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Empathie & bienveillance - Rav Elie Lemmel

Empathie & bienveillance - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Moussar
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Vaéra. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Empathie & Bienveillance" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Peut-on être bienveillant tout en maintenant une distance émotionnelle ? - Pourquoi l’indifférence est-elle perçue comme une forme de violence morale ? - Comment la bienveillance peut-elle se manifester dans des actions apparemment insignifiantes ? - Comment le concept de « Nisouin » (mariage) reflète-t-il l’idée de soutien et de bienveillance ? - Pourquoi le manque de compassion est-il une des causes de la destruction spirituelle ? - Quelles actions concrètes peut-on entreprendre pour éviter de blesser l’autre, même involontairement ? - Comment la sensibilité de Moshé (Moïse) envers les autres devient-elle un modèle pour le peuple juif ? - Peut-on être bienveillant sans véritablement comprendre ce que l’autre ressent ? - La bienveillance nécessite-t-elle une réciprocité ? - La bienveillance est-elle une illusion dans des contextes de relations inégalitaires ? - Quel lien existe entre la bienveillance et la perception que l’on a de soi dans les relations humaines ? - Pourquoi Dieu utilise-t-il le pluriel « Naassé Adam » (Faisons l’homme) en parlant avec les anges ? - Comment la construction du peuple juif repose-t-elle sur la sensibilité et l’empathie ? - Comment les textes bibliques et talmudiques justifient-ils l’importance de la compassion dans les interactions humaines ? - Pourquoi la Torah demande-t-elle de prier pour un malade à ses côtés plutôt qu’à distance ? - En quoi les actions quotidiennes apparemment banales contribuent-elles à l’empathie ? - Qu’est-ce que la notion de « natan einav vélibo » (il a posé son regard et son cœur) enseigne sur l’empathie ? - Quel est le lien entre l’empathie et la manière dont les individus interagissent dans des situations du quotidien ? - Pourquoi la Torah insiste-t-elle sur le souvenir des souffrances passées, comme l’esclavage en Égypte ? - Quand doit-on privilégier les besoins humains immédiats aux pratiques religieuses formelles ? - Jusqu’où doit-on se rendre accessible à la douleur d’autrui sans se perdre soi-même ? - Pourquoi l’absence de bienveillance (par exemple, la médisance ou l’indifférence) est-elle décrite comme une menace spirituelle majeure ? - Comment la bienveillance est-elle liée au respect des émotions d’autrui dans le couple ? Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr bonsoir à toutes et à tous donc le thème de ce soir a été intitulé empathie et bienveillance vous savez chaque semaine normalement le thème est en rapport avec la parachat on est en plein dans l'histoire de l'Égypte de l'exil d'Égypte pourquoi est-ce que ce thème émerge à partir de deex alors si vous voulez bien on va faire un petit retour en arrière on va aller explorer le point de départ de cette histoire qu'on a démarré la semaine dernière avec l'émergence de celui qui va être à l'origine de toute la délivrance du peuple d'Israël donc le texte nous dit que il y a un homme de la maison de Lévi qui vient qui prend une fille de Lévi il s'agit de amreved il se retrouve à nouveau ensemble ilcoup il retrouvent leur couple et puis il donne laissens à Moché très bien donc vous connaissez l'histoire la semaine dernière on a longement développé tout l'enjeu des noms et le texte nous dit que cet enfant donc né avant terme et donc pendant un certain temps sa mère le cache et puis un moment elle sait qu'elle ne peut plus le cacher alors qu'est-ce qu'elle va faire elle va le mettre sur cette petite embarcation qui va être déposée sur le Nil et sa sœur Myriam va être là pour pour vérifier ce qui se passe très bien et puis à un moment le texte nous relate que on a la fille du pharaon qui s'appelle bitia qui descend près d'une île et à ce moment-là elle découvre ce petit berceau qui est dans cette petite embarcation et le texte nous dit que elle voit ce qui est li à l'intérieur elle découvre qu'il y a un enfant va tirer où est elle voit l'enfant et suite du verset et le jeune est en train de pleurer alors évidment tout de suite no maî s'arrête sur cette curiosité dans le verset puisque le verset normalement aurait d dire elle voit qu'il y a dedans y c'est un petit enfant et voici qu'il pleure ça aurait été normal là il y a unot éaire ce mot c'est le mot Nar et Nar ça désigne un enfant plus âgé alors on se pose la question attends c'est quoi cette histoire elle voit un bébé et nous savons que c'est un bébé mais celui qui pleure c'est narar c'est un enfant plus âgé il y a à ce moment-là plusieurs lectures du texte qui sont faites mais il y a un maître qui s'appelle le tour le tour c'est un maître du Moyen-Âge il a écrit entre autres un ouvrage majeur qui s'appelle Arim qui est à l'origine même du du code de loi juif ce sont des géants dans la Torat et il a écrit un commentaire sur le KH et ce commentaire s'appelle et une des particularités de ce commentaire c'est que il rapporte beaucoup dematriot c'est-à-dire de ce qui a trait à l'univers non pas de la numérologie c'est pas du tout ça mais des correspondances entre des mots et des explications point on