Rav Daniel Knafo nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la parasha Vayé'hi. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "L'espoir...Ultime révélation" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Pourquoi l’espoir est-il souvent lié à des moments d’adversité ou d’incertitude ?
- Comment les périodes de manque de clarté ou de visibilité influencent-elles notre capacité à espérer ?
- Qu'est-ce que la fin des temps et pourquoi Jacob n'a-t-il pas pu la dévoiler ?
- Pourquoi le nom Divin devient-il absent pendant une partie des récits bibliques, et quel est son rôle dans l’espoir ?
- Quelle est l’importance de la coutume juive de poser une pierre sur une tombe ?
- Quels sont les mécanismes psychologiques ou symboliques qui aident les individus à surmonter le désespoir ?
- En quoi le Messie est-il lié à la "génération du talon" ?
- Comment les notions d’obscurité et de lumière sont-elles utilisées pour représenter l’espoir ?
- En quoi le concept d’unité est-il central dans les bénédictions de Jacob ?
- Comment gérer le doute lorsqu’il semble contredire la réalité visible ?
- Pourquoi le refus de céder à une fatalité peut-il être vu comme un acte de foi en soi ou dans un futur meilleur ?
- ...
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Transcription
Kind: captions Language: fr alors tout d'abord bonsoir donc la thématique de ce soir qu'on va aborder c'est la l'espoir ou plutôt l'espérance enfin les deux à partir donc au regard de la parachat de cette semaine qui est ce qu'on appelle la parachat va va c'est la dernière parachat du livre de bchit nous allons clôturer cette semaine dans la lecture vous savez qu'on lit toutes les parachiotes au fil donc des semaines pour clôturer le Seher torora pour lire toute la Torah complète donc une fois par an qu'on termine à souscotte là nous terminons le livre de bérchit le livre de la Genèse avec cette parachat de vai et cette parachat est ce qu'on appelle stuma elle a une particularité elle est ce qu'on appelle fermée littéralement que veut dire fermé c'est que dans l'écriture dans le rouleau de la Torah nous avons toujours un espace entre ce qu'on appelle les parachiotes différentes péricopes nous avons un espace d'au moins 9 lettres quand on commence une nouvelle parachat on laisse soit un espace au milieu de la ligne soit à la fin de la ligne et on va donc ensuite à la ligne suivante là cette par-achat et bien est totalement coua elle est fermée cloisonnée comme s'il n'y avait pas d'espace il y avait un manque de visibilité elle est justement quasiment invisible au point où nos Sages en font une interprétation c'est ce que Rachi dira dans son Commentaire sur le début de la paracha Lama parachazo stuma pourquoi cette parachat est-elle fermée pourquoi n'y a-t-il pas d'espace de séparation entre et bien la paracha précédente et cette paracha pour nous dire que Yaakov va décéder le patriarche Jacob décède et à ce moment-là nistou nem vbam cheisraël cette mort de Jacob va provoquer une certaine forme de manque de visibilité NIST littéralement cela veut dire les yeux des enfants d'Israël le cœur des enfants d'Israël c'est à ce moment-là fermé il y a eu donc un manque de visibilité un manque de discernement va commencer et bien ce qu'on appelle l'exil on va rentrer dans le livre de l'Exode et c'est à ce moment-là depuis la mort de Jacob que commence cet exil mais il y a un passage qui est tout à fait important et c'est celui qu'on va analyser à partir duquel on va essayer de comprendre quel est le sens de l'espérance quel est le sens de l'espoir on a on va dire au milieu de la paracha Jacob qui va réunir tous ses enfants le verset nous dit vaikra yaakob bon pour la référence c'est le chapitre 49 le premier verset vaikra yaakob elbanav Jacob appela ou convoqua ses enfants vaomè il dit la chose suivante et assz fou rassemblez-vous je vais et bien à ce momentl vous dire ce qui va vous arriver alors cette expression elle est assez troublanteam on peut traduire ça la fin des temps la fin des jours et ça c'est ce qu'il faudra aussi essayer de comprendre quelle est cette fin des temps quelle est cette fin des jours en question donc il réunit tous ses enfants il s'apprête à mourir il va donner quelques instructions mais Rashi rapporte le talmude dans le traité psarim à la page 56 et c'est ce que je voudrais vous lire parce que le commentaire est très important pourquoi a-t-il réuni ses enfants évidemment comme un père qui va donner certainement ses instructions ses dernières volontés mais il va également vouloir apparemment dévoiler quelque chose le talmude interprète en disant lorsque Jacob a appela ses enfants à ce moment-là et bien vaikra Yaakov elbanav vaomer et àfou etagidalahem rassemblez-vous je vais vous dire qu'est-ce qu'il va leur dire bikch Yaakov les Galot levanav et Kets hayamin à ce moment-là Jacob a voulu leur dévoiler ce qu'on appelle Kets à Yamin alors attention en hébreu yamim ce sont les jours c'est le pluriel de Yom Yamin en hébreu c'est la main droite la fin de la main droite littéralement la fin de la main droite kamin souvent vous verrez dans les livres des fois on a kamin kamim les deux et bien voudrait apparemment signifie la même chose mais pas tout à fait je vous donne le commentaire de Rachi sur le sens de Kats Yamin katsamin Rachid dit chearzirino lesanavor et bien apparemment Dieu aurait kivol si toute proportion gardé remis sa main droite de côté et cette main droite qu'ait est mis de côté bien il va la remettre en avant et c'est cela qu'on devrait peut-être comprendre dans le sens de c'est une main