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Donner un sens à sa vie - Rav Elie Lemmel

Donner un sens à sa vie - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Emouna
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Vayakhel. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Donner un sens à sa vie" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment donner du sens à son existence malgré ses contradictions ? - Que signifie "donner du sens à sa vie" selon la Torah ? - Que faire de ses propres imperfections ? - Pourquoi la Torah commence-t-elle par la création du monde, et non par la première loi ? - Quels outils pour examiner sa conduite morale avec exigence ? - En quoi le langage révèle-t-il ou trahit-il les valeurs profondes d’une personne ? - L’action juste peut-elle précéder la compréhension du bien ? - Comment deux avis opposés peuvent-ils refléter la parole Divine ? - L’humanité aurait-elle mieux fait de ne pas être créée ? - La création du monde était-elle souhaitable ? - Si Dieu est parfait, pourquoi créer un monde imparfait ? - Le cœur et la bouche peuvent-ils être séparés ? - Peut-on comprendre ce qu’on pratique et pratiquer ce qu’on ne comprend pas ? - Est-ce que je vis avec conscience ou en mode automatique ? - Quelle est la loi par excellence dans la Torah, et pourquoi ? - Peut-on/doit-on obéir à une loi sans en comprendre le sens ? - Comment Dieu se rend-il accessible depuis la destruction du Temple ? - Que signifie le nom "mitzva" et quel lien entretient-il avec Dieu ? - Pourquoi la Torah utilise-t-elle un langage indirect pour évoquer ce qui est "impur" ? - Comment articuler cohérence intérieure et actes religieux ? - Quelle attitude adopter face à l’incompréhensible ? - Quelle est la responsabilité individuelle face aux actions quotidiennes ? - Comment faire de l’action une expérience spirituelle ? - Que révèle l’exigence du raffinement dans la parole ? - En quoi la finitude humaine influence-t-elle la quête de sens ? Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr Revov le le thème qu'on va essayer de développer ensemble ce soir. Alors le il est très vaste hein sur la notion donner du sens à sa vie. Alors d'où provient au fond le point de départ de la réflexion que je voulais avoir avec vous ce soir ? On va lire cette semaine dans à la synagogue deux textes. On va lire tout d'abord celui qu'on a l'habitude de lire chaque semaine. C'est le dernier texte du second livre de la Torah de Chemotte de l'Exode. C'est le texte dans lequel on relate donc tout ce qui a trait à la construction du sanctuaire. On en a parlé la semaine dernière, on en parle encore cette semaine. Et puis donc on conclut avec ce qui se passe au moment où ce sanctuaire va commencer à remplir sa fonction. Ça c'est donc un premier texte et puis on va en lire un second. Et ce second texte, il est donc celui que l'on appelle parachatodch. Alors de quoi s'agit-il ? Vous savez que depuis le début du mois de Hadar, donc du mois qui précède la fête de Pessar, on a l'obligation de lire quatre textes supplémentaires pendant 4 semaines d'affilé avec une semaine d'intervalle suivant les allias du calendrier. Le premier texte, c'est celui qui nous relate l'obligation qu'il y avait à l'époque du temple de donner ce qu'on appelle une pièce d'un demi-chequel pour la trésorerie du temple. Le second, c'est celui que l'on appelle parachat Zachor, c'est-à-dire le texte qui nous enjoint de nous rappeler de celui qui tout au long de l'histoire va se confronter à nous avec un désir génocidaire puisqueaujourd'hui c'est malheureusement un mot à la mode mais dans toutes les dimensions. C'est-à-dire de faire disparaître Israël mais pas nécessairement physiquement, ça peut être aussi spirituellement de faire en telle sorte qu'Israël n'ait pas d'impact dans le monde. Et puis après, on a lu aussi ce qu'on appelle parachat para. C'est un texte dans lequel on nous relate tout ce qui a trait l'univers de la vacheouse. C'était un rituel qui était présent à l'époque du temple pour pouvoir faire disparaître l'univers de l'impureté. C'est une loi a priori totalement incompréhensible, une loi très surprenante. Et on va y revenir dans quelques instants. Et puis cette semaine, on va lire parachatodeschelle dans laquelle et bien Dieu va dire voici que ce mois-ci est rochrodèche, c'est-à-dire le premier des mois. premier des mois de l'année et donc va nous enjoindre de mettre en place tout le rituel qui a précédé la sortie d'Égypte, c'est-à-dire le sacrifice de l'agneau pascal et euh en même temps la consommation des matsotes, ce qu'on appelle donc en français les painzimes, le maror, les herbes amer et cetera et cetera. Très bien. Alors ce qui est très intéressant c'est on va s'arrêter si vous le voulez donc cette semaine sur cette parachatodeschette parachat qui nous dit voici que le mois qui arrive est le premier des mois de l'année. Et le texte que je vous cite a été cité par un des plus grands commentateurs de la Torah qui s'appelle Rashi et qui en effet a amené ce commandement tout au début du texte de la création de l'univers. En effet, dans le premier rachi, c'est-à-dire dans le premier commentaire qu'il fait sur le texte de la Torah, Rashi s'interroge sur la raison pour laquelle le texte a besoin de nous parler de la création de l'univers. Berchid bar Elokim. Berhit au commencement, Baraï créa Elokim, Dieu et les cieux et la terre. et vous connaissez la suite. Et Rashi, sans rentrer pour l'instant dans les curiosités grammaticales du verset, le fait que le mot au commencement soit celui qui ouvre la Torah alors qu'on aurait pu imaginer que c'est d'abord le nom de Dieu qui devrait émerger, Dieu comme créa au commencement et cetera et cetera. arrive et pose la question suivante pourquoi est-ce que la Torah commence en nous relatant l'histoire de la création de l'univers ? Elle aurait dû commencer à nous enseigner justement ce texte qu'on va lire cette semaine, c'est-à-dire àem ce mois-ci est le premier pour vous chez Himitarishona qui est le premier commandement qui a été donné au peuple d'Israël en tant que peuple dans la Torah. Intéressant de voir que Rashi donc dès le début dit "Mais au fond, est-ce qu'on avait vraiment besoin de nous relater l'histoire de la création de l'univers ?" C'est que pour nous c'est une forme d'évidence. euh la