Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Béhaalotékha. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "De la nécessité et du danger de l'oubli !" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent.
Parmi les thèmes abordés :
- Comment transformer un sentiment de mal-être en levier de transformation personnelle ?
- Comment utiliser la mémoire d’un dysfonctionnement comme moteur d’un mouvement vers le haut ?
- Quelle stratégie mettre en place pour ne pas retomber dans les mêmes situations problématiques ?
- Quels outils concrets peuvent aider à maintenir un niveau de conscience élevé au quotidien ?
- Comment gérer les images mentales ou visuelles qui affectent inconsciemment les comportements ?
- Pourquoi la nature humaine tend-elle à oublier le bien et à se concentrer sur le mal ?
- Que révèle le souvenir de certaines choses sur ce qui est fondamental pour l’individu ?
- Pourquoi la Torah nous demande-t-elle de nous souvenir spécifiquement de la sortie d’Égypte ?
- Le souvenir peut-il être un acte créateur plutôt que passif ?
- Que signifie "ne pas se définir par ses erreurs passées" dans une dynamique de progression ?
- Le mal-être est-il un révélateur de vérité sur soi ?
- Pourquoi la Torah impose-t-elle de ne pas rappeler à autrui ses fautes passées ?
- Pourquoi la conscience d’un écart entre ce qu’on est et ce qu’on devrait être est-elle essentielle à l’évolution ?
- Quelle posture adopter pour ne pas être enfermé dans une identité négative après une chute ?
- Est-ce que la récurrence de l’échec invalide la sincérité du changement ?
- Quel rapport développer avec ses émotions pour éviter de se bloquer dans une culpabilité stérile ?
- Comment cultiver une vigilance active dans ses relations pour renforcer des fondations positives ?
-...
Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube...
Pour suivre Elie Lemmel :
Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev
Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel
Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel
Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel
Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW
Transcription
Kind: captions Language: fr Et maintenant, je vais traiter du sujet que je voulais aborder avec vous, mais j'ai décidé, c'est pas trop mon habitude, mais quand même, de d'avoir quelques texte devant moi et de réfléchir sur une problématique qui est la notion du souvenir et de l'oubli. Alors, pourquoi ? Vous savez que chaque chaque semaine, j'essaie de prendre un thème qui est lié à la parachat de la semaine, c'est-à-dire à ce qu'on va lire dans la semaine. Et cette semaine, on va voir une parachat dans laquelle et bien on va voir que le peuple juif va à un moment totalement oublier certaines choses et se souvenir d'autres. En effet, le peuple d'Israël est en train d'être dans le mouvement dans le désert et à un moment, ils sont là et ils sont euh dans une réflexion très curieuse puisque ils se confrontent à une réalité nouvelle. Ils ont la mane, vous savez, cette nourriture céleste qui va leur permettre de vivre pendant toutes ces années, mais comme s'ils oublient au fond ce miracle. Et ils disentaga, on se rappelle, on en a marre de cette man, on se rappelle de toutes ces bonnes choses que nous mangions où ? En Égypte. Et là, évidemment, la suite, elle est un peu complexe et on a ici quelque chose qui est en train d'émerger, qui est d'un côté le souvenir de certaines choses qui est au fond totalement inexacte et en même temps l'oubli de certaines choses qui sont beaucoup plus fondamentales. Et donc la question qui va se poser ici, c'est de savoir comment est-ce que on va construire une histoire en étant d'un côté dans cette capacité de se souvenir et en même temps de mettre en place quelque chose qui est du domaine de l'oubli. Comment est-ce que on organise cela ? Comment est-ce que l'on fonctionne dans notre vie et ce à tous les niveaux ? Alors, il faut savoir que on va commencer d'abord par un univers que j'appellerai religieux mais qui au fond peut être beaucoup plus élargi que la problématique du religieux qui est le rapport que nous avons avec le monde de nos dysfonctionnements. C'est-à-dire, on a en effet en tant qu'être humain un certain nombre de fondamentaux que l'on se doit d'inscrire dans notre quotidien. Il ne faut pas oublier que ce que l'on attend de nous, c'est d'avoir un comportement qui est juste. Et en tant que peuple juif, on a cette chance incroyable d'avoir une référence qui traverse l'histoire qui s'appelle la Torah. Comme Pascal le disait, le peuple juif traverse l'histoire à l'ombre de son livre d'une référence qui va nous permettre de savoir comment on pense notre vie et ce dans tous les domaines. Cette référence que l'on appelle Torah est aussi un texte qui va nous donner un certain nombre de lois que l'on respectera plus ou moins mais qui en tout cas sont là. Et ces lois évidemment, sachez qu'au quotidien leur immense majorité ne concerne pas tant des faits religieux mais beaucoup plus qui a tr au rapport à l'autre parce que je vous rappelle que le religieux au quotidien est quasiment inexistant de la vie d'un juif. Allez, on va utiliser les mots orthodoxes. D'accord ? Pourquoi ? Alors le matin, si tu es un homme, tu mets les télines. Si tu es une femme, tu peux le faire, mais dans ce cas-là, faut les faire tous les jours. Faut les mettre tous les jours de