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En relisant la Hagadda - Rav Elie Lemmel

En relisant la Hagadda - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Pessa'h
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la Pâque (Pessah). Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "En relisant la Hagadda" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Pourquoi est-il essentiel de se poser la question de ses priorités à chaque étape de sa vie ? - Comment instaurer une communication libre et authentique au sein de la famille ? - Une tradition a-t-elle du sens sans compréhension personnelle ? - En quoi consiste l’obligation de raconter l’histoire de la sortie d’Égypte même si on la connaît déjà ? - La liberté implique-t-elle nécessairement de choisir son temps et ses actions ? - Pourquoi raconter que nos ancêtres étaient idolâtres au début de l’histoire du peuple juif ? - Comment transmettre quelque chose de vrai si la motivation repose uniquement sur l’habitude ? - Quelle est la limite entre pluralisme et dissolution des repères ? - Comment redévelopper une conscience du miracle quotidien ? - Comment éviter que le potentiel personnel ne se disperse et reste inefficace ? - Pourquoi commencer la Hagadda par « Voici le pain de misère » si la matsa est aussi le pain de la liberté ? - Peut-on croire en Dieu sans dépendre du spectaculaire ? - L’ordre (Seder) dans la vie est-il indispensable à l’actualisation du potentiel ? - Pourquoi la Torah précise-t-elle que la sortie d’Égypte a eu lieu au printemps ? - Le relativisme des définitions est-il un danger pour la cohésion sociale ? - Pourquoi est-il interdit de posséder du ‘hamets pendant Pessa’h, même s’il est caché ? - Comment instaurer une dynamique de constance dans une relation (couple, engagement, spiritualité) ? - Le miracle extraordinaire a-t-il plus de valeur que le miracle quotidien de la nature ? - Que signifie réellement la notion de « kedousha » (sainteté) dans l’acte religieux ? - Qui a le droit de définir ce qui est juste, bon, vrai ? L’individu ou une référence externe ? - Peut-on avancer dans sa transformation personnelle sans avoir éliminé toutes ses zones d’ombre ? - Peut-on construire un sens commun sans référence partagée ? - Quelle est la place de la référence divine dans la définition de la norme religieuse ? - Est-il moralement acceptable de sacrifier un individu pour en sauver plusieurs ? - Quelle est la symbolique de la matsa par opposition au ‘hamets dans la spiritualité juive ? - Pourquoi est-il important d'accepter son imperfection pour commencer à agir ? - ... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr tout le monde. Donc ce soir le thème que qu'on va aborder, je l'ai intitulé de manière très claire en relisant la gada. D'accord ? Donc au moins, c'est clair. On va relire le texte qu'on va redécouvrir qu'on redécouvre d'année en année et j'ai envie un petit peu de à travers le texte de voir quels sont les différents concepts que l'on va aborder lors de la soirée donc du CDER. cette soirée qui euh est l'élément central de la fête de Pessar. Alors, avant de rentrer dans à l'intérieur de du texte, je voudrais tout d'abord rappeler dans quel mois on est. Donc, Pessar a lieu donc dans le mois que l'on appelle le mois de Nissan. D'accord ? Donc a lieu dans le mois de Nissan. Nissan vient de la racine NES qui veut dire un miracle. Très bien. Ce qui est intéressant de voir, c'est que lorsque la Torah nous parle de ce mois-ci, elle lui donne un autre nom à travers ce verset qui dit "Aujourd'hui, vous êtes en train de sortir d'Égypte dans le mois du printemps." Alors, évidemment, la question elle se pose qu'est-ce que la Torah a besoin de te donner la saison ? D'accord. Aujourd'hui, vous sortez d'Égypte. Vi le mois du printemps. Vous n'êtes pas sans savoir que le calendrier juif est un calendrier un petit peu curieux. Pourquoi ? Parce que les mois sont des mois lunaires. Un mois lunaire, ça dure 29 jours et demi et quelques quelques détails en plus. Et on nous dit en même temps que les fêtes qui ont lieu donc dans des mois lunaires à une date précise sont des fêtes qui sont liés aux saisons. Donc il y a une difficulté par exemple dans dans l'islam et bien comme on est qu'avec un calendrier lunaire et bien évidemment le Ramadan d'année en année va être décalé au niveau des saisons. Par contre, dans la Torah, on est en train de te dire que tu as des mois lunaires, mais la fête qui est dans une date de mois luminaire doit correspondre à une saison. Donc on est dans un calendrier qu'on appelle l'uniolaire, solie lunaire, enfin voilà dans lequel il y a les deux et c'est la raison pour laquelle un certain nombre de fonds on vous rajoute un mois dans l'année pour réajuster les choses. Très bien. Juste une petite parenthèse mais la question est la suivante. Pourquoi la Torah a-t-elle besoin de me dire à propos de Nissan lors du mois du printemps ? Nissan vient de la racine NES. Nes, c'est un miracle. Et c'est vrai que lorsque vous regardez le texte de la Torah, vous faites le constat que c'est un mois dans lequel la sortie d'Égypte s'est passée autour d'événements quand même assez surprenants que l'on appelle des miracles, ne serait-ce que l'ouverture de la mer et tout ce qui va autour de cela. Et la Tor te dit non, vous sortez dans le mois du printemps. Traduction, n'attendez pas de voir les miracles d'Égypte pour découvrir les miracles de la nature. C'est-à-dire que on nous dit qu'on soit bien clair, l'univers dans lequel tu es, dans lequel tu évolues au quotidien, cet univers des saisons, cet univers dans lequel après l'hiver et cette impression que plus rien n'allait émerger, les choses se retrouvent à nouveau. C'est ça au fond que tu dois être capable d'intégrer. Et Maonid va le dire de manière très intéressante. Le Rambam va dire que on ne croit pas à travers au totes des signes particulier, c'est-à-dire le miracle miraculeux, le truc complètement hors norme. Pourquoi ? Car celui qui construit sa croyance sur le miracle tel qu'on le conçoit aujourd'hui, à un moment amoindrira sa relation au divin parce que l'impact que représente le miracle par rapport à lui va aller et va se dissoudre. Il y a donc un travail à faire sur la conscience que l'on va avoir du miracle au quotidien que nous devons réapprendre à voir. Et le mois de Nissan est en train de dire c'est le mois des miracles, c'est le mois du printemps, c'est le mois dans lequel la nature et ce qui se joue autour doit être interpellé. Et c'est vrai, regardez là, tout à l'heure après le cours, certaines et certains d'entre vous vont peut-être prendre un petit quelque chose à manger. Mais est-ce que vous réalisez que au moment où vous allez manger, dès le moment où vous commencez le processus, il y a une machinerie incroyable qui se met en place à l'intérieur du corps ? hallucinante. C'est une usine, une vraie usine qui fonctionne et tous les sens, le regard, les sucres, la salive et cetera, tout un système se met en branle par rapport à quelque chose qui est du domaine de l'évidence absolue, mais parce que tout simplement le quotidien de la chose nous fait oublier cette dimension extraordinaire. Donc Pessar commence à travers l'idée. Oui, en effet, il y a sorti d'Égypte. Oui, en effet, il va y avoir miracle. Mais la finalité de tout ça, c'est que le mois des miracles, c'est le mois du printemps. Que tu arrives à un moment à reposer un regard sur l'univers et voir sa dimension merveilleuse et extraordinaire qui te renvoie au créateur et au divin. Comme le verset nous dit qui ou ben quand je vois l'univers, la voûte céleste, le système des planètes, l'organisation de l'univers, combien est petit l'humanité qui est face à une telle immensité et qui quelque part réalise que le créateur est derrière cela. Et c'est intéressant parce que ça nous permet de nous connecter tout de suite à un passage de l'agada. Dans l'agada, c'est-à-dire dans ce texte qu'on va répéter, qu'on va redire toutes les années, on va reprendre certaines thématiques. On va dire que Dieu nous sort d'Égypte à lieu des malf et alors la traduction c'est la suivante. Dieu ne nous sort pas d'Égypte à travers toute forme d'ange qu'on appelle malar ou saraf, ce que vous voulez. Et là, Birfodo Batmo, c'est lui-même qui nous sort d'Égypte. C'est joli. Ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce qu'on est en train de nous dire en nous disant un truc pareil ? Au fond, c'est quoi malhar ? Un ange, c'est une énergie qui est présente dans l'univers. C'est-à-dire un élément qui est là et qui va remplir la mission qu'on lui a donné. Je vous citer le nom d'un malard que vous connaissez toutes et toutes bien. On en parle régulièrement dans les médias. Il s'appelle Donald Trump. Trump, c'est pas moins qu'un malard, c'est-à-dire c'est un individu qui a été placé un instanté à une place particulière parce qu'il a un rôle à jouer au niveau du plan divin. Et quelque part, la sortie d'Égypte pouvait s'organiser à travers la mort subite, à travers crise cardiaque du pharaon, une révolte de palais. Que sais-je ? Lorsque le texte nous dit, "C'est pas comme ça qu'on sort d'Égypte parce que le peuple d'Israël n'a pas la capacité à ce moment-là de voir à l'intérieur de l'histoire la présence du divin. Il faut qu'il se confronte d'abord à ce que j'appellerai la dimension extraordinaire des choses, c'est-à-dire cette dimension complètement bouleversante, celle qui nous interpelle mais comme point de départ et non pas comme point d'arrivée. C'est-à-dire que quand le texte dit, Dieu dit "Je me révèle, traduction, je suis obligé vis-à-vis du peuple d'Israël de me révéler dans une dimension extraordinaire pour qu'à travers cela, il retrouve l'extraordinaire du monde et de la nature." Et donc, on va rentrer dans le texte. On est tout d'abord le soir du CER et on va être autour de cette table. Et le point d'entrée à l'époque du temple, c'était d'abord d'amener ce qu'on appelle ce sacrifice de l'agneau pascal. J'aime pas le mot sacrifice parce que c'est très lourd. C'était une consommation qu'on allait faire en famille, c'est-à-dire en français dans le texte un méchoui. Concrètement, la famille se retrouvait, il y a un agneau, on tue l'agneau, on le dépaisse, on le fait griller, on s'installe et on mange comme échou. Aujourd'hui, si on démarre pas avec la dio, ça s'appelle un barbecue, quoi. Avec de la matsa, avec du Maroc, tout va bien. Et le texte de la Torah nous dit, c'est par ça que commence le processus. Pourquoi ? Parce que l'agneau représente quoi ? la divinité égyptienne. Le peuple juif dit que le processus de libération, et c'est ça qu'on va faire passer comme premier message le soir du Cédè, c'est de ne pas avoir peur de montrer que ce qui représente quelque chose pour l'autre ne le représente pas nécessairement pour moi. Je respecte ta vision du monde, je ne la partage pas. C'est-à-dire à un moment, il n'y a aucune raison que je m'empêche de vivre pleinement ma manière de penser la vie, même si toi tu as une vision différente de la mienne dès lors que ma manière n'est pas quelque chose qui génère du mal chez toi. C'est-à-dire un hindou me demande demain vous mangez de la vache ? Je dis oui, je comprends que tu es pas envie d'en manger. Je comprends que pour toi c'est un truc sacré. Il y a aucun problème. Je t'obligerai jamais à en manger et je respecte profondément ta vision des choses. Je la respecte profondément, je la partage pas. En deux mots, le soir du CR commence d'abord par la capacité de ne pas avoir peur de se positionner dans un monde dans lequel tu as le droit de ne pas être d'accord avec une certaine vision des choses tout en respectant celui qui porte ce regard. La question est c'est est-ce que ça se passe dans tous les sens ? C'est-à-dire est-ce qu'on est aujourd'hui dans une société qui accepte que l'autre a un autre regard même si elle ne le partage pas dans la mesure où ce regard ne génère pas une tentative de faire du mal à l'autre au nom de cette philosophie, au nom de ce regard ce que l'on retrouve de plus en plus. Ça c'est une autre un autre sujet, c'est pas le sujet de ce soir. Ça c'est le point de départ. À partir de là, on commence la soirée. On commence la soirée. La soirée, on dit c'est le céder. Super. Ça veut dire quoi le céder ? Ben le céder, d'accord ? Et ça veut dire quoi le cordre. Alors, pour comprendre c'est quoi l'ordre, je vais prendre les mots, les lettres, pardonnez-moi, qui constituent le mot séd et je vais les organiser autrement. Je vais prendre les lettres du M séche et je les organise autrement et je vais obtenir un autre mot. Vous savez c'est quoi cet autre mot ? Dalche sa mère. C'est les mêmes lettres m organis autrement. Et ces trois lettres comme cela forment le mot dorest. Dores ça veut dire que ça veut dire piétiner. Quel rapport y a-t-il entre l'ordre et le piétinement ? Il est très simple. Si vous me donnez votre montre et que je la mets par terre et que je la piétine et que je saute dessus et qu'au bout d'un moment je la brise en 1000 morceaux et que vous me réclamez votre montre, je pourrais vous la rendre intégralement. Je prends une balayette et je récupère la totalité de tous les débris sans exception et je vous la présente. Voilà ta montre. C'est quoi le problème ? C'est quoi le problème ? Le problème c'est que tous ces éléments maintenant ne sont pas leur place et comme ils ne sont pas leur place, ils ne peuvent pas remplir leur fonction. Le CDER, c'est tout simplement se rappeler qu'on construit une histoire à partir du moment où on est capable de savoir quelle est la place de chaque chose et à tel moment de notre vie. traduit de manière différente. Construire une histoire, c'est définir les choses et après être capable d'avoir ce qu'on appelle une gestion des priorités. Vous construisez une société, vous préoccupez pas de l'emballage. Regardez si la banque est d'abord prête à investir pour acheter la matière première. On aura toujours le temps de réfléchir aux emballages. Tu crées une association, arrête de te prendre la tête pendant des heures sur le nom. Vois d'abord où tu veux agir. Alors, je prends des exemples un peu gros sabot. La gestion de priorité, c'est aussi à quel moment de ma vie je me trouve. Qu'est-ce qui est important maintenant ? Sur quoi je dois investir ? Quelles sont les choses qui sont fondamentales à cette époque de ma vie dans le cadre et la situation dans laquelle je me trouve ? On est en train de nous dire le soir du CER, on t'apprend comment le peuple juif s'est construit. Le peuple juif se construit de manière collective, individuelle à travers cette capacité de savoir à quel moment de ma vie je me trouve. Et quelles sont les priorités ? Et qu'est-ce que je dois investir ? Pourquoi ? Parce que sinon, tu es porteur d'une multiplicité de potentialité. Tu es porteur d'une multiplicité de potentialités. Et ces potentialités qui sont multiples, mais elles risquent de ne jamais rien produire. Regardez, si je vous pose la question suivante et je vais peut-être plus m'adresser aux filles qu'au garçons, mais les garçons sont censé quand même avoir la réponse, sinon ça serait embêtant. Un collier de perle, c'est quoi l'élément le plus important ? Il est très simple, c'est le fermoir parce que sans fermoir les perles roulent au sol. On me dire c'est pas vrai parce qu'on fait des petits nœuds. OK, d'accord. Ça c'est pour les spécialistes mais quand vous le savez pas. D'accord. sans fermoir, le fermoir peut être en la le fermoir c'est quoi ? C'est l'ordre. Les perles, ce sont vos potentiel. Expliquer dit si tu veux que tes potentiels roulent au sol et ne produisent rien, ne mets pas d'ordre dans ta vie. Ne te pose pas la question de ce que je dois en faire, il y a quel moment et de quelle manière. La cols manvette le soir du CER. On commence d'abord cette soirée en réfléchissant à ça. Point de départ. Second point, on commence à nous lister toutes les étapes et les deux premières étapes, c'est d'abord Kadèche Kid qui douche, on lève son verre de vin et on va sanctifier le jour. Et après Rat, on va se laver les mains, se laver les mains avant de consommer ce légume qui va être trempé dans de l'eau salée et cetera. Très bien. Super. Seconde lecture. Kadesh, c'est quoi ? C'est l'univers de la sanctification. Reat se laver, c'est se débarrasser de ses scories. se débarrasser de quelque chose qui n'a pas être présent chez moi. Quand je me lave, c'est qu'il y a quelque chose que je veux faire disparaître de chez moi. On est en train de te