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Comment sortir de nos exils intérieurs ? - Rav Elie Lemmel

Comment sortir de nos exils intérieurs ? - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Téchouva Moussar
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Shemot. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Comment sortir de nos exils intérieurs ?" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment reconnaître que l’on est installé dans un exil intérieur ? - En quoi le nom est-il à la fois un élément d’identité et un vecteur de mouvement ? - Comment distinguer une situation réellement toxique d’une situation exigeante mais constructive ? - Comment définir un objectif qui ne soit pas seulement l’absence de douleur ? - Pourquoi une réalité agréable peut-elle devenir destructrice à long terme ? - Qu’est-ce qu’un exil lorsque la souffrance n’est pas présente ? - Pourquoi chercher uniquement à faire disparaître la souffrance ne permet-il pas de sortir de l’exil ? - Pourquoi le livre de Shemot s’appelle-t-il « Les Noms » et non « l’Exode » ? - Peut-on être en exil tout en se sentant bien dans sa réalité ? - En quoi le refus de se poser des questions entretient-il l’exil ? - Qu’est-ce qui différencie le fait de fuir une souffrance et le fait d’aller vers une destination ? - En quoi une réalité confortable peut-elle devenir un enfermement ? - Pourquoi la Torah répète-t-elle les noms des enfants d’Israël alors qu’ils viennent d’être cités auparavant ? - En quoi l’incapacité à imaginer un « ailleurs » constitue-t-elle un exil intérieur ? - Pourquoi la Torah dit-elle « habaïm Mitsraïma » (« qui viennent en Égypte ») alors qu’ils y sont déjà ? - Pourquoi l’absence de souffrance peut-elle empêcher le mouvement ? - Comment le rapport au plaisir immédiat peut-il enfermer dans une réalité limitée ? - Pourquoi toute confrontation n’est-elle pas un signe qu’il faut fuir une situation ? - Pourquoi certaines relations deviennent-elles des lieux d’exil intérieur ? - En quoi une histoire vécue peut-elle ne pas être l’histoire qui devait être vécue ? - Quel lien existe-t-il entre le mot shem (nom) et le mot sham (là-bas) ? - Pourquoi l’exil d’Égypte est-il présenté comme le point de départ de l’Histoire du peuple juif ? - Pourquoi certaines réalités satisfaisantes empêchent-elles toute croissance ? - Pourquoi ne pas exploiter son potentiel peut-il conduire à une forme de dévastation ? - En quoi la difficulté peut-elle être un indicateur de croissance plutôt qu’un signal d’échec ? - Pourquoi une partie du peuple d’Israël ne sort-elle pas d’Égypte malgré la délivrance ? - Pourquoi la question du sens doit-elle précéder la question du confort ? - En quoi le fait de calmer la souffrance peut-il empêcher toute transformation ? - Quel est le danger d’une vie qui se conjugue « au plus que parfait » ? - En quoi Mitsraïm (Égypte) est-il lié à la notion d’enfermement (meïtsar) ? - Pourquoi le jardin d’Éden peut-il être compris comme une forme d’exil ? - Pourquoi l’exil est-il lié à une perte de finalité plutôt qu’à une perte de bien-être ? - ... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Transcription
Kind: captions Language: fr Alors le thème qu'on va essayer de développer ensemble ce soir, je l'ai intitulé donc "Comment sortir de nos exils intérieurs ?" Alors bon, ce qui est intéressant avec ce terme, c'est que c'est très très vaste et chacun peut-être a déjà une petite idée qui ne sera pas nécessairement celle que je vais développer sur cette notion de ce qu'on appelle nos exiles intérieurs. Alors pourquoi ce sujet ? On aborde donc à partir de cette semaine le second livre de la Torah. D'accord ? le second livre de la Torah qui s'appelle Chemotte. Alors ce qui est très intéressant c'est que dans la traduction française et bien chemot n'est pas traduit de manière exacte du tout. Chemot c'est traduit comme étant l'exode. D'accord ? Alors qu'en vérité c'est faux. Berchit, le premier livre de la Torah, la Genèse. Alors, c'est vrai, Boréchite, le commencement. Vaikra, le lévitique, là aussi, c'est un peu complexe. Bamidbar, les nombres desvarimes, le Deutéronome mais ce qui est sûr, c'est qu'en tout cas le le livre de Chemot, sa vraie traduction c'est les noms. D'accord ? puisque on donne le nom au livre d'après les premiers mots qui constituent le début de celui-ci. Et ce second livre donc commence par les termes suivants : "Chemot Bené Israël et voici les noms des enfants d'Israël Habbaim Mitraima qui viennent en Égypte et on va citer leur nom." Et suite à cela, la Torah va commencer à nous expliquer un petit peu ce qui se passe en Égypte qui est le premier exil dans lequel le peuple d'Israël qui n'est pas encore peuple d'Israël va se retrouver. Ça va être donc notre point d'introduction pour mieux comprendre ce que l'on appelle l'univers de nos exils intérieurs. Alors, la première question qui se pose, elle est très simple, c'est que si vous lisez la Torah et que vous regardez l'épisode qui vient de précéder ce livre, puisque je vous rappelle que c'est un livre, donc et bien il y a le chapitre précédent qui vient de se clore. Et bien dans le chapitre précédent, on vient de nous dire exactement ce qu'on va redire ici puisque dans le chapitre précédent, nous avons Jacob Yakob qui va bénir ses enfants et donc évidemment va les citer. Donc a priori on sait que Jacob est en Égypte, il est là et il va disparaître de ce monde. Il va réunir ses enfants et il va les bénir. Le texte nous dit chacun suivant sa bénédiction. Super. Donc on sait qu'on est en Égypte, on sait qu'il y a là-bas les 12 tribus. On connaît leur nom, on vient de les citer et on redémarre et on nous dit dans le chapitre d'après : "Veu et les chemottes et voici le nom des enfants d'Israël mitraima, qui viennent en