ta vie. C'est pas un jour oui, un jour non. Après, qu'est-ce qu'on va faire ? Si tu veux prier, l'obligation de la prière, c'est de t'arrêter de dire "Dieu, je t'en supplie, donne-moi une bonne journée." Vous avez prié parce que la prière, c'est révéler la conscience que l'on a qu'il y a un créateur de l'univers au-dessus de nous. Après, on va exprimer le fait que l'on croit dans un Dieu unique en disant la première phrase du schéma, un minima. Et puis après, si vous prenez un petit déj, vous pouvez faire une bénédiction avant de prendre votre café. Mais une fois que j'ai pris votre café, éventuellement votre croissant de préférence cachè mais à ce moment-là c'est quoi la suite ? C'est quoi la suite ? Ben la suite en vérité elle est beaucoup plus complexe. Ça vait donc toutes ces mit tous ces commandements dans le rapport à l'autre. Est-ce que tu souris aux gens ? Est-ce que tu les juges positivement ? Est-ce que tu mets de côté la ranqueur ? Est-ce que tu ne te venges pas ? Est-ce que tu te mets en colère ? Est-ce que tu es droit dans les mots que tu utilises ? Et là l'honnêteté et pas juste dans le business. Tu es payé par ton patron pour travailler 35 he c'est pas pour prendre la moitié de ta journée regarder ce qui se passe sur WhatsApp. Et là, c'est plus complexe. Alors maintenant, la question elle est de savoir je m'arrête le soir, je rentre à la maison, je fais un bilan et là waouh, je me sens un peu mal parce que je regarde ma réalité telle qu'elle s'est passée au regard de la référence qui est la mienne et je me rends compte que parfois il y a une forme de delta entre ce que j'aurais dû être et ce que j'ai été. La question, elle est de savoir je fais quoi à ce moment-là ? Et c'est là va où se va se poser le premier enjeu qui se cite, le premier enjeu entre la notion du souvenir et la notion de l'oubli. Alors, on va regarder les textes et on va voir que les textes sont très intéressants parce qu'il y a un premier texte qui nous dit les choses suivantes et c'est le roi David. Le roi David a dit et ma faute, elle est face à moi de manière constante. C'est assez bouleversant. Ça voudrait dire que au fond, je dois en permanence dans cet état de conscience que je dysfonctionnais. Alors, les seuls qui sont contents là-dedans, ce sont les psy d'accord ? Mais quelque part, ce que David a mé priori très très compliqué. D'un autre côté, fidèle à la tradition juive, on va voir des textes qui vont nous dire exactement le contraire. On a entre autres un texte dans les pirot qui nous dit ne te vois pas comme étant quelqu'un que l'on appelle racha, c'est-à-dire un être de mal à très propres yeux. Quoi le les maîtres du Talm n'avaient pas lu ce verset des psaumes ? Comment ça fonctionne ? Et on a ici un petit peu un axe de réflexion, c'est quoi ? être dans le souvenir de l'élément dysfonctionnel, non pas pour m'enfermer à l'intérieur d'une image négative de moi-même, mais pour me proposer un mouvement vers le haut. Je ne peux pas être dans un mouvement de transformation si je n'accepte pas à un moment de me voir dans une posture de quelqu'un qui n'a peut-être pas été à la hauteur de ce qu'il était censé être. Mais d'un autre côté traduction, je ne dois pas me définir à travers cet élément de moi-même. C'est-à-dire qu'on va se retrouver en premier lieu avec l'obligation d'être dans le souvenir qui va être à l'origine d'un mouvement vers le haut et en même temps de l'oubli de cet élément dès lors qu'il a généré le mouvement. Dès lors que le mouvement a commencé à se mettre en place, à partir de là, évidemment, qu'est-ce qui se passe ? Quelque chose de très simple. Je me retrouve à l'intérieur de cette double dimension. Tout d'abord, le souvenir des éléments dysfonctionnels qui vont être le support de mon mouvement vers le haut. Et dès le moment où j'enclenche ce mouvement, Alter, ne définis pas ce que tu es. à travers cet élément de ton d'histoire et ça ça va être au fond le point de départ et c'est intéressant parce que le prophète Ézéchiel va dire et la dimension négative de quelqu'un qui a mal fait les choses et bien cette personne ne trébuchera plus sur elle le jour où il repart en arrière. traduction. À partir du moment où tu entreprends ton mouvement, et bien à ce moment-là, le souvenir que tu auras évidemment encore parce que ça va pas disparaître ne doit pas être quelque chose qui te fait trébucher, c'est-à-dire quelque chose qui va te faire tomber et aller vers le bas. Et donc on a ici déjà cette nécessité du souvenir pour ne pas comme on dirait un peu légèrement se raconter d'histoire par rapport à soi-même mais qui n'a de sens que dans la mesure où ça va être le point de départ d'un mouvement vers le haut parce qu'à l'intérieur de mon dysfonctionnement se trouvent les prémises de ma future grandeur. Et à partir du moment où j' processus, à ce moment-là, al ne te définis pas comme étant quelqu'un de mal à tes propres yeux. Le choix que l'on va faire d'être dans un mouvement par exemple dans la relation à l'autre, c'est-à-dire ce sentiment de mal-être que l'on peut vivre. Et il est merveilleux parce qu'il prouve qu'au plus profond de moi-même, je ne me retrouve pas dans ce que j'ai été. Nos maîtres disent que quelqu'un qui fait quelque chose qui n'est pas correct dans la vie et qui en a honte, Dieu lui pardonne à tout. Ça veut dire quoi ? Parce que le sentiment de honte dans la tradition juive, c'est quelque chose