va voir quelle est son explication sur place il y a midra un texte de la tradition rque qui nous dit voici qu'il y a un jeune qui pleure et bien il s'agit de qui il s'agit de Aaron son frère et c'est intéressant parce que c'est ce qui nous Peret prendre la suite du verset dans lequel la fille du pharaon dit ah cet enfant doit être un enfant des Hébreux car en effet si vous voyez un petit bébé abandonné il est juif il est pas juif qu'est-ce que tu sais mais là elle voit na un enfant un peu plus grand qui est pas loin et qui pleure et cet enfant identifie comme étant un enfant qui qui appartient à l'univers des Hébreux et elle dit donc sans doute celui-là aussi le Balat me fait remarquer quelque chose de bouleversant il dit lorsque vous prenez la valeur numérique de ces trois mots du mot naarbé un enfant qui pleure et bien vous avez la même valeur numérique que Z Aaron àen il s'agit de Aaron le prêtre il y a quelque chose ici d'assez incroyable il y a quelque chose de bouleversant c'est que le point de départ du processus de libération il démarre lorsque vous avez un frère qui pleure pour son autre frère lorsque le frère de Moché n'est pas loin et pleure parce qu'il voit son petit frère dans cette situation le texte plus tard va nous dire la chose suivante Moché va naître il est né pardonnez-moi il va grandir il va grandir et il va de manière assez paradoxale grandir dans la maison du pharaon c'est-à-dire que le pharaon va élever chez lui celui qui va un jour sortir les enfants d'Israël d'Égypte paradoxe chose incroyable et le texte nous dit que va m mé a grandi va et il est sorti vers ses fr VO le souffrance n maî s'interrog sur le sens de ce verset m grandit sort vers ses frères et sur place le midrage va nous dire M grandi la grandeur de Moch c'est le fait qu'il sort vers ses frère et dit le textean ce qui veut dire il a posé sur eux son regard viibo et son cœur liotem pour pouvoir vivre leur souffrance intéressant de voir que tout le processus qui va faire aboutir à la création du peuple juif puisque l'histoire vraiment du peuple d'Israël commence à la sortie d'Égypte commence avec deux moments très forts le premier aaron est là et voit cette souffrance et pleure la souffrance de son frère et puis Moché qui est dans les ors du palais et qui descend va yer se confronter à la souffrance de ses frères et le texte nous dit Nathan av Vibo il a posé sur eux einav son regard velibo et son cœur intéressant de voir cette terminologie qu'est-ce qu'on est en train de nous dire ici le regard c'est j'ai envie de dire quelque chose qui est entre guillemet objectif c'estàdire on voit quelque chose on voit la même chose après la lecture que l'on va faire c'est une seconde démarche mais on va tous la même chose Libo son cœur c'est ce que j'appellerai le monde des émotions Moché en vérité au moment où il va commencer sa démarche vis-à-vis de son peuple fait en telle sorte de ne pas regarder l'histoire de l'autre à travers le prisme de ses émotions mais se donne les moyens de découvrir réellement ce qui se passe et une fois qu'il le voit réellement à ce moment-là il va mettre à l'intérieur de cela son cœur et la totalité de ses émotions il est intéressant de voir que l'histoire du clisraël commence sur une démarche dans laquelle on inscrit le désir de se confronter à la difficulté de l'autre et on ne se protège pas émotionnellement traduit de manière différente ceux qui vont créer l'histoire du peuple d'Israël ne sont pas ce que j'appellerai des hypochondriac de leur confort psychique ils ne se protègent pas ils vont se confronter à ce que l'autre est en train de vivre avec tout ce que ça représente avec tout le bouleversement que ça peut créer chez eux avec les pleurs de haaron avec le fait que nathanavelibo à ce moment-là l'histoire du clisral peut commencer et donc on a ici à travers ce point d'entrée une indication sur ce qui devrait être un petit peu le fil rouge de l'identité juive et ce tout au long de l'histoire vous savez que lors de toutes les fêtes toutes les semaines d'ailleurs le shabbat et bien dans les textes que l'on prononce à l'entrée de ces fêtes lorsque l'on fait le kidouche lorsque l'on sanctifie le jour sur un verre de vin on fait de manière récurrente rappel àraim à la sortie d'Égypte c'est-à-dire comme si au fond on avait besoin de garder clairement en tête l'expérience de ce que nous avons vécu en Égypte vezarta le verset et tu te rappelleras que tu as été esclave en Égypte au fond dans la vie on préfère oublier les moments difficiles on aime bien faire en telle sorte qu'il disparaisse de notre esprit parce que c'est pas très sympathique et agréable la T ne dit pas du tout nous avons l'obligation de garder en tête l'expérience que nous av on vécu et chaque année à pessar nous allons nous rappeler le vécu de cette souffrance et non pas juste exclusivement la joie de la délivrance parce que nous devons préserver notre sensibilité parce que dans la vie on se confrontera à d'autres qui sont dans leurs souffrance et la Torah me demande de garder intact à l'intérieur de moi cette sensibilité pour pouvoir faire preuve de compassion vis-à-vis de l'autre pourquoi pour une raison très simple c'est que je ne peux pas véritablement apporter à l'autre quoi que ce soit si je n'arrive pas et je ne me donne pas les moyens de ressentir ce qu'il est en train