Égypte." avec une curiosité, c'est que à priori, on aurait dû dire à Cherbaou Mitraim qui sont venus en Égypte puisque ils n'y viennent pas maintenant, ils y ont déjà été. Ils sont en Égypte depuis déjà quelques temps puisque je vous rappelle que Joseph vice-roi d'Égypte a fait venir ses frères et son père. Et donc ils sont déjà en Égypte. Donc on aurait pu si on avait envie d'être dans un style un peu plus narratif, même si on comprend pas pourquoi il faut le redire, mais si tu le redis, alors dit qui sont venus en Égypte ou qui étaient en Égypte ou qui résidaient en Égypte, que sais-je ? Qui viennent si dans une forme de présent narratif ? Pourquoi est-ce que la Torah nous dit une chose suivante ? Plus que cela, si je vous dis voici les enfants d'Israël qui sont venus en Égypte, Rouven, Shimon, Lév, Youdain, ben vous ditez bien que les mots que je prononce sont leur noms. Donc j'ai besoin de dire voici leur nom. Et voici les enfants d'Israël qui sont venus en Égypte. Et voici les pardonnez-moi la la comparaison et voici les joueurs qui rentrent sur le terrain. Je peux dire voici le nom des joueurs et voici les joueurs qui rentrent sur le terrain. Donc on a quand même pas mal de questions qui se posent et qui vont nous ouvrir justement à cette question de l'exil et de nos exiles à l'au. Alors on va s'arrêter si vous le voulez bien d'abord sur le mot qui désigne le nom. Le nom en hébreu se dit chem. L'hébreu est une langue consonnantique. Ça veut dire que les voyelles, vous pouvez mettre celles que vous désirez. D'accord ? Quand vous regardez un séfer Torah, quand vous regardez le rouleau, d'accord, le rouleau de la loi, et bien vous n'avez que des consonnes, vous n'avez pas de voyelle. C'est la raison pour laquelle si vous avez pas trop l'habitude, vous savez absolument pas comment lire. Si vous n'avez pas appris, vous ne savez pas lire. Et c'est en effet ce qu'on est censé apprendre, c'est-à-dire à connaître le texte juste de par la présence des consonnes sans connaître les voyelles et les apprendre. D'accord ? Donc on commence les chemotes chem le nom le nom chem vous pouvez aussi dire autre chose. Vous pouvez dire cham cham en hébreu veut dire là-bas. laette cham aller là-bas. Et donc on a ici un mot qui désigne le concept du nom mais qui peut se lire comme étant cham là-bas. Quand vous parlez de cette notion de cham de là-bas, vous introduisez l'idée d'un lieu vers lequel on va. Si je dis cham là-bas, c'est qu'il y a un ici et il y a un ailleurs. D'accord ? Le-bas, c'est parce que je suis à une place A et il y a une place ailleurs. Donc dire cham dire là-bas, c'est me renvoyer à l'idée qu'il y a quelque chose que je dois atteindre. En tout cas, il y a autre chose que la place dans laquelle je suis. Il y a là où je suis, mais il y a un ailleurs. Intéressant de voir que le livre qui va nous parler de l'exil commence d'abord par poser la question du ici et du ailleurs. C'est-à-dire qu'il y a la réalité de ce que je suis là où je me trouve. Mais la réalité dans laquelle je me trouve ne doit pas m'enfermer. Mon nom, c'est l'élément qui me définit. Mais l'élément qui me définit pour être quelque chose qui m'enferme. Je suis cela. Point. Non, il y a un ailleur et c'est cet ailleur qu'on va essayer d'explorer. Veut elle est chemot ben Israël habim. Et voici chemote. Donc là, on utilise le terme de chem qui veut dire le nom. au pluriel puisqu'on va parler de leur nom mais on va dire voici Chemotte Bené Israël les noms des enfants d'Israël c'est-à-dire que vous êtes à la fois les enfants de quelqu'un que l'on appelle Israël qui est en l'occurrence Jacob donc il y a quelque chose qui vous rassemble il y a un élément qui est commun. Vous êtes toutes et tous des benés d'Israël, des enfants d'Israël, mais vous avez aussi chacun un chem, vous avez chacun aussi un nom. Ça veut dire que ce n'est pas l'appartenance au groupe qui est l'élément qui va définir ce que vous êtes, mais vous appartenez au groupe. Ça veut dire que au fond, je vais devoir me promener entre le fait que que je le veuille ou pas, j'appartiens à un groupe. Je n'ai pas cette liberté de pouvoir m'en extraire, mais en même temps, ce qui me définit, ce n'est pas mon appartenance au groupe puisque j'ai un nom. Et donc, on va se retrouver avec le début de l'exil dans lequel on te dit voilà, il y a la réalité incontournable qui est ton appartenance. Qui est ton histoire ? Qui est la réalité à laquelle tu ne peux t'arracher ? Point. Ça c'est Bené Israël, les enfants d'Israël. cette réalité, tu ne peux pas t'en extraire, mais tu as un nom, donc tu as une singularité et ce nom t'ouvre à l'idée du cham du lab là-bas, c'est-à-dire de quelque chose qui va ailleurs. L'exil commence d'abord par l'histoire de la capacité que l'on a de s'arracher à quelque chose. L'exil, c'est un lieu d'enfermement. Lorsque quelqu'un est en exil, ça veut dire que il n'est pas dans l'histoire tel qu'il la voudrait. L'exilé n'est pas là où il veut être. S'il Non, il ne se sent pas mal. Le problème de l'exil, c'est quoi au fond ? Pourquoi les gens disent "Nous sommes des exilés ?" Non, vous êtes bien là où vous trouvez. c'est que je me rends bien compte que je ne suis pas là où je veux être, là où je suis censé être. Ma place est sur ce lieu, ma place est sur cette terre où ma place est dans cette histoire. Et l' te dit c'est vrai, c'est sûr. Et donc tout l'enjeu va être de savoir est-ce que tu peux à un moment aller vers une histoire nouvelle. Au fond, l'exil est là pour nous rappeler que notre histoire, c'est à nous de la construire. Le clrait, le peuple juif, commence son histoire dans un lieu qui s'appelle mitraim. Mitraim la racinear, c'est l'étroitesse, c'est la limite. C'est assez paradoxal mais c'est pour nous dire qu'au fond l'exil c'est quoi ? C'est un