
Faut-il se méfier de tout le monde ?
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Tov rodov chavouatov bon matin bonne semaine bon mois. On est le mois de Sivan euh le mois où on va recevoir la Torah. Dans 6 jours, nous allons fêter donc la la célébrer la fête de Chavouotte euh au cours de laquelle nous allons donc de nouveau recevoir la Torah. Et ben, je vais vous dire que je trouve qu'il n'y a pas meilleure préparation à chave ou que ce qu'on est en train de faire. Parce que donc on étudie la mitzva de juger son prochain positivement et grâce à vous quand je suis rentré dans le vif du sujet je me suis rendu compte à quel point c'était vraiment un domaine qui nous touche qui nous touche qui nous touche quotidiennement en général vous savez quand les gens m'appellent et qui vraiment qui sont embêtés et qui se prennent la tête c'est pas parce que ils se disent "Oui, j'ai pas réussi à bien prier ce matin ou j'ai pas réussi à faire chemin Israël correctement." C'est plutôt ma belle- sœur m'a fait ça, ma copine m'a fait ça, ma voisine, ma belle-mère, ma truc. Et donc euh effectivement, c'est c'est une mva qui est fondamentale parce que elle va améliorer notre relation avec les autres. En général, ça, on en a parfaitement conscience mais surtout en fait, elle va nous permettre d'avoir un monde intérieur qui est assigni. Et ça, c'est la base pour être un réceptacle à la Torah. Vous savez que la Torah qu'on va recevoir euh jeudi soir prochain, vendredi, jeudi vendredi euh et bien elle va pénétrer en fonction du Kelly, du réceptacle que l'on aura préparé. Donc si on a encore un cœur petit petit, on se vexe pour des petites choses, on est à chaque fois susceptible, à chaque fois on prend mal, à chaque fois on on se vexe sans même donner d'explications, on fait la tête et cetera, on a un petit cœur. Quand on va vers l'autre, on essaie d'avoir la bienveillance, vous allez voir, la bienveillance, c'est pas de la naïveté. On va continuer aujourd'hui. Euh mais on peut se protéger tout en étant bienveillant. Euh essayer voilà de de trouver un accorder le bénéfice du doute, trouver des circonstances non pas accablantes mais au contraire positif face à l'autre. Et bien en fait qu'est-ce qu'on fait ? On élargit le cœur, on élargit le cœur, on élargit, on élargit, on élargit. Et la Torah qu'on va recevoir vendredi et bien ça sera une Torah grande en conséquence du du travail qu'on aura fait sur le cœur. D'accord ? Donc souvenez-vous, nous avons distingué trois cercles de personnes. Il y a les personnes que je ne connais pas, que j'ai aperçu ou dont j'ai entendu parler mais avec qui je n'ai pas à traiter directement. Ça peut être quelqu'un que je vois dans la queue du supermarché, ça peut être une célébrité, quelqu'un qui a de notoire euh dont on va me parler. Euh voilà, ça peut être ceci, cela, mais ce sont des gens donc euh dont je n'ai pas euh euh je n'ai euh comment dire euh je n'ai pas besoin de m'en méfier puisque je n'ai pas besoin de traiter avec eux. Et on avait dit que de toute façon, quoi qu'il en soit, tout le temps on fait la mva juger positivement, c'est-à-dire sûrement que cette personne est quelqu'un de bien, et bien tout ce temps-là, on fait mva mva mva mva mva. Même si à la fin, il s'avère que cette personne n'était pas aussi correcte que l'image qu'on on on s'en était euh euh créer, et bien nous, on est gagnant parce que quoi qu'il en soit, pendant tout le temps on a pensé bien de cette personne, on a fait une m 20. D'accord ? Maintenant, on va un petit peu affiner. D'accord ? Donc c'était des cercles concentriques, c'est les gens dont on n pas avec qui on n pas d'interaction directe. Maintenant, on va parler d'une nouvelle catégorie de personnes. Ce sont à la base des inconnus, d'accord ? Des étrangers, des personnes que je que je ne connais pas, mais avec qui je vais devoir traiter, avec qui je vais devoir euh euh faire affaire. D'accord ? Alors, voici la feuille de route. Elle est très très claire. Elle est donnée dans le talmude. Elle est en deux mots. Ces deux mots-là, c'est quoi ? C'est notez-les bien frapoujou. Je vous la refais ou pas ? C'est pas du chinois, c'est pas du japonais, c'est de l'hébreux. Verdou, ce qui veut dire respecte-le et en même temps méfie-toi. Vous allez me dire mais on sait pas faire ça. Nous, on sait aller dans la confiance ou dans la méfiance mais comment peut-on entretenir les deux choses en parallèle en même temps dans notre cœur ? C'est une grande question. Alors en fait, qu'est-ce qui se passe ? C'est que je vois quelque chose chez la personne de suspicieux. Or, moi je dois le prendre, je dois le prendre par exemple en tant que prestataire ou bien je dois choisir une école pour mon enfant. Il s'avère que ça va être la future prof de de mes enfants ou bien c'est quelqu'un qui me demande de l'argent pour de la céd ou bien c'est quelqu'un qui me fait venir pour que je lui rende que je lui fasse moi une prestation. D'accord, un client. et je vois quelque chose de suspicieux. Alors, c'est quoi la feuille de route ? Respecte-le et en même temps, méfie-toi. C'est-à-dire, je garde le l'espoir que cette personne est quelqu'un de bien, d'accord ? Et que les soupçons qui se portent naturellement sur lui vis-à-vis de ce qu'il a fait sont faux. J'espère qu'il va être innocenté. Mais en même temps, en attendant de savoir quel est le fin mot de l'histoire, je me protège. Vous avez compris ? Je prends mes dispositions. Alors pour ça, je vais vous raconter quatre histoires. Pourquoi je vais vous raconter des histoires ? Parce que comme je vous ai dit, j'ai tout un livre sur la Midva de juger positivement. C'est un livre de 300 pages qui explique vraiment tous les cas possibles et imaginables qui rentrent vraiment dans les détails. Et le livre est parsemé parsemé parsemé parsemé d'histoires et d'illustrations qui sont vraies qui sont des histoires qui ont été récolté et qui permettent en fait de vraiment concrètement changer notre perception qu'on a des choses, changer notre regard sur le monde et comme je vous ai dit agrandir le cœur, agrandir notre notre Kelli, notre réceptacle. Alors, voici les quatre histoires. La première toute bête, c'est l'histoire d'une d'une maman qui rentre dans une classe de gâe. Elle rentre dans la classe du gan de son fils et elle voit que les enfants, ils ont il y a un tableau avec des étoiles, vous voyez ? Genre en mode lui il a 10 étoiles parce qu'il a fait plein de choses bien. C'est comme les bons points quoi. Sauf que là-bas, c'est affiché. Et la mère, elle est