Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha 'Houkat. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Évènements récents... Ce qu'en dit la Torah ?" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Quelle attitude adopter face à l’humiliation et au mépris ?
- Quelle posture adopter face à une parole qui blesse ?
- Comment canaliser sa volonté pour qu’elle devienne facteur de transformation dans sa vie ?
- Pourquoi Dieu se cache-t-il dans la nature et comment le découvrir ?
- Pourquoi est-il nécessaire de redonner de la densité aux actes simples du quotidien ?
- Comment développer la capacité de ne pas répondre à la provocation tout en poursuivant une action par amour ?
- Est-ce que les forces qui semblent contraires à Dieu peuvent en réalité servir Son dessein ?
- Comment la prière et les actes spirituels peuvent-ils participer à la reconstruction du Temple ?
- Quelle est la différence entre une pensée construite et une pensée instinctive ?
- Comment transformer une situation d’échec ou d’exil en levier de croissance personnelle ?
- Quelle est la puissance d’un engagement personnel silencieux dans une société dominée par le bruit ?
- Quelle est la place réelle de Dieu dans l’histoire humaine ?
- Peut-on considérer l'effacement de la présence Divine dans la société comme une opportunité de révélation spirituelle plus profonde ?
- En quoi le fait de commenter sans réfléchir empêche-t-il de réellement percevoir la signification d’un événement ?
- Comment rester debout et fidèle à ses convictions dans un environnement hostile ou cynique ?
- Comment la tension entre déterminisme historique et responsabilité humaine est-elle résolue ?
- En quoi refuser de se prosterner devant une idole est-il une sanctification du nom de Dieu ?
- En quoi le raffinement personnel (za’h) est-il un axe essentiel de transformation intérieure ?
- Que signifie « jouer sa partition » dans une société où l’uniformisation efface les singularités ?
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Transcription
Kind: captions Language: fr Alors le le thème de ce soir, je vous rassure tout de suite, ça va peut-être pas se passer comme vous l'aviez imaginé, mais je vais pas bouger du thème. C'est un regard juif sur quel est le regard que la Tor apporte sur les événements actuels. Il y a plusieurs manières évidemment d'aborder un sujet de ce type. La première manière, ça serait de commencer à vouloir dire que ceci veut dire cela et que ce cela veut dire ceci et qu'en vérité c'était marqué comme si et que ça veut dire que cela et cetera et cetera. Je suis pas prophète. Et évidemment, même si nous avons un certain nombre de textes qui sont assez surprenants et qui nous montrent bien que les événements auxquels on a été confronté, auquel on est confronté et bien sont relatés dans nos textes. En tout cas, il y a des allusions extrêmement fortes à ce qui va se jouer dans le second royaume, la Perse, l'Iran, le D3 d'Ormus dont certains maîtres de la Cabale parlent et cetera et cetera. Mais la difficulté qu'on a, c'est que au fond, on est dans des extrapolations et parfois on peut au fond construire son regard sur un texte fonction de ce qu'on a envie de lui faire dire. Donc c'est la raison pour laquelle même si on va aborder peut-être un tout petit moment ces notions, j'aimerais ouvrir une réflexion beaucoup plus vaste puisque ce qui est évident, c'est que nous sommes dans une période particulière de l'histoire juive et cette période au fond va pouvoir la décrypter. à travers l'histoire que nous connaissons déjà et qui va peut-être nous permettre de savoir comment est-ce qu'on se doit de l'appréhender, comment est-ce qu'on se doit de la vivre. Parce que au fond pour la Torah, toute situation nous interroge et ce qui va être important, c'est de savoir comment on décide de la vivre et qu'est-ce qu'elle veut dire pour nous. On va, si vous le voulez bien, partir un petit peu en arrière dans les années entre moins 500 et mo 600 avant notre ère, nous sommes à Babylone. Le premier temple a été détruit et à ce moment-là, on a l'impression que l'histoire du peuple d'Israël ne va plus pouvoir reprendre. On est donc à ces moments-là et va émerger sur la scène de l'histoire un personnage très particulier qui va écrire un texte très particulier. Ce personnage s'appelle Daniel. Daniel qui est un des livres qui fait partie de ce qu'on appellerait aujourd'hui le canon biblique. Daniel qui va écrire un texte dont la majeure partie d'ailleurs une grande partie est rédigée en naraméa. Et le Talmud dans le traité de Meila nous dit que lorsque un maître qui s'appelait Jonathan Benuziel va commencer à faire la traduction des textes de la Torah et va commencer à décrypter le texte de Daniel, et bien la terre d'Israël va trembler et il va recevoir l'ordre d'arrêter immédiatement la traduction du livre de Daniel dans lequel se trouvent les secrets du, c'est-à-dire de la fin de l'histoire. Il y aura dans l'histoire deux personnages qui à un moment vont flirter avec la connaissance de ce que l'on appelle le mot veut tout dire et rien dire la fin des temps. Le KS, le premier c'est Yaob, Jacob. Le second c'est Daniel. En effet, nous savons que lorsque Jacob va rassembler ses enfants avant la disparition, sa disparition du monde, et bien le texte nous dit que il va leur dire, rassemblez-vous et je vais vous dire ce qui va se passeraramim à la fin des temps. Et à ce momentlà, évidemment, on est là dans la tente et puis il part faire quelque chose de totalement différent. Il va commencer à les bénir. Le livre de Daniel renferme ce qu'on appelle ce secret de la fin des temps à propos duquel le texte va nous dire par ailleurs anchemitoishena, je suis l'éternel en son temps je la hai. De quoi parle-t-on ? de la délivrance