jeunesse, Beréchit, la création de l'univers, Adam, Ève, la faute, euh Abraham, Isaac, Jacob et cetera et cetera. Mais Rachid dit "Non, mais pourquoi ?" Au fond, on aurait dû commencer tout de suite à nous enseigner un commandement qui est le commandement de "Ce mois-ci est le premier pour vous et Rashi va donner sa réponse. Alors, je vous la donne mais on va se questionner sur sa question si vous si vous le voulez bien. La réponse que Rachi nous donne, dit c'est entre autres pour nous dire que c'est le créateur qui est à l'origine de l'univers et c'est ce qui nous permettra de justifier notre place sur la terre d'Israël. Pourquoi ? Parce qu'il dit chez Imomolam, c'est juste une parenthèse hein, mais c'est un rachi très savoureux. Euh rappelez-vous que c'est un commentaire qui est écrit donc au début du Moyen-Âge chezam. Car si un jour les nations du monde viennent et disent lime atem vous êtes des bandits. Donc on n'est pas ici avec une nation, on est um àolam les nations du monde. Donc on a ici j'ai presque envie de dire bon ça serait un raccourci un peu trop facile mais c'est les nations du monde s'éloign quoi les nations du monde viennent et disent vous êtes des voleurs goims pris une terre qui nous appartient pas. Pourquoi ? Parce que en effet avant qu'Israël n'arrive sur sa terre, il y a d'autres habitants sur cette terre et ces habitants sont en effet les seplades qui vont par la suite partir. Mais pour ou avec certaines, il y aura la guerre mais il dit bande de bandit, il y avait du monde. Yomo, ils diront oui. Hubera, c'est le créateur de l'univers qui est celui qui en effet pardon comme ça a créé l'univers. C'est le créateur de l'univers qui a créé l'univers. Birtsono de par sa volonté, il leur a donné pendant toute une période au birsonalou et de par sa volonté il leur en a il l'a prise et nous l'a donné à nous. Donc c'est intéressant de voir que la problématique d'Israël sur sa terre c'est au fond un des éléments majeurs auxquels nous allons donc confronter dans l'histoire avec les nations du monde. Ce rachi là est absolument incroyable parce que on aurait pu imaginer que ceux qui vont venir ce sont justement ceux qui auraient été délogés de leur terre. Ce qui aurait été logique imomruivamim car si un jour les sept peuples qui appelé qui a habité sur cette terre viennent et disent mais bandes de bandit vous nous avez renvoyé mais mais là où les nations du monde je ferme cette parenthèse. Évidemment ça nécessiterait un développement en tant que tel mais il y a quand même quelque chose ici d'assez surprenant par contre on va se poser une question sur la question de Rachi. Rachi nous dit et a priori vous voyez pas quel rapport avec le sujet on y arrive dans quelques instants. Je rassure tout de suite. Rashi al onait dû commencer la Torah par cette première loi qui est le mois de Nissan, le nouveau moi et puis après toutes les lois qui sont derrière. Alors si on décide de réfléchir et j'ose espérer qu'on réfléchit, on dit à Rachi mais ta question elle est incompréhensible parce que comment veux-tu commencer la Torah en te parlant d'une loi qui est liée à un événement historique puisqueà priori cette loi qui est ce mois-ci sera le premier mois de l'année va être suivie d'un certain nombre de commandements qui ont trait à la à la fête de Pessar à la fête de Pâqu. Or, la fête de Pessar est directement lié à un événement historique. Donc la question est intéressante mais c'est curieux. C'est vous auriez commencé un texte en disant voilà alors le texte commence Dieu parla et dit bon alors ce mois-ci le premier des mois et puis voilà le sacrifice de l'agneau pascal dira tant que oui d'accord super que quel rapport qu'est-ce que tu viens c'est qu'à la limite le texte commence en disant Dieu parle aux enfants d'Israël et leur parla du shabbat d'accord on entend ça le shabbat la notion du repos hebdomadaire et cetera et cetera la prière aimer son prochain comme soi-même même euh voir même des choses plus rituelles comme les théphilines, les filactères et cetera. Je peux l'entendre dit voilà bon mais je viens je vous rapporte. Ce qui est encore plus curieux, c'est que Rachi semble nous dire que au fond, a priori la logique aurait été de ne commencer la Torah qu'à travers les lois que Dieu nous donne. C'est-à-dire que si ce n'était les enseignements que nous allons devoir tirer de toute l'histoire précédente, il n'y avait pas de raison de les mettre. Donc enorchidi, voilà concrètement nous avons besoin de toute l'histoire précédente parce qu'elle va être source d'enseignement, elle va être entre autres en ce qui concerne la création de l'univers une forme d'argument que l'on va pouvoir opposer aux nations du monde. Et donc par extension la totalité de la suite de l'histoire sera ici quelque chose dont on aura besoin pour pouvoir en faire la source d'un enseignement. Mais si ce n'était cela dans la logique qui est la nôtre, on aurait dû commencer la Torah à travers tout simplement une énumération de loi. Et là évidemment, il y a quelque chose quand même qui est extrêmement surprenant parce que ça a l'air d'être a priori totalement réducteur. Ça a l'air pris d' priori d'être totalement réducteur parce que font Dieu parle vous donne un certain nombre de lois. Bon mais OK, il y a il y a pas quelque chose pour il y a pas quelque chose d'autre ? Alors si vous le voulez bien, pour mieux comprendre cela, on va se référer à ce qu'on a vu la semaine dernière. La semaine dernière, on a lu un texte qui commence et qui nous dit zou voici la loi par excellence de la Torah. Et on nous donne une loi dont on sait que structurellement parlant, nous ne pourrons jamais la comprendre réellement. Elle s'appelle R. Et en effet le c'est un statut et le verset nous dit par ailleurs le c'est-à-dire que là je vais peut-être faire tomber d'un piédestal cette vision qu'on a a priori remonter dessus dans quelques instants de quelque chose voilà de très intelligent deakti j'ai fixé cela en tant que règle immuable et je ne te donne pas la possibilité de remettre en cause cela d'une quelconque manière. Veine le rechout, tu n'as pas la possibilité le har de te poser même une question à propos de cet enseignement. Donc nous qui avons a priori une vision de la Torah qui est là pour nous donner véritablement un sens à l'existence et on va y arriver dans quelques