de vivre or ce qui est important ce n'est pas tant les mots que l'on prononce mais c'est avant tout ce qu'il véhicule de vrai et qui passe à travers un sentiment qui nous habite la Torah nous dit nous ne devons pas mettre de côté le souvenir de notre souffrance pour pouvoir lorsque l'autre est dans cette souffrance partager réellement avec lui ce qu'il est en train de vivre en deux mots comme je l'ai dit tout à l'heure on ne se protège pas et cette idée là on va la retrouver entre autres un peu plus tard après la sortie d'Égypte au moment où le peuple d'Israël va se retrouver confronté à Amalek Amalek vous savez c'est ce peuple qui tout au long de l'histoire va décider à décideré va continuer à tout faire pour nous détruire Amalek c'est celui qui ne supporte pas la présence du peuple juif dans l'histoire au moment où cette bataille contre Amalek la première commence la Torah nous dit que mocherabenou Moïse va venir pour prier pourquoi parce que vous savez très bien que dans une bataille il y a à la fois quelque chose qui se joue dans les dimensions spirituelles et dans les dimensions terrestres et que les deux sont connectés flamaté elle flamaté le texte dit 1000 par groupe à l'époque du roi David lorsqu'il partait à la guerre il y avait 1000 personnes qui priaent qui étudiaent et 1000 soldats qui partai à la guerre parce qu'on savait parfaitement que les deux étaient fondamentaux et donc Moché sort et va prier alors essayons d'imaginer la bataille est déclenchée Moché va pr la logique serait qu'il rentre à l'intérieur de sa tente il y a pas de synagogue à l'époque dans un lieu dans lequel il peut se concentrer pleinement et qu'il prie avec toute sa force et toute son intensité or c'est exactement le contraire qu'il va faire le texte nous dit que Moché sort il va et il va se mettre au-dessus du champ de bataille à proximité immédiate plus que cela le texte nous donne une précision qui a priori n'est pas nécessaire il est accompagné de Yoshua et deour il est accompagné de deux personnes Aaron etour pardonnez-moi qui sont là va ils prennent une pierre et il s'assoi sur la pierre pardonnez-moi si Moché a besoin de s'asseoir je pense qu'on peut quand même lui trouver un petit tabouret quoi même si c'est pas un fauteuil en cuir modèle Chesterfield mais bon ça va on peut lui trouver une petite chaise quoi petit truc de camping re ilass sur pass priorièement superfl non pas du tout ne pe pas prier S ne se donne pas les moyens de ressentir au maximum ce que ceux qui sont sur le terrain sont en train de vivre la première ch c'est le inconfort alors il do prier quand ass sur une chaise pas mal quand sur une pierre c'est plus compliqué aller sur le champ de bataille c'est se confronter pleinement avec l'enjeu avec ce qui est en train de se passer et c'est ce qui va faire que sa prière sera plus vraie parce qu'il arrive à ressentir un temps soit peu ce qui est en train de se passer de se jouer c'est la raison pour laquelle Allah nous dit la loi juive nous dit que nous nous devons de prier pour un pour un malade à côté de lui parce que lorsque tu es proche tu ressens tu peux imaginer et les maîtres du moussar nous disent que si l'être humain était doté de quelque chose d'incroyable qu'est-ce qu'on appelle koad Mayon c'est-à-dire la capacité de savoir se représenter d'imaginer les choses et bien ce Kad Mayon il est là pour pouvoir se donner les moyens de ressentir ce que l'autre est en train de vivre et à partir de cela d' plus vrai et plus authentique dans la relation c'est à ça que ça sert et non pas fantasmer sur des bateaux ou sur ce que vous voulez Koon a été donné à l'individu pour lui donner pour lui pour lui permettre d'être plus vrai dans l'univers de la relation à l'autre face à celui qui en effet serait dans quelque chose qui peut être du domaine de la difficulté de la souffrance ou d'autres choses alors évidemment pour pouvoir réussir à développer cela comment est-ce qu'on met ça en place comment est-ce qu'on arrive à mettre ça en place et surtout comment est-ce qu'on construit ça dans le monde des relations au quotidien puisque au fond quand la Torah nous dit ça c'est qu'il faut qu'on se pose la question de savoir comment on va le traduire de manière concrète alors la première chose commence par le fait que la tor nous demande de ne pas nous protéger la tor nous demande de ne pas nous protéger c'est-à-dire la tor nous demande de faire en telle sorte que on puisse ressentir ce que l'autre est en train de vivre mais de manière très intéressante le point de départ de cela ne va pas nécessairement commencer par quelque chose qui est du domaine de la difficulté mais au contraire par ce que l'on appelle l'univers de la joie c'est-à-dire que pour pouvoir apporter quelque chose à quelqu'un il faut en premier lieu savoir partager avec lui tout ce qui va à l'intérieur de son existence comment ça commence et par quoi ça commence je raconter une histoire vraie avec un maître qui s'appel le Rabel khanan vasserman Rabel khanan vasserman a été un des très très grands maîtres qui a était malheureusement qui a disparu pendant la Choa c'est un des plus grands élèves du rafim Rabel khananman était un géant absolu mais il avait une particularité c'est qu'il avait toujours dans sa poche plein de petites boîtes d'allumettes vid pourquoi parce que là où il était les