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Imaginaire, fantasme, prophétie...Quelle place donner à nos rêves? - Rav Elie Lemmel

Imaginaire, fantasme, prophétie...Quelle place donner à nos rêves? - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Kabbala & Spiritualité Moussar
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Vayetsé. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Imaginaire, fantasme, prophétie...Quelle place donner à nos rêves ?" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment un rêve peut-il révéler des zones intérieures non identifiées ou refoulées qui demandent à être reconnues ? - Le rêve révèle-t-il une vérité objective ou seulement une projection intérieure - Pourquoi la Torah choisit-elle de transmettre un message divin à travers un rêve plutôt que par une parole directe ? - Pourquoi certaines images oniriques apparemment banales créent-elles anxiété ou agitation intérieure ? - Comment repérer ce qui, dans le rêve, est essentiel et ce qui doit être mis de côté comme ? - Quelle attitude adopter face aux pensées persistantes qui remontent et se manifestent dans les rêves ? - Comment accompagner quelqu’un dont le rêve révèle une agitation intérieure non verbalisée ? - Que signifient, selon la tradition juive, les éléments concrets et abstraits du rêve de Jacob (échelle, anges, présence divine) ? - Comment comprendre que certains rêves nécessitent une interprétation tandis que d’autres se réalisent sans explication ? - Un rêve peut-il être considéré comme un espace où se rencontrent possible, imagination et réalité ? - Quelle signification donner à l’idée qu’un rêve peut indiquer un point précis sur lequel un travail intérieur est nécessaire ? - Comment accueillir les signes de l’existence comme invitations à se mettre en mouvement plutôt qu’à rester immobile ? - Quelles postures adopter pour aider une personne à donner sens à ce qui la trouble sans l’enfermer dans la peur ? - Comment favoriser chez l’autre la capacité de se mettre en mouvement, d’imaginer et de construire un monde des possibles ? - En quoi le rêve peut être considéré comme un don ou un cadeau divin à ouvrir ? - La liberté humaine se manifeste-t-elle dans la manière de donner du sens aux expériences qui échappent au contrôle ? - En quoi l’interprétation bienveillante peut-elle ouvrir un monde de possibilités et soulager une tension psychique ? - Comment identifier lorsqu’une personne nourrit son esprit d’images toxiques qui perturbent ensuite son sommeil et son équilibre ? - Comment utiliser la parole pour ouvrir une dynamique positive plutôt que générer perte d’énergie psychique ? - Comment transformer un vécu difficile - comme pour Joseph - en moteur d’évolution plutôt qu’en enfermement ? - Comment concilier un monde matériel perceptible et un monde spirituel invisible, comme symbolisé par l’échelle de Jacob et les anges ? - Pourquoi le Talmud affirme-t-il que tous les rêves suivent la bouche, c’est-à-dire l’interprétation qui en est formulée ? - Comment développer discernement, pitié, pardon et sensibilité dans un contexte de confrontation intérieure ou extérieure ? - Comment distinguer, dans sa propre vie, les éléments qui doivent être séparés de ceux qui doivent être réunis ? - Quel sens donner à l’idée talmudique selon laquelle un rêve non interprété est comme une lettre non lue ? -... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir à toutes et à tous. Donc le le thème qu'on va essayer de développer ensemble ce soir tourne autour d'une notion qui s'appelle l'univers des rêves. Et on va essayer de voir un petit peu qu'est-ce que les textes ont à nous dire. Oui, je crois que c'est ce qui a été annoncé il me semble, d'accord ? Entre fantasme, imaginaire et prophéties. Qu'est-ce que représente le rêve ? Alors, pourquoi ce thème ? On arrive donc dans la Torah dans ces fameuses parachi dans lesquelles le rêve va être abordé de multiples façons. On est donc dans le fameux rêve de Jacob cette semaine. On va voir par la suite le rêve que va faire le pharaon et cette notion là. Donc et bien il va falloir qu'on comprenne qu'est-ce qu'elle veut dire. Juste pour rappeler un petit peu ce que le texte nous dit. On est dans cette parachat dans un rêve dans lequel Yaakov donc va se reposer, va dormir et le texte nous dit et il fait un rêve. Voici que une échelle est posée au sol dont l'extrémité arrive au ciel. Et voici qu'il y a des anges divins qui montent et qui descendent le inamar et cetera et Dieu est au-dessus, se tient debout au-dessus et lui parle. On est ici dans un rêve quand même qui est très intéressant parce que on a des représentations très concrètes de réalités que l'on connaît, d'accord ? Une échelle, on est au courant de ce que c'est, on sait à quoi ça ressemble. Mais alors par contre des anges, je sais pas trop ce que c'est. Par contre, quand on vous raconte que Dieu est au-dessus, il est posé au-dessus, alors là, il va falloir vraiment qu'on m'explique. Donc, c'est intéressant de voir que quand la Torah nous relate ce rêve, on a d'un côté des éléments extrêmement concrets qu'on peut se représenter. Une échelle, on sait ce que c'est. On monte et on descend. Donc, on imagine bien que l'échelle et bien elle a des échelons. Voilà, c'est c'est une échelle classique, elle est posée au sol. Et puis alors par contre sur l'échelle, au-dessus de l'échelle comme dirait l'autre légèrement, "Vas-y mon frère, imagine ce que tu as envie. Des anges qui montent, qui descendent, Dieu qui est au-dessus. Génial, c'est parfait pour Michelange. Mais au niveau de la Torah, il va falloir quand même qu'on comprenne ce que ça veut dire. Ça c'est donc déjà ce premier rêve. Et puis on va retrouver un peu plus tard dans la saga que va vivre Joseph le moment dans lequel il se retrouvera en prison pour de raisons multiples. Et à ce moment-là, il va y avoir donc ces fameux deux personnages qui viennent lui raconter leurs rêves. Et ce qui est très intéressant, c'est que l'introduction à leur rêve, c'est Joseph donc est en prison, il a des responsabilités dans la prison et puis il voit ces deux que détenus qui étaient des personnalités qui avaient des postes très importants dans le royaume. Il leur dit, j'ai l'impression que ça va pas. J'ai l'impression que il y a quelque chose qui vous trouble. C'est intéressant de voir que l'introduction, c'est d'abord un qui va et qui interpelle en disant "J'ai l'impression qu'il