instants. On a un texte qui est en train de nous dire que la loi par excellence c'est celle sur lequelle tu n'as pas de possibilité. On ne te donne pas cette possibilité. Tu as même pas le droit de poser la question leara. Donc on reprend début de la Torah, on te dit a priori ça aurait dû commencer par la loi et la loi par excellence on va voir c'est cette loi qu'on vient de dire. Pourquoi ? Parce que il y a marqué là-bas zotata voici la loi de la Torah et on nous donne donc les détails de cette loi de purification et sur place tout de suite nos maîtres s'arrêtent et disent mais ça veut dire quoi ? C'est la loi de la Torah. Non, c'est une loi de la Torah. C'est la loi de la Toru. Non, non, ça c'est la loi par excellence. C'est c'est ça le somum, le top le le degré le plus élevé de la loi. Ce qui symbolise la loi par excellence, c'est ça. Donc on est un petit peu en train de se dire "Mais c'est quoi cette histoire de fou Donc on a déjà un premier verset qui nous dit au fond sache un premier commentaire pardonnez-moi qui nous dit sache que si ce n'étaient les enseignements dont on va tirer que l'on va tirer pardonnez-moi de toute cette histoire de du début de la Genèse aucune raison de le mettre. Par contre, on doit commencer par une loi avec cette difficulté que si tu commences par cette loi, que tu as pas raconté l'histoire, tu comprends pas très bien. Mais bon, tu peux éventuellement commencer à rentrer dans le monde des symboles. Mais on te dit par ailleurs, non, sache que la loi par excellence, celle par laquelle au fond au tourne laquelle tout va tourner, c'est cette loi là. Donc je te dis tout de suite, tu pourras jamais rien comprendre et surtout on te demande de même pas commencer à remettre en cause. On peut pas faire l'économie de ce que nos textes nous disent. Vous savez, on peut pas à un moment mettre de côté ce que la Torah nous dit. Donc il va bien falloir qu'on comprenne qu'est-ce qu'on est en train de nous dire ici. On va donc s'arrêter si vous le voulez bien sur la question du sens et du sens de la vie. Alors, il y a un texte très intéressant dans le Talmud qui nous parle d'une discussion qui a lieu entre Shamaï et Hilel, c'est-à-dire entre deux grandes écoles de pensée qui vont s'affronter et discuter surtout sur était-il bon pour l'humain d'avoir été créé ou pas ? La question, elle est un peu impertinente parce que si ce sont des maîtres de la tradition juive, ils sont donc en train ici de se tourner vers le créateur de l'univers et lui dire "Bon, Dieu, c'est bien sympa, mais nous on va quand même se poser la question si ce que tu as fait ça va la peine ou pas." Et pendant 2 ans et demi, dit le texte, il discute. C'est-à-dire que c'est pas juste une discussion de du café de commerce, on a vraiment vraiment une réflexion en profondeur. Et au bout de 2 ans et demi, ils arrivent à la conclusion que dans l'absolu va mieux pas être créé. C'est-à-dire les maîtres les plus prestigieux de la tradition juive se tournent vers le créateur et lui disent écoute dans notre logique à nous ça valait pas la peine. Aucun intérêt de créer l'humain. Toi qui est créateur de l'univers, aucun intérêt. Mais maintenant que tu as créé deux versions qui se complètent, on va faire attention à se poser la question de l'acte que nous allons produire dans cet univers et plus que cela second terme ymmeav nous allons à l'image de quelqu'un qui est en train de palper une chose nous allons palper effectuer une forme de palpation sur nos actions. OK. Donc on a ici un texte qui est en train de nous dire que dans la logique humaine, l'univers n'aurait jamais dû être créé. C'est-à-dire que de manière ultime, à notre niveau, la question du sens à un moment se confrontera à quelque chose qui est du domaine de l'incompréhensible. traduit une manière différente. Dieu avait-il besoin de créer l'univers ? À partir du moment dit que Dieu avait besoin de créer, c'est qu'il y avait un manque. S'il y a un manque, c'est qu'il y a quelque chose à l'extérieur, quelque chose qui n'est pas par rapport au divin. Donc il y a une réalité qui s'appelle le manque par rapport au divin. Il y a un problème. C'est quelque chose qui va pas. Donc nos maîtres disent et ce sont les maîtres les plus prestigieux. Et ce qui est très intéressant ici, c'est qu'on est avec deux écoles de pensée qui vont se retrouver confronté en permanence dans toute l'élaboration de la loi et du Talmud avec deux visions complètement opposées l'une à l'autre. Alors, je vous demande de vous accrocher un petit peu hein parce que c'est pas je vous fais pas ce soir un cours de vous savez le sens de la vie c'est peace and love. Non, on va on va essayer d'aller un peu plus loin. Ces deux écoles de pensée qui donc vont faire émerger ici cela et bien à un moment dans d'autres domaines elles s'opposent et sur certains domaines l'école de Hilel va dire telle chose est autorisée. L'école de Shamaï te dira ce n'est pas autorisé. Blanc noir noir blanc c'est-à-dire on sera dans une forme d'opposition constante entre les deux. avec et c'est une parenthèse importante, le Talmud qui nous précise que les enfants qui appartenaient à ces deux familles en opposition totale se sont toujours mariés entre eux. Ça veut dire que l'opposition extrêmement forte dans la manière de penser la loi n'a pas rejailli sur la relation humaine. Ça veut dire que l'opposition idéologique n'était pas l'expression d'un désir de rupture avec l'autre. Et ça, les enfants l'ont parfaitement perçu. Ce qui est au passage une leçon en tant que telle. Ça veut dire je suis dans un désaccord mais le désaccord est sur la vision que l'autre a. des choses dans un certain domaine, mais la dimension humaine de l'autre, elle est pour moi toujours la même. Je m'oppose pleinement et on va voir que c'est parfois presque homérique la manière dont il s'oppose. Mais quelque part, si les enfants se marient entre eux, c'est que les enfants ont parfaitement perçu que cette confrontation n'était pas une remise en cause de l'autre en tant qu'individu. S'il y a des psychanalystes dans la salle, ils feront plaisir en disant au contraire, c'est le meurtre du père et cetera. On peut se faire plaisir. Mais en tout cas, ouais, on peut toujours se faire plaisir évidemment et j'ai pas de problème avec la psychanalyse he qu'on soit bien clair. Parfois avec les psychanalystes, mais