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De l'attente à l'espoir... Comment créer son futur ? Rav Elie Lemmel

De l'attente à l'espoir... Comment créer son futur ? Rav Elie Lemmel

Lev ·

Emouna Moussar
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Vaéra. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "De l'attente à l'espoir... Comment créer son futur ?" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment éviter de passer à côté de l’histoire qui devait être construite ? - Comment agir tout en acceptant qu’une part du futur ne soit pas maîtrisable ? - Comment passer d’une vie d’attente à une vie d’espérance active ? - Comment se libérer d’un passé qui a installé une mentalité d’enfermement ? - Pourquoi l’épuisement intérieur empêche-t-il d’entendre une parole d’espérance ? - Pourquoi un choix raisonnable peut-il éloigner d’une vocation essentielle ? - Pourquoi Dieu demande-t-Il à Moïse d’enlever ses chaussures au buisson ardent ? - Comment la logique peut-elle devenir un obstacle à l’émergence d’un futur nouveau ? - Comment imaginer un futur merveilleux sans en figer les contours ? - Comment discerner si une trajectoire choisie correspond à une mission profonde ? - Comment la chaussure symbolise-t-elle la limite corporelle face à l’appel divin ? - Comment un système social peut-il enfermer l’individu dans une vision sans possibles ? - Pourquoi définir précisément son futur empêche-t-il parfois de vivre son véritable avenir ? - Comment reconnaître si le présent est vécu comme une simple zone d’attente ? - Comment l’illusion de maîtrise du futur empêche-t-elle d’accueillir l’inattendu ? - Pourquoi un monde déterministe conduit-il au renoncement à la responsabilité personnelle ? - Comment laisser une place à l’action du Créateur conditionne-t-il la construction du futur ? - Pourquoi l’être humain recherche-t-il des certitudes avant d’agir ? - Comment un système qui se fissure ouvre-t-il un espace de liberté inédit ? - Comment la sortie d’Égypte implique-t-elle une transformation intérieure totale et pas seulement physique ? - Pourquoi un futur véritable ne peut-il être entièrement imaginé à l’avance ? - Pourquoi la peur de déplaire empêche-t-elle d’oser une trajectoire nouvelle ? - Comment savoir si le lieu actuel a été pleinement investi avant de passer à une autre étape ? - Pourquoi Israël n’écoute-t-il pas Moché lorsque la délivrance est annoncée ? - Comment Dieu sort-Il Israël d’un système d’enfermement déterministe ? - Pourquoi habiter pleinement le présent conditionne-t-il la construction du futur ? - Pourquoi vouloir tout sécuriser empêche-t-il de créer une histoire nouvelle ? - Comment reconnaître l’appel d’un futur encore inimaginable ? - Comment passer de l’attente passive à l’espérance créatrice ? - Comment éviter de construire un futur confortable mais étranger à sa mission ? -... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir à toutes et à tous. Alors le thème qu'on va aborder ensemble ce soir a été intitulé de l'attente à l'espoir. Comment construire son futur ? En vérité, cette phrase, elle a été exprimée par quelqu'un qui s'appelait Tristan Bernard lorsqu'il était à Drancy et qui a dit donc cette phrase qui est au fond très bouleversante, nous vivions dans l'attente, nous allons vivre dans l'espoir. Alors évidemment le cadre dans lequel elle a été dite est un peu pesant, mais c'est vrai que nous sommes dans un univers dans lequel nous avons des attentes qui souvent ne se réalisent pas et on va essayer de comprendre quelle différence il y a entre ces deux concepts et surtout comment est-ce qu'on peut construire et créer son futur. Évidemment, le point de départ de notre réflexion, vous le savez, démarre donc de la parachas, c'est-à-dire du texte que nous allons lire cette semaine à la synagogue. On est donc un moment d'histoire dans lequel le peuple juif, il s'appelle pas encore vraiment le peuple juif, le peuple d'Israël, même si c'est pas encore vraiment le peuple d'Israël, se retrouve donc en Égypte. On se rappelle que l'Égypte, l'univers de l'Égypte se dit mitraim. Mitraim l'Égypte. Mitraim vient de la racinear. Mear ça veut dire les trois tests. L'enfermement, le cadre, la limite. Mitraim c'est un système totalement déterministe. Une vision du monde dans laquelle tu es né esclave et même au royaume des morts, tu serais esclave. Tu es né prince, au royaume des morts, tu seras prince. Un monde dans lequel le mouvement personnel de l'individu ne déterminera en rien la place qu'il occupera dans la société. Il est déterminé depuis le début et c'est ainsi qu'il va devoir envisager son existence. Au passage, c'est pas pour rien que celui qui dirige l'Égypte s'appelle Par le pharaon. Et paro vient de la racine paroua. Paroua, c'est quelqu'un qui se lâche, quelqu'un qui justement est dans sa vie personnelle sans limite. Intéressant de voir qu'au fond, le pays, c'est celui qui définit l'étroitesse, l'enfermement et celui qui le représente, c'est celui qui est sans aucune limite. Mais au fond, c'est très complémentaire. À partir du moment où tu considères que de toute façon tu es déterminé, à partir du moment où tu t'es enfermé à l'intérieur d'un système qui t'ouvre à l'idée que de toute façon, quelle que soit ton action, ça ne changera rien. Dans ce cas-là, autant lâcher prise, dans ce casl autant faire tout et n'importe quoi. Puisque de toute façon, ça n'aura aucun impact. C'est dans ce lieul dans lequel le peuple d'Israël se retrouve. Et évidemment, ils sont enfermés pendant plus de 200 ans. C'est-à-dire, il faut bien comprendre que il y a, j'ai presque envie de dire, une forme de mentalité qui s'est créée, un état d'esprit. Vous savez que lorsque l'esclavage a été aboli, il a fallu beaucoup beaucoup beaucoup de temps pour pouvoir changer l'état d'esprit de ceux qui s'étaient habitués à un modèle de fonctionnement de ce type. Pour eux, c'était ça la normalité quoi. Un moment, il y a il y a un maître et puis il a des droits sur