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Apprendre à voir dans la bonne direction - Rav Elie Lemmel

Apprendre à voir dans la bonne direction - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Moussar
Vitesse :

Rav Elie Lemmel nous offre une leçon de vie, à méditer et à appliquer dans notre quotidien, que la Torah et la tradition juive retiennent de la paracha Mikets. Le Rav pour traiter le thème de cette conférence "Apprendre à voir dans la bonne direction" soulève un certain nombre de questions et nous offre les réponses concrètes que la Torah et nos Maîtres nous proposent : Parmi les thèmes abordés : - Comment avancer sans attendre que les résultats valident les choix ? - En quoi la peur de « rater quelque chose » empêche-t-elle d’agir ? - Comment comprendre la prière du roi Salomon à l’inauguration du Temple de Jérusalem « ma Maison sera une Maison de prière pour tous les peuples » ? - Pourquoi la vérité sera-t-elle mise de côté dans la période pré-messianique ? - Comment distinguer conviction authentique et besoin d’être rassuré ? - Comment construire une fidélité à une direction malgré les vents contraires ? - Pourquoi la Torah refuse-t-elle les systèmes qui se construisent contre l’Autre ? - En quoi la lecture des rêves de Joseph par ses frères était-elle possible mais non exclusive ? - Comment savoir si une direction prise repose sur une conviction ou sur un espoir de résultat ? - Comment transmettre une direction sans exclure l’Autre ? - Pourquoi la lumière de Hanouka doit-elle être immédiatement perceptible ? - Pourquoi le fait d’imaginer constamment une alternative empêche-t-il l’engagement ? - Pourquoi une démarche fondée uniquement sur le ressenti est-elle fragile ? - Que signifie l’idée talmudique de « troupeaux de vérité » ? - Pourquoi une direction authentique ne peut-elle pas être démagogique ? - En quoi l’éducation repose-t-elle sur une certitude préalable plutôt que sur l’approbation immédiate ? - En quoi la loi de la hanoukia est-elle comparable à celle de la soucca ? - Pourquoi la question essentielle n’est-elle pas « que vais-je vivre ? » mais « que vais-je faire de ma vie ? » - Quelle est la différence entre une pratique religieuse visible et une pratique qui exige un effort ? - En quoi l’eau est-elle assimilée à la Torah dans la pensée des Sages d’Israël ? - Comment reconnaître une lecture qui arrange plutôt qu’une lecture vraie ? - Que signifie le verset du Prophète Samuel « l'éternité d'Israël ne mentira jamais » dans le rapport à l’Histoire juive ? - En quoi la disparition de la vérité ne signifie-t-elle pas son inexistence ? - Comment une certitude subjective peut-elle conduire à des décisions irréversibles ? - Quel est le lien entre « je suis Joseph » et l’enseignement « malheur à nous au jour du jugement » ? - Comment une lecture subjective peut-elle devenir une certitude absolue ? - Pourquoi invalider l’Autre ne valide-t-il jamais sa propre démarche ? - Pourquoi la Torah refuse-t-elle qu’une démarche soit validée uniquement par ses résultats visibles ? - Pourquoi la hanoukia ne peut-elle pas être placée à plus de 10 mètres ? - En quoi l’évidence intérieure est-elle un objectif à construire ? - Comment éviter de justifier ses choix a posteriori par des lectures arrangées ? - Pourquoi la réussite apparente d’un autre modèle peut-elle être trompeuse ? -... Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Transcription
Kind: captions Language: fr Bonsoir à toutes et à tous. Le thème donc on va essayer de développer ensemble ce soir, je l'ai intitulé savoir apprendre à regarder dans la bonne direction. Alors pourquoi ce thème en plein milieu tran ? Quel est le rapport qu'il y a avec les parachiotes ? Les textes qu'on est en train de lire. On va évidemment aller le découvrir très rapidement. Tout d'abord on va citer un texte du Talmude qui est assez surprenant. un texte du Talmud qui nous cite un enseignement qui est donné par un maître qui s'appelle le rav Natan Barmignumi. C'est dans le Talmud dans le traité de Shabbat. Et ce maître donne deux enseignements l'un derrière l'autre. D'accord ? Bon, c'est des choses qui peuvent arriver évidemment, mais a priori ces deux enseignements n'ont strictement rien à voir l'un avec l'autre, mais strictement rien. Alors, le premier justement, il est lié à la fête de Hanoua. Rabi Nathan Barmignomi, donc maître de l'époque du Talmud, va nous donner une loi qui est à quelle hauteur maximale on peut mettre cette fameuse ranouia. Est-ce qu'on peut faire une rhania 15 m de haut ou pas ? Et il dit on ne peut pas mettre deouia à plus de 10 m de haut. Je m'explique, si vous habitez dans un grat de ciel, il y a pas de problème. Mais seulement si vous êtes chez vous à la maison et que vous avez une hauteur sous plafond, 10 m de haut, c'est un peu moyen, hein. On a connu plus, n'est-ce pas, en hauteur sur plafond sous plafond. Mais c'estàd si vous voulez donc faire une hanouia immense, d'accord, qui fait plus de 10 m, il dit non, on peut pas. Bon et il donne une raison, il dit c'est la même chose que les lois de la sousa. Alors vous voyez pas du tout le rapport avec le sujet, je vous dis tout de suite, on va y arriver dans quelques instants. Il dit c'est la même chose que dans les lois de la suka. Alors la suka, je rappelle pour ceux qui l'auraient oublié ou qui l'ignorent jusqu'à présent, la suka, c'est donc cette petite cabane, ce lieu dans lequel on va manger pendant la fête de souscotte. fait qui arrive donc tout de suite après yom qui pourour pendant 8 jours on va manger dedans voire même dormir si on en a la possibilité et là-bas donc il faut qu'il y ait un s lear c'est quoi c'est un toit fait de branchage fait de végétaux qui doit être donc perméable d'accord ça c'est l'élément essentiel de la soua il faut que ce toit soit perméable et soit fait avec des végétaux et le talmun nous dit, "Tu ne peux pas faire une soua de plus de 10 m de haut." Ça veut dire que tu construis dans ton jardin une suka. Tu as envie de faire des murs extrêmement hauts, chacun son truc, d'accord ? Tu ne peux pas les faire de plus de 10 m. C'est-à-dire, il faut que le serar, ce toit là, soit à moins de 10 m de haut. Et donc ce maître dit de la même manière que au niveau de la sou, il ne faut pas qu'il y ait donc de toit qui soit plus de 10 m de haut. De la même manière pour la menora, la hania, elle ne doit pas être à plus de 10 m de haut. A priori, on voit pas le rapport et encore moins le rapport avec le sujet. On avance. Rabinatan Barmumi continue et va donner un deuxième enseignement tout de suite derrière. Il dit au fait, j'ai autre chose à te dire. Et il cite un verset donc de la paracha que l'on vient de lire. Le verset dans lequel on nous relate le moment dans lequel Joseph va être jeté par ses frères à l'intérieur d'un puit. Rappelons l'histoire. Joseph Joseph en effet se retrouve en conflit avec ses frères. On en avait parlé longuement quand on avait réfléchi encore sur la probléméque ensemble sur la problématique de la jalousie. Et quand il le voit arriver à un moment, il décide d'abord de le condamner à mort et puis après commu la peine en le jetant dans un puit et en décidant dans un second temps de le vendre comme esclave et une caravane d'Ismaite. OK. Évidemment, cet épisode là est bouleversant. On en avait longuement parlé. Mais alors le verset nous dit sur place, il jette Joseph dans le puit. recim et le puit est vide. Enbim, il n'y a pas l'intérieur d'eau immédiatement