dire qu'au fond ce qui m'intéresse, c'est d'être à l'écoute de sa parole. Pourquoi ? parce que je sais que derrière ça, il y a autre chose qui se joue. En deux mots, on découvre la joie incroyable de comprendre ce que c'est une relation amoureuse. Parce qu'on en parle pas tout de ça là. Dire, je vais t'expliquer ce que c'est. une relation amoureuse, c'est être capable d'être à l'écoute de la demande de l'autre qui est évidemment acceptable et de répondre présent même si elle ne s'inscrit pas dans ta logique. Je pas mange, mange pas cette histoire mange. Mange pas. Pourquoi ? Parce que je te demande. Pourquoi tu le fais ? Parce que tu me l'as demandé. Là, il y a une vraie relation. La joie de découvrir qu'un moment, il y a cette forme de confiance qui s'est inscrit dans la relation avec le divin. Pourquoi ? Cette confiance qui est à la source de tout le bien-être dans lequel on peut vivre son quotidien. Vous le savez pertinemment. Nous le savons pertinemment. Quand vous êtes avec quelqu'un et que vous savez au plus profond de vous-même que vous pouvez lui faire confiance, vous êtes bien. Pourquoi les enfants sourisent ? Pourquoi ils sont contents ? Parce qu'ils peuvent même pas imaginer que leur mère va les trahir. C'est pour ça que la mère en hébreu se dit aime. Et aim, c'est la racine du mot emouna. Emouna, c'est la foi. Il est sur la table, il se jette dans tes bras. Même si tu les as pas tendu, il a aucun problème. Peut même pas m'imaginer. C'est inimaginable. Mais qu'est-ce que tu te sens bien ? Qu'est-ce que tu te sens bien d'être, pardonnez-moi l'expression, dans les bras de Dieu ? C'est génial. Dans une relation d'amour, dans une relation de couple, l'absence de doute, l'absence de Qu'est-ce qui fait qu'un enfant va se construire ? c'est qu'il n'a aucun doute que ce que ses parents lui demandent, ce n'est que pour lui et pas pour eux. Qui ne lui font passer dessus leur difficultés relationnelles en faisant lui la victime collatérale comme souvent ça se passe. Quand tu ressens ça, mais tu es bien, tu es heureux, tu es joyeux, même si c'est compliqué parce que tout simplement je sais très bien que quand je dois faire mes maths, c'est pas pour m'embêter. C'est parce que un ça m'apprend à fonctionner et que un jour j'enverrai les bénéfices. Que quand en effet je peux pas manger sans arrêt des pop-corn, des chips et ce que vous voulez, des pizzas, un petit peu de temps à autre mais pas trop. C'est qu'au fond, on m'apprend à manger sainement et ça ne peut me faire que du bien. Ne devenez pas végan quand même, c'est pas une mé mais tu te sens bien. Tu te sens bien. Et c'est ce qui se joue. C'està-dire que la te dit voilà tu manges tu manges pas, tu manges pas qui pour comme on dit en la même chose pour ceux qui comprennent. Ça veut dire quoi ? Il y a un jour dans l'année, on dit wouh qui pour tu sais c'est comme pour voir même pour c'est peut-être mieux puisquon dit c'est le jour qui ressemble à pour ça ça serait encore un autre cours. Attends je pas ils sont un peu skisaux ces juifs. Vous êtes en train de me mettre au même plan le bonhomme qui est là dans sa mortification. En attendant avec impatience l'heure dans lequel le chauffard va sonner. Mais ça c'est valable que si vous êtes pas concentré sur autre chose. Dans ce cas-là, vous surdimensionner le jeûne par pas pour des gens qui ont vraiment des difficultés à jeûer qui sont objectives et qui existent. Mais si tu es focalisé quelque part, tu le ser du mentionne. Tu dis c'est le truc et puis à côté le gars en train d'installer de manger un repas bien le matin, le midi, le soir comme il faut et cetera. C'est la même chose bl pourri. Vous avez vu un peu l'ambiance le pourri ? Vous êtes jamais venu chez moi à la maison. Vaut mieux parce que peut-être vous reviendrez pas au cours après. Attends la prière le pleur la réflexion claire il y a pas une coupe de vin il y a