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cours du lundi de Rav Lemmel vayigach 14 12 15

cours du lundi de Rav Lemmel vayigach 14 12 15

Lev ·

Paracha
Vitesse :
Transcription
Kind: captions Language: fr Alors cette semaine donc parachat vaigche donc parachat vaigche je le pose, il est trop lourd hein, on le reprendra tout à l'heure. Donc euh para achat euh dans laquelle va se passer donc un événement très particulier puisque c'est la rencontre donc des frères de Joseph avec euh leur frère Joseph. Donc on remet le cadre, on s'en rappelle un petit peu. Qu'est-ce qui se passe ? Joseph donc est devenu vice-roi d'Égypte. Vous vous rappelez de l'histoire n'est-ce pas ? Il est devenu vice-roi d'Égypte. ses frères donc et bien le rencontrent sans savoir que c'est leur frère puisqueils vont acheter donc officiellement chez lui de la nourriture et on a donc tout un système qui se met en place et qui va aboutir à la rencontre donc entre Joseph et ses frères alors que ceux-ci donc ont été séparés pendant des années surtout que ceux-ci l'ont vendu. Si on essaie de se mettre les choses dans une perspective plus globale, donc on a Joseph qui a été vendu, on s'en rappelle, il s'est retrouvé en Égypte, il est devenu vice-roi d'Égypte de manière assez incroyable. Ses frères ne savent pas du tout ce qu'il est devenu puisque il avait jeté dans un puit, ils l'ont vu sortir du puit avec des midianimes qui l'ont pris, qui l'ont vendu et ils savent pas où il a disparu. Et puis il y a une famine. Il y a une famine un petit peu partout. Et donc Yaakob, leur père va dire à ses fils, j'ai entendu qu'il y a en Égypte encore de la nourriture. Allez en Égypte, allez acheter de la nourriture. Et ils vont là-bas et il se présentent devant qui ? Bien devant quelqu'un qui est le vice-roix d'Égypte et qui au fond est leur frère. Et comme le dit le texte, Joseph et vemikerou. Lui les reconnaît mais eux ne le reconnaissent pas. Ils ne reconnaissent pas pour différentes raisons. Une des raisons, c'est qu'ils l'ont laissé partir très tôt. Il avait 17 ans. Là, il a une trentaine d'années. C'est plus du tout le même visage. Il n'avait pas de barbe, il a une barbe. Et puis surtout, ils peuvent même pas s'imaginer que c'est leur frère. Et là, Joseph voit ses frères et met en place un processus qui est quand même extrêmement bouleversant. Il va les accuser d'être des espions. Il va retenir un des frères chez eux chez lui et il va surtout leur dire "Vous avez un petit frère puisqu'ils lui ont raconté leur histoire, je vous demande de me ramener votre petit frère." Et donc ils disent "Mais notre petit frère, notre père n'a pas envie de le lâcher. Il a déjà son grand frère entre autres, en l'occurrence Joseph qui a été qui a disparu. Son père ne le veut pas." Il dit "Bah si vous revenez pas avec le petit frère, ne revenez pas." Ils repartent et puis résultat des courses, ils sont obligés de revenir parce qu'il y a de nouveau pluit à manger. Et là, il le supplie, ils supplieent leur père, il disent écoute, on est obligé de prendre notre frère parce que sinon ça marchera pas. Il y a encore des places ici si vous voulez. On est obligé de prendre notre frère sinon ça marche pas. Et bien sûr Yakob est très très angoissé. Il a peur qu'il disparaisse. Et donc il va dire la chose suivante, il va dire écoute, je peux pas. Et Yehouda lui dit, écoute, j'en prends la garantie. C'est moi qui te le ramène. Euh, mais il faut qu'il parte. Donc il le prennent. Je rappelle je rappelle un petit peu rapidement l'histoire. Ils le prennent. Joseph donc reçoit ses frères, reconnaît son jeune frère. Il ne sait toujours pas reconnaître de quiconque. Il leur donne tout ce dont ils ont besoin. Il leur dit "Mais a pas de problème, vous avez besoin de nourriture, je vous donne la nourriture." Et ils repartent. Et puis au moment où il repartent, il demande à ce que l'on cache sa coupe privée, coupe en argent à l'intérieur donc du sac de Benjamin, son jeune frère. Ils partent, ils ne le savent pas. Ils se retrouvent sur la route, ils se font rattraper par les soldats de Joseph qui dit "Qu'est-ce que c'est cette histoire ? Vous êtes des voleurs, vous êtes venu chez moi, en repartant, je ne retrouve plus ma coupe, c'est vous qui l'avez volé. Et ils disent pas du tout, c'est pas nous, on te le promet, on te le jure. Et lui, il dit "Non, non, je suis désolé, je fouille." Il disent "Mais y a pas de problème, tu peux fouiller." Et si tu trouves la coupe chez quelqu'un, il y a aucun problème. Il est condamné, on l'assume. Et brusquement, qu'est-ce qu'il voit ? Et bien qu'en ouvrant le sac de Benjamin, on découvre la coupe. Et là, les frères sont bien sûr totalement bouleversés. Ils disent "C'est la catastrophe." Et donc ils sont obligés de tous revenir et ils se présentent devant Joseph. Et donc c'est là maintenant on se retrouve dans notre parachat dans cette confrontation entre Joseph et ses frères alors que son plus jeune frère qui est Benjamin est accusé de vol que lui-même a organisé. Il y a ici quand même quelque chose de très curieux. Qu'est-ce qui se passe et qu'est-ce qui se joue ? Alors Joseph leur dit "Écoutez, vous vous rentrez chez vous mais vous en avez un ici qui a volé, il reste chez moi." Si on rentre dans la logique des frères, ils ont ici Benjamin qui semble être voleur a priori, même s'il est dans le déni concrètement, on a bien retrouvé la coupe chez toi. Eux-mêmes ne peuvent même pas imaginer qu'on aurait caché la coupe de Joseph intentionnellement à l'intérieur du sac de Benjamin pour l'accuser de vol. Quel serait l'intérêt ? Aucun intérêt. Donc concrètement, il voit que leur frère est un voleur. Et là, que se passe-t-il ? Et bien, ils vont devoir réagir. Quelle serait la meilleure réaction ? B de dire écoute, tu as volé, tu assumes. Mais là, il réalise quoi ? Que derrière cela, il y a la souffrance du père. Or, je vous rappelle que cette souffrance de leur père, ils n'en ont absolument pas tenu compte au moment où ils ont décidé de condamner leur frère Joseph à mort et puis après commu cette p de mort en emprisonnement et puis il se retrouve vendu. Et là, il se retrouve dans ce qu'on appellerait un univers de ticoun, c'est-à-dire un univers de réparation. Il y a en effet dans nos textes l'idée suivante, c'est que lorsque l'homme lorsque l'homme s'est retrouvé dans la vie confronté à une situation et que dans cette situation il a dans cette situation là, il a dysfonctionné, il se retrouvera plus tard dans une situation de même principe et dans laquelle on va essayer de voir s'il a opéré une réflexion par rapport à la démarche qu'il avait pu avoir. auparavant. C'est-à-dire que dans cet événement, la Torah nous montre que Dieu propose aux frères de se retrouver dans le même système pour voir si cette insensibilité là a disparu ou pas. traduction, on est censé se reposer la question des modes de fonctionnement que l'on a pu avoir un moment dans son existence, même si on est sûr