qui émerge lorsque je réalise que ce que je fais ne correspond pas à ce que je veux être. Lorsque je réalise qu'au fond ce n'est pas moi, alors au plus profond de moi-même, il y a quelque chose qui me dérange. Et cet état là, c'est le point de départ d'un mouvement. Et c'est extraordinaire parce que la plupart du temps, on ne veut pas ressentir un sentiment de mal-être parce qu'au plus profond de nous-mêmes, nous ne voulons pas qu'il soit le propulseur d'un mouvement vers le haut. Alors que la Torah a dit la notion du mal-être est là comme point de départ vers quelque chose dès le moment où la démarche s'enclenche, dès le moment où tu te dis j'ai vraiment été nul. Allez ce matin de parti de la maison et tu avais un truc en tête et tu as pas calculé ton conjoint et tu te retrou mais pourquoi mon conjoint doit payer le fait que que ça va pas avec mon chef ? Quel rapport là ? Pourquoi je lui fais payer à lui ? Pourquoi je lui demande d'être le disjoncteur, le fusible ? Rappelle pourquoi l'autre a besoin d'être le fusible de mauvaise humeur. Donc tu trouves là que tu te sens pas bien. Alors comment tu vas récupérer le dossier ? Ça saisit un autre cours. D'accord. Mais ce qui est sûr mais pas le coup tu envoies un WhatsApp à ma chérie ou mon chéri. Non non non, tu as le droit de faire un effort clairement. Mais le fait déjà de dire ça c'est pas moi, je mérite trop pas. Super. À partir de là, dit à Ézéchiel le cachel, tu ne dois pas trébucher parce que si je trébuche, alors je m'enferme à l'intérieur de quelque chose qui est au fond un élément qui va m'amener à aller encore plus bas. C'est intéressant de voir que le mot liscor zorer qui veut dire se rappeler, c'est les mêmes lettre que le mot le hariz qui veut dire publier. Publier, c'est faire advenir une chose. Quand je me rappelle, c'est pour pouvoir être créateur de quelque chose dans le futur. Le mot shor qui veut dire oublie, c'est les mêmes lettres que le mot kah être dans la négation d'une chose. Ça veut dire quoi ? qu'au fond si je ne sais pas oublier alors je vais nier l'élément dysfonctionnel en disant qu'il n'est pas problématique. Alors que si je sais oublié parce que tout simplement j'ai mis en place le souvenir qui va créer un autre futur à travers le mouvement que je vais opérer, je suis pas obligé d'invalider l'acte que j'ai fait en disant que c'est pas un problème. La plur les gens pourquoi il disent ça va c'est bon c'est pas un problème. Pourquoi tu dis que c'est pas un problème ? C'est un problème. Mais ça te dérange de voir que c'est un problème ? Pourquoi ça te dérange ? Ben parce que si c'est un problème alors il faut que je le règle. J'ai pas envie de le régler parce que j'ai pas envie de bouger parce que je suis un paresseux. Mais si en vérité la découverte et le souvenir de la chose m'amène à créer le mouvement, donc je peux après l'oublier vu qu'il a rempli sa fonction. puisque cet élément là a rempli sa fonction et donc on a ici le le point de départ et c'est pas pour rien que les vont nous dire lorsqu'une personne a fait un retour à elle-même quel que soit le domaine dans le domaine de la relation à l'autre de la relation ce que vous voulez il est interdit de lui dire et lui sortir les guitares et lui faire la série souvenir souvenir. Non, c'est assourd c'est interdit. Pourquoi ? Parce qu'à partir du moment où la personne a utilisé cet épisode de son existence pour créer une dynamique vers un futur, mais pourquoi tu le lui rappelles, ça ne sert à rien. Sauf si en effet, tu as envie d'instrumentaliser son passé pour pouvoir mieux l'enfermer et la manipuler. Ça c'est quelque chose que tous les psy du monde connaissent bien mais dans la Torah a parlé bien avant. c'est interdit parce qu'on sait très bien ce qui se que joue derrière parce que au fond si je te rappelle ce qui ne va pas quelque part tu recrées de toi une image négative et dans ce cas-là je te propose de te racheter et qui va être le bénéficiaire c'est celui qui propose de racheter. Je te demande de faire tes vaisselles quoi. Et c'est moi qui vais être le bénéficiaire. Et ça ça va pas. Ça c'est à source à c'est interdit. Et donc ça ça va être le l'élément et au passage le balatania va dire que il est très important de faire ce travail pour ne pas nous retrouver dans une dimension de hatswout, c'est-à-dire dans une dimension de mal-être qui est l'élément le plus dramatique de l'histoire de l'homme. Parce que le mal-être est un lieu d'enfermement et le mal-être, il se crée à travers une culpabilité. Or, comme on l'a vu, la culpabilité, on peut la faire disparaître en décidant que le dysfonctionnement n'en est pas. Mais ça, c'est dommage parce que dans ce cas-là, tu réinventes sans arrêt tes références. Tu les réinventes sans arrêt dans la relation à Dieu comme la relation à l'autre. Non, c'est pas important. C'est pas si grave. Non, de toute façon, ça arrive à tout le monde et puis ça va, je vois pas pourquoi ça devrait le toucher et puis c'est pas grave. Super. Alors dans ce casl, tu te sens bien, tu vas et tu rentres à la maison, tu dors bien le soir. D'accord. C'est super. Non non mais parce qu'on on ne le supporte pas cet élément. La droite dit pas du tout. Sans-toi coupable pour à partir de ce moment de culpabilité dans son sens péjoratif, tu crées une dynamique. Je parle de dynamique, je parle de points de départ. Lorsque j'enclenche un mouvement, je me révèle à moi-même que ce