ça c'est un de mais je les aime tous hein. Mais je peux être parfois pas totalement d'accord. Mais ce qui est intéressant c'est que on a ici donc cette dimension là. On a cette dimension là qui est là. Betchama et Batilel donc sont en opposition. Mais maintenant on a un texte du Tamud. On se reconcentre un texte du Talmud qui nous dit que en vérité il va falloir maintenant qu'on fixe la loi. Donc si moi je vous pose demain la question, je vous dis voilà une opposition dans l'élaboration de la loi avec des argumentaires de part et d'autre, on va donner raison à qui ? À celui dont l'argument a fait mouche, celui qui a réussi à prouver à l'autre qu'au fond l'argument qui était le sien pour pouvoir dire la loi de cette manière ne fonctionnait pas. Et c'est ça tout le Talmud. Tout le Talmud, c'est à dire non mais d'accord, tu dis ça mais d'où tu le tires ? Et donc on revient à la source puisque la source de ma pensée provient du texte. Seulement au fur et à mesure de l'histoire à un moment il y a une forme de rupture. Donc on va retrouver ce que le texte disait à travers cette confrontation. C'est un petit peu de manière ultra ultra ultra réduite et réductrice un petit peu ce qui se joue dans le maintenant la dis la loi elle était comme alors on va dire pourquoi btil avait des arguments très forts pas du tout maillou bettil plus sympa pourquoi il cédait en permanence c e d e r d'ailleurs au passage s en sachant c qu'on cède réellement c'est e et au début et à apostrophr OK donc Betil alors déjà première interrogation on dit attends attends attendsends on est dans une problématique de loi on est dans une histoire de loi ici on nous dit que non mais tam mais reste surtoi tout va bienouvre elokim les paroles des deux sont l'expression de la parole divine et là tu dis attends comment dire aujourd'hui dans un angas plus jeune il y a un blè il y a un problème il y a quelque chose qui va pas c'est-à-dire qu'à la limite Tu dis que la loi était fixée parce qu'ils étaient au niveau humain encore mieux que Betcha parce que Bchamai c'est quand même celui qui donne l'enseignement de savoir accueillir tout à chacun avec un visage ouvert et agréable. Donc c'est pas du tout le grognon hein. Mais disons que ilelle avait une particularité d'être encore plus dans l'ouverture et pas dans l'ouverture dans le sens actuel évidemment. C'est-à-dire dans la relation à l'autre il y avait quelque chose alors que Chama parfois était un peu plus rigoureux. OK mais à la limite même si je comprends pas mais là tu dis non mais attends il a les chamaill tous les deux c'est la parole de Dieu c'est quoi cette histoire de fou c'est quoi cette histoire de fou comment ça fonctionne tu peux pas dire que celui qui a dit blanc et celui qui a dit noir en vérité les deux ont raisonler dans un de ses commentaires va nous livrer une une image alors si j'avais un livre ici je vous l'aurais montré et je l'aurais montré aux personnes qui sont en face de moi et je peux imaginer que ma main c'est un livre d'accord Si je vous demande ce que vous voyez, ne décrivez pas une main mais vous ne savez pas ce que c'est. Vous dites voilà, on voit quelque chose qui a une certaine hauteur et une certaine largeur. D'accord ? Si je demande à la personne qui est sur ma droite, elle elle voit la même hauteur mais pas du tout la même largeur puisque c'est ici c'est la pomme de la main et là donc on est comment ça se dit d'ailleurs en français ? Profil. Le profil de la main. Ouais. Le profil de la main. Ouais. Oui. Il y a peut-être un autre mot en tout cas. Voilà. D'accord. Donc en tout état de cause et si quelqu'un le regarde de là-haut qu'est-ce qu'il voit ? il voit autre chose. En vérité, il voit la même chose mais tout dépend de sa perspective. Nos maîtres nous disent qu'en vérité la loi de Bethamaï c'est la loi du futur parce qu'elle c'estit l'expression d'un lieu dans lequel on peut avoir une exigence plus forte vis-à-vis d'une certitude qu'on aura véritablement conforté à l'intérieur de nous. La loi de Hel, c'est celle qui correspond à la réalité dans laquelle nous sommes. Mais en vérité dans l'absolu, tout ça, c'est la parole divine d'une parole divine qui va être adaptée à une réalité nouvelle. Qu'est-ce qu'on voit dans ce texte ? On voit dans ce texte de nouveau ce rapport à la loi qui n'a rien d'absolu et qui va être fonction d'une époque, fonction d'un cadre avec tout ce que ça peut avoir comme application. Au fond, le texte est en train de nous dire la chose suivante. On a donc ici le texte qui est en train de nous dire voilà sache que le point central de la Torah c'est la loi point. Et même la loi, si tu veux comprendre de manière ultime, il y a quelque chose qui va te dépasser parce que une fois suivant les cadres ça sera A et suivant le cadre, ça sera B. C'est pas que à un moment on va dire bon, il y a de nouveaux éléments qui font que non. C'est que le ce qui ce qui était totalement interdit va devenir complètement perd à tel moi, à tel poids que le port, ça se dit comme en hébreuir. Razir vient de la racine roser. Roser ça veut dire retour. Le concept de la tuba du retour. c'est que dans l'absolu potentiellement il peut devenir cacher. C'est une histoire de fou. Donc on a ici le point de départ qui est de nous dire voilà sache que de manière ultime la notion du sens t'échappera parce que on est en train de te dire que l'essentiel c'est autour de la loi que la loi par excellence c'est cette loi totalement incompréhensible sur lequelle on te donne pas la possibilité même de t'interroger sur elle et en même temps Même la loi quand tu vas vouloir la comprendre, tu as B Chama et Bethilel. Ces deux écoles de pensée avec une histoire complètement folle, c'est qu'on te dit non mais ils ont tous les deux raisons. Tu dis mais attends faut savoir est-ce que c'est comme ça ou c'est comme ça ? Surtout quand vous expliquez qu'en vérité tel acte positif va avoir des implications dans l'univers, dans le monde des énergies et cetera et cetera. On va aller de manière encore un peu plus loin et on va vraiment rentrer maintenant dans notre sujet. Depuis le jour le depuis le jour le temple était détruit. Tu ne peux pas trouver le divin dans cet univers ce n'est dans les quatre coudés de la loi. Ça veut dire que le rapport au divin, tu ne pourras véritablement le percevoir que dans le