et nos maîtres de dire "Mais il y a ici une contradiction totale entre les deux termes parce que si tu dis que la délivrance arrivera en son temps alors tu ne vas pas la rater." Si tu dis que les choses vont arriver dans le temps prévu, alors tu ne hâ rien. Et si tu hâ ne seront pas dans le temps prévu. ve dire si le peuple d'Israël en a le mérite, les choses arriveront plus vite et s'il n'en a pas, l'histoire aura de toute façon son aboutissement. Petite parenthèse, le terme de Zarou, s'il en s'ils en ont le mérite renferme au fond ce que devra être la qualité particulière du peuple juif dans ce qu'il devra développer à ce moment-là de l'histoire. Le terme de zarou qui veut dire s'il en a le mérite vient de la racine zar. Et zar c'est quoi ? C'est le raffinement. C'est-à-dire si le peuple juif comprend que au fond son histoire c'est une tension permanente vers le haut. Si l'objectif de chacune et de chacun d'entre nous, c'est de se raffiner, d'être dans une meilleure version de lui-même et ce dans tous les domaines, qu'il soit dans une pratique religieuse ou que ça soit dans la relation à l'autre ou au monde, c'est ça au fond qui devrait être présent. Et donc, on est dans cette période dans laquelle malheureusement bon nombre de rois d'Israël se sont complètement pervertis. Ils se sont complètement pervertis. Ils ont développé le culte des idoles. Et même si un des derniers rois de l'époque essaie de récupérer les choses, ça y est, c'est trop tard. Les fondements spirituels du peuple juif ne sont plus présents. La colonne vertébrale du peuple d'Israël s'est effrité. Et c'est la raison pour laquelle lorsque l'on va parler de la destruction du temple, on dira bien plus tard que il n'y a pas de quoi s'en orgueillir puisque c'était une farine déjà moulue que l'on a moulu. Traduction. Lorsque la structure spirituelle d'un univers n'est plus présente, le reste disparaît. Quelque part, ce ne sont que des pierres à faire tomber. Et donc, à ce moment-là, on rentre dans une période extrêmement lourde et noir de l'histoire du peuple juif. À tel point que dans le prophète Ézéchiel, on interroge Dieu si au fond, est-ce que tu as pas décidé de finir ton histoire avec nous ? que quelque part tu n'as pas dit bon ben c'est bon, on a tenté le coup et ça marche pas et ça ne fonctionne pas et bien on passe à autre chose. Et le prophète de leur dire pas du tout l'histoire continue mais sous une forme différente et on va la découvrir elle va nous éclairer sur la manière dont on doit essayer de penser d'appréhender l'époque qui est la nôtre. Parce que je crois que notre enjeu, c'est de voir les choses dans une perspective un peu plus vaste, dans une dimension un peu plus large et non pas d'être comme une forme de consommateur de réseaux sociaux religieux qui vont nous donner des indications sur ce qui va se passer dans l'histoire. C'est pas de ça dont il s'agit. Évidemment. Alors, on va, si vous le voulez bien, à travers l'histoire de Daniel essayer de comprendre ce qui se joue à une période extrêmement sombre de l'histoire du peuple d'Israël. Mais quel est l'élément qui justement génère ce KS, génère la finalité de l'histoire ? Où se situe-il ? Comment est-ce qu'il se construit ? Rappelons-nous que à ce moment-là, on est avec des royautés qui sont la royauté des MED et des Perse. La Perse est déjà présente. Je vous rappelle le second royaume que l'on va retrouver aujourd'hui dans l'histoire, comme disent nos textes, celui qui va réémerger sur la surface de la terre qui va reprendre du poil de la bête, c'est déjà la Perse avec Darius entre autres. On va se retrouver aussi pas trop loin de l'histoire de Mordoaï et de Mardoché. On a aussi Babylone avec Nabucodonosaur et Nabucodonosaur donc va faire quelque chose de très fort. Il va essayer de déraciner du peuple d'Israël ses meilleurs ses meilleurs éléments pour les mettre au service de son royaume. Il va chercher l'élite, la fine fleur de la jeunesse de Jérusalem pour pouvoir la ramener et pour pouvoir faire en telle sorte qu'à Babylone, elle devienne celle qui va réussir à développer ce qu'il a envie et que quelque part à travers la perte de ces individus, Israël disparaisse complètement. Et parmi eux, il va y en avoir un qui s'appelle Daniel. Daniel qui part, il est très jeune avec trois personnages que l'on va retrouver qui s'appelle Hanana, Michael, Vazaria. Dit le texte, ce sont des Yoladimes, ce sont des enfants d'après le ibnzra, ils ont sans doute aux alentours de 15 ans. Ils sont déracinés. Nabukodonosaur les prend et quelque part en les prenant, il est en train de construire ce qui va l'amener à sa perte. Et il y a ici quelque chose de très intéressant dans l'histoire, c'est qu'en vérité, on va voir que dans toute l'histoire du peuple d'Israël, c'est ceux qui veulent le faire disparaître qui amènent les germes de la délivrance. Moïse au palais du pharaon. Aman qui fait disparaître Vaashteti, la femme d'assuerus et qui donc ouvre la porte à la reine Esther. Nebar nabukodosaur qui en voulant prendre de Jérusalem ses meilleurs éléments amène ceux qui vont justement être à l'origine de la résurgence du peuple d'Israël. Et c'est la raison pour laquelle Nabucodonosaur va être appelé dans un texte le serviteur de Dieu. Il n'est qu'un instrument au service d'une histoire qui le dépasse radicalement mais dans l'illusion d'une maîtrise de quelque chose qu'il ne contrôlera jamais. Et là, sans vouloir faire de parallèles, mais je vous fais suffisamment confiance pour que vous puissiez faire des ponts et des liens avec l'enthousiasme que l'on peut avoir sur certains personnages dont on pense qu'ils sont l'expression de ce qui peut nous apporter la réussite et la délivrance. Ils ne sont que des avadimes, des serviteurs au service d'un projet