Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent à travers les enseignements de nos Maîtres sur l’éducation et le rapport à l’autorité.
Le Rav, pour traiter le thème de cette conférence « Entre autoritarisme et autorité : la place du respect », soulève un certain nombre de questions fondamentales et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent :
Parmi les thèmes abordés :
- Que faire quand un enfant refuse d'obéir sans créer un rapport de force destructeur ?
- Comment aider un adulte à se sentir légitime dans son rôle sans devoir user du rapport de force ?
- Pourquoi faut-il éviter de répondre à une demande éducative sur le mode émotionnel et préférer une posture stratégique ?
- Dans quels cas faut-il “choisir ses batailles” éducatives, et comment déterminer lesquelles ?
- Comment faire pour que la règle posée soit vécue comme structurante et non comme écrasante ?
- La liberté d'expression de l'enfant peut-elle exister sans reconnaissance de l’autorité ?
- Pourquoi la tradition talmudique décrit-elle l'époque actuelle comme celle d'une génération particulièrement complexe à éduquer ?
- Quelle est la différence entre obéissance librement consentie et soumission imposée ?
- Peut-on imposer une règle sans croire en sa légitimité objective, et la faire malgré tout respecter ?
- Pourquoi est-ce si difficile pour certains adultes d’incarner l’autorité sans tomber dans l’autoritarisme ?
- Qu’est-ce qui fait que certains enfants réagissent violemment à ce qu’ils perçoivent comme de l’injustice ?
- À quel moment le "yetser hara" entre-t-il dans l’être humain selon la tradition juive ?
- Quelles fausses croyances les enfants construisent-ils à partir des réactions émotionnelles des parents ?
- Comment une autorité peut-elle rester légitime dans un monde où les référents se brouillent et l’authenticité devient rare ?
- Quel est le lien entre le rapport à l’autorité parentale et la construction du rapport à la Torah ?
- L’être humain est-il naturellement en opposition avec toute forme de limite ou de cadre ?
- Comment inscrire l’autorité parentale sans céder à l’autoritarisme dans la vie quotidienne ?
- Pourquoi est-il fondamental de différencier autorité et autoritarisme dans une perspective de transmission religieuse ?
- Quels mots et postures éducatives facilitent l’acceptation de l’autorité chez l’enfant ?
- Comment créer un cadre éducatif dans lequel l’enfant perçoit la règle comme juste même s’il ne la comprend pas ?
- En quoi la cohérence du couple parental influence-t-elle directement la manière dont l’enfant intègre ou rejette l’autorité ?
- En quoi le refus du cadre et de la limite peut-il empêcher le développement d’une relation authentique avec Dieu ?
- Faut-il toujours expliquer les règles à l’enfant ou parfois juste les poser ? Dans quelles situations ?
- Pourquoi un enfant sera-t-il plus à l’écoute d’un adulte s’il perçoit chez lui de la considération ?
- Quelle est l’incidence de la variation des règles parentales sur le sentiment de sécurité de l’enfant ?
-...
Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube...
Pour suivre Elie Lemmel :
Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev
Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel
Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel
Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel
Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW
Transcription
Kind: captions Language: fr Alors, le thème qu'on va essayer d'aborder ensemble ce soir était intitulé entre autoritarisme et autorité. Comment trouver l'équilibre ? On va évidemment essayer de voir quelles sont ces notions à travers nos textes et puis après comment est-ce qu'on peut en effet trouver cet équilibre entre l'univers de l'autoritarisme afin qu'il ne soit pas un élément au centre de la vie de la famille. et comment faire en telle sorte que l'autorité ne reste qu'une autorité et qu'elle s'arrête là. Tout d'abord, il est important de savoir que l'enjeu de notre génération aujourd'hui est très différent dans la manière dont nous allons devoir gérer le rapport à l'enfant. Il me semble que je vous avais rapporté lors du premier cours une expérience que j'avais vécue avec le rave Mé Chapira il y a une quinzaine d'années. C'était dans les Alpes et j'ai eu le privilège de le fréquenter un tout petit peu, pas suffisamment malheureusement pour dire que j'ai été son élève mais en tout cas d'avoir pu des avoir pu avoir des échanges et je me retrouve à à ses côtés et puis un moment comme ça dans le cadre d'une conversation en tout cas dans le cadre d'un moment dans lequel vous êtes à l'écoute il s'arrête il me prend le bras et Il me dit la chose suivante, je vais vous le dire en hébreu et puis je vais le traduire après. Il me dit Tichma écoute on est il y a 15 ans chez Magpha Haredit un enfant qui vient d'une famille que l'on appelle pratiquante respectueuse cheamiline zen attais Quoi ? Traduction. Un enfant qui vient d'un univers pratiquant et respectueux et qui continue à mettre cette éphiline tous les jours, qui continue à respecter le shabbat, qui continue à manger cacher, c'est un miracle. Tu entends ? C'est un miracle. Tu entends, c'est un miracle. Alors évidemment une phrase pareille est assez bouleversante mais quelque part elle nous renvoie au fait que s'il y a déjà 15 ans de cela, l'enjeu de la transmission de l'éducation et du cadre donc du rapport à l'autorité parce que c'est au fond ça qui va se jouer, n'était pas simple. On peut imaginer comment aujourd'hui on est face à des enjeux qui sont beaucoup plus importants. On peut considérer aujourd'hui que sans doute tous les 3 4 ans, nous sommes avec une nouvelle génération. ce qui existait il y a quelques dizaines d'années dans lesquels les générations c'étaient quand même une différence d'âge relativement importante aujourd'hui et vous pouvez d'ailleurs demander à des jeunes qui ont 20 ans, ils comprennent pas ce qui se joue chez ceux qui ont 15 ans. Et une des caractéristiques de l'époque qui est la nôtre est définie par les maîtres dans le Talmud dans le dans Sota ben menav l'enfant le garçon méprise le père batt la fils se lève contre sa mère on nous parle aussi de l'opposition à la belle-mère mais bon ça ça c'est plus classiqu On va s'arrêter sur ce mot. L'insolence est présente, émerge, c'est un petit peu à l'air du temps, dans l'air du temps. Et évidemment le il va falloir qu'on s'appuie sur notre père qui est au cieux. Alors, on va essayer d'analyser un petit peu et sur la base de ça, commencer à réfléchir sur comment est-ce qu'on fait pour inscrire aujourd'hui ce qui est nécessaire pour qu'un enfant se construise, c'est-à-dire un rapport à l'autorité qui ne devra pas dévier vers un autoritarisme. Nos maîtres nous décrivent une réalité vis-à-vis de laquelle nous ne pouvons à un moment nous opposer. À mon époque, le bon vieux temps va mettre ça