les maîtres s'arrêtent sur cette formulation et disent mim et c'est ce que Rabi Nathan Barmignomi va donner donc ce second enseignement tout de suite après le premier il dit "Mais si le puit est vide n'y a pas d'eau." Qu'est-ce que tu as besoin de me dire "Le puit est vide, il y a pas d'eau ?" Bah s'il est vide qu'évidemment il y a pas d'eau. Donc pourquoi tu as besoin de le préciser ? Il dit non, c'est pour te préciser quelque chose, il n'y a pas d'eau mais il y avait autre chose. C'est quoi ? Akim desporpions. Super. On est ici avec deux enseignements du même maître qui se suivent l'un derrière l'autre dont a priori un le premier on comprend même pas ce qu'il veut nous dire et le second même si tu es en train de me dire que en effet il y avait des serpents et des scorpions, on est très heureux de la prendre. Mais quelque part, quel est le rapport avec le premier enseignement ? Si rapport il y a or qu'on le veuille ou pas, c'est le même maître qui donne cet enseignement à la suite. Donc il va y avoir ici quelque chose qu'on va devoir explorer ensemble et qui va nous amener donc sur comment apprendre à voir dans la bonne direction. Lorsque ce premier maître, ce maître nous dit que la hanouia et bien ne peut pas être à plus de 10 m à l'image de la soua qui ne peut pas avoir plus de 10 m de haut. Dans la soua le Talmude nous dit "Mais je vais t'expliquer pourquoi on ne peut pas avoir quelque chose qui est à plus de 10 m." Pourquoi ? Le termin nous dit de l'haltaina parce que lorsque tu vas rentrer dans cette soua le fait que le toit soit tellement haut fait que tu ne vas pas le remarquer. Il va falloir que tu fasses un geste particulier pour pouvoir observer ce toit qui est au fond l'élément essentiel. Il faut disomètre que quand tu rentres dans ce lieu, tu perçoives le plus facilement possible la présence de ce toit perméable car il est l'élément essentiel. Et trop, c'est quelque chose qui sera plus complexe. Il va falloir que tu fasses un effort, c'est-à-dire que tu vas t'arrêter et tu vas décider de poser un regard vers le haut. Or, ça c'est pas possible. Ça veut dire que lesimim sont en train de nous dire qu'il y a des choses que tu dois pouvoir percevoir sans avoir besoin de créer un mouvement particulier. Dans l'assoa, le s qu'est-ce qu'il signifie ? C'est ce toit perméable qui nous renvoie à la présence du créateur de l'univers qui est là et qui pénètre notre réalité quotidienne. Cette notion là doit s'inscrire, j'ai presque envie de dire, de manière naturelle et ne doit pas te demander de mettre en place une démarche pour pouvoir y accéder. Lever le regard, lever les yeux, c'est faire le choix de regarder, c'est-à-dire décider qu'un moment il y a quelque chose à voir. Lorsque l'on parle d'aller dans la bonne direction, et bien l'idée c'est est-ce que je construis à l'intérieur de moi une démarche qui va m'amener à percevoir les choses de manière normale, évidente et naturelle. C'est-à-dire que lorsque on avance dans l'existence, lorsque l'on prend un chemin, il faut que le chemin que l'on emprunte soit quelque chose qui soit du domaine de l'évidence. Je n'ai pas besoin de faire un travail particulier. Ça veut dire que en amont, il y a une démarche qui va me permettre de le voir comme étant une forme d'évidence. C'est plus le cas aujourd'hui parce que ça ça passe à travers quoi ? À travers l'univers de l'éducation. L'univers de l'éducation, c'est l'univers dans lequel on va t'amener à percevoir ce que sont les bonnes manières de faire dans l'existence, les directions à prendre et que ça soit pour toi l'expression d'une évidence. Le fait d'imaginer ne pas prendre un chemin pose déjà problème. On dit que lorsque Dieu veut révéler la Torah au peuple d'Israël, les anges, on va utiliser ce terme, dis à Dieu, "Mais mais qu'est-ce que tu donnes la Torah au peuple juif ?" Et ils disent "Mais c'est pas possible. Vousz pas possible ?" Et les anges disent parce que quand tu donnes la Torah, tu leur donnes des lois. Et quand tu leur donnes des lois, tu leur crées un choix. Or, comment peut-on vivre dans un monde dans lequel on pourrait imaginer ne pas remplir sa mission ? Le fait de donner une loi et de révéler que cette loi pourrait être transgressée est pour les anges quelque chose d'insupportable. Comment face à l'évidence du divin, tu pourrais imaginer faire autre chose que ce qu'il attend ? C'est ce qu'on espère tous dans nos couples. Si on réfléchit dans le monde des relations humaines, j'ai envie que l'autre ne puisse même pas imaginer faire autre chose que ce que j'attends. Je ne peux même pas imaginer, je ne veux même pas imaginer que l'autre envisagerait un moment de dysfonctionner. La réalité d'autres, ça c'est ce que les anges disent. C'est que les anges disent "Mais au fond quand tu es en train de donner la Torah, tu crées cet espace de liberté dans laquelle la possibilité de ne pas prendre le bon chemin est présente et ça pour eux c'est inimaginable." Et Dieu de dire "C'est exactement ce que je cherche." Alors la question elle est la suivante. Ce que les anges disent si le texte nous en parle, c'est que quelque part il nous montre ce que devrait être l'aboutissement. Eux voudrai que ça ne soit pas un aboutissement, mais que ça soit une évidence dès le début. Et Dieu dit non, quand je donne la Torah, je la donne avec cette possibilité de ne pas prendre la bonne direction. Et la finalité, c'est d'arriver à une conclusion dans laquelle je ne peux même pas imaginer à un moment faire autre chose que ce que Dieu me demande. Il y a un maître qui s'appelait Ravouam de Mir qui a donné une idée extrêmement intéressante. Il disait "La dimension la plus aboutie du libre arbitre, c'est de ne plus en avoir. C'est-à-dire d'avoir une relation aux choses tellement évidente que tu ne peux pas imaginer pour pouvoir faire autre chose que ce que tu es censé faire." On pense que c'estàdire je vous donne un exemple très simple, je n'ai pas de liberté à mon niveau de me lever et de vous jeter quelque chose dans la figure. Pourtant, techniquement parlant, je peux le faire. Mais c'est quelque chose d'inimaginable parce que la relation que tu as au monde et aux choses fait qu'à un moment, il y a des choses qui ne sont plus dans le monde des possibles, même si concrètement tu pourrais le mettre en place. Et ce n'est pas par peur, mais c'est parce qu'on arrive à une forme d'évidence. On ne peut même pas imaginer. On raconte sur un maître qui s'appelait le rabit de Kotsk qui était un maître très très particulier dans entre autres dans l'univers de laassidout à qui on a dit un jour tu sais il y a quelqu'un qui est venu chez toi et qui a volé un objet. Le rabi de le regarde dit mais voler mais c'est marqué tu ne voleras pas. C'est-à-dire il est là en disant mais quoi on peut voler ? Mais dans la mesure où on peut pas voler, on peut c'est dans le monde des possibles. C'estàd que il y a quelque chose qui est tellement évident que je ne peux pas imaginer être autre chose dans un dans une autre démarche. Tout l'enjeu donc se situe d'abord dans l'univers de l'éducation, c'est-à-dire comment faire en telle sorte que il y ait des modèles de fonctionnement que l'on ne peut pas imaginer autre que ceux que l'on doit mettre en place. Ce maître là nous dit la hanouia c'est quoi ? La hanukia c'est la primauté de la lumière sur l'obscurité. C'est la nécessité d'éclairer le monde. Il faut que ça soit quelque chose qui soit du domaine de l'évidence. C'est-à-dire le mouvement