pas d'alcool il y a rien. jour de pourrime complètement lâché et on dit c'est la même chose parce que dans les deux cas on est dans la même posture. On est les serviteurs du roi parce que dans les deux cas on sait qu'il est en train de se passer quelque chose. Alors bien sûr, quand vous étudiez et vous le faites, vous comprenez tout ce que veut dire pourri, mais que derrière ce que l'on croit être une joie factice, il y a quelque chose de beaucoup plus profond et que l'on réalise que il y a en effet un lien très très fort entre les deux. Mais cette incompréhension de la logique du divin qui met au même niveau des choses complètement antinomique, c'est là où en effet se vit la relation d'amour qui passe à travers cette relation de confiance. Quand vous allez à la synagogue, dites-moi le jour de qui pour comme d'ailleurs le shabbat ou d'autres fêtes, on va ouvrir l'arche sainte avec le séper Torah. Il y a une knoucha, il y a une sainteté mais du talmud sachez juste une parenthèse nous disent han baby voilà la bande de babyloniens imbécile qui se lève devant un sfert qui n'est qu'une écriture figée sur une peau d'animal mais qui a une dimension sacrée et qui oublie de se lever devant un maître qui est un seferora vivant. C'est pour ça qu'on se lève devant nos maîtres. On a la chance moi j'ai cette chance d'avoir des maîtres quand quand je les vois je me lève devant l'eau parce qu'il véhicule la Torah. Non, on n'est que des enseignants, on fait que partager un savoir. Mais un maître, on se lève devant lui. Alors, on va se lever devant le Sfert Torah, devant le maître. Vous avez déjà été au côtel au mur, ce fameux mur dont on sait qu'il est le seul qui restera. Je fais juste une parenthèse. Vous savez pourquoi ? Parce que dans le Cantique des Cantiques, on annonce la destruction déjà du temple. Mais on nous rappelle que le seul mur qui restera sera le mur occidental du temple. C'est une des prophéties qui se sont réalisées dans l'histoire parmi les nombreuses de manière très claire. Pas la Nostradamus qui a pas marqué il y a un mur. Parce que ce mur a été construit par des pauvres, c'est-à-dire par ceux qui ont fait un effort. Ce qui se construit dans les fort se pérénisent. Je cette parenthèse. Vous avez été déjà au côtel. Au côtel, bon, il y a ceux qui pensent qu'il faut faire des selfies. Why not ? Nous, on n a pas fait à l'époque où il y avait pas et ça s'est bien passé quand même. On est là. Vous êtes d'accord que essayer d'éteindre au portable. On est d'accord que au côtel quand même il y a un minimum de d'essence. Imaginez que vous rentriez dans le temple. Imaginez que vous rentriez à l'intérieur du temple. Il y a un moment vous ne pouvez plus rentrer parce que vous n'êtes pas prêtre. S'il vous plaît, si vous pouvez arrêter les bip, vous n'êtes pas prêtre et puis vous avancez parce que vous êtes cohenne. À un moment, vous ne pouvez plus avancer parce qu'il n'y en a qu'un qui peut rentrer. C'est qui ? C'est le cohengadol le grand prêtre. Et quel jour ? Le jour de qui pour dans un lieu a priori incroyable dans lequel il y a l'arche sainte, dans laquelle il y a les débris. de ces fameuses tables et les autres tables et le séfer et l'étu dans lequel il y a la man cette nourriture céleste que le peuple d'Israël a consommé dans le désert. Lieu sacré parmi les plus sacrés. Vous rentrez là-dedans, vous voyez l'arche sainte en or et sur cette arche sainte, vous voyez un jeune homme et une jeune fille. les crouvîes qui s'enlassent comme un couple sans lasse lorsqu'il se retrouve dans l'intimité. Et ce lieu s'appelle dans le langage des prophètes Reder Amitot, la chambre où est le lit conjugal. C'est le même problème qui pour pourri manger, jeûer sacré et l'intimité. C'est ici où se situe le lieu du contact avec le divin. Parce qu'en vérité, tout l'univers s'unit et tout l'univers est sacré dès lors qu'il s'inscrit à l'intérieur