Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Bo. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "L'enjeu transmission" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Comment créer une parole qui donne envie d’être reçue ?
- Comment construire une relation où l’autre accepte d’écouter ?
- En quoi la transmission est-elle d’abord une relation avant d’être un contenu ?
- Pourquoi la transmission est-elle associée à la mère comme source première de confiance ?
- En quoi le désir d’accéder à un idéal constitue-t-il déjà une transmission ?
- Pourquoi la transmission implique-t-elle de préparer l’autre à transmettre à son tour ?
- En quoi la transmission est-elle présentée comme l’enjeu central de l’Histoire ?
- En quoi la transmission est-elle conditionnée par le désir intérieur du transmetteur ?
- Pourquoi la transmission commence-t-elle par la valeur accordée intérieurement à ce qui est transmis ?
- En quoi la spiritualité est-elle présentée comme structure première du réel plutôt qu’ajout secondaire ?
- Pourquoi la transmission échoue-t-elle sans relation de confiance préalable ?
- Dans quel but Dieu place-t-Il Ses « signes » en Égypte ?
- Pourquoi un enfant retient-il davantage la posture du transmetteur que le contenu transmis ?
- Pourquoi une vérité doit-elle être reconnue même par son opposé pour entrer dans l’Histoire ?
- Pourquoi Dieu endurcit-Il le cœur du pharaon avant les plaies ?
- Si Dieu peut tout, pourquoi choisir un processus long plutôt qu’une sortie immédiate d’Égypte ?
- En quoi la confiance conditionne-t-elle la capacité d’écoute ?
- Pourquoi la transmission est-elle formulée comme un commandement de raconter aux enfants et petits-enfants ?
- Pourquoi la Torah parle-t-elle de « signes » (otot) plutôt que de « plaies » ?
- En quoi la matérialité est-elle le lieu même de révélation du spirituel ?
- Quels sont les trois signes dans la Torah (téfilines, Shabbat, brit mila) et que symbolisent-ils ?
- Pourquoi la modernité reproduit-elle la logique de l’Égypte ?
- Pourquoi l’objectif affiché du récit est-il de raconter les signes plutôt que la sortie d’Égypte elle-même ?
- En quoi la liberté humaine est-elle définie comme capacité d’aller au-delà de la nature ?
- Pourquoi transmettre suppose-t-il d’incarner soi-même ce qui est transmis ?
- Pourquoi la Torah utilise-t-elle le terme « tesaper » (raconter) issu de la racine « compter » ?
- Pourquoi l’oreille est-elle explicitement associée dans l’idée de raconter ?
- Comment la confiance crée-t-elle l’équilibre intérieur ?
- Pourquoi l’Égypte est-elle présentée comme l’antithèse du projet divin ?
- En quoi les dix plaies répondent-elles à la négation du rôle de Dieu dans l’histoire ?
- Qu’est-ce qu’une vérité qui doit être « su par savoir » et non par croyance ?
- Comment éviter de transmettre une sélection arbitraire du message ?
- En quoi ces trois « signes » (téfilines, Shabbat, brit mila) expriment-ils la structure spirituelle de l’univers ?
- Pourquoi l’acte est-il présenté comme vecteur plus puissant que l’idée seule ?
- En quoi la maîtrise des pulsions est-elle présentée comme condition de stature spirituelle ?
- Pourquoi la cohérence entre parole et valeur vécue est-elle indispensable ?
- Pourquoi la transmission est-elle décrite comme création d’une histoire destinée à être racontée ?
- Pourquoi l’Histoire est-elle décrite comme confrontation permanente autour des « des signes » (téfilines, Shabbat, brit mila) ?
- Pourquoi raconter est-il assimilé à compter, et que dit cela sur la valeur du récit ?
- Pourquoi l’enfant ne peut-il recevoir que d’une personne en qui il a confiance ?
- Pourquoi la relation de confiance reçue dans l’enfance conditionne-t-elle la capacité future à transmettre ?
-...
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Transcription
Kind: captions Language: fr Rève, bonsoir. Bonsoir. Le thème qu'on va essayer de développer ensemble ce soir, donc je l'ai intitulé l'enjeu de la transmission. Le point de départ de notre réflection commence donc toujours sur le texte de la parachasse qu'on va lire cette semaine avec donc un texte dans lequel euh Dieu ça on est dans le process donc à la sortie d'Égypte. D'accord ? Et maintenant, on est à la fin des fameuses plai qui sont censés faire prier le pharaon. Et le texte nous dit que Dieu s'adresse à Mosché, à Moïse et lui dit "Boel paro, va vers le pharaon car son cœur, j'ai rendu aussi son cœur et cetera et cetera. Et donc il va falloir que tu lui annonces qu'il va y avoir encore d'autres jusqu'au moment où il va céder, il va vous laisser sortir. Le texte là-bas de manière surprenante va nous dire la chose suivante. Car j'ai littéralement endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs de ceux qui sont autour de lui le maiti afin de placer mes signes chez lui. On va très rapidement analyser ce verset, mais c'est pas le verset essentiel sur lequel je voudrais m'arrêter avec vous ce soir. Verset d'après. Non, première chose, va chez le pharaon car j'ai endurci son cœur. Le maan, il y a ce terme qui est intéressant, le maan afin de chitiotaille et les bekerbaux d'installer mes signes à l'intérieur de lui. Premier verset verset d'après où le maan et aussi pour le maan c'est pour et aussi pour te sabe bin que tu racontes aux oreilles de ton enfant et de ton petit enfant comment je me suis joué de l'Égypte vutil à autotaille à chersam et les signes que j'ai placé là-bas d'athè et Vous serez qui a nichem car je suis l'Éternel. Très bien. Donc on a ici deux versets dans lequel dans lesquels pardonnez-moi Dieu dit à Mosché. Il