toi et puis voilà, c'est comme ça. Même pas imaginer que c'était autre chose. Faut pas oublier que le peuple d'Israël, ça fait quand même plus de 200 ans qu'ils sont là-dedans avec une période dans laquelle l'oppression est d'une violence inouie. Et donc la question qui va se poser, c'est avant de savoir comment est-ce qu'on construit son futur, la question est de savoir comment est-ce qu'on se débarrasse de son passé. C'est-à-dire comment est-ce qu'on fait pour envisager quelque chose d'autre ? Comment est-ce qu'on fait pour créer une forme de monde des possible ? Je vous rapporter une anecdote, une histoire qui est vraie mais qui sans doute n'a jamais eu lieu, mais c'est pas grave, elle est jolie quand même. C'est l'histoire donc de cette personne qui est dans l'armée russe, l'armée des tsars, la toutepuissance du tsar. Et puis cette personne a un moment et bien un acte de bravoure, un acte de bravoure extraordinaire et le tsar qui passe par là et mise au courant. Évidemment devant toute la garnison, on va remercier ce soldat qui a fait vraiment un acte de bravoure incroyable, qui a peut-être sauvé tout son régiment, que sais-je ? Quand le tsar arrive, alors il le félicite, il lui donne une médaille et puis en tant qu'empereur, en tant que tsar, évidemment, il a tous les droits, il lui dit "Et bien, que désires-tu ? Que désires-tu ? Tu peux l'avoir. Al bien sûr, ce soldat est bouleversé. Ça y est. Et voilà ce qu'il dit. Vous savez, celui qui dirige la garnison est un homme dur, est un homme un peu méchant. Alors, je vous en supplie, pouvez-vous obtenir ma mutation ailleurs ? Le dit, c'est accordé, mais tu es un imbécile parce que tu aurais pu demander à devenir commandant toi-même. Mais pourquoi est-ce qu'il a pas demandé ? parce que pour lui c'était du domaine de l'inimaginable parce qu'il s'est enfermé à l'intérieur de l'histoire qui était la sienne et ne pouvait pas envisager une histoire radicalement nouvelle. Et c'est exactement ce qu'on va voir dans la parachat. Le texte nous dit que ça y est, Dieu dit à Moïse qu'il va falloir maintenant sortir les enfants d'Israël d'Égypte. Le temps est arrivé. Il va aller chez le pharaon. qui va lui dire dans la langue de l'époque "Let's f my people go", ça y est, c'est bon, le peuple d'Israël doit partir. Mais avant, il faut l'annoncer au peuple. Il va vers le peuple et lui annonce, "Ça y est, c'est bon, maintenant vous allez sortir d'Égypte." Et le verset nous dit et il n'entende pas Moïse de par ce qu'on appellerait leur respiration alotente ouvaka et de part le travail difficile auquel ils sont confrontés. Il y a quelque chose ici de bouleversant, voir même de pathétique. On est face à un peuple qui vit l'esclavage, un peuple qui au fond est en état de souffrance. Et vous avez un personnage qui n'est pas n'importe qui parce que n'oubliez pas que Moché Moïse c'est un prince d'Égypte. Et maintenant, il est revenu, il va se confronter au pharaon qui voulait le condamner à mort à un moment. Et Moché vient et assume ses responsabilités. N'a pas peur. Tout le monde sait qu'il a dû prendre la fuite parce qu'à un moment il avait tué un Égyptien, que le pharaon l'avait condamné à mort. Mosé qui est le vrai leader, c'est-à-dire quelqu'un qui assume ses responsabilités face à une situation et qui ne se pose pas la question de sa propre place et de sa propre histoire. C'est quelqu'un qui n'a pas d'agenda. C'est quelqu'un qui sait que lorsque tu es quelque part, tu as une responsabilité, tu l'assumes et tu prends des risques. Moé donc est revenu, on sait ce qu'il a été et s'il revient, c'est que sans doute il y a quoi faire. Il ne l'écoute pas. Pourquoi ? Alors la traduction de leur incapacité à entendre passe à travers de concept codser roakachaser roir c'est roar c'est le souffle katsar qui est court ils ont le souffle court depuis quand est-ce que tu as le souffle court tu arrives pas à écouter mais à cacha mais on vous annonce autre chose il n'arrive arrive même pas à être à l'écoute. L'idée est la suivante : lorsque votre souffle est court, c'est-à-dire lorsque vous êtes dans une course et que vous avez besoin de reprendre votre souffle, à ce moment-là, vous êtes totalement centré sur cette nécessité de reprendre votre souffle. le monde autour de vous, vous y êtes insensible parce qu'il y a quelque chose de fondamental pour vous reprendre votre souffle, dit le texte. Ils ne peuvent pas entendre parce qu'on leur a appris à être en focal sur quelque chose et à ne plus être capable d'entendre autre chose. Le problème du peuple juif à ce moment-là, c'est qu'il est dans un monde dans lequel on les empêche d'imaginer un monde des possible. On se dire "Mais oui, c'est normal. C'est peut-être normal, mais on peut imaginer autre chose. Dans l'histoire du peuple d'Israël, il va y avoir un personnage, un personnage qui va vivre une vie très complexe. Ce personnage, ce personnage, pardonnez-moi, s'appelle Job. Va vivre des drames épouvantables si bien au niveau la paire de ses enfants que de sa fortune, que de ce que vous voulez. Yov, il est dans une situation catastrophique. Alors, vous vous dites que dans une situation dans laquelle tout allait et maintenant rien ne va plus, dans cette situation dans laquelle il ne comprend pas mais qu'est-ce que Dieu veut ? Qu'est-ce que Yov dit ? Il dit la phrase suivante, qui pourra me redonner les mois d'entends ? Quelle est cette demande ? Quelle est cette prière ? Et puis elle est curieuse. Qui pourra me redonner à nouveau les moi et moes d'entendre d'auparavant ? Et le tal évidemment s'arrête sur ce verset veut dire "Mais tu sais c'est quoi cette période de la vie qui se compte en moi ? Il n'y en a qu'une le moment dans lequel une femme porte un enfant. Or, un enfant dans le ventre de sa mère, c'est le nirvana absolu. Nourri, logé, blanchi, aimé. Les maîtres de nous expliquent qu'en plus à ce momentl il a une perception de l'univers dans lequel il va pénétrer, qui va bien au-delà de ce que l'on peut