droite qui est mise en retrait la main droite elle symbolise la main forte c'est justement la justice la rectitude Dieu dirige les événements normalement de la main droite mais lorsqu'on voit que le monde et bien ne se conduit pas selon le projet divin il y a de l'injustice il y a des meurtres et que apparemment il y a les méchants ne sont pas forcément et bien on peut dire que délibérément Dieu choisit de prendre une voix détournée qui est peut-être voilé peut-être paradoxal qui va pr privilégier pardon la patience à l'immédiateté il va mettre sa main droite de côté et diriger le monde de la main gauche qui est une main qui est beaucoup moins forte qui est une main maladroite c'est-à-dire on a l'impression que le monde ne se conduit pas selon l'exigence divine c'est ça Rachi veut dire que cette façon de conduire le monde et bien elle va cesser à un moment Dieu va reprendre entre guillemets les choses en main pour que le monde soit régi de la façon dont il souhaite qu'il soit régi et c'est ça qu'il veut dévoiler à ses enfants mais à ce moment-là le Talmud nous raconte et c'est ce qui va nous intéresser Nina au moment où il veut dévoiler justement le retour on va dire à l'ordre des choses selon le projet divin et et bien à ce moment-là la présence divine la sheikina l'a quitté il ne voyait plus rien voilà encore une forme d'obscurité quand on dit que cette parachat est stoua il y a même un manque de visibilité chez Jacob il ne peut plus dire donner son interprétation de ce qui va se passer à la fin des temps il ne voit plus rien et il va changer d'orientation au lieu de dire ce qui devait se passer il va commencer à bénir ses enfants c'est les fameuses bénédictions de Jacob mais vous allez voir qu'en réalité dans la bénédiction et contenu un enseignement très très important donc au moment où il veut dévoiler ce Kats Yamine nistalamimeno sheerina juste pour la configuration de l'événement essayez de vous représenter donc les enfants qui sont autour de Jacob il sont 12 et nos Sages justement nous font remarquer que dans le principe d'unité en hébreu l'unité se dit ehad ehad c'est l'unité et dans le mot ehad est constitué de trois lettres Alef r d'Alette le Alef c'est justement la première lettre de l'alphabet c'est la singularité c'est Jacob Jacob est représenté par ce Alef nous avons ensuite le RET RET vous savez que chaque lettre de l'alphabet a une valeur numérique de Alef jusqu'à youud c'est de 1 à 10 ensuite quand on passe à CAF qui est la 11e lettre et bien ce n'est pas la 11e lettre on passe de on saute de dizaines CAF a pour valeur numérique 20 la m 30 et ainsi de suite et ensuite quand on arrive au couf qui est 100 on saute de centaines c'est un peu particulier mais nous ce qui nous intéresse c'est juste ces trois lettres-là EAD R et bien sa baleur numérique 8 ce sont les six fils de Léa vous savez que Jacob était marié à quatre femmes manière un peu détournée aussi mais c'est la réalité des tribus d'Israël avec les fractures et les déchirures entre frères que l'on connaît mais nous avons et bien six enfants issus de Léa et euh de de de deux de Rachel Joseph et bignamin Joseph et bamin ça fait c'est ce fameux frê et Dalet ce sont les quatre autres fils issus de celle qu'on appelle zilpa Bilha ce sont cell qu'on appelle péjorativement les servantes chefarot donc en tout voici dans le Alef le RET et le det cette unité parfaite et c'est là où laagmara le talmude a l'air de de nous dire qu'ici Jacob a eu une frayeur une sorte d'angoisse parce qu'il a vu justement que la présence divine l'avait quitté qu'il avait un manque de visibilité il s'est exprimé en disant schémaalom bemitatiou peut-être que dans ma descendance il y a finalement une personne qui ne marche pas droit si on peut dire une personne qui n'est pas authentique il a lui-même l'expérience de son propre frère Essav esa qui son père dans son attitude donc il s'est dit peut-être que parmi mes enfants il y a également un un qui ne qui n'est pas droit qui n'est pas dans cette dans cette unité totale dans cette dans ce projet que Jacob essaie d'instituer au sein même de sa famille pour les tribus d'Israël et bien dans ce grand projet d'Israël il y a peut-être parmi mes enfants une personne qui n'est pas justement intégrant et à ce moment-là et bien les enfants de yaacob vont lui dire et ce qu'on récite euhon est censé réciter deux fois par jour le crédau Juif entre guillemets schemma Israël Hashem etokenou haschem etad littéralement écoute Israël l'Éternel est notre Dieu l'Éternel est un alors Israël c'est un nom propre avant d'être un peuple c'est un nom propre c'est le nom de Jacob vous savez que Jacob a deux noms Jacob Yaakov et ensuite on le nommera également Israël il gardera ses deux noms Israël c'est comme si les enfants de Jacob avaient dit à leur père schéma Israël écoute-nous notre père Israël haschem etokenou le talmude interprète en disant de même que dans ton cœur il n'y a qu'un seul Dieu une divinité et bien même bellénou dans notre cœur également il n'y a qu'un seul Dieu haschem etad c'est en cela qu'il les a que les enfants ont ont on comment dire on ont rassuré leur père et à ce moment-là jacob va s'exprimer en disant barourem kevod maluto leolam va c'est ce qu'on récite justement après la récitation du schéma littéralement Barour Chem kevod maluto ça voudrait dire que soit béni le nom glorieux de la royauté divine lolam va à tout jamais c'est là où ça devient pour nous quelque chose qui va être intéressant donc à ce moment-là Jacob est a priori rassuré et dans alors qu'on ne voit pas exactement de quelle façon ça le