rapport à la loi. Alors, il y a quelque chose ici quand même de bouleversant parce que le monde de l'étude justement c'est celui qui va nous ouvrir à beaucoup de choses. Or la loi ici nous semble être un lieu totalement figé. M. Non, c'est exactement le contraire. La loi en hébreu rabinique se dit haaka, c'est-à-dire quelque chose qui est un mouvement qui nous accompagne. Certains considèrent que le mouvement c'est la capacité que l'on a de la transformer au fur et à mesure. Non, la hane, c'est quelque chose avec lequel tu vas. Pourquoi ? C'est pas juste parce que j'ai envie de traduire comme ça parce que laaha la loi elle tourne autour de quoi ? De la notion de la mitva. Mitva c'est quoi ? C'est un commandement. Or le terme mitvava vient de d'où ? Il vient de savta. Savta ça veut dire aller de concert. C'est-à-dire c'est la chose qui te permet de marcher avec Dieu. Plus que cela, accrochez-vous un instant. Vous savez que en hébreu, on a des lettres. Maintenant, si demain vous ouvrez un livre de Kabal, vous allez parfois vous retrouver à dire des mots incompréhensibles. D'ailleurs, vous le voyez aussi sur votre mésousa, d'accord ? Où à un moment, il y a une succession de lettres dont vous comprenez pas du tout le sens. En vérité, ces lettres correspondent à des mots mais à travers un système d'écriture différent qu'on appelle le atbach. Atb, c'est une des manières en effet de pénétrer dans le monde de la mystique qui est que le mot est constitué d'une lettre de de lettres pardonnez-moi au pluriel. Chaque lettre possède une énergie. L'organisation des lettres avec d'autres lettres crée une énergie particulière. Et donc tout l'univers de la cabale, c'est de comprendre comment ces lettres se permutent les unes avec les autres pour créer des énergies à l'intérieur de l'univers. Le hat bâche, c'est réalisé que le mot en vérité peut être leur différemment si tu permutes sa lettre avec la lettre correspondante dans l'alphabet traduction comme en français. Si tu permutes le A par le Z, d'accord ? Le B par le Y, le C par le X, d'accord ? Donc tu as un mot, d'accord ? Tu vas écrire aba par exemple. En vérité, tu vas pas dire abasa, d'accord ? Si en français, mais tu diras zia, d'accord ? Z non ziaz. Enfin bon, enfin, on va pas rentrer là-dedans. En hébreu, ça s'appelle adbch, d'accord ? Le adbch c'est alf, première lettre, taf, dernière lettre, bête, avant-dernière lettre, seconde lettre shin. Donc chaque lettre a une correspondance. On est d'accord ? Ça c'est simple. Le terme mitva est constitué de quatre lettres. Les deux dernières lettres du mot mitva, c'est quoi ? Mitva, c'est va. Va et hé. Donc, vous les gardez dans un coin de votre tête. Les deux premières, c'est le même et le tsadé. La correspondance de la lettre même à travers le hatbash, c'est la lettre you la correspondance de la lettre tsad dans le hatb, c'est le he. Donc, vous avez le you le, le va et le hé. Je viens ici de citer les quatre lettres qui forment le tétragramme, le nom de Dieu que l'on dit, je vais le dire en deux parties parce que sinon je peux pas, ado virgule naï. Donc le mot mitva véhicule le nom de Dieu à travers ces deux dernières lettres qui sont visibles et les deux premières lettres qui émergent de manière cachée. Rien que ça, c'est sympa. On va aller un tout petit peu plus loin. D'accord ? Les deux dernières lettres, le VA et leur valeur numérique, c'est 6 et 5, c'est 11. D'accord ? C'est juste pour vous faire goûter un petit peu quelque chose. C'est 11. Maintenant, la lettre Yude qui sont les deux premières lettres. Et ces deux premières lettres là sont cachées mais sont présentes. Donc on va chercher dans ces lettres leur partie cachée à elle. C'est quoi les parties cachées de la lettre you ? Alors, je vais prendre un exemple français. Après, je vais prendre le ulev en français. Si par exemple j'écris Y, alors si je fais juste la forme de la lettre, on la connaît. Si je vais écrire Y en toute lettre, j'écris I G R E C au moins ou Y si vous voulez. D'accord ? Donc la lettre elle-même, c'est sa sa forme. La partie, j'ai envie de dire cachée, c'est-à-dire celle qui serait du domaine de la rédaction, si je voulais l'écrire en toute lettre, c'est GR E. D'accord ? Donc dans la lettre you la lettre you d'accord c'est comme y valeur numérique de 10 on le met de côté après vous avez d'accord c'est va d'alette parce que le ou c'est la lettre va puisque la lettre va désigne aussi la voyelle ou de la lettre d' lettre va et lettre ça fait 10 donc on prend 10 donc la partie cachée de la lettre a comme valeur numérique 10 la lettre h d'accord D'accord ? C'est 5. Maintenant, si vous écrivez he en toute lettre, vous écrivez he c'est combien ? C'est 1. Donc la partie cachée de la lettre alf c'est vaut 1. 10 et 1 11. Le 11, c'est-à-dire que dans la première partie cachée est déjà présente la partie dévoilée qui est la partie du va du vé qui est donc la seconde partie du mot mitva correspond donc au nom de Dieu. Ça veut dire que même dans ce que tu crois être caché est déjà présent la partie dévoilée. On va s'arrêter là parce que c'est un point de départ absolument incroyable pour aller beaucoup plus loin parce qu'il faut bien comprendre qu'en vérité à un moment il y a une construction absolument incroyable dans l'univers des mots et dans l'univers des noms de Dieu. D'accord ? Juste pour un petit supplément dévoilée du nom de Dieu, c'est la lettre va. La partie cachée, c'est la lettre you et he. Donc les deux lettres correspondantes, c'est he puis après va he. Maintenant, quand vous prenez la lettre you et la lettre va, au niveau de leur graphie, elles sont quasiment identiques. Le you c'est un petit point et le vaf c'est un trait. À quel moment on rencontre ces deux lettres ? À quel moment on nous les met en face l'une avec l'autre ? au moment de la création du féminin. Le verset Dieu appelle Adam appelle son épouse rava qui car elle était la mère colle de tout vivant. Donc le mot qui veut dire vivant rava pourquoi tu l'appelles ? Appelle la kya. Si elle est la mère de tout vivant dans ce cas-là appelle la Kaya. Et haya est au passage un prénom. Non, parce que le you c'est ce qu'on appelle le kouatralite, c'est le point de départ. Le va, c'est la continuité vers l'infini. Elle possède là à l'intérieur d'elle cette dimension de vie qu'elle va projeter vers l'infini à