que j'ai vécu n'est pas l'expression de ce que je désire profondément. Ah, vous allez dire un problème, c'est que souvent ce mouvement va être rattrapé par une rechute. Mazaltof, bienvenue au club. Et c'est pas moi qui le dit, c'est le roi Salomon. va nous dire chevimad lead tombe cette fois il se relève ne voit pas dans la récurrence de ta difficulté l'expression de quelque chose qui t'enferme. On peut être tadique, quelqu'un qui est une personne qui veut fonctionner de manière juste dans l'existence chezamimadikipol. Mais sa force c'est quoi ? C'est de se dire je me relève. Alors évidemment celui qui voudrait instrumentaliser cette parole pour ne pas faire l'effort de s'inscrire dans le mouvement nécessaire, ça c'est autre chose. Ça c'est non parce que souvent les gens dire non mais tu comprends chérie, c'est marqué hein le roi Salomon il a dit non non pourquoi parce que comment tu te relèves ? On se relève mais après on essaie quand même de part tomber et pour ne pasartet tomber tu fais quelque chose de très simple. Tu ne te mets pas dans la même situation qu'auparavant. Vous allez le traduire dans vos univers respectifs et chacun dans son monde. En deux mots, si tu as décidé de faire Wers, si ça te dérange pas, ne va pas de nouveau travailler chez le nôtre. Si tu te rends compte que à un moment ton regard peut partir dans toutes sortes de domaines et que quand celui-ci s'égare et bien il y a d'autres égarements. Si ça te dérange pas, ne va pas sur une plage au mois d'août pour avoir le syndrome de Roland Garos. C'est pas une mouette de se remettre dans des situations ingérables et on le fait tous avec nos enfants. On leur dit, on leur dit mais arrête, tu sais très bien que quand tu as fait alors ça sert à rien. Là on parle de quelqu'un qui se battre va se retrouver. D'accord. Ravirou de c'est un enseignement que j'ai très souvent partagé parce qu'il est incroyable. Ravou dit c'est quoi la grandeur d'un sadic ? C'est quoi quelqu'un de juste ? Vous savez c'est quoi ? C'est quelqu'un qui est capable de dire je suis tombé. Parce que si tu dis que tu es tombé de la table, tu te dis à toi-même que ta ta que ta place, elle est sur la table et pas là où tu te trouves. Dire "J'ai fait une erreur", c'est accepter qu'à un moment ce que je fais maintenant ne correspond pas à ce que je suis réellement. Dire qu'on est tombé de la table, ça veut dire que la table c'est le lieu sur lequel on veut être. Et c'est ça un tadic. Celui qui conserve, qui se rappelle en permanence là où il doit être, ce qu'il veut être. Et la réalité de sa vie, c'est le mouvement qui va l'amener à se retrouver à ce niveau-là. Ça c'est déjà un premier point. Maintenant, on va essayer de passer à un autre point. Toujours dans l'univers du souvenir, mais un peu plus dans le monde des relations humaines. Il y a un maître qui s'appelait le roch Rabenou aser. Rabenouer. Le roche fait partie de l'univers des richonimes. Les richonimes qui ? Ce sont les maîtres du moyen-âge les plus célèbres. Vous les connaissez. Rashi qui a vécu en France, le Rambam Maimonide qui a vécu essentiellement à fostat dans la banlieue du Rajba d'autres qui ont vécu aussi en France dans des petites villes Haramrupt Rabenoutam Rabiel Paris Rabiel de Paris qui était à Paris qui avait avec 400 élèves qui est parti par la suite à Saint-Jandre à et donc le roche qui fait partie de l'école des richonim et qui a vécu lui en Allemagne va nous dire quelque chose de très simple dans un de ses enseignements. D'Arkanote, le galot est à raot ou le haalim est à la nature profonde des créatures est la suivante. Le halim est àovot de recouvrirem, c'est de se donner les moyens d'oublier. à Tovot tout ce qu'ils ont vécu de positif et ce qu'ils ont reçu de bien ou le galote mais de révéler en permanence est arahote ce qui ne va pas. La nature profonde de l'être c'est que l'on n pas envie de se rappeler de tout ce que l'on a eu de positif mais au contraire de mettre en exergue en permanence le négatif. Pourquoi ? pour une raison très simple, c'est que si je me rappelle de ce qui a été positif, ça m'amène à réfléchir si j'ai la reconnaissance nécessaire par rapport à l'autre. Et quand je dis reconnaissance, c'est pas le merci de circonstan des manuels d'instruction civique ou de la famille la morale. Non, la re connaissance. Je reconnais à nouveau l'autre. Je redonne à l'autre la place qu'il a à travers ce qu'il m'a apporté. Et donc on va essayer de voir comment est-ce qu'on organise justement notre vie pour lutter contre cette nature qui fait partie de nous-même. Alors la première chose que l'on va voir c'est que il va y avoir en effet dans la Torah un certain nombre d'éléments qui nous rappellent tout d'abord cela. Tout d'abord la Torah nous demande de nous rappeler de quoi ? et bien de nous rappeler zerat mitraim on le dit au kidouche dans ce moment dans lequel on sanctifie le jour du shabbat ou les jours de fête sur un verre de vin on dit systématiquement zer litiat mitraim souvenir de la sortie d'Égypte c'est-à-dire que l'Égypte si on en est sorti c'est qu'on y a été mais qu'est-ce qu'on décide de mettre face à nous c'estat mitraim pourquoi parce que le souvenir que l'on a de ce qui s'est mal passé, nous allons l'utiliser pour créer une distance par rapport à ceux qui ont été impliqués dans cette histoire. Au fond, la meilleure manière de ne pas vivre une relation, c'est de mettre en exerg les