choquée. Pourquoi ? Parce que les elle voit que les enfants, ils ont 10, 12 8 15 étoiles et son fils, il en a zéro. Et là, elle se dit "Mais elle boycotte mon fils, c'est le seul de toute la classe qui a zéro étoile quoi. Il a rien fait de bien et puis même s'il fait moins que les autres, elle pourrait quand même lui en donner une ou deux pour pas qu'il en ait zéro. C'est l'archuma." Et donc là et bien elle va demander à la ganénette, elle va avoir le courage au lieu de rentrer chez elle en disant "Non mais c'est quoi ? C'est quoi cette école ? C'est quoi ce truc ?" Vous savez échanger sur les groupes WhatsApp des parents. C'est une catastrophe ça. C'est une catastrophe. Il y a les groupes WhatsApp des parents sans les profs. Moi je ne suis dans aucun groupe WhatsApp de parents parce que c'est pour moi c'est une industrie à la Chonara. C'est une industrie à histoire, à malentendu. Et les parents ils se chauffent. Ouais, moi depuis le début je le savais. Ouais, moi j'ai toujours su que Allô, on fait pas ça. On on ne fait pas ça. Nous les juifs, on a on a on a HM, il nous a donné des guidelines. On sait comment agir dans un cas comme ça. On raconte pas tout et n'importe quoi à tout le monde sur la base de notre interprétation. Et donc, elle dit, elle a gagné. Je comprends pas pourquoi mon fils c'est le seul qui a zéro. C'est c'est un peu c'est décourageant pour lui. Alors la Gette, elle lui dit "Mais non mais madame si moi j'ai préparé ce tableau, on va bientôt faire une mifta." Ça veut dire on va bientôt l'utiliser. Mais pour l'instant, je l'ai pas encore commencé. Et les enfants dans au cours de la journée, ils sont tous venus, ils se sont mis tout seul des étoiles et vous votre fils, il est il est mignon, c'est le seul qui est honnête, il avait pas mis d'étoiles. Allez alors la Gette elle dit rien que pour ça, je vais lui mettre une étoile. Il sera la première le premier à en avoir dans la dans dans ce qu' dans le le la mutsa qu'on va faire. D'accord ? C'est une petite histoire, elle est mignonne mais vous voyez ce que je veux dire ? Tout d'un coup, ça rentre dans c'est pas seulement théorique, c'est ça que je veux vous dire. Ça permet de se dire "Ah oui, vraiment en fait des fois on est complètement à côté de la plaque." D'accord. Deuxème histoire. Euh alors ça c'est une histoire personnelle. Je l'ai pas lu dans le livre mais je la trouve sympa aussi. Un jour quelqu'un me fait venir pour un cours. Euh donc c'était dans une école, l'école Marianne Picard à Paris. Et comme elle savait que j'étais de passage, euh la personne m'a demandé de venir faire une conférence aux maman. Donc oui, OK, j'étais disponible. Euh et donc je l'ai faite et la fille qui a organisé le cours, elle se met au premier rang et tout le toute la conférence, elle est sur son téléphone. Et moi, je suis là, je me dis "Mais vraiment c'est honteux quoi. Franchement, je veux dire, si elle se mettait au fond, qu'elle était pas l'organisatrice, je comprends quelqu'un s'ennuie, il se dit "Le cours est nul, il se met sur son téléphone discrètement, c'est pas très flatteur, mais voilà, ça va." Mais là, elle est devant, c'est l'organisatrice et qu'est-ce qu'elle fait ? Elle est en train de scroller, elle doit être sur des réseaux sociaux. en train de faire je sais pas quoi. Bon et donc je fais mon cours mais ça me dérange vraiment quoi. Et à la fin de du cours, je rentre chez moi et une heure après, elle m'a dit voilà toutes les notes que j'ai prises du cours de ce soir. En fait, elle était pas du tout en train de scroller, elle était en train de taper ce que j'étais en train de dire et je me suis dit "Oh là là !" Voyez comme quoi. Voilà. Donc là, j'ai j'avoue que j'ai pas eu le cran de lui demander. Je trouvais j' la vérité. C'est ça qu'en fait je veux vous dire dans les histoires que je vais vous dire maintenant, c'est que il y a des fois on peut demander, des fois on ne peut pas demander. Quand on ne peut pas demander, soit parce que c'est gênant, soit parce qu'on n pas la possibilité technique concrète de demander, alors on n'est pas obligé de demander. Mais si on a la possibilité, comme dans l'histoire de la ganénette, alors faites-le. Il faut demander, il faut clarifier, il faut dire "Regarde, moi j'ai vu ça, ça et ça. J'aimerais bien que tu m'expliques si vraiment ce que j'ai vu c'est fondé ou si je me suis trompée." Mais vous savez le nombre de conflits que ça désamorce, juste une petite phrase comme ça de dire "Regarde, je veux pas voilà je je moi c'est ce que j'ai vu. Je suis sûr que je suis sûr que je me suis trompée. Je suis sûre que tu as pas voulu faire ça mais j'aimerais bien que tu m'expliques comme le cas de la mère avec ganénette. D'accord. Moi dans mon cas, je pouvais pas lui demander. C'était honteux quoi. Tu étais sur ton téléphone pendant que je faisais le cours ? Ça se fait pas. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais j'avais ça dans ma tête et après finalement il s'est avéré que je me suis totalement trompée que non seulement l'écouter en plus elle elle notait elle a envoyé le cours à toutes les les notes à toutes les participantes. Troisème histoire très sympa aussi. Alors, c'est une femme qui parle de l'organisation de la barmidva de son fils à sa copine et euh elle lui dit voilà pour pour le photographe, c'est bon, j'ai fermé avec on va dire un nom, peu importe avec monsieur Lévi. D'accord. Quoi ? Monsieur Lévi de je sais pas de Hadera. Oui oui oui celui qui a fait aussi la bar de une copine qu'on a en commun. Elle dit non mais tu sais que ce photographe il est pas du tout sérieux. Bon déjà on a un problème de la chonar dans cette conversation. OK mais bon on va dire voilà parce que c'est la vie ça se passe vraiment ce genre de chos. Alors l'autre elle lui dit quoi ? il n'est pas sérieux. Elle lui dit "Mais attends, tu sais pas, j'étais à à la batzva de une autre copine et pendant tout la la soirée, la mère elle était comme une folle. Disit le photographe il est pas là, le photographe il est pas là." et elle était hyper contrariée. Et au bout de 1hure3, monsieur Liby, il débarque comme une fleur. Tu te rends compte la soirée, elle commençait à 18h, il est arrivé à quasiment 20h quoi. C'est honteux, il est pas sérieux. Alors cette femme, comme je vous ai dit, elle a l'intelligence de clarifier au lieu d'annuler, vous savez, envoyer un message WhatsApp en mode "Non, finalement c'est bon, on va se débrouiller." D'accord ? ce qui n'est pas très courageux, franchement. Euh alors, elle l'appelle, elle lui dit "Voilà, je voudrais vous