dire, tu étais en Égypte, donc dans une situation complètement pervertie et on a été perverti par l'Égypte. Ton histoire n'attend pas qu'elle soit parfaite pour commencer à agir de manière positive. N'attend pas d'évacuer tout ce qui ne va pas pour commencer à agir. C'est comme dans un couple. Si tuattends d'avoir travaillé sur ta colère pour offrir un bouquet de rose à ta femme, tu risques de jamais lui offrir un bouquet de rose. Pourtant, c'est curieux. Je lui dis, je veux faire un acte positif vis-à-vis de toi. Je veux t'exprimer quelque chose. Mais par ailleurs, je sais très bien que je n'ai pas encore fait disparaître la colère, ranqueur, l'absence de parole, le manque de sensibilité. Si on attend d'être dans une perfection relationnelle ou d'être dans une perfection spirituelle en évacuant les parties sombres de nous-mêmes et seulement après agir, c'est pas comme ça qu'on avance dans l'histoire. En deux mots, construire une histoire, c'est accepter son incohérence. Le clan d'Israël sort d'Égypte et ils étaient dans l'idole et ils en sont pas complètement débarrassés mais ils ont décidé qu'on veut construire. Révèle-toi ce que tu veux à travers l'action positive que tu fais tout en sachant qu'il y a encore des choses à mettre de côté dans ton histoire. Et celui qui te pointe un doigt accusateur en disant "Comment tu fais ça alors que par ailleurs tu dis bienvenue au club des gens qui ont envie de construire ?" Parce que celui qui a le désir d'être dans la perfection au niveau de l'évacuation des points négatifs avant de commencer à agir de manière positive, c'est celui qui construit un système pour ne jamais agir. Parce que le temps de faire disparaître toutes les parties sombres de nous-mêmes, je peux vous garantir que ça pas se faire en de jours. Le soir du C, on dit Kad : "Vas-y, vas-y, mets tes de filine. Ah mais à côté, je mange du porc, c'est pas grave, mettez de filine. Mettez de fil. Ah mais je suis pas complètement shabbat que cher. C'est-à-dire on est ici dans une action dans une action de kdoucha dans une action d'élévation mais cette koucha c'est pas un one shot parce que le mot cadèche qui veut dire sainteté c'est les mêmes lettres que le mot choqued. Et choqued c'est quoi ? C'est la constance. Mets-toi dans un processus de constance à l'intérieur d'une dynamique d'élévation. C'est comme dans un couple. Si tu veux vraiment créer une histoire, si tu veux vraiment faire avancer le couple, commence à agir de manière positive mais de manière constante. Il y a rien de pire que le yoyo. C'est mignon dans la cour de récré, mais dans une construction d'histoire, être dans un yoyo, c'est insupportable parce que tu n'arriveras jamais à mettre en place quelque chose de stable. Ça c'est le point de départ. Et là, on va commencer la soirée et on la commence avec donc cette fameuse phrase : "Voici le pain de misère que nos ancêtres ont mangé en Égypte. Tout celui qui a faim vienne et mange tout celui qui est dans le besoin face." Alors, on a commencé en disant "Voici le pain de misère que nos ancêtres ont mangé en Égypte." Non, non, mais dans l'histoire, c'est pas marqué comme ça. Il s'est planté, il s'est trompé. Parce que nous dans l'histoire de la Torah, on nous dit va fou tabat, ils ont tout de suite fait cuire la fameuse patte qu'il préparit pour la route parce qu'il n'avaiit pas le temps, ils avaient pas le temps d'y aller. Donc dans l'histoire de la T, on nous dit non, on doit sortir d'Égypte. Qu'est-ce qui se passe ? On prépare la provision, il faut y aller. La pâte n'a pas le temps de lever. On cuit tout de suite. On a galett misère. Je dans la marqué que c'est le pain de liberté. Comment ça marche ? Dès le début on on dit la phrase mais si on réfléchit une minute, on dit un problème en vérité en Égypte c'était le pain dont ils étaient nourris. Et en sortant d'Égypte, c'est le pain qu'ils ont décidé de faire pour se nourrir. Le passage de laout, c'est-à-dire anmaia, on parle non pas du pain de l'esclavage du pauvre parce que le pauvre c'est quelqu'un qui dépend de l'autre. Sortir d'Égypte, c'est décidé, c'est créé. C'est pour ça que quand le pharaon vient et dit à Moché, "Vous sortez, Mosché dit non, on sortira quand on veut." Pourtant l'occase, elle est immense. Pas du tout. Parce que si je sors, parce que tu me dis je dois sortir, je suis toujours esclave. Ne plus être esclave, c'est faire le choix de son mouvement. Oui, en effet, nous avons commencé à faire la pâte. Il y a un moment, Mosché dit, "On y va, on décide de la faire cuire de cette manière." C'est un choix et on est passé du pain de pauvreté de celui qui est dépendant au pain de la liberté. On est dans la même chose mais la manière dont elle a été conçue transforme radicalement le rapport qu'on a au monde et aux choses. Est-ce que c'est l'expression d'un choix ou est-ce que c'est tout simplement quelque chose qui m'était complètement imposé ? C'est pour ça que le soir du CER, on va se réapproprier ce qu'on nous a transmis. C'est ce qu'on va essayer de faire. Donc on commence. Et après on dit col dit tout celui qui a faim qui vienne il mange. Tout celui qui est dans le besoin qui vienne et qui fasse p avec nous. Ça veut dire quoi tout celui qui a faim bien et mange pourquoi on commence par ça ? C'est quoi cette idée ? Surtout qu'on est à la maison. Surtout qu'on est à la maison. Vous savez, la tendance naturelle de l'être lorsqu'il est dans sa souffrance, c'est qu'il est focalisé sur elle. On est en train de dire que la force du peuple juif, c'est au moment où il vit sa difficulté de ne pas oublier de voir l'autre, c'estàdire se rappeler que peut-être quelqu'un en vérité lui aussi est dans une difficulté. physique seconde difficulté que distri celui qui est dans le besoin. Quelle différence il y a entre celui qui a faim et celui qui est dans le besoin ? 10 nomètres. Le premier c'est un besoin physique, le second besoin spirituel. Le soir du céder, on est là en train de se dire est-ce que j'assume ma responsabilité par rapport à l'autre mais pas juste par rapport à son corps, par rapport au désirs qu'il a de donner du sens. Je ne peux pas lui proposer de donner du sens si moi-même je ne connais pas encore le sens. Au début du céder, on est en train de dire que tout celui qui a faim, qui vienne et qui mange, mais il peut venir. La table est ouverte, il y a ce qu'il faut. Mais on va dire la seconde phrase, tout celui qui est dans un besoin spirituel qui vienne et qui fasse pessar. Pard, c'est-à-dire qu'il se retrouve dans un univers où paix la bouche sarquel il va pouvoir exprimer ses interrogations, ses angoisses, son besoin de comprendre. Mais est-ce qu'on a sur la table et autour de la table les mots qui vont permettre de répondre à son attente ? Oui, il y aura en effet suivant les origines oufilich, ça c'est pour la première partie. tout celui qui a ce tsorer ce besoinar qu'il vienne et qu'il fasse pessar c'est-à-dire est-ce que nous sommes prêts à répondre à p sar c'est intéressant que p sar veut dire pass over dieu est passé a-dessus des maisons mais p la bouche sar qui parle est-ce qu'on est prêt le soir du céder à faire en telle sorte qu'on ait cette liberté de dire de parler d'exprimer mais si l'autre c'est qu'il n'aura pas de réponse. Comment veux-tu qu'il pose sa question ? Vous voyez que dès le début, waouh, on pose de cadre et c'est génial parce que c'est tout un programme qu'on va mettre en place. Super. Donc on avance et là tout de suite, superbe, on fait donc ces ce trempage là qu'on a fait dans de l'eau salée qui n'est là entre autres que pour éveiller l'attention des enfants. Parce que l'enjeu de la soirée, c'est que les enfants soient là, ils posent des questions, il faut qu'il reste réveillé et pas le coup tu as dit "man tu vas dormir." Pas du tout. On leur fait faire une grossièse de 4h, on leur donne à manger du chocolat, il y a des bonbons, il y a de l'ambiance et ils vont rester avec nous jusqu'à 3h du matin minimum. Si pas 4, si pas 5. D'accord ? C'est un moment génial. Et là moi je vous invitais, vous êtes à la maison, je dis voilà maintenant vous savez la soirée du Céder c'est la soirée du questionnement. Donc vous attendez à que les questions fusent et cetera. Je dis et donc on commence la soirée du