dit va chez le Pharaon et sache que je t'expliquer pourquoi faut que tu y a c'est à un moment il dit bon va chez F le pharaon. D'accord. Car j'ai renforcé son cœur et cetera. Mais va pourquoi ? Pour l'instant, on sait pas. Si va chez le pharaon car j'ai endurci son cœur afin de donc on a ici faut aller chez le pharaon dont j'ai endurcé le cœur. Et c'est quoi le but ? afin que je mette ces signes parmi lui. Mais a priori, il y a quand même quelque chose qui est curieux dans la construction universel. Et aussi donc toujours va vers le pharaon. Pourquoi ? afin que tu puisses raconter aux oreilles de ton enfant et de ton petit enfant comment je suis comment je me suis de jouer de l'Égypte et les signes que j'ai mis et vous saurez que je suis Dieu. On est d'accord que il y a ici plein de choses passionnantes qui sont dites dans ces psukim mais un peu construction un peu surprenante quoi. Qu'est-ce que qu'est-ce que qu'est-ce qu'on vous raconte là ? Qu'est-ce qui se passe ? Alors, si vous le voulez bien, on va essayer d'analyser ces deux versets et à partir de cela réfléchir à l'enjeu de la transmission. Boë para vers le pharaon. De manière générale, lorsque Dieu a dit à Moïse d'aller vers le pharaon, c'était pour aller dire au Pharaon qu'il devait laisser sortir les enfants d'Israël d'Égypte et que s'il ne le faisait pas, alors allait arriver telle et telle PL. D'accord ? Donc la raison de la venue de Mé vers le Pharaon, c'est avant tout de l'avertir de plais qui vont arriver s'il ne libère pas le peuple d'Israël d'Égypte. Or ici, on lui dit d'aller. Oui, en effet, par la suite, Mosché va venir chez le Pharaon et va lui dire qu'il doit en effet laisser sortir les enfants d'Israël d'Égypte et que sinon il va y avoir maintenant encore une autre Maka, encore une autre pl. Mais là, a priori, il faut croire que il faut aller vers lui pour une autre raison. Alors préambule, va vers le pharaon car j'ai renforcé son afin de placer mes signes à l'intérieur de lui. C'est-à-dire que il y a ici quelque chose qui va précéder le second verset dans lequel on va me dire que je vais devoir aussi raconter l'histoire. traduit de manière différente. Sache que il faut maintenant que le pharaon se confronte au signe que je vais mettre et pour qu'il se confronte à ces signes, je lui ai endurci le cœur. D'accord ? Et le but ultime, c'est de pouvoir le raconter. C'est comme si on nous disait il faut raconter une histoire donc on crée l'histoire. ou le man s'appelle afin que tu puisses raconter. Donc en deux mots, j'ai mis en place un système. Ce système c'est que d'abord j'ai endurci son cœur. Pourquoi j'aiendurci son cœur ? Ça veut dire quoi ? Où est son espace de liberté ? La raison, elle est très simple. Le pharaon est confronté à des choses qui sont d'une complexité folle, qui sont d'une violence inouie. ses différentes plis. Tout être normalement constitué ne peut résister à une telle pression. Le pays est dévasté, le peuple est quasiment dans une révolte. Donc entre la dévastation du pays, la révolte donc qui peut remettre même en cause sa place et les garder en permanence avec soi, on dit bon allez partez dans le désert 3 jours, on va bien voir ce qui se passe après. Mais en vérité si le pharaon accepte maintenant de les laisser partir et bien on aura rien à transmettre. Ça veut dire quoi on aura rien à transmettre ? Il va falloir maintenant mettre en place quelque chose que l'on doit transmettre absolument. C'est quoi ? Autotaille hôte un signe. Autotaille c'est curieux comme terme le texte aurait pu nous dire le man shiti afin que je place c'est pl là on parle de signe. Et quand on reparle par la suite de ce qu'on va devoir transmettre, on va nous dire afin que tu racontes et que tu rapportes les hautilles, les signes que j'ai mis. Quel signe ? On parle ici de PL. Donc vous comprenez qu'il y a ici quelque chose de surprenant qui est en train de se passer. Le renforcement du cœur du pharaon, c'est très simple. C'est pour lui donner justement cette liberté de supporter ce qu'il est en train de vivre pour pouvoir terminer les diplay et seulement après faire partir les enfants d'Israël. Donc on est ici dans une histoire dans laquelle il faut donner au pharaon la force de résister afin de pouvoir terminer l'histoire des dipl. Ça veut dire qu'il faut que ces dipl existent. Pourquoi ? À quoi ils servent ? Si le but c'est de les faire sortir, alors soyons logiques. Dieu peut tout. La preuve, c'est qu'il est en train de bouleverser l'univers avec ses fameuses plai. En tout cas, l'Égypte, moi j'ai un truc beaucoup plus simple à proposer à Dieu, beaucoup plus simple. Tu veux que les enfants d'Israël quittent l'Égypte ? Mais moi un petit virus chez le pharaon. Ses conseillers les plus proches désorganise l'état au plus haut de ses dirigeants. Évidemment, à ce moment-là, les enfants d'Israël ont la voie libre pour partir. C'est beaucoup plus simple, ça va beaucoup plus vite et c'est beaucoup plus efficace. Même un petit Covid, je sais pas. Il faut croire que ici ben non dire que le but c'est pas de les faire sortir puisque le texte nous dit le man chitiota et les bekerb puisque va chez le pharaon je l'ai renforcé parce que je dois mettre au totaille des signes et on va raconter afin que tu racontes à tes enfants comment je me suis joué de l'Égypte et des signes que j'ai mis dedans et vous saurez que je suis Dieu. Attends donc toute cette ambiance c'est pas pour les faire sortir ? Je sais pas moi je lis le texte, je dis attends j'ai rien compris là. Là ils sont là-bas, il faut les faire sortir. Tout se