de côté. Il faut bien être conscient que les regrets de l'époque passée ne servent strictement à rien. Et comme nos maîtres nous le disent entre autres, le limchavar, on ne prie pas sur le passé. Alors, ce texte par là-bas d'un événement qui aurait eu lieu, mais de manière plus large. Ça ne sert à rien de prier sur un passé qui aurait généré la situation dans laquelle nous nous trouvons. C'est la réalité du monde dans laquelle nous sommes. Et je trouve qu' extraordinaire que les textes nous informent et quelque part ça nous permet d'être dans une forme d'acceptation mais qui ne doit pas créer une quelconque forme de résignation. C'est une réalité et cette réalité-là, elle s'inscrit à l'intérieur de notre histoire à toutes et à tous comme étant une forme de défi qui nous est proposé par rapport à l'enjeu de notre époque. Je crois que il est avant tout fondamental de savoir dans quel état d'esprit nous abordons les problématiques auxquelles nous sommes confrontés aujourd'hui. Est-ce que nous voyons ça comme étant un élément complexe que nous devons gérer ou au contraire comme des défis qui nous sont proposé et qui s'inscrivent dans quelque chose de beaucoup plus vaste ce que l'on croit est juste une problématique de génération. Sans rentrer dans un univers que je ne connais pas mais avec lequel vous pouvez flirter de temps à autre loin. Dans l'univers de la tradition mystique de la Kabala, on nous parle des générations prémessianiques qui seront d'une complexité folle parce qu'elles seront celles qui vont faire réamener dans l'univers des âmes particulières mais qui au fond ont des possibilités absolument incroyables. Et ça nous permet de mieux comprendre parfois l'inexplicable d'enfants qui sont dans des environnement qui sont à priori sains et vous pouvez même mettre parfois le la lettre T à la fin du mot saint mais qui vont se retrouver confrontés à une problématique majeure dans la relation à l'autorité, c'est-à-dire à l'univers de la règle de manière ultime repr présenté par la Torah. C'est-à-dire que lorsque l'on parle d'autorité, on ne va pas juste ce soir être en train de réfléchir sur comment on gère nos enfants au quotidien qui ne veulent pas nous obéir. On en parlera, je vous rassure, tout de suite. Mais de manière plus vaste, on est dans une réflexion sur le rapport à l'autorité, c'est-à-dire un système qui à un moment est vertical et auquel je vais me soumettre. Et de manière ultime, c'est le relation, c'est la relation au divin. Nous voyons que nous sommes déjà dans un monde dans lequel il y a cette complexité. Et je vais m'arrêter sur le mot que l'on a tendance à utiliser souvent lorsque l'enfant refuse l'autorité. Il n'a pas tendance à dire "Papa et maman, j'entends ce que vous voulez de moi, mais je ne le désire pas ou je ne préfère pas être à l'écoute de votre demande." Non, généralement, c'est un peu plus violent. Et on dit rout pas insolence. L'insolence c'est pas juste des termes, c'est le refus au fond. Je m'oppose. Vous allez constater que dans le mot rutpa, vous avez la racine d'un autre mot qui est passionnant. Il faut juste changer de lettre, mais on sait très bien que c'est comme ça que ça fonctionne dans les mots de la Torah. Vous avez le mot et qui man quelque chose vers lequel on a envie d'aller quelque chose que l'on désire profondément. Et on a ici peut-être un premier éclairage qui va nous permettre de mieux comprendre en premier lieu ce qui se joue aujourd'hui dans ce domaine du refus de l'autorité qui va s'exprimer à travers des postures d'insolence. Mais l'insolence, ce n'est qu'une posture qui est là et qui est l'expression du refus ou de l'opposition que j'ai par rapport à quelque chose qui est une autorité. Mais au fond, derrière il y a réfets, il y a une aspiration à quelque chose. Alors vous allez me dire c'est sympa ce que vous dites mais le soir à 18h comment on fait ? Vous avez raison, on va y revenir. Mais je crois que mieux on comprend ce qui se joue, plus on arrivera être en distance émotionnelle par rapport à la gestion post situation. On va réfléchir comment on fait de manière concrète. Mais le problème c'est ce qui se passe après chez nous, soit chez moi, soit chez toi, soit chez nous dans le couple. Mais c'est pas possible, c'est une catastrophe. Mais c'est qui cet enfant ? c'est-à-dire le regard qu'on lui porte. Il faut savoir dissocier entre les stratégies d'éducation sur lesquelles on va s'arrêter un instant pour pouvoir inscrire un cadre qui est structurant chez l'enfant qui lui est nécessaire et les ressentis que l'on va avoir à l'intérieur de nous face à ces enfants qui refusent l'autorité et qui quelque part nous interrogent, nous interpellent voire même son créateur d'inquiétude ou de conflit dans le couple. Quand vous comprenez ce qui se joue derrière, ça n'enlève en rien la complexité de la gestion du quotidien, mais vous l'appréhendez différemment et il a un impact qui est moins difficile à vivre parce que tout simplement on comprend ce qui se passe. Pardonnez-moi, je vais prendre cet exemple et je vous prie de m'excuser mais c'est un exemple au fond que l'on connaît. Nous savons très bien que l'être humain c'est un corps et que nous avons des cycles masculin comme féminin. Le féminin a un certain nombre de cycles et on sait très bien que suivant ces cycles, il peut y avoir un impact qui va se situer au niveau du caractère. C'est normal. À partir du moment où on le sait, on le vit autrement. La difficulté peut être là, mais ce qui va être important, c'est surtout comment nous on va le vivre. Dès le moment où nous avons une ébauche d'explication de texte qui n'enlève pas, qu'on soit bien clair, la gestion technique de ce qui se passe, nous le vivons différemment et ça c'est capital parce que l'on voit, beaucoup trop de couples dans lequel les dysfonctionnements dans le rapport à l'autorité créent une tension à l'intérieur de couple du couple dans lequel on va chercher un coupable. ou quelque part ça crée une spirale qui va pas dans le bon sens. C'est pour ça que pour moi c'est fondamental de commencer d'abord par poser cela. Nous sommes dans une génération dans laquelle nos enfants aspirent à quelque chose qu'ils ne trouvent pas. Une authenticité, une vérité et des adultes qui sont des vraies références. Et ça, il faut le savoir. Ils sont en effet dans un monde dans lequel les postures sont de plus en plus présentes et l'authenticité est de moins en moins offerte au quotidien. Et ce n'est pas simple pour eux parce qu'au fond l'aspiration profonde d'un enfant, c'est d'avoir face à lui une référence adulte qui incarne quelque chose vers lequel il a envie d'aller. Il y a ce réflexe, il y a ce désir profond et vous constaterez de manière très intéressante que dans les univers qui ne sont pas familiaux, c'est-à-dire je vais prendre l'univers du mouvement de jeunesse, de laiva, de ce que vous voulez lorsque