questionnement et je dis aux enfants, vous allez poser les questions imposées. C'est comme au championnat de monde patin sur glace, figure libre, figure imposée, question imposée. C'est pas très pas excitant comme histoire. On s'attendrait au contraire que voilà un débat qui s'organise les enfants viennent et disent et tout le monde est d'accord et les grands-mères sont contentes et tout va bien. C'est quoi cette histoire ? Le soir du CD est quelque chose de génial qu'on pose. Si vous avez grandi dans une famille pratiquante, pas nécessairement religieuse mais au moins pratiquante qui qui avait le rituel tous les vendredis soirs le kouche pessar et cetera. L'enfant, il a grandi là-dedans depuis qu'il est enfant. Je vous garantis qu'il posera jamais la question à son père. Pourquoi c'est toi qui fait le kidou chez pas maintenant ? Pourquoi c'est pas toi qui allume les bougie ? Pourquoi on fait une bénédiction ? Qu'est-ce qu'on dit dans la bénédiction ? Pourquoi est-ce que ça doit être du vin ? Pourquoi il faut qu'il y ait dealot ? Pourquoi il y a des mat ? Sil posent la question généralement s'il la pose généralement on entendra comme réponse. C'est comme ça. C'est la tradition. Alors, il y a quelqu'un qui a très bien chanté tradition. D'accord, c'est sympa. Comme c'est sympa not au bout d'un moment, c'est pas très nourrissant si ce n'est le repas quoi. Le soir du CDER, on dit c'est-à-dire quand le parent amène l'enfant à poser ses questions, il dit au fond le but c'est quoi ? C'est que l'enfant n'ait pas peur de poser des questions sur les évidences. Et au fond, pourquoi il faudrait manger ? Et je vous pose la question très simple. Le soir du séd qu'on est tous là et que on va sortir les matsodes pour les manger, je vous propose de poser la question c'est quand le couscous boulette ? Effroid dans la salle panique mais surtout pas c'est du ramet et c'est quoi le problème ? Mais on peut pas. Pourquoi on peut pas ? Pourquoi on peut pas ? Il faut manger de la mat. souvenir souvenir il y a pas de problème. On a les matsotes, on les a payé 25 € le kilo, elles sont là, elles sont truc, on va en manger. Voir même on fait un moment d'arrêt, de réflexion, de machin, de ce que vous voulez, de méditation, on raconte l'histoire, la sortie, l'Égypte, le machin, on fait une belle ambiance, on mange notre maa et après on fait un couscous boulette. On s'est rappelé qu'on a mangé des matsotes de la sortie d'Égypte. On s'est rappelé que nos ancêtres ont mangé des matodes aussi en Égypte. Super. Next. Posez la question et attendez la réponse. Souvent on risque de pas l'entendre. Un enfant le soir du CDI mais mon frère mon enfant. Faut va falloir que tu te poses la question aussi. C'est-à-dire, il y a un mot qui doit pas être présent dans l'histoire du Céd, même si on l'utilise, c'est le mot c'est la tradition. Non, il y a une raison. Il y a quelque chose qui se joue derrière et on doit chercher à comprendre parce que si tu comprends pas le sens quelque part, comment tu pourras le transmettre si ce n'est à travers le souci de filiation et cetera et qui est déjà très beau et qui est merveilleux parce qu'il y a des gens, ils savent toujours pas pourquoi ils font les choses mais ils les font encore. Moi je trouve ça exceptionnellement beau parce que ça veut dire qu'ils ont envie de de transmettre. Mais quelque part le soir du Céd on dit "Tu veux transmettre ? Tu veux transmettre ? Tu ne peux transmettre qu'à partir du moment où tu suscites chez l'enfant le désir de comprendre. Mais tu ne peux pas le susciter si tu as peur de la question parce que tu n'as pas encore la réponse. Alors ouvre le livre et apprends." Et je vais quand même être sympa. Je vais proposer une piste sur le hamet et la matsa. Le la Torah nous dit mais rien. Sachez que si demain vous avez un copain qui vient à la maison il est pas du tout juif et dit est-ce que ça te dérange pas de garder dans ton frigidaire je pars en vacances et mon frigidaire est cassé des affaires dites avec plaisir et vous amène là-bas le jambon de fleur Michon les huîtres. Non les huîtres ça se conserve pas. Enfin c'est comme ça qu'on dit je crois. D'accord. Enfin voilà, tout un toute une belle un beau stock de truc que même si vous êtes pas très pratiquant, c'est vous allez pas les manger quoi. Les écargot à la sauce bernise des trucs comme ça, c'est pas votre truc. Est-ce que vous pouvez ? Bien sûr, il y a aucun problème. Par contre, tu as un copain qui arrive avant Pessar, il te dit je peux te déposer un petit gâteau dans ton congélateur surtout pas. Va des rétro satanas mais il sera enfermé machin poinçonné truc non peut pas la Torah t'interdit totalement de posséder la moindre goutte de chez toi d'où cette fameuse vente qui est en vérité un système dans lequel tu dis le lieu dans lequel Yadur Hamet est loué à la personne qui n'est pas juive et donc tout ce qui est à l'intérieur pour l'instant lui appartient. Elle donne une somme d'argent qui est une forme d'avance sur l'achat. Et si à la fin des 8 jours elle veut l'acheter, elle doit compléter et elle peut le récupérer. C'est un système qu'on a trouvé par rapport aux gens qui avaient difficile de faire disparaître la totalité du ham avant. Mais généralement si on peut le faire disparaître, transporte bien. C'est quoi le problème ? Hamed et Matsa, ce sont deux mots qui sont identiques à une lettre près. Hamet mets matsa même c'est deux lettres. Si ce n'est que ramet, c'est avec la lettre au début et matsas, c'est la lettre. Au niveau de la graphie de la lettre, le c'est une barre horizontale, deux barres verticales mais qui sont connectés à la barre horizontale. C'est-à-dire on est un angle droit. D'accord ? Donc on a une barre horizontale et de barres verticales qui touchent la barre horizontale. Le H, ça c'est le mot rham. Le H, c'est aussi une barre horizontale. Sur la droite, une barre verticale qui touche la barre horizontale. Sur la gauche, une barre verticale qui monte mais qui ne touche pas la barre horizontale. Ce qui fait que vous avez une ouverture vers le haut. L'univers a été cré de la cabale par la lettre H. Ça serait tout un cours, c'est pas le sujet. La lettre H, c'est la lettre qui nous renvoie au mouvement dans deux directions possibles. Soit vers le haut, soit vers le bas. La lettre R, c'est un lieu dans lequel on va vers le bas. C'est-à-dire ce que l'on ne veut pas posséder à Pessar. Tu va essayer de comprendre pourquoi. C'est ce qui représente cet élément qui te tirera vers le bas, c'est-à-dire qui t'empêchera de te connecter au divin. C'est quoi cet élément ? Quand vous prenez une pâte et que vous la faites, au bout d'un moment, elle gonfle. C'est-à-dire cette pâte qui était plate d'un seul coup, ah, elle remplit totalement la cuisine. Quelque part, elle est impressionnante, mais au fond, c'est toujours la même quantité de farine et d'eau. Si ce n'est qu'à l'intérieur, il y a beaucoup d'air. C'est le monde du parître. C'est le monde de l'orgueil. Le texte nous dit, Dieu dit, il y en a un avec lequel je ne peux pas être présent, c'est l'orgueilleux. Non pas en tant que sanction, parce que l'orgueilleux se met au centre et il donne à Dieu la place qu'il désire. Le hamet symbolise ce monde du paraître dans lequel je me mets au centre de mon existence et dans lequel Dieu n'est qu'un élément que j'inscris à l'intérieur de ma vie quand je le désire, de la manière dont je le désire et dans les lieux dans lequels je le désire. On dit ça c'est quelque chose qui ne doit pas faire partie de ton histoire pour créer l'identité juive. C'est un point qu'il faut faire disparaître. Et cet orgueil n'est pas lié à un enjeu de religiosité ou pas. C'est le regard que l'on porte sur soi et c'est très intéressant. Comment est-ce qu'on arrive à ne pas sombrer dans l'orgueil ? Comment est-ce qu'on fait pour s'inscrire dans cette humilité qui est symbolisée par cette pâte qui est très plate de la matsin ? C'est très simple le passage de la matsa au hamets. C'est-à-dire ce qui fait que le pain de la liberté devient hamet, c'est quoi ? Et quand tout simplement le temps s'écoule et tu n'en fais rien. Une pâte tant que vous la travaillez ne devient pas ramè. Tu peux la travailler des heures parce qu'en la travaillant elle ne peut pas gonfler. Si