que c'était les bons. Parce que regardez, qu'est-ce qui va les amener peut-être à changer d'attitude ? Ils vont dire ici au fond ce qui se passe et bien c'est parce que nous n'avons pas eu pitié de notre frère lorsqu'il était en train de nous supplier. Maintenant, je comprends pas quand vous l'avez fait. Vous étiez totalement persuadé du bienfondé de votre démarche et à ce moment-là, vous étiez parfaitement conscient que votre père allait être bouleversé et vous entendiez parfaitement les supplications de votre frère Joseph qui vous demandait de ne pas le condamner. Pourquoi vous n'en avez pas tenu compte ? Soit parce que vous n'avez aucun cœur, soit parce que et c'est ça la bonne version, vous avez jugé qu'il était bien d'agir de cette manière, même au prix de la souffrance de votre père et de votre frère. Qu'est-ce qui fait que brusquement ici il y a cette forme de remise en cause ? Ils sont en train de lier l'événement qu'ils sont en train de vivre à quelque chose qui s'est passé il y a plus de 12 ans. C'est quand même curieux. Si à la limite l'histoire de l'avent de Joseph avait eu lieu 6 mois auparavant et que 6 mois après, il se retrouve dans une situation dans lesquelles c'est eux maintenant qui sont en danger. On peut imaginer qu'ils fassent un rapport entre ce qu'ils ont passé il y a 6 mois et ce qui est en train de se passer maintenant. Là, il y a plus de 12 ans qui sont passés. Qu'est-ce qui donne au frères la capacité de relier immédiatement l'événement auquel ils sont confrontés par rapport à ce qu'ils ont pu faire il y a 12 ans sans compter que il y a 12 ans, ils étaient persuadés d'avoir raison. Et bien la Torah est en train ici nous apprendre quelque chose au fond, c'est que les frères alors qu'ils avaient cette certitude, néanmoins sont prêts toujours à imaginer que peut-être ils ont eu tort. Il y a quelque chose de très paradoxal. être capable d'avoir une démarche qui se construit sur une certitude, mais être prêt si un événement est là pour nous remettre en cause à imaginer que peut-être et bien on peut se remettre en cause. Lorsque quelqu'un prend un axe et bien il est dans son axe, il fait un choix et puis il considère que son choix était le bon et puis un jour il se retrouve confronté à une situation, ça peut être 3 ans, 5 ans, 10 ans, 15 ans après. Et ça lui fait réaliser que peut-être la manière dont il avait appréhendé les choses n'était peut-être pas la bonne. Ça veut dire que ce que je crois être vrai à un moment t, je suis prêt à un moment à malgré tout le remettre en cause. Comment est-ce qu'on arrive à faire une chose pareille ? Il y a à quoi ça sert ? Parce que nous, on est dans un monde dans lequel on dit tu as pris une décision, tu étais dans un axe et puis tu continues dans cet axe et tu ne bouges pas. H et puis d'une certaine manière, si tu étais persuadé que c'était la bonne chose à faire, et bien tu vas toujours continuer à fonctionner de la même manière. Si on n'est pas capable de fonctionner de la manière dont les frères fonctionnent, le concept même de la tchuva, de la repentance, n'existe pas. C'est-à-dire que se donner la liberté qu'une démarche qui était basée sur quelque chose qui nous semblait du domaine de l'évidence peut aujourd'hui être mis en cause ne serait pas possible si on avait pas vu l'histoire de Joseph. C'est que l'histoire de Joseph, elle nous apprend que à un moment peut avoir une démarche dans laquelle on a établi des certitudes. C'est-à-dire, on a pris un axe au plus profond de nous-même, nous sommes convaincus que c'est comme ça qu'il faut agir. Nous en sommes profondément convaincus. Mais est-ce que je suis prêt à imaginer qu'un jour la vie peut m'amener à repenser radicalement ce qui pour moi a été une certitude à un moment ? Quelqu'un qui fait une démarche de retour, c'est pas quelqu'un qui nécessairement a décidé que le rapport à sa judaïé, il s'en moquait, ça ne l'intéressait pas, il s'en fichait pas du tout. C'est quelqu'un peut-être qui un moment une certaine philosophie d'existence, a eu peut-être un certain regard sur la vie et ce regard là, il pense qu'il est profondément vrai. Et dans une démarche de cohérence, il a eu une démarche au quotidien qui était là pour valider le choix qu'il avait pu faire. Est-ce qu'un jour il est prê à laisser bouleverser ? Les frères au moment où ils ont décidé de vendre leur frère Joseph sont profondément convaincus que c'est ça la chose qu'il faut faire. Et même si en effet ça peut générer chez leur père une souffrance et chez leur frère oui malgré tout c'est absolument nécessaire. 12 ans après, ils sont confrontés à une nouvelle situation et ils se sentent libres de dire "Mais est-ce que cette situation n'est là pas n'est pas là pour nous dire que ce que nous avions peut-être analysé il y avait il y a 12 ans en connaissance de cause en étant d'être le en essayant d'être les plus honnêtes et les plus droits possibles, peut-être que quelque part on s'est trompé. Ils n'en ont pas ils ils n'en sont pas sûr à 100 % mais ils éventualisent. Ça c'est déjà le premier enseignement que je voulais partager avec vous par rapport à ce parachat. cette capacité qu' eu les frères de relier ce qui était en train de vivre un événement bien antérieur et se dire mais peut-être que ce que nous croyons en toute bonne foi à l'époque être une démarche de vérité ne l'était absolument pas. C'est la porte ouverte à l'univers de la tchuva. Parce que souvent les démarches que nous avons, nous les avons en toute bonne foi. Nous sommes persuadé au plus profond de nous-même que c'est comme ça qu'il faut agir. Et donc nous avançons. Il y a aucun moment ne sommes prêts à imaginer que peut-être il y a eu quelque chose qui était mal évalué, mal compris et que ce que nous croyons à un moment être du domaine de l'évidence ne l'est peut-être absolument pas. Je vous donne un exemple, pardonnez-moi, un peu brutal. brutal, j'en suis pas sûr. Quelqu'un a pu être convaincu à un moment de sa vie que quand on se marie, il faut peut-être pas avoir trop d'enfants parce que c'est compliqué le monde dans lequel on vit et qu'un enfant, il a besoin de présence, d'amour, il a besoin qu'on s'investisse par rapport à lui et que vraiment en toute bonne foi, on est on est persuadé que c'est comme ça qu'il faut agir et que c'est pour le bien de l'enfant et c'est pour le bien du couple et que au fond, il vaut mieux que dans l'humanité, il y ait des enfants qui étaient dans des familles dans lesquelles on se soit vraiment investi, on a pris le temps de les construire pour que véritablement il puisse apporter quelque chose. Cette personne-là, elle peut avancer toute sa vie avec cette idée-là. Si un jour elle se confronte à une situation qui l'amène peut-être à remettre en cause ce regard qu'elle a pu avoir il y a une dizaine, une quinzaine d'années, est-ce qu'elle est prête à le faire ? La notion de tchuva, c'est d'arriver à un moment à remettre en cause quelque chose qui était construit