éléments dysfonctionnels de celle-ci. Comme ça au moins, ce sont eux qui vont définir le rapport que j'ai à l'autre. Et ça c'est un choix que l'on doit faire, ce qu'on appellerait un choix de positionnement. Et ce choix de positionnement, il va être fondateur parce que regardez, moi je me rappelle, il se trouve que je suis pas thérapeute de couple et je ne suis pas thérapeute de couple mais parfois il y a des couples qui peuvent venir me voir un petit peu pour que je leur dise qu'il faut aller voir un thérapeute de couple. Donc s'ils ont besoin que quelqu'un leur dise ce qu'il faut, alors je joue le rôle du père symbolique et puis je le fais. OK ? Même si c'est pas au père de dire à ses enfants d'y aller parce que sinon là il y a un vrai problème. Ça c'est un deuxième une deuxième question. Alors ce qui est intéressant c'est que je me rappelle un jour comme ça voilà le le monsieur ou la madame je me rappelle plus qui dit ouais vous rendez compte alors c'était pas dramatique bon il y avait d'accord et la personne s'attendait à ce que je dise mais vous savez quand même faut pas exagérer je dis ah vous avez raison faut divorcer alors il s'attendait pas à ce que le rabin dise un truc pareil officiellement les rabins sont censés faire le contraire et je dis non mais il faut divorcer mais bien sûr et là j'entends la voix de l'autre je rappelle plus qui me dit euh oui oui non Mais non, mais par ailleurs. Ah, j'ai dit chez votre conjoint, il y a aussi des qualités. Peut-être qu'on en parle. Peut-être qu'on en parle. C'est-à-dire vous vous êtes organisé autour du souvenir de quelque chose. Et c'est la raison pour laquelle on est fait. Et bien, on voit que dans la Torah, lorsque l'on parle d'événements, d'événements dont nous savons pertinemment qu'il renferme une histoire négative parce que si on sort d'Égypte, c'est qu'on a été enfermé en Égypte. On n'est pas ici dans une histoire dans lequelle il y a eu des sourires d'un côté et de l'autre côté il y a l'autre il a fait la tête. Si je dis rappelons-nous de la sortie d'Égypte, sous-entendu, si on est sorti, c'est qu'on y a été. Donc on est face à des mots qui au moment où on les utilise nous rappelle ce qui a pu se passer. J'ai utilisé l'expression que j'ai beaucoup utilisé des mots qui rappellent des mots mau x parce que quand je dis souvenir de la sortie donc ça me renvoie au fait que si on est sorti c'est qu'on était en exil. Mais qu'est-ce que j'ai envie de mettre en place dans ma tête ? Qu'est-ce que je décide d'installer à l'intérieur de ma tête ? Et ça en effet c'est la raison pour laquelle la Torah va nous donner un interdit qui est le suivant. La Torah va nous dire l' ve suit du verset je le traduire tout de suite tu n'exprimeras pas une quelconque vengeance vis-à-vis de l'autre et tout de suite derrière et tu aimeras pour ton prochain comme toi-même. Quel rapport ? Pourquoi est-ce qu'on met les deux à côté ? C'est très simple parce que vous savez très bien que aimer son prochain comme soi-même ça n'existe pas. C'est pour ça que la Torah ne le dit pas. Qu'on soit bien clair, ceux qui pensent que c'est ça, c'est un slogan. Mais c'est pas le verset. Le verset nous dit pas ve tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il dit ve le et tu aimeras pour ton prochain comme toi-même. Je je dois vouloir pour l'autre ce que je veux pour moi. Et qu'est-ce que je veux pour moi ? c'est que dans la relation que j'ai avec l'autre lorsqu'il me voit, il n'est pas en tête en premier lieu le souvenir des erreurs qui ont pu avoir qui ont pu être présentes, pardonnez-moi, à l'intérieur de la relation. Quand je rentre chez moi, j'ai envie que l'autre se rappelle de la partie sympathique qui s'est passée aujourd'hui et non point de la partie qui a pu l'être moins. C'est ça qui m'intéresse. Veut le et ça commence par quoi ? L'om veut l'itor. Ça veut dire quoi la vengeance ? La vengeance c'est quelque chose qu'on en va justifier de par le fait qu'à un moment l'autre a pu mal agir. Ça veut dire que c'est ça l'élément que j'ai en tête. C'est-à-dire que au fond, c'est celui qui détermine la relation. Et la Torah dit, c'est pas possible. C'est-à-dire que je vais faire l'effort d'être dans un souvenir et en même temps dans un travail d'oubli. Mais c'est moi qui décide ce dont j'ai envie de me souvenir et ce que j'oublie. Pourquoi ? Parce qu'au fond, le souvenir, vous le savez très bien, il se situe par rapport à des choses qui sont importantes pour nous. On se rappelle des choses qui sont importantes et on oublie celles qui au fond ne le sont pas vraiment. Donc ce que ce dont je me souviens révèle souvent les choses qui au fond de moi sont importantes. Si je me rappelle en premier lieu de ce qui ne va pas, c'est que au fond j'ai peur. J'ai peur d'aimer l'autre. Et donc je mets cette forme de barrière à l'amour réel qui existe entre deux êtres en faisant en telle sorte que c'est avant tous les éléments difficiles de la relation qui sont présents. Mais en vérité, si je réalise que ce qui m'intéresse, c'est d'aimer l'autre, alors évidemment ces éléments là, il faudra que je fasse un effort pour m'en rappeler. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas intéressé à ce qu'il soit présent de manière constante dans mon esprit parce qu'ils seront ceux qui détermineront la tonalité de la relation. Donc en vérité, la question elle est de savoir est-ce que j'ai fait le choix d'aimer l'autre ? Est-ce que j'ai envie de t'aimer ? Est-ce que j'ai envie de t'aimer ? C'est un choix l'amour. Je suis désolé pour les compositeurs de chansons un peu à l'eau de rose. Non, aimer c'est un choix. Aimer, c'est une volonté. Alors, il faut qu'il y ait un minimum commun. Mais si j'ai envie que cet amour existe, si j'ai envie qu'il se développe, si j'ai envie qu'il se renforce, j'ai envie de pouvoir continuer à t'aimer toute ma vie et de plus en plus fort. Mais comment je fais ? puisque la vie va nous montrer des moments où il y a un peu voilà, mais c'est très simple, c'est que je vais d'abord me donner les moyens de me souvenir de tous ces événements qui quand j'y pense me nourrissent tellement. Alors bien sûr, si les choses dont il faut qu'il faut mettre de côté sont des trahisons majeures ou de la violence, là la Torah nous dit que tu as l'obligation de te protéger. D'accord ? Donc le monde de la trahison et de la violence, c'est autre chose parce que c'est une remise en cause des fondamentaux même de ce qui crée une relation. Parce que qu'est-ce qui fait que au moment où tu as dit ces mots parce qu'il y a la violence des mots ou des silences ou du geste, tu as oublié qu' t'avait en face de toi ? Alors pour ceux qui aujourd'hui font les ambiances et avec plaisir hein si ça plaisait de vous savez les voix off, tu te rappelles pas là il y a 3 mois 3 ans quand je t'ai vu arriver dans ma vie, j'ai tout de suite vous saz les voix off là et tout le monde a les larmes à l'œil e c'est beau. Bah s'il y en a qui l'ont fait, c'est super hein. Mais tu te rappelles plus là du truc là, tu as passé 15 he avec l'arrangeur musicale et les ambiances et le texte et comment je le dis naturel ou alors c'était c'était faux. Donc c'est une escroquerie depuis le début. C'est sûr que c'est pas faux. Pourquoi ça tu t'en rappelles pas ? Alors bien sûr s'il y a deux tentatives de meurtre. Oui d'accord mais si c'est pas ça. Est-ce que tu veux te donner les moyens d'être dans la continuité de quelque chose que tu as mis en place ou pas ? Et c'est là où en effet on va voir cette notion de zira de souvenir. Et lesamim nous disent la chose suivante tout celui qui se donne les moyens de mettre de côté ce qui fait partie de la nature profonde de l'individu, Dieu va lui pardonner la totalité de ses fausses traductions. Si tu es capable de faire en telle sorte que le souvenir que tu as de ce qui s'est passé ne soit pas un élément qui entche la relation, ben évidemment que je fais la même chose vis-à-vis de toi. Parce qu'il faut pas oublier que nous sommes quand même dans un monde de spiritualité, un monde dans lequel nos propres mouvements déclenchent un certain nombre de choses. Parce qu'au fond, toute l'histoire du peuple juif et on la voit encore plus aujourd'hui, elle nous renvoie à cette dimension là. Et donc évidemment la difficulté elle est où ? Et bien c'est le contraire, c'est ce qu'on va voir. À un moment le texte nous dit c'est un verset terrible dans la parchatinou qui est la paracha qui est le texte qui correspond après la tradition cabalistique à l'époque prémessianique puisque vous savez que les versets de la Torah correspondent à un certain nombre d'années ceux qui correspondent malheureusement aux années sombres sont les versets dans lesquels et dont le Talmud nous dit déjà il y a plus 2000 ans qui sont les pires de la Torah qui sont van Asterir Pana et Bayama quand Dieu dit arrivera un moment dans l'histoire dans lequel je voilerai ma face ce que certains ont appelaient le silence de Dieu. La Torah nous en parle et la Torah va nous parler de cette époque qui précède la venue du mas et elle nous ditunasitauroun qui est un des noms que l'on donne au peuple d'Israël d'un seul coup traduction littérale sans Grèce c'est-à-dire il est centré sur lui-même vaou et il met de côté le créateur pourquoi parce que l'illusion d'indépendance qu'il a lui fait oublier son histoire et en quoi elle est singulière et en quoi elle doit lui rappeler la dimension du divin. Et c'est la même chose et ce que je vais dire va peut-être éveiller chez certaines personnes ici et je prie ces personnes de m'excuser. Je ne veux pas raviver des éventuelles blessures. Et donc vraiment si certaines personnes ont vécu ça, je suis désolé mais vous savez c'est un petit peu alors on va pas en faire des lieux communs et des principe mais on le voit quand même souvent et je ne suis pas dans une condamnation du masculin par rapport au féminin ou autre chose. Vous savez, c'est parfois ces hommes qui ont eu à leur côté des épouses qui leur ont permis à eux les hommes de développer ce qui aujourd'hui est considéré comme étant l'expression de la réussite, c'est-à-dire une carrière et qui lorsqu'ils sont arrivés au fait de celle-ci et bien mettre de côté celles qui leur ont permis d'y accéder en prenant sur elle toutes sortes de responsabilités. C'est exactement la même chose. Et là, on construit des théories. Non, je ressens plus l'amour, je t'aime plus. Ou alors je t'aime mais j'ai pas assez pensé à moi dans ma vie. J'appelle ça des crapules. Tu es une crapule. Vaun parle comme ça au peuple d'Israël. Il dit comment ? Comment tu peux oublier ? Comment tu peux oublier ? Comment tu fais pour oublier ? Vous savez comment on fait ? Parce qu'on décide d'oublier. On décide d'oublier parce qu'on veut avoir face à soi les éléments qui nous permettent de justifier ce qui n'est pas