processe. Chaque fois Moïse il vient, il mé vient, il dit "Bon, Dieu m'a dit que il faut les laisser sortir, faut qu'ils partent. Et si tu les laisses pas partir, alors voilà, ça a l'air d'être très intéressant. C'est ce qu'on a vu. Mais là, brusque comment ?" Il semble dire "Non, non, pas du tout. J'ai renforcé le cœur du pharaon parce qu'il faut absolument qu'il y ait ces signes qui soient présents et il va falloir que tu racontes à tes enfants quoi pas la sortie d'Égypte. On nous parle pas de ça. Comment tu t'es joué de l'Égypte ? Et donc voilà. Bon d'accord, je les ai déstabilisé et les signes que j'ai mis dedans puis et que vous êtes sortis. Non non vide et vous saurez quiem que je suis l'Éternel. C'est quand on étudie un texte, faut se poser dire on réfléchit quoi ? Qu'est-ce qu'on est en train de nous raconter ? Vous êtes d'accord que les versets sont sympathiques mais si tu commences à un moment à réfléchir, tu dis "Mais c'est sympa mais ça va pas." On va maintenant rentrer un petit peu dans notre sujet. La présence du peuple d'Israël en Égypte, sa finalité, c'est quoi ? est défin dans verset auotaille mettre les signes de Dieu en Égypte et pouvoir raconter à sa descendance comment on s'est joué de l'Égypte non pas nous mais Dieu qu'il a mis là-bas ses fameux signes et non pas ses pl et savoir qu'il est Dieu. Ça veut dire que ce qu'on va devoir transporter dans l'histoire est défini ici et on va voir après c'est quoi les modalité de la transmission et comment la Torah rentre dans les détails de savoir comment transmettre. Ça veut dire que il y a ici quelque chose qui va devoir être transmis. Qu'est-ce qui va devoir être transmis ? ces fameuses ototes, c'est-à-dire ces signes. C'est quoi hôte ? Un signe hôte, qu'est-ce qui est appelé hôte ? Les théphilines, les filterères shabbat qui oti béni ou benem car c'est un signe entre moi et vous et aussi la circoncision. Il y a trois choses que l'on appelle hôte dans la Torah. les tépiline le le h aliatra ça sera un h ins un signe sur ta main shabbat et l'abrit mil la circoncision maintenant vous constaterez que le mot h peut s'écrire de deux manières soit alf va tav soit alf tav alf hein avec le petit point haut qui n'est pas écrit dans le séfer torat mais tu peux te permettre de lire au tave d'accord à tave quand Dieu crée l'univers. Berchit bara Elokim au commencement Bara il créa Dieu est point. Je m'arrête là. Il crée au début. Être, c'est deux lettres alf tav qui sont les mêmes lettres que le mot h qui veut dire un signe. AF c'est la première lettre de l'alphabet. Tav c'est la dernière lettre de Ça veut dire que la première chose que Dieu crée, c'est l'ADN de l'univers qui se situe à l'intérieur des lettres qui elles-mêmes vont véhiculer l'énergie qui permettra de construire le monde. Berchid barokim disent les maîtres de la kabale au début Dieu crée un lèf tave les lettres de l'alphabet qui constitue l'armature spirituelle sur lequel l'univers peut être construit. Et ça, la notion du hôte du signe est là pour nous rappeler que la base de l'univers, c'est une structure spirituelle. Et cette dimension là, on la retrouve où ? On la retrouve donc dans ces trois choses qui sont les téphilines, le shabbat et la britmila. Tépiline, shabbat mila. D'accord. Tépiline, shabbat, mil. Trois choses. D'accord. Ces trois choseslà sont des signes. C'est quoi ce signe ? Les théphilines, c'est le h aliatra. Ils seront comme signe al yadra sur ta main, traduction sur ton bras. C'est quoi la notion du yad ? C'est quoi la notion de la main ? La notion de la main représente la capacité que l'on a d'aller au-delà de sa propre réalité. Parce que quand vous prenez le mot y qui veut dire la main et vous inversez les lettres, vous avez le mot da. Da ça veut dire ça suffit. La notion de daille, c'est la restriction. Daille stop laime. La main c'est ce qui te permet de sortir de ta limite, d'accéder à quelque chose qui est au loin, d'accéder à quelque chose qui est au-delà de toi. La notion d'un signe au niveau de la main, c'est tout simplement se rappeler que la création de l'univers dans sa structure spirituelle nous invite en premier lieu à aller au-delà de la réalité que l'on peut imaginer. C'est-à-dire que l'univers, ce n'est pas s'inscrire dans ce que je suis, mais être capable de faire exister quelque chose qui va au-delà de moi-même, de ne pas se suffir de notre propre réalité, mais d'accéder à quelque chose d'autre. En deux mots, tu n'es pas enfermé dans ce que tu es là où tu te trouves puisque tu peux accéder à quelque chose. Là, le second point, c'est quoi ? C'est la britmila. La britmila, c'est quoi ? Donc la circoncision, c'est quelque chose qui se passe le 8e jour. Le 8e jour, la notion du 8 comme le maral de Prag explique, c'est l'au-delà de la nature qui s'inscrit sous le chiffre 7. Or, la Britmila, c'est quoi ? C'est la capacité d'inscrire une vie matérielle en sachant qu'elle nous amène à quelque chose qui va au-delà de la réalité du monde dans lequel on se trouve. Mais c'est surtout par achever l'univers que Dieu a fait comme si Dieu nous avait demandé d'amener l'univers à sa perfection ultime à travers en premier lieu la maîtrise que l'on aura de la nature qui est représenté chez l'humain par cette pulsion première qui lui permet de créer, qui lui permet s'il ne veut pas la maîtriser d'être soumis à elle. Et là, en effet, c'est là où il y a donc le seconde. Dieu a créé un univers dans lequel l'humain sait qu'il parachève le monde à travers la capacité qu'il aura d'être dans la maîtrise pleine et entière de la nature, à partir de cela de