qui te pousserait à le voir ne doit même pas exister. Dire quoi ? On est là pour autre chose. On est là pour autre chose. Savoir prendre une bonne direction, c'est être prêt à un moment à construire un modèle dans lequel l'idée même de fonctionner autrement n'est plus dans le monde des possibles. Ça veut dire que c'est très bouleversant parce que à un moment tu as construit à l'intérieur de toi un modèle qui fait que tu peux même plus imaginer fonctionner autrement. à l'image de cette pe pas au-dessus de de 10 m. Pourquoi ? Parce que elle est pas visible. Et pour la voir, c'est-à-dire pour savoir qu'en vérité le monde c'est un lieu dans lequel il va falloir éclairer, il va falloir ceci, tu es obligé de faire une démarche. Ça veut dire que à un moment la possibilité de fonctionner autrement existe. La finalité, c'est de construire un système dans lequel je ne peux plus imaginer. Parce que si je suis sans arrêt en train d'imaginer le fait que j'aurais pu prendre une autre direction, alors je serai sans arrêt en zone test à travers des critères qui seront totalement subjectifs pour être sûr que je suis là où je dois être et que je fais ce que je dois faire. C'est un problème de foi. Est-ce que la Torah va me donner à un moment cette dimension là ou pas ? C'est pas simple, c'est bouleversant. Mais quelque part, c'est le premier enseignement que donne ce maître. Alors, il continue, il nous dit "Mais Joseph est jeté dans le puit." Dans le puit, il y a pas d'eau. Mais il y a Noashim Bakravim, il y a des scorpions, il y a des serpents. Qu'est-ce qu'on est en train de nous dire ? En maï et la Torah. Dans la symbolique juive, la l'eau représente la Torah, c'est-à-dire un savoir qui nous nourrit. Mais de manière très intéressante, sur une parenthèse, il y a un midrage dans Shirashi qui vous dit que une des raisons pour laquelle la Torah est comparée à l'eau, c'est que l'eau ne peut véritablement étancher que la soif de celui qui a soif. Si tu n'as pas de désir, quelque part, elle ne t'apportera rien. Tu peux boire un jus d'orange, même si tu as pas soif, un whisky, ce que tu veux. Il y a un goût, mais tu ne bois de l'eau que si tu en as besoin. Ça veut dire que la Torah ne pourra nourrir que celui qui en a soif, que celui qui en a le désir, que celui qui cherche quelque chose à l'intérieur. Si je la lis de manière totalement, ne l'entendez pas évidemment de manière péjorative, de manière totalement universitaire comme un rapport au savoir, c'est pas possible. Or, ce qui est très intéressant, c'est de voir que justement toute l'histoire de Hanoua du monde assir au grec, ce n'est pas d'invalider Torah, mais de la mettre au rang d'une science parmi tant d'autres, c'est-à-dire de faire en telle sorte que ce ne soit pas une référence absolue, mais juste un savoir, une connaissance que tu pourrais explorer, mais qui quelque part ne doit pas avoir d'incidence à l'intérieur de ta vie. C'est une connaissance et ça s'arrête là. Joseph, vous savez que Yosf, l'histoire de Joseph, elle tombe systématiquement dans l'histoire de Hanoua. Alors, on reprend le puit est vide et il n'y a pas d'eau. Ça veut dire que il n'y a pas de Torah. C'est-à-dire qu'au fond, les frères veulent faire disparaître Joseph. Mais symboliquement le faire disparaître, c'est le mettre dans un univers dans lequel il n'y a plus de Torah, mais il y a ce qu'on appelle nache et akrave. Naha, c'est quoi ? C'est le serpent. Pour différentes raisons, le serpent représente l'univers des désirs transgressifs au niveau des pulsions et de tout ce qui a trait au monde charnel. C'est ça le serpent, c'est-à-dire aller vers une expérience de plaisir qui n'existe que pour elle-même et qui n'est pas le support de quelque chose d'autre. Dès lors que le plaisir est le support à une relation ou développe une notion de reconnaissance, il a du sens. Mais s'il n'est là que pour lui-même et que pour moi, c'est pas possible. Ils veulent le faire pénétrer dans un monde dans lequel ce qui va être intéressant important, c'est le ici et le maintenant. Une forme de carpédium constant qui permet à l'individu de se sentir bien à travers les expériences de plaisir et ça s'arrête là. Et il y a il y a ce qu'on appelle akravim. Akrave c'est quoi ? Akrave c'est intéressant. Le scorpion. Le scorpion c'est autre chose. Et là je vous citer un texte du Talmud qui nous dit si tu pries et que tu as un serpent non venimeux évidemment qui s'entoure qui va autour de ta jambe, tu continues à prier. Par contre si tu as un scorpion, arrête tout de suite. On est en train de nous faire un une étude comparative sur la dangerosité de certains animaux. Si tu pries, c'est-à-dire si tu es dans une relation au créateur, mais que tu réalises qu'au fond la problématique du nache, elle est toujours là. C'est-à-dire tu as toujours des pulsions, des désirs. C'est-à-dire en de mot que tu es encore un être humain. Continue à prier. C'est-à-dire la conscience que tu as que au fond à l'intérieur de toi, il y a des choses que tu désires. Même si la Torah te demande de pas les vivre la manière dont tu veux les vivre. Continue. Par contre le scorpion, c'est intéressant. Les lettres qui constituent le mot scorpion ainouf rbet akrave, ce sont les mêmes lettres que le mot bear. Beikar, c'est-à-dire remettre en cause les fondamentaux. Coferikar, c'est-à-dire quelqu'un qui remet en cause l'idée même d'un créateur. Là, il dit, si tu es en train de prier et que au fond, au plus profond de toi-même, tu ne crois absolument pas à cette relation au divin, vaut mieux que tu arrêtes parce que ça sert à rien de s'escroquer tout l'existence, toute l'existence. Qu'est-ce qu'il est en train de nous dire ici ? Joseph en vérité, qu'est-ce qu'ils ont Qu'est-ce qu'ils veulent faire les frères ? Ils veulent justement mettre cette menora au-dessus de 20, c'est-à-dire ils veulent l'amener à pénétrer un monde dans lequel c'est leier maintenant qui va être fondamental, un monde dans lequel tu t'autoriseras à être dans une forme de rituel, même si au plus profond de toi-même, tu n'y crois pas. C'est-à-dire la vision grecque qui au fond va disparaître puisque quelque part à ce moment-là, bon ben la Grèce elle vaut quelque chose mais dans quelques décennies elle ne vaudra plus rien. Elle va disparaître mais à ce moment-là elle est capable de capter le monde. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que prendre une bonne direction, c'est être d'abord en amont face à la question suivante : prêt à élaborer une démarche dans le rapport que j'ai au monde qui risque de m'amener à un moment une forme d'évidence qui fera que je ne peux plus imaginer faire autre chose que ce que l'on attend de moi ? Est-ce que je suis prêt à cela ? La plupart du temps, regarder dans la bonne direction, prendre une bonne direction, c'est parce que l'on juge que celle-ci va être positive par rapport à nous, par rapport à nos besoins, par rapport à toutes sortes de choses. C'est très bien. Mais dès le moment où on aura l'impression que l'attente que l'on avait n'est plus n'est plus n'est plus rempli. Dès le moment où j'ai l'impression que ce que j'espérais à travers la direction que j'ai prise est quelque chose qui n'est plus présent, alors je risque de m'arrêter. Ça veut dire que on peut pas proposer une Torah démagogique traduit de manière différente. Tu ne peux pas un moment faire espérer quelqu'un par rapport à un quotidien qui serait de meilleure qualité pour pouvoir l'amener à prendre une