de la volonté du créateur. Notre difficulté à nous, c'est d'avoir créé des ruptures, d'avoir vu la nourriture pour certains comme étant quelque chose va des rétro satana, c'est pas pour des raisons ou autre chose. De voir l'univers de l'intimité comme étant quelque chose qui s'appellerait le devoir conjugal où il y a pas le choix pour avoir des bébés. C'est la raison pour laquelle si tu veux t'élever spirituellement, va des rétro satanas. Enfin ça officiellement, officieusement c'est parfois un peu plus complexe. La Torah te dit pas du tout. La Tor elle te dit tout ce que j'ai créé dans l'univers a été créé pour révéler la présence de Dieu. Tout dépend du sens que tu donnes à la chose. Tout dépend de savoir en quoi elle est le support. d'une élévation. La joie de qui pour c'est de s'inscrire dans ce monde, dans un monde qui te dit que la rupture ne doit pas être présente d'un monde qui te dit que l'univers de l'intime dès lors qu'il est porteur de sens, c'est le lieu le plus élevé que l'on puisse rencontrer ici-bas. que la nourriture ou son absence ont leur raison d'être, mais qu'il n'y en a pas une qui doit être dans le dénire. C'est ce qu'on appelle le principe de l'harmonie. Le jour de Kipour, on essae un tout petit peu plus de pénétrer cet univers. Alors évidemment, il va y avoir le pleur. Mais c'est quoi le pleur ? Le pleur que l'on a qui pour C'est ce sentiment tellement difficile d'avoir gâché. seulement, disent nos maîtres, quelqu'un qui fait un retour à lui-même par amour, les actes négatifs qu'il aurait pu commettre ne disparaissent pas. Ils sont considérés comme des actes positifs. Pourquoi ? parce qu'ils vont participer maintenant du raffinement de l'être de par l'expérience qu'il a et de la sensibilité plus intense qui va devenir la sienne. Lorsque vous avez goûté à de l'héroïne, à de la cocaïne ou à d'autres substances et que vous en avez découvert la toxicité dramatique alors qu'à l'instant té ça te procurait une forme de mieux-être. À ce moment-là, le souvenir que tu as de cette erreur dans laquelle tu t'es enfermé te permet de comprendre encore mieux l'importance de la vigilance avoir par rapport à ce qui te présente les paillettes du plaisir mais qui à terme p destructeur est quelque part fait de toi quelqu'un dont la parole est plus légitime. que tellement d'autres pour ouvrir celles et ceux qui sont encore dans cette illusion à ne pas y tomber. C'est-à-dire que ce bonheur, c'est de se dire au fond, cette expérience fait partie de mon histoire et non seulement l'impact qu'elle a disparaît, mais elle devient le support d'une construction future. On doit être capable de comprendre que c'est comme cela qu'achem a créé l'univers. Plus que cela, comme le Rambam dit, cette personne est profondément aimée parce qu'il n'y a rien de plus intègre, il y a rien de plus vrai. Il y a rien de plus parfait qu'un cœur brisé. Parce que c'est là où véritablement l'individu révèle ce à quoi il aspire. Oui, les larmes de Kipour sont là parce qu'elles nous permettent de mieux nous confronter à cet état de conscience intérieure. Parce que lorsque l'on pleure, alors on se confronte à ce que l'on ressent et à partir de là, on peut maintenant avancer parce qu'on l'a sorti de soi. C'est pour ça qu'on est tous ensemble à Kipour. Achamnous, bagadus. On est dans le même club. On dit tous la même chose. Tu es peut-être plus concerné par ça. Je suis plus concerné par ça. Mais c'est extraordinaire. C'est dire qu'on a en plus même ce sentiment de se dire et copain toi aussi hein. Évidemment évidemment. Alors quoi exactement ? On va pas rentrer dans les détails. C'est pas le sujet. On est dans le club des imparfaits et on le dit et on l'assume non pas dans une forme de thérapie collective que les psychanalystes aimeraient bien découvrir parce que ça leur permettrait d'exclure Dieu de l'histoire. Ça quand malheureusement vous construisez