à un moment tu arrêtes de la travailler, elle gonfle. Traduction double. C'est le travail sur soi constant qui te permet en effet de ne pas sombrer dans l'orgueil parce que tu vois tous les points sur lequels tu dois travailler. Tu as conscience de ton imperfection, non pas de manière stressante et lourde, mais tu vois que tu es un être en devenir. Et de quoi je m'en orgueillir alors que j'ai conscience qu'il y a encore tout un chemin que je dois parcourir dans tellement de domaines. Mais qu'est-ce qui m'aide à créer cette dynamique du mouvement ? Qu'est-ce qui m'aide à mettre en place ce travail sur moi ? C'est très simple. C'est c'est la conscience que j'ai de ce que veut dire être libre. Et c'est quoi la liberté ? avoir la maîtrise du temps. La matsa symbolise l'univers dans lequel j'ai appris à être dans la maîtrise du temps. C'est-à-dire que j'ai conscience de la valeur du temps dans sa dimension quantitative et donc à terme qualitative, c'est-à-dire le temps. Je peux lui donner une épaisseur, une densité dès lors que je décide de luier comme je me dois, comme je le dois. Et c'est ça en effet ce qui permet de ne pas tomber dans le ramet. être dans ce travail sur soi qui est lié à la conscience du temps qui passe et donc de l'interrogation sur ce que je dois faire du temps qui est mis à ma disposition dans ma vie. Et la première chose que je vais faire, c'est en effet m'interroger sur le mouvement que je peux opérer et la transformation que je peux construire chez moi. La conscience de cette transformation que je dois opérer me renvoie une forme d'humilité parce que je vois encore tous mes chemins à parcourir et quelque part on est dans la matsa là. On est véritablement dans quelque chose qui peut nous amener vers le haut parce qu'on vit dans cette conscience de la présence du divin. Donc on comprend un peu mieux pourquoi pendant cette fête on met de côté le ramet. C'est-à-dire on a parfaitement conscience que si on commence à introduire un tout petit peu d'orgueil à l'intérieur de notre vie et qu'on n'est pas vigilant par rapport à ça, au bout d'un moment les choses se démultiplient. Et à ce moment-là, on a donc ce travail qui peut se faire le soir du Sévre. On va avancer. On va avancer donc à ces quatre questions. Ces quatre questions qui sont l'état d'esprit que l'on construire à l'intérieur d'une famille pour amener un enfant à ne pas avoir peur d'interroger ses parents sur le pourquoi du monde des habitudes. C'est-à-dire pour ceux qui sont déjà parents ou pour tous ceux, c'est-à-dire la totalité des autres qui ne le sont pas encore et qu'ils deviendront un jour. Posons-nous la question : Est-ce que je construis un système dans lequel il y aura ce que j'appellerai une libre circulation de la parole à l'intérieur du système qui fait que l'enfant n'aura pas peur d'interroger parce qu'il sait que la question fait partie du système familial ? Et à ce moment-là, je sais que lui dire je ne sais pas, ne me pose pas de problème parce que je cherche à savoir etant que je cherche à savoir le je ne sais pas n'est pas l'expression de ma paresse mais beaucoup plus d'une incompétence technique à un instanté mais qui à un moment sera transformé parce que le je ne sais pas qui est le refus de la connaissance n'est jamais entendu de la même manière que le jeu ne sais pas qui n'est qu'un moment avant d'accéder à la connaissance. Et ça c'est ce qu'on doit essayer de j'ai envie de dire de transporter à l'intérieur de l'univers de la famille et qui va passer donc le soir du sévère. À partir de là, on va commencer donc et on va lire ce texte avec un regard que je vous propose éminemment critique, non point mais pour découvrir ce que ce texte est en train de raconter. On va commencer et on va dire à on va dire à l'enfant nous étions esclaves en Égypte. Et si vous réfléchissez un instant et vous avez un peu d'impertinence, vous direz c'est faux, nous n'étions pas. Ils étaient nous n'étions pas. Et d'ailleurs, on va le dire à la fin du texte. Et si Dieu n'avait pas sorti nos ancêtres d'Égypte, donc tu vois bien que tu parles de nos ancêtres. Enfin, c'est ce qu'on veut. Nous étions ou nos ancêtres ? Tu dis bien nos ancêtres. Ici, on est en train de nous dire la chose suivante. Nous étions parce que les âmes du peuple d'Israël étaient en esclavage en Égypte. Ça veut dire qu'on a tous été atteint, mais ça va plus loin. On pose ici, on pose ici l'enjeu de quelque chose. On se concentre, on pose ici l'enjeu de quelque chose que l'on va appeler aujourd'hui dans notre monde moderne le transgénérationnel. Il y a quelque chose qui est passé et vous savez que le texte nous dit va guerre qui guéritim vous aimerez l'étranger car vous étiez vous étranger en terre d'Égypte etim la torelle parle à chacun d'entre nous oui j'étais étranger pourquoi parce qu'il y a quelque chose qu'on cherche à préserver à l'intérieur de l'identité c'est le souvenir d'une expérience qui nous permet de mieux gérer la relation aux expériences auxquelles on sera confronté dans notre existence. J'ai besoin de préserver le souvenir non pas juste historique mais de quelque chose qui s'appelle ce sentiment d'être étranger pour mieux comprendre celui qui un moment se sentira étranger face à moi. Pourquoi ? Parce que si j'ai vécu cette expérience, c'est que je dois maintenant l'utiliser pour construire mon histoire future. C'est-à-dire que je me dois presque d'avoir une forme de reconnaissance par rapport à l'expérience qui me permet de développer une sensibilité accrue dans la relation à l'autre. C'est pour ça que la Torah a dit que l'Égyptien peut se convertir parce que tu le veuilles ou pas, à un moment l'expérience de l'Égypte a développé quelque chose chez nous. C'est une réalité comme une forme de reconnaissance, ce qui est énorme. C'est énorme. Mais quelle entitesse du système égyptien ? Pourquoi ? Parce que regardez en Égypte, qu'est-ce qui se passe ? Loyada est Joseph dit le texte se lève un nouveau roi en Égypte qui n'avait pas connu Joseph. Dites-moi vous savez combien de temps il a régné Joseph en Égypte ? 80 ans de l'âge de 30 ans jus à l'âge de 110 ans. Tu te rappelles plus ? Le texte ne dit pas cher loikir qui est le terme classique pour dire la connaissance de l'autre. Ach lada qui a tout fait pour que le savoir de ce que Joseph avait apporté en Égypte disparaisse. Parce que l'Égypte, c'est le lieu dans lequel on ne veut pas avoir de reconnaissance pour ne pas se sentir à un moment redevable. C'est-à-dire, c'est un monde dans lequel j'efface ce que l'autre a pu m'apporter pour me permettre de me sentir moins mal quand j'agirai comme je le désire par rapport à l'autre. C'est ça l'Égypte. Et quand on sort d'Égypte, qu'on a été imprégné d'un système pareil, il va falloir aller complètement à l'extrémité, complètement de l'autre côté, développer au contraire à fond cette dimension de reconnaissance parce que l'absence de reconnaissance, c'est la meilleure manière d'exclure l'autre de mon histoire. Et c'est pas pour rien qu'on nous demande tous les jours de développer la reconnaissance dans la relation à Dieu. Parce que si tu es capable d'être reconnaissant, tu auras toutes les bonnes raisons pour un moment faire disparaître l'autre de ton histoire. C'est pour ça que pour la Torah, c'est tellement important. C'est pour ça que c'est quelque chose qu'on doit préserver, garder et renforcer. Ça serait l'objet à mon avis d'un très long développement pour voir ce qui se joue aujourd'hui au niveau sociétal. C'est pas le sujet et je suis sûr que vous saurez le développer par vous-même. On avance et donc on parle justement de cette notion là et là je vais choisir évidemment deux trois éléments et on va avancer on va avancer dans le texte. Il y a un moment on va dire bon alors maintenant on raconte vraiment l'histoire mitrilazar. Au début, nos ancêtres étaient des idolâtres. Et après Abraham arrive, Dieu est là et Abraham devient Abraham. Qu'est-ce qu'on a besoin de nous raconter cette histoire ? Moi ce qui m'intéresse, c'est à partir de Jacob, les 12 enfants en Égypte, les 12 tribus et l'asservissement. Marqu non, on raconte le début de l'histoire. Pourquoi ? Pour montrer quel est l'élément qui nous a permis de perdurer l'histoire. C'est quoi ? la capacité de ne