qui les dépasse radicalement. Et c'est d'ailleurs ce que le texte nous dit lève que le cœur des rois et des princes sont dans les mains de Dieu. Et on retrouve à nouveau ici quelque chose de paradoxal, c'est que c'est justement dans l'éclipse de la spiritualité que va émerger la lumière. de ce qui va donner lieu à l'éternité. Rabsadok Cohen dans son livre c'est là nous fait remarquer que les lumières émergent parce que l'obscurité était présente. C'est la sortie d'Égypte et la révélation après l'Égypte. C'est le drame de l'arche sainte qui est prise par les Philistins mais qui préfigure l'arrivée du temple. C'est-à-dire que ces événements qui nous semblent extrêmement noirs sont les lieux dans lequels le peuple d'Israël est dans une prise de conscience qui va lui permettre de faire réémerger à nouveau la lumière. Mais pour cela, il va falloir des personnages comme Daniel, comme Khanania, Michel et Azaria. Ça veut dire que au fond, si on a envie de quand même jouer un peu les parallèles, on est dans une période extrêmement obscure, qu'on le veuille ou pas. On est dans un monde dans lequel Dieu a été mis aux oubliettes de On est dans un univers dans lequel inscrire ce que veut dire le divin dans la réalité de notre quotidien est quelque chose qui vous fait passer comme un doute d'illuminé, c'est-à-dire savoir que l'univers est gouverné par le créateur. Aujourd'hui, on fait de la religion mais est-ce que cette conviction profonde nos habites ? Est-ce qu'au plus profond de nous-mêmes, nous savons que les manettes de l'histoire sont dirigées par le créateur et qu'elles-mêm prennent leur source et leur énergie à l'intérieur des actes spirituels que l'humain fait ? Oui ou non ? Pas simple. Les maîtres de laidout expliquent et disent que le temple se reconstruit à travers les actions positives que nous faisons, le temple spirituel. Mais malheureusement nos actes lorsqu'ils ne le sont pas et bien sont comme vous savez cette personne qui un moment enlève le piédestal sur lequel tout l'édifice repose et on va être obligé de tout recommencer. C'est pas simple. Pourquoi ? Parce que ça crée un principe de responsabilité. C'est-à-dire que au fond, on va s'interroger sur maintenant comment l'histoire se construit à travers les événements auxquels on est confronté. Or la dimension d'obscurité, elle est tout simplement celle dans laquelle on ne perçoit plus ce que veut dire réellement Dieu à l'échelle de l'histoire. Ce n'est pas l'absence de croyance, mais c'est la place qu'il a. la place qu'on accepte de lui donner. Et ça c'est beaucoup plus complexe. Vous savez, c'est un petit peu cette anecdote que tout le monde connaît de ce juif qui est à Manathan et qui a besoin de trouver une place de stationnement en urgence parce qu'il doit signer le contrat du siècle et qui promet à Dieu de garder le shabbat, de manger cacher, de mettre les tépilines s'il trouve une place. Et puis à un moment il voit une place, il dit Dieu ça c'est c'est bon, j'ai trouvé. Ça n'en t'occupe plus. C'est une anecdote mais quelque part elle est passionnante parce que l'enjeu il est là. Daniel va être un personnage très particulier parce que Daniel va en effet être éduqué dans les sphères les plus élevées du royaume et il est brillantissime. Et Daniel va instituer des choses qui sont totalement politiquement incorrect et qui le mettent en danger. C'est lui qui va mettre en place toutes les règles qui permettent de limiter les mariages mixtes. Point. C'est pas très super comme dirait l'autre. Parce que Daniel au fond sait que l'histoire du peuple juif dépend de la pérennité de ce que cela veut dire. Or, construire un monde dans lequel l'autre n'est pas concerné comme moi parce l'essentiel de l'histoire ne peut aboutir qu'à un échec. Pas amoureux. L'amoureux c'est facile mais c'est pas ça le but. C'est-à-dire, il est là pour rappeler au peuple juif que chacune et chacun d'entre nous dans l'histoire a un rôle à jouer et que je ne peux pas demander à l'autre de s'inscrire dans une histoire dans lequelle il n'a pas de rôle parce qu'il a son rôle à jouer dans son histoire. C'est pas politément correct parce que au nom de l'amour, c'est pas simple, c'est bouleversant, c'est très difficile à entendre, c'est très complexe, surtout dans un monde dans lequel tu vas le traduire comme étant une forme de hiérarchie entre les individus. Alors que c'est pas du tout ça. Il prend un risque colossal Daniel. Mais Daniel a compris que c'est ça qu'il faut faire. C'est-à-dire Daniel dit "Mais attends de deux choses d'une soit on pense que l'histoire dépend du créateur soit non. C'est oui ou non. C'est pas entre les deux mon cœur Balance. Si c'est oui". Dans la vision que le créateur nous a proposé de la manière dont on construit l'histoire, il nous dit que toute personne quelle qu'elle soit peut s'agréguer au peuple d'Israël. Il y a aucun problème, il y a aucun souci. Et le mas le messie va venir d'une convertie. Donc il y a aucun problème. Il y a aucun problème. Mais si tu rentres dans l'histoire, c'est-à-dire évidemment la porte est ouverte. Mais avant de pousser la porte, il faut que tu saches qu'est-ce qui t'attend derrière, c'est tout. Mais si tu sais ce qui t'attend derrière, il y a aucun problème. Bienvenue. Bienvenue. Donc il n'est pas du tout ici dans une forme de rejet, de refus. Il dit non. Il dit si l'autre a une histoire A et toi tu es une histoire B, on ne pourra pas construire l'histoire qui doit être la nôtre. On pourra reconstruire une image, une histoire romantique, amoureuse, sympa, super. Vous ferez des films et des trucs de folie et plein de posts sur Facebook et tout le monde trouvera ça génial. Il y a aucun problème. Mais parce que l'essentiel aura été mis de côté, c'est tout. Mais si tu connais pas