parler de quelque chose. Voilà ce qu'on m'a raconté aujourd'hui. Moi, j'attends que mes photographes ou que mes prestataires soient sérieux, qu'il soient consciencieux, qui prennent les choses euh euh euh sérieusement, qu'ils arrivent à l'heure et je je les paye, je paye la prestation. Donc euh il me faut l'intégralité de la prestation comme on la convient. Donc d'arriver avec 1h30 de retard, c'est c'est quand même grave. Alors le photographe, il dit "Oh là là, mais vous savez pas, madame euh cette femme et ben le photographe qu'elle avait réservé, il est vraiment jamais venu." Elle disait "Il est pas là, il est pas là parce que il l'a planté." Et moi, elle m'a écrit en me disant peut-être vous seriez disple a écrit quelqu'un en disant peut-être que vous connaissez un photographe disponible. Moi j'ai reçu le message, je me suis dit mais oui, je suis disponible, je veux vraiment aider cette femme. J'ai pris ma voiture, j'ai foncé et j'étais là pour l'aider. J'ai je suis venue au contraire. Alors bien sûr qu'elle m'a payé et cetera, mais je veux dire, moi je l'ai fait pour lui rendre service aussi. Vous voyez ce que je veux dire ? Et là, tu fais aï aï a a pareil. Tu dis "Bon, on va tout revoir là. On revoit tout le film depuis le départ." Mais vous voyez l'intelligence de clarifier clarifier dire qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez sûrement une bonne explication et je vous donne une seconde chance. Je vous donne la chance de vous expliquer. Mais est-ce qu'il y a plus grand que ça ? Est-ce qu'il y a, excusez-moi, est-ce qu'il y a meilleure préparation à chaî que ça ? de de ouvrir son cœur et de dire c'est ça pas forcément être très agréable de décrocher son téléphone et de dire voilà ce que j'ai appris sur vous. Ça serait plus confortable d'envoyer un message WhatsApp, pas prendre de risque et dire "Bon bah tant pis, je préfère pas m'embrouiller, je peux pas prendre de risque avec ce genre de personne." Et de donner à l'autre une seconde chance. Je te donne la chance de t'expliquer. Vous voyez ce que je veux dire ? Et la dernière histoire, je l'aime beaucoup. aussi. Elle est trop mignonne. Alors là, on est dans un cas de quelqu'un qui vient récolter de l'argent. Alors, la scène, elle se passe à New York. Je l'ai je l'ai lu dans un autre livre. Euh je l'ai beaucoup aimé. Alors, c'est comme ça. Donc, il y a un monsieur qui est un donateur et qui a été sollicité par un rave qui s'appelle comment ? Est-ce que j'ai noté son nom quelque part ? Je l'ai pas noté mais c'est un rave qui était roche yeshiva et qui habitait en Israël qui avait une yeshiva en Israël et qui était originaire du Yémen. Originaire du du Yémen. C'est-à-dire qu'il avait grandi là-bas et puis après il est arrivé lorsqu'il était petit en Israël et il est devenu Rocheshiva. Et donc ce rave arrive, il fait la connaissance en fait de ce donateur. On lui a dit que c'est quelqu'un qui donne de l'argent pour leschivotes et donc il se ils ont convenu d'un rendez-vous et il débarquent dans son appartement à New York. Bon alors le RAV lui dit "Parlez-moi de votre institution." Alors le l'homme le roché Shiva lui lui répond euh euh enfin donc le monsieur lui dit "Parlez-moi de votre institution". Le rave lui répond et l'homme dit c'est ah c'est c'est c'est vraiment bien. Ça me donne vraiment envie de de de financer, de donner de l'argent pour votre institution. Laissez-moi quelques minutes, je vais chercher mon chèque et je reviens. Et quand il revient, il voit que le rab, il est en train d'étudier. Il a sa grand son grand talmud ouvert. Vous savez qu'est-ce qu'il fait un rave quand il est entre deux ? Moi je vois mon mari, il a toujours sa gmara sous le bras. Et des fois on va une barbe, il me dit je prends ma marge mais quand même il me dit il y a toujours des trous entre deux entre deux conversation entre le poisson et le poulet. Bon alors lui voilà, il fait pas exception et en attendant qu'il aille chercher le chéqué, il ouvre sa grand sagmarin. L'homme revient, le donateur revient, il est là avec son chèque et regarde l'homme et il laisse tomber le chèque et il dit euh "Je crois que ça va pas le faire en fait." Alors le le rave, le rocheva lui dit euh "Qu'est-ce qui se passe ? Il y a un problème ?" Et bah l'homme, comme je vous ai dit, prend son courage à demain. Il lui dit "Oui, il y a un problème." Alors, il lui dit "Qu'est-ce qui se passe ?" Il lui dit "Bah, vous êtes un charlatan. J'ai l'impression en tout cas vous donnez l'impression d'être un charlatan." Alors, il dit "Moi un charlatan ?" Pourquoi ? Dit, "Bah, écoutez, je veux dire, vous faites semblant d'étudier le Talmud, mais regardez s'il vous plaît, votre livre est à l'envers. D'accord ? Je vous montre ce que ça donne. D'accord ? Comme scène, j'arrive. Hop, vous voyez ça c'est un tas mud. D'accord. Donc mud bavli. OK. Et le rein en fait il est en train d'étudier comme ça. D'accord. Vous avez compris ? qu'il est à l'envers, complètement à l'envers. Alors l'homme lui dit "Ah mais je ah, excusez-moi une seconde." Ah qu'est-ce qui ? Excusez-moi, il y a des il y a des bouchons dans ma rue et ça claxonne. Euh alors le le rave il explose de rire, il lui dit "Mais je comprends je comprends tout à fait que vous avez des soupçons sur moi maintenant." Alors il dit "Oui mais quand même vous pourriez quand même, je veux dire tenir le livre à l'envers. Si vraiment vous faites semblant d'être un rochiva, vous auriez dû quand même préparer le coup avant quoi, savoir comment les bros ça se lit." Alors, il lui dit "Non, mais moi, vous savez, je suis du Yéen." Et au Yémen, nous n'avions pas beaucoup d'argent pour acheter des Talmud. Donc, nous avions un Talmud pour tout leer, pour toute le l'école, pour tous les enfants. C'est vrai ça. Alors, qu'est-ce qui se passait ? C'est que le rave, je sais pas ce qu'ils ont aujourd'hui. Vous entendez les claxons ou ça va ? Ah, vous entendez pas ? Il y a ça enlève le bruit de fond, je pense. Alors, qu'est-ce qui se passe ? C'est que le R, lui, il a la gmara en main. Et nous, les enfants, parce qu'on a pas de livres, nous on n pas de photocopieuse, on n pas tout ça au Yémen. Alors, on a en fait une place fixe tout autour du rave. Et en fait, nous avons appris, nous avons fermé nos yeux à savoir lire. Celui qui était là, il savait lire en horizontal. Celui qui était là, il savait lire en horizontal mais dans l'autre sens. Celui qui était là, il savait lire en diagonal comme ça. Et moi, j'avais la place devant et j'ai appris à lire l'hébreux à l'envers. Et donc même