direction. Car qu'est-ce que tu fais le jour où la perception qu'il a de l'expérience qui est la sienne n'est plus la même ? C'est le drame des couples. Je prends cette direction qui est une direction d'engagement parce que je suis dans l'espoir et dans le désir que la direction que je vais prendre va m'apporter ce dont j'ai besoin et qui est totalement légitime et normal. Mais dès le moment où j'ai imaginé ce vers quoi cette démarche doit m'amener, je risque de m'exposer à des déconvenus et donc quelque part ne plus prendre cette direction mais en prendre une autre. Et c'est là où en effet va se situer toute la difficulté et on va essayer de réfléchir et de voir comment est-ce que la Torah nous propose justement d'avancer là-dedans. Un enfant lorsqu'il est petit, on le conditionne. Je sais que ça fait hurler les gens mais c'est vrai. Un enfant est conditionné. Tout modèle d'éducation au début est conditionné. Est un conditionnement. Dis merci à la dame, mange proprement. On l'habitue, d'accord ? On l'habitue et ça c'est normal. Pourquoi ? Parce qu'un enfant dit maître, il est péré, il est un petit peu il est ouvert dans tous les sens. lui ce qui l'intéresse, c'est lui et lui-même. Donc quelque part, on est obligé de le cadrer. On est obligé donc de le conditionner et de mettre en place un certain nombre de choses. Moi, il m'arrive parfois de d'observer des enfants que l'on appelle des enfants pratiquants, d'accord, religieux. Et je me dis mais c'est génial, ils sont totalement conditionnés. Ils ont leur qui passe sur la tête, ils ont leur tiit ici. J'étais conditionné moi aussi, d'accord ? Et avant de manger, ils font une bénédiction. ils vont tous les jours faire la prière et cetera. D'accord ? La question elle est de savoir pourquoi on les a conditionné à cela. Parce qu'on est une référence sur laquelle on a une certitude absolue que l'on a construit, que l'on a élaboré qui nous amène à ne pas avoir peur de les mettre dans une direction. Donc de prendre un chemin dont on sait que c'est celui-là qui est pour l'humain. Maintenant vous allez dire si c'est comme ça alors c'est dans tous les univers. C'est la raison pour laquelle dès le moment où ton mouvement est celui qui te met toi et pas les autres, c'est là où en effet il pose problème. dès le moment où la direction que tu vas mettre en place, ce conditionnement que tu vas mettre en place chez l'enfant, c'est quelque chose qui crée un modèle d'exclusion. Dès le moment où c'est quelque chose qui va évacuer, alors à ce moment-là, il est pas bon. Et d'où est-ce qu'on l'apprend ? On l'apprend de l'histoire d'Abraham. Abraham, vous savez, à un moment Dieu dit, "Je vais détruire Sodome et Gomor." Sodome et Gomor, c'est l'antithèse du modèle d'Abraham à tous les niveaux, au niveau de la foi, au niveau du rapport à l'autre. Et Abraham, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va décider et il va chercher à ce que Dieu ne détruise pas Sodome et Gomor. C'est quoi cette histoire de fou ? D'abord, Dieu t'a pas demandé ton avis. Il t'a juste informé. Si à la limite je te dis bon écoute voilà Abraham j'ai une idée tu en penses quoi ? On peut comprendre. Dieu dit voilà sache que Sodom et Gomor c'est plus possible. Abraham dit non non surtout pas il y a peut-être un espoir. Et donc il y a toute une négociation qui l'engage avec Dieu. Un des enseignements que la Torah nous donne ici c'est le suivant. Abraham ne veut pas qu'au début de l'histoire du peuple juif, ça soit l'échec de l'autre qui valide ma propre réussite. Lorsque tu as besoin de mettre en exergue l'échec d'un système pour te rassurer sur la valeur du tien, c'est que quelque part tu ne connais pas le tien et tu ne ta conviction n'est pas là. Tu as besoin de voir l'échec pour te rassurer. On l'a vu d'ailleurs de manière très intéressante. Euh tant qu'on n'est pas arrivé, alors je fais un raccourci méga raccourci. S'il y a des psychiatres et des addictologues dans la salle, ils me pardonneront. Je leur demande de me pardonner du moins. Euh le rapport à ce qu'on appelle pudiquement le monde des substances. Tant qu'on n pas arrivé à la conclusion que c'était quelque chose qui était nocif au niveau de la santé publique, quelque part, on pouvait y aller. Ça veut dire que j'ai l'impression que ça produit quelque chose. Je ne vois pas où est la nocivité, donc j'y vais. Mais la Torah te dit, tu dois faire extrêmement attention à ta santé. Or, tu dois d'abord te poser la question de savoir est-ce que cet élément-là est quelque chose qui pourrait être potentiellement nocif ou pas. Oui ou non ? La Torah te dit c'est comme ça. Ah, on te l'a pas prouvé, c'est pas grave. Dans la mesure où il y a une possibilité que ça le soit, c'est amplement suffisant pour ne pas y accéder. C'est intéressant de voir que on n'invalide pas les systèmes pour se rassurer sur la démarche qui est la nôtre. Prendre une bonne direction, c'est être capable d'avancer dans une démarche de vie dans laquelle a priori la réussite n'est pas nécessairement au rendez-vous alors que ailleurs elle semble l'être. Mais parce que tout simplement j'ai construit une certitude. Parce que sinon, comment est-ce qu'on fait nous le peuple juif ? Comment est-ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on fait lorsque on continue à vouloir se battre et allumer des lumières après Sydney ? Comment est-ce qu'on fait ? On est dingue. Comment est-ce qu'on y arrive ? La certitude que l'on a que c'est ça notre mission dans le monde alors qu'à priori tout semble porter à dire que ce n'est pas ça ce que l'univers veut et que c'est pas comme ça qu'on va réussir à avancer, qu'au contraire, il faudrait peut-être complètement se fondre dans la masse, disparaître réellement, ne garder que quelques orios de de religiosité. Non. Israel comme dit le texte, l'éternité d'Israël ne mentira jamais. Parce que c'est vrai et au passage était une tentative un moment d'histoire de se dire mais au fond vous voyez bien que la démarche qui est la nôtre ne peut pas amener une réussite. Donc il faut complètement changer. Et c'est ce qui a amené beaucoup de juifs à mettre de côté leur judaïé en faire essentiellement une culture, ce qui était déjà pas mal parce qu'ils en avaient au moins souvenir. Mais quelque part dire au fond si vous voulez réussir à faire quelque chose dans l'univers et bien il va falloir un moment que vous mettiez de côté certains fondamentaux parce que c'est pas comme ça que ça peut marcher. Alors ce que je vais dire c'est un peu violent donc je vous prie de m'excuser mais comme quelqu'un qui dit non mais aujourd'hui pour construire son couple quelque part si on n'est pas prêt à faire des tests en grandeur nature auparavant ça peut pas marcher. Bah c'est logique. Oui, mais la Tor elle te dit non. Ah c'est bouleversant parce qu'à priori tout me laisse à penser que ce n'est pas cette vision qui serait la bonne et qui pourrait faire aboutir à quelque chose. Et tu auras toujours l'histoire de la copine et du copain qui en effet a dit "Viens, on va vivre on va aller d'accord à Capulco et ambiance et après ils se sont mariés. Donc quelque part, je vais avoir face à moi une forme de réussite qui à un moment a mis de côté les fondamentaux, ceux qui me proposent une direction à prendre et qui semble a priori être le bon choix. Pas simple. C'est pas simple. La certitude que l'on a est quelque chose qui s'élabore, qui se construit dans un monde dans lequel ce sont les résultats qui vont valider les