vous avez un maître qui peut être quelqu'un qui a 25 ans. Parce que le maître, c'est quelqu'un qui indique un chemin. C'est pas quelqu'un qui est possesseur d'un savoir nécessairement, mais un maître, c'est quelqu'un qui indique une direction qui symbolise cette dimension d'authenticité. Il n'a aucun problème à être dans la gestion de ceux vis-à-vis desquels il a une responsabilité parce qu'il rassure à travers le fait qu'il y a face à eux quelque chose qui symbolise ce vers quoi ils tendent. Or, nous sommes dans une génération dans laquelle les éléments factices sont de plus en plus présent. C'est une réalité. Les postures religieuses, elles sont là et les enfants ne sont pas dupes. Les enfants voient bien qu'il y a des stratégies dans le monde des relations. On invalide des choses par peur de la confrontation à ce qui pourrait un moment les tenter au lieu de leur proposer quelque chose vers lequel ils ont envie d'aller. Ce n'est pas une condamnation. C'est une réalité. À partir de là, on va pouvoir rentrer dans notre sujet. Quand ces choses-là sont claires, maintenant on peut véritablement rentrer à l'intérieur du sujet. Alors, en point d'entrée, évidemment, l'être humain ne supporte pas le cadre et la limite. C'est un enseignement très connu d'un dialogue entre Rabi Nassi et Antonin. Rollever le rapport d'ailleurs dans le deuxème du aléchour, c'est un enseignement connu de l'Agmara qui nous dit qu'il y a un dialogue comme ça entre Antonin et Rabi pour savoir à partir de quand le Yetserara pénètre. Lettre est-ce que c'est Michaira ou Michaira à partir du moment où l'enfant est conçu ou à partir du moment où il sort du ventre de sa mère ? Et Rabi dit mich tuira depuis le moment où l'enfant est conçu Antonin dit je suis pas d'accord en vérité c'est un vrai élève pourquoi c'est un vrai élève parce qu'il a un vrai maître parce qu'un vrai maître c'est celui qui donne la liberté à l'élève de pouvoir lui dire qu'il y a quelque chose qu'il ne comprend pas et que lequel il n'est pas d'accord lors que je me sens incapable d'exprimer un point de vue face à un tiers c'est qu'il y a pas de relation de transmission possible anton il dit moi non j'ai un problème il dit parce que chez imken il dit parce que si ce que tu dis est vrai toi rabiudasi le compilateur de la michna alors l'enfant donnerait des coups de pieds dans le ventre de sa mère et sortirait très intéressant et Rabioua va valider il va même amener un verset ah vous allez me dire Yakob et saf c'est un autre sujet parce que le yserara Ce n'est pas la tendance profonde, mais c'est la possibilité d'exprimer cet élément dans le monde du réel. Il y a ce qu'on appelle une forme de tendance profonde qui habite l'être. Mais ce qui va être intéressant, c'est de savoir est-ce qu'il va avoir les moyens de l'exprimer dans le monde du réel. C'est ça qu'on appellerait Yetsara. On pourit faire tout un chour là-dessus, c'est vraiment pas le sujet. Concrètement, l'idéal est la suivante. Nous sommes habités par un refus du cadre et de la limite. Le ventre de la mer symbolise ici un cadre et une limite infranchissable. Sortir du ventre de sa mère, c'est quelque part une forme de suicide. Parce que si c'est pas le moment de sortir, faut pas sortir. C'est pas grave. C'est-à-dire que l'être humain ne veut pas se confrontter au principe de la limite et du cadre. C'est sa nature profonde. Le yetserara qui est le concept qui nous habite tous. Pour certains, il s'exprime dans le rapport à l'argent, pour d'autres dans le rapport aux pulsions, pour l'autre dans le rapport au mal-être, pour l'autre dans le rapport à ce que à la parole. Il s'exprime après pour chacun dans une autre dimension mais le concept existe. C'est quoi ? C'est le refus du cadre et de la limite. Et ça fait partie de notre réalité structurelle à toutes et à tous. Et donc on peut bien comprendre que ce rapport au cadre et à la limite que représente l'univers de la famille et le parent et quelque chose qui dans l'absolu n'est pas acceptable par l'enfant. Réfléchissons-nous aussi. La plupart du temps, les cadres qui sont présents, soit ils nous sont imposés, soit ce sont nos peurs qui nous amènent à les respecter. Mais choisir de nous les approprier, c'est un vrai travail, hein. Qu'on a 15 16 ans, quand on respecte ce que la Torah nous dit, c'est bien plus par peur que par désir. Et après, on se l'approprie et après on en comprend l'importance. Et après on le fait avec joie et après on s'y inscrit comme étant quelque chose d'épanouissant. Donc l'enfant ne veut pas. Maintenant ce qui se passe c'est que l'enfant va s'inscrire face à un monde dans lequel la finalité c'est d'accepter l'idée qu'il y a quelque chose qui est au-dessus de lui et auquel il doit se soumettre. Et le parent est là pour inscrire ce concept qui au fond va être la racine de la relation à Dieu. C'est-à-dire que derrière le rapport à l'autorité se joue au fond de manière ultime la construction du rapport qu'il va avoir avec le divin. Donc on comprend bien que si l'autorité c'est de l'autoritarisme, c'est-à-dire un rapport de force, un rapport de peur, un rapport de chantage, de ce que vous voulez, on va peut-être obtenir des résultats qui auront peut-être une incidence dans le rapport au divin, c'est-à-dire aussi une soumission, mais qui sera quelque chose de complètement déséquilibrant. Il suffira qu'un jour on s'arrache à nos peurs. Il y a la pression sociale pour se trouver dans d'autres univers. Or, ce qui est intéressant, c'est quoi ? C'est de savoir comment pour moi cette ce rapport à l'autorité est quelque chose que je choisis qui me plaît et dans lequel j'ai envie de m'inscrire. Comment on va faire ? On va d'abord avoir une première difficulté, c'est que l'enfant au début pense que c'est lui l'autorité suprême. 3h du matin, moins vous venez, c'est moi le patron. Et je suis même pas obligé de vous raconter ce dont j'ai besoin. Vous allez vous débrouiller tout seul pour découvrir mal au ventre, faim, soif, trop chaud, trop truc, besoin d'un câlin, débrouillez-vous. Donc, c'est-à-dire que au-delà de cette dimension qui fait partie de l'être, la difficulté d'être dans le rapport à la limite et au cadre, donc à l'autorité, on va voir en plus un enfant qui va grandir dans un monde dans lequel l'autorité c'est lui et il va en faire l'expérience puisqu'il est capable à un moment de nous imposer sa règle. Parce que si moi j'ai décidé que je vais dormir au moins 6h de suite, il va me dire non. Donc vous imaginez un petit peu ce qui va se passer. La question elle est de savoir comment au tout début et par la suite on va faire en telle sorte d'inscrire le principe d'autorité. Et pour cela, on va d'abord mettre de côté le concept de l'autoritarisme. L'autoritarisme c'est quoi ? C'est le rapport de force à mon avantage que j'utilise pour pouvoir installer ma place à l'intérieur d'un système. C'est ça l'autoritarisme. Il