aujourd'hui, quand je suis un adulte, je sors mon telmude à Et c'est une histoire vraie. Et si vous regardez les photos des Rider, des écoles au Yémen, vous verrez ces scènes là où le rav il est au milieu et tous les enfants ils sont tout autour. Et effectivement, c'est ce qu'on m'a dit. c'est qu'en fait les enfants, ils apprenaient à lire en fonction de l'orientation de la place qu'ils avaient autour du CFER. Et donc là, le donateur lui dit "Bah, merci pour votre explication." Et donc euh il il lui a fait donc la donation comme ils avaient convenu. Vous voyez comment on peut être prêt à passer à côté, vous voyez de d'occasion et combien de malentendus et combien de conflits qui auraient pu être évité. Si on a justement ce cette ce courage et cette bienveillance de dire à l'autre voilà ce que j'ai vu mais je te laisse me donner ton explication. D'accord ? Alors maintenant vous dites bon d'accord. Alors elle nous a raconté des jolies histoires, quatre histoires qui nous renforce dans le fait que effectivement il y a plein de fois où les choses prêtent à confusion. Mais les apparences sont trompeuses et finalement voilà, il y a une happy end. À la fin, on découvre que et bien effectivement la personne sur qui les soupçons s'étaient porté et complètement innocenté. Génial. Mais il y a bien des cas où les gens font des erreurs. Je veux dire, j'aurais pu à finalement la ganénette, la première histoire, ça aurait pu être qu'elle dit "Ah bah oui, je suis désolée, votre enfant il est comme ceci, il est comme cela." et que vraiment la mère, elle a un sentiment que que la ganénette, elle elle décourage son enfant. Peut-être que j'aurais pu vous dire que la fille qui s'est mis au premier rang, elle était vraiment en train de scroller sur TikTok. Peut-être que j'aurais pu vous dire que le photographe, il est vraiment arrivé en retard. Peut-être que j'aurais pu dire que l'autre c'est un charlatan parce que c'est la réalité. Dans 3/4 des cas, bah les gens effectivement ils ont une explication mais il y a bien un bon pourcentage des cas où les gens non, ils ont fait des erreurs. Alors il faut s'en protéger. Alors déjà ce qu'il faut savoir c'est que premièrement il faut se méfier, prendre ses dispositions. Comme je vous ai dit, quand par exemple quelqu'un demande de l'argent pour une institution, il faut savoir poser des questions. Regardez, moi je je c'est pas mon argent, c'est l'argent que HM il a mis en dépôt chez moi pour le reverser aux institutions. Donc moi, je dois être consciençue. Je peux pas donner à Pierre Paul Jacques sur la base d'une brochure ou sur la base d'un message WhatsApp. J'aimerais savoir ce que vous faites, quelles sont vos actions, si vous avez des témoignages de personnes qui ont bénéficié de vos institutions. Ça c'est c'est moi enfin c'est c'est le travail en général d'une fondation. Moi j'ai travaillé dans le milieu non lucratif pendant longtemps avant de de d'enseigner et je travaillais dans le milieu des fondations et bah on fouillait. On fouillait. Pourquoi ? parce que la fondation son argent c'est pas son argent, c'est l'argent de monsieur Intel, de la famille Intel que on on nous a confié pour après distribuer des institutions qui normalement servent l'objectif qu'avait défini la famille. Donc moi, je peux pas faire n'importe quoi. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc évidemment, il faut faire un audit. Évidemment, il faut inspecter. Évidemment, il faut demander des preuves. D'accord ? Donc dans le cas du photographe, quand on prend un prestataire, s'il vous plaît, est-ce que vous auriez des numéros de J'ai fait votre connaissance, ça a l'air très bien, le prix est correct, c'est dans mon budget. Est-ce que vous auriez des numéros de téléphone de personnes chez qui vous avez fait cette prestation ? Faut pas être en mode "Ouais, danse, c'est bon, juge positivement, mais non, ça c'est naïveté. C'est de la naïveté, c'est de la négligence même. Complètement de la négligence. On n'est pas du tout là-bas. Je vous ai dit rabdeouchdou rabdou je te donne du respect sûrement quelqu'un de bien parce que chacun a le droit à avoir une image euh positive. C'est ce qu'on appelle comme on a dit la présomption d'innocence et ça c'est un droit inaliénable qui se trouve même dans le code civil. Mais en même temps, moi je peux pas il faut bien que je fasse mon audit avant de me lancer. D'accord ? Quand je vais choisir une école pour un enfant ou un gane, ben je me renseigne, j'appelle des parents, j'essaie de comprendre, j'essaie de savoir si ça va être ça va correspondre à mon enfant. Je me lance pas de tête baissée en disant on va juger positivement. Oh là, vous avez compris ? Donc en fait, il faut à la fois prendre ses dispositions tout en ayant un un rapport de cavode avec l'autre et lui donner la chance de s'expliquer dans le cas où il y a eu suspicion. Comme je vous ai dit, ça demande du courage. C'est pas forcément un moment agréable, mais finalement on est les premiers gagnants et surtout on fait un recè extraordinaire parce que comme je vous ai dit, ça donne dans 3/4 du temps le le l'occasion à la personne et bien de d'annuler tous les soupçons et de pouvoir travailler avec nous. D'accord ? Alors voilà. Donc du coup ça on a compris. cavode, méfiance, audite, je vérifie. Troisièmement, il faut comprendre que aussi les gens font des erreurs, mais est-ce que ça veut dire qu'on va pas traiter avec eux ? Et ça, vous savez, il y a des gens qui sont très catégoriques et qui ne laissent jamais de seconde chance. Elle raconte donc dans ce livre La face cachée de l'histoire, elle raconte l'histoire d'un docteur qui appelle un pharmacien et qui lui passe un savon. Oui. Allô ? Vous avez délivré à mon client le mauvais médicament. Mais attendez, c'est très grave. Je vous ai prescrit le médicament A, vous lui avez donné un médicament B et c'est il lui a fait un super long speech en lui disant comme c'est important d'avoir conscience de ses responsabilités envers les patients, envers le public, envers la prescription. Tatati tatata et qui peut le dénoncer dans l'ordre des pharmaciens de bidu machin nani nana. Bon, il se prend 10 minutes de séance de moral. Le pharmacien, il s'excuse, dit vraiment l'erreur est humaine mais merci. Enfin, je je vais faire plus attention. D'accord. Et il raccroche. Finalement, il revoit dans son ordinateur parce qu'il se dit "C'est fou quand même que j'ai fait une erreur pareil." Et qu'est-ce qu'il découvre ? Que effectivement il avait donné la bonne le bon médicament avec en fonction de