imaginer. En tout cause, c'est un moment sans souci. C'est l'être vivant. qui n'a aucun besoin parce qu'ils sont comblés de manière constante. Je fais juste une petite parenthèse. Vous savez que il existe un jour un dialogue entre deux futus qui sont dans le ventre de leur mère et l'un des deux annonce à l'autre tu sais mais en vérité c'est pas ici que se passe notre histoire. Il va falloir qu'on sorte et tu verras ça être incroyable. Je dis mais tu es fou. C'est extraordinaire là. C'est extraordinaire mais c'est merveilleux quoi. Ou oui, tu verras. Nos maîtres utilisent ce dialogue pour nous expliquer le passage entre ce monde et le monde à venir. C'est un autre sujet. En tout état de cause, c'est ce que demande. Demande le top. Ne demande pas de vivre quelque chose d'un peu mieux. Il dit "Mais je demande tout ce que l'on peut imaginer. Yov au fond et celui qui nous apprend que ne pas vouloir imaginer un futur qui se conjugerait au plus que parfait, c'est au fond refuser au divin la possibilité qu'il a d'intervenir dans l'univers derrière au fond. Ce désir d'un futur incroyable se cache en premier lieu, cette croyance que tout est possible, que tout est possible. Le problème du peuple juif en Égypte, c'est qu'il est dans un univers dans lequel on lui dit "Mais non, limite-toi que roir. On va te limiter. Tu vas être en focal sur une chose et tu ne peux pas imaginer autre chose. Avant de créer un futur, il faut être capable d'imaginer que le futur peut être absolument merveilleux. Non pas le définir parce que si tu le définis, tu t'empêcheras peut-être de vivre ce que devrait être ton vrai futur. Parce que lorsque vous définissez de trop les choses, et bien quelque part vous vous empêchez de découvrir ce que pourrait être votre vraie histoire. Je prends un exemple nullissime. Si je dis ben mon futur mari, il veut faire 1,81 avec des yeux bleus, vert et cetera, bon mais le problème c'est que il y en a un pas mal mais il est 1,72. On fait quoi ? Si tu définis trop les choses, quelque part tu passeras à côté de ton histoire. Par contre, imaginez que ça peut être merveilleux et que ça le sera. C'est ce qu'on nous demande. C'est ce que Yove. Yov n'a pas peur. Et quand Mosché il vient, il leur dit "Vo saltive gal," il leur annonce la totale. Il leur dit pas juste vous allez changer de régiment, pas juste vous allez devenir le commandant. Mosé Raben est en train de dire "Ça y est, c'est définitif. C'est une sortie totale et absolue. Attention, pas juste physique, psychique, c'est-à-dire que les miasmes du passé vont disparaître, que vous n'allez pas vous transporter en permanence avec ce souvenir d'une souffrance qui va vous enfermer. Vous n'allez pas sortir d'Égypte avec une corte de psychanalystes qui vont vous aider à mieux faire disparaître votre souffrance. C'est énorme ce qu'il était en train de leur dire parce que c'est quelque chose qui justement est hors norme ils ne sont même pas prêts à être choméa. Ils ne sont même pas prêts à écouter parce que écouter c'est inscrire à l'intérieur de soi une possibilité. Ils ne sont pas chôé. Et donc à partir de cela, comment va se créer le futur ? Comment est-ce qu'on peut créer le futur si tu ne l'imagines pas, si tu n'y crois pas ? Comment est-ce que tu fais ? Et Moché se retrouve donc face à cette situation. Et à ce moment-là, évidemment, tout le processus va être de savoir comment le peuple juif va réussir à envisager son futur. Comment est-ce qu'on va faire pour l'envisager ? pour pouvoir par la suite le construire. Ça ça va être au fond l'enjeu. Et ça va passer par quoi ? C'est très intéressant parce qu'on va voir que Mosché à ce moment-là met de côté le peuple d'Israël. C'estàdire c'est plus le sujet. Maintenant, il va falloir se tourner vers le pharaon, c'est-à-dire mettre en place un processus qui, j'ai envie de dire au niveau sociétal va bouleverser tous les systèmes. J'arrive chez le pharaon et lui annonce le pharaon ditant mais c'est du n'importe quoi. C'est du n'importe quoi. Et de toute façon, quelle que soit l'histoire que tu mets en place, je ne renverrai pas ce peuple. Point par c'est terminé. En deux mots, aucun élément extérieur ne pourra changer la vision que l'on a mis en place. Quand vous vivez dans une société de ce type, alors il faut d'abord s'attaquer à la société pour pouvoir réouvrir cette possibilité chez nous. Et ici Mos Rabin est en train de nous montrer que ce n'est qu'en fracturant la société qui est autour de nous que l'on peut ouvrir chez nous cette possibilité hors norme. C'est quoi ? C'est sortir des systèmes dans lesquels nous vivons au quotidien. Ça veut dire quoi ? On y est. On y est. On y est. En vérité, c'est très simple, c'est de ne plus avoir peur de déplaire, de ne plus avoir peur du regard des systèmes dans lequel nous sommes, de ne plus tenir compte de ce que l'on attend de nous pour pouvoir être accepté à l'intérieur d'un monde. Terminé. C'est-à-dire que à un moment, cette vision là qui enferme, c'est cette vision là qu'on va devoir d'abord mettre de côté. Mosabenou d'abord dit la société égyptienne ses certitudes, son système son modèle terminé. Pourquoi ? Pour que le peuple d'Israël se retrouve maintenant face à une situation complètement nouvelle qui peut lui permettre d'imaginer que en effet une autre histoire peut se construire. Regardez dans le monde dans lequel on est, si on réfléchit, pour pouvoir réussir, il faut un certain nombre de règles, des fois fait un certain nombre d'études, un certain nombre de choses et cetera et cetera. Aujourd'hui, même si le raccourci va vous sembler surprenant, on a quelque chose qui est en train de nous dire "Tu as fait 15 ans d'étude, on s'en moque. Il y a Chat, GPT, il y a Crooc, il y a ce que vous voulez, il y a Jini. Cet élément là qui te donnait une certitude, il est en train de voler un éclat complètement. Tu peux être chauffeur de bus et décider de diriger un pays. C'est-à-dire que ce qui nous sembl avant clair, bien établi aujourd'hui est en