travers le fait que dans l'enfant qu'elle va porter se trouve déjà les futures générations. Et donc le féminin au passage et déjà c'est un autre sujet incarne le concept de l'infini absolu. Je ferme cette parenthèse je reviens. D'accord c'est une parenthèse. Donc je reviens. Donc la mituva c'est quoi ? C'est le lieu de rencontre avec Dieu. Donc quand on parle de haaka, quand on parle de loi, on parle d'un mouvement avec le divin. Et au fond, à travers cela, on est en train de nous dire "Sage que la compréhension ultime du sens, tu ne peux pas l'avir comme on vient de le voir." C'est-à-dire que c'est la loi incompréhensible qui est au fond l'élément central avec cette question. Mais puisque tu ne me racontes pas l'histoire du début, alors je comprends pas c'est quoi cette loi de pessar. Il y a Si tu me raconte pas toute l'histoire avant, on te dit oui, c'est pas grave. C'est-à-dire que à la base dans ta tête en tant que juif, tu dois savoir que il y a quelque chose qui va te dépasser radicalement. Ce qui va te dépasser, c'est quoi ? c'est que la Torah aurait dû commencer par la loi qui n'est même pas liée à une histoire mais qui a une valeur intrinsèque. Et la loi par excellence, c'est celle sur lequel on te dirafléchir derrière. Pourquoi ? Parce que ça serait du gaspillage d'énergie. C'est-à-dire le gaspillage d'énergie, c'est de vouloir comprendre de manière ultime le sens de la création. C'est pas possible. Et ça, tu vas le voir comme on a vu avec l'histoire de Bama et Balel. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose à un moment qui te dépasse radicalement. Totalement absolument. Et la mitva alors c'est quoi la mitva ? C'est l'élément qui va te permettre de percevoir la présence du divin dans ton univers, dans l'accompagnement qu'il aura vis-à-vis de toi. Et à partir du moment où tu as compris que c'est à travers cela que tu vas pouvoir ressentir et percevoir la notion du sens, qu'on va pouvoir maintenant remettre tout le texte et maintenant tu vas pouvoir t'y confronter. Ça veut dire quoi ? que à la base, il y a quelque chose qu'on est en train de te donner comme étant un absolu. Dès le début, il y a quelque chose qui va te dépasser mais qui au fond sera l'élément qui te permettra de percevoir qu'il y a sens, même face à quelque chose qui de manière ultime t'échappe radicalement. C'est ça l'éternité d'Israël. L'éternité d'Israël, c'est cette conscience et ce savoir que l'on a que c'est à travers l'accomplissement de la mitva que l'on va pouvoir à un moment ressentir, percevoir la dimension du sens. Et à partir du moment où nous avons compris cela, à ce moment-là, la Genèse est écrite. À ce moment-là, en effet, tu rentres dans Pessar, l'Égypte, le concept de l'Égypte, Adam, Ève, la faute, Abraham, Isaac. C'estàd que toutes ces leçons qu'on a eu le bonheur de partager pour l'instant ensemble ici et qu'on va continuer à partager, c'est-à-dire tous ces enseignements absolument incroyables que nous donne la totalité de tous les détails de ce que la Torah nous apporte par rapport à la création de l'univers, par rapport à tout le reste. Oui, mais en deux mots, c'est pas ça le sens. C'est-à-dire c'est ce que tu peux maintenant en apprendre pour pouvoir te nourrir et te développer de plus en plus. Il y a quelque chose quand même ici de fondateur. Donner du sens à sa vie, c'est accepter que c'est à travers un moment ce contact qui passe à travers la mitva que l'on va pouvoir percevoir que la vie a du sens, même si de manière ultime, nous savons qu'il y a une question qui nous échappera radicalement et à partir de là, on avance. Maintenant, ce qui est très intéressant, c'est quoi ? Alors, vous allez dire, c'est un discours très rabinique, ça. Why not ? C'est l'espace de liberté que l'on a face à quelque chose qui est une réalité de la Torah. Parce que si je dis non, alors à un moment de manière ultime, je serai face à une question sans réponse ou alors j'utiliserai l'absence de réponse pour justifier mon désir de prendre de la distance. C'est un choix. Ce choix nous nous est proposé dès le début puisque Berokim au commencement Dieu créa peut se traduire le concept du commencement créat Dieu. Why not ? Tu peux. C'est le fameux bête de Berchit. valeur numérique de tu as cette liberté. Cette liberté, elle existe pleine et entière mais l'impossibilité de comprendre de manière ultime et la rupture que cela peut générer pour celui qui la désire ne lui amènera jamais un éclaircissement quelconque sur les choses si ce n'est en ce qui concerne le peuple juif. Pardonnez-moi de le dire de cette manière un peu un peu légère, un manque de bol mais alors monstrueux tout au long de notre histoire. Vraiment un manque de bol. On s'est fait voir en permanence, on a tout fait pour être aimé. Bon mais OK, au niveau des stades, ça marche un peu difficilement mais bon, on peut imaginer, vous savez, on peut l'imaginer. Maintenant, on va essayer de à partir de ça de comprendre un petit peu mieux comment on peut gérer ça. Alors, la loi par excellence donc qu'on a lu la semaine dernière, c'était cette loi de pureté et d'impureté. On parle du monde de la pureté et de l'impureté. Et là évidemment en dehors du fait que cette loi là de manière ultime parce que tout le processus il y a quelque chose qui nous échappe radicalement le concept qu'elle véhicule nous est déjà problématique mais en vérité c'est là on te dit attention de manière ultime il y a quelque chose qui va te dépasser mais dans cet élément qui te dépasse attention tu vas devoir quand même réfléchir et voir tout ce que tu peux en apprendre prendre. C'est-à-dire que ça ne doit pas t'amener à se dire "Bon ben de toute façon de manière ultime, il y a un sens qui va m'échapper. Donc je vais faire les choses. Je peut-être être en lien avec le divin à travers l'acte." On te dit non pas du tout. Tu pourras pas l'être si maintenant tu vas pas chercher à comprendre. En sachant de manière ultime, tu vas pas comprendre et que ce qu'on te demande, c'est en étant dans l'action d'être dans cette proximité du divin. Mais maintenant dans cette loi là incompréhensible, il y a quelque chose à comprendre quand même. Il à comprendre alors qu'à priori c'est incompréhensible. Je parle de pureté, d'impureté c'est des mots et on sait où est-ce qu'ils peuvent nous amener la pureté de la race. Ne l'oublions