ne peut exister que si j'ai un rapport de force à mon avantage. Et il n'existe que chez celui qui a besoin de poser sa place à l'intérieur d'un système parce que tout simplement il a pas conscience de la valeur qui est la sienne en tant que telle. Et c'est la place qu'il va occuper dans le système qui va le rassurer sur ce qu'il est. Il y a quelque chose de pathétique puisqu'il a besoin de savoir quelle est la place qu'il occupe à l'intérieur du système pour commencer à se faire exister. Donc c'est un peu dommage quoi. Et il ne peut le faire si le rapport de force est à son avantage. Dans l'histoire de la famille et du couple, l'autoritarisme est souvent l'expression de l'absence de reconnaissance que l'autre a vis-à-vis de ce que je représente à l'intérieur du système de reconnaissance, connaître à nouveau. Donc déjà le premier travail pour déjà mettre de côté ce concept, c'est de faire en telle sorte que le conjoint qui est en face de nous n'en ait pas besoin pour savoir qu'il existe et qu'il a une place. Donc comment je fais pour que mon mari ne fasse pas preuve d'autoritarisme ou mon épouse ? Comment je fais ? Et bien je dois faire en telle sorte qu'il n'en ai pas besoin parce que je lui fournis ce dont il a besoin mais autrement. tu n'as pas besoin de t'imposer pour savoir que tu existes. Donc ça commence d'abord par la valorisation de l'être en mettant en valeur tous les éléments positifs que l'on voit chez lui et en ayant un regard admiratif sur quelqu'un qui n'est peut-être pas encore admirable mais qui a sûrement des points admirables. On peut monter, on peut descendre comme dirait l'autre en français dans le texte en vraa. Il y a pas le choix. Évidemment, on peut le faire que dans la mesure, on est capable de se focaliser sur cela et de ne pas mettre en exerg les éléments dysfonctionnels. Si on a grandi dans une famille dans lequelle ça fonctionnait autrement, c'est légèrement plus complexe. Le Zatchem l'année prochaine, si j'ai bien compris, il y aura peut-être un cycle sur l'enjeu du couple. C'est un sujet en tant que tel, mais certaines personnes ont pu vivre dans des univers dans lequels ils n'ont pas été habitués à ce modèle et c'est vrai que c'est un peu compliqué à mettre en place. Braa, il y a pas le choix. L'autoritarisme ne disparaît que dans la mesure où j'en ai plus besoin. Et je n'en ai plus besoin parce que le résultat, tu me le proposes et tu me l'offres et tu me le donnes. Maintenant, bien sûr, certains vont dire why not, pourquoi pas ? Mais on va la jouer bac à sable. Prom qui commence et puis après je continuerai. On peut sortir du bac à sable et pardonnez-moi si j'arrive avec des gros sabot et on peut rentrer ce soir et avoir l'élégance de ne pas dire à l'autre tu as entendu ce qu'il a dit ? Parce que comme j'aime bien le dire, si vous pensez que l'autre n'a pas compris ce qui pouvait le concerner, c'est que l'autre est bête. Mais vous êtes marié avec cet autre. Et je vous rappelle qu'il y a un autre principe, c'est qui se ressemble s'assemble. Donc on va pas le dire mais on aurait parfois envie. Je comprends. On a d'abord ce travail. C'est pour ça que vous avez des cours dans lesquels on donne des techniques. J'ai rien contre la CNV et ce genre de chos. Évidemment, il y a des techniques intéressantes au niveau des éléments de langage et tout, mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a quelque chose de plus profond à installer. L'autoritarisme va être mis de côté avant de rentrer dans le monde de l'autorité. Et lorsque je suis confronté à quelqu'un qui utilise le rapport de force à l'intérieur du système pour imposer son point de vue et sa place, je me dois d'abord de l'aider à ne pas avoir besoin de passer par cela pour trouver ce dont il a besoin réellement. C'est ça le travail du couple. C'est ça notre travail dans le couple. Et sur ça, je le redis, il y a pas de choix. Donc on a déjà ici quelque chose de sympathique à faire. On va donc partir du principe que le travail a été fait ou qui n'a pas besoin d'être fait parce que en effet on a installé à l'intérieur du système du couple ce qui fait que l'autre n'a pas besoin de cette dimension autoritariste. Superbe. Maintenant, on est dans le rapport à l'enfant avec comme on l'a vu, cette aspiration qu'il a à l'adulte qui représente pour lui ce vers quoi il pourrait tendre. Et on sait que Rler d'ailleurs développe longuement cette notion et qui est une notion absolument géniale. C'est qu'il existe chez tous les enfants du monde quelque chose que l'on appellera regchussari, c'est-à-dire une sensibilité éthique. Un enfant va percevoir non pas ce qui est bien ou mal, mais ce qui est juste et ce qui n'est pas juste. Ce qui va lui poser comme problème essentiel, c'est lorsqu'il aura l'impression qu'il y a quelque chose qui est du domaine de l'injustice. Il faut savoir que la plupart du temps, l'enfant qui surréagit par rapport à certaines situations, c'est parce que il a l'impression qu'il y a quelque chose ici qui n'est pas juste. Et c'est vrai que pour lui, si l'adulte que nous sommes fonctionne de cette manière, c'est-à-dire qui pour lui n'est pas juste, il aura difficile à nous prendre comme point de référence alors qu'on ne lui donne pas ce dont il a besoin, c'est-à-dire quelqu'un qui peut une référence et qui va être juste. Et je crois qu'il est important très tôt que les enfants sachent le Tor que la Torah n'a pas été donné à des anges et que donc on va faire comme tout le monde des erreurs et que ça ne veut pas dire pour autant que l'on ne désire pas être juste. Ça va passer à travers quoi ? ça va passer à travers des mots. C'est-à-dire lorsque l'on va voir qu'un enfant réagit par rapport à quelque chose, il ne faudra pas hésiter à lui dire "J'ai l'impression que tu n'es pas content parce que tu considères que ce n'est pas juste." Moi, j'ai l'impression que c'est juste d'agir de cette manière. Je me trompe peut-être, mais il va falloir qu'on agisse de cette manière. C'est-à-dire l'enfant a besoin d'entendre que nous comprenons parfaitement que son problème à lui et d'ailleurs on les connaît c'est pas juste. C'est pas juste mais c'est intéressant. Pourquoi ils utilisent ces termes ? parce que dans leur système à eux, ils ont une certaine vision sur ce qui est juste et sur ce qui ne l'est pas qui est peut-être parfois imparfaite. Et donc s'il considère que je ne suis pas quelqu'un qui est juste, donc je suis injuste, ils ont difficile de m'accepter comme point de référence. Et vous verrez que ceux qui sont des points de référence pour les enfants sont des personnes qui pour les enfants sont des personnalités qui agissent de manière juste. Et même quand vous avez des enseignants qui parfois mettent des règles et qui sont respectés, c'est que les enfants savent très bien qu'il y a quelqu'un de juste qui est en train de poser les règles et ils peuvent les accepter