train de se fissurer de partout. Quand on est confronté à ça, qu'est-ce que la Tor est en train de nous dire ? Elle est en train de nous dire que aussi bien au niveau individuel que collectif, nous devons imaginer un futur radicalement autre. Et pour cela, il faut que les systèmes qui nous ont posé des cadres eux-mêmes se font. Je crois que ce qui est en train de se jouer aujourd'hui au niveau de la société, c'est un moment d'inquiétude énorme qui est lié au fait que ce en quoi nous pouvions croire ne nous amène absolument plus de calme et de tranquillité, de sérénité. Malheureusement, je sais que ça peut être dramatique au niveau ne serait-ce que professionnel, mais au niveau de ce qui se joue. J'imagine quelqu'un qui a quelques années disait "Ouais, non mais moi je suis moi je suis pro, je suis la programmation. En quelques années, il dit mais je vais faire quoi moi ? Qu'est-ce qui se passe ? Et ça va partout dans tous les domaines. C'est très intéressant. C'est-à-dire que à un moment, on est en train de fondiller un système pour que justement il ne soit plus l'élément qui nous empêche d'imaginer qu'il y a un futur inimaginable que l'on peut construire. Retrouver cette idée à l'intérieur de l'histoire du peuple juif. Alors Méenou donc va avancer et ce qui est très intéressant c'est que au tout début le pharaon va se débattre comme un beau diable pour essayer de donner une quelconque forme de logique aux événements qui sont là pour ne pas qu'il soi ceux qui ouvrent à l'idée qu'il y a des choses qu'on ne maîtrise plus. Construire son futur, c'est accepter que l'on ne maîtrise plus les choses. On ne les maîtrise plus. Et donc notre travail à nous, c'est de savoir agir tout en ayant conscience qu'un moment il y a quelque chose qui ne nous appartiendra pas. C'est quoi construire son futur ? Futur le plus simple. Construire un couple. Tu sais comment ça va se passer ? Tu as une idée ? Aucune, aucune. Parce qu'on voit très bien que les grands sourires d'hier peuvent se transformer en glim demain, que la grande sympathique d'avant-hier peut devenir demain quelque chose de beaucoup plus complexe. Et c'est ça le problème, c'est qu'aujourd'hui on est dans un monde dans lequel on veut des certitudes, on veut être sûr. Et c'est pour ça qu'on n'est jamais prêt à avancer, à créer un futur parce que je n'aurai jamais assez de certitude. Le système est en train dire il y a plus de certitude. Le système lui-même est en train de s'invalider. Tu peux avoir un diplôme, ça plus rien dire. Tu penses que tu vois le gars le bonhomme, il a fait bac + 2, bac + 5, ça va pas. L'autre il a fait HC, ça se passe pas. L'autre il a fait HLM, ça se passe parfaitement bien pour lui. Comment ça se passe ? Comment ça fonctionne ? La certitude du rapport à la loi ne veut plus rien dire. Ah c'est bon, j'ai des maisons, je suis super angoissé. S'il y a des squateurs, comment je fais ? S'ils ont juste mis la ligne EDF, c'est fichu et cetera et cetera. C'est très intéressant. C'est pour te dire justement, toi aussi mets ça en présent ta vie. Mais réintroduit une chose, c'est la notion du divin. C'està-dire que comme le verset le dit que j'ai fait de faire ce que je peux faire. Maintenant regarde de manière bienveillante et béné. Fais en telle sorte que ces choses aillent en se développant. On ne peut pas construire son futur si on pense qu'on a la maîtrise de son futur. On ne peut pas construire son futur si on définit de trop près son futur si un moment on ne laisse pas à celui qui fait émerger notre futur la possibilité d'agir. C'est pas possible. Et l'histoire nous le montre. Et aujourd'hui, vous savez, c'est très intéressant parce que avec Lia, on trouve des choses passionnantes, c'est que les personnes demande à Li si ce qu'ils font c'est bien. Moi, j'en ai un l'autre jour, il m'a dit "Ben, je pense pas que je vais continuer à la fréquenter parce que tel que je l'ai décrit à ce que je lui raconter mon histoire, il dit non, ça te correspond pas. C'est génial. C'est-à-dire et si tuavais dit oui, ah il m'a dit ça serait pas la même chose. Donc c'est-à-dire que tu demandes d'être assuré. Et pourquoi tu lui donnes de la force ? Pourquoi tu lui donnes du pouvoir ? Parce que c'est le système qui a tout furé un jour. C'est très intéressant mais c'est ça c'est la réalité d'aujourd'hui alors les gens ouais c'est honteux non pour moi c'est pas un problème de honteux pour moi il y a quelque chose de terrible ça veut dire que au fond tu as tellement besoin d'avoir une certitude sur ton futur que ce que l'on te définit aujourd'hui comme étant quelque chose qui aurait une forme de rationalité absolue va te rassurer alors qu'un couple sait tout sauf de la rationalité parce parce que les plus beaux couples que l'on a vu, ils peuvent exploser en vol. Pourtant, rationnellement parlant, ça devait le faire. Il y a d'autres paramètres. Mais comme tu étais sûr que ça ne pouvait que marcher, alors tu as pensé qu'au fond, mais il fallait mettre Dieu de côté. On ne peut pas créer son futur si on ne donne pas la liberté au créateur de jouer son rôle. Et ça, c'est vrai que c'est difficile parce que derrière cela, c'est l'enjeu de notre toutepuissance face à Dieu qui se joue. C'est l'enjeu de la toute-puissance. C'est-à-dire je ne me tourne vers le créateur que dans la mesure où j'ai épuisé toutes mes possibilités, que dans la mesure où le monde les psis ce que tu veux me disent, on peut plus rien faire. à ce moment-là, bon ben not. Mais en vérité, tu l'invalides parce que tu lui dis au fond, il y a plein de trucs qui auraient pu le faire. Bon ben, puisque maintenant ils ont pas pu le faire, alors on va demander à toi. C'est très intéressant. C'est très intéressant de dire que d'une certaine manière, nous ne voulons pas à un moment accepter qu'il y a quelque chose qui nous dépasse radicalement. Quand quelqu'un va te dire non mais si je ne fais pas ça alors et je suis désolé je vais être brutal je vous prie de m'excuser et entendre d'aller