l'ordonnance, c'est qu'en fait c'est le médecin qui avait mal fait la prescription. Il avait mis le mauvais médicament. Alors il l'appelle le docteur et lui dit "Voilà, je voudrais quand même juste vous expliquer la situation que c'est pas moi qui ai fait l'erreur mais c'est vous." Et le docteur il fait "Non mais ça va, tout le monde peut faire une erreur." Vous voyez ? Donc des fois on on se dit "Non, moi j'ai droit à l'erreur mais toi non." Premièrement, alors que vous savez mon beau-père, il est donc médecin et il est aussi dans la déontologie médicale. Et en fait, lui ce qu'il dit c'est que les médecins ont le droit à un certain pourcentage d'erreur parce que l'erreur est humaine. Alors, je sais pas vous dire dans sa théorie combien, si c'est 0,5 % ou 0,1 % des fois où il se trompe. Mais lui ce qu'il dit c'est que on ne peut pas demander au médecin d'être parfait du début à la fin de sa carrière. Et même si Razhalam il y a des conséquences qui sont graves pour l'erreur qu'il a faite par exemple, mais ce qu'il dit c'est que une erreur sur 50 ans de pratique, sachant qu'en plus les médecins je vous rappelle pendant les 10 premières années, ils enchaînent les gardes la nuit se font des fois 24 36 heures de garde. C'est complètement dingue. Il voit le patient, ils sont limités dans le temps, ils doivent aller très très vite, ils sont payés en France, même ici au lance-pierre. Donc tout doit aller très très vite. Et donc lui il dit que normalement tout médecin, il devrait avoir une certaine immunité que par exemple sur je sais pas 50 ans de pratique, il a le droit par exemple à 5 erreurs. D'accord ? Bon, c'est une idée comme ça. C'est c'est jamais passé au niveau de la loi juridique mais je trouve que c'est c'est exactement ça dont on parle. Ça veut dire que tout le monde peut faire une erreur. D'accord ? Maintenant, évidemment que si on est au-delà d'un certain quotat, là on peut parler de négligence. Et là, on est complètement sur autre chose. D'accord ? Mais tolérer l'erreur. Ou alors une autre exemple, c'est que en fait euh on on se met pas à la place de l'autre. D'accord ? Ça veut dire vis-à-vis de nous-même, on se trouve des arguments, mais vis-à-vis de l'autre non. par exemple euh par exemple elle raconte une histoire comme ça dans un dans des dortoir où il y a une jeune fille qui a prêté son séchoir à une autre. D'accord ? Et l'autre elle lui rend le lendemain et quand elle veut le brancher, elle se rend compte qu'il est cassé. Qu'en fait, elle l'a cassé. Elle lui a donné un sècheveux qui était qui était qui marchait et après elle est cassé et elle est hyper contrarié parce qu'elle se dit "Mais vraiment cette fille elle est on dit en français en français on dit elle est blata d'accord elle est vraiment blata je lui ai prêté le truc elle me le casse. En plus elle me dit même pas qu'elle l'a cassé vraiment elle est grave quoi. Et juste après cette fille, elle est partie dans un shabbat et on lui avait prêté un appartement où céit un Airbnb ou quoi. Et en fait, elle a quand elle a fait la Avdala, elle a troué la la nappe avec la bougie de la Havdala. Et en fait, elle s'est dit "Bon, je vais rien vous dire au propriétaire parce que genre je suis hyper gênée." Et là, elle a repensé à l'histoire du sèche-cheveux et elle s'est dit "C'est fou, en fait, on se trouve des excuses à nous-même en disant "Ah non, je peux pas lui dire c'est trop gênant." Tatati tatada. mais pas aux autres. D'accord ? Alors, comme je vous ai dit au tout début du cours, c'est déjà bon signe si à nous-même on se trouve des excuses euh euh positives. D'accord ? Si on ça veut dire qu'on a un regard positif sur nous-même. Donc si on a ça, normalement on doit pouvoir l'étendre aux autres. Alors que souvenez-vous les gens qui s'accablent, qui sont durs avec eux-mêmes, qui se fustigent, qui s'en veulent pour un oui ou pour un non, alors là, de manière automatique, ils vont être imputoyables avec les autres. Donc si déjà elle a cette base de se dire "Ou là, j'ai fait une bêtise mais c'était pas terrible mais voilà, j'ai quand même ça et ça et ça comme circonstance atténuante, d'accord ?" Alors elle va pouvoir être capable de l'étendre aux autres. Et c'est ça en fait tout l'enjeu. Vous avez compris ? Alors, il y a aussi autre chose par rapport aux autres, c'est donc on a dit tout le monde a le droit à l'erreur. Deuxièmement, en fait quand on se retrouve à la même place que l'autre, on se rend compte que bah on a fait la même chose. D'accord ? Donc voilà. Troisièmement, et bien se dire alors moi j'ai fait une bêtise, d'accord, mais moi c'est pas mon caractère. Alors que toi la bêtise que tu viens de faire, ça te définit. Je vous donne un exemple. Deux mères qui sont au parc avec leurs enfants. Les enfants jouent gentiment, ils sont très mignons. Bon, très bien. Puis là à côté, il y a un autre banc avec une mère. Et là euh, il y a son enfant qui fait une bêtise. D'accord. il prend il jette du sable sur un autre enfant par exemple. Et là la mère elle se lève hystérique, elle crie sur son enfant et pendant vraiment une bonne minute, il se prend une grande sérénade euh et euh et elle retourne très énervée. Elle dit "On y va, si c'est comme ça, tu sais pas te comporter, on s'en va, j'en ai marre, j'en peux plus, j'en peux plus, j'en peux plus." Je vous fais bien ou pas ? Je suis fatiguée, j'en ai mar. Allez, on s'en va. Elle s'en va. Et les deux mères, elles sont là comme ça en mode genre Ah ouais. Alors, elle hystérique hystérique quoi. Maintenant nous ça nous alors peut-être pas vous mais moi personnellement ça peut complètement m'arriver de faire une crise et de crier et de machin et de partir en étant énervé. Alors qu'est-ce que je dis à la fin ? Je vraiment je fais pas ce genre de chos en général mais là j'étais crevé, j'étais fatiguée, j'étais prise au dépourvu, il m'a rendu folle, j'ai une journée épuisante, je suis vraiment fatiguée en ce moment. Des fois au niveau hormonal, voilà, c'est pas le bonjour ou des trucs comme ça, mais ça me définit pas. Alors que l'autre, on l' catégorisé, elle est impolie, elle a elle a pas de sensibilité, elle est grossière, elle est hystérique. D'accord. Euh donc ça aussi c'est encore un tr en fait on va voir des outils pour l'instant on voit des outils. Donc premièrement tout le monde a le droit à l'erreur. Deuxièmement étendre la bienveillance qu'on fait vis-à-vis de nous-même. On se trouve toujours des circonstances atteignantes barouchem mais c'est bien on les tend aux autres. Troisièmement l'erreur d'accord ou la mauvaise habitude