pas. L'utilisation qui était fait de ces mots et de ce contexte impuré satanas. Or, ils sont là et on a l'obligation de chercher à comprendre. On va essayer de comprendre ce qui se joue dans la partie compréhensive de cette loi qui va nous éclairer maintenant sur la manière dont on peut donner du sens à notre quotidien. Pureté et impureté. Les mots sont là mais ils auront autant de définitions que de personnes qui les prononceront. Chacun aura sa vision du pur et de l'impur avec soit ce qu'on lui a transmis dans ses traditions, soit ces éléments, j'ai presque envie de dire psychologique. D'accord ? Alors nous, on va regarder, on va te dire voilà c'est quoi au fond, à quel moment la Torah utilise-elle le mot pur et impur ? Et on va regarder le texte et on va voir que dans le texte de la Torah, à un moment la Torah aurait dû utiliser le mot impur, elle l'a pas utilisé. Où ça ? dans la fameuse histoire maintenant de l'arche de Noé où là-bas on va demander Dieu va dire à Noé, tu vas faire monter dans cette fameuse arche, tu vas faire rentrer dans cette arche des animaux purs, on sait toujours pas ce que ça veut dire et des animaux qui ne sont pas purs. Alors chez nous les juifs, un principe pourquoi faire simple faire compliqué. Mais dis le moins pur surtout que c'est pas un gros mot qui sera utilisé main de fois dans la Torah. ditar dans le texte de nous dit au début le che dit un être humain devra avoir un langage élégant car le verset de la Torat a rajouté huit lettres pour ne pas un moment dire une parole qui est un tout petit peu moins élégante parce que ce Ce n'est pas pur, c'est plus joli que impur. Parce que qu'on le veille ou pas, il y a une forme de connotation très légèrement péjorative éventuellement qui peut s'attacher à ce terme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la Torah est en train de te dire la chose suivante. Quand on parle de pureté et d'impureté, la première fois on t'en parle, la première leçon qu'on te donne, c'est la suivante. C'est que l'impureté n'est pas quelque chose qui doit amener l'individu à oublier son exigence de grandeur. L'impureté, on va comprendre ce que c'est dans quelques instants. L'impureté, en vérité, c'est ce qui est dit à la finitude. parce qu'elle est liée à la mort. La conscience de la mort peut amener l'individu à ne plus donner d'importance à la vie, c'est-à-dire à ne pas avoir d'exigence par rapport à lui-même, ne sauraitce et surtout que dans un domaine dans lequel il exprime sa singularité, c'est-à-dire la parole. Parce que la singularité de l'humain, c'est une parole et la capacité d'utiliser un mot ou un autre. Et le texte est en train de te dire dans un monde dans lequel à un moment tu pourrais te dire la finitude est là et donc je n'ai plus de question de sens puisque de toute façon ça sert à quoi et on va comprendre dans quelques instants avec la réponse de Batchama et de Batil justement ce que la Torah nous propose. Dans ce cas-là, pourquoi je devrais avoir une forme d'exigence par rapport à moi-même ? Les seules exigences que j'aurai par rapport à moi-même seront conditionné par les situations dans lesquelles je serai, la pression sociale et le groupe dans lequel je me trouve. Mais ça ne sera pas une exigence par rapport à moi-même. Ça sera quelque chose qui m'est imposé. Ça sera quelque chose qui m'est imposé. La première fois, on aurait dû dire le mot impur. On dit pas le mot impur. On dit qu'il n'est pas pur. Mais ça veut dire impur. Oui, mais impur, c'est la mort. Et la mort peut t'amener justement à ne pas avoir cette ce désir d'exigence, de raffinement qui s'exprime à travers une parole élégante. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que de toute façon un moment dans notre vie, on se retrouve confronté à cette problématique qui est là et qui peut nous dire de toute façon les choses n'ayant pas de sens. Alors pourquoi je devrais avoir une exigence par rapport à moi-même ? Donner du sens à sa vie pour la Torah. C'est au-delà du lien que je crée avec créateur créer une exigence par rapport à moi-même parce que c'est là où véritablement je retrouve l'humain qui est en moi. À ce moment-là, on va revenir à l'enseignement de Hil et Chamaille. Il a les chama ils ont dit de toute façon tout ça il y a quelque chose qui va nous dépasser. Il a mieux fallu ne pas être créé traduction dans notre logique humaine, il y a quelque chose qui va nous dépasser. Parce que si Dieu attend de l'individu qu'il grandisse sur terre alors qu'il le laisse là-haut, ça aurait été plus simple pour lui. Que l'âme reste là où elle est plutôt qu'elle ne descende dans un univers complexe pour pouvoir remonter par la suite dans sa confrontation à tous les défis. Mais dit mais à partir du moment où je n'ai pas peur de dire que de manière ultime le projet divin en tant que tel de manière ultime m'échappe à ce moment-là je suis là et je fais quoi ? Et c'est là où nos maîtres nous proposent et nous disent tu vas faire attention à tes actions et tu vas les palper. Le terme qu'on utilise ici pour parler de l'action, c'est le terme qui a été utilisé par la Torah au moment de la création de l'univers. Tous les vendredis soirs vous dit dans le kidouche l'univers que Dieu a créé la pour faire la notion de hasia, c'est faire quelque chose de l'univers dans lequel Dieu nous a mis c'est-à-dire d'être dans une action à l'intérieur de lui. J'ai quelque chose à réaliser dans ce monde et mon action en vérité, elle est là pour faire aboutir quelque chose. Mais si j'ai besoin de faire aboutir quelque chose, ça veut dire qu'il y a quelque chose qui manque. S'il y a quelque chose qui manque, donc je comprends pas. Oui, disent Bchailel. Oui, dit la gmara. Évidemment, évidemment. Zat évidemment de manière ultime enti mais ça va pas. Tu sais la fameuse question. Dieu peut-il porter créer une pierre qui ne pourrait pas porter lui-même ? On a fait les mitsotes pour qu'on ait à travers les mitotes, on ait le sentiment que l'on a fait quelque chose pour recevoir ce que l'on a. Mais pourquoi Dieu t'a mis ce sentiment à l'intérieur de toi ? Il a eu capable créer un moment ultime, arrête-toi. La certitude que j'ai et quelque chose qui va me donner maintenant l'énergie et donner du sens, c'est quoi ? Ça va être de m'inscrire dans une action dans laquelle je sais et je comprendrai au combien mon acte