sur ce que nous croyons être une certitude basée sur un raisonnement logique et qui au fond nous paraissait et moral et éthique et tout ce que vous voulez. Ça c'est ça c'est ce qu'on nous demande de faire, c'est-à-dire de nous donner cette liberté de nous donner cette liberté à un moment de nous imaginer que peut-être toute la démarche qui était la nôtre, elle était basée sur quelque chose qui était inexact. C'est c'est très dur. C'est très dur mais il faut se donner cette liberté. Et cette dimension là en vérité, on va la retrouver dans quelques versets puisque dans quelques versets, il va y avoir la rencontre justement entre Joseph et ses frères dans lequel il va se révéler à eux. Donc il y a un conflit qui se met en place entre lui et Yooua. Yuda dit même pas en rêve Benyamin il revient chez son père moi tu me prends prisonnier. Je me suis engagé repart, il repart. Et José voit que ses frères sont prêts à se battre pour Benyamin et là on est dans le monde du ticoun de la réparation. C'est-à-dire que Joseph a envie de voir si brusquement pour eux cette notion de la souffrance du Père est suffisamment importante pour qu'il soit prêt à aller jusqu'au bout d'eux-même plutôt que de le faire souffrir. Il a envie d'être sûr que cette sensibilitélà elle est présente. Parce que si cette sensibilité là est présente, alors ils sont peut-être dans le regret de ce qu'ils ont pu faire il y a quelques années. Parce que de deux choses une ici, a priori Benjamin est coupable. Il est objectivement coupable. Il a volé. Donc on n'est pas comme dans l'histoire de Joseph où eux ont pensé qu'il était coupable. On leur dit, "Vous voyez là, votre frère, il est coupable. C'est un voleur. Donc quand le pharaon dit quand je ce bonhomme là, savez pas que c'est Joseph vous dit vous me le donnez, je le garde et il est en prison il y a rien d'argumenté. Alors pourquoi vous vous battez ? Parce que même si en effet il est totalement fautif, le fait que notre père puisse être dans sa souffrance et quelque chose qui est tellement insupportable que nous sommes prêts à tout tenter pour pouvoir le ramener chez son père. Même si c'est dit Youda au prix de son propre prisonnement advitam eternam. Ça veut dire que ils ont ici réinstaller quelque chose qui semblait avoir disparu au moment où ils avaient agi vis-à-vis de leurs frères. L'objectif c'est quoi ? C'est de voir qu'il y a eu en effet chez ses frères un mouvement, une évolution. Il n'est pas du tout là dans ce qu'on croirait être une demande de pardon. Il n'attend pas qu'il vienne et qu' dis on est vraiment désolé de ce qu'on t'a fait. Il veut voir si cette chose qui leur a permis d'agir de cette manière vis-à-vis de lui a disparu. Si elle a changer, si elle a transformé. Ça veut dire que une situation, elle est là. Et quand on retrouve une situation du même principe un peu plus tard, et bien on doit se dire est-ce que je vais le vivre de la même manière ou peut-être différemment. On ne rencontre jamais deux principes de situation. Si c'est pas pour nous demander si on a eu un mouvement d'évolution entre la manière de la gérer la première fois et une manière de la gérer la seconde fois. Quand vous rencontrez pour la Torah une situation qui est obé au même principe, vous êtes confronté à la même problématique, c'est que ça a du sens. C'est quoi ce sens ? Est-ce que je vais agir la seconde fois et réagir la seconde fois de la manière dont j'ai pu agir et réagir la première fois ? C'est-à-dire face à la seconde situation, je dois me reposer la question de la validité de mon modèle de fonctionnement lorsque j'étais là une première fois. Lorsque quelqu'un n'est là que pour reproduire les modèles qu'il a pu avoir, les modèles de fonctionnement, pardonnez-moi, qu'il a pu avoir dans une situation lorsque celle-ci se retrouve à nouveau, c'est qu'il a pas compris quel est le message que Dieu lui donne. Rama m'explique et dit que au fond quand l'homme est confronté à une nouvelle situation d'existence mais qui ressemble à une autre situation qu'il a pu vivre, la première question qui doit se poser, c'est est-ce que je vais aujourd'hui à nouveau réagir comme j'ai pu réagir la première fois ? Peut-être que oui, mais peut-être que non. C'est-à-dire, je me donne systématiquement cette liberté d'imaginer que ce que j'ai cru être du domaine de l'évidence lorsque j'étais confronté dans une situation a et bien je dois y repenser lorsque je suis dans la même situation mais dans un cadre différent. Je vous donne un exemple. Vous avez quelqu'un qui par exemple dysfonctionne. Vous réagissez d'une manière a vous lui parlez par exemple très gentiment. Au contraire, vous êtes très dur. Vous le calculez ou vous calculez pas, je sais pas. En tout cas, vous pensez en votre âme et conscience que c'est comme ça qu'il faut agir. Vous vous retrouvez dans le même principe de situation un peu plus tard. Puisque la première fois vous avez élaboré une réflexion sur la manière dont il faut agir et réagir, il y a de fortes chances que l'on fasse un copiercollé entre le modèle de réaction qu'on a eu la première fois et celui qu'on va voir maintenant puisqu'on est dans le même principe. La Tor elle te dit non. La Tor elle te dit que tu dois te reposer la question est-ce que je dois agir de cette manière ou peut-être d'une autre manière ? Le fait de me la poser m'amène peut-être à remettre en cause la manière dont j'ai fonctionné la première fois qui peut-être n'était pas la bonne. Et donc dans ce cas-là de rentrer dans un univers de tchuv, dans un univers de repentir. Ça c'est ce premier enseignement. C'est-à-dire que on on ne re on n'est jamais dans une redite dans la manière dont on gère des situations de vie, même si elles ont l'air d'être les mêmes. Ce ce type de situation, je vous donner, elles existent par exemple chez des gens qui s'appellent des enseignants. Un prof, un prof va être régulièrement confronté au même principe de situation face à ses élèves. Quelqu'un qui a la responsabilité d'une entreprise sera confronté de manière récurrente à des situations à l'intérieur de l'entreprise qu'il est en train de gérer. Et donc si à un moment il a réfléchi et il a choisi la manière dont il devait agir dans une situation à si cette situation a priori se reproduit un peu plus tard, il aura tendance à réagir de la même manière. La Torah elle dit non. C'est-à-dire là, il y a 12 ans d'espace en plus. Il son tiens tiens un frère qui un moment doit être séparé de son père. Ça nous rappelle une histoire. Ah oui non mais à l'époque on agit de cette manière-là parce que c'était normal. Donc quand quelqu'un un moment est coupable et ben tant pis. Ah mais à cause de ça le père va souffrir. Ben qu'est-ce que vous voulez ? Nous non nous on y a bien réfléchi à l'époque. On est arrivé à de à de vraies conclusions et on était tranquille, on était sûr que c'était comme ça qu'il faut agir. Donc là, on a le même principe. On a un frère qui m'a en danger la fraterie, c'est