choix que l'on a fait. La Torah te dit non. La Torah te dit ce ne sont pas les résultats qui vont valider les choix mais avant tout la conscience profonde que tu as que c'est comme ça que ça doit aller. Je prends un exemple tout bête des parents avec des enfants. A priori qu'est-ce qu'on a vu ? qu'il soit sympa. Qu'est-ce qu'on a envie ? C'est qu'ils soient sympa, qu'il crie pas, qu' se dispute pas. Bah la meilleure des choses, c'est quoi ? C'est de leur laisser faire ce qu'ils veulent. Et quand tu leur laisses pas faire ce qu'ils veulent, a priori tu as tout sauf le résultat escompté. Ça râle, ça t'insulte. On dit que tu es un mauvais père, une mauvaise mère, que tu as rien compris à la vie, que tu es nul et cetera et tout. Donc le résultat a priori invalide complètement le choix que j'ai fait. D'accord ? dit "Mais attendez, monsieur, madame, vous vouliez que ça se passe bien mais regardez votre démarche, elle amène au résultat contraire." Par contre, regardez l'autre parent qui dit "Vas-y mon fils, vas-y ma fille, vie ta vie, ce que tu veux, avec plaisir, l'essentiel c'est que tu sois heureux." Regardez, il rentre à la maison, il en tout cas, il est pas insultant quoi. Il est voilà détente. Tu as raison. Tu as raison. C'est vrai. Mais concrètement, tu sais que ce n'est pas comme ça qu'on construit quelqu'un. Parce qu'une personne qui n'a jamais su dire non à ses désirs, je te raconte pas la suite parce qu'après tout va tourner autour de ses désirs avec un petit D ou avec un grand D. Donc c'est quelqu'un qui va être complètement centré sur lui-même. Aujourd'hui, qu'est-ce qui fait que dans le monde de la politique, vous avez des gens qui sont capables de vous mentir ? Mais alors, oh là là, moi je suis impressionné. Ah, le gars il il te ment tranquillou. Mais vraiment, il te ment. Pourquoi ? Mais puisque le but c'est d'avoir le pouvoir et que quelque part c'est le modèle qui me permet d'y accéder, donc j'y vais. Vous imaginez si je dis la vérité. Le roi Salomon, c'est celui qui en effet dirige le peuple d'Israël pendant 40 ans et c'est celui qui en effet ne va pas déroger d'une quelconque manière aux fondamentaux. Ça veut dire que il va faire tout sauf ce qu'un dirigeant est censé faire. Il n'ira pas dans le sens de ce que les gens désirent. Mais il jouera son rôle. Pourquoi ? Parce que je rappelle que le roi Salomon Méer lorsque Dieu lui demande que désires-tu ? Il lui dit "Je veux lève chôéa un cœur qui est capable d'entendre. J'ai envie de pouvoir entendre réellement ce qui se passe, le comprendre avec quelque chose qui est du domaine de l'émotion et après confronter cela à ce que la Torah me dit et prendre mes décisions par rapport à cela. C'est-à-dire que Slomeller, il est d'un côté celui qui va avoir une sensibilité extrême au monde, mais en même temps, ce n'est pas celle qui va déterminer les choix qu'il va faire. Et c'est très intéressant. Ça veut dire que à un moment cette référence, il faut bien qu'on la trouve quelque part. En tant que peuple juif, on a la chance, on a ces lumières de Hanoua qui nous renvoie à une référence qui traverse l'histoire. La réussite ou l'échec ne valide ou n'inide jamais une démarche qui prend sa source dans l'univers de la Dès lors que cette démarche s'inscrit dans ce que la Torah propose à l'humain, c'est-à-dire cette question sur ce qu'il doit apporter au monde dans lequel il se trouve. Parce qu'un juif le matin ne se posera jamais la question de savoir ce qu'il attend de la vie, mais qu'est-ce que la vie attend de moi ? Et à partir de là, ça crée évidemment une dimension radicalement. Certains vont venir à un moment avec des grandes philosophies, vont pouvoir amener les gens dans leur direction. Mais vous verrez que la plupart du temps, ceux qui amènent ces grands principes en vérité soit pour certains sont des vrais gourous, d'accord, donc des crapules finies. Et pour d'autres, créer un modèle dans lequel ce n'est qu'en détruisant l'autre que tu te fais exister, qu'on le veuille ou pas. Même si aujourd'hui il y a il y a eu la repentance de l'église, tout ce que vous voulez tchlesses concrètement pendant des siècles, il fallait détruire le juif. Ça se passe aussi au niveau de ce qu'on appelle le monde de l'islamisme. Il faut détruire, c'est-à-dire il faut faire disparaître l'autre et si l'autre disparaît, ça veut dire que au fond c'est moi qui ai raison. Vous savez, c'est comme celui qui avec son copain dit "Je suis plus grand que toi". Il se mett face-à à face. problème c'est que celui qui dit "Je suis plus grand", il est plus petit. Alors comment il fait ? C'est très simple. Il fait tomber l'autre par terre. Quand l'autre est au sol, quelque part il a l'impression qu'il est plus grand. Tu es pas plus grand, tu es même pas plus haut, tu es rien. Parce que au fond, tu valides ton modèle en invalidant le modèle de l'autre. que vous constaterez très souvent que lorsque vous proposez la vision Torah de l'existence, beaucoup de personnes ont cherché à trouver des personnes qui sont dans cette pratique et cette dynamique et qui ont à un moment disfonctionné ou sont un échec et donc disent donc tu vois bien c'est très intéressant c'est-à-dire je n'ai pas envie d'avoir un élément qui pourrait m'amener à une conclusion que je ne désire pas c'estàdire je ne veux pas au fond véritablement accéder à cette dimension ultime du libre arbitre, c'est-à-dire être face à une évidence telle que je ne peux pas imaginer autre chose que la démarche qui est la mienne. Ce qui montre que cette démarche et j'ai pas envie de dire le mot vrai parce que beaucoup pourraient me reprendre là-dessus est authentique. C'est qu'est-ce qu'elle génère au niveau sociétal ? Qu'est-ce qu'elle crée au niveau d'une société ? Or, je vous rappelle que par exemple lorsque le temple de Jérusalem a été inauguré et bien la prière que le fait le roi Salomon et le texte va nous dire qui béti car cette maison sera une maison de prière pour toutes les nations du monde. Il y a pas nous et les autres. B la totalité des de l'univers va avoir accès. Maintenant, chacun va avoir un rôle à jouer. Je veux vous dire, un orchestre ne peut fonctionner que dans la mesure où tu acceptes que c'est ta partition avec ton instrument que tu dois jouer. Cette certitude que je suis violoniste et que je fais pas du basson allemand pour ceux qui connaissent le basson allemand et bien fait que quand je m'installe derrière mon pupitre avec mon violent avec cette partition que ce qu'on attend de moi c'est ça. Si je décide à un moment que ce n'est pas ça, ça peut plus C'est dur parce que ça nous amène à être dans une forme d'évidence qui au passage est source de bien-être et elle n'a de sens que dans la mesure et je répète et j'insiste beaucoup là-dessus que dans la mesure où elle ne m'amène pas à avoir un regard négatif voire pire sur l'autre parce Parce que tout simplement si ma direction à moi c'est cela, alors lui il a sa direction. Et c'est quoi mon enjeu ? C'est de l'ouvrir à réfléchir et à savoir regarder et prendre la bonne Maintenant toute la difficulté, elle est de savoir comment est-ce qu'on met ça en place. Et peut-être que d'abord mettre de côté l'idée que c'est ce que j'attends qui va valider la démarche que j'ai pris. D'accord ? C'est-à-dire ne pas être dans la représentation de ce vers quoi je tends, mais avant tout de me dire autour de quelle référence je vais organiser ma vie. C'est quand on vous vend la Tor en disant "Vous allez voir c'est super, c'est