petits enfants faisaient comme on dirait aujourd'hui des collec des collections et lorsque les enfants passai et bien régulièrement il leur donnit des boîtes d'allumettes pour leur collection de petites boîtes d'allumettes vous allez me dire cette histoire elle est mignonne sauf que cette histoire on la raconte à propos de quelqu'un qui est en géant t avec des responsabilités colossales dans le peuple d'Israël mais qui quelque part savaiit ce que pouvait représenter quelque chose qui à ses yeux était dérisoire par rapport à un enfant faire preuve de compassion être capable d'être réellement proche de l'autre c'est un moment décidé de se donner les moyens de garder en tête que le ressenti de l'autre n'est pas le même que le mien et que ce que je considère comme étant quelque chose qui n'a peut-être pas très beaucoup d'importance peut en avoir énormément par rapport à lui et cette idée là on la retrouve où on la retrouve à travers un texte très surprenant au début de la Torah en effet la Torah nous nous relate quoi elle nous relate le moment dans lequel il va y avoir cette fameuse rencontre entre Abraham et ces trois personnages qui vont lui apprendre qu'il va donner naissance avec son épouse à leur fils hitrak vous rappelez de l'épisode Abraham est là dans l'attente d'invité et puis à un moment il voit aré au loin ce que lui identifie comme étant trois Bédoins mais qui sont en vérité trois envoyés divins qui ont pris une apparence humaine et le texte nous dit que lorsqu'il les voit il courent à leur rencontre et qu'est-ce qu'il fait il leur propose de venir mais il leur dit quelques mots venez prenez un peu d'eau je vous donner un peu de pain reposez-vous quelques instants et au même moment il va mettre en place quelque chose d'énorme dans lequel une quantité de pain de la viande pour chacun une langue ENF c'est énorme quand vous regardez le texte et vous savez mesurer puisquon nous donne les quantités c'est colossal qu'est-ce qu'il fait Avraham a vinous essae d'imaginer ce que peut ressentir un étranger au moment où tu lui proposes de venir chez toi il est prêt à recevoir mais pas tout ce que tu as envie de lui donner Avraham en utilisant ces termes donne les moyens à l'autre de se sentir bien il fait en telle sorte que l'autre n'a pas peur d'aller parce que si on te propose un peu d'eau et un peu de pain et te reposer quelques instants ça va je ne me sens pas gêné mais lui en vérité il a en tête quelque chose de beaucoup plus grand mais s'il l'annonce l'autre risque de ne pas venir parce que il risque de se sentir gêné Avraham ici est en train de nous apprendre comment est-ce qu'on arrive à tenir compte de la sensibilité de l'autre pour pouvoir lui apporter ce dont il a besoin et en fait tout ce qui tourne autour de notre sujet va d'abord se retrouver à l'intérieur de cela essayer d'imaginer qu'est-ce que l'autre peut vivre comment est-ce qu'il peut le ressentir qu'est-ce que ça veut dire par rapport à lui et à partir de cela adapter la totalité de mon approche fonction de la réalité de l'autre c'est-à-dire mettre complètement de côté ma propre sensibilité mettre complète de côté la manière dont moi je comprends et dont je vois les choses et donc à partir de cela agir exclusivement par rapport à ce que l'autre peut ressentir par rapport à ce que j'imagine de ce que l'autre peut ressentir au fond le monde des relations humaines ne peut se mettre en place que dans la mesure où l'on fait un choix qui est de décider qu'on n pas une référence de décider que je ne suis pas une référence que ma perception ma sensibilité mon ressenti ce n'est pas quelque chose qui a une dimension d'absolu mais que ce qui m'intéresse c'est de réussir à percevoir ce que l'autre est ce qu'il ressent or la plupart du temps la nature de l'être c'est de considérer que sa manière à lui de vivre de ressentir et de voir les choses c'est comme cela que ça doit être et à partir de cela évidemment tu ne peux pas faire preuve ni de compassion ni de quoi que ce soit par rapport aux individus que tu vas rencontrer ni bienveillance ni quoi que ce soit la bienveillance elle commence dès lors que je suis prêt à mettre de côté complètement comment moi je vois les choses comment je les comprends comment je les ressens et je me mets complètement à l'écoute de ce qu'est l'autre de la manière dont lui va le vivre et c'est ça qui est te une histoireès je sais je suis pas je pas la Trib des l je n' pas au sousoupe qui s'pp si mes amis disent ané je monte c'est quoi cette histoire de fou Yod je sais qui je suis qu'est-ce qu'il est en train de nous raconter rabiossi rabiossi est en train de dire si l'autre considère que je suis Cohen et que moi je lui dis non comment est-ce qu'il va le vivre c'est ça qui m'orte c'est-à-dire l'autre dit c'est comme ça tu es Coen si tu penses Coen Co pas de problème dans la mesure où juive lui permet de bénir aussi parce que tout le monde peut bénir ça pose pas de problème qu'est-ce qu'il est en train de nous apprendre est en train de nous dire que faire preuve de bienveillance faire preuve de compassion faire Preve de gentillesse c'est essayer d'imaginer comment l'autre va vivre les choses qu un moment je réagirai par rapport à ce qu'il me dit i si ça va c'est pas grave mais à partir du moment où je suis dans le dénis de la parole de l'autre je le touche au niveau