The Torah Podcast

Cours de Torah — disponibles sur vos plateformes favorites

Hanouka : la bataille de l’identité

Hanouka : la bataille de l’identité

Lev ·

Hanoucca
Vitesse :

🕯️ Pourquoi Hanouka est-elle une fête si extraordinaire ? 🕯️ Hanouka : une fête de transmission et d’identité. 🕯️ Une confrontation de visions du monde : l’assimilation contre la fidélité à nos valeurs. 🕯️ Hanouka 2025 : cette bataille est-elle encore d’actualité aujourd’hui ? 🕯️ Que nous dit la flamme de la bougie lorsque nous l’allumons ? 🕯️ Depuis nos ancêtres jusqu’à aujourd’hui : un message d’espoir transmis de génération en génération. 🕯️ Parents et enfants : comment transmettre la fierté et les valeurs juives ? 🕯️ Pourquoi la lumière jaillit-elle d’abord de la maison ? 🕯️ Hanouka : préserver la famille, les valeurs, et ouvrir son cœur à la grande famille du peuple d’Israël. Dans cet épisode, Rav Elie Lemmel et Rav Avraham Lemmel nous invitent à redécouvrir Hanouka comme une fête de sens, de transmission et d’espérance, plus actuelle que jamais. 🏛️ Synagogue Tsion — Communauté française de Tel-Aviv📍 Kalisher 27, Tel-Aviv📞 Contact : +972 58-769-8388 📚 Commander les livres du Rav Elie Lemmel :🌐 www.elielemmel.com 🎧 Écouter les cours sur Spotify :• Rav Elie Lemmel :https://open.spotify.com/show/70yaK2dvtJgAKFgg2FSxtR • Rav Avraham Lemmel :https://open.spotify.com/show/4VMiNPcCGS7vOj1Xt3YvkY 📣 Retrouvez-nous aussi sur Instagram :📌 Rav Elie Lemmel : https://www.instagram.com/elielemmel📌 Rav Avraham Lemmel : https://www.instagram.com/avraham_lemmel/?hl=fr 🙏 Pensez à liker 👍, commenter 💬 et partager ↗️ — chaque action permet de diffuser la lumière de la Torah et de renforcer notre identité. #torah #judaisme