rassure mais ça ne résout pas le problème l'absence de visibilité est toujours présente il ne voit toujours pas cette fameuse fin des temps ce quê sa Yamine et bien je vous emmène donc dans les bénédictions qu'il va attribuer à ses enfants il y en a une qui m'intéresse en particulier c'est à propos donc de la tribu de Dan alors vous savez il y a a 12 garçons 12 enfants 12 fils et il y a donc euh chacun est représenté alors on dit qu'il y a les 12 signes astrologiques aussi qui sont liés aux tribu les 12 mois de l'année tout ça donc c'est très intéressant à développer évidemment mais chaque tribu a une caractéristique et Jacob Yaakov va donner et bien une une comparaison s bien souvent avec un un animal et bien là il va pas à son fils dan alors là je viendrai ensuite à développer un petit peu la tribu de Dan parce que ça va nous aider dans notre raisonnement il s'adresse à son fils Dan et il lui dit dan Yadin Amad shif Israël littéralement dan va juger son peuple qu Ahad chif Israël comme l'une des tribus d'Israël on comprend pas trop ce que ça veut dire et dire la chose suivante yidan Nache à der que Dan soit comme un serpent sur et bien le chemin che fifon al che fifon on peut le traduire plusieurs façons mais Rachi on va prendre le commentaire de Rachi il nous dit que c'est une sorte de vipère c'est un autre type de serpent chefifon allé au R qui se trouve sur les sentiers et on nous précise qu'apparemment il aura une morsure particulière bon et là d'un seul coup le verset bascule en disant Kem j'ai espoir en ta délivrance Dieu voilà comme si Jacob voulait dire quelque chose à Dan il est interrompu et il va s'exprimer avec une clameur en l j'ai espoir en ta délivrance mon Dieu alors là je voudrais vous faire remarquerel chose de très intéressant dans le texte c'est que nous avons le nom divin qui est représenté par le tetragramme les fameux quatre lettres donc les quatre lettres du nom divin youud et et également vav ce nom divin youud et vav et bien c'est la première fois qu'on le revoit après une absence de plusieurs parachiot alors à quel moment est-ce qu'il apparaît pour la dernière fois avant cet instant où Jacob justement s'exprime sur l'espérance et l'espoir de la délivrance en Dieu c'est au moment où Joseph Joseph est vendu en esclavage par ses frères il est emmené en Égypte il transite comme une vulgaire marchandise et il se retrouve donc dans la maison de pothphar qui est un homme très important en Égypte et à ce moment-là le verset nous dit va Yoseph ich matsliar Joseph est devenu un homme qui a la réussite Hashem matsliar beyado le nom yud et vav et le nom de Dieu Hashem matsliar beyado Dieu lui a donné la réussite la atslaha voilà le nom divin le tétragram qui est présent et ensuite il est absent durant toute la fin de cette parachat de vachev la totalité de la parachat de Mikets la totalité de la parachat de vaigach et une partie la moitié de cette parat qui s'appelle vai c'estàdire dire que le nom divin devient absent comme si dans l'exil et la difficulté que va traverser Joseph que va rencontrer Joseph et bien le nom divin n'est plus avec lui et il va se retrouver répétter à ce moment-là quand Yaakov et bien a l'air de perdre espoir il va dire Lichou kiviti haschem j'ai espoir en ta délivrance mon Dieu cette fois-ci le nom divin de evav voilà qui réapparaît et ça c'est très important parce qu'on va se rendre compte que c'est justement dans l'absence de visibilité que le nom divin et bien qui nous semble absent est en réalité très présent alors là c'est ce que je voudrais essayer de développer je reviens si vous le permettez sur la tribu de Dan on va ouvrir une petite parenthèse vous savez que les tribus euh bien plus tardivement quand les enfants d'Israël sortent d'Égypte il y a donc l'érrance dans dans le désert et on va constituer ce qu'on appelle un michkanan une sorte de tabernacle de sanctuaire dans lequel il y avait le service divin qui était fait c'est l'ancêtre si l'on peut dire du Temple de Jérusalem qui était dans le lieu de la fixité de Jérusalem celui-ci était portatif il se déplaçait d'étape en étape et nous avons un campement tout autour de ce Michkan le Michkan si on peut dire c'est moi l'expression le Michkan était au centre du village c'est le cas de le dire c'est-à-dire nous avions le Michkan qui était au centre et tout autour le campement des enfants d'Israël comment est-ce que les enfants d'Israël campaient par tribu et les tribus il y avait donc quatre points cardinaux il y avait donc 12 tribus donc quatre groupes de chefs de tribus qui contenaient en eux trois tribus alors c'est pas la peine de retenir tous ces détails mais c'est je veux arriver à raisonnement qui est important nous avions dans le campement de yehehouda Yehouda est celui qui allait voyager en premier c'est comme ça que dit le verset vous le verrez tout ça se trouve dans le livre de des nombres dans le livre de Bamidbar nous avion Yehouda richona isaou degel Mané Yehouda le porte-drapeau de Judas de Yehouda et bien avancer le premier dans les déplacements des enfants d'Israël donc ce fameux Michkan était positionné à endroit quand on partait on on on le remballait et on le faisait transporter de manière très précise aussi et les tribus avançai ainsi en fil en fil indienne si on peut dire en tout cas il y avait en premier Youda qui avait avec lui dans l'ordre des tribus je vais vous dire exactement comment ça fonctionnait yehehouda portait en lui isachar et zevououn trois tribus nous avions ensuite la le porte-drapeau de Réouven qui avait avec lui Shimon et Gad tout ça ce sont les tribus