enfermement. L'exil, c'est au fond l'incapacité d'imaginer une autre histoire que celle que je vis. C'est-à-dire, j'ai un chem, j'ai un nom. Mon nom, c'est l'élément qui me définit, c'est-à-dire ma réalité de l'instanté. Et il faut que je me rappelle que dans le mot chem, il y a le mot chambas. Nos exils intérieurs commencent par l'incapacité que l'on a de pouvoir imaginer vivre une histoire autre que celle dans laquelle on se trouve. On peut très bien vivre en exil dans la mesure où justement cet exil ne se conjugue pas avec difficultés et souffrances. Je vous rappelle que d'ailleurs 4/5e du peuple juif ne va pas sortir d'Égypte. Heureux comme un juif en Égypte. Lorsque la souffrance, lorsqu'on ce qu'on aurait appelé aujourd'hui l'antisémitisme actif n'est plus présent. Ça veut dire que au fond l'exil n'est pas nécessairement un lieu dans lequel tu veux absolument t'échapper. Il peut être au contraire quelque chose de très agréable. On appelle pas on appellerait ça en hébreu sweet galout un exil doux. Notre difficulté c'est que la plupart du temps, on conjugue l'exil avec la souffrance. Et donc évidemment si l'exile c'est la souffrance, si c'est la difficulté alors on a qu'une envie. Mais on veut quitter quoi ? On veut quitter la souffrance mais est-ce qu'on a envie d'atteindre quelque chose ? On a envie d'atteindre le lieu dans lequel on ne souffrira plus. C'est-à-dire on veut au fond faire disparaître un élément qui nous pose problème. On n pas envie d'arriver dans une autre histoire. Pardonnez-moi si je le dis et ça peut être un peu réducteur et je vous prie de m'excuser. Mais au fond, le déprimer ce qu'il veut c'est ne plus vivre sa dépression. Mais c'est ça qui l'intéresse. Alors je ne me permettrai pas de parler parce qu'il y a des personnes qui souffrent. La dépression c'est un lieu de souffrance. Mais quelque part c'est avant tout quitter la souffrance et non pas aller vers une histoire. sortir de nos exils, c'est de ne être d'abord conscient que ce n'est pas le départ d'un lieu qui me fait souffrir, que je veux, mais avant tout de me poser la question si je ne me suis pas enfermé en ne me donnant pas les moyens d'imaginer que mon nom n'est pas un lieu qui me définit, mais un lieu qui me propose. d'accéder à quelque chose d'autre. Les exils intérieurs, c'est tout simplement le désir de rester dans une réalité confortable, de rester à l'intérieur d'un modèle qui au fond va nous satisfaire, qui n'aura rien nécessairement de toxique et de négatif, mais qui quelque part fait que la notion du cham du lab n'est les chemotes ben israimbaim ça veut dire qui vont en Égypte c'est-à-dire voici le nom qui fait que tu vas en Égypte c'est-à-dire que tu vas dans un lieu d'enfermement veut et voici quoi chemote le nom le nom qui oublie le fait qu'il peut se lire comme étant le lieu dans lequel tu vas aller donc le Non, c'est l'élément qui te définit à l'instant t c'est ma réalité de l'instant. Habaim et qui me fait aller mitraima en Égypte. Mitraima qui vient de la racine meitar qui veut dire quoi ? [raclement de gorge] Enfermement et qui donc m'empêchera d'aller vivre l'histoire qui aurait dû être la mienne sans que je puisse m'en rendre compte. C'est pas simple parce qu'au fond nous ce qu'on rêve tous c'est de vivre une réalité qui va nous nourrir, de vivre un quotidien dans lequel on se sent bien de vivre un quotidien dans lequel les ingrédients pour pouvoir avoir la pêche comme on dirait en français sont présents dans lequel la souffrance France n'est pas au rendez-vous et c'est super. Vous savez comment ça s'appelle ? La petite maison dans la prairie. C'est très sympa met exil parce que tout simplement tu n'as pas imaginé le cham le là-bas. Et c'est intéressant de voir que le mot chem qui veut dire le nom, c'est-à-dire l'élément qui te définit et dans lequel tu peux t'arrêter. Si tu oublies le cham alors il peut t'amener à ce qu'on appelle chmama. Chemama, c'est quoi ? C'est la destruction. Chamem, c'est quelque chose qui est dévasté. C'est-à-dire la dévastation, c'est une réalité qui ne peut plus rien produire. Quand un champ est dévasté, quand une ville est dévastée, c'est qu'il y avait une réalité qui est là, qui pouvait créer, qui pouvait faire exister quelque chose. La dévastation, elle est là par rapport à une réalité qui n'est plus mais qui aurait pu être ou qui a été à un moment. Au fond, le monde est des possible du cham du là-bas était présent. Le fait de nevoir pas voulu l'explorer fait que ces éléments qui auraient pu construire un autre futur sont dévastés mais tu n'en as pas conscience parce que ta réalité quotidienne se conjugue plus que parfait. Là l'Israël commence son histoire par justement l'enjeu de l'exil. de la galoute qui sera une nécessité absolue. C'est très intéressant. C'est-à-dire que si vous regardez au fond, les exiles futurs seront au fond des mouvements qui seront opérés par le peuple juif parce qu'il aura dysfonctionné et on le confrontera à la réalité qu'il a fait fantasmer pour qu'il en découvre la dimension toxique. Parce qu'au fond, l'exil c'est quoi ? C'est se retrouver dans un univers qui a pu être source d'inspiration. mais d'en découvrir la toxicité parce que le peuple juif lorsqu'il faute, c'est parce qu'il a envie d'aller comme les autres, parce qu'il a envie de fonctionner comme l'humanité fonctionne, c'est-à-dire sans trop de règles, en étant soi-même celui qui définit ses règles, en dessinant ça c'est bien, ça c'est mal, ça ça pose problème, ça ça pose pas de problème. Donc c'est génial, c'est au fond ce que les sociétés proposent. fait pénétrer ses sociétés et c'est là où il en découvre la toxicité à travers le fait qu'il va en être victime alors qu'au contraire il leur donne des lettres de crédit en voulant imiter leur modèle complètement fou si on