l'essentiel, évidemment, je comprends que pour toi, ça ne représente rien. C'est ça l'enjeu. Daniel est là pour ramener le peuple à repenser au fond où est l'enjeu. Parce que Daniel justement, c'est celui qui est dans l'univers du pouvoir. Et Daniel se met en danger parce que Daniel sait très bien que s'il ne joue pas son rôle, il n'a plus sa raison d'être là où il se trouve. Et qu'est-ce qui va se passer ? Daniel va entre autres instituer cela et Daniel va se mettre dans un danger terrible. Et c'est là on va voir la fameuse histoire de la fausse au lion. Daniel va prier trois fois par jour, mais il va prier droit comme quelqu'un qui va arriver dans l'histoire qui s'appelle Mordoï, Mardoché qui lui aussi va se trouver confronté à quelqu'un qui s'appelle Aman. Il se prosterne pas. Je me prosterne pas. Pourquoi ? Non pas par provocation, mais parce qu'il a compris que si tu ne tiens pas debout, l'histoire ne pourra plus se passer. Daniel se rend compte que derrière ce qu'il est en train de mettre en place, il inscrit au plus profond de l'identité juive ce que doit représenter quelque chose qui font partie de nos fondamentaux. prier, c'est être debout face à Dieu et accepter que tout en étant debout, je dépends radicalement de lui, mais que quelque part, j'ai un rôle à jouer dans Je dépends mais je joue mon rôle. Mais juste avant, qu'est-ce qui se passe ? Juste avant, il y a trois personnages qui s'appellent Hanania, Michel Bazaria. trois jeunes qui sont complètement coupés de leur famille, ils sont seuls. Il arrive d'un bucodonosaure et dans la plaine de la doua, il va bâtir une idole colossale. Et c'est d'ailleurs dans cette plaine que Ézéchiel aura la vision de ce que l'on appelle les ossements desséchés qui préfigure à la résurrection des morts. Donc, il faut comprendre le sens évidemment. Il bâtit une idole colossale et elle est tellement grande que pour que son socle fonctionne, c'est la totalité de l'or et de l'argent qui était pillé à Jérusalem qui est utilisé. Et il faut que les représentants des nations se prosternent. Et on a ici des représentation des représentants. C'est qui ? C'est Hanania Michel Bazaria. Ils ont 18 ans, 19 ans, 20 ans, ils sont jeunes. Et alors ? Il se pose la question, on fait quoi ? Il se tourne vers Daniel qui est quelque part le chef du groupe. Daniel dit, "Allons poser la question à Ezéchiel." Ezéchiel dit, "Écoutez, on peut essayer de se défiler parce qu'il y a tellement de monde, on va pas vous repérer." Ils disent "Non, parce qu'il en suffit d'un." Et même si à l'époque il y avit pas les réseaux, tout le monde saura qu'en vérité on s'est défilé et ça c'est pas possible. C'est une profanation du nom de Dieu. Alors, ils disent à Ézéchiel, "Bon, mais si on y va et que ça se passe mal, on peut compter sur Dieu ?" Ézéchiel de leur dire non. Et Hanania Michel Vazari à se mettre devant l'idole et ne se prosserne pas. Et à ce moment-là, on les prend on va les retrouver dans le feu. Ils en sortent intact avec un ange qui les accompagne qui s'appelle l'ange Gabriel. Hanania Michel Vazari évidemment dit lexte que lorsque Dieu dit à Ézéchiel non, c'est parce que tout simplement on a ici trois personnages qui vont incarner quelque chose qui va être au cœur de notre histoire d'aujourd'hui et de ce à quoi les événements nous obligent à penser. la notion de sanctifier le nom de Dieu. C'est-à-dire, il y a un créateur de l'univers, nous ne nous prosternerons pas devant des idoles. Point. Et si c'est à travers ce message que nous devons disparaître, et bien nous disparaissons. Il rentrent et ils sortent un tact. Hanania Michel Vazaria dont les trois noms possèdent chaque fois le nom de Dieu. Hanan, Michael, Hazar ya. Les deux dernières lettres de leur nom renvoé la notion du divin. Traduction. Le nom en hébreu se dit comment ? Chem. Chem, c'est le terme qui désigne le nom. Mais chem, lorsque vous mettez une are voyelle, vous avez chambas. Là-bas, c'est-à-dire l'objectif vers lequel tu dois tendre. Ton nom révèle ton objectif. C'est-à-dire ton nom, c'est ta singularité. Il révèle l'objectif et pour eux, l'objectif c'est les deux dernières lettres de leur nom. Comment faire en telle sorte que la présence d'Hem soit reconnue dans l'univers ? Et c'est là où en effet ils s'en sortent. À partir de là, l'histoire va pouvoir se mettre en place. C'est-à-dire que à travers les trois plus Daniel qui sera jeté dans la fosse au lion et qui en sortira tacte et indemme, on pose ici les fondamentaux qui vont nous permettre maintenant de rentrer dans le sujet qui est de savoir quel est le regard que la Torah nous propose d'avoir sur l'époque que nous vivons. On ne peut pas poser de regard si on n'est pas capable d'aller voir dans nos sources ce qu'elles sont en train de nous dire sur des situations qui sont du même principe, même si elles se sont passées dans des cadres légèrement différents et avec ce qu'elles veulent dire. On a ici donc un élément qui est au cœur même au cœur même de la chose. Ce qui est au cœur tout d'abord c'est cette chose complètement paradoxale. Nabucodonosaur en prenant avec lui la fine fleur de Jérusalem crée ceux qui vont être à l'origine de la possibilité du retour vers le second temple. Le pharaon. C'est-à-dire dans quelque chose qui nous semblerait être une fin se trouve les prémises de l'histoire future. Comment est-ce qu'on arrive à le savoir ? Qu'est-ce qui nous empêche de le voir ? Quelque chose de très simple. Faire ce que tout le monde a l'habitude de faire lorsqu'on vous donne des informations sur l'histoire. Vous savez c'est quoi ? des commentaires parce que sans aller titier monsieur Lacan mais comme en terre on enterre la dimension interpellante de l'événement en le commentant. Lorsque vous êtes confronté à une histoire et que vous cherchez