beaucoup mieux. Or, dans le système familial, ça sera pas si simple à installer. Donc déjà avoir cette idée en tête avec ces éléments de langage. Et c'est la raison pour laquelle lorsque l'on va mettre des règles, on va expliquer aux enfants écoute, je comprends que pour toi, c'est pas comme ça qu'il faudrait faire, mais c'est comme ça qu'on a décidé que ça devait être. C'est-à-dire, je ne dis pas que je suis dans une vérité, mais on est dans un système et c'est comme ça. Et au fond, c'est fondamental parce que par la suite, ils vont être dans des univers dans lesquels il va y avoir des règles qui parfois seront un peu bizarroïdes, dont ils comprendront pas véritablement l'intérêt et qui dans un absolu sont pas si fondamentals. Mais bon, ça fait partie de la règle et on va l'accepter. En deux mots, très tôt l'enfant doit comprendre que nous ne sommes pas en train de lui dire que nous sommes dans la vérité et il a le droit de penser qu'au fond, il faudrait peut-être autre faire autrement. Mais dans une maison, papa et maman décident et c'est comme ça que ça va se passer. Ne cherchons pas à les convaincre de la justesse de quelque chose qui ne l'est peut-être pas. Comme un jour, je demandais à un de mes maîtres et n'entendait pas ça de manière polémique, je dis "Mais pourquoi il faudrait mettre un chapeau ?" Il me dit "Ça prendrait tellement de temps expliquer aux gens pourquoi c'est pas nécessaire mais le ça ira plus vite et c'est très intéressant. Mais si tu veux m'expliquer, non, c'est comme ça. Non, par contre, on est dans un monde qui a mis en place des règles qu'on respecte et point la ligne. Ne cherchons pas à expliquer à nos enfants que nous sommes dans une vérité alors que nous n'en avons aucune certitude. Vous constaterez que là où la règle est juste et elle est juste parce que tout simplement c'est quelque chose qui peut toucher à son corps, un danger. Là, en effet, il aura beaucoup plus de facilité à l'entendre. Pourquoi ? parce que il sait très bien que c'est quelque chose qui dans un absolu est totalement juste. Mais dès le moment où pour lui il a l'impression que ça ne l'est pas, la meilleure manière de ne pas l'amener de de ne pas l'amener à vouloir le mettre de côté, c'est ne pas vouloir prouver que nous avons raison. J'ai peut-être tort, mais c'est comme ça. C'est-à-dire en deux mots, à un moment dans un système et bien il y a des personnes qui mettent des règles. Et vous le savez très bien, quand vous essayez de rentrer dans un dialogue avec un enfant dans lequel vous avez lui expliquer pourquoi c'est important qu'il aille se mettre au lit le soir à l'heure, c'est lui qui va gagner. Parce que ne serait-ce qu'à travers une phrase, je serai pas fatigué ou alors si j'ai mal au ventre, c'est mon problème. Tu fais quoi ? Rien. rien, tu as plus rien à dire. Ils seront toujours beaucoup plus forts que nous. Donc ça ne sert à rien de vouloir les convaincre du bien fondé, sauf dans certaines situations où c'est un absolumettes. Il y a des choses non, c'est pas possible. Mais sur le reste, nos enfants doivent entendre que nous ne sommes pas là en train d'apporter une vérité absolue, mais que tout simplement on est dans un monde dans lequel ben à un moment il faut poser des règles de fonctionnement. Il se trouve que ça c'est aux parents de le faire mais qu'on est bien d'accord que on peut voir les choses autrement et on a peur de ça mais au fond ça fonctionne terriblement bien parce que un momentil au moins ils ne sont pas là en train de m'asser quelque chose qui dans ma lecture et dans ma compréhension du monde n'est pas exact. Ils sont en train de me dire "Non, c'est peut-être pas si important d'aller au lit à à 21h ou à 20h, mais à la maison dort à cette heure-là." C'est tout. En deux mots, vous leur montrez que vous êtes prêt à accepter qu'on peut avoir une autre lecture des choses, mais que dans un système, on est obligé de se plier à des règles. Est-ce que ça marchera du jour au lendemain ? Évidemment que non, même si je vous le souhaite, mais c'est inscrire un état d'esprit qui leur permettra d'arriver plus facilement à être à notre écoute parce que au moins, ils sont pas face à des adultes qui racontent des histoires. D'accord ? Ça c'est déjà un premier point comme il le rapporte dans ses mémoires. Alors c'est pour ça que je peux le dire. Un des si ce n'est le premier le fondateur de ce qu'on appellerait les services de renseignement israélien s'appelait Iser Arel. Iser Hararel est un juif polonais qui vient d'une famille juif orthodoxe et entre autres, c'est lui qui a mis en place ce qui a permis de capturer Yarichman. Et dans ses mémoires, Isaarel rapporte la chose suivante, c'est qu'il a grandi dans une famille orthodoxe. Il dit même que il se rappelle comment il fallait attacher son mouchoir à son poignet le shabbat. Et puis une année, il a décidé de manger le jour de kipour à 15 ans. Et il a attendu que le ciel lui tombe sur la tête et rien ne s'est passé. Il a dit "Salut." C'est intéressant. C'est-à-dire que il s'est dit "Mais si au fond ce qu'on me dit c'est parce que c'est un une vérité absolue, bah normalement il devrait se passer quelque chose comme il se passe rien." Et ça c'est la suite. C'est-à-dire que l'enfant a besoin de comprendre que le concept de règle fera partie de tous les systèmes dans lequels il va grandir et que c'est comme ça que ça fonctionne. Et là où ça va être intéressant, c'est lorsque nous-mêmes allons pouvoir lui servir de modèle à l'intérieur de la relation familiale lorsque lui ou notre conjoint seront dans une demande que l'on ne demandera pas de justifier. Quand l'enfant voit que maman ou papa écoute ou fait ce que l'autre lui demande, bien sûr, si c'est promener à 3h du matin en faisant le tour du pâté de maison avec un drapeau chinois en chantant la Marseillaise, on peut éventuellement dire que on a besoin d'explication de texte. Mais s'il voit que il entend, est-ce que tu peux et qu'il entend avec plaisir et que lorsque lui aussi dit, on lui dit aussi avec plaisir mais il comprend qu'au fond il vit dans un monde dans lequel l'adulte se soumet à la parole d'autorité de l'autre. Parce que l'autorité, c'est pas l'autoritarisme, c'est le moment dans lequel je demande à l'autre d'exécuter quelque chose, de répondre à une demande et que l'autre va le faire. Est-ce qu'il voit ça à la maison ? Mais s'il entend papa dire "Non, non, s'il te plaît, pas maintenant, je peux pas." Ou maman dira à papa écoute, exagère, pourquoi tu me demandes ça maintenant ? Bon, mais c'est très bien, on peut mais moi aussi. Et on se rend pas compte parce que le couple va bien, on s'aime très fort, tout va bien. Peace and love, il y a pas, c'est pas genre le couple va pas. Non non, peace and love, on se rend pas compte. Lui, il a entendu ça. Lui, il a entendu qu'on peut refuser la demande de l'autre. C'est très bien. Donc moi aussi. Et on