Transcription
Kind: captions Language: fr On arrive à la fête de Hanoua ce soir papa. Oui, exact. La fête de Hanoua chez tout le monde, ça évoque des souvenirs que ce soit les beigners, les toupies, l'ambiance, l'allumage, se retrouver en famille. Déjà l'importance de ces moments de fête qui vont marquer au final les enfants dans leur éducation dans la suite de leur parcours. Exact. Alors, Hanuka, c'est vrai que c'est cette fête extraordinaire. D'abord parce que les enfants adorent cette fête comme les adultes. Euh c'est un moment dans lequel on ne sait pas d'ur toujours pourquoi on la célèbre mais les gens le font. Moi je trouve ça génial. Les personnes disent "On a toujours fait alors on fait célébrer sans savoir pourquoi." Ouais. Sans savoir pourquoi. Ou alors parfois on le sait un petit peu. Ranoua. Oui. D'ailleurs, c'est intéressant de voir que le mot ranoua est à la racine d'un autre mot qui est le mot rinour. Rinour qui veut dire éducation. Donc il y a l'enjeu de la transmission. Et c'est vrai que c'est ces fameuses petites lumières que l'on allume et qui sont à l'intérieur donc d'un monde totalement obscur puisque Hanuka surtout dans notre hémisphère se passe en période d'hiver et c'est pour montrer d'abord que un peu de lumière chasse totalement l'obscurité que ner le ner le mea que quand il y a de la lumière pour un il y en a pour tous maintenant évidemment comme toute fait il faut qu'il y ait un environnement qui permette d'avoir ce souvenir qui donne envie de continuer continue à le perpétuer. Évidemment là-dessus, les ambiances, les toupies, les cadeaux, les beigners jouent un rôle non négligeable. C'est sûr. Quand quand on parle de Hanuka, on parle aussi une fois qu'on a laissé la belle ambiance et les beigners et tout ce côté festif, on parle aussi d'une confrontation au final, une confrontation dans le texte qu'on a pas envie simplement de nous rappeler bien sûr que c'était une confrontation militaire clair, mais il y a des enjeux derrière. C'est pas uniquement territorial. Est-ce que on va nous prendre la terre ? On va pas nous prendre la terre. Alors ce qui est clair, c'est qu'à cette époque d'ailleurs, on veut même pas nous prendre la terre, hein. Rappelons-nous que l'empire assir au grec, ce qu'il veut, c'est assimiler le peuple juif. Il y a un texte qui nous dit que il nous demande d'écrire "Nous n'avons pas de part dans le Dieu d'Israël." Ça veut dire quoi ? Ils disent pas "Ne croyez pas en Dieu, mais quelque part votre vision du monde, mettez-la de côté." À la limite, croyez en Dieu, il y a pas de problème. Ayez une philosophie d'existence dans laquelle le concept du divin existe, mais ça ne doit pas avoir une incidence sur la manière dont vous allez gérer votre réalité au quotidien. Et c'est ça qui est très intéressant, c'est-à-dire que à un moment cette incidence là, on la met de côté. Il faut que cette croyance soit un concept, soit une forme de philosophie mais ça s'arrêtera là. Alors que justement le peuple juif dit croire en Dieu, ça a des conséquences. C'est-à-dire la vie a du sens. Et donc évidemment ce qui m'intéresse c'est d'être à l'écoute de sa parole. Et ce qui est intéressant de voir c'est qu'à l'époque de Hanoua, ce modèle-là va malheureusement beaucoup se répandre dans le peuple juif. Puisque'au fond, on est toujours sur la terre d'Israël. On peut avoir encore une certaine forme de pratique religieuse ritualiste. Donc on se sent bien connecting people toujours par rapport à notre passé mais une vision de l'univers qui n'est plus la même. D'ailleurs, on voit que même beaucoup de juifs donnent à leurs enfants des prénoms grecs. C'est très symbolique parce que un prénom, un nom, ça se dit schem. Et chem, c'est les mêmes lettres que le mot cham qui veut dire là-bas un objectif. Quelque part derrière ces noms, ils sont en train de poser un objectif, c'est de s'inscrire dans la civilisation dominante de l'époque qui au passage au bout d'un moment va s'écrouler complètement. Toujours cette problématique euh du juif qui a envie d'être aimé et accepté par les univers dans lesquels ils se trouvent et on en connaît les conséquences. Évidemment, ce qui est sûr, c'est que Hanuka alors, c'est pas un moment qui va être limité à l'histoire de Hanuka, à l'époque de Hanuka. Hanuka, c'est aujourd'hui, tu traduirais ça comment Hanuka en 2025 ? D'abord ce qu'on dit, on dit bayami basmané. On parle des miracles qui ont lieu bayami en cette époque basmané aujourd'hui au jour d'aujourd'hui. Donc c'est que ce qui l'enjeu, il est toujours là. Je crois que c'est toute la difficulté du juif présente dans une civilisation mais proposant une vision de l'univers qui n'est pas la même. Et c'est ça au fond toute la difficulté, c'est que la Torah nous demande d'être présent dans le monde. Nous sommes dans l'univers clairement sans aucune ambiguïté mais nous devons Qu'est-ce que tu veux dire par être dans l'univers ? C'estd qu'on on se déconnecte pas du monde. On se déconnecte pas du monde. On voit que la Torah, elle été donnée à l'humain pour l'humain. On est présent dans tous les univers dans lequel on se trouve mais avec une vision que la Torah nous propose. Et tout l'enjeu aujourd'hui c'est de ne pas avoir honte de la vision que la Torah nous propose sur la