pas avoir peur de se positionner dans un monde complètement hostile. Abraham grandit dans un monde hostile. Un monde et un univers dans lequel la croyance dans un Dieu unique n'est pas présente. Un monde dans lequel la seule chose qui risque, c'est de se prendre ce qui s'est pris en pleine figure, c'est-à-dire le désir de le faire disparaître. Abraham est quelqu'un qui ne se soumet pas à l'univers de la pression sociale. Et la force du clan d'Israël, ça sera ça. C'est-à-dire d'être dans une société, d'incarner les valeurs auxquelles tu crois à travers ce que tu vis et ne pas avoir peur d'un système qui te demande de disparaître pour ne pas le remettre en cause. Point. On a besoin de raconter le début. Avodazara, c'est là où Abraham grandit. C'est là où Abraham donne au peuple d'Israël, j'ai envie de dire, sa signature spirituelle génétique mais qui n'a rien de déterministe puisque vous pouvez rentrer dans la génétique spirituelle du peuple juif quand vous vous convertissez. Donc quelque part, c'est l'ouverture mais qui sera l'élément central de l'histoire. La difficulté numéro 1 qu'on va avoir dans l'histoire, c'est qu'à un moment on va prétexter la nécessité d'être bien avec les autres pour ne pas résister à la pression qu'il impose. Non, mais c'est important parce que si à un moment on reste ce que l'on est, alors on va déplaire. Il y a un lieu dans lequel on a tout fait pour plaire. Ça s'appelait l'Allemagne. On a tout fait pour plaire. On s'est même converti. Il en masse, on connaît le résultat et parfois on retente la même chose et on a le même résultat. Mitazarrête de vouloir plaire. Arrête de penser que tu seras accepté dans un monde dans lequel tu remets en cause des systèmes à travers ce que tu es. C'est pas possible. Ce n'est pas possible. Tu trouveras dans l'histoire des individus qui seront capables de te voir source d'inspiration. Ce sont ceux qui se convertiront en judaïsme. Le reste c'est pas ton souci. Tu n'agis pas fonction du regard de l'autre. C'est évident mais c'est ce qu'on dit le soir du CD. Mitrila, c'est ça qui doit être la haala, le point de départ. Est-ce que je vais me coucher par rapport à la pression du monde dans lequel je me trouve ? Qu'est-ce que je suis prêt à sacrifier mon identité dans une tentative désespérée de plaire ? Un univers qui ne m'aimera que si je mets complètement de côté. ce qu'est mon judaïsme et en me demandant de le redéfinir d'une manière qui va leur plaire à eux aujourd'hui. Et ce que je vais dire cruel mais pas méchant. Le monde des médias n'est intéressé que par un judaïsme qui va dans le sens de ce que la société a à dire. C'est tout. Ça pose aucun problème parce que quelque part tu n'es pas bouleversant. Tu peux être légèrement inspirant sur certaines choses. Ça s'arrête là. À partir de là, on commence à raconter l'histoire. On raconte l'histoire et on développe et chaque texte demande et on va s'arrêter sur un petit texte. Il y a un moment, on va prendre la fameuse coupe de vin et on va la soulever et on va chanter chez Hamda. Ou alors vous savez comme je fais qu'il a fait, il y a plein de très très beaux et c'est ça. Alors on le chante. Super. Tu sais ce que tu dis ? Regarde la traduction. Même quand tu regardes la traduction, tu comprends ? Traduction littérale vei et elle c'est elle qui nous a maintenu à nos ancêtres et à nous. Car dans chaque génération, on a voulu nous détruire et Dieu nous a sauvé. Super question évidente et c'est elle qui nous a maintenu. Quoi la coupe de vin ? C'est quoi cette histoire ? Alors le veu premier c'est la promesse Dieu. Seconde lecture plus subtile qui n'invalide pas la première évidemment c'est le veuhi qui a réussi à maintenir le peuple juif. C'est quoi ? Ces quatre lettres. Vav he yod alf. Va 6 he 5 yod 10 alf 1. Évidemment vous avez toutes compris et tous à quoi on fait allusion. Vav c'est quoi ? Les six traités du Talmud. Les six ordres du Talmud. La transmission orale, le Talmud c'est la transmission orale de maître élève. He 5 les cinq livres de la Torah une référence qui ne bougera jamais. You les 10 les 10 paroles dans le rapport à Dieu, dans le rapport à l'autre. AF 1, la relation à Dieu. Qu'est-ce qui nous maintient dans l'histoire ? La capacité de comprendre qu'on a une transmission. Savoir qu'on a une référence qui ne sera jamais à géométrie variable. On sera plus ou moins loin de la référence. Mais la référence ne cherchera pas à s'adapter au désir d'une société. Elle sera là et on cherchera à voir qu'est-ce qu'elle a à nous dire. Après, on ne s'arrête pas la philosophie des choses, on passe à l'acte parce que l'acte c'est une manière de valider ta croyance parce que tant que tu es pas capable d'agir, tu as aucune certitude que ce que tu penses tu le penses réellement dans la relation à Dieu comme dans la relation à l'autre. Je t'aime, prouve-le. Super Dieu concrètement tu lui fais confiance quand il te dit de faire la toi. Tu crois que c'est pourquoi ? C'est quoi le but ? Qu'est-ce qui se joue derrière ? Et le alf cette foi dans le fait qu'il y a un créateur à l'univers et que l'univers la vi du sens. C'est ça qui était debout qui nous a permis de tenir dans l'histoire. Donc voyez, on a des lectures à plusieurs niveaux et puis on avance et puis vous comprenez maintenant pourquoi une soirée de céder ça peut durer jusqu'à 5h du matin parce que on a fait une fraction, une toute petite fraction et c'est pas un effet de manche que je vous fais 5h du matin, c'est alors on n'est pas obligé, on peut le lire à toute vitesse et c'est très bien aussi. Mais on arrive à un moment fondamental, le moment dans lequel on va manger la mat. Super. Alors à table déjà quand vous avez des enfants, c'est important de leur dire vous savez si ton arrière arrière arrière grand-père venait à table, il serait pas du tout dépays. La seule chose qu'il surprendrait c'est l'électricité, la plata, l'eau courante, les toilettes sont plus au fond du jardin. Ta grand-mère dirait c'est pas mal comme plan. D'accord, c'est sympa. Mais sur le reste, détente, on lirait le même texte, on le comprendrait de la même manière, on mangerait les mêmes choses, tout va bien. En dehors des éléments techniques présents, c'est la même chose. OK. Et donc déjà, c'est un premier point qui est quand même assez puissant. Après, on va prendre cette fameuse matsa. Cette matsa de préférence qu'on a faite à la main et aujourd'hui, ça se vend. D'accord ? C'est peut-être pour certains pas le meilleur goût mais c'est la matsa du céder et c'est celle qu'on a toujours mangé. Maintenant si on mange des matson fait la machine, c'est bien mais de préférence qu'on appelle schmoura, c'est-à-dire qui a été faite spécialement pour la soirée du sé avec des caractéristiques un peu spéciales. Je rentrai pas dans les détails. Et là, si vous venez chez moi à la maison, chez nous, pardonnez-moi, c'est pas chez moi, c'est chez nous à la maison, le soir du sé, alors si vous venez l'après-midi, vous allez me voir. D'accord ? Moi, moi personnellement, je d'accord être en train de faire une opération assez surprenante. Je suis dans la salle à manger, j'ai plein de sachets en plastique, j'ai une pile de matsotte, j'ai une balance électronique et je coupe les matsotes et je pèse et je pèse et je fais en fait de sorte qu'il y a au moins 28 g dans chaque sachet en plastique. Petit sachet comme ça. Et après, il pour le réfort. Chez nous, les HK on prend du réffort ou la salade généralement les deux. Je pèse, je mesure et je mets dans des petits sachets. Alors non, le réforement je le prépare et je le distribuerai comme ça. Et après, au moment où on va faire MSI matsa, tout le monde est installé, je donne à chacun son petit sachet. Avantie, attention, vous devez manger l'intégralité de la quantité qui est là en moins de 4 minutes et coucher sur le côté gauche. Comme vous êtes des gens très respectueux, vous le ferez. Mais j'attends la personne qui va me dire "Écoutez moi la matasse c'est pas je digère hein, mais c'est pas mon truc mais je vous promets, écoutez, regardez, donnez-moi un petit morceau. Je vais faire la bénédiction, je vais super me concentrer, je vais faire même un moment de méditation, peut-être un petit champ pour ambiancer le truc, je la mange, vous savez pas comment