un voleur. Et bien, nous sommes déjà il y a certain temps arriv à la conclusion que dans un cas pareil, tu fais abstraction de la souffrance de la famille mais tu le condamnes pour sauver le reste de la famille. On est d'accord ? Donc on fait la même chose. Ils sont dans la même situation. Ils disent au fait, qu'est-ce qu'on fait dans une situation dans lequel quelqu'un est coupable objectivement ? Ce qui était même pas le cas de Joseph où là-bas c'était plus subjectif. Mais ça va revoir des incidences au niveau de la souffrance du père. Est-ce qu'on peut agir de cette manière ou pas ? Ils arrivent à la conclusion que nous. Et comme ils arrivent à la conclusion que nous que non, pardonnez-moi, ils sont en train de repartir en arrière. Ils disent "Alors, qu'est-ce qu'on a fait il y a 12 ans ?" Alors, ça veut dire qu'il y a 12 ans, on s'est planté. Et là, ils sont dans une chouva. Là, ils sont dans un retour. Là, ils sont dans une vraie démarche de repentance. rappelons-nous, j'insiste très lourdement, mais parce que c'est quelque chose qui est capital, se retrouver dans un même principe de situation ne doit jamais nous amener à être dans une récurrence, dans une redite de la manière dont on doit gérer les choses. Je dois me reposer la question et prendre le risque que la réponse que je vais trouver maintenant face à cette nouvelle situation peut-être m'amène à réaliser que la manière dont j'avais géré la première fois n'était peut-être pas la bonne. C'est à ce prix-là qu'on construit. C'est à ce prix là qu'on grandit. Une fois que donc ce premier épisode est là, alors on arrive dans le deuxème épisode dans lequel Joseph va se révéler à ses frères. Et le texte nous dit que quand Joseph va se révéler à ses frères, alors d'abord il dit sortez tout le monde. Joseph est le vicroi. Il a ses frères, il y a la cour qui est autour. Il dit que tout le monde sort, il va être seul au moment où il va les rencontrer. Pourquoi ? Première raison, c'est parce que tout simplement il a peur de la honte qu'ils pourront ressentir face à lui qui pourrait être peut-être perçu par les autres. C'est-à-dire que Joseph est le prototype de celui qui un moment a subi des choses terrible de manière profondément injuste avec des frères qui sommet tout pendant ces 12 ans semblent de cette pas remis en cause parce que sinon ils seraient partis le rechercher. Ils ne l'ont pas recherché. Il voit maintenant que ses frères sont prêts à repenser les choses. Le fait de les avoir vu eux être prêt à évoluer et bien fait que toute forme de ressentiment vis-à-vis d'eux disparaît. C'est-à-dire qu'il n'est pas dans le souvenir dès lors qu'il voit que l'autre a décidé d'être dans un devenir. Le devenir des frères, c'estêtre capable de se dire "Ben peut-être que il y a 12 ans s'était trompé. Ah, vous êtes capable de vous le dire. Pourtant concrètement, j'ai souffert." Mais le fait d'être prêt à vous dire "Maman, peut-être qu'on s'est trompé, on a fait une erreur quand il était en train de nous supplier." Ça lui suffit pour dire "Alors, dans ce cas-là, il n'y a plus rien à l'intérieur de moi-même. Il n'y a plus rien dans mon cœur." D'où est-ce qu'on le voit ? C'est parce qu'il a cette sensibilité extrême qui se révèle à ce moment-là. Je ne veux pas que mes frères ressentent une forme de honte au moment où je vais leur dire je suis Joseph. Mais attends, s dit au frère je suis Joseph. Alors ça va être bien sûr à la cour des Ah, il va pas leur dire je suis Joseph. Vous vous rappelez vous m'avez vendu et cetera et cetera. Il est pas obligé de le dire. Il leur dit je suis Joseph. Mais eux vont ressentir de la honte. Ils vont se sentir mal. Un et les autres ne vont peut-être pas percevoir cela. Mais le fait à un moment de ressentir ce sentiment de honte confronté au regard de l'autre qui ne le voit peut-être pas et quelque chose de désagréable. Joseph est dans une sensibilité folle. C'est-à-dire imaginez que je dis à quelqu'un ici dans la salle, tu comprends ce que je dis. Personne ne sait à quoi je fais allusion. Peut-être que cette personne à ce moment-là, au moment où je dis cette phrase, au plus profond d'elle-même, ça la bouleverse. Mais personne ne sait pourquoi. Les gens pensent que je lui ai juste dit parce que j'ai envie qu'il le comprennent particulièrement. Il est où le problème ? C'est que dans notre tête, on est persuadé que l'autre foncé et que ceux qui sont là ont compris, même s'ils n'ont rien compris. Et ça crée un sentiment de honte. Et Joseph ne veut pas que ses frères ressentent ce sentiment. On ne peut avoir cette sensibilité que si on a totalement éradiqué toute forme de ressentiment vis-à-vis de l'autre. Le ressentiment qu'ils avaient vis-à-vis qu'il avait vis-à-vis de disparaît parce qu'il se rend compte que même si l'histoire était complexe, elle aboutirent sur quelque chose et que en plus eux sont prêts à se remettre en cause. À partir de là, pourquoi vous voudriez que je garde le souvenir de votre dysfonctionnement puisque vous êtes prêt à imaginer que vous avez dysfonctionné et qu'en plus aujourd'hui le résultat n'est pas si catastrophique que ça ? Ça c'est la leçon que numéro 2 que Joseph est en train de nous donner. Yoseph est en train de nous dire queon ne transupporte pas avec soi un ressentiment. On ne vit pas sans arrêt avec le souvenir de ce que l'autre a pu nous faire. Au contraire, on est intéressé de voir dans le mouvement de l'autre quelque chose qui nous amène à penser que s'il l'avait su à ce moment-là, il aurait fonctionné autrement. Et donc à partir de ce moment-là, pourquoi lui en vouloir ? Si tu avais su à ce moment-là, si à ce moment-là ce que tu viens de réaliser, tu l'avais réalisé, tu aurais comme ça, non, donc tout va bien. Être capable de le dire, c'est simple. Être capable de le vivre, c'est beaucoup plus complexe. C'est au fond cette liberté que l'on donne à l'autre de pouvoir être dans le regret. de pouvoir être dans le regret dans lequel l'autre dit si j'avais réalisé au moment où je le faisais ce qui était en train de se passer, c'est évident que je l'aurais pas fait. Donc c'est-à-dire que c'est le fait qu'à un moment tu n'as pas perçu certaines choses qui t'a amené à agir de cette manière, ça me suffit amplement. Si quelqu'un vient et vous dit "Vous savez, je suis vraiment désolé mais si j'avais perçu que vous alliez le vivre de cette manière, jamais j'aurais fait ça. Ou si j'avais compris queil y avait quelque chose de difficile pour vous là-dedans, jamais j'aurais dit, jamais j'aurais agi de cette manière." Comment est-ce qu'on va fonctionner à ce moment-là ? Joseph nous apprend qu'à un moment pareil, on doit dire "Alors, si c'est ça, je peux plus t'en vouloir parce que ça prouve bien que au fond, c'est la méconnaissance que tu as eu à un moment de la manière dont je pourrais vivre les choses qui étaient à l'origine de ton dysfonctionnement." Joseph est en train de dire au frère, si à ce moment-là vous aviez été prêt