au second degré pour ceux qui éventuellement seraient concernés. Non mais vous comprenez si on sort pas ensemble et dans la définition actuelle de sortir ben a priori l'autre ne voudra pas de moi. Mais c'est pas grave. Non mais attendez, non mais je fais ma prière. C'est-à-dire un moment, c'est une démarche de cohérence. C'est une démarche de cohérence. Soit tu penses que tu maîtrises, dans ce cas-là, tu mets Dieu aux abonnés absents. Soit tu penses qu'il a un rôle à jouer. Alors dans ce cas-là, tu peux pas lui demander de jouer son rôle. Et dans ce qu'il t'a dit qu'il allait à être à l'encontre de ce qui allait te permettre de construire ce futur, le mettre de côté, tu peux pas. Ah mais il y a plein de contrexemples. Ils sont là pour te prier un espèce de liberté. C'est pas simple. Je suis bien conscient que ce que je suis en train de dire peut être entendu de manière extrêmement violente. Mais un moment, on est là pour voir comment la Torah nous propose son regard. Évidemment, il n'y a pas de jugement sur celui qui décide de fonctionner de manière A, B ou C. On n'est pas le flic du bon Dieu. Mais à un moment, on a besoin de savoir comment la Torah nous demande d'appréhender, de voir l'histoire. On va maintenant avancer un tout petit peu plus. Lorsque on est donc dans ce désir de construire un futur, alors la question qui doit se poser, c'est est-ce que j'ai habité suffisamment dans présent ? Vous savez que lorsque Moïse justement va se retrouver dans cet épisode dans lequel Dieu lui dit il va falloir créer le futur de l'histoire d'Israël en allant chez le Pharaon. C'est le fameux épisode du buisson ardent. Alors il y a quelque chose de très curieux là-bas qui est dit. Moïse voit ce buisson ardent qui se consume mais qui ne se consume pas, qui brûle mais qui ne disparaît pas. Il arrive là-bas et Dieu lui dit enlève tes chaussures de tes pieds car l'endroit sur lequel tu te trouves c'est une terre sainte. Qu'est-ce que le verset est en train de raconter une histoire pareille ? D'abord si tu enlèves tes chaussures de manière générale les chaussures c'est sur les pieds donc qu'est-ce que tu as besoin de dire enlève tes chaussures de ton pied d'accord le lieu sur lequel tu te tiens debout non moi j'aurais écrit le verset enlève tes chaussures car ce lie sur lequel tu es donc même pas admême pas c'est une terreou car Ce lieu est simple point. S'il y a des distingués hébrissants dans la salle, ils sont d'accord que ça passe parfaitement bien. Chal qui a makazé kodeschou, enlève tes chaussures car ce lieu est un lieu sain point. Il faut en plus comprendre c'est quoi cette histoire pour il faut enlever ses chaussures quand on va la synagogue on enlève pas ses chaussures. C'est quoi cette histoire ? Vous allez voir en quoi ça va nous amener à mieux comprendre comment est-ce qu'on construit justement cette histoire. Mosé se retrouve face à une situation. Cette situation là, elle est bouleversante. Mé va vers quelque chose qui est incompréhensible. C'estàdire que le point de départ qui va amener le futur du peuple juif, c'est d'abord d'aller vers quelque chose qui t'interpelle. quelque chose qui ne t'inscrit s'inscrit pas dans la logique. C'est-à-dire que créer son futur, c'est sortir de nos logiques. Et je le redis à nouveau. Yf, attends Job, c'est une catastrophe que Arkedem. Mais attends, mais tu as vu où tu en es ? Mais tu peux imaginer à nouveau. C'est pas normal. C'est pas logique. Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? C'est-à-dire un moment ne t'inscrit pas dans une vision logique dans laquelle tu dis non mais je ne peux espérer que ça. Non mais je ne peux imaginer que cela. Point de départ. C'est-à-dire pour créer ce futur du peuple juif. Et donc quelque part pour nous renseigner sur le futur que l'on peut construire, le point de départ c'est de mettre de côté les règles logique. Le peuple d'Israël ne peut pas imaginer un futur et pourtant il est celui qui survit à l'histoire. Tel que tu le décris au fur à mesure de l'histoire, il ne peut pas aboutir dans l'histoire. Et pourtant, non seulement il aboutit, mais il crée l'histoire. Point de départ. Donc Mosché va vers un buisson. Un buisson. Mais le texte nous dit ce buisson il y a des épine. C'est-à-dire il va vers l'incompréhensible de la souffrance. Et à ce moment-là, Dieu lui dit la chose suivante. Dans la tradition cabalistique, on nous explique que la notion de la chaussure symbolise le corps qui recouvre l'âme. Débarrasse-toi de cette dimension physique limitante, c'est-à-dire fais en telle sorte que la logique ne soit pas présente au rendez-vous de ton histoire future. Fais en telle sorte qu'elle ne l'empêche pas d'émerger parce que toi-même tu l'empêches de venir parce que tu es dans quelque chose qui est du domaine le corps, sa dimension limitante. Chal mais attention c'est un choix c'est toi qui va le faire mais al de ton pied le mot régel c'est les mêmes lettres que le mot goral goral c'est quoi c'est un tirage au sort c'est quelque chose sur lequel tu n'as pas de maîtrise. C'est de l'inattendu. C'est-à-dire, sache qu'en vérité la dimension divine que tu transporte, elle fait que la logique n'est pas au rendez-vous. À l'image du tirage au sort, il y a quelque chose que tu ne maîtrises pas. Chanal commence par ça. Qui achè atar ? Car en effet le lieu sur lequel tu te tiens debout Adodchou, c'est ça une terre sainte. Qu'est-ce qu'il est en train de lui dire ? Il va falloir maintenant faire émerger un futur. Le point de départ c'est ne te limite pas. C'est le régel, c'est le goral, c'est le tu peux pas savoir. Alors comment tu mets ça en place ? D'abord, décide que tu es dans un endroit et pose-toi la question de savoir si là où tu te trouves, tu as d'abord essayé de remplir ton rôle ou si tu n'as existé qu'à travers l'espoir de la station suivante. Je ne peux pas créer un futur si là où je suis, je ne vois pas comme étant le futur de la station précédente. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le futur commence lorsque tu décides d'habiter pleinement ce que tu es en train de vivre et de faire tout ce que tu dois y faire. Sinon, ta vie c'est une succession de moment de sidération dans l'attente de quelque chose d'autre. Ce futur n'existe que dans la mesure où maintenant tu t'inscris dans la réalité qui est la tienne aujourd'hui et tu te dis non mais est-ce que j'ai fait tout ce que je pouvais faire là où je me trouve ou est-ce que là où je me trouve c'est juste en zone d'attente par rapport à quelque chose d'autre Et la notion de Omed, c'est quoi ? La notion de Hamida de se tenir debout, c'est les mêmes lettres que le mot déma. Déma, vous savez c'est quoi ? C'est une larme. Quel rapport ? Une larme, c'est la liberté que l'on se donne de s'exposer à ce que l'on vit intérieurement. C'est-à-dire de savoir où j'en suis, qu'est-ce que je vis maintenant, ce que je fais là, quel est le sens, pourquoi je suis dans cette histoire. À partir de là, Admodo, à ce moment-là, tu vas pouvoir véritablement aller vers quelque chose de nouveau parce que d'abord, tu as décidé de te confronter à la réalité qui est la tienne et de te dire dans cette réalité dans laquelle je suis, qu'est-ce que je dois faire ? La Torah nous demande d'être dans l'acceptation d'une réalité pour construire une nouvelle histoire. Parce que la vision qu'elle nous propose, c'est que le futur n'existe dans la mesure où le présent a été habité par ce que tu devais y mettre. Est-ce que tu as décidé à l'instant t de créer l'histoire qui doit être la tienne maintenant en sachant que un moment il y aura quelque chose de complètement nouveau, d'inimaginable ? C'est ça. C'est une forme de wait. On va voir. Je ne me ferme pas cela. Bien au contraire. Et donc on est ici dans ces dimensions un peu paradoxales dans laquelle je dois m'inscrire pleinement dans ce que je dois réaliser là où je me trouve. Tout en sachant qu'un moment l'histoire passera à autre Lorsque le peuple d'Israël va recevoir la Torah. Alors, il va y avoir un épisode très curieux que le Talmi nous rapporte. On dit que Dieu prend la montagne du Sinaï, la met sur la tête des enfants d'Israël et leur dit "Si vous acceptez la Torah, c'est bien il me lave." Sinon, Chamat, Cham là-bas sera votre tombeau. Texte extrêmement surprenant. Alors, la première question qui est évidente, c'est vive le libre arbitre. Super. La seconde question, c'est que même si Dieu veut obliger le peuple d'Israël à accepter la Torah, quelque part, il est pas obligé de prendre cette ambiance de montagne et le remettre sur la tête. Il peut leur dire, vous acceptez la Torah, c'est bon, sinon vous disparaissez. Mais trè question, c'est qu'il y a une curiosité grammaticale. C'est pas là-bas que sera votre tombeau puisque la montagne elle est là, c'est ici. Marquez làbas. Alors disent nos maîtres que quand ce texte nous est enseigné évidemment on joue contre notre camp les maud soit ils étaient dingu soit il y a autre chose parce que nous dans le judaïsme par la dit moment ce histoire pourcors On est dingue, on se tire une balle dans le pied. En vérité là, moi je te dis quelque chose de très simple. Tu ne peux pas faire un choix si tu n'as pas conscience des dimension impliquante de ton choix. Dieu prends la montagne comme un tonneau. Il leur dit, "Vous savez, la vie c'est soit tu es dans une montagne comme un tonneau, tu tournes. Tu as l'illusion d'être dans un mouvement. Non, voyez ! qui ne fait que tourner à l'intérieur du système. Un de mes maîtres, et je l'ai souvent raconté cette histoire en 1068 est parti à la Sorbonne. Il nous a raconté que quand il s'est retrouvé là-bas, quelqu'un à la sortie lui a demandé "Mais qu'en pensez-vous, monsieur Rabin ?" Ce maître survitz a eu cette phrase. Il dit, "Je suis venu parce que je voulais voir, parce que je pensais qu'il voulait sortir de la poubelle, mais j'ai l'impression qu'ils ne vont faire que tourner à l'intérieur du couvercle. pas tort on va tourner donc Dieu avant de recevoir la Tor te dit qu'on soit bien clair si tu l'acceptes c'est bien c'està-dire que tu t'inscris dans une dimension linéaire de l'existence sinon tu vas tourner tu vas tourner à l'image d'un tonneau. Le tonneau est vaste une montagne en mouvement mais tu es toujours dans le même système. Tu es toujours dans la même histoire, tu es toujours dans les mêmes préoccupations. C'est vrai qu'il y a une forme d'augmentation de capital peut-être, mais tu es toujours dans la même vision du monde. Et il rajoute et sinon cham là-bas seconde lecture Chamme l'homme. Lever c'est quoi ? C'est le lieu dans lequel on est enfermé, on peut pas bouger. C'est quoi ? C'est cham C'est là-bas. C'est le fait que ta vie ne commencera que quand tu seras dans une autre vie, quand je serai grand, quand je serai marié, quand j'aurai des enfants, quand j'aurai plus d'argent, quand je serai à la retraite, quand j'aurai ceci, quand j'aurai cela, à ce moment-là, véritablement ma vie commencera. à ce moment-là, si c'est comme ça que tu vois l'existence, c'est-à-dire si tu es incapable d'habiter l'instant présent, non pas dans la vision psy aujourd'hui à ville instant présent carpédienne. Non, c'est pas de ça. Si tu es incapable de te dire je suis là à ma comm à terre à terre au j'enlève donc cette fameuse ce corps c'est-à-dire je suis capable de me recentrer sur quelque chose d'autre ch parce que ta vie tu ne l'envisageras que quand tu auras quelque chose que tu n'as pas encore. Et donc tu ne te diras pas à l'instant té, j'ai quelque chose à créer. Quelque part quand tu l'as mis en place, c'est à ce moment-là on te dit tu as plus rien à faire ici. Vas-y, il y a une étape d'après. Mais si l'étape d'après, je l'ai trop défini et je reprends cet exemple nul du conjoint idéal au niveau de sa taille, de la couleur de ses yeux et de ses chaussettes et de ce que vous voulez. Et le problème c'est que c'était pas exactement ça qu'on avait prévu. Mais quand tu vois ce qui était prévu avec l'histoire que tu