justifiable. Et c'est la raison pour laquelle la Torah nous dit attention, il y a cette notion de d'oubli mais d'oubli de ce qui m'empêchera d'être dans la continuité d'une histoire. Et ce que je mets en place et la Torah nous dit et regardez quand on a un desotes on a ces qui sont là et cesites on te dit tu dois les voir ils doivent te rappeler quelque chose. Alors vous dites ben non moi je veux des titites mais c'est sûr que quand je vois mes titites je pas tout de suite une connexion avec Dieu et les mitsotes. C'est un travail, c'est un effort. Traduction, la Torah, elle te dit donne-toi un moyen de te rappeler de quelque chose. Vous savez d'où est-ce qu'on la prend ? On la prend d'une histoire qui passe au tout début de l'histoire de l'humanité de Noir de Noé. Noar, d'accord et bien fait partie de cette humanité qui va survivre déluge. Et lorsque le déluge s'arrête, alors le texte nous dit que Dieu fait émerger ce que l'on va appeler aujourd'hui l'arc-en-ciel qui est quelque chose d'un peu plus complexe que juste un problème de réfraction au niveau des gouttelettes d'eau pour la Torah. Il y a beaucoup d'autres choses là-dedans. Et Dieu dit, "Ben voilà, je décide que l'humanité ne per ne périra plus jamais dans le déluge." Et c'est la raison pour laquelle j'installe le concept de l'arc-en-ciel. Et si demain je veux détruire l'humanité, je verrai l'arc-enciel et comme diraient les enfants, je me trappellerai. Je me rappelle. Après une chemolé vite s' vient, il pose une question évidente, il dit je comprends pas, Dieu a besoin de se faire un do à son mouchoir et même je verrais, on sait que c'est un phénomène physique. Qu'est-ce qu'on est en train de nous raconter ici ? Alors vousz vous avez deux options. Option qui nous permet de prendre de la distance par rapport à la Torat et de se dire ça veut rien dire. option 1, ça fait 3300 ans qu'on se balade avec et que les plus grands penseurs, les plus grands génies du clan d'Israël ont été dans cette oreille, ont respecté ses mises. Donc option 1, l'incompréhension que tu as va te permettre de prendre de la distance parce qu'au fond ça t'arrange ou alors tu dis ça a l'air d'être idiot. Or c'est pas idiot. On va essayer de comprendre. Et parmi évidemment toutes les explications parce que ce texte est fondateur avec tout ce que symbolise ça après dit non évidemment quand le texte de la Torah nous dit une chose pareille est en train de nous dire il y a des moments dans la vie dans lesquels tu es dans une prise de conscience claire et aigue d'un certain nombre de choses à ce moment-là quel est le moyen que tu te donnes d'être dans le souvenir de cet état de conscience pour pouvoir le transporter dans ton existence. En deux mots, pour moi, vous savez c'est quoi ? C'est la photo que j'ai pris de cet œil. Comment je vois la vie maintenant ? Il y a des choses qu'il faut savoir relativiser, il y a des choses qu'il faut remettre à leur place, que la vie parfois ça tient pas grand-chose. [Musique] Alors évidemment, on va pas vivre comme on dit en vieux idich dans la rassera, dans l'angoisse. Certains comprennent le idiche, ça me rassure. Mais évidemment, mais évidemment de temps à autre, quand tu penses être le phénix des autres de ces bois, qu'est-ce que tu fais ? Ben, tu regardes la photo et tu te rappelles, je me rappelle cette expérience que j'avais vécu il y a des années, je la raconte dans un de mes livres à Bruxelles où j'ai donné une super conférence bien sûr, voyons. Et je vais faire une émission de radio. Le matin de l'émission de radio, j'étais en train de manger la moquette. Vous savez pourquoi ? À cause de quelque chose qui fait pas plus de 2 3 mm mais qui était mal placé. Ça s'appelle une colique néphrétique. J'ai gardé maintenant je pense que je l'ai perdu mais j'avais gardé à l'époque longtemps le billet de train de retour parce que j'étais revenu en ambulance. C'était pas pour me faire rembourser hein, mais parce que tout simplement quand tu penses à un moment être tu le regardes et tu réalises que faut se calmer. Je suis sûr qu'on le fait tous. Le texte de la Torah te dit attention. La Torah te dit attention, donne-toi les moyens d'être dans le souvenir d'un état de conscience. On passe tous dans la vie par des moments et j'ai envie de dire les plus beaux qu'il soit qui sont des moments dans lesquels on flirte avec la vérité. On a une conscience plus aigue des choses. On les remet à leur place. On voit la valeur de la vie. On comprend l'importance de l'identité et quelque part ça nous remplit tellement fortement profondément à travers des expériences belles, des expériences merveilleuses. Et c'est là où en effet on te demande de faire en telle sorte de faire un nœud à ton mouchoir, de cet état d'esprit puisse perdurer chez toi. peut-être pas avec la même intensité évidemment, mais te donner les moyens au moment que je fais le nœud à ce mouchoir, je sais que je suis quelqu'un qui un moment va oublier parce que c'est ainsi que fonctionne la nature de l'être. Et donc à partir de cela, j'ai envie de rester dans mon existence à ce niveau de conscience que j'ai pu vivre lors d'un moment d'expérience. Et en effet, évidemment, c'est la raison pour laquelle la Torah nous demande de nous rappeler en permanence des choses. Les titis, tu sais quoi ? Je les regarde et je réfléchis un instant. Et à partir de là, évidemment, ça me rappelle l'importance des mitsot, l'importance