y a il y a un problème là, vous allez pas bien, vous êtes en forme." Et alors là, il dit "Voilà oui, on a fait des rêves. Super, vous faites des rêves, je fais des rêves, nous faisons des rêves." Alors, on imagine que si c'est un des rêves horribles, alors on peut imaginer mais bon, ce qui décrivent comme rêve n'a pas l'air d'être n'a pas l'air d'être traumatique. Il y a une histoire de verser la cse de nouveau le verre du pharaon et puis des histoires d'oiseaux qui picorent des gâteaux qui sont posés sur sa tête. C'est sympa même à la limite c'est frais quoi. Et ils sont là et ils sont dans l'angoisse. Et on retrouve la même chose par la suite. Alors Joseph va leur interpréter les rêves et puis par la suite on va retrouver la même chose. C'est le pharaon. Le pharaon il est là et il est très préoccupé. Mais par quoi ? avoir des histoires de vaches maigres, de vaches grosses, des pis maigres, des pieds gros. Bon, OK, pourquoi tu es angoissé ? C'estàd que la plupart du temps pour nous l'anxiété qui pourrait éventuellement être lié à un rêve, c'est quand celui-ci nous renvoie des situations anxiogènes. Mais là, a priori, il y a rien d'anxiogène. [raclement de gorge] Or, on voit que dans les deux situations, les personnages sont anxieux. Il y a quelque chose qui les agite. Ils sont bouleversés à tel point que Joseph va le remarquer et que au niveau du pharaon, ça va être aussi très difficile. Et au moment où Joseph va lui donner l'interprétation de son rêve, c'est pas le sujet d'aujourd'hui l'interprétation qui va donner de son rêve à lui. Ah waouh, on se sent mieux. Ça y est, il se sent libéré de quelque chose. Mais libéré de quoi ? Libéré de quoi ? Alors, si vous le voulez bien, on va essayer d'examiner ensemble un texte du Talmud qui est un des textes fondamentaux qui nous explique le concept des rêves dans la tradition juive. Dernier personnage important de l'histoire qui a des rêves, c'est alors il va y en avoir d'autres, il y en a bucodon il y en a pas mal mais il y en a c'est un truc pas mal c'est Salomon le roi Schlomo Schlomo Méer qui en effet va être si on peut s'exprimer ainsi visité par le créateur de l'univers dans un rêve et qui lui dit là par contre il y a un dialogue. il y a un dialogue et il lui dit euh "Bon, tu vas devenir maintenant roi d'Israël, tu veux quoi ? Tu veux que je te donne quoi ? C'est c'est quoi c'est quoi ta demande ?" D'accord ? La baguette magique. Intéressant de voir que c'est un lieu de dialogue, un lieu dans lequel le roi Salomon va exprimer quelque chose, il va le recevoir. Au passage, je fais une parenthèse, mais elle est fondamentale. C'est ce qui demande le roi Salomon. Quelque chose d'incroyable. Deux mots lève chôéa un cœur qui est capable d'être à l'écoute. Ni la puissance ni la gloire ni l'argent ni la force ni l'intelligence. Ce qu'on appellerait aujourd'hui l'intelligence de cœur lève chomea. Un cœur qui est capable d'être à l'écoute. C'est ça qui demande en tant que futur roi d'Israël. Intéressant de voir que au fond ce qui définit véritablement l'être qui a des responsabilités, c'est le désir qu'il a d'être à l'écoute de l'autre en étant dans une sensibilité pleine et entière par rapport à lui. Cherme cette parenthèse. Elle est passionnante, elle mérite un cours en tant que tel qui aura peut-être sûrement un jour lieu, mais là on va se refocaliser sur les rêves. Donc pour résumer, rêve, premier rêve, une histoire dans lequelle il y a des choses complètement hallucinantes. On sait pas à quoi ça ressemble. Second rêve d'histoire donc de ces deux personnages qui font des rêves à priori pas du tout anxiogène mais qui ont l'air d'être terriblement anxieux et qui demandent une interprétation et qui vont recevoir une interprétation et l'interprétation qui va être donnée correspondra à la réalité qu'ils vont vivre. [grognement] Intéressant. Et la troisième fois et bien un pharaon qui a l'air d'être aussi anxieux avec une demande d'interprétation et avec une réalisation par rapport à cela. Donc on a d'un côté des rêves qui sont interprétés et qui se réalisent. un rêve qui lui par contre n'est pas interprété et qui nous renvoie à des choses qui nous dépassent un petit peu mais dont la Torah nous décrit l'histoire. Alors on va prendre si vous le voulez bien le texte de la G. [raclement de gorge] C'est un texte qui est dans le Talmud page 55A. Les Tunisiens s'en rappelleront sûrement. Alors dit la chose suivante de donc on est ici. Alors je pas tout l je dis tout de suite il y a beaucoup d'enseignements je en sélectionner de tr ou qu et on va essayer de d'analyser donc qui est au passage celui qui va nous parler de l'enjeu des rêves. C'est un maître qui va beaucoup nous parler de l'enjeu des rêves. dire la chose suivante. Et bien sache que un rêve de l'omifchar qui n'a pas été est à l'image d'une lettre qui n'a pas été lue. Donc ici, il pose déjà un premier postulat, c'est que derrière le rêve, il y a un message libre à toi d'aller le découvrir ou non. C'est intéressant de voir que le point de départ de notre réflexion sur les rêves, c'est le choix que nous avons de savoir ce qu'on veut en faire. Le rêve va être donc une réalité qui va être présente, qui va s'imposer à nous, sur lequel nous n'avons pas de maîtrise, même si nous allons réaliser qu'on peut en induire certains papa Freud quelques bonnes années après va se connecter à ce texte et ça va être le point de départ de sa théorie, même si par la suite il va aller dans d'autres directions. [raclement de gorge] En tout cas de cause, l'idée c'est très simple. Le rêve, tu en fais ce que tu veux. Tu en fais ce que tu veux. C'est-à-dire tu fais le choix de lui donner un sens, de ne pas lui donner un sens, de t'en occuper ou de ne pas t'en occuper. Et c'est très intéressant parce que on a ici une idée fondamentale, c'est que quels que soient les événements auxquels nous sommes confrontés, la liberté que l'on a de nous en saisir pour pouvoir en faire quelque chose nous appartient. On va voir dans quelques instants que ça a du sens d'aller se saisir du rêve et d'en faire quelque chose. Mais le texte commence et te dit "Mais tu es libre de ne rien voir à l'intérieur du rêve, de ne pas chercher à comprendre, de te contenter juste d'être un observateur de ce qui s'est passé à l'intérieur de toi. Cette liberté t'appartient." Le Tamud va nous dire un tout petit peu plus loin. Tout celui qui dort, pardonnez-moi, mauvaise traduction, tout [raclement de gorge] celui qui pendant 7 jours, ne fait pas de rêve, pas celui qui dort pendant 7 jours, là on est mal, c'est la mouche, celui qui pendant 7 jours ne fait pas de rêve ni est appelé quelqu'un de mal. Très curieux. que la celui qui est l' c'est-à-dire qui se repose qui dort mais la notion de lina c'est pas nécessairement le sommeil c'est intéressant [raclement de gorge] parce que on aurait dû dire queen celui qui dort pour ceux qui parlent un peu hb un peu hbrise un peu hébreu ici savent que le terme dormir c'est lichon or le texte ne dit pas colen Non, celui [grognement] qui est l'anne, l'âqu sans [grognement] rêve est appelé mal. Monsieur, je rêve pas. On a ici un point qui va nous permettre de mieux comprendre ce premier texte. La liberté que l'on a d'utiliser ou de ne pas utiliser quelque chose qui est porteur de sens. Quel est le sens ? Qu'est-ce qu'il veut dire ? Où est-ce qu'on le trouve ? Ça serait une deuxième problématique. Rester pendant 7 jours sans rêve, c'est au fond s'inscrire dans un mouvement de vie dans lequel je ne veux pas être interpellé par quoi que ce soit. Bien sûr que la personne, elle peut ne pas rêver pendant 7 jours et quelqu'un quelqu'un d'extraordinaire. Mais au niveau de l'idée, c'est quoi ? Le rêve est donc posé dès le début comme étant un élément interpellant parce qu'il s'impose à toi parce que tu n'en a pas la maîtrise. Soit il va te renvoyer à réfléchir sur ce qui t'agite au plus profond de toi-même, soit il est un message, soit il y a quelque chose qui est proche d'une forme de prophétie. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il véhicule quelque chose. Soit l'expression et on va le voir dans quelques instants de ce qui t'agite et donc la découverte d'éléments qui sont à l'intérieur de toi mais que tu n'as pas arrivé à identifier encore ou alors d'autres choses. En deux mots, il est le support d'une interpellation donc d'un mouvement. La personne qui est rare, qui est mauvaise, c'est la personne qui ne veut pas être dans un mouvement quelconque et qui désire juste entretenir sa réalité quotidienne et qui ne veut pas voir dans les clins d'œil de l'existence une ouverture pour créer une dynamique. Celui qui est rat, c'est pas le mauvais, c'est pas, pardonnez-moi l'expression, le pourri, c'est pas le méchant. Ra, c'est une forme d'inaccessibilité à la dimension interpellante du monde. C'est un choix. D'ailleurs, c'est intéressant de voir et vous l'avez déjà entendu une fois dans un décour que l'inverse du mot RA, quand vous prenez le mot raz à l'envers, vous avez quoi comme votre mot ? Le mot R. R, c'est être éveillé. Être éveillé, c'est-à-dire être ouvert à quelque chose. Le rat n'est pas éveillé à quelque chose. Il ne se pose pas la dimens la question la dimension impliquante de ces actes et au fond, il reste dans une forme d'immobilisme, dans une dynamique qui ne fait que tourner autour de lui-même. Donc là, on m'a dit voilà ça c'est ta liberté. Il va être intéressant de voir est-ce que le rêve va m'ouvrir à quelque chose ou pas. C'est-à-dire est-ce que l'idée de m'interroger m'amène à réaliser qu'il y a peut-être quelque chose à en prendre et à partir de cela à être en mouvement. Im 7 tel que le maral le définit c'est la notion d'un système tel qu'on le retrouve dans l'univers puisque le 8 c'est dans l'au-delà de l'univers. Quelqu'un qui a décidé de s'inscrire dans une vie dans laquelle et bien il ne veut pas être interpellé, il y a pas de problème. Et si on nous parle de rêve, c'est parce que le rêve est censé interpeller. À partir de là, on va aller un tout petit peu plus loin. La nous dit tout d'abord Amara Friza, c'est intéressant de voir que le maître au passage qui nous parle de l'univers des rêves, il en parle de nombreuses fois. Il y en a quelques autres qui parleront mais c'est lui le porte-parole officiel des maîtres du Talmud pour parler des rêves. Ravisda Risda [grognement][raclement de gorge] vient de la racine récapporter à l'autre. Frisda nous dit que le rêve c'est un cadeau. Le rêve c'est un don. un don que je te fais parce que je peux à travers lui t'ouvrir à quelque chose de manière subtile, de manière qui n'est pas traumatique en tout cas, sauf s'il est horrible. Et donc quelque part, c'est un cadeau. Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à l'autre, c'est de lui ouvrir une porte. Et plus vous l'ouvrez dans la douceur, plus votre cadeau a de la valeur. Parce que ne pas vouloir interpeller quelqu'un à travers quelque chose qui est de la souffrance, c'est l'expression réelle du souci qu'on a de l'autre. Rafrisda. Rafrisda, celui qui parle du rêve comme si en filigrane, les maîtres du Talmud voulaient aussi nous dire autre chose. Un rêve c'est un cadeau. La seule question qui se pose et c'est le début. Est-ce que tu ouvres le cadeau ou pas ? Ou tu te contentes de le poser puis c'est tout ? Ah, j'ai reçu un cadeau, je le pose. Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Je sais pas. Ça t'intéresse pas du tout. Pourquoi ? Qui sait à quoi ça pourrait m'amener si je découvre quelque chose à l'intérieur ? À partir de là, la gara continue. La g nous dit que tout d'abord un rêve quel qu'il soit, l'homme cayen de toute façon ne s'accomplira pas pleinement. Traduction, il va y avoir un travail à faire pour comprendre dans le rêve quelles sont les parties qui sont porteuses de sens. Et le Talm nous rapporte un verset et nous dit de la même manière que il faut séparer le bon grain de livré de la même manière enom deimelim. Il n'y a point de rêve dans lequel il n'y a pas des choses qui ne veulent strictement rien dire. comme si au fond on nous invitait à faire ce travail de savoir dissocier entre les différents éléments du rêve pour savoir qu'est-ce qu'on est en train de nous dire à travers ce rêve. En deux mots, le rêve va me demander de faire un effort. Mais le rêve m'amène aussi à développer chez moi la capacité de savoir dissocier les choses et de donner à chacune la place qu'elles doivent avoir. Intéressant, j'ai envie de dire, au niveau d'une démarche pédagogique dans la manière dont on est censé appréhender l'existence. Et ça c'est intéressant parce que le verset nous dit à propos du retour en terre d'Israël, lorsque Dieu fera revenir les exilés vers Sion, nous étions comme des personnes qui rêvaient. C'est-à-dire que il faudra au moment où ce qu'on appelle à Guoulait arrivera dans l'histoire, être capable dans le