je vais vivre le truc." J'ai dit non. Et pourquoi ? Je dis "Parce que la Torah t'a dit que tu dois manger de la mat." Il dit "Mais j'ai mangé." Je dis "Non, tu as pas mangé. Comment je peux ? chez moi, tu as pas mangé. On s'arrête là. Très bien. Vous venez chez moi et vous voyez que j'ai fait une super mousse au chocolat. D'accord ? Vous me dites une belle coupe. Vous me dites euh je peux goûter comme je suis un gars sympa. Je dis goûte. Je reviens un quart d'heure après, il y a la moitié du bol qui a été mangé. Je dis eh mais j'ai goûté. J'ai dit tu as pas goûté, tu as mangé. J'ai dit non, j'ai goûté. Mais moi je considère que tu as mangé dit oui pour moi j'ai goûté considère que je mange si j'ai mangé la moitié et un peu plus. Qui a raison ? Tous les deux. Parce que tu as une vision de ce que s'appelle manger. J'ai une vision de ce que s'appelle manger. Tu as une vision de ce que s'appelle goûter. J'ai une vision de ce que s'appelle goûter. On va voir dans un couple. Écoute chérie, ce soir je repars au paddle. Non mais tu étais déjà hier et avant-hier. Attends une femme qui aime son mari. C'est une femme qui le laisse sortir au paddle tous les soirs. Ben, c'est pas ma vision de ce que ça veut dire. Ah mais c'est ma vision de l'amour. On fait quoi ? Proms does. Le soir du sé, on te dit mon frère, ma sœur qu'on soit bien clair dans la vie, il faut avoir une référence. Et nous, on a une référence. La Tor elle te dit manger, c'est ça. Tu manges moins, ça s'appelle pas manger, ça s'appelle goûter. Tout va bien mais tu as pas mangé. Parce que la Torah dans toutes les domaines, elle te dit mais qui donne la référence si c'est toi qui la donne l'autre il va la donner. La CPI a décidé que quelqu'un qui met des bombes sur un endroit et il y a malheureusement des dommages collatéraux, ça s'appelle quelqu'un qui doit être condamné pour crime contre l'humanité. Super. Et surtout quand on sait qui sont les membres. Génial. Ben oui, nous avons décidé que vous êtes un criminel parce que en vous défendant, vous n'avez pas averti les bombes qu'il faut s'arrêter juste là et pas ailleurs. Et ben pour nous, ça s'appelle criminel. Super. Tu dis quoi ? Rien. Pourquoi ? Parce que toi dans d'autres domaines, tu dis "Ben pour moi la Torah le plus important c'est ça. Dans le judaïsme, ce qui est important c'est l'esprit. Super. Donc c'est toi qui définit. Chacun va définir l'axe du mal contre l'axe du bien. C'est marrant parce que chacun dit la même chose mais sur l'autre. C'est quoi les limites ? Non mais l'humanité doit savoir qu'est-ce que c'est À l'époque c'était qui la référence ? Platon Aristote Lisait la République. C'est quoi une femme dans la République ? C'est rien. Ça possède pas. Ça a pas le droit de posséder. Ça pas le droit de vote. C'est rien. C'est Platon. Ouais mais relisez. Et aujourd'hui, je considère que un enfant ne peut se construire que si tu lui dis que ça croit de savoir à partir de 8 ans si tu es un garçon ou tu es une fille. C'est ça qui va l'équilibrer. Super. C'est la fameuse phrase. Moi personnellement je pense que le soir du céder quand vous mangez la matsa et la quantité de matsa. Alors si vraiment vous supportez pas, vous pouvez manger que 14 g. une opinion qui dit à 14 g, c'est déjà bien. Tout va bien. C'est pas énorme. Soir du Seigneur, on est en train de te dire mais construire une histoire, ça avoir une référence claire et la référence c'est pas toi. Parce que moi personnellement, je pense tu t'imagines dans un couple, tu t'imagines dans l'éducation. Moi personnellement je pense que des parents sympas, c'est des parents qui doivent laisser un enfant vivre ses expériences même qu'elles sont toxiques. On fait quoi ? Ah ben moi je pense autrement tu as le droit qui a raison qui a tort on attend de voir les vég superbe. Vous voyez un petit peu l'enjeu le soir du CD qu'on fait cet acte-là qui a l'air d'être un acte banal mais quand on comprend ce qui se joue, on est en train de dire sache que tu as une Torah et la Torah te donne des définitions dans tout et là sur quelque chose qui peut te sentir qui peut te sembler plusérile et c'est vrai mais même sur ça et regardez dans l'exemple je goûte ou je mange mais moi je considère que j'ai mangé moi je considère que tu as goûté alors vous allez dire c'est bon comme dirait l'autre ça mange pas de pain c'est pas grave c'est cas de le dire pour ça mais quelque part si vous poussez juste à l'étape d'après, vous avez vu les incidences que ça peut avoir dans notre vie. Une des raisons majeures aujourd'hui des désaccord dans les sociétés, dans les couples, c'est ça. C'est qu'on a pas de référence commune. On n pas de définition commune. Pourquoi ? Parce que chacun fait de son histoire sa propre définition. Et l'autre, il dit "Non, mais je veux pas c'est la religion mais toi ta religion c'est de ne pas en avoir. Donc c'est une religion." Non mais parce que vous êtes croyant en Dieu. Non mais toi tu crois que Dieu n'existe pas, tu es un croyant. Tu crois comme moi mais que Dieu n'existe pas. Tu as ta croyance et puisque tu as ta croyance alors tu as élaboré une vision du monde. C'est vrai, tu as le droit. Mais en tant que juif, on a une référence. Tuen veux passer ton choix. Mais à partir du moment où tu décides que tu peux définir, tu ne pourras jamais empêcher l'autre de définir et tu risques d'en être victime. L'expression la plus abouti, c'est le nazisme dans lequel on a défini le juif comme étant le cancer de la société. Donc il n'a pas sa raison d'être parce que si on ne le fait pas partir un moment, c'est toute la société qui s'écroule. Faut sauver un maximum de personnes au prix d'autres. C'est une vision. La Tor elle te dit s'il y a des assaillants qui sont autour d'une ville et qui disent "Nous livrer ce bonhomme, sinon on tue les autres". Tu livres pas. Il a le droit de se livrer lui-même s'il veut parce que qui t'a dit que lui il a plus de valeur ou moins de valeur que les autres ? C'est quantitatif. Lagma nous dit si quelqu'un te prend et te dit toi tu es le chercheur numéro 1, le truc le machin le bonhomme incroyable on te dit tu as vu le petit clodo là-bas si tu le tues pas on te tue. Dit tu peux pas s'il vous plaît. D'où tu sais tu penses que ton sang à toi est plus rouge que le sien. Qu'est-ce que tu sais ? Qui définit la valeur d'un être ? Qu'est-ce que tu connais ? Ça c'est ce qu'on appelle avoir des références parce que quand tu as pas de référence claire, tu peux pas construire ton histoire. Et à partir de là, évidemment on avance et c'est ce qu'on essaie d'inscrire le soir du Céber. Alors ça prendra peut-être du temps, mais à un moment les choses doivent être posées. Quand on continue, quand on va continuer le soir du Céder, qu'est-ce qui va se passer ? Il va se passer un autre point, c'est qu'on va boir ces quatre coupes. Ces quatre coupes qui symbolisent les quatre formes de libération. On va réfléchir. Se libérer, c'est d'abord s'arracher un système. Se libérer dans un second temps, c'est se sentir libre. Se libérer après, c'est créer un mouvement. Se libérer après, c'est choisir quel système maintenant on va se soumettre mais de notre plein gré, de notre propre volonté. C'est pour ça qu'elles sont importantes. Maintenant, il y a énormément d'autres choses. Pouvez pas vous imaginer la richesse absolument incroyable de ces textes. Et tout l'enjeu, c'est de savoir au moins les dire. On peut les dire en français et là je rentre dans quelque chose d'ultra concret. Le soir du CDER, si vous faites votre CD jusqu'à 5h du matin, c'est bien. Si vous le commence à 21h15 et vous le finissez à 23h, c'est très bien. Pourquoi ? Du moment qu'on a fait ce qu'on devait faire. On doit lire laada, la lire, si vous savez pas la lire en hébreu lis en français. Et les femmes comme les hommes peuvent la lire. Clairement, les gens n'ont pas envie de faire de débat qui pas de débat. On a lu l'histoire, on l'a raconté aux enfants, on boit les quatre coupes, on mange la matsa, on mange le maror et quelque part on avance et on construit et on a accomplit cette nuit sour. Maintenant, évidemment, ça serait bien que le repas soit consacré à des thématiques et des sujets qui tournent autour de cela. Évidemment, c'est des choses qui s'élaborent parce que parfois on est