génial. C'est topissime. Non, quand quelqu'un veut se convertir, on lui dit tout sauf ça. On dit "Oh, tu es dingue ou quoi ?" Tu sais c'est quoi être juif ? C'est de te prendre des chaises sur la tête. C'est de faire descendre sur une plage sur ciné. C'est ça être juif. Et puis en plus, jusqu'à présent, tu pouvais faire plus ou moins ce que tu veux. Tu étais quelqu'un de super. À partir d'aujourd'hui, il y a plein de choses que tu peux plus faire et si tu les fais, tu as transgressé et et ça a des conséquences même si tu les vois pas immédiatement. C'est violent parce que la démarche démagogique, c'est promettre un futur qui va convaincre l'autre de prendre une direction. Mais en vérité, c'est l'espoir du résultat qui t'amène à prendre cette Ce n'est pas cela que la Torah nous propose. Et c'est intéressant de voir que justement toute l'histoire de Hanoua, c'est la confrontation à un monde qui quelque part a quelque chose d'étincelant, quelque chose de flamboyant. La Grèce, c'est quand même le flamboiement de l'art, de la beauté, enfin de tout ce qui va autour de cela qui dit vu un peu le résultat, c'est que c'est évidemment par là qu'il faut passer. Et donc on met de côté tout ce qui a trait au judaïsme parce que et la question est de savoir à quoi tuaspires. Est-ce que tu aspires à vivre ta vie ou est-ce que tu aspires à vivre quelque chose dans ta vie ? C'est pas la même chose. Si tu aspires à vivre des choses dans ta vie, alors c'est vrai que la Grèce c'est génial parce qu'elle va te proposer un florilège d'éléments qui sont nous font très sympathiques. Enfin au bout d'un moment, tu t'enlasses mais quelque part qui t'attire. Est-ce que tu recherches ce que tu vas faire dans ta vie ou est-ce que tu vas réfléchir à ce que tu vas faire de ta vie ? Et à partir de là, la vision, elle est radicalement autre, elle est totalement nouvelle. Et vous allez constater d'ailleurs que dans le monde toutes les personnes qui s'interrogent car elles appartiennent ou non à l'histoire du peuple d'Israël mais dès le moment où elles se posent la question ce qu'elles vont faire de leur vie celle-ci prend une direction totalement différente. Ça ça va être donc un petit peu le l'enjeu de cette confrontation et comme on l'a vu donc cette fameuse ranouie elle peut pas être au-dessus de 20 parce que si elle est au-dessus de 20 ça veut dire que tu dois faire un effort. L'idée c'est qu'à un moment ça ne doit plus être un effort. À un moment ça doit être évident. Dire je vais prendre un exemple qui va vous faire qui peu voilà imaginez une femme qui dit à son mari est-ce que tu penses éventuellement regarder la secrétaire si dit bah oui mais bon j'irai pas. Elle le prend, elle a une envie, c'est le pendre. Quoi ? Tu imagines à un moment pouvoir faire quelque chose comme ça ? Et tout le travail, c'est justement de d'être même plus prêt à imaginer pouvoir faire une chose pareille. C'est pour ça que dans le couple, quand on parle de kidine, on est exclusivement réservé l'un l'autre point bar. Ça y est, c'est terminé. Alors, c'est un travail, c'est quelque chose qui se construit, c'est quelque chose qui s'élabore. Mais lorsque tu as construit cet élément là, alors ta relation aux autres n'est plus la même. Maintenant, on va essayer de voir à quel moment on peut complètement prendre une mauvaise direction en ayant l'impression qu'on en a pris une bonne. Alors, on va voir dans les parachotes qui arrivent. que donc Joseph a été vendu. Joseph se retrouve donc vice-roi d'Égypte et après donc ces événements-là et bien les frères vont descendre en Égypte parce qu'il y a la famine, vont rerencontrer Joseph qu'il ne reconnaissent pas immédiatement parce qu'il est devenu vicroi d'Égypte. Ils ne peuvent même pas imaginer que c'est leur frère et puis sa stature n'est plus la même. Ça fait quand même des années et des années qu'ils l'ont laissé. Et donc on a toute cette histoire que j'appellerai rocambolesque dans lequel Joseph les reçoit et puis après veut les mettre en prison. Enfin toute une histoire et puis à la fin end que se passe-t-il ? Joseph va se révéler à ses frères. Joseph arrive, il va dire "Ça y est, maintenant je vais leur dire c'est moi." Alors le texte nous dit que quand Joseph vient, donc les frères sont là, il a voulu enfermer en prison Benjamin et son frère s'est battu pour dire même pas en rêve. Donc Joseph se rend compte que l'unité dans la fraterie est toujours présente. Il arrive, il dit "Yose, je suis Yosef." Le texte dit et ses frères ne peuvent rien lui répondre tellement ils sont bouleversés. OK, on peut le comprendre, on peut l'imaginer. Évidemment, ils ont jeté Joseph dans un puit, l'ont vendu une caravane d'Ismaëliteite. Ils savent pas ce qu'il est devenu et il le retrouve vice- roi d'Égypte. C'est violent quand même. C'est légèrement bouleversant. C'est plutôt inattendu comme dirait l'autre. Mais sur place, nos maîtres disent "Oui, bien sûr, ils peuvent rien lui répondre tellement ils sont bouleversés." Et là, ils nous disent, il nous donne un enseignement priori. On se dit "Mais qu'est-ce que c'est que cet enseignement ?" Il cite l'enseignement suivant, ils vont dire "Oui, combien sera pas simple à gérer le jour du jugement et le jour dans lequel on nous remettra face à nous-même." OK ? Et continue. Il disent car quand Joseph dit à ses frères, "Je suis Joseph, ils sont bouleversés. Alors, imaginons-nous quel rapport, qu'est-ce qu'on est en train de nous dire. Aprèmit va ouvrir ici une porte qui est passionnante. Après ça a été le directeur spirituel de la Yoshiva de Mir. Mir c'était une Yoshiva en Pologne qui de manière miraculeuse pendant la choix va se retrouver à Shanghai d'accord ? Escape de Shanghai d'accord ? Le plan fou. Je sais pas si vous avez déjà une fois lu ce livre de Martin Tokyer puisque à un moment ils ont ouvert la porte à des juifs pensant que les juifs c'était une grande famille ils ont pas tort et qu'il pourraient faire pression sur les États-Unis pour qu'il ne pas pour qu'il ne rentrent pas en guerre contre eux. D'accord ? C'est une histoire absolument folle mais laiva deir s'est retrouvée à Shanghaiï totalement protégé et elle a produit au passage beaucoup des très très grands maîtres que l'on a connu par la suite. Après Michmouevit donc qui était le directeur spirituel de cette Yoshiva qui l'histoire elle est hallucine. Je vous donne juste je fais juste une parenthèse. Cette Yoshiva essaie d'imaginer elle arrive à Shanghaiï où on va installer plus de 500 jeunes. D'accord ? Ils arrivent là-bas et il y avait un centre communautaire qui avait été créé par un un r un riche juif indien qui pensait que Shanghï étant une ville internationale, il y aurait sûrement beaucoup de commerce. Qui dit commerce ? Il y a évidemment beaucoup de juifs hein, il a pas tort parce que c'est la seule chose qu'on peut transporter avec le savoir. Et donc avait créé donc un énorme centre communautaire avec une énorme synagogue, avec un bain rituel avec des cuisines, enfin tout. Ils sont rentrés, il y avait 522 élèves, il y avait 522 places. Ça c'est ce qu'on appelle le clin d'œil. L'histoire, elle est folle, il faut lire le livre, il est impressionnant. Il existe en français aussi. Donc je ferme cette parenthèse dans lequelle je présente celui de qui je vais donner l'explication. Abrahim Schmlevitz dit c'est quoi cette histoire avec les frères ? Les frères en vérité ont construit une certitude absolue qui les amène à ne pas avoir peur de condamner leurs