à comprendre que peut-être vous trompiez dans l'analyse, est-ce que vous auriez fait les choses autrement ? Oui. Alors donc, tout va bien. Problème, c'est qu'à ce moment-là, ils l'ont pas su. C'était ça leur erreur. Et les frères vont se rendre compte de manière terrible parce que quand leur dit alors je suis Joseph dit ses frères ne peuvent rien lui répondre tellement ils sont bouleversés et on peut imaginer qu'ils sont bouleversés parce qu'ils viennent de le retrouver. Or et c'est une idée qu'on a déjà une fois partagé ensemble dans un cours sur place nous disent combien sera dur pour nous le jour du jugement et le jour des remontrances. Car si en effet lorsque Joseph dit à ses frères je suis Joseph ils sont bouleversés imaginez-vous ce qui se passera le jour où nous-même nous nous trouverons devant le créateur de l'univers. Phrase sympathique mais a priori quel est le rapport ? Il a quand Joseph dit à ses frères, je suis Joseph, ils sont là, ah complètement bouleversé, scotché et Rashi nous dit ah vous imaginez quand il leur dit je suis Joseph ils sont scotchés. Alors vous imaginez quand Dieu va nous juger, on sera encore plus scotché. Quel rapport là limite on comprend ils viennent de réaliser que c'est leurs frères queils se sont mais pourquoi nous alors quel est le rapport avec nous ? Après Monsavon déjà vu une fois ensemble mais qui est fondamentale. Le problème des frères c'est quoi ici ? C'est que comme on l'a vu jusqu'à présent au moment où ils l'ont condamné même si 12 ans après ils sont prêts à imaginer qu'ils se sont peut-être trompés dans leur appréciation mais au moment où ils l'ont condamné ils étaient totalement sereins. Ils étaient en chelémout. Ils étaient en harmonie avec eux-même. À tel point que le texte nous dit qu'une fois qu'il le condamne, il s'installe, il mange. C'est-à-dire qu'ils n'ont absolument pas de sentiment de culpabilité. Pourquoi ? Parce qu'ils sont persuadés que la raison pour laquelle il le condamnent est une bonne raison. Parce qu'ils sont persuadés que l'analyse qu'ils ont fait du comportement de Joseph est une bonne analyse. Parce qu'ils sont persuadés que quand Joseph est là en train de dire "Je vais être le roi d'Israël parce que j'ai fait ses rêves dans lequel tout le monde se prosterne devant moi." et bien c'est vrai, il est en train de vouloir s'approprier le trône et ça c'est insupportable. Et ça c'est pas juste insupportable par principe, c'est que c'est tout le système du peuple d'Israël qui met en danger. Donc il faut absolument le faire partir parce que sinon c'est toute l'histoire du peuple d'Israël qui va être déstabilisé. Et donc ils sont sereins. Peut-être qu'en effet ça les dérange mais concrètement ils disent "Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Ce bonhomme là est en train de faire exploser le système." On aurait pu dire dans un autre univers, il parle à l'ennemi et donc c'est sûr certain que si on le supprime pas, c'est la catastrophe. Après là, il est en train de dire que la royauté d'Israël lui appartient. Il peut pas. S'il décide de s'approprier la royauté d'Israël, c'est un chisme, c'est la guerre civile, ça ne pourra pas fonctionner. Donc il faut qu'on arrête tout dès le début. Et ils réalise qu'en vérité tout fonctionnait sauf une chose, une petite erreur d'analyse. Joseph leur dit, vous savez, j'étais au sang, tout le monde se prosterne. Vous voyez là, vous venez tous de vous prosterner devant moi en tant que vice-frois d'Égypte. Il y avait une autre hypothèse et cette hypothèse vous l'avez pas eu. Et comme cette hypothèse vous l'avez pas eu, vous avez basé toutes vos démarches sur une lecture qui allait dans un sens sans imaginer qu'il y avait peut-être une autre. au fond c'est ça le problème de l'homme c'est qu'on a des démarches de vie qui démarrent sur quoi ? Sur une certaine lecture sur une certaine interprétation à force dans le monde des relations. On a une situation on a décidé de l'interpréter d'une certaine manière cette interprétation là va justifier à l'intérieur de nous la démarche qu'on va avoir. Mais peut-être qu'il y a une autre hypothèse de lecture. Peut-être qu'il y a une autre manière de comprendre la situation. Et le fait d'avoir une autre hypothèse peut amener à avoir un comportement radicalement différent. Si un moment les frères avaient dit "Mais attends, Joseph dit qu'on se prosterne tous devant lui, mais qui nous dit que ça veut dire qu'il va devenir le roi d'Israël ? Peut-être que il y a d'autres situations de vie dans lequel on risque de tout se prosterner devant lui. On n'en sait rien. Mais qu'est-ce qui nous donne cette certitude absolue qui nous amène à tirer ce type de conclusion ? Et donc quand nous ditad combien sera difficile le jour du jugement, le jugement ne sera pas par rapport à ce que l'on a pu faire, il sera par rapport au point de départ. Ton point de départ c'était quoi ? C'était une situation de vie que tu as compris d'une manière A, B ou C. Et à partir de là, tu as pris un axe et tu es resté dans cet axe. Alors qu'en vérité, la lecture que tu pouvais faire de l'événement aurait pu être radicalement différente. Et si elle avait été différente, elle t'aurait amené à des conclusions différentes, donc à un axe différent. Je vous donne des exemples tout bêtes. Vous croisez quelqu'un, cette personne vous l'aimez bien. C'est quelqu'un que vous appréciez beaucoup. Cette personne a vis-à-vis de vous un comportement qui vous pose problème. On décide qu'à ce moment-là, cette personne, on ne peut plus lui parler. Elle ne fait plus partie de notre histoire. Mais tu as une autre hypothèse de lecture. Peut-être qu'en vérité la raison pour laquelle elle a fonctionné de cette manière, elle est autre. Peut-être qu'elle n'est pas l'expression du déni vis-à-vis de toi. Peut-être qu'elle n'est qu'un épiphénomène. Vous rappelez de l'histoire que je vous ai raconté un jour de l'enfant et de la montre ? Je sais pas si je voulais raconter un jour, mais c'est une histoire vraie. Il y avait un jour comme ça un prof qui est entré dans une classe en Israël. Il est rentré quelques minutes trop tard. Il est rentré en retard. Dès qu'il rentre, il y a un de ses élèves qui se lève, un gamin de 9 ans, et il dit "Moré, Moré, prof." Vous rappelez d'histoire pour ceux qui étaient une fois dans ce cours quand j'ai raconté. Qu'est-ce que le prof fait ? Il prend l'élève et il le vire. jusqu'à ce que le soir la maman de l'élève appelle le prof et dit "Il y a eu un problème, c'est que mon fils en vérité vient de recevoir une montre et vous il vous aime tellement qu'il m'a dit hier le premier qui va voir ma montre c'est mon prof." Donc lui ce geste était tu as vu ma montre mais toi la lecture de ce geste tu as vu, tu es en retard. Là en l'occurrence ça va parce qu'il y a une mère et que la mère est là pour attraper le coup. Mais imaginez qu'il y a pas de mère et qu'on soit dans une configuration légèrement différente, à partir de là, le prof se