attitude pardon ne définit pas la personne qui que je côtoie. Et quatrièmement, bah est-ce qu'on n'est pas plutôt enfin est-ce que les gens sont pas aussi parfois désolés de ce qui vient de se passer tout simplement ? Et sur ça, j'aimerais vous rapporter l'histoire que j'ai mis en introduction du livre sur la rabanite de Benchet. Je vais vous le remontrer pour celles qui l'ont pas, il faut vraiment l'acheter. Il est extraordinaire. Alors là, ça c'est le livre et vous savez avant de rentrer dans la biographie, j'ai voulu mettre une petite accroche, d'accord, en guise de en guise d'introduction et j'ai cherché j'ai cherché, il y avait des histoires, bon celles qui ont lu le livre qui sont absolument extraordinaires, c'était une femme vraiment extraordinaire. Et l'histoire qui moi m'a le plus marqué euh c'est celle-là et c'est celle que j'ai choisi de mettre en introduction du livre. Euh non, c'était le jour du shabbat ratan de sa fille, de la fille de du rav Benchetrit et de sa femme. Et donc elle avait déjà marié des enfants, elle était déjà habituée à faire des chabbat ratan et autres célébrations. Et donc elle a confié la préparation de tous les repas du shabbat à une une dame, une prestataire. Alors le repas se passe, la prestataire n'est pas sur place mais le samedi matin, madame Benchetrit la croise dans la rue. Alors la prestataire lui dit "Mazaltov, comment ça s'est passé hier ?" Et madame Vitri lui dit "Ah la décoration magnifique et elle dit rien sur les repas." Alors, elle est très troublée par ce par ce silence et par un peu le c'est l'esquive pour éviter le sujet que là du coup elle change de chemin et elle va à la salle pour voir si tout va bien. Et là, elle se rend compte le désastre. Il y avait les salades qui étaient dans l'eau parce qu'elles quelqu'un les avait mis d'abord au congélateur. Le plat principal qui était froid parce que la plaque, elle avait été mal réglée. Euh les navettes, elles étaient dures comme du béton parce que quelqu'un les avait laissé à l'air libre. Le samedi midi, c'était encore le fiasco parce que à cause de la plaque qui était mal réglée, la Dafina, elle avait un elle était toute pâteuse avec des poischiches qui étaient dur comme des cailloux. Bref, alors qu'est-ce qui s'est passé ? que cette femme, elle avait tout tout préparé et en fait, elle avait confié le la gestion du repas à un maître d'hôtel euh de je sais pas de l'endroit en l'occurrence, mais ce maître d'hôtel, lui, il a confié la gestion à un jeune de 15 ans et donc il a complètement gâché parce qu'il était le pauvre, il était complètement inexpérimenté quoi. Donc l'erreur c'était celle du maître d'hôtel mais en tout cas elle était hyper mal à l'aise, elle pouvait plus rien faire quoi. Moté Shabbat, la sortie de Shabbat, elle se rend chez chez madame Benchet pour s'excuser et en se disant "Mais je je enfin évidemment je pense pas qu'elle va me payer parce que ce qui s'est passé enfin voilà c'était un fiasco quoi. Et madame Citrite, elle a accueillé avec un grand sourire, pas un reproche, pas une critique. Elle a compris ce qui s'est passé, elle avait demandé, d'accord ? A dit "Mais qu'est-ce qui se passe ?" Et elle a compris que c'était le maître d'hôtel et l'enfant de 15 ans et ceci et cela. Et elle a remercié pour tout ce qu'elle avait préparé en amont et sans un mot, elle lui tend l'enveloppe avec l'intégralité du règlement. Ça veut dire malgré tout ce qui aurait pu être impardonnable. Enfin moi en tout cas je sais pas quand j'ai lu l'histoire je me suis dit mais je moi je sais pas si j'aurais pu laisser passer un tel truc quoi. Elle elle a payé l'intégralité de la prestation et alors qu'elle aurait eu toutes les raisons de lui adresser des reproches. D'accord. Mais elle a compris que c'était pas c'était pas de sa faute en fait. Et elle l'a même recommandé à ses amis parce que elle a dit elle est très consciencieuse et en même temps tout le monde apprend. D'accord. Et c'était dans ça qui est beau, c'était ni de la faiblesse ni de l'hypocrisie. C'était vraiment choisir euh la force tranquille, choisir la reconnaissance et et choisir la joie aussi. Parce que c'est ça qui est extraordinaire dans cette histoire, c'est que même elle, elle ne s'est pas euh laissé euh elle a pas laissé sa joie être gâchée par ça. Et et ce qui et et c'est ce que m'a dit sa belle fille, elle m'a dit, je me souviens très bien de ce shabbat. On a très mal mangé, c'était la cata, c'était pas bon et tout mais il y avait beaucoup de Simra, beaucoup de Simra. D'accord ? Donc on est tous en apprentissage. Parfois, il y a des failles, il y a des erreurs. Il y a aussi quelque chose quelque chose qui s'appelle à l'évin. Ça veut dire on a beau de prendre toutes nos dispositions, être consciencieux, c'est lui, c'est le maître du monde qui gère les événements. D'accord ? Et en même temps, voilà, on fait face à des gens et parfois eux-mêmes, ils sont en apprentissage et et et nous, il faut aussi qu'on qu'on ait cette tolérance de se dire effectivement ça peut arriver à tout le monde, ça peut arriver à tout le monde et si HM on avait décidé autrement, ça ne serait pas arrivé. Donc c'est un vrai travail. C'est un vrai vrai travail. Moi, j'ai dû le faire récemment ce travail parce que pareil, j'ai pris quelqu'un pour une prestation. J'ai organisé une excursion pour le club Batmitva. Donc, c'était une excursion Murphy. Et j'ai fait venir une photographe pour interviewer euh les mamans pour après pouvoir diffuser que les mamans étaient contentes sur le club Batmisva et cetera et cetera. On avait convenu dans le contrat qu'elle devait interviewer h personnes et me livrer à la fin h interviews et tout était ficelé, ficelé, fisselé. Moi, c'est quelque chose qui m'a coûté très cher cette prestation. Euh mais je je tenais à le faire parce que je voulais vraiment avoir ces interviews quoi. Et euh et il y a une tierce personne qui s'est immissé et euh et qui a dit à cette photographe "Non non mais c'est bon, t'inquiète pas, tout est dans la boîte, il y a pas besoin de huit interviews, tuas tu peux en faire que une ou deux." Et du coup quand elle m'a envoyé tout, elle m'a dit "Bah voilà" et j'avais une interview et demi. Je dis "Mais on en a convenu Hit." Elle m'a dit "Oui, mais la personne qui était en charge de m'encadrer, elle m'a dit de d'en faire que une ou deux." Et c'était moi qui avait dit à cette personne de l'encadrer. J'avais délégué et donc du coup, j'ai pas du tout eu ce que je v ce que je voulais. Et je me suis expliquée avec elle. J'ai compris que c'était