joue un rôle dans l'univers et au combien cet acte plus j'ai une exigence de raffinement par rapport à moi-même qui est cette notion de le palper, c'est-à-dire de percevoir tout en finesse. Palper, c'est-à-dire j'ai fait la chose, mais comment je l'ai faite ? De quelle manière je l'ai faite ? Qu'est-ce que j'avais en tête ? Vous savez comme quand vous offrez un bouquet à votre épouse. L'acte technique, je peux le faire faire par Interflora, c'est pas compliqué. Mais si je palpe l'acte, si je rentre dans ces détails, est-ce que vraiment il était là pour véhiculer quelque chose ? Parce que s'il est là pour véhiculer quelque chose, quelle est la place de l'effort que je suis censé mettre en place pour révéler à l'autre son importance à travers un acte qu'unflora peut faire aussi ? un moment révéler que le sens de ma vie, c'est être capable de mettre en œuvre les capacités que Dieu a mis à l'intérieur de moi dans cette possibilité d'élévation et de raffinement dans la totalité des actes que je vais produire dans ce monde. C'est le moment où au fond ma vie rentre en résonance avec ce qu'elle peut-être parce que j'utilise pleinement une capacité et je fais en telle sorte qu'elle puisse apporter quelque chose à l'univers. Comment est-ce qu'elle apporte de manière ultime ? ne le sait pas mais c'est pour cela que Rabiakiva va [Musique] dire tu aimeras ton prochain non tu aimeras pour ton prochain c'est ça la vraie traduction le tu aimeras pour ton prochain comme toi-même c'est l'élément fondateur parce que ce qui va me permettre de percevoir cela, c'est quand j'aurai cette exigence dans le rapport à l'autre quand je aimer pour l'autre ce que je veux pour moi. Ce que je veux pour moi, c'est pas le bouquet. C'est ce qui véhicule, c'est ce qu'il transporte. C'est l'autre dans sa grandeur, dans son élégance. C'est ça au fond qui me nourrit, c'est ça qui m'apporte. Ça c'est le clal, c'est la base. On m'a donné entre autres les commandements qui sont liés à l'autre pour que je puisse vivre complètement expérience de l'exigence par rapport à nous-même, du raffinement, de la sensibilité et pour pouvoir par la suite inscrire cela aussi dans la manière dont tu vas mettre les téphilines, dans la manière dont tu vas être capable de prier, dans la manière dont tu vas faire ce que tu croyais un acte rituel. le sé de pessar. Mais qui parce que justement tu auras compris cela va te nourrir réellement. Parce que le but de donner du sens, c'est quoi ? C'est de se sentir bien, de se sentir là où on doit être. Quand les personnes vous posent la question du sens, c'est parce qu'au fond il y a quelque chose qui manque. Elles sont dans une réalité quotidienne mais cette réalité quotidienne au fond ne nourrit pas profondément la partie essentielle qui est la nochama qui est l'âme. Et donc à partir de cela, on va courir vers toutes sortes d'expériences qui vont nous remplir, voir même rentrer dans un monde d'altérité, mais avec ce désir que celui-ci nous donne ce sentiment de mieux-être. Alors qu'au fond, c'est un lieu dans lequel on me demande d'être dans le raffinement absolu et vivre à travers ce modèle de fonctionnement le bonheur d'être pleinement ce que Dieu m'a permis d'être. C'est cette résonance parfaite entre ce que l'on peut être et ce que l'on est en train de vivre. Et ça c'est un mouvement d'existence. La religion parfois peut nous écarter de cela dès lors que justement l'acte existe juste pour lui-même. Et c'est ce que le verset va dire. Dieu un moment va dire au peuple d'Israël, qu'est-ce que je fasse avec toutes vos vos offrandes ? fait mais elles me sont insupportables, elles sont pesantes. Parce que c'est avec vos bouches que vous m'avez honoré, mais votre cœur n'était pas là. Mais c'est quoi le cœur ici ? C'est-à-dire, vous n'avez pas fait ce qu'il faut pour nourrir cette dimension que l'on appelle le cœur, c'est-à-dire ce sentiment profond qui nous habite d'être là où on doit être, de faire ce que l'on doit faire, cette fameuse résonance dont je parle. Alors évidemment, vous allez dire alors dans ce cas-là, c'est seulement si j'y arrive et on revient. Non, zutre ou catora tu dois faire l'acte. C'est-à-dire n'attends pas un moment d'être dans cet état d'esprit mais au moment où tu le mets en place, sache en vérité qu'il est là pour créer ce lien, pour te sentir aller de concert avec et au fur et à mesure maintenant étudie, apprend. Parce que puisque maintenant une fois qu'on a compris ça, la Torah te dit "On redémarre, on te met maintenant la Genèse, Abraham, Isaac et Yakob, alors maintenant je vais vers l'étude." Mais cette étude, je la commence une fois que j'ai compris l'importance absolue de ce que représente la mitsoire. Et à ce moment-là, je vais explorer à l'intérieur du texte tous les autres enseignements qu'il doit m'apporter parce que l'essentiel a déjà été posé dès le début. Alors voilà quelques pistes de réflexion. Évidemment c'est d'un sujet qui mérite de se développer beaucoup plus. Donc d'abord je vous prie de m'excuser un sur mon retard et de sur le fait qu'on a quand même vu ensemble un certain nombre de concepts avec deux trois parenthèses qui méritaient à elle seul un cours. Mais c'était juste pour pouvoir un petit peu commencer à goûter comment les choses se construisent, comment elles s'organisent. Je vais vous dire quand vous avez la chance de fréquenter des maîtres et j'ai eu ce privilège, je l'ai encore un petit peu parce que bon des maîtres il faut en trouver mais il y en a. Vous voyez cette cette dimension là ça a du sens. Quand je dis vous le voyez, vous le voyez vous le voyez. C'est dire c'est pas c'est pas on vous le raconte pas, il a pas besoin de prendre des postures. Vous le ressentez. Si tentez que de votre côté vous essayez de faire en telle sorte que ces éléments-là représentent quelque chose pour vous. Si j'ai décidé qu'il ne représentait rien, l'impact qu'ils peuvent avoir sur moi sera complètement nul. Je ne peux pas un moment me connecté à quelque chose vis-à-vis de laquelle j'ai un déni. être au moins ouvert à se laisser bouleverser par une rencontre avec la mitwa, par une rencontre avec l'étude, par une rencontre avec un maître, c'est l'élément qui va nous permettre de le ressentir et à partir de cela d'être dans un mouvement au quotidien. Voilà donc quelques pistes de réflexion sur ce sujet. Yeah.