ensuite nous avions le porte-drapeau d'epphhraim qui avait avec lui Ménaché et bamin et nous avions le porte-drapeau de Dan voilà celui qui nous intéresse qui portait avec lui Acher et Naftali nous avons les 12 tribus séparé en quatre groupes et celui qui m'intéresse c'est Dan dans le campement de Dan Dan et bien é positionné au nord le nord en hébreu se dit tsaapone pour ceux qui parlent hébreu tsaapone c'est le nord en hébreu tsaapon c'est également tsafoun c'est-à-dire ce qui est dissimulé tsaapon c'est le Nord on connaît l'exposition pour ceux peut-être qui sont dans l'immobilier l'exposition Sud l'exposition Nord évidemment l'exposition Nord est celle qui est la moins éclairée nous avons une tribu qui est et bien exposé au nord c'est-à-dire avec une absence de clarté une une absence de luminosité et très intéressant vous savez que nous sommes rentré en hébreu dans le mois de tévette et bien si on prend l'ordre des campements tel que je viens de vous le dire vous savez que dans le calendrier hébraïque le premier mois de l'année c'est Nissan il y a eu une révolution du calendrier nous avions jusqu'à maintenant le calendrier commencé en ticherie comme ce que nous nous fêons rochachana qui est le nouvel an nous le fêons en ticherie mais pourtant la va nousous donner une révolution de de ce temps-là de ce calendrier où on va nous dire maintenant dorénavant c'est dans le livre de l'Exode dorénavant c'est Nissan qui est le premier mois de l'année pour vous bon je rentre pas dans dans ce détail c'est un sujet à part entière mais si on prend l'ordre des campements yehehouda serait en rapport avec Nissan et dans l'ordre de que qu'on vient d'établir Dan et bien c'est Dan qui est avec Acher et Naftali ce sont les trois derniers mois de l'année c'est-à-dire t schevat et Hadar donc le mois de tévette c'est Dane c'est le mois dans lequel nous sommes actuellement et c'est le mois justement où il y a le plus d'obscurité les nuits sont extrêmement longues nous sommes dans le mois de tvette et il y a justement des événements douloureux qui se sont produits dans ce mois-là nous allons justement faire un jeûne vendredi prochain mais pour vous dire que Dane c'est la tribu qui est la plus obscure c'est également intéressant de voir que euh le le le Jourdain en hébreu se dit Yarden vous savez que le Jourdain fait cette fameuse séparation entre la terre d'Israël et et c'est la frontière c'est le Jourdain et bien c'est on peut dire c'est un peu celui qui est à la limite Yarden nossage nous dit chez yored Midan Yarden il descend de Dan la tribu de Dan qui campait au nord et bien celle-ci le jourdun descend de Dan et c'est cette séparation comme si et bien on pouvait dire que Dan était un peu borderline il était à la limite il est considéré justement d'après nosage comme étant le chafel comme étant spirituellement la tribu la plus basse d'Israël c'est ça qui est très important pour nous parce que c'est dans la tribu la plus basse d'Israël que Yaakov jacob va s'exprimer en disant Lou qui Hashem j'ai espoir en ta délivrance alors là qu'est-ce qu'il a vu Yaakov chez Dan qu'est-ce qu'il a vu de particulier c'est là où ça devient intéressant il a vu apparemment un personnage qui va arriver dans les temps bibliques bien plus tardivement qui s'appelle shimchon Sanson vous avez tous certainement entendu parler de Sanson Sanson et Dalida shimchon Sanson qu'est-ce qu'il avait de particulier Sanson il était connu shimchon pour être ce qu'on appelle Gibor un homme d'une force redoutable surhumaine il était très particulier et et bien Jacob nous dit Rashi dans son commentaire et le Talmud en parle également plus longuement que Jacob pensait que shimchon allait incarner la dimension de ce qu'on appelle le le Messie le messianisme celui qui pensait être capable justement d'être celui qui allait incarner cette dimension là de force pour pouvoir diriger pour pouvoir rétablir peut-être la royauté de David alors là où c'est important d'ailleurs peut-être dans l'étymologie du mot shimchon on entend le mot chemche en hébreu chemch c'est le soleil le soleil toute la nature notre monde entier est régit ce qu'on appelle Tahat àchemch sous le soleil enadash Tatem il n'y a pas de renouveau sous le soleil c'està-dire que le soleil c'est celui qui a cette luminosité indépendante qui a une lumière qui est indépendante c'est le seul d'ailleurs qui est éclair de manière indépendante contrairement à la lune ou d'autres astres le soleil à sa propre luminosité il est le source de chaleur la source de vitalité shimchon devait peut-être incarner cette formelà de personnage en qui Yaakov avait mis tous ses espoirs mais le texte dit c'est Rachi toujours dans son Commentaire puisqu'il a vu qu'il va mourir dans l'épisode avec les pélishtime les Philistins on va lui crever les yeux bon l'histoire est connue et et à ce moment-là Jacob a l'air de perdre espoir parce qu'il voit qu'il meurt rouet il a vu qu'il était mort et pourtant il avait mis tout son espoir dans ce personnage là alors à ce moment-là nous ditashi c'est pour ça que Jacob s'exprime en disant j'ai espoir en ta délivrance shimson descend de Dan du côté de son père il descend de Youda du côté de sa mère mais il descend de Dan et il avait vu dans la tribu de Dan cette capacité d'être comme on a dit dan dynamo il va juger son peuple c'est celui qui va être au devant à l'avant-garde il va peut-être même faire la guerre il va juger et bien le reste des tribus il va être comme une des tribus d'Israël bien que il était censé être celui qui était spirituellement pas tout à fait fréquentable et bien