peuple juif de faire ce travail de dissociation et de savoir quelles sont les choses importantes et quelles sont les choses qui au fond le sont beaucoup moins à l'image d'un rêve. On est en train ici de nous ouvrir de manière très intéressante à l'état d'esprit que l'on doit avoir par rapport aux événements auquel on sera confronté. Pourquoi ? Parce que le rêve c'est quelque chose au sens non lourd du terme non péjoratif que tu subis. Il est là, il arrive, tu peux rien faire, il est présent. Et quand tu voudrais qu'il continue parce que tu t'apprêtes à manger le gâteau au chocolat, comme par hasard, tu te réveilles. Ça vous est jamais arrivé ? Moi oui. D'accord. Mais mais ce qui est très intéressant, c'est que la vie aussi à un moment, elle va être dans le même principe. Il y a des réalités qui t'échappent. Et ce qui va être intéressant que de la même manière que dans le rêve, tu dois être capable de dissocier, de savoir où sont les choses importantes, où sont les choses qui le sont moins, les choses battelles qu'on peut mettre de côté dans la vie aussi. Il va être intéressant de savoir si tu arrives à faire la même démarche. Au passage, le mot rêve est un mot passionnant parce que avec les lettres du mothalom, vous faites d'autres mots. Vous faites le mot les qui veut dire le pain. Vous faites le mot lem qui veut dire se battre. Vous faites le mot mélar qui veut dire le sel. Vous faites le mot morel qui veut dire pardonner. Intéressant. Vous avez le mot ramol qui veut dire avoir pitié. Super. Et là maintenant, on va aller un peu plus loin. On va essayer de comprendre tout ce qui se joue dans le rêve à travers les différents mots qui émergent de celui qui désigne le rêve. Faut savoir que ce concept là, c'est un concept que l'on retrouve beaucoup dans le monde de la Kabala, que je ne pratique pas et c'est pas de la fausse modestie. Je connais des petites choses à droite à gauche que j'ai lu dans les livres. Mais l'idée que le mot génère une multiplicité de lecture dont tu vas pouvoir développer un concept, celui-là est profondément encré en effet dans les bases de la kabala de manière générale dans l'interprétation. Alors on va reprendre. Qu'est-ce qu'on a ? On a d'abord on va prendre le mot rêve. Le rêve c'est quoi ? Comme on l'a vu, c'est une réalité que l'on ne maîtrise pas. Quelque chose qui arrive, quelque chose qui peut être message, qui peut être interprété, c'est l'expression de notre choix. D'accord ? Donc liberté de prendre une direction ou non par rapport à la chose. À partir de là, la notion duem du pain, c'est quoi la notion du pain ? Dans la tradition juive, le lem c'est l'élément qui te nourrit. Pourquoi ? Parce qu'il est constitué de deux composances. d'un côté de la farine, de l'autre côté de l'eau. Or nos maîtres nous disent s'il n'y a pas de farine, il n'y a pas de t la t la spiritualité la farine symbolisant ici la notion de matérialité. L'eau symbolise la Torah pour de multiples raisons. Il y a 13 raisons qui sont rapportées dans le midrage dans Shirashirim. Leem qui nous nourrit, c'est quoi ? C'est cette osmose que l'on est capable de construire entre le monde matériel et le monde spirituel. C'est-à-dire savoir que là justement on ne fait pas de différenciation. On fait en telle sorte que ces deux éléments s'interpénètre l'un par rapport à l'autre. Le rêve nous renvoie à l'idée qu'il y a une nécessité un moment de séparation de savoir qu'il y a des choses qu'il sont qui sont superflu. Le pain est là pour te dire, mais rappelle-toi que pour te nourrir, tu as besoin de ne pas séparer deux éléments qu'on veut séparer parce qu'on aime bien avoir d'un côté la vie matérielle et puis dans de temps à autre, il fait une petite dose de spiritualité à la synagogue. Mais une fois que je suis sorti de la synagogue, on se reverra demain quoi. Créer l'osmose, c'est être en permanence en contact avec les deux. C'est savoir que le besoin matériel de l'autre sans reprendre les vinaces, c'est au fond ce qui représente ma spiritualité à moi. Mais ma spiritualité qui serait déconnecté du monde matériel n'a pas de sens. Donc d'un côté on te dit tu as le rêve. Le rêve est là pour t'apprendre cette nécessité de dissocier et de savoir quelles sont les choses qui sont bat qui n'ont pas leur raison d'être. Mais je te rappelle qu'il y a des associations qui peuvent et qui doivent être absolument là. Après on a méar. Mlar c'est quoi ? C'est le sel. Vous savez que sur la table il faut qu'il y ait du sel. Pourquoi ? Parce que sur l'hôtel dans le bê migdage comme il y a marqué alcool corban mais là il faut le sel nous renvoie entre autres à la dimension d'éternité et au fond on doit inscrire une dimension d'éternité à l'intérieur de notre vie. Et ça c'est donc la suite. Donc 1 dissociation 2 réunion de deux éléments qu'on voudrait séparer mais qui doivent être justement ensemble qui nous amène à l'idée de l'éternité de quelque chose qui justement va s'inscrire dans le temps. Après qu'est-ce qu'on va voir ? On va voir la notion de la leima. La leima, c'est la guerre. C'est quoi faire la guerre ? et se confronter un moment à une vision différente que l'on a mais qui peut être à l'intérieur de nous-même et parfois même à l'extérieur. C'est-à-dire inscrire cette vision du monde et quelque chose qui n'est pas simple dans un univers qui justement voudrait dissocier ce qui doit être associé et ne veut pas annuler certaines choses qui n'ont pas leur raison d'être et au contraire à qui donne une importance. Or, nous savons que c'est ça et c'est là où se situe la dimension d'éternité. À partir de là, qu'est-ce qui se passe ? On va se retrouver dans un monde de confrontation. Dans un monde de confrontation, quel est le danger ? C'est un moment de voir dans celui qui s'oppose quelqu'un que je dois mettre de côté totalement de mon histoire. C'est pour ça que la notion de Ramol et de Morel sont là. Tu dois avoir pitié, lui pardonner parce que sans doute c'est la méconnaissance qu'il a d'un certain nombre de choses qui l'amène à se positionner, à s'opposer par rapport à toi. Et c'est en ça que tu arrives à faire ce qu'on appelle vraiment le tunolam, pas le tunolam à la mode internet, hein. Non non, la notion tunolam, c'est ça. C'est-à-dire comment à travers le fait que tout en étant opposé à l'intérieur de toi, tu as cet état d'esprit de pitié, de désir de pardonner à celui qui ne s'oppose à toi que parce que tout simplement il est dans la