réfléchit [raclement de gorge] c'est au moment on est en train de dire on va fonctionner comme vous qu'on nous dit non donc ça c'est les exiles par la suite on va y revenir mais le premier exil c'est quoi s passé Joseph descend et on se retrouve. L'exil, c'est le point de départ de la construction de l'histoire du peuple juif. Parce que l'histoire du peuple juif, l'histoire de l'individu, c'est de se rappeler que à un moment, il peut être en exil parce qu'il n'est pas dans l'histoire qui doit être la sienne, tout en ayant l'impression qu'il vit une histoire qui peut être la sienne. C'est quelqu'un qui au fond, alors je vais vous donner un exemple nullissime, d'accord ? nullissime de quelqu'un qui ne sait pas ce qui est une voiture. Il sait pas ce que c'est. Jamais vu ce que c'était. Et on le fait rentrer dans allez, je vais faire rappel à mes souvenirs dans une Rolls-Royce Phantôme. Je crois qu'il y en a une comme ça, un modèle comme ça, un truc énorme, tout confort, tout il s'installe. C'est extraordinaire. Il est bien les fauteuils en cuir, la télé, le bar, la clim, enfin tout. Voilà, c'est génial quoi. Et puis au bout de 2 heures, il ressort. Il a passé un moment incroyable. Le propriétaire lui dit "Alors, tu as été où ?" dit, "c'est-à-dire, tu as été où ? Je sais pas, fallait aller quelque part. Mais j'étais bien." Il ne s'est même pas posé la question de l'utilité de certains instruments qui auraient pu éventuellement l'amener de point A vers B, lui faire peut-être découvrir la mer ou quelque chose d'autre. Il s'est contenté de vivre cette réalité qui au fond était extrêmement agréable, qui n'avait rien de transgressif, rien de pervers, rien de mal. Non non, c'est très bien, c'est très agréable. En deux mots, tu as pas été dans l'histoire qui aurait dû être la tienne. Mais l'histoire que tu vis n'est pas l'élément qui devait te pousser à y aller. Ça veut dire que sortir de nos exiles intérieurs, c'est être capable de se dire si la réalité que je vis à l'instant me satisfait, est-ce que c'est nécessairement celle que je dois vivre ? Ah, ils sont fatiguants ces juifs parce que justement nous sommes dans un monde dans lequel dès le moment où ta réalité quotidienne te satisfait, tuimplantes. Et si ce ne si ce n'est les nécessités de la vie ou alors le monde qui est autour de toi qui t'oblige à être en mouvement, pourquoi l'être ? Israël et voici donc et donc on comprend déjà un peu mieux ce premier verset. Oui, bien sûr qu'on connaît le nom des enfants d'Israël, mais là il rentre en Égypte. Donc on va te rappeler c'est quoi l'enjeu de l'Égypte, le premier exil chemot le nom chem ma réalité de l'instant où cham là-bas et si je l'oublie alors c'est cheama c'est une destruction une dévastation habaim qui sont en mouvement vers quoi ? vers Mitraima, vers un lieu d'enfermement parce que justement c'est les noms et c'est pas cham là-bas parce qu'on a oublié la seconde lecture que l'on pouvait avoir. partir de là, la question qui va se poser à nous, c'est de savoir est-ce qu'on est prêt à accepter que nous sommes dans un exil intérieur ou pas ? Qu'est-ce qui fait que un moment le peuple d'Israël veut s'arracher à l'exil ? C'est-à-dire, qu'est-ce qui fait qu'à un moment, on va dire "Non, mais mon histoire, c'est pas l'histoire que je veux vivre. Qu'est-ce qui fait qu'il y a quelque chose qui se passe à l'intérieur de ça ? Comment est-ce qu'on fait pour Alors, on dit en Égypte, qu'est-ce qui se passe en Égypte ? Très intéressant parce que le texte nous dit que le peuple d'Israël va lorsque il va y avoir souffrance, c'est-à-dire lorsque ils vont ressentir quelque chose qui est une souffrance. C'est-à-dire que tant que la souffrance n'est pas là, tout va bien. Israël pas, ils vont commencer vraiment là à générer chez eux quelque chose qui leur dit "Mais non, mais on était jusqu'à présent en Égypte." C'est-à-dire, on était dans une réalité qui était exceptionnelle. Parce que je vous rappelle quand même que quand ils sont arrivés en Égypte, ils sont là-bas avec Joseph, avec la famille du vice roi d'Égypte. Enfin, c'est top. Et puis d'un seul coup et bien il va y avoir cette souffrance qui arrive. Et là, ils vont se dire "Non, il y a un problème." Comme si la Torah était en train de nous dire que la souffrance pourrait être peut-être le seul moyen de réaliser qu'on n'est pas au fond dans l'histoire qui doit être la nôtre. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui on se donne les moyens de surtout ne pas ressentir la souffrance. C'est-à-dire que dès le moment où je me sens mal dans ma réalité, dès le moment où je ne sens pas au top, alors qu'est-ce qui se passe ? Soit c'est parce que je ne vis pas l'histoire qui doit être la mienne ou alors j'essaie d'échapper à cette souffrance. C'était très réducteur ce que je vais dire, légèrement démagogique sans doute. Mais est-ce qu'aujourd'hui au fond le monde des substances, ce n'est pas justement l'élément permet de rester dans l'exil, mais en apaisant la souffrance, en l'oubliant, en faisant telle sorte qu'elle ne soit pas trop présente, voir les shootes de d'adrénaline, enfin de tout ce que vous voulez qui sont liés à tout ce que l'on on peut voir font que à un moment je m'échappe. Donc au fond, en s'échappant, c'est-à-dire en se donnant les moyens de recouvrir, de faire disparaître la souffrance, on va tout faire pour rester dans la réalité qui est la nôtre et ne pas se dire "Mais peut-être qu'au fond la souffrance, c'est parce que justement je ne suis pas dans l'histoire qui doit être la mienne." C'est intéressant parce que le seul lieu dans lequel les gens se le disent, vous savez, c'est paradoxalement le seul lieu dans lequel il devra voir exactement la réaction contraire, c'est dans les relations amoureuses ou dès qu'il y a une souffrance, ah