créer et de ne pas être soumis à celle-ci. de savoir qu'il a la capacité d'aller au-delà de la réalité de la nature et que c'est en cela qu'il parachève le monde dans cette liberté que l'on se donne de savoir que l'on peut aller au-delà de la nature qu'elle ne nous enferme pas et que donc nous ne sommes pas déterminés par quelque chose. Et il y a le shabbat. Le shabbat c'est hôte. C'est quoi le shabbat ? Shabbat c'est le moment dans lequel l'individu révèle que la finalité de l'humain dans le monde, ce n'est pas de créer, mais d'être capable de profiter de l'univers dans lequel il se trouve en développant l'essentiel, c'est-à-dire la dimension spirituelle. Berchid bara est Dieu créa il crée la structure spirituelle de l'univers qui sont dans ses lettres et il nous indique dans quel cadre on va devoir faire exister l'univers. H un signe c'est un point de repère. D'accord ? Un signe c'est un point de repère. Ce signe c'est être. Ça veut dire que ce point de repère te renvoie à la raison même de la création de l'univers tel que l'humain doit agir à l'intérieur de celui-ci. Qu'est-ce que l'on attend de moi ? de haute à tête des tépilines de la mila et du shabbat sont là pour me rappeler au fond où va se situer l'enjeu même de l'humain à l'intérieur de nous. Le manchot Dieu dit, il faut bien inscrire à l'intérieur de l'Égypte qui est à l'opposé même du projet divin ces dimensions là. C'est-à-dire que le but de toutes ces macotes, de toutes ces pl, c'est pour amener à une reconnaissance pleine et entière par le pharaon de l'inexactitude absolue de sa vision du monde. Et je trouve qu'on va sortir aussi le manchiti Kirbo à l'intérieur même de l'Égypte qui est l'antithèse même de cette vision du monde, il va falloir inscrire cela. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que il faut qu'il y ait à un moment dans l'histoire une reconnaissance par l'Égypte qui symbolise l'entithèse même du projet divin que en vérité c'est ça le sens même de l'histoire. Pourquoi ? Parce que si parce que il faut que cet élément là qui représente l'antithèse et accepter à un moment cette vérité pour qu'il puisse un jour y avoir eux aussi accès. Tu ne peux pas avoir accès avec quelque chose qui ne te concerne d'aucune manière, avec laquelle tu n'as jamais flirté un instant. À un moment l'Égypte a dit Dieu a raison qu' dit Dieu est sad Dieu a raison c'estàdire que quelque part la vérité elle est là est-ce qu'on va maintenant réussir à inscrire ça dans notre réalité quotidienne à tout transformer non on le voit bien c'est ce qui donne la possibilité à la conversion c'est ce qui donne la possibilité à ce que le message du peuple juif soit entendu par les nations du monde qui sont représentées ici par l'Égypte plus tard dans l'histoire. Il faut que ça a été là. Il faut que ça puisse être là. Comment ça passe à travers les diplay ? C'est encore un autre coup. D'accord ? Les dipl sont la réponse à ce que le pharaon a dit. Qui est Dieu ? Je ne le connais pas. De toute façon, il peut pas intervenir pour changer le cours de l'histoire. C'est-à-dire l'idée même d'une création. et d'une volonté première n'existe pas. Même si elle existe, Dieu n'est plus présent dans le monde et même s'il est présent dans le monde, il ne peut pas intervenir pour changer quoi que ce soit. C'est l'enfermement absolu. Alors que justement ces trois signes, c'est le lieu de la liberté. aller au-delà de soi, maîtriser la nature et être capable à un moment de s'inscrire dans un monde dans lequel je comprends où se situe la finalité et je ne m'écroule pas face à la nécessité de vivre parce que de toute façon la réalité de la vie, elle sera face à moi. Maintenant qu'on sait ce qu'on va devoir transmettre, alors on va pouvoir réfléchir à l'envie de la transmission. Ça veut dire que au fond transmettre, c'est pas dire fais une braha, fais une bénédiction. Bien sûr qu'il faut que tu la prennes. Mais avec quoi le juif va devoir se transporter dans l'histoire ? Avec quoi il va traverser l'histoire ? Avec ce qui était posé à ce moment-là. Qu'est-ce qui est posé ? afin que tu racontes à l'oreille de tes enfants et de tes petits enfants comment je me suis joué de l'Égypte non pas comment je vous ai sorti et les signes que j'ai ai mis vid athè et à ce moment-là vous saurez que je suis à on parle de savoir parle pas de foi. Alors que plein de fois dans la t parleremuna foi confiance vida t'aime et vous saurez que je suis ça qu'il va falloir transmettre. Alors essayer de comprendre comment mais l'enjeu de la transmission c'est d'abord de s'interroger sur ce qu'on doit transmettre. On n'est pas là pour transmettre ce qui nous rassure parce que l'autre est dans la continuité de notre propre histoire. Mais on doit transmettre une vision du monde. On doit transmettre où se situe véritablement le sens de la vie et après dans un second temps comprendre en quoi la Torah et les mitvot inscrivent cela dans ta réalité au quotidien. On démarre où le man sa père afin que tu racontes. Il y a plein de mots pour dire raconter mais le terme de si pour le sapère vient de la racine qui veut dire compter. C o m pt e r comme en français d'ailleurs le compte et le compte. En français il y a aussi le compte monsieur le compte. Il y a deux choses compter compter. OK, super. Pourquoi est-ce que tu utilises le terme du compte qui est aussi celui qui signifie le compte COM ? Petit détour par un principe de hal de loi juive. La la loi juif nous dit que quand vous avez deux produits, l'un consommable, l'autre non consommable, un cacher, un non cacher, qui se rencontre, s'il