une erreur. Enfin, c'était une erreur que elle a fait ce qu'elle a pu, que moi aussi j'aurais pu être plus présente sur place et bien vérifier que tout était OK. Et à un moment, tu te dis bah c'est le Ribonoam qui a voulu ça comme ça. C'est HM qui a voulu ça comme ça. C'est vraiment lui qui a voulu ça comme ça. Parce que tellement tout était ficelé qu' un moment tu te dis bah en même temps c'est lui qui fait ce qui décide. Et donc voilà, je c'est et c'est madame Benchet qui m'a beaucoup inspiré. OK, donc vous avez compris. Je résume ce qu'on a dit jusqu'à maintenant avant de passer à la troisème partie de notre cours qui est donc les gens plus proches. Premièrement, on a dit que si on a la possibilité de laisser à l'autre l'explication, laissons-lui cette chance là. Cette chance là c'est un cavode, c'est de la bienveillance. Dans trois/4 des gens du dans 3/4 du temps, les gens effectivement ils avaient une bonne explication. Et pour le reste, bien pour le reste, ceux qui étaient vraiment des charlatans, parce que ça existe, je dois et j'ai l'obligation de faire tous les audite et toutes les vérifications qui sont à ma portée parce que être juif, juger positivement, c'est pas être pigeon, c'est pas être naïf, c'est pas fermer les yeux, c'est pas tout ça du tout. Donc moi, j'ai une obligation de faire mon audit, de faire mon inspection. D'accord ? Troisièmement, parfois on se retrouve face à des gens qui font des erreurs. Alors, comment on fait ? Alors, on a dit premièrement, il faut savoir tolérer l'erreur. Parfois, ça c'est sur nous que ça tombe. Tu dis "Bah, je comprends pas, sur 20 ans de carrière, tu t'es trompé une fois et c'est sur moi." Et ben oui. Deuxièmement, quand nous on se trompe, on se trouve des circonstances atteignantes. Alors, on fait ça pour les autres aussi. Troisièmement, parfois quand on a une attitude qui n'est pas très euh noble, d'accord, alors nous, ah ça nous définit pas, ça nous arrive, c'est c'est normal, on était tellement fatigué, pris au dépourvu, ceci, cela, pareil, on étend aux autres. Ce que je vois de ton attitude là, et bien ça ne te définit pas en tant que personne. Je vais pas te réduire à la scène de 3 secondes que j'ai pu sur toi. D'accord ? Ensuite, qu'est-ce qu'on a dit ? que parfois l'autre il est vraiment vraiment vraiment désolé de ce qui s'est passé et que aussi parfois c'est c'est pas c'est pas lui ni moi ni personne c'est Akados Barokou qui a voulu que ça se passe comme ça et ça nous donne l'occasion de faire cette mvav extraordinaire de quand même laisser une une chance à l'autre de et de lui le le le le lui le pardonner pour ce qui s'est passé et d'ouvrir le cœur. Vous voyez quand on lit une histoire comme ça sur la raanie benchitrite, on dit "Mais quel cœur grand elle avait, quel cœur grand !" Et et nous, on a envie d'avoir un cœur grand comme ça. Et et comme je vous ai dit, c'est comme ça qu'on se prépare vraiment à chaot ouvrant ouvrant ouvrant ouvrant ouvrant ouvrant ouvrant notre cœur. D'accord ? Alors la donc ça on a fini avec la catégorie de personnes avec qui donc on doit traiter. OK. Alors maintenant ce qu'on va voir c'est une troisème catégorie de personnes. Ce sont les proches, ma famille, mes amis, les gens de ma communauté, les les mamans de mon école, les les voisines, euh ma fille, mon gendre, ma belle fille, mes petits enfants, tout tout ce dont on est proche. Alors, nos sages nous disent que la vraie mva juger positivement, elle est surtout surtout surtout avec nos proches. Ah bon ? Alors oui, pourquoi ? Pour deux raisons. Et ça, ça va nous accompagner pendant la fin du cours d'aujourd'hui et le cours prochain. Pourquoi la mva est surtout surtout surtout avec nos proches, le conjoint bien sûr ? nos enfants, nos parents, hein, parce que c'est souvent là qu'on est le plus intolérant avec eux. Deuxièmement, parce que quand on l'est pas, quand on est intolérant, pardon, euh les conséquences, elles sont elles sont elles sont vraiment très difficiles pour nous et pour notre entourage. Alors, je vais vous expliquer ça avec ce qu'on voit de cette mitva de Betek TP et am il a remarqué comme ça que cette mva de juger positivement il dit Rashi que c'est ami ami c'est ton ami d'ailleurs c'est marrant ami ton ami et il dit Rashi que nos amis ni nos proches, les gens les plus proches, on doit essayer de leur trouver toujours des circonstances atténante. La do les cafs routes accorder le bénéfice du doute avoir un préjugé qui est un préjugé positif et indulgent. Regardez premièrement comme je vous ai dit, si on assiste à une scène une situation ambivalente, d'accord ? En fait, il y a 1000 façons de réagir. Regardez, imagine quelqu'un qui est en retard. On peut se dire soit il a dû en avoir un imprévu, soit Non, mais alors vraiment, il est irrattrapable. Irrattrapable. Tu le changeras pas ton père hein. Ah ta mère. Alors là, je le sais hein, je la fréquente depuis 20 ans quand on part à un mariage. Jamais à l'heure. Jamais, jamais, jamais. Ou alors euh et ouais, il est en retard parce qu'il s'en fiche de moi ou il est en retard parce que ce qui compte pour moi ne compte pas pour lui. C'est marche de ma copine euh et lui il s'en fiche hein de leur coupa ou pas leur coupa alors que moi ça m'importe mais bon ce qui compte c'est toujours ce qui compte pour lui mais pas pour moi. Vous voyez comme je vous ai dit au tout début du premier cours, une scène et chaque personne en fonction de sa sensibilité et de lunett la lunette qu'elle va choisir de mettre elle va interpréter différemment avec qui on va avoir tendance à être le plus catégorique avec les proches parce qu'on a l'impression de très bien les connaître. Je le connais par cœur. Je la connais par cœur. Ah mais mon fils, je le connais sur ça. Laisse tomber, il est Je connais par cœur parce que on devine devine pourquoi il a fait ça. Alors, je vais vous dire si on accepte de remettre un regard neuf sur nos proches et c'est pas évident, c'est pas intuitif parce que vraiment on a le sentiment de les connaître par cœur. Si on essaie de mettre en place ce regardant, on va éviter la grande grande majorité des conflits parce que chacun évolue. Et en fonction de quoi on évolue, en fonction de l'image que l'autre nous renvoie de nous-même. Moi aux yeux de ma mère, je suis quelqu'un de crédible. Alors même si là j'ai fait un peu une entourele. Je suis partie au au centre commercial avec ma copine alors qu'on avait pas le droit. On devait faire nos devoirs mais on a on on l'a fait en SCR et que quand je rentre à la maison, ma mère elle