à la commenter, quelque part, vous voulez lui donner la forme qui vous intéresse. On veut lui donner la forme, mais on ne cherche pas ce qu'elle est en train de nous dire. Et c'est la raison pour laquelle, en effet, les événements peuvent se succéder. L'enseignement qu'il véhicule souvent n'est pas intégré voire même vu parce que l'on commmente l'histoire. Et on a peut-être ici donc première chose dans ce qu'on appelle regard Tora, c'est-à-dire je vous ai dit en début si vous attendez que je vous dise vous savez ce qui se passe maintenant c'est marqué dans les livres et il y aura la Perse et il y aura le les je cité une fois il y en a plein c'est sûr qu'on est dans une histoire qui est en train de se mettre en place en a plein mais dans le coronat tout le monde a dit c'est bon ça marche. Au début ça marche et chaque fois ça marche, ça marche, ça marche. C'est pas le sujet. Regarde Torah, c'est comment la Torah nous demande de vivre la la situation. Comment la Torah nous propose d'intégrer une situation et de savoir qu'est-ce qu'elle est en train de nous dire, ce qui se passera après, on n'en sait rien. C'est pas le sujet. C'est pas le problème. Hanania Michel Vazaria, la suite elle ne nous appartient pas. Par contre, qu'est-ce qu'on doit faire maintenant ? C'est ça qui est important parce que sinon, je vais modeler mes mouvements fonction de la suite que je désire dans l'histoire et je vais traduire les événements fonction de l'intérêt que je peux en retirer. Donc déjà la première chose, un regard sur les événements actuels, c'est déjà décidé de ne pas commenter. Il y a encore moins de lire les commentaires. Empêchez-vous, peut-être que vous le faites pas. Ne lisez pas les commentaires, ça sert à rien. D'abord, je parle la plupart du temps, les commentaires, c'est quoi ? C'est dire ce que l'autre a dit mais avec tes mots. C'est ce que le maral dit. C'est une idée que j'ai long souvent développé ici. Le maral dit qu'il y a deux types de pensées. Ce qu'on appelle et dibrieli, c'est la pensée construite. C'est dibri, c'est la pensée instinctive. La pensée instinctive, c'est être le haut-parleur de la pensée de l'autre à travers des mots différents qui te donne l'illusion que c'est le fruit de ta réflexion. En vérité, tu n'es que le haut-parleur d'une pensée qui ne t'appartient pas, mais que tu traduis avec des mots dont tu penses être les tiens et qui te donne l'illusion que c'est le fruit de ta réflexion. Regardez les conversations que les gens ont. Tout le monde dit la même chose avec des mots différents. OK, super. C'estun le c'est quoi ? c'est rentrer en profondeur, c'est-à-dire s'empêcher de dire avant d'avoir pris le temps de réfléchir. Or aujourd'hui, l'instantanéité du commentaire nous révèle l'absence totale de réflexion en amont. Donc déjà ça commente pas, ne lis même pas les commentaires. C'est-à-dire vois éventuellement entend et même ce que tu vois, ce que tu entends, c'est déformé généralement par le prisme de l'idéologie de celui qui te les présente. Je vous rappelle parce que les images et les paroles sont véhiculées par des individus qui ont leur propre idéologie. et dont le dictionnaire sur le mot objectivité a des définition chaque fois différente. On est d'accord ? Et même celui qui pense l'être, sa vision, son regard et ses mots passent à travers le prisme de sa subjectivité qui est nourrie par sa propre histoire. Que vous le vouliez ou pas. Donc même si tu dis je ne commente pas mais ce que je vois quelque part c'est une fraction c'est un fragment et au passage sans faire de la petite prise unique on a vu en couple le même film jamais parce qu'il y a certaines images qui ont fait écho sur lequel tu t'es focalisé qui t'ont empêché d'en voir d'autres et vous le savez donc à partir de là c'est quoi le regard Torah Le regard Torah, c'est de savoir que nous vivons une période dans lequelle il y a des choses bouleversantes. Point. Le regard Torah, vous savez c'est quoi ? Et pardonnez-moi si je prends quelque chose d'un tout petit peu personnel, c'est celui de nos petits enfants mais de tellement petits enfants dans le peuple juif, mais j'ai vu les nôtres qui sont en Israël, enfin les nôtres, ils nous appartiennent pas mais qui au moment où les sirènes sortent, prennent leur livre de psaumes et descendent et se posent tranquillement et lisent des psaumes parce qu'ils savent qu'au fond mais ça représente quelque chose sans être apuré mais en se disant mais Voilà, parce que c'est ça qu'on fait parce qu'il y a cette conviction profonde qui est là qui est que avec toutes les batteries, tout ce que vous voulez qui jouent un rôle non négligeable. Mais pour que ça se passe bien, il faut qu'il y ait des énergies spirituelles qui soi présentes dans le monde. Allez-y interviewer les gens. Est-ce que vous pensez vraiment que le psaume qui sort de la bouche d'enfants qui n'ont pas touché encore à toutes les perversions du monde un impact ? Pour vous faire plaisir, les gens diront oui parce que c'est mignon. Mais je te demande pas de dire oui, je te demande d'en être convaincu. Hanan, Michel et Azar sont convaincus. Et cette conviction là, c'est l'enjeu d'une société dans laquelle on va se retrouver dans l'illusion d'une indépendance à travers les moyens dont on dispose. Et c'est là où en effet le regard Torah sur notre époque, il est de savoir que les éléments qui nous protègent peuvent être les éléments qui paradoxalement peuvent nous tirer vers le bas parce que voilant l'essentiel. Et je le comprends, c'est tellement évident. C'est évident. Mais si on regarde le texte le verset de la T. Dieu dit lorsque le peuple d'Israël sera confronté à une histoire dans laquelle il fera guerre et autres avec réussite à la clé. Le texte nous dit "Tu te rappelleras l'Éternel