là il voit que ce shimchon ne pourra pas vivre et qu'il ne pourra pas réaliser ce que ob ESP qu'il réalise à ce momentl il dit j'ai espoir en ta délivrance on voit donc que c'est dans le moment de désespoir que Yakov justement va s'exprimer en disant j'ai espoir en ta délivrance et et là je voudrais mainant qu'on rentre dans le vif du sujet avec un passage qui va nous aider justement à étoffer notre raisonnement sur toujours le personnage de Yaakov quand Joseph justement est vendu par ses frères vous savez que les frères ont faumé toute toute toute une théorie avec une une carrément ils ont pris sa tunique ils l'ont trempé dans le sang ils sont venus l'apporter à leur père en disant à kerna et ketonet binha est-ce que tu reconnais ici la tunique de ton fils celui en qui tu as mis tes espoirs ton fils la le prolongement de ce que tu étais reconnais-tu cette tunique que tu lui avais donné à kerna et ketonet bin à ce moment-là Jacob est tombé dans le désespoir et il a refusé littéralement de se faire consoler je vous le verset nous dit quelque chose de très important qui est mis en avant par le midrache à propos d'un mot un terme qui est va va c'est un mot extrêmement important vaen c'est-à-dire un refus les ma c'est refusé va donc yaakovitnem comme ça dit le versetakumanav ou not les naamo se sont levés ses fils ses filles pour le consoler va il a refusé d'être consolé alors je sais pas si vous connaissez le commentaire qui dit d'après certains c'est Rashi qui le rapporte mais d'autres aussi commentateurs rapportent la même chose il a refusé de se laisser consoler parce qu'on dit que dans l'état d'esprit d'un d'un homme d'une personne pardon qui perdrait l'alenou un être cher et bien c'est quand il y a la certitude que la personne est décédée que peut commencer le processus de consolation lui dans son cœur il y avait quelque chose qui faisait qu'il doutait il ne s'est pas laissé consoler il n'acceptait pas la mort il avait apparemment une forme de certitude et c'est peut-être ça va maen il refuse de croire que son fils est mort et donc il refuse la solation je vais vous dire quelque chose de de vraiment qui est important de relever c'est que dans le mot vaim ma on entend le mot maamine le refus et la emuna c'est exactement le même mot c'est-à-dire que quand on refuse la fatalité quand on refuse ce qu'on peut appeler aujourd'hui la résilience quand on refuse de se laisser abattre c'est peut-être là que se situe le début de la hemuna je vais rapporter une autre preuve que le midrage justement fait rapocher avec un autre passage de Joseph Joseph qui se trouve dans la maison de pothphar qui est devenu comme on a dit tout à l'heure un ismatsliar un homme qui a eu la réussite il a monté les échelons très rapidement on lui a donné quasiment la totalité de la gestion de de la maison de potifar et à ce moment-là je sais pas si vous connaissez l'histoire et bien la femme de potifar a jeter son dévolu sur Joseph c'est c'est ainsi que c'est marqué dans le verset elle venait le temps tous les jours et le verset dit qu'il a carrément raisonné en lui disant mon maître m'a confié la totalité de la charge de sa maison j'ai tout entre mes mains à l'exception de sa femme qui est sa propriété entre guillemets pardon c'està-dire qui est vraiment quelque chose que auquel je n'ai pas le droit et bien de toucher si je faute j'aurais fauté envers mon maître et envers Dieu c'està-dire qu'il y a ici une sorte de confiance de emuna en hébreu la emuna c'est la confiance du fait que Joseph ait la confiance de son maître alors le verset dit exactement la même expression qu'à propos de Yaakov va Imen Yoseph Yosef a refusé il n'a pas voulu succomber aux séductions de la femme de de de pothtifar le verset dit qu'un matin un jour elle est venue donc il se retrouve seul dans la maison avec elle et à ce moment-là et bien il refuse au point où il va s'enfuir comme ça dit le verset vaanosa il s'est enfui à l'extérieur de la maison voilà et le dans ce terme là vaimen on retrouve encore ce rapport entre le refus entre le refus de la fatalité le refus de succomber aux tentations et bien dans ce refus là nous avons ici vient se loger le principe même de emuna comme si pour reprendre l'histoire de Yaakov dans son refus d'accepter la mort de son fils et bien à ce moment-là il a eu la foi que son fils reviendrait saint et sauf et c'est ce qui va se passer plus tardivement donc on voit que la la l'espérance va se créer l'espoir à un moment justement où on s'y attend le moins c'est-à-dire qu'on refuse la fatalité on refuse de se laisser abattre par les événements quel qu'il soit et à ce moment-là et bien la délivrance est possible donc c'est intéressant petite parenthèse quand même parce que c'est toujours bon de savoir certaines fois les certaines coutumes qu'on a vous savez que quand on rend visite un défunt c'està-dire on va sur sa pierre tombale on ne fleurit pas la tombe on a une coutume assez étrange on vient poser une pierre en hébreu la pierre se dit Alf bet noun c'est un mot en trois lettres qui peut être coupé en deux mots AV et ben av c'est l'origine et ben c'est l'engendrement donc à travers donc les générations qui se succèdent c'est comme si nous venions ici dire symboliser qu'il y a une continuité et puisqu'il y a une continuité alors quelque part la mort n'existe pas et bien c'est exactement dans cette parachat de vai où on a la mort de Jacob cette parachat s'appelle vai Jacob Jacob a vécu vai c'est la vie raï d'ailleurs on aime bien euh en hébreu utiliser euh des pléonasmes ou plutôt des enfin pour décrire la mort quand on