se rencontre et qu'il se mélange, tu es très embêté, tu peux consommer ou pas ? Il y a une loi qui s'appelle la loi de bitou, c'est-à-dire vous avez un petit morceau de viande non cachè qui tombe dans plein de morceaux de viande cachè. Si vous avez une proportion de 16è, alors on considère que la viande non cachère était diluée et que quelque part tu peux tout consommer. C'est ce qu'on appelle le principe de bitou d'annulation. Il y a beaucoup de règles mais dans ces règles, il y en a une d'avir cheignan et no battel. Quelque chose que tu comptes c O, ne peut jamais être annulé. Traduction. De la viande, ça se pèse au kilo. De la farine aussi, de l'huile se mesure. Il y a des choses qu'on ne pèse pas, qu'on ne mesure pas, mais qu'on compte. Par exemple, des œufs. Je dis pas donne-moi 200 g d'œuf. Je dis par contre donne-moi 6, 12, 14 œufs. Le fait de compter chacun des éléments lui donne de la rachiv de la valeur et de l'importance. Ce qui fait que la notion d'annulation n'existe pas. Si tu as un œuf d'un animal d'un nouveau latine non cacher, qui tombe à l'intérieur de plein d'œuf même 150 de volatil cacher, il y a pas bitou, il y a pas annulation. Pourquoi ? Parce que quelque chose qui a une valeur en tant que telle ne peut jamais être annulé. Lorsque c'est au poids ou à la mesure, alors ça n'a pas la même valeur au niveau de la Ça serait très intéressant d'analyser en profondeur. C'est passionnant ce que ça veut dire mais c'est pas le sujet. Si pour raconter c'est savoir se rappeler que de la même manière qu'une chose que tu comptes ne peut pas être annulée parce qu'elle a de la valeur, alors tu dois savoir que ton récit a une valeur et que chacun des détails a une valeur. C'est-à-dire qu'on me dit que le but numéro 1, c'est d'abord pour moi de donner de la valeur à l'histoire que je raconte. Je ne peux pas véhiculer un message si ce message ne représente pas grand-chose pour moi, même si j'utilise les formes pour te donner l'illusion qu'il vaut quelque chose. Au-delà de ça, la totalité des détails est importante. Sache que l'enjeu de la transmission de ce que nous avons vu précédemment et on va voir comment on fait pour le transmettre de ces trois fondamentaux de ces trois. Commence d'abord par une réflexion sur la valeur que cette chose a à tes yeux. Si ce qui est important à tes yeux, c'est les ambiances, c'est très bien. Mais transmettre, c'est pas ça. les tépiline, ce qu'il symbolise, l'idée que l'on peut aller au-delà de soi, l'idée de la britmila, du rapport à la nature et l'idée du shabbat et de les appliquer dans sa propre réalité de manière concrète parce que l'acte véhicule la spiritualité au-delà de l'idée qu'il transporte. L'acte véhicule une spiritualité au-delà de l'idée qu'il transporte. Ne l'oublions jamais. Ça c'est donc première chose. Donc c'est pour ça que ça perd. Après question pour un champion, quel est l'organe qui nous permet d'écouter l'oreille ? Donc si je vous dis vous allez raconter à vos enfants, ai-je besoin de dire que c'est l'oreille qui va écouter ou entendre ce que je dis. Non parce qu'il y a pas d'autres options dans le corps humain. Donc on a ici un mot supplémentaire, un mot non nécessaire afin que tu racontes be au nez dans l'oreille. Quoi çaoter ? C'est une technique, le man s'appelle afin que tu racontes à tes enfants et cetera. Autre question de ton enfant et de ton petit-fant. Question basique, je raconte je suis grand-père. Donc je vais raconter, je sais pas encore exactement quoi, mais je dois raconter quelque chose aux oreilles super de mon enfant et de mon petit enfant. Ça tombe bienem, j'ai un enfant, j'ai un petit enfant. Maintenant, il y a un problème, c'est que si j'ai un petit enfant, c'est queil a un parent. C'est qui ce parent ? C'est mon propre enfant. Ce propre enfant, évidemment, s'il a eu des enfants, a priori c'est qu'il a pas 12 ans. Donc il est déjà parent et il a pas 12 ans. Mais lui, cette obligation de transmettre, il l'a aussi de raconter à son enfant. Mais moi, comme j'ai l'obligation de raconter à mon enfant et à mon petit enfant, j'ai raconté à son enfant. Donc lui, comment il va raconter à son enfant ? Alors, je l'ai déjà raconté. Moi, j'ai raconté à mon enfant, c'està-dire à mon fils, à ma fille l'histoire. Et après, je dis ça tombe bien, vous avez vous aussi des enfants, je leur raconter l'histoire. Mais lui, il dit "Mais moi je suis aussi parent donc j'ai l'obligation de raconter à mes enfants et mes petits enfants." Des petits enfants j'en ai peut-être pas encore mais j'ai mes propres enfants donc je dois leur raconter. Mais toi, tu leur as déjà raconté. Vous comprenez la question ? Qu'est-ce dit ? Je dois raconter à mon enfant mon petit enfant mais mon enfant il pourra plus raconter à son enfant puisque j'ai déjà raconté puisque son enfant lui c'est mon petit enfant. On est d'accord c'est compréhensible d'accord pour la tour de me dire ça et après comment je me suis joué l'Égypte et le total très bien donc on va déjà ici poser les fondamentaux de la transmission c'est un sujet que j'ai souvent évoqué mais c'est pas grave j'y reviens parce que c'est fondamental tout d'abord si tu ne donnes pas d'importance toi au mot que tu as prononcé La transmission n'existe pas. Si tu ne vois pas l'importance des détails, la transmission sera incomplète. Pourquoi ? Parce que si ton enfant voit qu'il y a des détails mais que tu as omis les détails, ça veut dire que tu as décidé de sélectionner dans l'histoire ce qui te semble intéressant. Tu as décidé de sélectionner dans les mit ce qui te semble bien. Donc tu es en