votre histoire sur votre propre ego, c'est pas simple de laisser à Dieu une place parce que comme le ditorit Dieu est partout du moins là on le laisse entrer. Il y a des psychanalystes incroyables. Je parle de celui qui instrumentalise son savoir pour ne pas se confronter à la dimension du divin. Quelque part c'est génial. Vous savez, je le dis, je pense chaque année, j'ai eu le privilège, la chance d'abord de passer mon bac à laiva, c'était la meilleure manière de pouvoir échouer sans problème. Donc c'est pour ça que je l'ai eu parce que quand vous étudiez la Torah toute la journée, si vous échouez, on peut pas vous en vouloir. Donc vous êtes plus détendu. Donc c'est pour ça que ça se passe bien. Et après d'étudier sephan et donc dans le monde des yoshivotes dans le monde de laiva et bien qui est un moment incroyable surtout quand vous êtes des grandes chivotes avec 5 600 700 800 900 1000 personnes qui sont en train de prier ensemble et de chanter ensemble et parfois tout autant de dames et de jeunes filles filles qui sont aussi présentes, même si évidemment il y a une séparation, il est encore heureux parce que les énergies ne sont pas là pour être dispersé. Quand qui pour se termine et bien qu'est-ce qui se passe ? On chante et on danse. Et pas 10 minutes, pas 20 minutes. Techniquement en Israël parfois on dansait encore plus parce que comme ceux qui s'occupaient de la cuisine faisaient aussi qui pour il fallait qu'ils arrivent. Mais c'est extraordinaire. Pourquoi ? pas parce qu'on est libéré parce que tout simplement c'est la conséquence normale d'un moment dans lequel on a eu une parole de vérité par rapport à soi, un moment dans lequel on se retrouve tous autour du même enjeu et quelque part de réaliser que l'on va pouvoir à nouveau utiliser nos énergies pour construire même si Si on sait que la semaine prochaine, ça risque pas nécessairement d'être comme on l'aurait voulu. Bienvenue au club. Seulement, vous savez, à force de vouloir, à un moment on réussit, sauf si évidemment on se crée soi-même ses propres freins. Jour de qui pour c'est aussi un jour de joie parce que dit dans Israël, il n'y avait pas de jour de plus joyeux pour le peuple juif que le jour du 15 et le jour de Kipour. chez Bahram. Ce jour-là, les jeunes filles de Jérusalem sortait et aller se promener dans les vignobles et ces jeunes filles échangaient leurs vêtements pour que tu ne puisses pas identifier une jeune fille à travers son paraître et son vêtement. Et les jeunes gens étaient là et les jeunes filles leur disaient "Regarde l'essentiel." Et c'est le jour où en effet des couples se formaient. Qu'est-ce qu'on est en train de nous raconter ? Kipour. Yom kipour. Yom kipour, c'est le jour dans lequel on est capable de se dire mais au fond une histoire qui se construit. C'est une histoire dans laquelle je ne cherche pas à savoir qui est l'autre à travers la présentation qu'il a de lui-même parce que de toute façon, je sais que cette robe, quelle qu'en soit la marque, ne lui appartient peut-être pas. Donc en deux mots, je ne définis pas l'autre à travers un paraître. 1 deuxièmement, les jeunes filles disaient jeune homme, lève les yeux, lève les yeux. C'est pas ce qui se passe à partir de là que tu dois regarder. Sana, lève tes yeux. Regarde l'essentiel, le regard, le visage. Panim, le visage, pn, l'intériorité. Oui, en effet, il faut se plaire pour se marier, mais si la première chose que tu regardes, c'est la dimension la moins importante, alors dans ce cas-là, comment tu espères Sana, lève tes yeux, élève-toi, fais en telle sorte que ton regarde. Là où il doit se poser. Ne te laisse pas perturber. Et à ce moment-là, qu'est-ce qu'elle disait ? Elle disait : "Regarde où est l'essentiel. Regarde ce à quoi j'aspire. Regarde si en effet nous avons des aspirations qui tendent vers le haut. Ce où marchem ? Levez les yeux vers le haut, c'est-à-dire