parle du cimetière on va appeler ça betahï le la maison des vivants donc il y a comme si une une une volonté encore une foit d'aller même outrepasser ce qui est la fatalité absolue c'està-dire la mort on va au-delà de ça en disant que et bien la personne continue à vivre c'est ce qu'on va dire dans cette parachat on va dire il y a une discussion talmudique très intéressante qui il y a deux personnages donc j'ouvre encore une petite parenthèse mais ça ça reste dans le sujet deux personnages qui s'appellent Rabi itrak et ravnahman ravidrak et ravnarman sont en train de manger et à ce moment-là Ravid Isak demande à ravnahman s'il peut lui donner un enseignement de son maître qui était Rabi johanan et à ce moment-là il lui dit mon maître disait on ne mange pas la bouche pleine schéma yagdim cané les vêchettes de peur que la trachée artère vienne se positionner devant l'eusophage et donc on peut faire une fausse route c'est très dangereux on ne mange pas la bouche pleine bon une fois qu'ils ont fini de manger tout ça c'est c'est un récit du talmude alors il lui dit je vais te donner un enseignement de mon maître abioranan Yaakov le M Jacob n'est pas mort alors l'autre lui dit mais pourtant le verset dit explicitement il est mort on l'a embomumé il lui dit Mikra anidorche moi j'interprète le passou dorche c'est la dracha vous savez qu'il y a plusieurs couches dans l'interprétation du texte qu'on appelle le Pchat la dracha le Remz le plusieurs possibilités de comprendre le texte laadracha c'està dire Mikra anidorch j'interprète le texte puisque le verset ne dit pas explicitement qu'il est mort c'est écrit vaigva il a expiré pas marqué vamot il est mort alors moi je dis il y a un COV Lomet pourquoi de même que zarobim que sa descendance est vivante alors lui aussi est encore en vie voilà l'interprétation ici de de de nos maîtres alors justement c'est là où on pourrait peut-être essayer de comprendre un petit peu plus ce qu'il a voulu lui enseigner vous savez que la Michna dans le traité à vote nous disent que deux personnes qui sont installées en train de manger et nbahem divrai Torah et il n'y a pas entre eux des paroles de torora alors qui loueimif mtim c'est assez assez violent je dirais comme langage c'est comme s'il mangeait littéralement des sacrifices de métime de mort et et il y a cette idée en fait de voir la nourriture soit comme étant une possibilité encore une fois de faire passer par exemple une nourriture animale qu'elle se transforme donc dans la condition humaine la la la faire on va dire augmenter de niveau voilà c'est ce que nossage essaie de me dire souvent mais l'idée est de dire soit tu vois ce Mondel comme un monde fini et dans ce cas-là était en train de manger c'est peut-être des sacrifices de mort d'ailleurs pour certains quand ils mangent de la viande certains s'abstiennent de manger de la viande parce que pour eux c'est c'est un sacrifice d'être vivant oui c'est peut-être vrai mais l'idée est de dire si tu vois ce monde-là comme un monde fini donc un monde de fatalité un monde tel qui t''est présenté et bien sache qu'effectivement comme ce qui lui a dit on ne parle pas en mangeant c'est-à-dire il y a un risque de de faire une fausse route un risque de de danger entre guillemets de mort c'est un peu la même idée c'est-à-dire maintenant qu'on a fini je vais je vais t'enseigner quelque chose de très important Jacob n'est pas mort au-delà de ce monde-là au-delà de la fatalité il y a une possibilité donc d'après quelque chose qui viendrait après de même que sa descendance est en vie alors lui aussi est encore vivant nos Sages nous disent souvent les Tsadikim les gens intègres sont appelés vivants même après leur mort alors que les rchaïm ceux qui sont justement mauvais sont appelés morts même de leur vivants bon mais euh l'idée en fait c'est de dire qu'il y a quand même cette possibilité de continuité voilà peut-être aussi pourquoi nous mettons cette fameuse pierre euh en signe donc de passage pour dire qu'il y a la suite des générations euh qui fait que la personne continue quelque part à vivre là euh justement euh la récitation aussi peut-être pour fermer cette parenthèse la récitation du cadich quand une personne récite le cadich pour son proche euh on dit justement dans le cadich Gadal vidkad chemé Raba que soit grandi que soit sanctifié chemé Raba le nom divin ce fameux nom divin que Jacob a dit quand on il avait rassemblé ses enfants barourem KEB maluto comme si au-delà de de de de voilà au-delà du désespoir il y avait la possibilité de grandir le nom divin même dans la fatalité ce nom divin là qui réapparaît voilà pourquoi j'avais fait cette introduction avec ce nom divin qui revient au moment où Jacob dit j'ai espoir en ta délivrance Dieu non divin qui était absent tout le long de la descente entre guillemets aux enfers de Joseph dans le l'univers de de carcéral dans l'univers de de la de la de la avdoute de de de l'esclavage avant de devenir donc un homme important et c'est vrai que euh dans cette absence là nous voyons justement la possibilité donc d'une continuité un autre exemple qui me paraît essentiel c'est l'exemple de Sarah la naissance même du clalisraël la naissance du du peuple d'Israël se fait justement de manière tout à fait improbable vous savez que Sarah nous dit le verset elle était Akara ce qu'on appelle stérile mais elle était plus que stérile le verset 10 c'est Rachi qui commente ainsi elle la Valade le verset dit elle n'avait pas de Valade qu'est-ce que c'est Valade Rachid dit elle n'avait pas d'utérus elle avait un véritable soit malformation de