devais construire, tu as décidé que c'était pas ton futur. Bon ben salut tout le monde. On peut rien y Le costume, il était dans le magasin de droite mais il te plaît pas. Tu regardes que dans le magasin de gauche, on fait quoi ? On fait quoi ? Rien faire. Ça c'est ton espèce de À force de trop vouloir définir ce futur, dire mais j'y crois et cetera, quelque part, tu ne jamais le vivre parce qu'il n'est peut-être pas celui que tu dois vivre. Il n'est pas celui dans lequel tu dois construire. Il est celui dans lequel il va se passer des choses, mais dans lequel ce que tu aurais dû créer ne sera jamais créé. Je vais prendre un exemple. J'arrive avec mes exemples gros sabots, c'est ce que je préfère. Tu as rencontré quelqu'un, ça se passe Mais quelqu'un qui vit avec toi une vie très sympa, la petite maison dans la prairie. Mais tu aurais pu créer une autre histoire avec quelqu'un qui t'aurait dit au bout de 6 mois ou de 2 ans, est-ce que tu penses que c'est si véritablement important qu'on aille encore en vacances au club ? Tu penses que c'est vraiment si important que ça ? Peut-être qu'on a autre chose à faire et tu aurais créé une histoire incroyable. Ça veut pas dire que le c que tu as vécu était pas sympa mais tu es passé à côté de ce que tu aurais dû créer complètement. Mais ça s'est bien passé et c'est ça au fond. C'est-à-dire à force d'avoir trop imaginé ton futur de l'avoir défini, tu risques un jour de le vivre mais de passer à côté d'histoire que tu aurais dû construire. Et c'est la raison pour laquelle malheureusement le peuple d'Israël 80 % restera en Égypte. Parce que quand un moment la société vacile, il n'y a que 20 % que du peuple juif qui est capable de se dire. Donc il y a quelque chose de radicalement nouveau qui doit se construire, complètement nouveau, inimaginable. Alors que le reste se dit bon la société avac un petit peu, c'est super, on n'est plus tropé, on reste ici et il disparaisse. Ça c'est en effet le courage de celui qui se confronte à un futur qu'il ne peut définir mais dont il sent profondément l'appel. C'est pas pour rien qu'il y a un verset extraordinaire dans les prophètes qui dit la chose suivante. Ainsi s'exprime l'Éternel. de Naourir. Je me suis rappelé du cadeau que tu m'as fait lorsque tu étais jeune. Avatir de l'amour de nos fiançailles. Dieu s'adresse au peuple d'Israël et on a toujours ce rapport du fiancé à la fiancée. Et c'est quoi cet amour incroyable ? C'est quoi la story qu'on va voir émerger de cet amour incroyable ? Lorsque tu es parti derrière moi dans le désert dans un lieu dans lequel rien ne poussait, c'est-à-dire un futur mais dont on ne connaît pas les contours. un futur qui a priori ne peut même pas être imaginé parce que il y a rien qui pousse. Il va falloir tout faire émerger. C'est-à-dire qu'on va la découverte de quelque chose qui va être incroyable. C'est quoi ? Tu pars dans le désert et tu vas découvrir la mane. Tu vas découvrir quelque chose d'inimaginable. Mais pourquoi en vérité le peuple d'Israël y va ? C'est parce qu'il a compris que l'histoire qu'il avait vécu en Égypte s'était terminée et que maintenant il devait aller vers quelque chose d'autre parce qu'il avait fini sa mission de construire une identité forte à travers la conscience que l'Égypte c'était tout sauf ça. Même l'Égypte sans esclavage, même l'Égypte sans violence, heureux comme un juif en France, il a compris que non. Alors, tu peux y être techniquement, mais ton histoire est ailleurs. Ton histoire, elle est dans la construction de quelque chose de radicalement autre. Et ça, en effet, c'est ce qui va créer l'histoire du peuple d'Israël. Parce qu'à ce moment-là, le futur est inimaginable parce que tu vas dans le désert et le texte accentue l'arua dans un lieu dans lequel l'arua rien ne peut pousser rien. Donc tu es là en train de te dire mais qu'est-ce qui peut se passer si moi on m'avait demandé d'imaginer ma vie mais je pouvais pas. C'est impossible. Le projet d'une vie, c'est de savoir à quel moment je me trouve et qu'est-ce que je dois faire et de savoir qu'un moment il y aura une étape et que cette étape, elle doit être inimaginable, que je ne la limite pas. À force de définir l'histoire, on s'empêche de vivre notre histoire. Ne l'oublions jamais. Et c'est ça qui a fait l'histoire du peuple juif. Parce que si on avait voulu se projeter dans notre futur, on se serait dit bon écoutez voilà on a été superé partout les program l'inquisition et machin et cetera et cetera. Bon écoutez on va essayer d'imaginer une histoire sympa. C'est comment ça s'appelle ? L'état ça ressemble à tout sauf à ce qu'on aurait pu imaginer. On s dit l'antisémitisme disparaîtra le jour nous aurons un état. Et aujourd'hui, on est en train de dire l'antisémétisme existe de plus en plus parce que vous avez un état dans non pas comme ça qu'on imaginé le truc et en plus on va faire un truc super open truc machin on va amener partout dans le monde et les chercheurs et le truc et tout ce que vous voulez vous allez voir et c'est a priori c'est bon quoi. Moi je vous décris Israël aujourd'hui mais c'est du top c'est du top. Startup Nation, on apporte partout, on partage, on soutient, on aide, on fait profiter on a mis de côté la religion aux orip de l'histoire à vive la capitale guerre. Enfin voilà, c'est sympa quoi. Si je vous dis voilà, vous savez tout ce qu'on va faire, je vous dis voilà notre futur c'est ça. Tuas la vive un truc et cetera. A priori tout va bien se passer tout mis en place mais ce que tu vis ça n'a aucun rapport. Pardonnez-moi, c'est violent. Non, le garçon il est super. Est géniale. Ça pourrait que bien se passer. Non, parce que on a défini, on ne peut pas définir le futur, mais il faut être prêt à le voir arriver en décidant de vivre d'abord ce qu'on doit être maintenant. Évidemment, notre difficulté, c'est quoi ? c'est que on regarde ce qui se passe ailleurs et on voudrait trop souvent être dans une forme de copiercollé de ce qui nous semble être un quotidien