s'en rend pas compte surtout si le couple va bien parce que ça va il m'a dit bon ça pas grave il fera après l'honora quoi parce que pour nous dans la relation il y a aucune dimension signifiante. Dire à l'autre avec plaisir mais peut-être pas tout de suite parce que là ça va m'être difficile mais je le fais tout à l'heure c'est d'abord dire j'accepte ta demande. Point. Maintenant techniquement parlant je vais peut-être pas pouvoir le faire mais je l'accepte. Et cette idée-là au fond l'enfant l'aperçoit, la ressent et la vie dans l'univers familial. Il y a capitale. Elle est capitale. Ils ont dit "Comment ça se fait que dans certaines familles les enfants, ils sont relativement obéissants ? Ben parce que le mari obéit à sa femme et la femme obéit à son mari. Obéir shalom ? Si si, ça n'a rien de péjoratif parce que l'obéissance ce n'est pas l'expression d'une soumission à l'autre. C'est "J'obéis à ta demande, j'obéis à ton appel." Alors, je vais pas quand même maintenant faire une analyse du mot, mais ça n'a rien de péjoratif. Il voit qu'en effet, c'est un état d'esprit qui est présent à l'intérieur du système familial. Et donc pour lui, ça lui facilite les choses. Ça lui facilite les choses parce que il baigne à l'intérieur d'une atmosphère dans lequel il voit que la réponse positive à la demande de l'autre fait partie d'un système. C'est un petit peu, vous savez comme quand vous allez avoir des ados, vous en avez vu certains. Alors, je vous parlais d'expérience personnelle passionnante. Elles sont toutes passionnantes. Cette expérience, c'est quand les adorantes de laiva à l'époque de Pessar. D'accord. On aimerait bien qu'il donne un peu demain. D'accord. Comment vous faites ? Ben, vous leur dites la phrase suivante : "J'aurais besoin que tu puisses m'aider. Est-ce que tu peux me dire quand tu penses pouvoir être disponible ?" C'est tout. C'est-à-dire, tu es dans un espace de liberté sur le choix du moment. et j'ai exprimé un besoin. Et c'est intéressant parce que c'est ce qu'on peut faire circuler dans le couple. J'aurais besoin que peux-tu faire ceci ? Et évidemment, on va revenir maintenant sur les mots et les éléments de langage qu'on va utiliser pour pouvoir obtenir de l'enfant ce qui est nécessaire et non pas ce que l'on veut. Et c'est là où posons un principe. Dans un monde dans lequel cette relation à l'autorité n'est plus du même principe qu'à l'époque, point barre. C'est comme ça. Posons-nous une question. Choisissons nos batailles. Quels sont les points sur lequels il est important que l'enfant soit à notre écoute ? parce qu'il y a une double dimension. Il y a à la fois l'habituer à se soumettre à une parole et en même temps choisir nos batailles parce que moi j'aimerais qu'il puisse répondre présent à tout mais très souvent ça sera légèrement Et ça c'est intéressant parce que ça se discute dans le couple. Quels sont les points sur lesquels il faut en effet obtenir de l'enfant certaines choses ? Il faut qu'il se passe certaines choses. Ça c'est à vous de le voir, c'est votre histoire. Et à partir de là, on va rentrer dans l'univers du langage. Quels sont les mots que l'on utilise ? Comment est-ce qu'on fait pour que l'enfant soit à l'écoute ? La première chose qui est importante, c'est que l'enfant voit que nous sommes nous aussi capables d'être à son écoute. C'est-à-dire que lorsque l'enfant nous parle, on l'écoute même s'il nous demande rien. Et ça c'est déjà un premier point parce que je ne peux pas un moment être à l'écoute de quelqu'un qui par ailleurs ne me donne pas d'importance. Or, je sais que j'ai de l'importance. Comment ? Quand l'autre se met à mon écoute quand je lui parle. Et ça ça va être donc un point pourquoi vous dire mais attendez même si je donne pas l'importance je suis le père. Oui il y a 50 ans ça marchait. Si ça marche aujourd'hui chez vous c'est génial. Je suis très pour concrètement c'est plus comme ça. Pourquoi on l'a vu en début du cours ? Donc à partir de là il y a des personnes non mais moi je vais faire comme à l'époque je mets des claques, je mets des trucs et cetera et cetera. Il y a des gens ils veulent faire comme à l'époque. Je dis tu veux faire comme à l'époque fais tout comme à l'époque. Donc mets de côté le portable, mets de côté la voiture, mets de côté tout. C'est c'est comme dans le rapport du couple. Ah moi je suis désolé mais à mon époque les femmes ou les hommes, il y a pas de problème. Mais tu fais tout comme à l'époque. Ah on peut pas choisir. D'accord. Donc cette réalité c'est pour ça je vous ai j'ai commencé avec Mé Chapira il dis un moment c'est ça c'est la réalité de notre monde ça y est. Donc ça sert à rien de dire là là là là mais c'est pas possible c'est pas normal. Mais moi à l'époque mais mes parents m'auraient fait ça. Moi je le vois avec le le monde de l'enseignement. Il se trouve que dans c'est un univers que je fréquente un peu aujourd'hui pour différentes raisons, je suis impressionné de voir que on est on est complètement ailleurs quoi. C'est c'est un autre monde. Les enfants sont pas plus méchants. Parce qu'il y a un réfet, il y a un désir de quelque chose qui est de moins en moins présent mais qu'on veut rencontrer et et qu'on cherche très fortement. Donc maintenant, comment est-ce qu'on va faire ? On va rentrer donc dans l'univers des d'abord de la posture que nous devons avoir en tant que parent. Un enfant doit savoir en premier lieu qu'il représente quelque chose pour ses parents et que sa parole à lui a de la valeur. Alors que nous, on voudrait que ça commence dans l'autre sens. L'enfant doit d'abord savoir que nous lui donnons de la place et de l'importance à travers des choses très simples, que quand il parle, on l'écoute. Quand il parle, il écoute, on écoute, pardonnez-moi, nous l'écoutons. C'est comme ça qu'ils ont besoin. Et c'est vrai que vous constaterez que quand vous vous mettez réellement à l'écoute d'un enfant dans une écoute qualitative, pas nécessairement quantitative, vous le nourrissez de quelque chose dont il a besoin, c'est cette notion de rashiut, d'avoir conscience qu'il a une importance et qu'il a une valeur. Et ça c'est quelque chose qui est extraordinaire. La notion de hashiut rechèv c'est aussi réfléchir mais c'est aussi la mêm lettres que le mot chevar. Je sais quoi c'est un compliment. Je suis pas obligé de dire "Tu es le plus beau, tu es le plus intelligent, tu es le plus non, je te donne de l'importance. C'est le plus bel C'est le plus beau compliment que je puisse te faire c'est que comme parce que tu le vaux bien, n'est-ce pas ? car tu le vaux bien. Tu vaux ces 5 minutes dans lequel je m'écarte et je suis focalisé sur toi. Un enfant qui a conscience de la hachiv qu'il a en tant que telle et non pas de la hachiv qu'il a à travers les notes qu'il ramène à la maison ou l'image qu'il projette de nous à travers le monde dans lequel il se trouve ou du fait qu'il