naissance ou je ne sais pas ce qui s'est passé mais en tout cas quoi qu'il en advienne apparemment elle n'avait pas d'utérus alors là c'est vraiment l'improbabilité totale c'est Sarah ne pouvait pas avoir d'enfant quand elle va avoir un enfant on lui annonce qu'elle va avoir un enfant elle va justement avoir une action qui s'appelle un trroc un rire elle va rire trroc à Elokim Dieu littéralement m'a fait rire elle va appeler son fils itsrak itsrak Isaac c'est sur le rire itsrak littéralement il rira c'est un peu l'expression rira bien qui rira le dernier c'est-à-dire dans l'impossibilité d'enfanter le rire en fait si on essaie de de de réfléchir quelques secondes sur le rire il y aurait beaucoup à dire mais le rire bien souvent né d'une sorte de pression de tension quand on a quelque chose qui est donc un sujet tendu sur lequel on n'ose pas trop blaguer et bien et qu'on a cette liberté là de pouvoir entre guillemets se lâcher sur quelque chose qui normalement nous inspire la retenue et bien il y a un rire le rire est des fois plus accentué quand on assiste à une scène tout à fait je sais pas moi un président de la République qui dégringole des escaliers avec toute la toute la tout ce qu'il inspire et tout ce qu'il dégage comme comme comme autorité de le voir dégringoler ça peut faire rire itsrak et celui qui était l'impossibilité de venir au monde il y a pas pire on peut dire que la mort et donc de cette mort là et bien itsrak va naître trrok à Sal Elokim Dieu quelque part m'a fait rire d'ailleurs le mot itsrak itsrak c'est k les mêmes lettres que K K c'est la fin c'est ce qu'on disait tout à l'heure la fin RA celui qui vit la fin celui qui même quand tout est fini même quand il n'y a plus de possibilité et bien il est vivant on peut dire que c'est vraiment emblématique du peuple d'Israël d'ailleurs les enfants de de Joseph par lesquels nous sommes béniimokim les c'est dans la paracha également de cette semaine Joseph a deux enfants mais celui qui représente le peuple d'Israël ça sera Éphraïm qu'est-ce qu'on entend dans le mot phhraïm éher éher c'est la cendre phhraïim ce sont les cendres c'est celui qui finalement vit même à partir des cendres choses qu'on ne peut la cendre on ne peut rien faire on ne peut rien faire Avraham avait eu une expression en disant anori afar va eire je suis poussière et cendre j'ai tout à construire à phare mais je suis également éer j'ai un passé un passé qui est cendre mais phhraïm à partir des cendres et bien c'est celui qui va justement entre guillemets renaître de ces cendres voilà comment Irak vient au monde dans une impossibilité d'enfanté Sarah avait totalement peut-être désespéré et pourtant Abraham on lui dira c'est ça qui est important Dieu va dire à Abraham V il l'a fait sortir à l'extérieur le verset dit ainsi et il lui dit Dieu le dit dit à Abraham regarde le ciel for àim compte les étoiles si tu peux les dénombrer ainsi sera ta descendance Rachid dit c'est quoi il le fait sortir à l'extérieur c'est pas l'extérieur de chez lui c'est l'extérieur sort de de ton anstagninout c'est-à-dire de ton astrologie la fatalité de voir que dans la nature tu ne pouvais pas enfanter sors de là et regarde le ciel et à ce moment-là ainsi sera ta descendance et à ce moment-là nous dit le verset vin bachem c'est à ce moment-là qu'on voit le première fois le mot emuna Avraham a eu foi en Dieu bchavalo Tsedaka ça lui a été compé comme un comme un geste de Tsedaka charité peut-être même de justice ou de justesse Abraham a eu foi en Dieu de C dans cette promesse làà et c'est à ce moment-là que et bien on lui annonce qu'il va avoir un enfant donc voilà comment de l'impossibilité donc du désespoir le plus total va naître itraak et va naître donc vont ître également Jacob je continue encore dans les exemples il y a un exemple extrêmement intéressant on on parlait tout à l'heure du Messie et on parlait de la tribu de Dan qui est la tribu la plus obscure la plus basse spirituellement et c'est pourtant à partir de Dan que Jacob a fondé ses espoirs vous savez que la génération messianique on l'appelle également icveta des mesirha littéralement c'est d'améen mais c'est ekev c'est le le la génération du talon quelle est la particularité du talon le talon et bien c'est on peut dire la la la partie du corps qui est la moins sensible la génération du talon c'est la génération de l'insensibilité de l'impossibilité d'écouter d'entendre un message on va dire peut-être spirituel c'est voilà ikveta de Mira on appelle ça la génération du talon celle qui aura peut-être perdu tout lien avec la spiritualité et pourtant c'est dans cette génération là qu'on dit que le Messie que le machiar serait serait va naître va être présent le machiar c'est quoi c'est censé être donc la royauté de David qui est remise en vigueur voilà c'est censé être ça on aurait beaucoup à dire c'est pas du tout évident les avis sont assez divergents sur la nature du masiar c'est une période si c'est un homme enfin quoi qu'il quoi qu'il en soit cette période qu'on appelle hiveta de mesira la royauté de David qu'est-ce qu'il a de particulier David voilà le dernier exemple que je voulais donner David il a quel quelque chose de très particulier c'est que il a une ascendance qui est pas très on peut dire aux honorable il est fils donc descendant par route à moavya qui descend de moav c'est un peuple qui était tellement perverti dont le passou nous dit le verset nous dit loyavo amoni moavi bikalashem le amoni le moavi ne pourra pas rentrer dans l'Assemblée de Dieu c'estàdire tout le monde pourrait entrer entre guillemets dans