dans des univers familiaux dans lesquels on n' pas pris cette habitude, mais ça peut être le point d'entrée au moins d'ouvrir une réflexion sur ce qui se joue et sur le sens. Voyez d'abord dans le CD que vous allez faire quelque chose qui est extraordinaire parce qu'il est fait et après on a des zones d'amélioration, de progression, de dynamique qu'on peut mettre à l'intérieur. Je vous rappelle qu'il y a quatre coupes à boire. Les obligations sont comme pour les hommes, comme pour les femmes. Il y en a deux avant le repas, deux après le repas. Souvent les gens pensent que une fois qu'on a fini le repas, tout s'arrête. Non, il y en a deux. On va manger la ficomane. La ficomane, c'est ce tout petit morceau de matsa qui est là, qui nous rappelle le sacrifice de l'agneau pascal, d'accord ? que l'on doit manger. Clairement, si on a une personne qui n'est pas juive à table, on ne lui donnera pas de la ficomane. Parce que la Torah nous dit clairement que ça c'était quelque chose qu'on ne devait manger que en faisant partie du peuple juif. Si elle a envie de manger un marceau de sa symbolique qu'elle le fasse. Un moment faut pas avoir peur aussi. Vous savez quand vous dites au gens, écoutez, c'est comme ça que la loi nous dit. Je te méprise pas, je t'ai pas calculé. C'est comme ça. D'accord ? Ça, il faut pas l'oublier. Et après, évidemment, beaucoup ont l'habitude après de lire le Cantique des Cantiques, de chanter, de chanter et cetera et cetera. Maintenant, je vous raconter une histoire qui montre combien c'est important aujourd'hui de se battre et d'avancer. Cette histoire, je l'ai entendu d'une personne qui n'est plus de ce monde qui s'appelait le Rim Sigler avec qui le bonheur il y a des années et des années de faire des séminaires nous on les organisé. lui est un des intervenants et quelqu'un qui a eu tout un parcours. C'était un ami de K Bendit, il a fait M68 après il a fait un retour au judaïsme quelqu'un d'assez incroyable physicien. Il a l'habitude de raconter cette histoire merveilleuse je vais vous raconter qui ont rapport avec ça. L'histoire n'a jamais eu lieu mais elle est très belle. D'accord. C'est l'histoire d'un bonhomme qui est pas juif et qui est, on va dire, dans un petit village de Pologne à Stattle et il arrive là-bas et puis il a pas mangé depuis 2 tr jours, un pauvre homme. Et il voit là-bas, il rencontre un petit juif qui a pas l'air aussi d'être très riche et lui dit, "Dis-moi, j'ai très faim, tu sais où je peux manger ?" Il écoute, ce soir, les juifs ont une fête. Je vois que tu es pas juif, mais tu vas voir, ça va bien se passer. Ils ont une fête et dans cette fête, on dit quiconque a faim viennent et mange. Donc tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas aller dans la synagogue, tu vas mettre un couvrechef et tu fais comme eux. Quand ils se lèvent, ils se lèvent. Quand ils se baissent, ils se baissent. Quand ils font la gymnastique, tu fais la gymnastique avec tout le monde et après tu vas voir quelqu'un va sûement venir t'inviter. Maintenant, sache que le début du repas, d'abord prennent un verre de vin et quand on se lave les mains, c'est qu'on va commencer le repas. Gar il dit bon il va à la synagogue il fait il se lève fait la gymnastique super et quelqu'un vient le voir dit vous avez où manger il dit non venez à la maison ah génial génial il arrive et voit une table dressée super oh là là quelle chance ici c'est un bon plan et en effet comme on lui a dit on met à tout le monde un verre de vin et cetera, on lui dit attention faut boire le verre de vin un peu couché il dit bon c'est peut-être des traditions dit je vais pas trop manger. Non non mais c'est pas grave, il faut boire la majorité. Bon il fait ça, il voit que le bonhomme il prend le verre de vin, il raconte une histoire au verre de vin, il sait pas ce qu'il lui dit. Après on dit on va se laver les mains. En vérité vous savez que le soir du CER, on se lave une première fois les mains avant de faire le trempage et après on lit toute la gada et c'est seulement après qu'on va se relaver les mains avant de manger la msin. Donc lui il est pas au courant, on se lave les mains, génial, on va manger. Et en effet, on vient à table et là on fait passer alors c'est une tradition hkenase suivant les des radis. On dit à chacun tu prends un radis, tu le trempes dans l'eau salée et tu le manges. Il dit je peux pas voir tr qu on lui explique non parce que si tu manges trop de radis maintenant il y a un problème au niveau de la bénédiction d'après enfin c'est un truc un peu technique faut pas en manger trop. Bon, c'est un apéro limite mais bon, il fait son truc, il mange son rally et là il voit que tout le monde ouvre un livre comme il comprend pas les dit bon, ils ont peut-être la tradition de faire des bénédictions avant et peut-être de dire à l'homme nu. Donc il commence et il voit qu'il commence à lire 5 minutes 10 minutes, un quart d'heure 20 minutes. Il y a un qui lève la mais j'ai pas compris. Il dit laisse tomber pas compris. Elle dit et il commence au bout d'une heure il en peut plus, il a rien compris et le maître le dit on reprend un verre et on reboit coucher. Il dit celui-là il va me coucher ce deuxième verre. Il le reprend, il boit son verre. Après on on se lave les mains. Il il a oublié qu'on s'est déjà lavé les mains. C'est pas grave, on se relave. Et là, il arrive, tout le monde se rassoit, il voit que à un moment il ouvre un plateau et il sort comme des bouts de contreplaqué. C'est les matsotes fait à la main un peu. Il distribue à chacun et dit "Tu manges le truc couché ?" Il prend bien sûr, c'est pas la brioche de chez machin, c'est un peu dur. Il avale son machin, il se dit là il y a un truc qui va pas et là on dit maintenant maror c'est quoi ? On dit c'est la salade. Il dit bon mais comme c'était desquazes c'était du réfort. Vous savez que chez nous à la maison qu'on prépare le réffort rentrez dans la cuisine généralement c'est que les garçons qui vous les voyez l'impression que c'est des terroristes. Lunette de ski fermé jusqu'ici c'est d'une puissance incroyable. La rissa c'est la rigolade à côté le réfort la racine de réfort. Et chez nous à la maison, on la rappe mais il y en a moi entre autres qui la me prenons en morceaux. Donc ça dégage bien. OK. Et là on lui dit maintenant tu vas prendre ça et tu vas le manger. Il dit je dois me coucher. Il dit non non ça va te coucher tout seul. Il prend le truc il se demande ce que c'est. Il commence à croquer l'horreur. Il dit "Bon, ils ont chopé que je suis pas de chez eux, ils sont en train de faire un plan. S'il continue, je dis que je dois aller aux toilettes et je m'en vais." C'est une cata. Et à ce moment-là, le maître de mes dit "On reprend le bout de contreplaqué, on remet la salade entre les deux, on fait un sandwich et on remange couché." Donc il dit ça, qu'est-ce qu'il fait ? Ouais, j'arrive. Il s'en va, il en peut plus dehors, il va dormir. Le lendemain matin, il rencontre le petit juif qui lui avait dit "Vas-y, dit ça me fait plaisir de te voir." Il dit, "Ouais, ça s'est bien passé." Il dit "Bien sûr que ça s'est bien passé." Et il commence "Ouais, salt machin, les coupe de vin, le truc, la salade, le truc, on peut plus. C'est horrible le espèce d'idiot." Comment espèce d'idiot ? Espèce d'idiot. Tu es parti une minute avant le repas. C'est quoi cette histoire ? Rappelons-nous que le peuple juif, on a vécu beaucoup de maror, on a mangé beaucoup de matsa qui était le pain de misère et certains se lèvent et partent une minute avant le repas. On est peu de temps avant le repas. On est dans une période dans laquelle quelque part ces événements les a vécu, nos ancêtres les ont vécu, nos parents les ont vécu. Et là, on est peu de temps avant que justement les choses s'ouvrent. Quelque part l'enjeu, c'est de valider l'histoire de nos parents en continuant à être les maillons forts de la chaîne du clan d'Israël. C'est ce que je nous souhaite que pessar qui arrive soit ce qu'on appelle pessar cachéar. Amen. Un pessard heureux, un pessard dans lequel il y a de la joie et que très rapidement on arrive véritablement à ce qu'on appelle la guoua, c'est-à-dire la libération totale aussi bien du clan d'Israël que de l'humanité. Amen. Je remercie pour votre écoute.