vie. C'est-à-dire quand vous dites quelqu'un à quelqu'un demain, et c'est intéressant parce qu'il y avait un sondage qui est sorti en France récemment qui dit que pour beaucoup de personnes avoir des enfants c'est un c'est une problématique pour la carrière, pour plein de choses. Dire, avoir des enfants c'est au cœur même de ce que j'ai envie de construire. On a l'impression qu'on va te mettre de côté. Ne pas mettre la réussite sociale comme étant au centre. ne pas vouloir céder à toutes les modes, même si ça peut être sympathique. On n'est pas en train de dire ça ne va pas mais dire mais on a peut-être une autre vision de l'existence. Et c'est là aujourd'hui un des enjeux, c'est-à-dire s'inscrire dans le monde dans lequel nous sommes, mais ne pas avoir peur de proposer une vision qui est celle que la Torah nous propose et dans laquelle, et les gens ne le savent pas, on rappelle à chacun qu'il a une place et un rôle à jouer dans l'univers. Juif, pas juif, couleur, pas couleur. Point. Chacun d'entre nous est fait à l'image de Dieu et a un rôle à jouer dans l'univers et doit essayer de jouer sa partition à l'intérieur de la symphonie de l'univers qu'on est en train de construire. Ça c'est la vision juive de l'existence. Au moment où tu allumes les bougies Tranoua et que tu vois ces petites flammes avec cette lumière et on attend gentiment que la flamme puisse commencer à à prendre et à s'élever par elle-même, à à quoi tu penses à ce moment-là ? Je pense d'abord à toutes celles et à tous ceux qui l'ont fait pendant toutes ces années, à tous nos ancêtres et ça je trouve extraordinaire. Tu sais, tu connais sûrement l'histoire du Blue Je reb d'Arabie hasidique très connue qui même dans les camps a réussi à allumer des piètres bougies de Hanuka avec un peu de margarine ou de voilà. Et quand il a fait les bénédictions, il a dit béni sois-tu Dieu qui m'a permis de vivre ce jour-là. Quelqu'un lui a dit mais attendez ce jour-làit il dit oui merci Dieu de m'avoir permis de voir des dizaines et des centaines de juifs autour de moi qui ont toutes les bonnes raisons de ne pas être là. et qui sont quand même là. Et pour moi, c'est l'éternité. Pour moi, ces flammes là, c'est l'éternité du peuple juif. C'est cette capacité dans la noirceur de la vie de continuer à avancer, de vouloir continuer à éclairer. Ça c'est très très fort. C'est un premier message d'espoir. Fondamental. Et puis comme tu as dit et on allume et on attend que la lumière monte par elle-même. Savoir qu'on doit permettre en effet cette capacité, on doit donner cette capacité à justement ces enfants qui sont autour de nous qui allument aussi de pouvoir comprendre que la vie c'est s'élever, c'est grandir. Et ça évidemment dès le moment où ils l'ont compris, la vie elle est totalement différente. On les accompagne et on leur permet de grandir. au niveau de Ranuka toujours dans cet échange particulier qui va avoir parents et enfants, comment est-ce que un parent voilà là je vais avoir Hanuka avec mes enfants et je cherche à inscrire chez eux les valeurs de cette fierté juive comme tu dis de la capacité à pouvoir être dans le monde mais en même temps avec une approche du monde différente. C'est un jeu d'équilibriste même pour nous les adultes. C'est très complexe. Alors, comment est-ce que je fais en sorte de donner déjà à un enfant qui a son âge ne pourra pas réussir à déceler les finesses de j'appartiens au monde mais d'un autre côté j'ai mes limites. Comment est-ce que je commence à rentrer ça à l'intérieur de lui pour que quand il grandisse ça fasse partie de son ADN ? Euh ça commence de manière très simple. Tout d'abord en créant une relation qui leur permet d'être à l'écoute de la parole parentale et à la fois dans le verbal et dans le nonverbal, c'est-à-dire dans ton vécu quotidien. Ça passe sur quoi ? Le jeu de la toupie. Le jeu de la toupie, on joue ensemble. Il y a une dimension horizontale dans la relation qui permet à l'enfant de s'approprier ce qu'il voit chez eux. Évidemment, Hanoua, ça doit nous amener à nous dire est-ce que l'enfant peut voir dans notre quotidien la vision du monde que nous avons ou pas ? Et à partir de cela et bien je crois que c'est se mettre à son niveau quoi. C'est pas lui faire sentir qu'il y a un échange horizontal. Il y a l'horizontalité relationnelle, elle est très importante, elle passe à travers le jeu J e U. Il y a une verticalité relationnelle. Je suis le parent, il est l'enfant. Mais à un moment, il a besoin de se sentir en face-à. C'est pour ça que le jeu est très important parce qu'il va gagner, je vais gagner. On est en face-à. Cette construction dans la relation va lui permettre de pouvoir percevoir ce qu'on lui fait passer à travers notre vécu quotidien. À quoi on donne de l'importance ? À quoi on donne de l'importance ? Quelles sont les choses qui nous font vibrer ? C'est le genre de chos que l'enfant va voir s'il voit que on parle sans arrêt, pardonnez-moi, je suis dans des lieux communs de la dernière monde, de la dernière voiture, du dernier artiste de ceci, ceci, ceci, cela, il va découvrir que ce sont ça nos valeurs. Si on s'est donné aux choses la place qu'elles doivent avoir, d'accord ? et qu'il se rend compte qu'en vérité même si on est dans un monde de matérialité mais le matériel