de sa sensibilité c'est la raison pour laquelle l'mar nous dit mais regardez que lorsque quelqu'un a une certitude tu n'as pas la remettre en cause puisqu'il est persuadé que alors dans ce cas-là c'est comme ça surtout qu'il y a pas d'u il y a pas d'u est-ce que déjà ces notions là on est prêt à les inscrire dans notre réalité quotidienne pas simple parce que on n'est pas prêt à imaginer que même dans une discussion entre deux individus remettre en cause la parole de l'autre peut être un élément qui le touche plus que cela vous savez que la T commence par un bête le bête c'est le bête de bchit bchit ça veut dire au commencement bête a comme valeur numérique 2 et elle nous ouvre au fait on est sans arrê confrontter à la notion choix et le choix dans la toré nous a proposé très vite lorsque Dieu va créer l'humain lorsque Dieu va créer l'humain il va dire la chose suivanteim Dieu a dit Nass Adam faisons l'humain quoi faisons pourquoi y faisons en pluriel c'est curieux je fais Dieu est unique le faisons nous ouvre à une dimension de pluriel et en effet si vous lisez le texte vous pouvez dire B alors peut-être qu'en vérité ce concept d'un Dieu unique mais c'est pas vraiment ça la preuve c'est que le texte nous parle d'un pluriel et donc il y a en effet plusieurs divinités dans le monde dont une qui s'appelle Dieu il y en a d'autres qui sont à ses côtés la preuve c'est que quand il faut créer l'humain il parle au pluriel on est d'accord sur la base de ça on c'est marqué dans le texte c'est un pluriel d Mo tu as raison c'est vrai c'est vrai mais en vérité quand Dieu dit ici faisons il est là pour t'apprendre quelque chose de fondamental c'est qu'il se tourne vers cette première créature que l'on appelle les anges qui en vérité sont toutes les énergies qui permettent à l'univers de fonctionner et se tourne vers eux comme s'il leur demandait leur avis d'abord pourquo tu as besoin de le demander le et même si tu penses qu'il faut le demander le avis dans tous les cas de figure tu es en train de tirer une balle dans le pied parce qu'en utilisant pluriel tu en train de mettre et de créer un risque que les gens pensenten effet il y a plusieurs divinités pouro TR pareil dis Dieu prend le risque d'une mauvaise lecture du texte parce qu'il veut nous apprendre cette importance de faire en telle sorte que celui qui pense se retrouver dans une forme d'infériorité par rapport à toi ne le vive pas de manière négative la relation entre Dieu et sa création c'est une relation qui est exclusivement verticale et même ces motsl sont un peu pauvre en vérité c'est pas par rapport aux anges c'est pour nous apprendre quelque chose à nous pour nous apprendre qu fait faire preuve de bienveillance c'est être capable d'imaginer ce que l'autre peut vivre lorsqu'il est dans une relation qui structurellement est verticale pour faire en telle sorte que la verticalité de la relation ne puisse pas à un moment l'affecter d'une quelconque manière la relation est verticale entre Dieu et les anges elle peut pas être horizontale elle est pas au même niveau si je suis le patron et que la personne travaille pour moi elle est verticale la relation c'est moi qui tou à la fin du moi faire en T sorte qu'il soit payé donc c'est-à-dire que structurellement parlant on est dans une vertic é mais je dois être capable de m'imaginer qu'est-ce que l'autre peut vivre à travers cette verticalité mais je me comporte bien non je dois faire en telle sorte que l'autre puisse percevoir que pour moi il est au même niveau si ce n'est qu' un moment c'est moi qui vais donner les ordres mais un moment comment je fais pour être sûr que au-delà de ce qui est nécessaire il ne puisse pas se sentir mal vous imaginez un petit peu ce qu'on demande de faire Nass Adam au fait messieurs les anges d'après vous on fait l'homme on fait l'humain c'est toi le patron non mais votre avis m'intéresse et quand Dieu le dit c'est que vraiment çaintéresse la preuve c'est que le nous raconte qu'après il y a tout un dialogue entre les énergies de la vérité les énergies du mensonge les enfin voilà ça discute trasonich qui était un très très grand maître qu'on a connu enfin moi je l'ai pas connu mais qui était post choix qui a vécu avant et après était quelqu'un qui lorsqu'il recevait de jeunes érudis chez lui et bien il leur parlait toujours de cette manière réfléchissons ensemble qu'en pensez-vous pourquoi parce que lorsque tu te retrouves face à quelqu'un donc tu sais pertin qu'il est au-dessus de toi dans tous les domaines tu peux peut-être à un moment te sentir un tout petit peu mal ça va il a rien fait lui pour mais même si moi je neai fait rien pour que tu te sentes mal faire preuve de bienveillance c'estêtre capable d'imaginer que peut-être l'autre pourrait ressentir quelque chose comme cela et avant qu'il ne ressente faire en telle sorte d'être sûr qu'il ne le ressentira pas c'est travailler en am c'est travailler en amour c'est-à-dire imaginer comment l'autre pourrait vivre quelque chose qui s'inscrit dans une certaine forme de banalité et à partir de là élaborer une démarche pour être sûr qu'il ne le vivra pourquoi parce que il est beaucoup plus simple de préserver que de réparer parce que quand tu répares il y a une c et même si la cicatrice est infime elle reste faire en telle sorte de ne pas voir besoin de réparer c'est ce