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📖 Ki Tetsé

📖 Ki Tetsé

Lev ·

Paracha
Vitesse :

Dans Ki Tetsé, la Torah interdit au propriétaire de revenir chercher la gerbe qu'il a oubliée au champ. Elle appartient désormais au pauvre. Étrange loi. Pourquoi ne pas simplement la lui donner ? Parce qu'entre tendre la main et récolter, il y a un monde. Dans un cas, on reçoit. Dans l'autre, on fait. La Torah invente ici une charité où celui qui reçoit agit encore. Quand tu donnes, laisses-tu à l'autre de quoi rester debout ?

Extrait du cours

On a ici un enseignement qui va être fondamental, c'est comment faire en telle sorte que la personne qui est dans le besoin ne se sente pas sans arrêt dans une position d'assister. Le texte nous dit, "Si un moment tu laisses tomber quelques épis de blé, et bien tu ne peux pas repartir en arrière pour les récupérer, mais laisser les personnes pauvres qui sont derrière les ramasser." Intéressant de voir que lorsque l'on a un champ, la Torah nous enjoint aussi de laisser un coin du champ auquel

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On a ici un enseignement qui va être fondamental, c'est comment faire en telle sorte que la personne qui est dans le besoin ne se sente pas sans arrêt dans une position d'assister. Le texte nous dit, "Si un moment tu laisses tomber quelques épis de blé, et bien tu ne peux pas repartir en arrière pour les récupérer, mais laisser les personnes pauvres qui sont derrière les ramasser." Intéressant de voir que lorsque l'on a un champ, la Torah nous enjoint aussi de laisser un coin du champ auquel

on ne touche pas, mais sur lequel les pauvres vont venir pour pouvoir faire leur récolte. De la même manière si dans certaines circonstances on a oublié une gerbe, on ne peut pas revenir en arrière pour la récupérer. C'est intéressant parce que au fond, qu'est-ce que le texte est en train de nous dire à nous gens des villes qui n'avons pas nécessairement de champ, qui n'allons pas aller récolter.

Alors en quoi ça nous concerne ? On a ici un enseignement qui va être dans une position d'assister. Lorsque la personne tend la main et qu'elle reçoit. En dehors de tendre la main, entre guillemets, elle n'a pas fait grand-chose.

Et c'est vrai que ce n'est pas simple de recevoir quelque chose qui n'est pas le fruit de son effort. Lorsque il y a des personnes qui sont dans le champ, qui sont en train de récolter et que quelqu'un est derrière est à côté, alors il fait partie du groupe des moissonneurs plus ou moins. Seulement lui récupère ce qui est tombé. Lorsqu'il y a ce coin de champ, et bien certains vont aussi récolter.

Alors, ce sont les pauvres. Le champ ne leur appartient pas mais il se voi agir. La Torah nous demande de faire preuve de sensibilité par rapport à celui qui est dans le besoin et réaliser que ce n'est pas simple d'être dans cette sensation de dépendance, mais surtout de ne pas avoir fait pour pouvoir recevoir. Ah.