qui se conjugue au plus que parfait. Mais on ne sait jamais ce qui se joue à l'intérieur de l'histoire de quelqu'un. Mais plus que cela, dans une vision juive de l'existence, ce qui nous importe, c'est de savoir si nous avons joué notre rôle ou non. Est-ce que j'ai fait exister l'histoire que je devais faire exister ? Est-ce que j'ai construit ce que Dieu attendait de moi dans le monde ? Est-ce que j'ai su utiliser le mieux possible les outils qu'il a mis à ma disposition ? ou est-ce qu'au contraire, j'ai imaginé ce à quoi il devait être utilisé et à partir de cela, j'ai créé quelque chose mais qui n'a aucun rapport. Un très célèbre maître parmi les plus grands maîtres que l'on a connu fin du 19e siècle, un jour rencontré quelqu'un qui était un grand poète. Il a regardé, il lui a dit "Tu sais, nous avons étudié ensemble il y a longtemps dans la même yes dans le même lieu d'étude. Et cette yes était une des plus une des plus prestigieuses de Pologne dans laquelle les meilleurs cerveaux venaient parce qu'il y avait un niveau incroyable. Nous étions condisciples. Tu as fait un choix d'écrire des poèmes dont beaucoup sont chantés dans les jardins d'enfant par des enfants en couche culotte. Et moi, j'ai le privilège oui aussi d'écrire peut-être les poèmes, mais d'être aujourd'hui le directeur d'une des Yoshi les plus prestigieuses au monde. Quelque part, pose-toi une question. Ça veut dire que à un moment, tu as peut-être créé un futur mais qui est complètement à côté de celui que tu aurais dû construire. En le limitant, on s'empêche de vivre le réel futur qui doit être le nôtre. Ah, vous allez dire "Mais je raconter une histoire vraie qui a eu lieu." Cette histoire vraie, elle se passe en France il y a quelques dizaines d'années. C'est un homme qui fait ses études et qui a une démarche spirituelle et qui se retrouve à un moment face à un dilemme, c'est que pour pouvoir avoir un diplôme prestigieux, il va falloir transgresser le shabbat. voire même certaines fêtes pas longtemps hein, pas longtemps et pas trop mais vous imaginez après tout à la fois la religion et la prestige et cetera, c'est super. Il a renoncé, il a renoncé alors qu'il était en fin d'étude. OK. Et à ce moment-là, il fait une rencontre avec un maître qui comprend l'urgence de créer entre autres des écoles et qui rencontre cette personne qui a donc fait quelques études, qui a donc certaines capacités et ils font l'affaire et ils ont créé ensemble un certain nombre d'écoles juives qui ont véhiculé depuis des dizaines d'années des dizaines de milliers, des dizaines de milliers d'élèves évidemment. Et cet homme dit "Mais vous imaginez un petit peu, j'aurais décidé à ce moment-là de mettre de côté ce que Dieu m'attend de moi. J'aurais mon diplôme. J'aurais été quelqu'un de fort respectable, de pratiquant, voir même éventuellement président de communauté et travaillant comme directeur général chez Thomson ou là où tu veux." Je serais arrivé après 120 ans là-haut, on m'aurait dit "Sont où les 50000 enfants ?" Pardon ? De quoi vous me parlez ? Oui, les 50000 enfants que tu devais a priori faire arriver à l'intérieur d'un système de transmission, mais non, ils sont pas là. Et c'est vrai que c'est bouleversant. Sa que le but c'est pas d'aller sans aller dans le sens du poil. C'est un moment de se poser la question. De se poser la question. Je vais vous parler de quelque chose de très personnel parce que ça touche quelqu'un qui fait partie de ma famille. Il y a en France sans doute celui qui est aujourd'hui le maître plus âgé et qui est une référence absolue, il se trouve que c'est mon oncle qui s'appelle Ravit. Il est celui qui a succédé au rafrain d'xébin et c'est un personnage en norme et comme tous les personnages en norme, il est pas celui qui s'affiche évidemment sur les lieux dans lesquels c'est le nombre de likes qui vont faire de vous quelqu'un qui a l'illusion d'exister. Mon oncle a perdu son père pendant la choix pour faire plaisir à sa mère, il a fait donc il a décidé qu'il allait aller à l'école comme tout le monde. Il se trouve que c'est un génie entre autres en mathématiques et c'est quelqu'un qui a été appelé pour pouvoir rentrer dans d'une des écoles les plus prestigieuses en France, un esprit brillantissime. Il s'est tourné vers son maître, il a 17 ans, 16 ans même. Son maître de lui dire, tu sais, des grands mathématiciens, il y en aura sans doute beaucoup d'autres. par contre des maîtres et des références peut-être beaucoup moins et il a fait un choix. Je me rappelle d'ailleurs que de temps à autre il rentré dans des salles de classe puisqu'il y avait aussi des élèves de terminal et rentré malheureusement il nous voit plus aujourd'hui et puis il voyait que les élèves avaient des difficultés en mathématiques et puis il disait c'est quoi votre problème 40 ans après ? ça mais attendez, on fait ça, ça et ça et ça et ça. Ça veut dire que à un moment, à force d'avoir défini ce futur, on risque de passer à côté de ce qu'on aurait dû construire. Et ça, en effet, c'est peut-être ce qui a permis au peuple d'Israël de construire son histoire. Eret Lozaroa. Eret Lozaroa, un lieu dans lequel rien ne pousse. Mais le point de départ, c'est quoi ? C'est d'abord débarrasse-toi de ces éléments-là, rerentre dans l'univers de l'inattendu et décide que là où tu te trouves maintenant, il y a quelque chose à faire. Parce que le jour où tu auras compris que c'est là où tu te trouves que tu as quelque chose à faire, à ce moment-là, un futur va s'ouvrir vers toi parce que tu auras passé une étape. Voilà quelques pistes de réflexion par rapport à ce sujet. qui ne doit pas du tout créer une quelconque forme de regret par rapport à des choses des décisions qu'on aurait prises à un moment dans notre vie. Parce que c'est ainsi que l'on fonctionne. Sortir d'Égypte, c'est être prêt à fissurer les choses et à les réimaginer de manière différente tel que la Torah nous propose. Ça c'est notre espace de liberté. Ça c'est notre choix. M.