méconnaissance. C'est comme ça qu'on construit l'histoire. Et c'est intéressant [raclement de gorge] comme vous voyez ces différents éléments qui sont dans le mot nous renvoie quelque chose de fondamental. Or, or, pourquoi Dieu a-t-il besoin de dire à Yaob que la terre d'Israël sera de manière définitive à ses descendants de lui promettre l'histoire du peuple d'Israël dans un rêve ? Parce que justement, ce sont ces notions-là qui vont être au cœur de la réalisation de notre histoire. C'est-à-dire que l'idée du rêve, elle est là aussi parce que Dieu peut très bien lui parler. Dieu parle à Abraham, Vaera et Lavachem. Dieu lui apparaît. Et quelque part, on va voir que le prophète par excellence, c'est celui qui peut être à l'écoute d'une parole divine même lorsqu'il ne dort pas. Alors que celui qui entend Dieu dans un rêve, à l'image de Bilam, c'est que c'est un peu moyen. Non. Ici, en l'occurrence, cet élément fondateur qui est le point de départ de l'histoire du peuple juif commence à travers le rêve parce que le mot même nous renvoie à ce que va être ce qui va être au cœur de notre histoire. cette capacité de dissociation, de savoir ce que l'on doit associer. Cette capacité de comprendre l'enjeu de l'éternité, cette capacité de savoir livrer bataille, mais d'avoir le désir pour l'autre qu'il soit la découverte de la raison pour laquelle il me fait une bataille et qu'il découvre à un moment comme étant sans raison d'être et lui pardonner. Donc on voit un petit peu, on commence à ouvrir, on va aller un tout petit peu plus loin parce que là on est juste à l'intro. Donc on a ici déjà ce qui nous révèle que dans le rêve, il y a des choses quand même sur lesquelles il faut réfléchir. Ah mais tu as le droit de d'être insensible. Maintenant, va nous ouvrir quand même à un texte qui nous dit la chose suivante. dit que il va y avoir dans le rêve et bien colomot nous dit [raclement de gorge] tous les rêves vont d'après la bouche dit en effet je t'amène une preuve puisque nous voyons que dans le fameux rêve Que vont faire ces ce maître échanson et ce maître panotier ? Le verset nous dit qu'ils disent et oui comme ça s'est passé comme il nous l'avait prédit ainsi ça s'est passé. Mais ici on parle de pitaron. Pitaron c'est trouver, j'ai envie de dire décrypter la chose. En français celui qui interprète les rêves, on appelle ça un oniromancien. D'accord ? Bref, c'est l'univers onirique donc un oniromen. Ça fait un peu pédant comme vous le dites. Donc autres, on se fait plaisir. Mais quelque part nous dit tout va d'après la bouche. Mais alors là, on va voir tout un toute une suite dans la gmara dans lequel on va voir qu'il y avait des personnes qui interprétaient le rêve de manière positive, ça se passait de manière positive et d'autres de manière moins positive et c'était un drame. On est ici en train de nous ouvrir sur quelque chose que l'on sait déjà mais qui est le fait que la parole a un impact au-delà de ce que certains pourraient appeler une interprétation psychologique dans laquelle en effet Rler ouvre un tout petit peu une réflexion là-dessus dans laquelle l'interprétation induit ton désir que les choses se passent et donc d'une certaine manière elles peuvent se passer de cette manière un système d'autosuggestion Mais il y a d'autres choses qui vont bien au-delà de ça. Au fond, le rêve c'est un monde des possosses. Et ce monde des possosses, il va prendre forme à travers les mots que tu prononces ou les mots que va prononcer celui qui va te les interpréter. C'est la raison pour laquelle la gmara va te dire, les mains du Talm vont te dire que lorsque tu es face à un rêve et que tu as envie de le décrypter, alors va. vers une personne qui a comme qualité première d'aimer les autres et de t'aimer particulièrement et qui donc à travers cela va ouvrir cette lecture qui lui permettra de se réaliser car il y a en effet dans le rêve quelque chose qui te renvoie un monde des possibles et en parler de manière positive ouvre ce monde des possibles de manière positive et c'est quelque chose chose don nous parle essayer de d'arrêter les bip le talm donc nous parle de ça nous dit clairement que en effet on a cette pouvoir à travers la parole d'ouvrir à une des possibilités qui étaient présentes à l'intérieur du rêve voir en ouvrant cette possibilité tu interpelles l'autre et tu lui permets d'engager une dynamique positive qui permet aux choses de se réaliser. Ça c'est quelque chose qu'il faut savoir et de manière ultra concrète. Si à un moment vous êtes confronté à un rêve et que ce rêve vous interpelle, allez vers une personne non pas qui va acheter le livre de l'interprétation des songes parce que il y a tout et parfois n'importe quoi. D'accord ? Donc faire très très attention. J'ai pas dit que c'est faux. Je ne me permettrai pas de le dire mais c'est c'est comme dans une question quand on pose une question c'est souvent la partie la plus importante qu'on oublie ou qu'on nom comme par hasard c'est la même chose. Et souvent on va se focaliser dans le rêve sur un point particulier qui nous a touché alors qu'en vérité c'est justement ça le point qui a à mettre de côté et qui n'est pas essentiel. Néanmoins, il y a en effet cette idée soit d'avoir trois personnes qui nous disental tu as fait un bon rêve traduction. Nous créons une dynamique positive et nous faisons en telle sorte que ce monde des possibles puisse émerger. La psychologie aujourd'hui nous montre au combien la parole et la parole et la pensée positive peuvent intervenir dans tellement de domaines. Et donc évidemment au niveau du rêve aussi. Au niveau du rêve aussi, il faut être capable de voir même dans des rêves qui sont des rêves anxiogène, au contraire une ouverture vers quelque chose d'extraordinaire. Par exemple, moi j'ai souvent une personne qui me posent la question, j'ai reçu un peu de mon père tradition sur comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on entend des rêves. D'accord ? Comme j'ai reçu des choses, alors par exemple les gens qui se noient, c'est génial. Pourquoi ? Parce que l'eau, c'est le symbole de la spiritualité. Se noyer, c'est vouloir pénétrer pleinement dans quelque chose qui donne du sens à ma vie. C'est au fond l'expression d'un désir d'aller vers quelque chose de différent, de pénétrer pleinement. C'est du l'envie d'une entièreté, le désir au fond de s'inscrire dans une forme de cohérence. C'est que il y a des rêves comme ça qui nous