que la Torah nous demande la Torah nous demande de faire en telle sorte que il n'y ait jamais de cicatrice psychique et émotionnelle chez l'autre c'est la raison pour laquelle le lieu de la bienveillance par excellence ça va être quoi ça vare du couple dans laquelle la Torah me demande d'imaginer ce que l'autre peut ressentir et donc à partir de cela faire en telle sorte de ne pas avoir besoin de réparer parce qu'il n'y aura pas de cicatrice comment est-ce qu'on fait cela de quelle manière comment ça s'appelle un mariage en hébreu ça s'appelle nissouin nissouin c'est le terme exact qui désigne le mariagequer la chose suivante il fait remarquer que le terme de la racine ça supporter et il disait à ses élèves lorsquil lui demander à quoi pens dit tu t'engages à supporter ta femme supporter c'estàd don de ne pas réagir supporter supporter car en effet évid tuas devir ton conjoint parce que si ton conjoint n'était pas là tu fonctionnerais pere t les jours de la manière dont tu fonctionnes évidemment je parle pas d'un dysfonctionnement mais ça veut dire que tu dois accepter le fait que tu as quelqu'un d'autre en permanence face à toi et tenir compte de ce don l'autre a besoin de ce qui pourrait affecter l'autre et à partir de cela fonctionner de cette manière c'est pas pour rien que ça s'appelle ça veut dire que la Torah me demande de vivre à priori les gens pensent que faire preuve de compassion de bienveillance c'est lorsque quelqu'un était confronté à c'est complètement fou c'est en amont que ça se passe c'est faire en telle sorte qu'on nit pas besoin de réparer faire en telle sorte qu'il n'y ait pas de cicatrice faire en telle sorte qu'il n'est pas de bleu à l'âme magma nous dit que que le respect que tu dois vis-à-vis de ton élève ce te soit aussi cher que le tien propre ça veut dire quoi ça veut dire que de la même manière que toi dans ta vie tu es sensible à un certain nombre de choses et même si tu arrives à les gérer mais un moment les choses peuvent te toucher même si tu arrives à dépasser mais cette sensibilité que tu as et bien sois capable d'imaginer la même par rapport à celui qui est ton élève c'est-à-dire celui avec lequel tu es dans une relation entre guillemets vertical ou de pouvoir nous dit qu'il fa être extrêmement vigilant par rapport au larmes d'une femme pourquoi parce que comme qu'on le veille ou pas elle peut se sentir d'une quelconque manière à un moment dépendante de toi alors sa sensibilité va êre accrue et à partir de cela tu dois avoir une vigilance parfaite le drame en vérité c'est quand quelqu'un pense qu'il est la référence et qu'il considère que si pour lui il y a pas de problème alors il n'y a pas de problème c'estàdire de celui qui qui décide non je suis pas CEN alors tu peux le dire mais je suis pas CEN envie que je monte non je monte pas parce que j'ai décidé que que je plaisir que qu'est-ce que ça change rien pour moi rien et toi quelque part tu es heureux génial c'est exactement ce qu'on demande de mettre en place à partir de là on va essayer d'aller un petit peu plus loin au niveau de la sortie d'Égypte on a vu donc que le point de départ de la sortie d'Égypte c'est cet univers de sensibilitéab mais très intéressant c'est de voir que cette sensibilité il va l'exprimer à travers quelque chose de passionnant une des choses sans doute les plus difficiles qu'on puisse vivre vie c'est lorsqu'on a l'impression que l'autre est indifférent par rapport à nous m à un moment dans sa fuite puisqu'il doit fuir puisqu'il a tué cet Égyptien voit des jeunes femmes qui sont en train de se faire agresser elles se font pas faire agresser de manière violente mais disons qu'elles se font un peu voilà on les calcule pas comme on aait dit aujourd'hui ce sont les filles de hitro qui ont amené leurs troupeau pour les abreuver et là-bas les autres bergers les calculent pas on va dire les mettent un peu de côté mocharve et les sauve pourquoi il est fou d'abord ils sont plusieurs il est seul il est en fuite de quoi tu te mèles en vérité il est celui qui te dit mais comment la personne qui est là et qui te voit en face dans une forme de neutralité absolue peut-elle vivre cela c'est dur Mo nous apprend que la bienveillance c'est imaginer la souffrance de quelqu'un qui a l'impression que tu fais pas attention à ce qu'il est en train de vivre ces jeunes filles elles sont en train d'être un peu embêté alors ça va c'est bon c'est pas la première fois seulement comme ce sont les filles deitro qui a mis de côté un petit peu les divinités du secteur alors c'est sûr et certain que bon un moment on les calcule pas le problème c'est pas que les pauvres vous allez être ça y est massacré pas du tout parce que c'est pas le premier jour parce que c'est des bergères qui vont tous les jours il TR n'a plus de bergers qui veulent travailler pour lui alors ce sont ses filles alors elles ont l'habitude d'ailleurs c'est très intéressant parce que quand elle rentre le père dit mais qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui vous êtes r plus vite donc çaàut dire que la veille et l'avant-veille ils avaient l'habitude vous arrivez avec votre REP les G les filles allez vous mettez de côté on s'occupe de notre pot après vous passerez après donc c'est habituel donc on n'est pas ici dans une intervention du g par rapport à quelque chose de dramatique on