met en distance par rapport à l'enfant et quelque part, ça peut avoir des incidences qui sont parfois bien au-delà de ce que l'on peut imaginer. C'est ça au fond ce que les frères sont en train de prendre en pleine figure parce que c'est pas juste ce qui s'est passé avec lui parce que ici l'histoire aboutit bien. C'est-à-dire c'est brusquement une réflexion nouvelle qui pénètre leur vie. C'est que l'impossibilité que l'on se donne d'avoir une autre hypothèse de lecture d'une situation et bien parfois nous amène à prendre un axe que l'on ne sera même pas prêt à remettre en cause parce qu'on est persuadé que le point de départ il était bon. Alors qu'en vérité, peut-être que le point de départ c'était pas celui-là. Seulement, tu en as fait une lecture et tu as décidé que c'était celle-là et pas une autre hypothèse de lecture. Et chacun d'entre nous dans sa vie devrait essayer de réfléchir et se dire voilà, j'ai pris un axe de fonctionnement avec quelqu'un. Alors quand il est positif, ça va, mais quand j'ai pris un axe qui ne l'est pas, c'est sur la base de quoi ? Qu'est-ce qui fait que je perdure dans une manière d'être à l'intérieur d'une relation ? Et bien c'est parce que il y a eu un point de départ. La plupart du temps, c'est un point de départ. Et le point de départ, est-ce qu'au fond on a une autre hypothèse de lecture ? Est-ce qu'on donnait cette est-ce qu'on s'est donné cette liberté dans de comprendre les choses autrement, de les appréhender différemment, donc d'avoir un jugement Le fait de ne pas se donner cette liberté peut créer un axe et cet axe là nous amener dans 10 directions qui ne sont pas du tout les bonnes. Et quelque part un jour se réit de se dire mais au fond le point de départ était radicalement faux mon analyse était inexacte. Ça ça ce qui m'a amené là alors qu'en vérité peut-être j'aurais dû me trouver là. On est de nouveau dans cette parachade sur la problématique de la tchva, c'est-à-dire de s'observer soi-même et de se dire lorsque l'on est en train de prendre un chemin, essayer de voir quel est le point de départ. Si le point de départ c'est une situation, si le point de départ c'est la confrontation avec un enseignement, et bien essayons toujours de nous dire est-ce qu'il n'y a pas une autre lecture possible. par par exemple vous des personnes qui qui vont entendre un jour un enseignement ou qui vont lire un texte et ce texte les boulevers le texte leur pose problème. Et donc comme le texte les bouleverse, ce texte leur pose problème alors sur la base de ça, ils vont dire "Bon ben, ça m'amène à certaines conclusions qui me vont faire prendre telle et telle direction mais peut-être que tu peux le comprendre autrement le texte. Peut-être que quelqu'un peut te permettre de l'appréhender d'une manière différente. Est-ce que tu te donnes cette liberté ? Et ça c'est au passage ce qu'on apprend à faire très tôt à l'enfant quand il étudie avoir une seconde hypothèse. Comment est-ce qu'on pourrait comprendre différemment cette situation ? Comment est-ce qu'on pourrait comprendre différemment ce verset ? C'est pour ça que les versets de la Torah sont souvent un peu complexes parce que justement il nous propose d'avoir différentes hypothèses de lecture qui souvent sont au font terriblement complémentaire mais qui nous habitue en effet à nous dire et ben peut-être que je peux comprendre les choses autrement, peut-être que je peux les imaginer autrement. Je sais pas s'il y a ici des coachs dans la salle mais je sais que les coachs et bien parfois ont l'habitude de dans des quand ils ont un système de groupe. Alors il il y a des il y a des trucs très sympas. un moment, on fait, je je vais pas vous le faire maintenant, d'accord ? Ça serait intéressant à faire. On se met dans une certaine configuration et on dit voilà, on prend les personnes, on les fait se tenir d'une certaine manière et on dit maintenant sans vous lâcher, essayez de vous détacher l'un l'autre. D'accord ? Et souvent les gens n'y arrivent pas parce qu'on a on a toujours le même principe de mouvement. On narrive pas à imaginer quelque chose comme on dit là 7 milous de sortir de la boîte. Vous avez un certain nombre de points qu'il faut relier d'une certaine manière. On vous dit allez essayer de les relier. On essaie par toutes les manières de les relier, on n'y arrive pas. On est obligé de couper l'un des un moment une ligne dans le principe qu'on doit pas le faire. Et puis ceux qui arrivent souvent, ce sont les enfants parce que les enfants sont capables d'imaginer de nouvelles hypothèses. Ils ne sont pas enfermés dans leur système, dans leur lecture classique. Ils sont capables à un moment de voir les choses avec une nouvelle distance et d'imaginer qu'on peut comprendre les choses de manière radicalement différente. Ça c'est donc l'autre enseignement de la parachat. Oanomadine se posait la question quel est le point de départ ? Quel a été le point de départ surtout dans l'univers des relations ? Parce que dans l'univers des relations, ce sont souvent des situations qui créent des axes et on n'est pas prêt à imaginer autrement. Je vais aller un peu plus loin. Si on n'est pas prêt à imaginer qu'il y ait une autre lecture de la situation, c'est qu'il y a peut-être des chances que nous soyons intéressés par la lecture que nous avons fait pour justifier parfois les désirs de distance que l'on veut avoir vis-à-vis d'un tiers dans un sens comme dans un autre ou alors des désirs de proximité qui n'ont pas leur raison d'être. On voit quelqu'un a une attitude vis-à-vis de nous et on va dire "Ah, c'est tellement gentil." Donc c'est évident que cette personne ne veut que nous apporter. et on est dans cette hypothèse et on commence à avoir un axe et on commence à fonctionner d'une certaine manière dans la relation. Peut-être tu as une autre hypothèse qui est que ce que l'autre te donne, ce n'est peut-être pas pour toi mais c'est peut-être pour lui. Tuen sais rien. Et donc à ce moment-là, tu dois peut-être prêt à imaginer fonctionner d'une manière différente. Le fait d'envisager une autre lecture va t'obliger à réfléchir le pourquoi de la validation de ta première lecture. Quand vous n'avez pas de deux hypothèses, vous n'êtes pas obligé de valider l'une des deux. Quand vous en avez deux, vous allez être obligé d'en valider l'une des deux. Comment ça ? en réfléchissant et en vous donnant les moyens d'être sûr de ce qui soutend véritablement le choix d'une hypothèse A ou B. Si vous n'en avez qu'une, vous avez pas besoin de la valider puisque de toute façon vous n'en envisagez pas une deuxième. Si vous en avez deux, vous êtes obligé de vous poser la question pourquoi je choisirai A par rapport à B ? Pourquoi est-ce que ça m'intéresse peut-être de choisir A plutôt que B ? Quels sont les éléments rationnels qui me poussent à prendre ce choix de A plutôt que ce choix de B ? Est-ce que ces éléments-l je peux pas les trouver chez B ? Qu'est-ce qui est à l'origine au