l'assemblée euh de Dieu et devenenir partie intégrante du peuple d'Israël sauf le amoni et le moavi mais le verset dit moavi amoni et non pas moavite et et Amonia ou moavien c'est-à-dire une femme moavite ou Amonite pourrait rentrer dans le peuple effectivement rut ruth est celle qui va se convertir et qui va suivre donc sa belle-mère donner naissance à David David est celui qui est considéré également comme un rejeton certains le considèrent comme un comme un bâtard voilà il y a des choses qui sont pas tout à fait claires à son sujet et pourtant c'est David qui deviendra roi contre toute attente la surprise générale et c'est d'ailleurs lui qui nous a donné dans les Psaumes un passage qu'on lit dans ce qu'on appelle le Hallel quand on vient faire la louange de choses qui sont qu'on célèbre comme par exemple les fêtes le roche rodèche on lit le hè et bien David dit quelque chose de très fort il dit mekimi mais apar dal Dieu m'a fait lever de apar d de la pauvreté de la bassesse la plus totale et il dit également mais hhpot yarim et Viion Dieu relève des hhpotes c'est-à-dire la hachepa c'est vraiment le côté on peut dire le plus bas c'est vraiment la bassesse totale et bien c'est à partir de là qu'il relève les personnes qui sont justement euh au plus bas et les rangs extrêmement élevés il va dire daloti vosia ça c'est très important aussi daloti dal en hébreu c'est la pauvreté petite parenthèse aussi si je peux me permettre en hébreu nous avons donc dans l'alphabet hébraïque Alef bê Guimel qui sont encore une fois d'un point de vue calligraphique des lettres qui ont un nom mais dans le nom elles ont également une connotation vous savez l'alphabet fait partie de ce qu'on appelle la loi orale c'est quelque chose qui qui se qui ne se lit pas mais qui se dit l'alphabet Alef alpha c'est quelque chose qui a un rapport avec la Bina bon ce qui m'intéresse c'est Guimel et Dall le Guimel et le Dallet se suivent dans la calligraphie si vous avez remarqué le Guimel a un petit pied comme ça et le Talmud demande pourquoi est-ce que le pied du Guimel est tourné vers le D et bien le mud répond parce que derrière Gomel rassadim Guimel c'est Gomel c'est celui qui donne Gomel celui qui donne a tendance justement à se tourner vers le DAL det c'est le DAL le pauvre dette c'est également la porte c'est celui qui va justement vers celui qui est appauvri Guimel d'Alette Gomel d'alim David a dit daloti Vell yosia je suis suis dal appauvri Vell yoshia et c'est de là qu'est venu maeshua donc je pense que vraiment dans ces idées qu'on qu'on qu'on a qu'on a rapporté c'est vraiment à partir de l'endroit où où on pense qu'il y a le désespoir quand on voit justement qu'on est au plus bas qu'à ce moment-là ce ce se crée la Yeshua la délivrance c'est exactement le le sens je pense de de ce verset qu'on a ramené au tout début Lua kiviti Hashem quand c'est obscur quand on ne voit plus la présence divine nistalka Sheina la Sheina n'est plus présente la main droite de Dieu n'est plus active quand on voit l'absence du nom divin on voit que le nom divin est bafoué il est comme on dit khilouashem c'està-dire c'est vraiment la profanation du nom et bien c'est à ce moment-là qu'on a une espérance il faut espérer d'ailleurs dans son ne on peut dire l'espoir on a le Ramb Maon qui a dit a même fait une chanson par de période messianique ce qu'on appel c'estàdire et bien qu'il tarde à venir et bien que ça tarde on a l'impression que ça viendra jamais je l'attendrai tous les jours jour chez Yav qu'il viennent il y avait des maîtres notamment le rafet SIM vous avez certainement entendu parler de lui qui a écrit un livre très connu sur le shmirat à la Chun le la médisance c'est il en a fait tout un tout un livre de recueil de lois et de d'histoirees très intéressant le rafetraahim vivait à radine il est décédé je crois dans les années 30 1930 et il avait apparemment un costume chez lui qu'il avait jamais mis et euh on lui demandait enfin les membres de sa famille lui demandaient à quoi sert ce costume il disait ça je le réserve pour le jour où viendrait le maschiar donc voilà comment un homme vivait la chose dans sa réalité à lui comme on dit tadq bemunato le tsadq vit dans sa emuna il vit dans sa foi voilà un homme qui vivait dans sa réalité euh la la délivrance il visait à cela c'est ce qu'il avait en tête voilà je pense l'espoir de Jacob exprimé par lichuaterra kivitiashem c'est ça vraiment l'enseignement le plus fondamental c'est c'est ce que vient nous enseigner Jacob c'est pour ça que le titre du cours de ce soir c'était justement euh l'espoir comme dernière révélation oui la révélation de Jacob ici celle qui veut faire à ses enfants c'est de leur dire au moment où vous voyez justement plus rien alors c'est c'est le moment d'espérer donc l'espoir et je terminerai par citer euh un un apparemment un écrivain français j'ai j'ai trouvé cette citation tout à fait par hasard donc George Bernanos qui est qui a écrit euh donc un texte apparemment dans les années 40- 45 et qui a dit la chose suivante je pense que ça résume très bien la chose la plus haute forme de l'espérance c'est le désespoir surmonté voilà comment je pense on pourrait résumer ce qui a été dit dans le désespoir le plus profond dans l'invisibilité des choses c'est pour ça que cette parachat est coua elle est fermée cloisonnée on a un manque de visibilité voilà comment on a l'espoir de la délivrance et comment Jacob nous dit-on n'est pas mort il continue à vivre à travers ses descendants à travers ce qui continue à espérer et à faire en sorte que le projet de Jacob puisse se réaliser