ton Dieu qui te donne la force de faire cette réussite, on va dire plus complexe comme terme et c'est plus ou moins ça." Et la traduction araméenne là-bas nous dit et tu te rappelleras que quoi ? que Dieu ton Dieu, c'est celui qui te donne la capacité d'avoir la bonne réflexion pour pouvoir et là on parle d'autres choses aussi de réussir dans le monde des affaires et ici aussi dans l'univers de la guerre. C'est-à-dire se rappeler de la source. Cette source qui est l'humain avec son cerveau, avec son corps, avec ses capacités. C'est tout. C'est ce que l'on dit tous les jours quand on se lève le matin. Modé le j'exprime ma reconnaissance vis-à-vis de toi, tu m'as redonné la vie. Ces capacités immenses, énormes, colossales prennent leurs sources. C'est Et donc à partir de cela, le regard que l'on porte sur les choses est totalement différent. ce qui est très intéressant, c'est que lorsque l'on voit une situation, alors chaque élément de celle-ci est là pour être source d'un enseignement. Et pour démarrer là maintenant, je suis rentré avec mes gros sabots. Je rentre avec mes gros sabots. Je rentre avec mes gros sabots avec ceux qui ont été donc présents sur le terrain, c'est-à-dire je vais prendre l'exemple de ce président des États-Unis qui en effet à un moment va décider ceci, ceci ou cela. OK ? Et donc là, je vous garantis, je pas vous faire de la politique à 2 francs 50, je sais pas faire. Vous direz politique 2 francs 50, c'est peut-être un pléonasme d'ailleurs. D'accord. Mais bon. Et donc on essaie de réfléchir. On réfléchit à quelque chose et cette chose là s'appelle la toute puissance. C'est-à-dire un moment la capacité de dire quelque chose qui va avoir un impact colossal. C'est le go des B2. Vous y allez. C'est deux mots, mais ça déclenche un processus colossal qui va amener à ce qu'il amène, c'est-à-dire réaliser que en effet, nous sommes dans un univers dans lequel à un moment une personne peut à travers un mot, j'ai presque envie de dire, changer la face de l'histoire. C'est pour nous rappeler ce qu'un être humain peut construire et peut créer. Maintenant vous allez dire super mais nous ne sommes pas présidents. On va regarder nos textes aussi traduction dit le texte mais avant de vous le traduire, je vais vous poser une question à laquelle je réponds moi-même. Bien sûr, si je vous demande nous en tant qu'être humain sur terre, si on nous pose la question quel est l'élément qui symbolise l'énergie la plus puissante qui existe perceptible par l'humain, non pas dans le savoir de cette énergie, mais dans la perception de celle-ci, je sais que la Alpha du Sentor et le monde des étoiles, ce sont des énergies colossales, mais je ne l'aperçois pas. J'en vois à peine le rayonnement diffus et encore parfois des toiles qui ne sont plus présentes. L'élément par excellence dont je perçois l'énergie totale et absolue, c'est quoi ? Le soleil. Le soleil, c'est l'élément que je peux en tant qu'être humain percevoir et là actuellement, on le voit bien à travers sa chaleur, son intensité, sa lumière. C'est quelque chose que l'on perçoit. C'est l'énergie par excellence telle que l'humain avec nos yeux à nous peut percevoir. Et le texte va nous dire que on va parler de ce qui est l'expression de la dimension la plus élevée, la plus grande, la plus puissante qu'un être humain puisse mettre en place dans sa vie. C'est-à-dire, quelle est la chose la plus incroyable qu'un être humain peut mettre en place dans sa vie ? Et c'est pour ça que le verset nous dit, première partie que j'ai pas encore traduit, première partie du verset que je vais traduire, c'est à l'image du soleil qui sort dans son zénite, c'est-à-dire le soleil au zénite dans sa toute puissance. Et bien, on va te dire, tu veux savoir qu'est-ce que l'humain, c'est-à-dire le Trump absolu, celui qui wouh, on va te dire c'est quoi celui que l'on méprise qui ne méprise pas. qui écoute la manière dont on ne le calcule pas ne répond pas aussi mais avec qui continue à faire les choses toujours par amour ils sont capables d'être heureux même confrontés aux difficultés mè c'est à leur sujet que le verset dit que ceux que Dieu aime sont à l'image de ce soleil qui sort dans sa toutepuissance ça veut dire que Là, on voit des choses qui sont là pour être source de réflexion. On voit un être humain qui est capable à travers une parole de déclencher quelque chose de colossal, qu'on le veuille ou pas. C'est énorme. Nous, on regarde ça en disant "Bon, ça c'est lui." Mais nous, on est tout petit. Pas du tout. Ce qui fait tout bouger dans l'histoire, c'est justement celui qui dans cette histoire est capable de faire cela. Traduit de manière différente, même si ça vous fait sauter en l'air. La possibilité que l'histoire existe est déterminée par la présence dans l'histoire d'individu qui en exprime la réelle puissance et force. C'est-à-dire si l'humanité ne transporte pas à l'intérieur d'elle ceux qui représente cette puissance incroyable, les choses ne peuvent pas bouger. Traduction. Pour que les événements se passent de la manière dont ils se passent pour le peuple d'Israël, il faut que le peuple d'Israël soit capable de véhiculer des individus. Il y a un état d'esprit qui correspond à ce que ce texte nous dit. Moi ce soir ce que je vous propose c'est un regard de Torah. Voilà ce que la Torah a dire. Évidemment ça pourra en faire sourire beaucoup. Tu disons bon pas exagérer quand même et je t'explique stratégie A B C D W le truc le contact le machin tata mais quand vous savez que ceux qui sont responsables à ce moment-là disent c'est siadishmaya une aide divine c'est-à-dire que vous savez un petit peu comme l'histoire de pour l'histoire de pour elle se passe sur 11 ans. Même s'il y a pas le mostade de l'époque, mais il y a des petits trucs