me dit "Ça va chérie, tu as passé une bonne après-midi, j'espère que tu as bien fait tes de avec ta copine." Alors moi, je vais me dire oups dans ma tête, ma mère m'accorde sa confiance et moi je viens de de la trahir. Sa confiance. Qu'est-ce que ça va faire ? Ça va venir en fait faire un effet extraordinaire. C'est autoréguler. Je vais m'autoréguler. Pourquoi ? Grâce au regard positif que l'autre a eu sur moi, mon proche. Parce que les autres, je m'en fiche. Et quand c'est ma mère, mon père, mon conjoint, mon proche, c'est là que ça m'influence réellement. Alors que la méfiance, comme il dit le garon de Vilna, la méfiance, elle produit des gens sournois. Qu'est-ce que tu as fait ? Où tu étais ? Tu es sûr ? Montre-moi. Tu as fait tes devoirs ? Attends, je regarde. Vous êtes pas partis quand même hein. Vous avez pas fait ça, vous avez pas fait ceci, vous avez pas fait cela. Inconsciemment, ça donne une image de moi qui est quoi ? Qui est sournoise. Et c'est ça que c'est dans ce sensl que un enfant, il peut aller. Donc le vrai vrai vrai vrai enjeu, il est là. D'accord ? Là, je fais que ouvrir l'introduction sur la partie sur les proches parce que vous allez voir, c'est encore énorme tout ce qu'on veut apprendre. Mais déjà l'importance, les premiers qui ont le droit à ce regard bénéfique, ce sont nos enfants, nos conjoints, nos proches, nos parents, nos frères, nos sœurs, nos amis. C'est ça. Et c'est plus difficile. C'est plus difficile parce que comme je vous ai dit, on apprend les connaître par cœur et donc on les catégorise en 2 secondes. Ils ont le droit qu'on renouvelle le regard sur eux de manière bienveillante, sans cesse. Ah mais il m'a déçu, il m'a déçu, il m'a déçu. Mais allô, nous on déçoit pas parfois. qui pour Ouais, je refais pas ça, je refais pas ça, je refais pas ça, je regrette, je regrette, je regrette et le reste de l'année, qu'est-ce qu'on fait ? Hop, on replonge. Et HM, il nous accorde pas une nouvelle année. Pourtant, on n pas été à la hauteur de tous les engagements qu'on avait fait. Donc, il me donne le droit à l'erreur. Mais moi je donne le droit à l'erreur aux autres. Pas à l'erreur, au fait de être en progression. Mais en progression, c'est ça ser par définition, ça prend du temps. Ça prend du temps. Et moi, entre-temps, à chaque fois que tu trompes, à chaque fois que tu fais l'erreur, je t'accorde une seconde chance. C'est un grand cadeau. C'est un grand grand cadeau. Quand on dit un enfant, "Regarde chérie, j'ai pas besoin que tu me montres, moi je te fais confiance. Tu tu es quelqu'un de droit. Moi, j'ai pas besoin que tu te justifies. Il y a pas de problème. Je te croise sur parole. C'est énorme. C'est énorme. On donne un enfant le plus beau cadeau au monde qui est une image positive de lui-même. Deuxièmement, pourquoi l'enjeu est très très important chez les proches ? Parce que quand on ne le fait pas, les conséquences sont terribles parce que c'est blessant. Je vais vous donner un exemple. Imagine vous sortez avec une amie euh sur les Champs-Élysées. C'est une amie que vous avez pas vu depuis quelques années et vous avez rendez-vous aux Champs-Élysées et puis vous allez chez Sephora, d'accord ? Vous choisissez des petits trucs, c'est sympa, ça fait longtemps que vous l'aviez pas vu et tout. Et puis quand vous sortez de chez du magasin, il y a le il y a le l'antivol là qui sonne. Et là, vous comprenez pas, vous ouvrez le sac et vous sortez quelque chose et vous voyez que effectivement il y a des il y a un antivol qui est resté et là elle vous dit "Non, je peux pas le croire. Tu as volé, tu as volé quelque chose. Mais c'est hyper grave. Mais attends, je j'en étais sûre. J'en étais sûr. Vous êtes là comme ça, vous dites "Excusez-moi, vous montrez aux vigiles, vous dites voilà, j'ai payé mais elle a oublié machin, ceci, cela." Et donc l'autre, elle dit "Ah non, en fait, bon, j'ai compris, tu as pas volé." Bah ok, je me suis expliqué mais je veux je dire elle a tué la relation là quand après elle me fait ouais on va chez Agendaz mais j'ai pas du tout envie d'aller avec une dame qui me traite de voleuse quoi. Genre tout d'un coup elle te paraît un individu hostile avec qui tu as pas du tout envie de passer du temps. Vraiment pas. Il me rend compte c'est ça ce qu'elle croit alors qu'on se connait depuis toujours. C'est mon ami d'enfance. C'est ça ce qu'elle croyait de moi. C'est c'est vraiment ça ce que tu pensais de moi ? D'accord. Donc vous voyez ce que je veux dire c'est que là l'enjeu il est énormissime parce que quand on dit à son enfant je savais je t' m'as pas écouté tu es parti avec ta copine alors que tu avais pas le droit tatati tatata. Genre tout d'un coup, non seulement l'enfant, il développe une mauvaise image de lui-même, mais en plus de ça, il se dit "Mais c'est ça ce qu'elle pense maman de moi, mais j'ai pas envie d'être avec elle. C'est pas agréable." Et en plus de ça, toutes les fois où j'étais digne de confiance, toutes les fois où j'ai fait Oui. Ce qu'elle m'avait dit de faire, tout ça c'est envoyé dans balader d'un revers de main. C'est à ça que je suis réduite. D'accord ? Donc je on va rentr C'est vraiment que une introduction, c'est une mise en bouche. D'accord ? Mais on va voilà encore approfondir parce que finalement la personne avec qui j'ai pas à traiter dans le fond c'est facile, c'est un exercice d'imagination. La personne avec qui je dois traiter d'accord ? Je vous ai dit, c'est juste prendre son courage à demain, demander des des clarifications et quoi qu'il on doit se protéger. Donc je fais mon audit. Mais là, il y a un enjeu qui est beaucoup plus énorme parce que là, c'est là que le cœur il s'ouvre, il s'ouvre, il s'ouvre. C'est quand j'ai en face de moi un individu que je connais et et à qui je dois de nouveau de nouveau encore accorder ma confiance, diffuser une image positive de lui-même, lui donner ce cadeau merveilleux qui s'appelle à confiance en soi. Parce que quand moi je lui dis je te fais confiance, alors en face de moi cet individu, il devient digne de confiance. D'accord ? Donc je vous laisse réfléchir sur tout ça et voilà comme je vous ai dit cette troisème partie on va vraiment vraiment l'approfondir. Donc je vous souhaite un bon dimanche. Prodjetov Chavoatov. Préparez-vous à Chavoot en essayant voilà pendant toute la semaine de vous exercer à juger positivement les gens qui sont les plus loin de vous et bien sûr les gens qui sont le plus proche de vous. Et si Dieu veut, on se retrouve après Chavot pour approfondir encore plus ce sujet. Merci beaucoup. M.