train de lui transmettre quoi ? C'est que dans la vie, on peut sélectionner. C'est ça qui va garder. Tu as transmis que dans la vie tu peux choisir que dans la vie tu as le droit toi personnellement de décider ça je raconte ça je raconte pas. Ça je dis que ça vaut la peine, ça je mets de côté. Un problème ? Donc c'est pour ça que la T dit, je te rappelle que quand tu transmets, premièrement pose-toi la question de la valeur de la chose. Deuxièmement, rappelle-toi ce que tu leur transmets. Parce que quand l'histoire tu l'as amputé, l'enfant, il se rappelle que pas l'histoire, il rappelle pas l'histoire aussi. Mais c'est pas ça qu'il a retenu. Je vous le garantis. Je vous garantis ce qu'il a retenu, c'est que dans la vie, tu peux faire ce que tu veux avec un texte, tu peux faire ce que tu veux avec une religion, tu peux faire ce que tu veux avec une mitwa et la meilleure manière de le savoir c'est qu'il va reproduire. Le manièmement, beau nez à l'oreille. Vous avez vu là, je vous regarde donc a priori votre image. Maintenant si je te regarde comme ça pas sympa. Mon regard donc a émis D'accord. Si je regarde comme ça, mon regard autre chose. Regarde comme ça avec des yeux de poisson pourrire chose. On est d'accord. Donc avec le regard, je reçois mais je peux donner. Avec ma bouche, j'absorbe mais j'exprime. Je mange, je peux dire avec le nez, j'inspire, j'expire. Il y a un mouvement d'aller-retour avec vos oreilles. Vous êtes capable de recevoir. Est-ce que vous pouvez mettre quelque chose ? Il y en a qui sont très très bons, ils sont entraînés très souvent, ils arrivent à bouger le l des oreilles tout seul. Super l'oreille. C'est quelque chose qui n'est là que pour recevoir. Raconte aux oreilles. C'est-à-dire pour raconter, il faut que l'enfant ait envie d'entendre et n'est pas envie de dire. Les psychologues du monde entier arrivent. Je leur dis si un enfant arrive à être à l'écoute sans avoir besoin de dire c'est qu'il a construit avec toi et tu as construit avec lui la chose la plus importante. Une relation de confiance. une relation de confiance. Moi vous savez quand mon prof de ski me dit tu vas à droite je vais à droite. Pourquoi ? Parce que je lui fais totalement confiance parce que même si je pense que le meilleur chemin c'est à gauche s dit d'aller à droite je à droite. Quand le médecin il me dit c'est super bon le chocolat mais non je qu'a jamais ça d'ailleurs quelque part je l'écoute je dis rien parce qu'il sait de quoi il parle. Moi, je me rappelle il y a très très longtemps, j'ai un copain chirurgien et pour une qui me concernait même pas, il avait mis un ami un avis et puis un moment moi petit nulité qui avait fait un peu de scourisme genre, je dis non mais il faudrait peut-être pas faire ça. Il me dit euh ben dans les 15 années de médecine que j'ai fait, j'ai pas appris comme ça. Elle m'a scotché en 15 secondes. De quoi tu parles ? Pas de quoi tu parles ? Ça c'est le le petit petit blamb que je que j'étais j'ose espérer que j'étais au passé. Donc d'abord de ta part B la transmission commence d'abord par une relation de confiance. Ça veut dire que à un moment tu vas dire des choses si tu fais pas complètement confiance tu peux pas recevoir tu peux pas transmettre. Ça veut dire quoi ? qu'on ne peut pas transmettre si on n'est pas dans une relation de confiance avec l'enfant. Comment est-ce qu'elle se construit ? Très simplement. Là, on parle du père, mais la mère, elle transmet. Et c'est la mère qui donne la possibilité de la transmission. Pourquoi ? Parce que la transmission, elle se passe sur la base d'une relation de confiance. Parce que si un moment j'ai pas confiance dans celui qui transmet, alors je peux pas recevoir de et la confiance ça se dit emouna. Et le mot emouna, ça vient de la racine m et m c'est la mer parce que l'enfant a confiance dans la mer et l'enfant aura confiance vis-à-vis de ceux en qui la mère fait confiance. Ça veut dire que la source même de la transmission, c'est la confiance que je vais recevoir de celle avec qui on a pu concevoir cet enfant. Et la confiance, ça se mérite, la confiance ça se construit. Le mal de sa perbe ose vivre aux amis. Il faut qu'il y a une relation de confiance et c'est à ce titre làà que tu vas créer quelque chose qui équilibrera l'enfant. Parce que quand tu es dans une relation de confiance, alors tu reçois et tu peux agir suivant ce que l'on te dit pour dans un second temps en effet par la suite réfléchir, analyser et vérifier qu'en vérité ce qu'on t'a transmis c'était du domaine du vrai. Et cet équilibre, il est lié à Et on sait que l'équilibre de l'individu c'est l'oreille interne. Mais ce qu'on oublie aussi c'est que le mot osen qui veut dire l'oreille, c'est les mêmes lettres que le mot izoun qui veut dire équilibre. Ça c'est la suite. Bin ou ben minha. Évidemment, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, si je transmets à mon enfant, alors mon enfant, comment il fera transmettre à son petit enfant si j'ai déjà transmis ? Très simple, je transmettre à mon enfant en sachant que l'enjeu, c'est qu'il le transmette au sien. Ça veut dire qu'au fond transmettre, c'est se poser la question de savoir comment l'autre va recevoir parce que c'est fonction de la manière dont il va recevoir qu'il aura envie de transmettre. Parce que je ne peux pas transmettre quelque chose qui me renvoie de la souffrance. Parce que je peux pas transmettre quelque chose qui pour moi difficile. Parce que je peux pas transmettre quelque chose qui est inaudible. Parce que je peux pas transmettre quelque chose qui ne provient