frères. C'est quoi ? Ils disent "Ben c'est qui ce garçon qui est en train de nous dire qu'il fait des rêves dans lequel dans lesquels, pardonnez-moi, tout le monde se prosterne devant lui, père, mère et frère, d'accord ? avec les fameux symboles des gerbes qui s'inclinent devant sa gerbe avec le soleil et la lune et les étoiles qui s'inclinent devant lui. Lui il est au centre. Donc en deux mots, il va être le calif à la place du calife. Il veut prendre le pouvoir. Il a envie en effet de de devenir celui qui va diriger le peuple d'Israël. Alors ça c'est pas possible. Ça c'est pas possible parce que sinon même si le terme va vous faire sourire sinon c'est rentrer dans l'univers de la démocratie. Or l'univers de la démocratie, c'est celle qui permet à des gens comme Hitler d'arriver au pouvoir. C'est-à-dire à un moment celui qui va diriger doit être désigné par Dieu. Parce que si c'est le peuple, tout dépend de la capacité que tu auras de le manipuler et de l'amener à imaginer que demain les lendemains vont chanter un peu plus qu'aujourd'hui. D'accord ? Ce sont les effets pervers de la démocratie. Essayer d'imaginer dans une entreprise la démocratie, c'est une catastrophe. Le magazinier, je l'adore. C'est quelqu'un d'exceptionnel en tant qu'humain et qui à mon avis a peut-être beaucoup plus de qualité que moi dans plein de domaines. Je peux lui demander à lui de décider c'est quoi la stratégie au niveau fusion acquisition. Il est adorable, il est génial en tant qu'être humain. Il est à il est comme moi et moi je suis comme lui. Mais pardonnez-moi, tu vas prendre une décision mais dans un domaine dans lequel tu es totalement incompétent. Comment comment on peut imaginer un truc pareil ? Chamme la parenthèse parce que la démocratie en entreprise ça peut pas marcher. D'accord ? Chamme la parenthèse. Donc ils se rendent compte que il dit non non ben à un moment ça va être moi. Donc en deux mots ben c'est plus celui que Dieu a désigné, c'est plus Youda, c'est moi et après Prums d'accord et on part dans le monde de la politique. Don il dit on peut pas. Et donc qu'est-ce qu'ils font ? Ben ils l'évacuent. Ils disent non tu peux plus faire partie de l'histoire. Et là ils viennent d'arriver devant le vice-roi d'Égypte et ils viennent de se prosterner. Donc en deux mots, il y avait d'autres lectures possibles au rêve. Il y avait d'autres lectures possibles. Celle-là est sûrement d'autre. C'est-à-dire qu'il réalise que la lecture qu'ils ont fait qui les amenait à prendre un chemin sur lequel ils étaient sûr et certains est basé sur le fait que à un moment ils ont dit s'il nous raconte ses rêves, ça veut dire que et donc c'est la raison pour laquelle il faut et ils sont zen. C'est bouleversant parce qu'ils savent que leur père souffrent. Ils disent "Oui mais Jacob, tu as construit une histoire. Si un de tes enfants fait sauter l'histoire, comment ça peut marcher ? Parce que sinon c'est pas possible. C'est quoi cette insensibilité ? Et là, waouh ! Et disent mais au fond, on voit bien qu'on s'est prosterné et il est par roi d'Israël, vice-roix d'Égypte. Donc au fond quand il nous raconte son histoire de se prosterner ça aurait pu être soit vice-f roi d'Égypte soit autre chose. Or nous avons décidé que ça voulait dire ça. Après dit la dimension la plus bouleversante dans l'existence c'est quand tu as pris un chemin que tu as construit sur des certitudes dans l'analyse d'une situation mais qui était au fond complètement subjective. Et ça c'est pas simple. C'est pour ça qu'on a besoin d'avoir une Torah. Parce que la Torah est en train de te dire attention, tu peux avoir à un moment une lecture qui te semble être la bonne, qui va t'amener à avoir une démarche mais en vérité c'était pas ça la bonne lecture. Et ça peut avoir des conséquences dramatiques. Ça peut avoir des conséquences dramatiques. Alors, c'est la raison pour laquelle, en effet, on a la chance d'avoir une Torah qui dans les fondamentaux de l'existence nous propose une certain nombre de directions et une certaine vision de l'existence. Parce que moi le mêel, qu'est-ce que je peux avoir comme vision sur la vie de ce qui est bien, de ce qui est mal, de ce qui est super, de ce qui ne l'est pas ? Quelque part, je vous rappelle que l'Australie en 1938 dans cette fameuse conférence dans laquelle les pays occidentaux se posaient la question de l'aide aux juifs et évidemment ils ont tous fermé leurs portes. Savez quel était l'argument de l'Australie ? génial. Nous ne voulons pas d'antisémitisme. Il n'y a pas d'antisémitisme chez nous. Et pourquoi ? Parce qu'il y a pas de juif. Donc si on en fait venir, il y aura de l'antisémitisme. On est contre l'antisémitisme. C'est ça. Quelque part tes zines, c'est pas bon pour eux parce que si on les amène chez nous, ben il va y avoir des antisémites. Mais entre l'antisémite qui te balance une chaise sur la tête et ceux qui te mettent dans les fours, dans un cas tu guéris, dans l'autre cas c'est terminé. Mais quelque part, tu dors bien après parce que tu as construit, parce que tu as élaboré une théorie et qui marche. Et regardez ce que l'Angleterre a amené comme argument pour repousser ces bateaux de réfugiés juifs qui essayaient d'accoster le patriot et d'autres. C'est fou. Pourquoi ? parce que tu peux créer un système et avoir une lecture. Mais au fond, si tu es honnête, cette lecture, elle t'arrange la plupart du temps. Cette lecture, elle est totalement subjective et elle est généralement soutendue par ce que tu as envie de toi. Je vais prendre un exemple d'une nullité absolue. Nullissime. Si elle dit non, c'est qu'en vérité elle veut dire oui. Vous savez les hommes qui vous disent un truc pareil. Elle a dit non, en vérité elle voulait oui. J'ai envie de le pendre le bonhomme. C'est tu as construit un système dans lequel tout va bien et à partir de là tu te sens bien. Pourquoi ? parce que tu as décidé d'avoir une certaine lecture des choses, mais en vérité cette lecture elle est là que parce qu'elle t'arrange. Et quelque part les frères au fond à ce moment-là parce qu'il y a déjà un sentiment difficile avec Joseph vont aller dans cette lecture. Et vous savez, c'est très intéressant parce que dans la vie, quand un moment on vous demande de commenter des situations et qu'on ne vous donne pas tous les éléments, alors on a souvent une lecture a et si on vous donne de nouveaux éléments, tiens c'est ton frère, c'est ta sœur, c'est ton copain, comme par hasard, tu vois plus les choses de la même manière. C'est intéressant. La personne dont je viens de parler, dont je t'ai décrit que il s'est pas super comporté. Je parle pas de nature à gage. Non mais tu sais de qui je parlais ? de ta sœur. Ah oui, mais bon, d'un autre côté, on peut imaginer que si elle a fait ça, c'est parce que ceci, cela. Intéressant. Intéressant. Mazalov, ça veut dire qu'au fond, dans un cas, il y a une lecture qui t'intéresse. En tout cas, c'est la plus facile, c'est la plus simple. Mais lorsqu'à un moment cette lecture pourrait se confronter à un intérêt différent, comme par hasard, elle est différente. C'est sans doute une des choses les plus complexes à voir dans notre vie. Le prophète va nous dire à un moment, tu es installé dans ton mensonge. On se ment à soi-même, on se raconte des histoires. Moi en tête, c'est un vrai travail à un moment d'être honnête. Ravol explique et dit que si demain tu as deux personnes qui rentrent dans une pièce et elle commence à parler de toi, l'un c'est ton