semblent être complètement fou alors qu'en vérité ils sont géniaux. Après, évidemment le Talm va nous parler de certains rêves et je vous en citer deux ou trois. S'il y a des psychanalyses dans la salle, détendez-vous tout de suite. D'accord ? Et laara nous rapporte donc des rêves qui sont quand même assez intéressants. Celui qui se voit avoir une relation assestueuse avec sa mère en rêve moyen. Y sap la bina doit espérer développer chez lui ce qu'on appelle la bina, c'est-à-dire l'esprit de discernement. avec une jeune fille déjà fiancée, lui espère à ce que la Torah vienne et pénètre son existence. Celui qui a une relation assestueuse avec une femme mariée, alors là c'est mieux. lui est sûr d'avoir droit au monde futur. Nous dit néanmoins, petit détail technique de il faut que cette personne là il ne la connaisse pas, il n'est jamais fantasmé sur elle. Pourquoi je cite ce texte alors qu' a énormément d'autres textes qui nous parlent de celui qui de ceci, de ceci, de rêve de cela. Pourquoi ? Je vais pas vous donner les explications là. On va rentrer dans le maral et dans plein de choses passionnantes. Ça c'est le monde de l'étude. C'est juste pour vous dire que ce que l'on croit être parfois quelque chose de très borderline ne l' pas nécessairement. C'est-à-dire que à un moment des rêves qui feraient la joie d'un congrès de psychanalyste la Torah. Derrière ça, il y a la Torah. L'agmara nous rapporte des versets et les si un jour on a envie de se poser d'étudier, on va voir pourquoi. Mais néanmoins la gmara ici nous dit quelque chose. Elle nous dit attention il ne faut pas qu'il y ait le fantasme. Pourquoi ? Parce que laara nous dit a dit au nom de Rabonathan Adam il dit sache que dans un rêve on révèle à l'individu ce que son cœur cœur a comme hour c'est très compliqué c'est le cœur ne pense pas ce qu'il agite rachi sur place d'ailleurs est très intéressant macher bom ce qui l'agite en journée c'est-à-dire non pas une réflexion active mais vous savez c'est ces idées qui nous traversent et qui sont là j'ai pas envie de dire obsédantes parce que sinon ça serait traumatique mais voilà des choses qui remontent régulièrement Rayon, on l'apprend verset qui nous dit rayon tes pensées alkaf lorsque tu es allongé sur ta coucheou il s'exprime rchevay il faut se voir que ici il s'agit de toutes tes pensées qui sont là que tu veux avoir tendance à repousser mais qui remontent c'est celles-là qui peuvent émerger pendant tes rêves. traduction. Le rêve peut être aussi l'expression de quelque chose qui serait une forme d'anxiété ou alors de fantasmes qui sont là et qui remontent à la surface. Mais on revient au début, c'est génial parce que même si c'est ça, c'est une indication que l'on te donne sur les points sur lequels tu dois travailler. C'est-à-dire que même un rêve qui serait l'expression de ce qui m'agite en profondeur, de ce qui serait mes fantasmes et ce que vous voulez autour, c'est un rêve passionnant parce qu'il me montre bien qu'il y a quelque chose sur lequel je me dois de travailler. Est-ce que le texte de la gommara me dit après, c'est pour ne pas arriver tout de suite à une conclusion de ce type. C'est-à-dire le bonhomme, il rêve un truc super borderline et dit "Je suis une crapule finie. Euh c'est des pensées très borderline qui m'agitent toute la journée alors qu'en vérité officiellement euh il [raclement de gorge] a pas l'impression que il est en voilà donc là c'est c'est gravissime quoi. Ça peut être quelque chose qui n'a aucun rapport. Mais c'est intéressant que tu t'interroges, que tu te dises est-ce qu'au fond ça ne fait pas partie de choses pour prendre un terme un peu plus classique qui sont refoulés à l'intérieur de moi et qui réémergent et à partir desquels je vais pouvoir maintenant faire un travail. C'est-à-dire, n'oublions pas que dans toute l'histoire du rêve, en filigrane se trouve une notion fondamentale. Quel est le travail que je vais faire à travers cette dimension interpellante d'une parole divine qui m'arrive et qui m'ouvre soit un monde des possible, soit des points de travail, soit une réflexion sur ce qui m'agite à l'intérieur de moi-même et qui m'ouvre aussi à une réflexion sur la bienveillance que l'on doit avoir vis-à-vis du tiers pour pouvoir créer chez lui une dynamique et la place que je peux occuper dans cette histoire parce que quand on te dit bah tu sais tout va d'après la bouche, ça veut dire que ta bouche elle peut être créatrice de choses incroyables. Alors là on est dans le rêve et donc peut-être certains vont dire "Oui mais comment enfin là ?" OK mais ce qui est sûr c'est que ta bouche elle peut induire. C'est-à-dire que de manière ultra concrète, sache qu'avec les mots que tu prononces, tu peux donner à quelqu'un les énergies qui va pouvoir lui qui vont pouvoir lui permettre de réaliser quelque chose. Il y a l'inverse. Je vous rappelle qu'il y a des mots qui lorsqu'ils sont prononcés nous volent nos énergies parce que nous avons besoin de nous débarrasser de l'impact négatif qu'ils ont eu sur nous avant de commencer à construire une histoire. Je peux vous garantir que étant en contact de mon nombre de personnes, une des choses les plus dramatiques, c'est quand quelqu'un n'arrive pas à se défaire des mots qu'il a pu entendre et donc n'arrive pas à utiliser ses énergies pour construire. Et on le voit dans des relations humaines euh surtout quand les gens disent "Non, mais ce que je t'ai dit c'est pour ton bien." Ben va aller mieux de terre. Non mais c'est pour son bien que je lui dis "Tu sais au fond tu t'es pas regardé, tu es un peu nul quand même mais c'est pas grave, tu es quelqu'un de bien. Super. On voit que dans le monde du rêve, tu peux créer une un futur. Alors dans le monde du réel aussi. Et c'est à ça que c'est censé nous faire réfléchir. Maintenant, si vous le voulez bien, on va repartir sur nos fameux rêves, essayer de mieux percevoir qu'est-ce qu'ils sont en train de nous dire. Donc le premier rêve on avait vu c'était quoi ? C'est on comprend pas pourquoi Dieu a-t-il besoin de lui parler en rêve mais on a compris avec l'analyse du mot. Maintenant autre question. Il est sympa le rêve de Jacob. Il est super sympa. Mais c'est quoi cette histoire d'échelle ? Veiner sous la mamou ça et voici qu'il y a une échelle qui est posée au sol. une échelle. C'est intéressant parce que il me semble sousam sousam c'est une échelle et il me semble que c'est sa mère la même. Sa