qui se mettent en place et la même nuit, tout se met ensemble et paf, Aman dégage. C'est fou mais ça se passe sur 11 ans l'histoire de Pourimême si on lit le texte rapidement, ça fait 15 ans, 20 ans, on met ici, on met là et cetera. Des gens incroyables à qui on doit avoir une reconnaissance incroyable parce qu'ils ont fait un travail fou et ils ont pris des risques insensés. Mais pour que toutes les pièces du puzzle fonctionnent au même moment de la manière dont ça se passe a ah et pour que même ceux qui le dirigent soient capable de dire si une aide divine. Parce que l'aide divine elle se fonctionne quand nous-même on agit parce qu'on est dans un monde dans lequel on se doit d'agir. Mais au moment où tu agis tu dis buzer tachem avec l'aide de Dieu. C'est-à-dire quand tu vas en effet faire tes études, tu dis bueratem. Quand tu signes le contrat, tu dis buerathem. Non pas parce que si tu le dis pas, ça marchera pas, sinon ça serait pas rigolo. Et puis tu auras plus le choix, tu auras plus le libre arbitre. Pour te rappeler qu'il y a un paramètre qui ne t'appartient pas. Inscrive, c'est ça l'anger aujourd'hui. Et c'est pas simple. Et c'est pour ça que malheureusement de temps à autre, malgré que tous les éléments soient là, il y a quelque chose qui fonctionne pas. Comme si malheureusement on avait besoin de nous rappeler quelque chose dont il n'est pas simple d'être convaincu. Un regard Torah sur les événements actuels. C'est se poser la question dans quelle mesure on est capable de réinscrire cela à l'intérieur de nous. tout en étant dans le Mossade, parachutiste de combat, chef d'entreprise, militant, tout ce que vous voulez évidemment. Évidemment parce quealanz parce que nos maîtres disent on n pas le droit de se baser sur le miracle, c'est-à-dire tu n'as pas le droit de demander à Dieu de faire un miracle révélé. Et c'est pour ça que le monde dans lequel on se trouve s'appelle Rolam et Rolam, c'estem Elem, c'est caché. C'est pour ça qu'un des dieu qui c'est Elokim a la même valeur numérique que le mot qui veut dire nature parce que le monde c'est le lieu dans lequel Dieu se trouve mais il faut le découvrir. Mais comme dire avec Pinrasmoret, vous avez deux enfants qui jouent à cache-cache, l'un se cache et l'autre refuse de le trouver. Imaginez la peine du premier. Imaginez sa peine. J'attends que tu me découvres. Je suis là. Faut juste un tout petit peu plus ouvrir les yeux. Et aujourd'hui, je reviens sur la problématique du commentaire. Le commentaire, c'est l'élément que l'on met en place pour s'empêcher d'être bouleversé parce qu'on a peur que ce bouleversement nous amène à introduire un autre paradigme à l'intérieur de la manière dont on pense notre vie, tout en restant dans la réalité de notre quotidien. Parce que ça te fera pas monter dans un achram, je te rassure tout de suite. Mais tu as pensé ta vie à l'ône de quelque chose de plus spirituel. C'est-à-dire, tu vas redonner du poids à ce que tu crois être strictement rien. Et au fond, c'est extraordinaire parce que c'est là où en effet on retrouve le principe d'harmonie qui permet à quelqu'un de construire une histoire équilibrée. Ça c'est déjà un premier point. L'autre point évidemment on a commencé avec l'histoire de Daniel et c'est vrai que aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit ? Et là je vais me la jouer un peu perso. Il y a 15 jours, j'étais une star. Je passais sur les télés machin. Il y avait des gens qui me reconnaissent dans la rue. On vous soutient. D'autres qui me gardent c'est c'est la classe là maintenant bof bof en dehors de quelques copains qui veulent remonter le moral en disant non tu es toujours quelqu'un de visible vous étiez la même avant vous c'est pour ça c'est ça donc moi je me dis c'est très intéressant alors c'est vrai que l'histoire qui se passe depuis 15 jour elle est elle est puissante elle est bouleversante. Et je me dis au fond tout l'enjeu du juif c'est quoi ? C'est de savoir garder intact à l'intérieur de lui le souvenir de l'événement et de l'enseignement qu'il est censé lui dire pour le transporter dans son quotidien. C'est quoi les nœuds à nos mouchoirs que l'on a fait lorsque l'on a tous posé la question de l'antisémitisme ? pour se rappeler que qu'on le veuille ou pas, pardonnez-moi si je le dis de cette manière un peu cavalière et rapide et vous saurez l'atténuer et l'entendrez la bienveillance. Ça sert à quoi de vouloir vivre au son des musiques qui ne sont pas les nôtres ? Maintenant, vous les aimez, faites-vous plaisir. Si ça s'appelle encore parfois de la musique, mais ça c'est un autre sujet. C'est-à-dire que un moment quelque part, tu te rends bien compte qu'il y a quelque chose qu'on t'a dit, est-ce que tu explores un peu plus cette singularité qui t'amènera non pas à dévaloriser mais à comprendre que ton histoire, elle passe à travers quelque chose de légèrement différent, c'est C'est-à-dire de réaliser que même si tu jouais du piano, mais peut-être qu'en vérité tu as les doigts d'un guitariste, c'est tout. Mais tu t'inscris toujours dans le concert de l'univers. Mais joue ta partition. Joue ta partition. Jouons notre partition puisqu'on nous rappelle qu'on en a une à jouer. Et c'est intéressant de se dire le regard juif sur les événements actuels, c'est le regard dans lequel l'actualité chasse l'actualité qui chasse l'actualité. Mais pourquoi ? pour ne pas nous laisser impacter par l'enseignement que certains événements peuvent avoir par rapport à nous et surtout pour nous empêcher de prendre la mesure de ce qui se joue. Et c'est dommage parce que je crois que l'élément qui nous pose sans doute le plus de difficultés, c'est peut-être la peur d'être interpellé et bouleversé. par les messages que créent les événements si on est capable d'avoir