nourrit nos attentes X Y Z. C'est un enfant qui peut être à l'écoute d'une parole d'autorité qui provient du parent. Ça sera pas automatique, mais on lui donne ici un matériau qui va lui permettre de pouvoir se mettre à l'écoute d'une parole d'autorité parce que tout simplement cette autorité lui a donné ce dont il a besoin. Clair et vous constaterez que soit on fait peur soit on donne de l'importance. Quelqu'un qui a conscience qu'on lui donne de l'importance sera à l'écoute de celui qui nourrit ce dont on a tous besoin. Celui que l'on appelait le rouvre. ces premiers élèves qui aujourd'hui sont pour certains des dayanimes ce que vous voulez quand ils avaient la barbe au niveau des cheveux si vous voyez ce que je veux dire et que les habitnoirs c'étaient plus des blousons de cuir lorsqu'il y avait à Paris des grandes réceptions très comme il faut auquel il était invité il demandait à ses élèves de les accom de l'accompagner et vous arriviez dans ces trères et comme il faut avec un rave mitraam une personnalité très particulière et il disait avec fierté ce sont mes tanmidimes, ce sont mes élèves là les loubars de la Bastille. C'est ce qui a fait que ses élèves ont été à son écoute parce qu'il leur a donné une crachivote parce qu'à un moment le regard qu'on pouvait lui porter et que certains portaient d'accord s'en moquer cit pas son problème un enfant qui voit que son père lui donne une même s'il arrive avec la en équilibre instable à 11h30 juste avant leouche à la choule peut par la suite être à l'écoute de la parole du père. S'il y a une problématique à régler, ça sera autre chose peut-être. Mais quelque part, tu as de lachivoute. Cette notion là va être fondamentale. Or, nous pensons parfois qu'on leur en donne, mais c'est comme dans un couple. Je pense te donner ce dont tu as besoin, mais j'ai pas pris le temps de réfléchir si c'est vraiment ça dont tu as besoin. Alors déjà vouloir donner à l'eau quelque chose qui va être sympathique, c'est déjà génial parce qu'il y a l'intention. Mais si déjà on a ce désir, autant aller plus loin et découvrir ce dont l'autre a véritablement besoin. Qu'est-ce qui fait qu'on écoute son conjoint sans aucune difficulté ? C'est quand il a pris le temps de nous montrer que l'on a de l'importance à ses yeux. Après, c'est beaucoup plus simple. Or, c'est un rapport d'autorité. Il m'a demandé de faire. Elle m'a demandé de faire. Ça pose aucun problème. Cette notion là, vous avez pas besoin de la mettre en place tous les jours, mais il faut qu'elle soit présente. Et interrogez-vous dans vos couples, si je peux m'exprimer ainsi. Si on met ça en place et on peut être des parents géniaux, un couple exceptionnel, mais parfois on oublie. parce que soit nous-même on nous l'a pas fait, soit on en comprend pas l'importance parce que tout simplement nous n'avons pas vécu dans le même univers. C'est tout. C'est-à-dire n'oubliez jamais que la découverte d'un dysfonctionnement chez nous ou d'une absence de système de de mise en place n'est pas du tout l'expression de quelque chose de négatif. Mais c'est souvent lié à fait queon n pas la même histoire et que plein de choses que dire là c'est pas possible on leur donne pas très ch non non tout va bien tout va bien tout va bien parents non coupabl d'accord tout va bien mais comme je l'ai dit il y a une réalité aujourd'hui qui est importante et qui est de ce type. Après, évidemment quand l'enfant s'oppose à l'autorité et qu'il est là, alors tout d'abord, est-ce qu'on a choisi la bonne bataille ? Et deuxièmement, l'enfant doit entendre de la part du parent que il a le droit de s'opposer, mais que cette liberté de dire qu'il n'est pas d'accord n'est pas suffisante pour qu'il fasse ce qu'il veut. C'est-à-dire vous accueillez. Dites, je comprends que tu as pas envie, mais c'est comme ça, c'est la règle. Ouais, c'est n'importe quoi. Vous êtes nul et cetera. Je crois pas que c'est de cette manière là dont on parle dans le plat d'Israël. C'est pas comment tu me parles ? Non non semble pas que c'est comme ça qu'on parle. Bien entendu vous dites vous êtes détente vous 21h30 le soir conférence sympa. Ouais, bien sûr. Bon, venez me voir à la maison à 18h, même si maintenant les enfants grand. Mais évid, on y arrive quand même. Et c'est cette fois-là qu'il faut voir. C'est cette fois-là qu'il faut voir. Et si on se rend compte que émotionnellement parlant, on n'est pas dans une réaction adéquate, on transfère le dossier à notre conjoint. N'ayons pas peur d'être dans une stratégie couragefuyon lorsque l'on réalise qu'émotionnellement parlant on va pas y arriver. Quand vous voyez que votre femme ou votre mari va mal réagir, pas arrête arrête arrête 2 minutes. J'ai l'impression qu'il t'ont montré à l'autre et dit écoute laisse-moi parce que ils sont insupportables avec toi. C'est inadmissible. C'est moi qui vais les gérer parce que ça va pas. D'accord, ça marche pas à 100 % mais ça peut le faire. D'accord ? À un moment faut mettre de côté. Pourquoi ? Parce que l'enfant aura le souvenir de réaction et quelque part, elles vont créer chez lui des fausses croyances qu'il risque d'entretenir par la suite parce que c'est ça la difficulté qu'on a. C'est les fausses croyances que l'enfant va créer au regard de réaction qu'on a pu avoir et qui va entretenir par la suite. Alors, comme on l'a déjà vu dans tous les cours, dans la vie, on rate et on rate moins. Donc tout va bien. Chacun se dit "Mais ça, j'ai pas fait, ça j'ai pas fait, ça j'ai pas fait." Maaltov, moi aussi j'ai pas fait. Donc tout ira bien mais on peut essayer quand même de faire ce petit travail. Et c'est vrai que le rapport à l'autorité, il va exister dès lors que l'enfant voit que pour nous, l'idée qu'il s'oppose ne nous pose aucun problème. Ça ne me remet pas en cause dans mon ego surdimensionné. Ben, c'est normal quoi. Bah, il a pas envie, il a pas envie. Un enfant qui vous dit le matin, "Ah, je veux pas aller à l'école, qu'est-ce que vous lui dites ?" "Tu me rassures, tu es un enfant normal." Bah oui, tu un enfant normal parce que un enfant normal de temps il dit "Je veux pas y aller." Bonalt, moi je faisais plus intelligemment, je me faisais porter pâle, j'ai mal au ventre, le truc invérifiable. Bon, parfois j'ai essayé de faire monter le thermomètre, ça marchait jusqu'au jour où je me suis fait attraper parce que quand vous faites monter le thermomètre pendant 4 jours à 40 et que vous êtes bon pied, bon œil, que vous mangez et cetera, au bout d'un moment, on se méfie, d'accord ? a plus marcher après. Mais bon, vous tentez, c'est normal, on tente donc ça fait partie. Mais ce qui est important, c'est que l'enfant sente que pour nous l'idée de son refus d'autorité, de son refus de se soumettre n'est pas quelque chose qui nous pose un problème en tant que tel. C'est-à-dire je ne me sens pas ammoindri. Et ça c'est quelque chose que souvent on retrouve chez