c'est que c'est sûrement pas la bonne histoire, il faut que je me laève, il faut que je parte. Alors qu'en vérité, c'est exactement le contraire. Pourquoi ? Parce que si tu considères que tu dois construire, c'est-à-dire que ton histoire, elle se passe avec telle et telle personne et qui a une souffrance, c'est peut-être ta manière à toi de penser, de vivre l'histoire qui pose problème. C'est-à-dire que l'objectif, le champ posé. Parce que c'est quoi le but d'une relation ? c'est de te faire grandir, c'est pas de te faire kiffer, pardonnez-moi l'expression, c'est de te faire grandir. Or, la confrontation, c'est ça qui va te faire grandir. Je parle pas de la personne qui se lève tous les matins et qui te donne des coups de bâton sur la tête là pars en courant. Mais ce qui est très intéressant, c'est que si tu définis la finalité d'une relation, c'est-à-dire si tu comprends qu'au fond la confrontation à quelqu'un qui est radicalement autre, c'est justement pour te faire grandir parce que sache que dans la confrontation à quelqu'un de radicalement autre, de toute façon, il y aura une difficulté. C'est c'est pas possible autrement. Alors justement là maintenant, tu es dans le cœur même de la chose. Or de manière assez paradoxale, c'est là où justement on prend la fuite. Il y a quelque chose quand même d'assez impressionnant, en tout cas moi qui m'impressionne parce que justement c'est l'histoire, elle est là. Non pas d'être dans une souffrance continue, mais justement d'être confronté à la difficulté et de savoir comment tu vas faire réémerger une histoire radicalement nouvelle parce que tu vas grandir et comme tu grandis quelque part tu vis les choses autrement puisque tu vis autrement tu es heureux. C'est la raison pour laquelle mon nombre de personnes veulent pas avoir d'enfants parce que l'enfance sera problématique, je vous le garantis, d'abord 2h du matin, 4h du matin, 6h du matin parce que tu auras l'impression que tu lui as tout donné et puis après tu dis "Mais au fond moi je suis quoi pour lui ?" Donc quelque part, il va t'obliger à grandir, à travailler sur toi, sur ça veut dire quoi donner, ça veut dire quoi être à l'écoute, ça veut dire quoi faire exister quelqu'un. Il va t'obliger à travailler sur ta passence, sur ta patience, sur ta distance. Vous savez c'est quoi le bonheur de quelqu'un qui a réussi à travailler là-dessus dans la manière dont il appréhente sa vie par la suite ? C'est c'est plus la même vie quand tu sais gérer les choses avec patience, avec distance. Hier, je me suis fait agresser par quelqu'un pour de vrai. C assez marrant c pas en France mais pour une histoire bête, une histoire de place de parking que le bonhomme était persuadé que je vais voler sa place que je l'ai chargé juste une valise. Alors c'était marrant parce que il arrive il arrive en criant. Moi je regarde, je lui dit il y a pas de problème et tu peux le dire avec un sourire tout va bien quoi. Bon vous voyez mes pas le banc donc le bonheur d'avoir on a le bonheur d'avoir des enfants. Et au bout d'un moment ils t'apprennent que dans la vie quand tu as quelqu'un qui crie en face la meilleure solution c'est pas de crier. On est d'accord ? quelque part, c'est génial mais on veut pas parce qu'on a pas envie de se confronter à quelque chose qui va poser problème. Donc on prend la fuite. On prend la fuite d'une histoire qu'on aurait dû construire. C'est très intéressant. Sortir donc de nos exils intérieurs, c'est sortir paradoxalement de ces univers dans lesquels on se sent bien et se poser la question de savoir est-ce qu'au fond on ne cherche pas juste à entretenir une réalité, mais est-ce que la question du cham du labelle elle est présente ? Et ce chams là-bas, il va être fonction de mon schem, de mon nom, mais d'un nom qui n'est pas là pour m'enfermer, mais qui est là pour m'aider à réfléchir sur tout ce que je possède et est-ce que je suis capable de le faire exister ? Parce qu'au fond, il y a rien de pire que de se dire qu'on aurait pu faire exister plein de choses, qu'on les a pas fait exister. Après, il y a des paramètres qu'on maîtrise pas évidemment. Il y a des éléments qui ne nous appartiennent pas et ça on peut rien y faire. Je racontais une histoire qui a priori n'a pas de rapport mais qui illustre un tout petit peu ça. Il y a un maître qui s'appelait le rap de Brisque. C'est un homme qui était extrêmement méticuleux dans dans l'accomplissement des commandements. Vous connaissez l'importance de chaque détail. Et vous savez qu'à souscôte, la fête qu'on appelle la fête des cabanes, on agite les quatre espèces. les quatre espèces, il y a entre autres un étro qui est un cedra et les cédra plusieurs origines. En Israël, il en pousse. Et lui avait un cédra qui venait d'Israël. Il habitait en Israël. Mais il y avait une tradition dans son univers familial d'avoir aussi un moment assez dra venant du Maroc parce que là-bas, il y a une tradition que ces cédratiers sont très anciens qui n'ont jamais été trafiqués et cetera. Donc voilà. Donc pour lui c'est un plus quoi, un vrai plus. truc supplémentaire quoi. Mais évidemment, on est dans les années 50 aller faire venir un un étroc du Maroc en Israël, c'est un peu complexe. Et l'histoire nous dit que pendant toute la fête, il est un peu j'ai pas envie de dire stressé mais un peu préoccupé alors parce que le est arrivé au port de mais il faut le dédouiner et la fête se termine et on n pas dédouiné les troges. Donc il a pas eu celui qu'il aurait bien voulu. Et on le voit mais d'un calme et d'une sérénité incroyable comme s'il s'était rien passé alors que les jours d'avant il dit alors on en est où ? et qu'on va y arriver et cetera un peu. Alors les élèves le regardent une imérave la pression dit mais non moi j'essayer de faire ce que je peux maintenant il y a