mère c'est 60, la mè c'est 30, ça fait 90 et même ça fait 130. [raclement de gorge] Non, c'est pas pardon. Non, il y a pas le vable. Je vais revenir sur ça dans quelques instants. Mais ce qui est très intéressant, c'est de comprendre c'est quoi l'idée du soulam. C'est quoi l'idée d'une échelle ? Pourquoi on a besoin de te dire qu'il y a des anges qui montent et qui descendent avec une réalité aussi matérielle ? On a ici et c'est pour vous montrer comment est-ce que on nous propose d'ouvrir notre réflexion sur un sur un rêve. On a quelque chose de totalement immatériel qui est en contact avec quelque chose de complètement matériel et d'identifiable, mais avec un élément, c'est qu'une échelle ne représente rien en tant que tel. Elle n'est là qu'à travers la fonction qu'elle peut remplir. Ce n'est pas le seul objet évidemment qui n'est là que pour remplir une fonction, mais une échelle, elle est là pour monter ou pour ou pour descendre. Elle est là pour aller d'un point A à un point B avec une particularité. Avec une particularité. Cette particularité, c'est quoi ? C'est la notion des échelons qui nous renvoie l'idée que tu es dans un équilibre instable dans ta vie. Si tu restes sur le même échelon, si tu restes sur le même échelon, alors en effet, tu n'es nulle part. Parce que quand tu es sur une échelle, tu es plus au sol, mais tu es plus en haut, tu es pas sur le toit. Soit tu es sur le toit, donc tu es sorti de l'échelle, soit tu es en bas, tu es descendu de l'échelle. Mais quand tu es sur l'échelle, tu n'es ni là. Qu'est-ce qui me rassure ? C'est si je vais vers une direction. Le texte nous dit ici la chose suivante. Les malachimes, les anges, c'est la dimension incompréhensible que l'on a de l'impact que peut avoir un mouvement matériel au niveau spirituel. Mais l'échelle est là pour te rappeler que justement cette dimension que tu n'arrives pas à percevoir parce qu'un ange tu peux pas savoir ce que c'est. On va traduire une énergie mais parce que j'ai fait un acte spirituel, il se passe quelque chose dans le monde du réel. Tat fil là, elle a changé quelque chose au niveau d'une bataille matérielle. C'est c'est bizarre. Alors, on le fait parce que on nous l'a dit mais c'est complexe quoi. Mais ça change quoi que j'ai mis mes téphilines ce matin ? Ça change quoi que Shabbat ? J'ai fait attention de pas transporter. Ça va, ça va. C'est bon, c'est dur, c'est compliqué. On te dit oui. Sache qu'en effet au moment où tu accomplis un acte, mais que cet acte, il est soutendu par le fait que c'est la Torah qui te le demande. Donc ça devient un acte spirituel aussi bien dans le mouvement que tu fais vert que dans le mouvement de retenu que tu as. Au moment où tu te retiens de faire une chose négative, tu es en train de grandir. Tu développes une énergie dans le monde et en plus c'est une énergie merveilleuse parce que le personne est au courant sauf toi. Parce que les plus belles réalisations, c'est celles dont vous ne pouvez jamais parler aux autres mais qui sont l'expression de ce que vous êtes. Parce que je raconterai jamais à personne que j'ai voulu faire plein de médisances et que j'en ai pas fait. Parce que je raconterai jamais à personne que j'ai voulu avoir un truc borderline avec une femme et que je l'ai pas fait. Parce que je raconterai jamais à personne qu'à un moment j'ai voulu manger un truc vraiment pas comme il faut et je l'ai pas fait. Parce que je raconterai à personne qu'à un moment je voulais voir quelque chose que je dois pas voir et je l'ai pas fait. Parce que ça se fait pas. Mais si on l'a fait, on est quelqu'un de grand. Et notre grandeur, c'est parce que justement on peut pas l'exposer. Et ça c'est ce qu'on appelle un acte spirituel. Le sous-lâ matérielle qui te montre que dans la vie, tuas un mouvement. Ce mouvement là, il t'amène vers quelque part. Soit tu montes, soit tu descends. C'est un peu banal de le dire comme ça, mais c'est une réalité. Et ça c'est quelque chose qui est connecté avec ce que tu n'arrives pas personne voir mais dont tu sais la réalité qui ce que sont ce que l'on appelle les malachimes, les anges. C'est-à-dire tout ce que tu crées comme énergie positive dans l'univers. Et Hashem et Nitv, Dieu est posé là-haut. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu dois être capable à un moment de sortir de la philosophie et de savoir que le créateur de l'univers, c'est une réalité qui te dépasse radicalement mais qui est parce que la philosophie t'amène à traduire Dieu comme étant un concept nécessaire pour que l'humanité fonctionne, mais ne veut pas l'incarner dans quelque chose qui t'amènerait à te poser la question de ta responsabilité. La notion de N, c'est pour te dire Hem, c'est une réalité concrète dans le monde. C'est pas un concept, c'est pas une idée, c'est pas quelque chose qui se débat, c'est pas quelque chose qui s'exprime à travers des colloques. Ni save il y a il y a c'est quelque chose qui est là, qui est présent. Je parle de Dieu justement. C'est-à-dire que on a ici un rêve qui à travers déjà le mot rêve nous a ouvert à quelque chose de fondamental mais qui nous dit voilà comment tu vas appréhender le monde et l'histoire. Donc à ce moment-là, tu comprendras que même dans ton rêve, il y a quelque chose qui se passe que il a été créé parfois par une réalité, par tes fantasmes, par tes par tes projections, par tes désirs, donc par quelque chose d'éminemment concret. Mais tu peux en faire quelque chose. Le support d'une réflexion par rapport à toi-même et donc d'une avancée spirituelle extraordinaire. Ça c'est ce qui est posé au début. Et ça au moment où Jacob le fait, il est posé sur la terre d'Israël. Et le texte nous dit que Dieu littéralement plie toute la terre d'Israël sous lui pour te dire c'est ça être juif en Israël. C'est ça au fond la finalité de l'histoire. elle se situe ici. Il y a quelque chose de bouleversant et de magnifique si on juste si on prend juste le temps de réfléchir à ce que ce texte est en train de nous dire. Après, on pourrait rester bien sûr sur ça, mais je veux ouvrir quand même sur nos fameux rêves du maître et chanson du maître Panutier du pharaon. C'est intéressant de voir que Yoseph va vers eux et eux ne vont pas vers lui. Joseph leur dit : "Pourquoi vos visages ont l'air d'être rar ? mal, ça va pas bien. Et leur disent "Oui, on a un rêve et il y a quelque chose qui nous perturbe." Ça veut dire que à l'image du pharaon, l'humanité