envie de nous laisser interpellé et bouleverser par eux. Et ces mots-là, souvent une connotation qui nous fait peur parce que bouleverser, on a l'impression que le monde s'écroule. Pas du tout. Tu continues à prendre ton petit café le matin, ton croissant, tout va bien et tu as programmé tes vacances, vas-y. Mais juste, tu poses un autre regard et tu donnes une importance différente à ce que tu fais déjà. même pas tu vas devenir un grand religieux. Non non non non. Enfin moi j'ai rien contre hein. Je suis même pour mais c'est-à-dire il va y avoir une nouvelle densité dans les actes que tu fais c'est tout. C'est-à-dire que brusquement le fameux "Je t'aime" que tu dis à l'autre, il va avoir une dimension plus dense, donc il va créer une relation plus puissante. C'est tout. C'est-à-dire qu'au moment où tu as allumé tes bougies de shabbat, tu vivras la relation à Dieu d'une manière différente et ça va te nourrir même si après tu prends ta voiture. Mais à ce moment-là, il se sera passé quelque chose de plus profond à l'intérieur de nous. Or, aujourd'hui, nous sommes dans un univers en surface. On est dans un monde en surface dans lequel on ne peut plus vivre l'expérience comme elle peut nous nourrir. C'est pour ça qu'on a besoin de substance. Enfin certains, parce que quel que soit ton mouvement, il te nourrit pas. Et c'est dommage parce qu'ils sont terriblement nourrissants. Au fond, de manière ultime, on nous propose de faire ce que la société dit mais qu'elle est incapable de faire, de sortir réellement de nos zones de confort. Parce que quand vous êtes dans une société qui dit que chacun fait ce qu'il veut et que personne n'a le droit de dire à l'autre que ce qu'il fait n'a pas de valeur ou représente quelque chose qui n'est peut-être pas si positif parce que c'est ça maintenant la vie, c'est au fond le désir de l'immobilisme absolu. Je m'inscris dans ma réalité, je l'habite et je ne veux pas en sortir. Or le juif, c'est un raffinement permanent. Zarou, c'est ce qu'on avait dit tout à l'heure, s'ils en ont le mérite, c'est-à-dire si dans les mêmes théphilines, dans la même bougie, dans les mêmes choses, dans la même prière, il y a un raffinement. C'est comme dans les relations amoureuses. Vous imaginez si on raffine pas la relation ? Mais c'est l'angoisse. C'est pour ça que grâce à Dieu, il y a les instruments là que vous voyez là, les petits carrés. Comme ça, on est en parallèle. On a l'impression qu'on s'aime de temps à autre, on se regarde, on se fait un gros bisou, on a l'impression que c'est super. En vérité, c'est du copiercollé depuis 20 ans. Si c'est du copiercollé comme il y a 20 ans, c'est pas mal. Mais souvent c'est du copiercollé. Mais au bout d'un moment, la colle, elle commence à se dissoudre. C'est dommage. Et comme tu as pas envie, alors tu crées une théorie en disant "Non, c'est ça en vérité la vie. C'est pas ça. C'est en tout cas le regard que la Torah nous propose. Dernier point. On va être aujourd'hui et je pense qu'on rentre et là c'est un ressenti que j'ai. Donc il vaut ce qu'il vaut. Mais on est en train de rentrer dans une période absolument passionnante. C'est une période dans laquelle chacune et chacun d'entre nous va réaliser l'impact qu'il peut avoir sur les univers dans lesquels il évolue au quotidien. C'est le moment dans lequel on nous propose d'exprimer puisque de toute façon aujourd'hui on nous dit d'exprimer et la période dans laquelle on va découvrir qu'exprimer réellement c'est ça ce qui musellera votre parole. Donc ça risque de nous amener rapidement à des à des conclusions parce que si tu exprimes réellement ta vision du monde mais qui ne s'inscrit pas dans celle que la société désire, ta parole non seulement n'est plus audible mais elle devient celle que l'on condamne. C'est génial. On a cette chance merveilleuse de fois une société qui se prétend ouverte et qui quelque part muselle une parole parce que tout simplement celle-ci s'inscrit en faux par rapport à ce qu'on a envie de mettre en place. Je parle pas de la parole méchante, destructrice, raciste et cetera. Juste une parole dans lequelle tu proposes un autre regard et une autre vision. C'est passionnant. C'est absolument passionnant. C'est-à-dire qu'on est vraiment dans dans des mouvements passionnants. Ça donnera le Messie demain, dans 15 jours, dans 15 ans, j'en sais rien. C'est pas le sujet. Par contre, savoir que mon action, elle provoque quelque chose, ça c'est sûr. Et on a cette chance merveilleuse d'avoir le monde de la physique qui nous le dit. On a cette chance merveilleuse d'être dans un univers dans lequel on est en train de nous dire que chaque mouvement que tu opères a un retentissement colossal au niveau de l'équilibre de l'univers. Parce que les battements de l'aile du papillon, c'était il y a longtemps mais depuis on était beaucoup plus loin et de l'impact qu'il peut avoir. On est dans un monde dans lequel aujourd'hui on prend la mesure de l'impact d'une parole. On est dans un monde dans lequel on se rend compte que l'élément essentiel de notre vie ne sera plus l'accès au savoir. Parce que le savoir, il se trouve dans l'objet qui est en face de vous. Mais il se trouve dans deux choses qui sont les seules que l'humain va pouvoir continuer à développer, à savoir la transformation qu'il va opérer au niveau de lui-même et le lien qu'il va renforcer avec le créateur de C'est deux choses qui t'appartiennent et qui ne dépendent que de ta volonté. volonté qui est là, sur laquelle nous avons la liberté de l'orienter dans des canaux qui construiront une vraie histoire parce que cette volonté, elle est présente. À nous de savoir dans quel canal nous allons la mettre pour savoir qu'est-ce qu'elle va faire aboutir. Voilà quelques éléments de réflexion sur le sujet. M.