un élément que je ne peux pas maîtriser. Cet élément que je ne peux pas maîtriser fait que ça n'a pas pu avoir lieu. Bon ben c'est très bien tout va bien. Il n'a pas eu l'impression d'avoir loupé quelque chose parce que tout simplement il y avait un élément extérieur sur lequel il ne pouvait intervenir. le cham en vérité le lab là-bas qui est d'exploiter pleinement le schem-dire toutes mes singularités toutes mes particularités parfois il y a des choses auquelles on va pas pouvoir accéder. Alors, on va avancer un tout petit peu plus maintenant. On va rentrer donc maintenant donc dans ce monde des exils intérieurs. lorsque l'on se rend compte queau fond, on n'est pas vraiment là où on devrait être, même si on ne souffre pas. Et c'est sur ce point sur lequel j'ai beaucoup insisté parce que je vous rappelle que 4/5e du peuple d'Israël reste en Égypte parce qu'il ne souffre Et c'est très intéressant parce que la notion de la souffrance en hébreu se dit etar c'est les mêmes lettres que le mot laor c'est s'arrêter. C'est-à-dire que lorsqu'il n'y a plus de souffrance, on s'arrête, on reste immobile. La plupart du temps, nos mouvements, ils sont soit liés à un désir d'une réalité que l'on rêve ou alors d'échapper à une réalité qui nous pose problème. ici la question qui est posée, c'est de savoir comment est-ce que on fait et pour cela, on va revenir si vous voulez bien la création de l'univers. Adam et Ève. Adam et Ève qui au fond les premiers exilés de l'histoire puisqu'il quittent ce fameux jardin d'Eden. Mais justement ce jardin d'Eden, c'est le lieu dans lequel on peut ne pas être en exil parce que Dieu y a rajouté quelque chose. Le jardin d'Eden a priori c'est justement le Nirvana absolu. Alléluia. ma réalité sympathique que je vis au quotidien avec une maison dans la prairie. seulement si vous regardez le texte marquez là-bas que quand Dieu a mis Adam et dans ce fameux jardin d'Eden, il va les mettre il va leur dire le ou le chamra le pour littéralement le travailler ou le chamra et le garder. Travailler quoi et garder de qui ? A priori, si vous êtes dans le texte, Adam et Ève, Ève et Adam, Adam et Ève, È ve et Adam, il y a personne d'autre pour l'instant. Donc, tu n'as pas à le garder de quoi que ce soit. Le monde des animaux à ce moment-là est complètement soumis à l'humain puisque l'humain lorsqu'il se comporte comme un être humain digne de ce nom et fait en telle sorte que ça ne soit pas l'humanité qui le constitue qui est l'élément qui dirige ses épellement l'animal ne s'attaque pas à lui. Et c'est pas juste une histoire de Mir, le maître de Ravolb lorsqu'il était à Mir et qu'il allait à laiva, il passait devant des fermes. Et lorsqu'il passait devant ses fermes, il y avait des chiens qui étaient en liberté et pas des petits caniches. Lorsqu'il le voyait, il se couchait. Un de mes amis, un ami à moi, moi personnellement, comme dirait l'autre raconter que lorsqu'il accompagnait un maître qui s'appelait Mstein, donc c'est Finstein est parti de ce monde moins de 30 ans un des plus grands maîtres de Torah aux États-Unis. Il dit, on était là et on était dans les montagnes au mois d'août et ce maître allit se poser puis étudier la nuit. Et pour pouvoir étudier, il faut bien qu'il y ait une lampe. Donc il amenait une lampe, il y avait une lampe comme ça qui était posée. Il dit "Nous, les élève on était très embêté parce que dans ces montagnes, il y a plein de moustiques. Mais dit "Mais lui, il y avait la lampe, il y avait pas un moustique dans 1 m autour de lui. Il y avait rien. C'était vide, stérile. Céit hallucinant. rien, strictement rien. C'est pas moi qui raconte, c'est mon ami qui a eu le privilège d'être à côté de ce maître. Je change cette parenthèse, mais c'est des réalités. Alors donc de garder de qui, de travailler quoi ? Il y a rien à travailler. Tout est à disposition, les arbres sont là, tout est là. Vous êtes d'accord que quand on lit ce texte, c'est assez curieux quand même. Or, c'est le texte de la Torah. Évidemment, le ou le chamra est traduit comme étant pour être dans l'accomplissement de la volonté divine et dans la vigilance par rapport à ses interdits. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la première étape qui va te permettre de sortir de tes exils, c'est-à-dire de cet univers dans lequel tu n'es pas dans l'histoire qui doit être la tienne, même si tu as l'impression que tu vis une histoire qui se passe bien, c'est quoi ? C'est le jardin d'Eden dans lequel a priori tout va bien. C'est c'est génial. En plus, c'est le couple par excellence, Adam et Ève. Pourquoi ? Parce que Adam est l'homme le plus heureux de l'univers. Il a jamais eu le problème du choix. Il y en avait qu'une. Et réciproquement, deuxièmement, certains de mauvaises langues diront et en plus il a jamais eu de belle- mère. Donc tu es au top, tu es au top. Jardin d'Eden. Que demande le peuple ? Je n'ai pas l'impression que je suis en exil. Non, tu n'y seras pas parce que tu te rappelles que tu as quelque chose à faire maintenant. C'est-à-dire que l'environnement dans lequel tu te trouves qui te semble être une finalité, c'est au contraire un lieu d'exil parce qu'il t'empêche justement de faire cette double dimension, d'inscrire cette double dimension, le ou le chomra, d'être à l'écoute de ce que Dieu te demande en tant qu'individu, aussi bien dans le monde du faire que dans la vigilance par rapport au travail que tu vas devoir faire par rapport à toi-même. sortir de nos exiles, c'estêtre capable justement de s'arracher à quelque chose qui semblerait être le contraire de l'exil dans lequel la souffrance n'est pas là. Comme on l'a vu, quand il y a souffrance, j'ai qu'une envie, c'est de m'en échapper, donc je bouge. Mais l'exilé dont la Torah nous parle, c'est pas l'exilé qui est dans sa Et même