pas de quelqu'un en qui j'ai eu Bin et au fond l'ange de la transmission, il va d'abord se situer sur ça. C'est-à-dire avant de rentrer dans ces trois fondamentaux qu'on vient de voir qui sont les éléments que l'on va devoir Et ce qu'on veut devoir transmettre, c'est avant tout la vision que le peuple juif a de l'histoire qui est antitétique avec la vision de l'Égypte. Chiti autotaï et les kirbo mettre ces trois hôtes et les implanter et rappeler à travers cela que au fond la finalité de l'histoire c'est que l'humanité retrouve le sens de ses hototes de ces signes parce que justement à un moment le pharaon pharao qui désigne orf oref c'est la nuque c'est tourner le dos a la nuque c'est l'absence de singularité donc c'est l'individu sans responsabilité parce que si tu es pas singulier, tu as pas de responsabilité. Les vaches ne sont pas singulières, elles n'ont pas de responsabilité, elles se contentent d'être. Donc c'est vraiment la vision complètement opposée. D'accord ? Ça c'est ce que tu vas devoir transmettre. Super. Comment tu transmets ? C'est quoi les préambules à la transmission ? Sans rentrer dans les modalités pédagogiques et les dernières techniques, on s'en fiche. Ça peut être intéressant parce que en effet mais d'abord il y a ça de sa père laivout que tu donnes à la chose la valeur que tu donnes à la chose l'importance de chaque détail à l'oreille la notion de savoir recevoir en faisant confiance et la confiance à se construit à travers ce qui s'est joué dans le coup et c'est ça qui est source d'équilibre parce que je me sens bien parce que je sais que la parole de l'autre elle est pour moi. est pas pour lui. Et à ce moment-là, je me préoccupe et j'ai en tête déjà réflexion sur comment l'autre, cet enfant va-t-il transmettre à son cœur ? Parce que quand je le raconte à lui, je raconte à à l'humanité qui arrive là. Qu'est-ce que je dois lui dire maintenant ? avant autotaï avant les ototes avant ces trois fondamentaux qu'on a définial c'est quoi cette notion deal de l'Égypte c'est un lieu sa scintillant c'est un lieu de réussit c'est le lieu lieu dans lequel je n'ai pas besoin de Dieu parce que dame nature semble me donner tout ce dont j'ai besoin sans que j'ai besoin de lui demander. Les crues d'une île sont récurrentes. Les crues d'une île sont une forme d'assurance sur le futur du pays. Pourquoi ? parce qu'elles sont prévisibles, parce qu'elles sont habituelles et donc je sais qu'il y aura ce dont j'ai besoin pour pouvoir produire. L'Égypte, c'est le lieu qui quelque part me fascine. C'est le lieu dans lequel je ne suis pas obligé de penser aux principes de responsabilité lié à la singularité. Je me contente de vivre la vie qui est la mienne. C'est le lieu dans lequel je n'ai pas besoin d'implorer Dieu par rapport aux choses essentielles parce que je sais qu'elles vont venir. C'est une vie au fond très sympathique parce que l'économie est là, le questionnement n'est pas présent et la notion de responsabilité ne s'exprime pas comme étant une nécessité mais éventuellement comme un choix que je veux faire parce que ça m'intéresse. Que demande le peuple ? Hitalalti quoi la notion de se jouer ? C'est quoi la notion de comment je me suis loué joué de l'Égypte en montrant que un moment tout ce système peut un moment totalement dysfonctionner ? C'est comment ça s'appelle en français dans le texte ? Même si c'est réducteur, c'est les conflits et l'inflation. Il y a aucune raison qu'il y ait des conflits dans le monde. Pourquoi il y a des conflits entre grande puissance ? À quoi ça sert ? À rien. À rien. À rien. Mais on a des fous qui ont décidé que c'était important pour eux d'être plus fort que l'autre. Alors que de toute façon, tu es bien, tu es détent, tu es le président, tu es tout, tout va bien. Et l'histoire te montre que de toute façon, tout ça, ça ne sert à rien puisque après de toute façon, il y a un retour de bâton et de manivelle. On est dirigé par des fous, par des fous. Regarde l'histoire, tu bas pourquoi ? A priori, on devrait pas être angoissé de par quoi on va manger. Il y a tout ce qu'il faut. Et c'est sans arrêt l'angoisse. Pourquoi ? Parce que je construis un système dans lequel on m'apprend qu'il y a quelque chose qui n'est pas nécessaire, qui devient indispensable. Et cette chose indispensable, il va falloir que je l'ai. Comme je pense pas que je peux l'avoir tout de suite, alors là, ça devient très angoissant. Je peux pas acheter le dernier iPhone. C'est très angoissant. Le M de sa père. C'est ça qu'il va falloir que tu racontes. Italim. C'est-à-dire que au fond le but c'est de transmettre cette notion là pour que quand cette réalité là s'inscrira dans l'histoire, on comprenne que derrière ça le créateur de l'univers est présent était en train et en train de faire aboutir l'histoire. V autotaille samti bam et ces fameux autotes que j'ai mis à l'intérieur. C'est-à-dire sache qu'en vérité l'humanité a goûté à ces trois concepts à travers l'Égypte vie d'Athèm qui achet et vous saurez que je suis Dieu. Comment ? de par le fait que vous constaterez cette opposition, cette guerre par rapport justement à ces aujourd'hui ces trois notions sont celles qui dérangent l'humanité le shabbat, l'fil et la brin c'est quoi au fond cette idée du h en premier lieu comme on l'a vu, c'est être ce qui fait exister l'univers. C'est une structure spirituelle dans un monde dans lequel le spirituel n'est qu'un ajout par rapport à une réalité matérielle qui semble ne pas du tout être connecté au spirituel. On peut même faire ça dans le judaïsme. Pour certains, ça s'appelle la