va percevoir qu'il y a des choses qui se jouent. La question, elle est de savoir est-ce que nous allons vers eux pour leur dire "Il y a quelque chose d'interpellant dans ce qu'il vous interpelle. Est-ce que vous êtes intérêt d'entendre ce qui peut se jouer derrière ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on est dans un monde dans lequel tout ce qui se joue au niveau du psychisme, au niveau de nos anxiétés, au niveau de nos fantasmes, au niveau de nos rêves, le cl Israël, il te dit "Mais c'est une invitation à quelque chose." Et nous on doit aller et dire "Mais vous savez que derrière ce monde complexe qui crée chez vous des raisines, des fantasmes, des peurs et cetera, il y a un travail à faire. Le premier travail, c'est peut-être de faire le choix de se débarrasser des images toxiques et sidérantes comme diraient les psy parce que ça sert à rien de nourrir ton esprit de choses qui vont l'enfermer. Ça sert à rien de lutter contre des éléments qui se sont inscrits chez toi parce que tu es parti les chercher. Tu es parti chercher des images toxiques. C'est ce que les parents font quand ils laissent leurs enfants trop devant une télé. Vous êtes dingue ou quoi ? Ah, je vais sûrement pas me faire aimer des producteurs de contenu. C'est pas grave. Surtout qu'aujourd'hui on s'en rend compte à travers ce qui se joue au niveau des enfants, des jeunes qui ont la tête complètement à l'envers. Et j'enlève ma kiba. C'est même pas une histoire de religion cette histoire, c'est juste une histoire de construction. Et rappelons-nous que ces choses-là restent. Je l'ai souvent dit dans les cours, les tititites là, ces fameux titites qu'on porte aux quatre coins de nos habits. Et même si on n pas d'habit à quoi, on s'en fait un. C'est pour ça qu'on a des tites sur soi. Il a marquéem vous les verrez, vous en rappellerez. Alors de quoi des commandements ? Parce que la symbolique des tiites nous rappelle les commandements. Mais la torelle te dit autre chose. Et tu vois et tu te rappelles ce que tu vois, tu t'en rappelles et ça ressort. Alors pourquoi tu cherches à voir des choses qui de toute façon resteront et qui quelque part créeront une tox quelque chose de toxique chez toi ? Aujourd'hui, on se bat dans les gouvernements pour fermer des sites qui ont pourri la vie à des dizaines, des centaines de millions voir des millions de gosses. Parce que d'abord ça les a désensibilisé par rapport à la souffrance, par rapport à la violence et quelque part vous pensez que quand le soir il dorme tout va bien. Pourquoi tu as besoin de rester sur ton TikTok tellement tard pour ne pas entendre le tic tac d'une monde qui te renvoie la notion du temps que tu es en train de perdre ? Mais surtout pour pouvoir t'épuiser d'images qui te permettront d'oublier celles qui t'ont déjà épuisé. Certains diront "Vous êtes un peu réducteur et binaire, c'est pas grave, j'assume. Ça fait un peu des mago, c'est pas grave." Mais quelque part, il y a quelque chose à entendre. Joseph, sa grandeur, c'est quoi ? Joseph, c'est celui qui justement la valeur numérique de Joseph, c'est la même valeur numérique que le mot Sion. C'est quoi ? Sion, c'est le lieu du bêcdage du temple. Sion, c'est le lieu de la beauté, le lieu de l'équilibre. Joseph, c'est le symbole de l'équilibre. Joseph, c'est celui qui quand il va raconter ses rêves à ses frères, parce que lui aussi va raconter ses rêves à ses frères, Joseph leur fait passer un beau message sur le fait qu'il aura un jour un rôle à jouer dans le peuple d'Israël parce que lui ne cherche pas le pouvoir, parce que lui n'instrumentalise pas ce qu'il voit pour voir quelque chose qui va lui permettre d'avoir ce qu'il voudrait parce que ce n'est pas ça qu'il veut. Y Joseph, c'est le lieu de l'équilibre. Et quand tu es en équilibre, alors tu n'as qu'une envie, c'est que l'autre le soit aussi. Si Joseph il va voir les autres, c'est que Joseph son histoire qui est un mauvais rêve, il l'a utilisé pour grandir. Parce que l'histoire de Joseph, si on réfléchit, c'est un drame. Cette prison, toutes [raclement de gorge] ces choses-là, c'est terrible ce qui lui arrive. C'est comme une forme de cauchemar éveillé. Mais Joseph, qu'est-ce qu'il dit ? ce [grognement] à quoi je suis confronté, je l'utilise pour pouvoir m'interpeller moi-même, pour pouvoir grandir, pour pouvoir évoluer, pour pouvoir changer. Et quand c'est ça cette dynamique qui t'habite, tu as qu'une envie, c'est qu'elle fasse partie de l'histoire de l'autre. Et l'autre, tu le vois, l'autre tu l'observes, l'autre tu remarques et tu es capable de venir vers lui et de dire "Mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui va pas. Il y a quelque chose dans ton univers qui ne va pas. Il y a des choses qui te bouleversent. Il y a des choses qui se situent à l'intérieur de toi qui t'interpellent. Mais il faut que j'aille vers l'autre. C'est-à-dire, tu as une responsabilité d'ouvrir l'autre à la réflexion sur ce qui se joue à l'intérieur de lui qui semble parfois ne rien représenter mais qui au fond peut être terriblement bouleversant. Et ça en effet c'est le prélude à tout ce qui va être l'histoire du peuple d'Israël dans sa relation au monde. Plus le peuple juif cherchera à comprendre ce qui veut ce que veut dire le rêve. Plus il réalisera ce mouvement qu'il doit qu'il doit créer [raclement de gorge] de savoir comme on l'a vu et d'abord dissocier dans un second temps associer ce qui doit être ensemble savoir donner une dimension d'éternité à sa vie. savoir se battre et en même temps avoir de la pitié et de la sensibilité, le désir du pardon vis-à-vis de celui qui ne sait pas encore. Plus il remplira son rôle dans l'histoire. Évidemment, ça exige une chose, c'est [grognement] de savoir ne pas créer une relation au monde qui m'empêcherait d'avoir le temps de rêver, qui m'empêcherait d'avoir le temps d'imaginer, qui m'empêcherait la possibilité de voir dans mon histoire un immense monde des possible. que je peux orienter de la manière dont je veux parce que ça c'est ce qui m'appartient comme liberté. L'autre est là pour créer chez moi cela, pour m'ouvrir au fait que j'ai cette force et que ce rêve qui pourrait être lu de différentes manières, je peux en effet lui donner une dimension ultra positive et créer une histoire qu'il le soit. Voilà quelques idées que je voulais partager avec vous sur cette notion et si vous le voulez bien maintenant c'est à vous des questions.