celui-là, il pose problème parce que si tu veux juste échapper de ta souffrance, le jour où tu en as échappé, qu'est-ce que tu fais ? Nos exiles intérieurs, c'est nos vies qui se conjugent au plus avoir le courage de se dire je suis dans le jardin d'Eden, je suis avec mon nom, mais en vérité ça m'amène vers Mezar, vers un lieu d'enfermement agréable, sympathique la petite maison dans la prairie. Mais le cham le lab là-bas n'arrivera jamais. Pourquoi ? Parce qu'il y a deux choses à mettre en place. Leda ou le chambra et le avoded travailler c'est pas le travail c'est la santé comme dirait l'autre c'est pas le turbin c'est pas le boulot quelqu'un qui est quand vous prenez la dued vous avez un mot qui sort qui est be pour quelque chose. pour arriver à quelque chose. Mais pourtant, je suis dans le jardin d'Eden. Tu as quelque chose à atteindre. Tu as autre chose que la réalité qui te fournit ton bien-être. Le chô gardé, c'est une idée que j'ai déjà souvent très très souvent développer dans les cours. On a vu que le mot chôer qui veut dire garder, c'est les mêmes lettres que le mot morich et le mot rochem. Moriche ça veut dire faire hérité. Rochem ça veut dire noter le point de contact entre les mots garder faire hériter et noter puisque ce sont les mêmes lettres chomè riche rochem c'est pas les mêmes voyelles mais on a vu qu'il y a pas de voyelle en hébreux le point de contact entre les trois c'est la notion de l'importance je garde une chose qui a de la valeur je fais hériter une chose qui représente quelque chose. Je note une chose parce qu'elle est importante et aussi pour savoir à quoi je dois donner de l'importance. Quelles sont les choses qui sont importantes ? Et la première chose qui est importante, c'est quoi ? C'est justement de ne pas transgresser, c'est-à-dire de faire en telle sorte que ça ne soit pas ma dimension animale qui guide mes mouvements. Elle est présente. Si elle est présente, c'est qu'elle a sa place. Mais après la bénédiction, après la consécration, après l'engagement, cette dimension, oui, bien sûr, elle a sa place, mais parce que j'ai conscience de l'importance des choses, parce que je sais que consommer, c'est inscrire à l'intérieur de mon corps une réalité nouvelle à travers l'élément extérieur qui est à moi, parce que je sais que me retrouver dans un lien de proximité C'est quelque chose qui peut potentiellement faire arriver un futur, donc l'éternité. Donc je donne de l'importance aux choses parce que je sais ce qu'elles veulent dire. Être en exil, c'est justement ne pas se poser la question du bead. Mais pourquoi je fais ça ? Pourquoi ? et de ne pas me poser la question de l'importance réelle des choses et donc quelque part ne pas leur donner la valeur qu'elles doivent avoir et l'importance qu'elles ont. C'est comme ça qu'on commence à sortir de nos exils. Alors évidemment, la plupart des personnes se seraient attendues à ce que sortir de nos exiles intérieurs, c'est parler de nos souffrances, du fait qu'on ne se sent pas bien. C'est aussi ça la question, elle est la suivante : sortir de ton exil, c'est quoi ? Ça passe à travers quoi ? Ça a été quoi la sortie d'exil du peuple juif de cette souffrance ? Comment elle s'est mise en place ? Elle s'est mise en place d'abord à travers le peuple que le fait que le peuple d'Israël à maman a crié. à crier, c'est-à-dire s'est rendu compte queil y avait quelque chose de qui tout dépendait, c'est le créateur de l'univers. C'est se reconnecter à la source, comprendre qu'il y a un élément qui, s'il n'est pas présent dans ta vie, fera que tu y arriveras pas. Tu pourras calmer ta souffrance, tu pourras la juguler, mais quelque part de manière ultime, il y aura quelque chose qui restera. Interviewer les personnes qui ont rêvé d'être ceux qui symbolisent la réussite, le pouvoir, la ce que vous voulez. Quand elles y sont, quand elles y sont, j'ai pas dit qu'elles sont malheureuses, mais est-ce que vraiment tu es dans un nirvana permanent ? Si c'était le cas, ça se saurait, ça se verrait. Ce n'est pas dans ces univers là que l'on verrait tellement d'extravagance et le besoin de consommer encore et encore avec toutes les toxicités qui sont présentes, avec bien sûr de rares exceptions près, mais qui la plupart du temps sont liés au fait que ce sont des personnes qui donnent du sens et qui se contentent à un moment de ce qu'elles ont, même si c'est beaucoup pour pouvoir se consacrer à d'autres choses. Donc au fond, lorsque la personne est dans sa sortir de son exil, c'est quoi ? C'est d'abord savoir que un des éléments qui te permettra de t'en extraire, c'est de te connecter à la source. Parce que quand tu te connectes à la source, dans ce cas-là, tu peux donner du sens. Ça ne fait pas disparaître la difficulté, mais ça te permet de l'appréhender de manière différente. Et puis après quoi ? Après, vous savez celui qui ne veut pas qu'on sorte de l'Égypte, para le méchant para en vérité para vient de la racine orf puisque ce sont les mêmes lettres que le motf. Oref, c'est quoi ? la nuque, c'est-à-dire tourner le dos, ne pas vouloir voir les choses. Attends, mais le sang, l'eau, les miracles, non, tout ça, c'est chat pété, quoi. C'est-à-dire que en deux mots, je peux donner des explications de textes qui me permettent de ne pas me laisser bouleverser, de m'amener vers peut-être une autre manière d'appréhender l'existence. C'est intéressant. C'est-à-dire, est-ce qu'à un moment notre regard sur le monde nous amène à peut-être être bouleversé et réappréhender la appréhender l'existence de manière différente ? Et à partir de là, évidemment, le mouvement, il se met en place. Les 4/5e vont se dire non, si on peut retrouver tout de suite une forme de quiétude, alors on y va. C'est un petit peu ce qui se passe quand le peuple juif est confronté