le féminin. Lorsque le masculin n'a pas réussi à rassurer le féminin sur la place qu'elle occupe et qui même vis-à-vis de l'enfant a l'impression qu'elle ne représente rien, là c'est terrible. C'est-à-dire souvent on a des hommes enfin pas souvent il peut arriver pardonnez-moi que oui ma femme les enfants lui désobéissent et cetera ils écoutent pasou ce que vous voulez et souvent vérité si on regarde c'est que on peut avoir ici une épouse qui a pas suffisamment conscience de la valeur qu'elle a et qui quelque part a besoin que les enfants les obéissent parce que au moins queeux m'obéissent au moins que m'écoutent et les enfants le perçoivent. L'enfant perçoit que tu as besoin pour toi et quand il perço que tu as besoin pour toi, il dit "écoute règle tes problèmes avec ton mari qui se trouve être accessoirement mon père mais me demande pas d'obéir pour te rassurer toi-même." Les enfants sont pas idiots. Je peux vous garantir quand vous les avez en face, il vous raconte l'histoire de la famille mais alors il décrypte. Mais alors c'est incroyable comment il vous décrypte ça. C'est exceptionnel. Alors tout va bien. On est un couple en devenir, on est un couple en mouvement, on est un couple dans lequel il y a un travail. Quand on est dans le constat de ça, tout va bien parce que une famille c'est un mouvement, c'est une dynamique, c'est des hauts, c'est des bas, c'est c'est ça une famille. C'est le le drame c'est quand on a ça va pas du tout ma femme, mon mari elle là. Non non et puis je vous rassure, c'est c'est chez tous. Alors à l'extérieur, on est en représentation puis les enfants savent bien qu'on est à l'extérieur, faut obéir à papa et maman comme ça ça les rassure. Bon ok donc c'est pas le sujet et ça ça va être un point sur lequel on doit travailler. On peut travailler là-dessus. Plus moins j'ai besoin, mieux l'enfant réussira à être par la suite dans cette écoute qui lui permettra donc de se sentir structuré et rassuré par une autorité qui est claire, qui n'est pas géométrie variable. Et je conclus là-dessus avant de passer à vos questions. Lorsque l'autorité est à géométrie variable, quelque part l'enfant est dans une situation d'anxiété. Pourquoi ? Parce que on ne le rassure pas. Si moi demain je suis dans une entreprise et que quand le patron demande quelque chose, dit quelque chose, dit "Écoutez, non, je suis pas d'accord. Alors soit il me dit "Écoutez, j'entends mais c'est pas grave, on fera quand même." Mais si chaque fois que je dis "Je suis pas d'accord" et que je commence un peu à manipuler, dit "Bon d'accord, on va changer, c'est sympathique peut-être, mais j'ai qui en face de moi ?" Et je donne toujours cet exemple, même s'il est pas directement lié à ça. Lorsque les petites demoiselles à 13, 14 15 ans réalisent l'impact qu'elles peuvent avoir sur le monde du masculin ou sur la dimension hormonale du masculin, souvent, it's very exciting. C'est très marrant mais c'est très angoissant parce que c'est avec quelque chose comme ça que je vais devoir me marier. Je peux balader l'autre juste en faisant la danse des voiles. Alors, c'est marrant mais quelque part qu'est-ce que j'ai en face de moi ? Qu'est-ce que j'ai en face de moi ? Et ça a des incidences par la suite sur le rapport au masculin et tout ce qui se joue derrière. He c'est pas si simple. C'est la même chose ici. Alors quand je dis pas si simple, tout va bien de nouveau. C'està-dire on rate, on rate moins, on avance et cetera. Je pose juste ici les problématiques auxquelles on est confronté, hein. D'accord ? C'est Mais faut pas un moment que ça nous tire vers le bas que ça crée chez nous une forme d'anxiété. C'est ce à quoi on est confronté aujourd'hui. C'est la réalité du monde dans lequel on est, dans lequel on doit se mettre en mouvement. C'est la même chose. Lorsque le parent est une autorité que l'on peut manipuler, l'enfant aime bien mais au fond ça lui crée une forme de peur parce qu'il n'a pas face à lui une référence d'adulte. Vous savez l'at que les enfants ont pour les jeux vidéos, c'est qu'avec le jeu vidéo, tu peux pas négocier. Et quelque part, ça pose des règles. Alors, de temps à autre, on va dire écoute, je vais réfléchir. Écoute, j'ai l'impression que pour toi, c'est très important. Donc, il faut toujours donner une raison X Y qu'on a inventé. J'ai l'impression que pour toi, c'est très important. Je n'en prenais pas la mesure. Alors, avec plaisir, même si je ne voulais pas, tu peux maintenant. aucun problème parce que là je ne suis pas une girouette, je suis un adulte qui un moment peut changer d'avis au regard d'une nouvelle lecture que je vais faire de quelque chose. Ou quand parfois on s'est trompé dans ce qu'on a imposé, on peut dire écoute, j'ai réalisé que je ne savais pas que ceci, ceci, ceci, cela. C'est la raison pour laquelle tu vas pouvoir faire cela. D'accord ? Donc là, on va voir une forme de souplesse parce que la rigidité est écrasante. Mais en même temps, l'enfant voit que ce n'est pas la capacité qu'il a eu de nous manipuler qui a été à l'origine de cela. Lorsqu'on a des enfants qui sont en opposition forte et qui sont là et qui lâchent rien, alors il faut évidemment s'interroger sur mais qu'est-ce qui se joue derrière cela ? Qu'est-ce que ça représente pour eux ? Et parfois, il y a des choses qui dans leur symbolique sont très importantes et qui pour nous ne représentent pas grand-chose. C'est souvent quand ils demandent des choses par rapport à un groupe et qu'ils ont peur si on ne leur permet pas de faire certaines choses de ne plus être accepté du groupe. Je rappelle d'un de nos enfants qui insisté mais lourdement pour avoir des baskets. C'était l'époque il y a quelques bonnes années où les baskets, bon c'est pas nécessairement les baskets. C'est pas un principe basket pas basket. Mais il voulait il voulait on s'est dit avec ma femme mais qu'est-ce qui se passe ? Et puis on a compris qu'en vérité il y avait un enjeu au niveau du groupe. Alors on lui a dit euh est-ce que ça te ferait plaisir qu'on t'en achète ? Lu dit oui. On lui a dit alors dans ce cas-là, on a envie de te faire plaisir. Quelque part on a transformé et on a montré que c'était une démarche dynamique pour lui faire plaisir et non pas céder à un désir. Et c'est intéressant parce que parfois en effet, il va falloir s'interroger pourquoi pour certains enfants, il y a des choses qui sont tellement importantes et pour nous on ne le voit pas mais il va falloir s'ouvrir et réfléchir qu'est-ce qui peut se jouer au niveau de leur environnement et de leur groupe qu'on ignore et pour lesquels parfois on sera obligé en effet de dire oui parce que pour lui ça représente quelque chose de fondamental. C'est tout le travail en effet d'échange dans le couple pour savoir à quel moment le faire, à quel moment ne pas le faire. Voilà. quelques pistes par rapport à ce sujet que évidemment je n'ai pas épuisé.