n'est que le support à quelque chose et n'est pas une finalité en tant que telle, évidemment, il va au fur et à mesure s'en imprégner et c'est cela en effet qu'on va devoir lui faire passer à mon sens, non pas dans une démarche active mais dans une démarche qui va tout simplement de l'imprégnation. Voilà, moi je suis très pour l'imprégnation. En plus à Hanoua les B sont imprégné d'huile et au passage c'est cette notion-là au passage l'huile l'huile surnage l'huile est non missible il y a l'eau, il y a l'huile. Il y a des diéticiens qui nous écoutent hein aussi. Oh il y a pas de problème. L'huile n'est pas missible. Donc l'enfant lui dit voilà tu es à proximité du monde les deux univers existent mais un moment tu dois garder ton identité. On va pas le lui dire comme ça, mais s'il voit que c'est comme ça que l'on vit notre quotidien, évidemment, ce sont des notions qui vont un moment le pénétrer. L'exemplarité, ça passe par la relation horizontale qu'on va pouvoir l'exemplarité, l'enfant peut te prendre comme exemple quand la relation est construite et la relation se construit à travers d'abord à pardon à travers le fait qu'il y a une verticalité. D'accord ? C'est il y a papa, il y a maman, il y a maman, il y a papa, il y a l'enfant. C'est vertical. Mais comme on se retrouve aussi dans l'horizontalité, donc c'est conjonction des deux qui fait qu'il peut être à l'écoute. L'enfant peut être à l'écoute parce que il y a à la fois la force de ce que représente le parent et en même temps cette proximité et c'est ça qui fait que on va pouvoir se mettre à l'écoute. Et les sages insistent beaucoup pendant au concept de ner h ich ou béta d'allumer une bougie dans une maison, la centralité de la maison juive justement pendant cette fête de Hanuka. Oui, complètement. Elle est toujours centrale mais en effet euh c'est à partir de la maison que j'ai eu la lumière. Je te rappelle que dans le temple de Jérusalem et bien les ouvertures au niveau des murailles des murs étaient des meurtrières inversées. C'est-à-dire de manière générale dans une muraille à l'extérieur c'est fin et ça s'ouvre vers l'intérieur. On dit que c'était le contraire que là où il y avait la menor là où il y avait justement cette fameuse lumière du camp des c'était des meurtrières dans l'autre sens. C'est-à-dire que la lumière provenait de l'intérieur et allait vers l'extérieur. C'est le monde que l'on construit chez soi qui va illuminer l'univers que l'on va rencontrer lorsque l'on sort. Et cette particularité de la famille dans la bataille justement de Ranuka pour transmettre ses valeurs et autres, il y a une nécessité de faire en sorte de conserver cette famille là, cette famille juive, ces valeurs de Oui, c'est fondamental mais mais je te rappelle que ma grande difficulté là, c'est tous ceux qui malheureusement n'ont pas cette sommeille autour d'eux et c'est pour ça que je crois qu'il faut être très très vigilant à faire en telle sorte qu'Aranoua, on ouvre la grande famille du peuple d'Israël. D'accord ? Parce qu'il y a malheureusement certaines personnes qui n'ont pas toujours de familles réelles à côté d'eux. Alors, il y a ce que j'appellerai la famille nucléaire. Cette famille en effet le papa, la maman, les frères, les sœurs, les oncles, les tantes, il y a une famille plus vaste, c'est celle du peuple juif. Et celle-là, elle doit être aussi ouverte à la totalité de ceux qui sont présents et qui n'ont pas toujours cette petite famille qui est autour d'eux, ne l'oublions pas. Et c'est réussi en fait ce que tu me dis maintenant, à vivre une fête. et vivre une fête en prenant conscience aussi de ce que ça peut vouloir dire pour l'autre. C'est ça aussi cette unité du peuple juif. Évidemment, c'està-dire faut toujours se représenter cet autre. C'est comme dans un mariage se représenter dans tous ceux qui sont là et qui célèbrent un couple, ceux qui n'ont pas encore réussi à construire leur couple. Se rappeler que autour de cette fête merveilleuse, il y a des personnes qui aimeraient avoir des enfants qui n'en ont pas encore. Essayer de réaliser que certains beaucoup aimeraient avoir leur propre famille. Ils sont toujours dans une famille mais comme quand ils avaient 20 ans ou 22 ans alors qu'ils en ont beaucoup plus. Essay de se rappeler aussi de ceux qui n'ont plus de famille. Je crois que c'est ça au fond qui donne la force de pouvoir créer ce qu'est le peuple juif. Créer le peuple juif en fait c'est fantastique parce que dans cette fête des lumières au final ça peut être aussi un moment de prière. C'est quoi les prières justement quand tu parles du peuple juif et de toutes ces personnes ? Alors, il est connu dans la tradition, dans les ma de la tradition cabalistique nous disent que la fête de Hanoua est une fête très particulière dans laquelle on doit espérer profondément en tout ce que l'on désire et la prière évidemment a une importance capitale pendant cette période. N'oublions pas de prier pas juste pour nous mais surtout pour toutes celles et tous ceux qui ont besoin et faire en telle sorte que les prières de tout le monde soient entendu de la plus belle manière. De cette manière, la lumière deanoka va rejillir non seulement chez nous mais dans toutes les familles. Merci beaucoup pour cet échange. Merci. M.