super copain, l'autre c'est pas ton copain, c'est pas ton ennemi. Mais voilà, sans plus quoi, connais. Et le premier commence à déverser un flot de compliments et cetera. Et toi, tu es à la porte et tuécoutes. Évidemment, personne sait que tu es en train d'écouter. Et à ce moment-là, l'autre dit "Ouais, enfin d'accord, il est sympa mais par ailleurs, tu sais quand il fait ça, peut-être c'est pour ça et pour et pour ça et pas comme tu crois." Volb si tu es honnête, il y a de fortes chances que tu donnes raison au deuxième, c'est-à-dire qu'au fond, il a pas tort et que la lecture de l'autre évidemment elle est conditionnée par la relation qu'il a avec toi. Une des expériences les plus difficiles que l'on puisse vivre dans sa vie, enfin pas les plus difficile, une expérience, voilà, je l'ai vécu. C'est quand quelqu'un te dit quelque chose. Alors, je parle pas du complexe enfin de l'histoire de la théorie de l'imposteur. Je parle pas de ça. Quand quelqu'un te dit waouh, c'était génial alors qu'en vérité tu sais très bien que tu l'as fait pour des raisons beaucoup moins nobles. Je dis pas des mauvaises raisons vraiment. Comment vous avez aidé ? Comment vous avez fait ? C'est extraordinaire. Toi tu sais très bien qu'en vérité les raisons sont moins nobles. C'est très désagréable parce qu'en vérité tu te rends bien compte que l'autre a une lecture mais que quelque part il peut y avoir une autre lecture mais il a pas envie de la voir. Alors comment est-ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on fait ? Et je reviens à nouveau sur cette idée de départ. Quelle est ma référence ? Quelle est ma référence ? Et est-ce que pour moi, c'est évident que c'est ça ma référence et rien d'autre ? Alors oui, malheureusement, nous avons aujourd'hui les échecs sociétaux qui nous permettent de mieux comprendre pourquoi les références qui se promènent autour de nous ne sont peut-être pas nécessairement les meilleurs parce qu'on en fait le constat. Mais c'est l'histoire de Sodom et Gomor. Ce n'est pas en invalidant les autres et en montrant leurs échecs que tu valides. C'est-à-dire que on doit être prêt à un moment à se dire si notre référence c'est la Torah, n'ayons pas peur de l'explorer. Est-ce que j'arriverai à faire vivre dans mon quotidien la proposition qu'elle me donne de quoi vivre sa vie ? Ça prendra sûrement du temps. Mais c'est ce vers quoi j'aspire. Ça prendra du temps avec des haut, avec des bas, la complexité d'un quotidien le fait qu'il n'y ait pas d'habitude mais un moment c'est prendre une direction. Mon père Zirono Livra, mon père de mémoire béni n'était pas religieux avant la choa et après la choa, il aurait pu à un moment partir aux États-Unis faire carrière là-bas, on aurait dit dans dans des domaines très intéressants. Il y a un moment, il arrivé à une conclusion que l'histoire du peuple juif est tellement singulière que ce n'est pas en se débarrassant du judaïsme qu'on allait pouvoir perpétuer notre histoire mais au contraire et il est parti pendant 5 ans dans une yeshiva à une époque dans laquelle ça se faisait pas du tout. quelque part, il m'a raconté que c pas tous les jours simples, mais cette certitude absolue qui a été liée beaucoup à la rencontre avec un un maître incroyable et bien faisait que tu es dans la continuité. Et c'est vrai que à un moment, il faut être dans cette prise de risque, mais de ne pas en avoir peur. C'est-à-dire qu'au fond, notre problème à nous, c'est c'est cette peur que l'on a de louper quelque chose. Mais à force d'avoir peur de louper, on a rien. Vis, rentre, pénètre, agis, n'ai pas peur. Vous savez, c'est comme ces personnes qui veulent jamais prendre le métro parce qu'ils se disent "Mais c'est peut-être dans la prochaine rame que je rencontrai mon futur conjoint. tu resteras toujours sur lequ toujours à un moment si tu penses qu'il faut rentrer, alors vas-y. Si un moment tu penses que l'histoire du peuple juif vaut la peine d'être vécu si la Torah a un moment qui traverse l'histoire et nous permet de mieux la vivre et là c'est que au fond elle a peut-être quelque chose à nous dire. Comment je vais le traduire dans ma réalité quotidienne ? ça va prendre du temps mais à un moment c'est un axe évidemment une fois que l'on a créé cet axe et avoir clairement ce point de référence avoir un point de référence inamovible on n'est pas dans des mondes à géométrie variable si ta référence tu la réinventes fonction de l'instant quelque part et bien on est dans ce que le zoar appelle les maîtres de la cabale l'époque des souffles dans lequel ça souffle à gauche on va vers la gauche, ça souffle à droite, on va vers la droite. Et dit la gmara dans sa que une des caractéristiques de la période prémessianique, c'est que la vérité sera mise de côté mais la gmara a une seconde lecture, ça vient de la racine adarim. Adarim, ce sont des troupeaux. On aura des troupeaux de vérité. C'est-à-dire, on aura des gens qui seront tassinés à un certain nombre de choses et qui feront que tout le monde va les suivre et se sentiront bien. Mais toi, quand tu veux me crier dessus, quand tu veux me frapper en tant que juif, explique-moi pourquoi, qu'est-ce que je t'ai fait, qu'est-ce que ça va changer à Non, parce que aujourd'hui, on est dans une forme d'imposition absolue d'une pensée et un refus total d'écouter la pensée de l'autre. Or, or la michna dans Pirkavot nous dit quelque chose d'absolument génial. La michna nous dit daashiv la picoros sache ce que tu répondrais à celui qui qui remettrait tout en cause. Ça veut dire que tu dois en effet dans ta tête imaginer à un moment toutes les questions qu'on pourrait poser et qui remettrai en cause en effet la Torah et tout ce qu'il y a. Et bien sache que c'est possible et sache c'est quoi les réponses que tu vas lui donner. Une réponse c'est une réponse. Une réponse c'est pas une fin de non recevoir. Ce n'est pas un artifice politique qui te permet à travers des mots de mettre de côté la question que l'autre te pose. Explique-moi comment se-il que tu as dit ça alors qu'aujourd'hui tu as dit ça. Point barre. Explique-moi comment tu fais coexister les trucs. Explique-moi comment tu comprends le fait qu'on a tout essayé de faire pour être accepté par le monde et qu'aujourd'hui on est rejeté. Vas-y, réponds, parle, réfléchis. Dame acheté tachiv la picoros. C'est incroyable qu'on te dit n'ai pas peur d'imaginer qu'il y a plein de gens qui auraient plein de questions à te poser. Vas-y. Par exemple, il y a des textes du Talmut complètement fous qui n on les lit. On se dit "Mais ils avaient bu." Alors, on y va, on y va. Et ce qui est génial au fond, c'est quoi ? de voir que ces textes qui semblent tellement surprenants comme celui qu'on vient de voir, une hanukia 20 10 m de haut, la suka, le puit, l'eau. C'est quoi qu'est-ce que tu me racontes ? Qu'est-ce que tu me racontes ? C'est quoi ces trucs là ? Vas-y, il y a des gens qui ont des prigons cours et qui écrivent quand même beaucoup mieux et voilà. Non. Option 1, c'est une débilité profonde mais qui traverse l'histoire depuis 3300 ans et qui a construit une des nations qui est capable de traverser l'histoire à l'ombre de son livre comme disait Pascal. Option 2, c'est qu'on est peut-être en train de te dire quelque chose. Et à partir de là, tu n'as pas peur de te confronter. C'est un chemin, c'est un cheminement mais quelque part c'est à cela que la Torah nous invite. Voilà. Je vous remercie pour votre écoute et on passe à vos questions.