fond ? La Torah nous demande surtout pour des choix qui ont des dimensions impliquantes d'être prêt à avoir cette démarche, d'avoir une autre perspective, d'avoir une autre lecture possible de ce qui est à l'origine d'un mouvement qu'on va prendre. Une fois que donc les frères maintenant vont vont se retrouver avec Joseph, ça y est, il s'est découvert, il leur a dit "Je suisp, je ne vous en veux pas et tout et tout va bien." Alors là, il y a un autre épisode, il dit "Bon alors maintenant, il va falloir que vous me rameniez mon père, il va falloir lui annoncer que je suis toujours vivant." Et là, ils viennent, ils vont chercher leur père, il y a tout une stratégie pour que leur père la prenne sans qu'il en soit bouleversé. Et puis le texte nous dit que Joseph donc s'apprête à recevoir son père. Donc Yob, il persuadit que son fils bien-aimé est mort et puis brusquement il va le revoir. Vous imaginez à pleuer l'émotion. Enfin c'est au niveau d'une scène de film, c'est génial quoi. La rencontre de Yob et de Yot. Et le texte nous dit que lorsqu'ils viennent et qu'il disent à leur père Joseph est vivant son cœur se glace il ne les croit pas il voit après les chariots qu'il a envoyé pour le ramener et à ce moment-là il commence à revivre ess de comprendre pourquoi il les croi pas ils sont pas pervers quand mêm leur père C'est leur père. Imaginez un père, ça fait 12 ans que son fils a disparu. Il est persuadé qu'il est mort. Tous ces autres enfants viennent et lui disent "Papa, il n'est pas mort, il est toujours vivant." Est-ce que vous pensez qu'il y a des enfants qui seraient capables de faire un coup pareil à leur père si c'est faux ? C'est c'est inimaginable. Pourquoi il les croit pas ? Tu as pas tu peux même pas t'imaginer que tes 12 enfants viennent enfin tes 11 enfants viennent te faire une blague sur quelque chose d'ussi lourd alors que lui il est inconsolable et sinon ça serait des des des pourris absolus enfin c'est c'est insupportable et malgré tout va fait il est là non son cœur se glace il peut pas croire et puis il voit les chariots il dit ah c'est bon sur place et certains doivent le connaître vient de la racine c'est une génis Et Joseph, avant de partir rejoindre ses frères qui l'ont vendu par la suite, étudie avec son père un texte qui s'appelle Glauoufa la génis à la nuque brisée que je développerai pas maintenant. Quand il voit ses chariots, ça le renvoie à l'étude qu'il avait avec son fils il y a 12 ans. Au moment où ils se sont séparés, alors là, il peut revivre. Qu'est-ce qui se passe ? On a ici une leçon qui est terrible. Joseph on ont dit à Yob Joseph vit encore mais qu'est-ce qu'on rajoute ? Ils ont pas dit qu'il vit juste et c'est un des patrons de l'Égypte. Il est ministre, il est premier ministre, il est vice-roi d'Égypte. Là, son cœur se glace. Dans quel état je vais le retrouver ? C'est qui le Yoseph que je vais voir ? J'ai abandonné un fils qui s'appelle Joseph qui était en train d'apprendre avec moi et je le retrouve vice roi d'Égypte. Est-ce que véritablement c'est ça que j'ai envie de retrouver ? C'est-à-dire que là Joseph est en train Yob est en train de nous dire la chose suivante. Il dit "Ce qui m'intéresse, c'est pas sa réussite. C'est est-ce que j'ai toujours un Joseph qui sera digne de s'appeler un des 12 fils de Jacob ? Si c'est pas ça, alors j'en suis glacé. C'est-à-dire que ce que d'autres applaudiraient comme étant une réussite est pour moi au fond un échec retentissant. Va arrêter à Galotte. Joseph connaît très bien son père et Joseph sait très bien et il valide il valide la démarche de son père. Il dit pas attends pas exagérer je suis vivant c'est déjà pas mal. Joseph sait très bien qui est Jacob et il sait qu'il doit lui envoyer immédiatement un signe. C'est quoi ce signe ? Il lui envoie à galotte des chariots parce qu'il sait queen effet son père en voyant ça va comprendre que Joseph lui envoie un signe. Il dit "Papa, tu as vu ce que je t'ai envoyé ?" Ça veut dire que ce qu'on étudiait ensemble il y a 12 ans je m'en rappelle toujours là. Alors Yakob il revit. C'est-à-dire que lorsque Yob voit que Joseph a été capable de savoir gérer son statut d'être une des 12 tribus d'Israël tout en étant confronté et à la fois à la dimension extrêmement basse de l'Égypte et en même temps au plaisir du pouvoir, alors là véritablement il peut commencer à revivre. Il y a ici une leçon qui est terrible à entendre, c'est véritablement quel est le sens de la vie. Joseph ici est en train de nous apprendre Jacob est en train de apprendre une chose très simple. Yob c'est celui qui bâtit le peuple d'Israël. Leim qui était un maître très célèbre qui a vécu à l'époque entrre du début du communisme en Russie. Certaines personnes allaient le voir parfois pour lui demander des bénédictions pour avoir des enfants. Il disait "Je suis pas sûr que j'ai envie de te bénir." Il dit "Parce que faire arriver dans l'existence un enfant qui va grandir dans un enfer communiste dans lequel au fond son âme, il y a de fortes chances ne soi jamais nourri d'une quelconque dimension de Torah, est-ce que véritablement ça vaut la peine que ça existe ?" C'est pas simple à entendre dans un monde qui en effet donne de l'importance à d'autres valeurs. Yakob, le fait de savoir que Joseph est vice-roi d'Égypte, ça lui fait ni chaud ni froid, ça lui fait même plutôt froid que chaud. Quel est le prix qu'il a dû payer pour ça ? Quels sont les renoncements qu'il a dû faire ? Quelle est la dimension de son identité qu'il a dû supprimer pour pouvoir être maintenant ce qu'il est devenu ? Et s'il a dû y renoncer quelque part ça n'a pas de sens. Va foglibo valide. C'està-dire que au fond Joseph il est le prototype de l'individu qui tout en étant confronté à ce qu' a de plus grand à l'époque, c'est-à-dire vice-ro d'Égypte. C'est très bien qu'au fond pour le clis Israël, avoir une situation quelle qu'elle soit si c'est au prix de sa spiritualité, ça n'a aucun sens. parce que l'essentiel n'est plus là. Et c'est vrai que c'est pas simple, encore plus dans un monde qui nous demande parfois de mettre en balance notre spiritualité et en même temps notre réussite. C'est la parachat dans laquelle on nous apprend au fond où se situe l'essentiel. Chacun est libre après ses choix. Mais Yakov qui est notre père, Yakob qui est celui qui bâtit le cl Israël. C'est ça la leçon qu'il est en train de nous de nous donner ici. Il est en train de nous dire que ce qui va maintenir et permettre faire permettre au peuple d'Israël de pouvoir avancer dans l'histoire, c'est de garder conscience que l'on ne supprime pas sa dimension essentielle au profit de quelque chose qui est accessoire. Et l'accessoire dans le peuple juif est généralement ce qui est considéré comme essentiel par les nations dans lesquelles on se trouve. Si tu as envie de découvrir ce qui est accessoire pour le clis, réfléchis à ce qui est essentiel par rapport aux civilisations dans laquelle tu te trouves et