une situation pourquoi tu interviens pourquoi tu intervient de la suite du passou on comprend bien qu'en vérité il y avait pas péril dans la [Musique] demeure donc s'il a péril la demeure je comprends que intervient mais sil a pas péril en la demeure pourquoi il intervient parce que tu es là tu vois tu fais rien et ça c'est bouleversant c'est bouleversant de voir que quelqu'un voit pour réagir et n'agit pas ça veut dire que pour lui on nex'existe pas vraiment la Torah me dit que c'est comme ça qu'on construit l'histoire c'est-à-dire en faisant en telle sorte que l'autre puisse savoir que je le vois et qu'il existe à travers une action que je vais avoir par rapport à cette personne l'enfant quand il passe devant toi souris lui parleeli une seconde 2 secondes donneui sa Bou d'allumette c'est ça en vérité qui va le nourrir c'est ça qui fait qu'il se sent bien parce que même si en effet l'intervention de nétait pas vraiment important puisque de toute façon aur donné à boire le troup ser rentr à la maison et tout va bien mais es ont senti elles ont vécu expérience de quelqu'un qui dit mais vous êtes là vous avez un souci je me propose je suis là est-ce que je vais y arriver je sais pas mais au moins j'ai l'obligation de te montrer que être force de proposition même si après l'autre n'a pas besoin mon va aller beaucoup plus loin puisque le texte nous dit que un peu plus tard et c'est ce momentl dans lequel Dieu va se révéler à lui et bien il part à la recherche d'un petit mouton qui s'est égaré un mouton c'est un mouton je connais pas trop la psychologie du mouton très sincèrement mais qu'on veille ou pas un mouton seul dans le désert il y a sûrement quelque chose qui doit le déranger je sais pas s'il va falloir pr après lui faire faire des sences de thérapie par rapport à l'expérience qu'il a vécu évidemment que il doit y avoir quelque chose de désagréable parce qu'un animal a quand même quelque chose je sais pas si on va appeler ça des sentiments mais en tout cas il se passe quelque chose moabou n pas peur de partir de courir d'aller le chercher alors que bon perd tes profits quand tu es berger tu sais très bien que parfois tu peux avoir une brebis qui s'égare donc son problème c'est pas tellement par rapport à hros son beau-père c'est par rapport à ce qu'il imagine de ce qu'un mouton peut ressentir mouton qui lui dira jamais merci mais pour mocher c'est pas possible il peut pas imaginer qu'un moment on puisse intervenir pour soulager quelque chose qui peut être éventuellement une souffrance une difficulté de ne pas le faire c'est inimaginable c'està-dire que pour lui c'est quelque chose qui n'est pas dans le domaine du possible faire preuve de bienveillance c'est être capable de mettre en place à intérieur de nous cet état d'esprit évidemment à partir de cela on comprend quelle va être la suite merabenou à un moment va s'interroger dans l'histoire pourquoi le peuple juif souffre pourquoi on souffre pourquoi dans l'histoire le clan d'Israël va tellement souffrir qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qu'on a fait et c'est vrai que la question elle est bouleversante entre les inquisitions les progromes les renvois les expulsions de France d'Espagne de là où vous voulez l'histoire du peuple juif c'est une succession de moments qui ne sont pas simples moi dit mais pourquoi pourquoi il y a M j'ai compris c'est un texte qu'on a lu la semaine dernière c'est lorsque moaben voit les deux juifs qui se battent FA première lecture la plus évidente c'est laquelle les gens sont au courant il va falloir que je parte parce que s'ils sont au courant que j'ai tué quelqu'un le pharaon va pas tarder à arriver il vaut mieux que je me mette un peu sur le côté mais Rachi donne une deuxième lecture auenant du talmude et cette deuxième lecture elle est bouleversante Rach dit que M dit je ne je comprenez jamais pourquoi le peuple d'Israël allait tellement souffrir pourquoi mainant je sais c'est bon j'ai la réponse il y a parmix des gens qui dénonc il y a parmi des gens qui font du la chance j'ai compris à partir de là je comprends pourquoi parce que c'est à l'antithèse même c'est à l'opposé absolu de ce que doit être le peuple juif parce que quand tu es capable comme on l' vu à travers les différents exemple qu'on a exploré de comprendre ce que l'on attend de toi c'est-à-dire d'essayer d'imaginer ce que l'autre peut ressentir de Dieu par rapport aux anges d'Abraham par rapport aux gens qui arrivent tout ce qu'on a vu et quand on te dit que c'est comme ça que ça doit être quand la torelle te dit que quand tu as la bataille tu dois pas avoir peur de t'exposer et de pasêtre un hypocondri de ton confort psychique et de te confronter pour mieux ressentir ce que l'autre vie pour être plus authentique plus vrai et tu es capable de faire la médisance c'est que c'est complètement à l'opposé parce que la médisance c'est quoi c'est détruire pour détruire quelque part essaie d'imaginer ce que pe ressentir quelqu'un qu'on est en train de dénoncer je par pas que tu dénonces Pablo Escobar il vaut mieux parce qu'il est dangereux ok il s'agit pas de ça il s'agit pas d'aider à capturer le le Merine actuel cour ce qu'il fa plus c'est pas que tu es à quelqu'un tu sais assin tu sais qui tu sais pouroi ça s passé pour par que l'égyptien en train de tuer un pour récupérer sa femme