reprenez la mesure de l'immensité de l'univers et de la place malgré tout qu'on peut y occuper si on construit l'histoire qui doit être la nôtre. C'est un jour de joie parce que c'est un jour dans lequel les jeunes filles du peuple juif disent des mots. Si elles les disent, c'est que sans doute on a en face d'elle ceux qui sont prêts à les entendre. Il n'y a rien de plus triste qu'exprimer une parole que l'autre n'est pas prêt à entendre parce qu'elle l'obligerait à grandir. Et ça en effet c'est l'autre élément de la joie de qui pourour. C'est-à-dire de sortir d'un lieu dans lequel on se sent capable de dire où va se situer la dimension essentielle qui permet de construire une histoire à travers une relation dans laquelle Dieu est présent, c'est-à-dire une relation de couple. Bahour jeune homme ber celui qui choisit la notion de bar deoura c'est un choix lève tes yeux mais pas pour voir ce qui se passe à l'étage des dames et de voir ce qui saintille et ce qui m'attire d'abord mais qui m'attire avec parfois des idées qui pourraient me traverser l'esprit. Ah, nous vivons dans un monde dans lequel on a l'impression que l'autre d'abord doit regarder vers le bas avant de regarder vers le haut. C'est là où se situe l'enjeu de launa de la foi. C'est là où se situe en effet ce qu'on a vu au début de la logique de l'homme et de la parole divine. Oui, dans la logique, tu as l'impression que c'est comme ça que ça se passe. Mais c'est pas comme ça qu'on construit une histoire. Ah mais si je ne alors commence pourra-t-il que tu as raison. Bonne question. C'est la même problématique qu'Abraham à un autre niveau évidemment. C'est la même question que Moïse. C'est la même question que Mais c'est pas comme ça que ça devrait le faire. On a aujourd'hui cette malheureuse chance de voir même l'échec d'un modèle qui s'est construit de cette manière et qui fait que les yeux même s'ils regardent dans une direction par la suite regarde dans des directions multiples. Ça c'est l'autre élément de la joie de Kipour avec cet état d'esprit de Sana. Mais qui le dit ? Ce sont les femmes d'Israël, les jeunes filles d'Israël qui ne choisissent pas la solution de facilité, mais qui au fond induisent cette idée que si en se tournant vers le haut que l'on construit véritablement son histoire. Voilà quelques idées que je voulais partager avec vous. Évidemment, ce sont des notions qu'on se doit tous de travailler. Et quand je dis tous, j'en fais évidemment partie. Chacun là où il se trouve aborder ce jour avec Guilou Birada, avec une joie dans le tremblement. Il y avait quand même un truc que je vais partager avec vous. dans machav tout celui qui est capable de dépasser ses profondes de colère, de rancœur, de dureté, de méchanceté, Dieu lui dit dans ce cas-là, je suis prêt à pardonner à toutes tes fautes. On ne peut pas demander à Dieu de faire vis-à-vis de nous ce que l'on n'est pas prêt, ce que l'on ne désire pas faire vis-à-vis de l'autre. de notre ombre. Est-ce qu'on est prêt à faire ce travail ? Le jour de qui pour on aura un test qui sera parfois minime. C'est la personne qui t'a pris ta place. C'est ta mère qui t'a fait une remarque que tu as pas apprécié. C'est ton mari qui t'aura dit "Mais pourquoi tu as oublié de faire ça ? C'est ta femme qui te dira autre chose. La vie est un test. Ce qu'il faut c'est réussir le test. Le jour de qui pour on peut avoir des petits tests comme ça tout petit. À nous de savoir les relever avec intelligence et de montrer dans quelle dynamique on désire s'inscrire. C'est ce qui nous assura à nous et à tout le clan d'Israël. Chanova, une année qui soit bonne mais que la dimension bonne de l'année soit visible parce que même si tout est bon, on veut voir de manière claire que les choses sont bonnes pour nous et tout le peuple juif et queem ça soit une année de goim. Et maintenant, on passe à vos questions comme d'habitude.