à des difficultés et quand il y a des moments d'apaisement, tout de suite on repart vers nos exils. Et dit le Midvinsk dans son commentaire qu'il a écrit il y a plus de 120 ans que le peuple d'Israël passera par des périodes dans lesquelles ce sont des périodes de 70 à 80 ans qui seront des périodes de quiétude entre des moments difficiles et tout l'enjeu sera de savoir qu'est-ce qu'il fera pendant la période de quiétude. et s'il oublie de savoir quoi en faire, c'est-à-dire s'il revient vers ses exilé, alors dans ce cas-là, on lui rappellera que les lieux qu'il voulait atteindre vont être eux sources de sa souffrance. Aujourd'hui, on le voit de manière tellement hallucinante. Ce qui symbolise nos rêves, l'ouverture, le libéralisme, la tolérance, le il est interdit d'interdire, c'est ce qui est important, c'est le ici et maintenant. C'est le lieu dans lequel le juif revit à nouveau la vraie souffrance de l'exil. Alors que c'était ce lieu-là qu'il désirait atteindre pendant ces périodes dans lesquelles malheureusement on revient dans nos exiles par nous-même. On revient dans ce que l'on croit être un jardin d'Eden, mais on oublie les deux mots, le ou le chomra. On oublie ces deux mots, on dit "Non, mais on y est." Et à partir de là, on s'arrête. dans nos vies à nous. L'idée ça serait peut-être de pas attendre, d'être confronté pour savoir s'arracher, pour savoir que le mot chem, c'est aussi le mot cham que l'on ne veut pas de cette dimension de schéama, de dévastation, que mon nom c'est pas le lieu dans lequel je suis maintenant, mais c'est aussi quelque chose qui m'ouvre vers un autre futur, vers quelque chose d'autre. et que justement la quiétude de l'instance, elle est là pour me permettre de me tourner vers quelque chose de différent. Parce que si j'observe le monde à cette quiétude, au bout d'un moment, ne crée pas une société plus apaisée, ne crée pas l'harmonie, ne crée pas le bien-être, au contraire, elle génère la jalousie parce qu'il y aura toujours quelqu'un qui aura plus. Elle génère les tensions, elle génère les guerres, elle génère les conflits. Alors que moi, je vous décris la réalité d'aujourd'hui au niveau de notre confort, de notre quotidien et je raconte ça à nos arrières arrières gros-parents, ils sont persuadés que notre société est une société mais au top quoi. Tout le monde a de quoi manger, tout le monde a de quoi se chauffer, tout le monde peut s'habiller et pas juste avec une paire de chaussures et une chemise, même quand on n pas beaucoup. Et on peut même partir en vacances et se distraire. Et quand on tourne le bouton, l'eau elle est chaude. Alléluia. Léonard Cohen viens chante. Évidemment. Et si on leur dit voilà ce qui se passe quoi c'està-dire mais les enfants se disputent contre leurs parents alors que leurs parents leur offrent des 100 m carrés, des vacances, des voitures, des machins et même si c'est pas ça des quoi. Il les envoi même plus à la mine et les enfants, on les borde, il font ce qu'ils veulent. C'est inimaginable. Ça c'est les exils dans lequels on a oublié le ofda ou le chamra. Et vous verrez que dans les univers et on appelle ça un univers de Torah dans lequel on n'est pas souvent dans un jardin d'Eden nécessairement mais suffisamment pour se dire on y est quand même pas mal on a de quoi manger. On a de quoi boire. des enfants dont les yeux brillent parce qu'on leur a donné un bonbon et parce qu'il ont faire de tours de manège. Dans ces univers là, tu vas trouver justement le ou le chemin parce que justement il y a un chem, il y a un cham parce qu'il y a quelque chose vers lequel on tend parce que ça ce n'est qu'un cadre parce que le cadre n'est pas devenu finalité. L'exil qui nous enferme, c'est lorsque le cadre devient sa propre finalité, lorsque le jardin d'Eden devient un objectif, alors qu'il n'est que le cadre dans lequel la notion de levda ou le chambra pour agir et pour grandir, pour savoir à quoi donner de l'importance est présent. Voilà un petit peu quelques idées sur cette notion là et je pense qu'on on est au fond tous capable. Maintenant pour ça, il faut s'arracher une chose. Lagra nous dit encore heureux qu'il y a des imbéciles pour faire fonctionner la société de consommation. C'est quoi un imbécile ? C'est pas quelqu'un qui est bête. Un imbécile dans la Torah, c'est quelqu'un qui ne se pose pas de questions. C'est quelqu'un qui refuse de se poser des questions. Le raham, le sage, c'est Koachma. Koachma, c'est celui qui est capable de se questionner. L'imbécile, c'est celui qui ne se pose pas de question. C'est celui qui se retrouve devant les soldes et qui dit "Mais j'en ai encore vraiment besoin de cette 4e paire de chaussures ?" Peut-être que oui, hein. Mais si c'est la 7e, peut-être pas. J'en ai vraiment besoin de ça. Non. Alors, pourquoi j'achète ? Pourquoi ? Ça sert à quoi ? Alors pour me faire plaisir. Mais une fois que tu t'es fait plaisir, est-ce que tu imagines que tu peux te faire plaisir de manière autre et peut-être plus durable pour pas te retrouver quand il va y avoir des quêtes de vêtements à réaliser que tu donnes des vêtements que tu as jamais porté, ce qui est quand même très sympa parce queau moins tu les donnes et d'autres vont en profiter. Alors je tape pas sur la société de consommation pour dire enfermons-nous. dit au fond le monde de la consommation c'est celui qui justement va nous entretenir dans cet exil parce que justement il est celui dans lequel on m'amène à ne même pas me poser la question vu que le plaisir de l'instantané c'est-à-dire de la possession de ce que je n'avais pas me nourrir quelques Continue à fréquenter les magasins, continue à acheter, continuons mais juste posons-nous aussi de la question. Et ça peut être aussi une étape qui nous permettra justement de sortir de nos exils intérieurs.