est courant quand même si toute l'histoire tu sais très bienen vérité la démarche de M justifié il va pas prendre le risque de perdre sa place au palais juste comme ça parce qu'ille éidment l' fait qu'il avait de bonnes raisler toujours qui entendr ça qui sarrêter juste sur l'acte Nesser pas de contextualiser et à partir de cela moi je dit j'ai compris parce qu'à partir du moment où cette dimension est présente dans le peuple juif quelque part son histoire ne peut plus continuer c'est pas pour rien qu'on nous dit que la destruction du second Temple elle existe à une époque dans lequelle les Juifs sont pratiquants ils font shabbat comme il faut pas juste le kit vendredi soir un vrai shabbat ils étudient vraiment ils mangent cacher comme il faut mais il y a de la médisance de la haine gratuite c'est-à-dire une insensibilité totale à ce que l'autre peut ressentir et peut vivre à ce là Dieu dit si c'est comme ça la structure spirituelle du temple n'existe plus et va arriver celui qui veut le détruire mais quand il le détruit le texte nous dit que Dieu s'adresse à lu à travers le Prophète et lui dit de quoi tu t'en orgueilliis tu as détruit le temps tu as rien Faita tu as moulu une farine déjà moulue la structure spirituelle du temple n'existait plus si la structure spirituelle du temp n'existe plus le reste c'est que des pierres des pierres tu peux tu peux les faire tomber c'est facile parce que ce qui maintient quelque chose c'est sa structure spirituelle et la structure spirituelle du temple elle disparaît pourquoi parce qu'on est à l'antithèse de la bienveill ance on est à l'antithèse de ce qui donne la force du peuple juif dans l'histoire de ce qui était le point de départ de son histoire la médisance c'est-à-dire l'expression la plus aboutie d'un manque de sensibilité à ce que l'autre peut vivre parce que si c'est la colère bah il est un peu chaud il arrive pas à se maîtriser si c'est les pulsions ah il a pas encore décidé de gérer sa partie animale peut mieux faire mais ok mais quelque part on sait ce que c'est la colère on sait ce que c'est l'épulsion c'est pas simple c'est un vrai travail détruire l'autre avec la parole qu'est-ce tu gagnes on a des pulsions c'est très bien ce que tu fais tu sais très bien ce que tu fais tu peux après faire tous les dons la synagogue que tu veux c'est une manière pour toi de te rassurer par rapport à quelque chose qui n'existe plus à partir de là évidemment on comprend que tout l'enjeu de notre génération ça va de retravailler sur cette bienveillance c'estàdire de retravailler sur réactiver cette sensibilité à ce que l'autre peut ressentir et à partir de cela agir une très belle histoire deux histoires puisque j'en ai une je raconter avec le même personnage ceîre S salamter israë salamter a été le maître par excellence de l'univers du moussar c'est-à-dire de tout l'enseignement qui est lié à l'éthique r Isra salanter et les deux histoires sont liées à K pour la première histoire c'est on est dans sa ville et puis on doit commencer l'office et le maître n'est toujours pas là et la synagogue est bondée et le maître n'est pas là et le Rave n'est pas là ça se fait par il y a un moment on le trouve pas alors on le cherche et ce sont des histoires vraies on le cherche et puis un moment on le trouve où ça dans une maison en train de bercer un enfant qui pleure dans le chemin qu'il avait pris pour aller à la synagogue un moment il entend un enfant pleurer dans une maison il sent il entend que ça pleure ça pleure ça pleur il y a rien qui calme la maman avait sans doute laissé le bébé à dormir vite FID la synagogue essay d'avoir un petit peu de l'Office r s'occupe deenfant il a pas été de ceux qui sont partis à la synagogue enant c'est qui la maman du bébé de la maison machin parce que le dire c'est faire en telle sorte que cette personne se sente mal de va là où les femmes vont s'installer pour prier et ces élèves à un moment entendent là-bas des coups de marteau veille de Kipour coup de marteau dansim le lieu dans lequel les femmes vont s'installer alors les élèves bien sûr sont intrigués mont et puis voit que le Rave regarde avec attention les chaises les bans et de temps aut donne des coups de marteau alors nous bien sûr dans dans nos délires métaphysic spatioemporel on aurait dit que le était en train de faire partir les énergies négatives à coup de marteau sur les truc quand les élèves ont demandé il on qu'est-ce que vous faites dit demain les femmes vont venir ce soir aussi et quelque part c'est une fête elles vont venir avec de beaux atours belle robe et je sais que sur les bans qui sont en bois il peut y avoir parfois peut-être des petits clous qui sortent une femme risque de se faire un petit accro et ça lui fera de la peine alors je fais en telle sorte que il n ait aucun clou qui a fleur pour être sûr que aucune femme ne sortira là un peu dépité parce que son habit a été un moment un peu déchiré c'est ça un matre c'est ça la bienveillance c'est ça capable d'imaginer une situation que l'autre pourrait vivre et en amont faire ce qu'il faut pour que l'autre ne vive pas une expérience qui pourrait à un moment le toucher ou l'affecter alors à partir de là évidemment on comprend qu'on a un sacré travail à faire et c'est ce que la Torat me propose je vous remercie et on va passer à vos questions à vous les questions