d'assumer son identité sans être dans une posture revendicative mais sans la mettre de côté. Et à partir de là, évidemment, on avance dans notre histoire. Évidemment, on est dans un monde dans lequel on fait en telle sorte que notre esprit soit encombré d'images qui nous empêcheront de nous rappeler de ce dont on a besoin de se rappeler. Et ces mêmes tiites nous disent la chose suivante. Quand on met lesit, il y a marqué et vous les verrez et vous vous rappellerez. Qu'est-ce que le texte dit ? Au-delà de l'effort nécessaire pour me rappeler et donc du processus que je mets en place, la Torah est en train de te dire rappelle-toi que ce que tu vois, tu t'en rappelles. Il y a ce qu'on appelle les images sidérantes. Et même les images non sidérantes créent chez toi une certaine vision de l'existence. Parce que quand un enfant il a vu toute sa vie que quand un homme dit à une femme je t'aime, il faut que tout de suite derrière il y a un geste qu' a des corps qui se rejoignent suivant les horaires plus ou moins habillés. Il est persuadé que aimer c'est d'être dans un contact physique et qu'est-ce que ça génère par la suite ? Et c'est pas un problème de religion, c'est que tu oublies que l'essentiel se situe ailleurs et que dans la vie on commence pas par la fin f i n ou f a i m. Pour la Torah, évidemment, l'expression la plus aboutie de l'amour, c'est lorsque le couple qui s'est engagé l'un par rapport à l'autre est capable d'avoir ce triple dialogue des corps, des cœurs et des âmes. Mais ce texte nous dit, si tu as vu des images sans arrêt qui t'ont proposé une autre vision de l'existence, ces images s'imprègnent et il y a un vrai travail à faire. Et au passage, ça nous renvoie nous en tant que ceux qui sont déjà parents et tous ceux qui baiserem, c'est-à-dire la totalité de ceux qui ne sont pas et qu'ils deviendront un jour parents, de se rappeler de l'importance du regard que porteront sur nous nos enfants et qui déterminera pour eux ce qui définit un adulte. Parce que si je me rappelle que lorsque mon père ou ma mère était pas content, il était capable d'exploser en colère, alors pour moi, c'est comme ça qu'on fonctionne dans la vie. Mais si je me rappelle d'autre chose, alors c'est ça dont je saurais me rappeler parce que les images reste. S'il y a bien une chose qu'il est difficile d'oublier, c'est l'image. C'est la raison pour laquelle ceux qui ont vu les 10 commandements, moi j'ai eu la même chance de pas les voir, juste de les étudier dans le texte. J'ai pas tout de suite quand je pense à Moïse l'image de Charles Heneston. Alors dire c'est pas grave mais quelque part ça peut être réducteur mais tout va bien mais si c'est que ça ça va. Et quand la Torah nous dit attention à ce que tu vois parce que là en effet la notion de l'oubli est complexe. D'où la raison pour laquelle tous ces choses qui nous perturbent l'esprit et j'ai pas besoin de les citer, vous savez à quoi je pense ? On doit tout faire pour s'en écarter. Certains disent "Vous êtes coincés". Pas du tout. J'ai pas envie d'avoir une image du féminin qui est, pardonnez-moi, l'idée que c'est un chauama sur de pattes. Ça m'intéresse pas parce que si je la vois, elle va m'intéresser cette image. Je suis pas intéressé. Je suis pas intéressé de voir un univers dans lequel on me fait une description de ce qui est la réussite et de l'amour qui pour moi va créer une forme d'évidence et qui va m'amener à rentrer dans un système de consommation qui au fond n'intéresse que ceux qui vont la produire. Alors évidemment, on est dans un monde, on voit et on se rappelle, mais ce choix, il nous appartient. Et c'est, je crois ici, un des enjeux majeurs à l'intérieur de notre processus. Maintenant, évidemment, ça prend du temps et c'est la raison pour laquelle la Torah nous en parle tellement. Si la Torah nous en parle, c'est parce qu'elle se rend bien compte que c'est un des enjeux de notre vie. C'est quelque chose qui se construit sur des années, des années, des années et des années avec des hauts, avec des bas, avec des chutes, parfois avec un besoin de personnes qui nous aident à nous débarrasser de ce qui s'est inscrit en profondeur à l'intérieur de nous. Parfois, c'est nécessaire, mais le fait de construire une vigilance, c'est déjà extraordinaire. Donc évidemment à partir de là on comprend que cette double dimension elle exige chez nous. cette capacité du souvenir qui est à la fois dans la relation à Dieu, dans la relation à l'autre peut amplifier cet univers et lui donner une dimension merveilleuse. Et en même temps cette possibilité que nous avons de ne pas avoir besoin d'invalider des fondamentaux, mais de savoir oublier ce qui a été contraire à ceci pour pouvoir justement ne pas construire une vie dans une culpabilité, mais au contraire dans un univers dans lequel on va donner du sens. C'est là où en effet où ça se situe. Et on voit qu'en effet, et je conclure là-dessus, quand le peuple d'Israël s'est retrouvé dans le désert, c'est là où en effet il y a quelque chose qui se passe. Quand à ce moment-là, le souvenir et l'oubli ne se situent pas là où il devrait être, il veut y avoir quelque chose qui se passe à partir du moment où la Torah nous le dit, c'est que quelque part, elle a envie qu'on en tire un enseignement à nous de savoir le faire exister de manière ultra concrète dans notre quotidien. Voilà, ça c'est quelques idées que je voulais partager avec vous.