TVA, la Tor en va leur ajouter. La source de tout. et spirituel. Et c'est pas juste un concept, c'est une réalité non visible mais bien présente. Comme quand le Talmud nous parle déjà des neurones miroir sans les appeler neuron miroir et que la science va les découvrir par la suite que comme l'eau reflète ainsi se joue la relation à l'autre. C'est l'univers des neuroniroirs dont on parle déjà par exemple. Ça c'est la première chose. Autotaille la principe du haute, c'est d'abord est-ce que l'univers a une structure spirituelle sur laquelle vont être bâtis la réalité matérielle ? Le monde refuse. La preuve c'est que si spiritualité il y a, il faut qu'il y ait distance avec la matérialité. Regardez, toutes les religions en dehors du judaïsme, on fait rimer pauvreté, distance avec la nature, distance avec le le le corps et cetera pour la spiritualité. C'est fou. La spiritualité par excellence, elle se situe dans la relation intime que tu as avec ta femme, dans la nourriture que tu consommes, dans ce que tu fais au quotidien. C'est là où on est parce qu'en vérité elle est le support de cette réalité mais toi tu découvres cette spiritualité à travers cette réalité matériel parce que tu t'intéresses à la source. Et quand tu fais une mitva, tu montres en quoi cette mitva qui est un acte, c'est pas ce qui amène, c'est ce qui révèle la spiritualité qui est déjà présente à l'intérieur de l'univers. Tu lui donnes corps. Ça c'est la première chose à laquelle on va se confronter. après le haute de t fil l'idée que tu peux aller au-delà de ta propriétalité que l'on a limité au monde de la nature c'est-à-dire de la découverte scientifique de tout ce qui en effet a permis d'accéder à quelque chose mais qui ne nous ouvre absolument pas à l'idée que je peux aller au-delà de ma propre réalité et devenir un être totalement différent dans un monde dans lequel l'acceptation de ce que l'on est devenue la règle. La règle qui te permet de renoncer à ce monde des possible qui est d'être au-delà de ta propre réalité, quelque chose d'autre de différent. Après, on a quoi ? La britmila. On a inventé le trauma qui est une réalité qui existe mais le trauma, il est avant tout parce que tu veux ne pas te sentir soumis à tes pulsions. Il faut surtout pas que tu lui montes, sauf si bien sûr ça va faire très mal à d'autres. Mais sinon tout va bien. Quand la Torah dit qu'un homme et une femme qui s'aime très fort n'auront pas de relation physique avant le mariage, ça a l'air d'être fou. Ils s'aiment, ils se sentent bien, ils sont plus que consentants. Où est le problème ? Surtout qu'après le mariage, c'est une chose merveilleuse. C'est une très grande, c'est génial. Et la relation, elle est pas juste pour avoir des bébés, elle est là aussi pour se sentir bien ensemble. Ça c'est la brit là. Ça veut dire qu'à un moment l'idée même d'être dans la maîtrise et non point dans la disparition, c'est un élément constitutif de ta stature spirituelle. H la troisième chose, c'est le shabbat. Le shabbat, c'est donner du sens à la réalisation physique que l'on a dans le monde et de comprendre que la finalité, c'est d'utiliser cette matérialité pour nous permettre d'être dans un cadre dans lequel on trouvera la spiritualité qui est présente à l'intérieur d'elle. C'est ce qu'on appelle l'âme supplémentaire du shabbat. Vatè qui et c'est comme cela que l'on sait que Dieu est dans l'univers. Comment est-ce qu'on le sait ? parce que l'on voit que l'univers s'oppose à ces hototes. On voit que ces ototes qui ont été mis, c'est là où se situe l'enjeu même de la confrontation au monde dans lequel on se trouve et qui a traversé l'histoire. À partir de là, on sait ce qui va être transmis et c'est cela qui va devoir vous occuper. Alors évidemment, c'est pas Attendez, vous êtes sympa complexe, pas du tout. C'est d'une facilité déconcer parce que ce que je dois transmettre en premier lieu, c'est mon désir d'accéder. à cela. La première chose que je transmets, c'est la valeur et l'importance que je donne à cela. La première chose que je transmets, c'est que c'est le désir d'accéder et le mouvement qui s'opère à partir de ce désir qui va être au cœur même de son de mon existence. Parce que ce que je viens de dire, j'ai envie d'y accéder. Je pense pas que j'y suis complètement évidemment mais c'est ça au fond qui m'agine, c'est ça qui m'intéresse. C'est vers cela que j'ai envie d'arriver. La preuve c'est que chaque fois que je franchis une étape, je parle pas de jeu et le mê bien sûr, j'en suis loin. Mais là chaque fois que je franchis une étape, ça me nourrit, ça m'épanouit. Je retrouve véritablement le sens même de mon existence. Et c'est en cela où en effet la transmission existe. Maintenant ce qui est très intéressant de voir c'est que la notion de transmission elle commence par ceci pour après le soir de la sortie d'Égypte, elle se traduit par la hagada, le hagid. La ragada, c'est raconté. Mais à ce moment-là, tout cela doit passer par quelque chose qui s'appelle la hagada. Et le terme de le hagid, il est très intéressant parce que le texte nous dit le hagid le hagid pour raconter le matin le bonté de Dieu. C'est-à-dire que au fond ça nous amène vers cela, à voir la présence d'Hem dans tous les moments de notre vie de manière claire à l'image du matin qui nous permet d'avoir une vision claire de l'existence. Voilà un petit peu l'enjeu de cette transmission. Voilà quelque part une ouverture vers les modalités de la transmission en sachant que l'élément fondateur, c'est ce désir de pouvoir à un moment créer cette démarche de transmission. Yeah.