généralement tu sauras lorsqu'il pour toi est accessoire. Comment Joseph il a réussi ? Comment Yosph il a réussi à faire ça ? Comment il a réussi à faire ça ? Comment est-ce qu'il a réussi à arriver à ça ? Alors, vous vous rappelez la semaine dernière de l'histoire que vous avez raconté avec le l'officier russe en prison ? Oui ou non ? Vous vous rappelez la semaine dernière, on avait vu qu'au fond Joseph depuis le moment où il était vendu, il a cherché à faire qu'une chose, à préserver son identité. Préserver son identité, c'est-à-dire se donner les moyens de se rappeler ce qui lui donnait sa réelle valeur pour ne pas laisser les valeurs qui sont extérieures à lui un moment prendre la place sur les valeurs qui étaient siennes. Il s'est donné les moyens de les préserver. C'est-à-dire que si on n'entretient pas cet état de conscience, et bien au bout d'un moment, on va être persuadé que ce qui s'appelle la réussite pour les nation dans laquelle nous nous trouvons s'appelle aussi notre propre réussite. Si on ne fait pas en telle sorte de se donner les moyens de se rappeler de ça au quotidien, au bout d'un moment, il sera normal que dans le peuple juif, des parents applaudissent un enfant qui a une réussite sociale, même si celle-ci s'est fait au prix de l'essentiel, parce que tout simplement c'est pas donné les moyens de préserver ce regard. C'est un choix de nouveau. C'est un choix. Est-ce que je me donne les moyens de pouvoir réussir à ne pas applaudir une réussite qui s'est faite sur les cadavres de ta spiritualité ? Est-ce que je suis capable de m'en donner les moyens ? Et pour s'en donner les moyens, il faut être capable aussi à un moment de se positionner face à un système qui ne comprendra pas cela parce que tout simplement ce ne sont pas les valeurs qu'il a décidé de développer. C'est pas simple. Joseph, c'est ce qu'il a réussi à faire en Égypte. S'il a réussi à le faire en Égypte, c'est que quelque part, il nous montre un chemin. Son chemin là, ce cheminlà, on va pouvoir nous aussi quelque part nous l'approprier et et le mettre en place dans notre propre existence. Qui Joseph a eu en Égypte ? Joseph s'est marié en Égypte. Il a eu deux enfants et ces deux enfants-là, on le verra la semaine prochaine, et bien ces deux enfants ont réussi eux aussi à intégrer ces dimensions-là alors qu'ils ont grandi dans l'univers de l'Égypte. Pourquoi ? Parce que tout simplement Joseph a réussi à créer cela de telle manière à l'intérieur de lui que les enfants vont le percevoir et seront capable d'être dans la continuité de cette démarche. Voilà un petit peu quelques quelques axes de réflexion par rapport à cette parachat. Vous avez vu trois points que j'ai voulu un petit peu souligner. Le troisième, il est pas simple à entendre. Les autres non plus aussi parce que à un moment ça ça crée un positionnement de plus en plus difficile par rapport aux univers dans lequel on se trouve. quelque part là on pourrait presque qualifier ce discours à moment d'un peu démagogique. Oui, c'est la Torah un moment elle affirme ça. Et Joseph la puirme mais ça c'est l'enseignement qui nous donne. Libre à toi de ne pas y adhérer. Libre à toi de dire qu'en effet une réussite peut se construire sur le cadavre de ton âme. Tu es libre de le dire. Et pour cela, dire queau fond mon âme ne demande qu'une chose, c'est de faire un kidouche le vendredi soir, de donner un peu d'argent pour Israël et ça ça le nourrit amplement. libre à nous de le dire. On a cette liberté. On a cette liberté de dire que notre réussite ne s'est pas construit sur les cadavres de notre âme. Parce que notre âme, elle existe toujours parce que on l'a définit comme étant quelque chose qui n'a besoin que d'unat de spiritualité. Et au passage, les exates de spiritualité vont nous nourrir suffisamment et on s'en satisfa. Et je conclure là-dessus. Il y a un maître qui s'appelait le qui un jour a dit la chose suivante a marqué qu'il y aura 10 famines dans l'histoire de l'humanité et la 10è des famines sera la pire des toutes dit c'est laquelle dit voilà que va arriver une famine. Cette famine ne sera pas une famine de pain ni une soif d'eau, mais ça sera une famine spirituelle. Alors dit ce maître "Mais c'est génial famine spirituelle c'est top." et dit non c'est dramatique parce que dans une famine spirituelle on se nourrit d'ersat à l'image de quelqu'un qui est en famine à qui vous donnez un morceau de pain racis qu'il s'en nourrit et ça lui satisfait il est persuadé que c'est ça véritablement la nourriture dont il a besoin dans une génération dans lequelle on aura une soif de spiritualité mais quelque part on nous nourira on nourrira un tout petit peu. On aura des zestes, on aura une fraction de shabbat, on aura une fraction de prière, on aura un moment d'émotion et ça y est, on se dira c'est génial, je me sens profondément juif. Alors que l'essentiel ne sera pas là et on laissera émerger par la suite tout ce que la société nous a demandé de faire pour pouvoir exister à l'intérieur d'elle parce que tout simplement ces herzat et bien seront nourrissants alors qu'en vérité ne nous amèneront pas grand-chose. Et dit le de P, ça c'est la 10è des famines, c'est la pire de toutes parce que celui qui va te dire tu crois au fond être nourri mais tu n'es nourri de rien on le regardera d'un air surpris en disant attendant je comprends pas cette dimension de judaïé me suffit amplement je me sens bien dans ma dimension juive les gens qui disent mais moi je me sens profondément juif en faisant un peu de ceci un peu de cela et en même temps je trouve c'est génial brav mais en vérité ton âme elle a besoin d'être nourrie de quelque chose de beaucoup plus puissant Et si tu la nourris de choses beaucoup plus puissantes, elle va pouvoir donner des dimensions beaucoup plus élevées au monde dans lequel elle te trouve. L'impact spirituel qu'a peuple juif dans l'humanité dépend de la bonne santé, j'ai envie de dire, de l'âme et de la vitalité de l'âme qui est à l'intérieur de nous. Si nos âmes ne sont nourries de judaïsme qu'à travers des herzates, elles peuvent fournir quelque chose dans le monde dans lequel nous sommes, mais absolument pas tout ce que nous pouvons leur apporter. Et c'est là où en effet va se situer l'enjeu. L'enjeu, il va être d'accepter un moment que c'est en allant chercher ce qui est véritablement l'essentiel que nous allons pouvoir nourrir pleinement notre âme et donc à partir de cela remettre ce que la société a défini comme étant réussite, comme étant des éléments qui ont leur place mais qui ne sont pas l'essentiel. Et ça se révélera comment ? qu'on ne sera pas prêt à sacrifier notre âme pour pouvoir exister dans les définitions que les sociétés dans laquelle nous sommes ont de la réussite. Ça, ce sont des choix qui sont pas simples à faire mais qui quelque part sont l'enseignement que Joseph nous donne à ce moment-là cruciale de l'histoire. Voilà quelques idées à partager et on passe à vos questions.