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Rav Yakov Sitruk - L'homme est un sacré créateur (Vayéra 5781 - Shabbath Mondial)

Rav Yakov Sitruk - L'homme est un sacré créateur (Vayéra 5781 - Shabbath Mondial)

Rav Yaakov Sitruk ·

Paracha Moussar
Vitesse :

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Transcription
Kind: captions Language: fr Alors, comme vous le savez, ce shabbat c'est également c'est également la parachat de Vaera et c'est une parachat dans laquelle il y a certain nombre d'événements. Celui sur lequel je voudrais euh m'arrêter, c'est la destruction de la ville de Sédom. Donc comme vous le savez, il y a une région en fait puisque c'est pas qu'une ville, il y a une région composée de plusieurs villes dans laquelle la Torah nous dit que les hommes agissent de façon catastrophique et Akad Barou n'a pas d'autre choix que celui d'anéantir littéralement le euh tous les habitants de la ville. D'ailleurs, pas que les habitants, il va détruire toute la ville. Euh Hashem l'annonce à Abraham et il lui dit euh et il lui dit euh le cri littéralement de Sédom est très fort et cetera et cetera et je peux je peux pas faire autrement que de les détruire. Bref, la Torah raconte à quel point la situation est grave dans cette dans cette dans dans cette dans cette région et euh ce qui va donc mener à sa perte. Et je vous passe tous les détails tout ce qui va précéder l'événement en question. Mais au moment euh où Lot et sa famille ont pu quitter la ville, alors la Torah nous dit euh la Torah nous dit que euh excusez-moi, je cherche juste le texte pour être encore plus précis. Voilà la dit pardon excusez-moi la bar une pluie de ce qu'on appelle qu'on va traduire vulgairement du soufre sur cette région là va for et a retourné ses vies ville là retourner Rachid les quatre villes en question en fait il y en aura cinq étaient sur un même rocher littéralement et Hashem il a retourné le rocher. OK donc il a retourné l'emplacement et la ville de SOM va à fort. Va à fort. Le mot va à fort donc qui est un verbe qui veut dire retourner. D'accord ? Si par exemple je fais des crêpes, je retourne une crêpe s'appelle la fort. Mais le mot va à fort également désigne ou plutôt vient de la racine et faire. C'est quoi et faire ? Et faire c'est en hébreu, c'est le contraire. Donc lorsque la Tor a dit que il a retourné va à fort, on peut aussi comprendre qu'à ce moment-là, il va y avoir à l'endroit de Sédom le contraire de ce qu'il y avait à SOM. On va expliquer si vous permettez cette notion de contraire. Et voilà que plus tard il a marqué aussi forim. Donc encore une fois, on va retrouver le mot et faire. Et d'ailleurs, beaucoup plus tard dans la Torah, dans la parachat de Nidvim, la Torah nous dit que encore une fois que Some a été retourné à Some vacher, hashemato que Hashem a retourné. Ce que je vous demande de noter, c'est que le mot la fort qu'on vient d'expliquer à l'instant va donc en fait remplacer un mot qu'on qu'on aurait dû voir, qui aurait dû être le mot clé, c'est destruction. Or en fait, il semble que il n'est pas fait allusion à une destruction mais à va fort à un renversement, donc un contraire. Et je voudrais qu'on explique cette notion. Autre détail intéressant qu'on retrouve dans la Torah plusieurs fois, mais je vous cite le verset dans la parachat de de Nitvim. Donc à la fin de la Torah, il est écrit l'izara vélo tatmiar vélo yalé bas col et sève. L'izara, il ne sera pas littéralement planté. L'atimiar ne poussera pas vélo à les bas et donc pareil ne montera pas colle et sève le moindre végétal dans l'endroit qui m'a per ses dom où a été retourné la ville de ce domme. Il y a là une idée mes chers amis qui est très intéressante. Je ne sais pas si vous connaissez la région, j'imagine que oui. C'est assez connu. La région donc de la mer morte. tout ce désert, c'est là-bas que se situé la la le Sédom va à Mora et en fait c'est une région qui est désertique dans laquelle on a du mal à imaginer que il y a de ça bien longtemps, lorsque Abraham et Lot ont décidé de se séparer, Lot a choisi d'aller s'installer là-bas. Pourquoi ? parce que c'était précisément une région riche, luxuriante et fertile. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui reste de cela ? Rien. Voilà ce qu'a dit la Torah. Jamais il ne poussera plus rien dans cet endroit. Incroyable. C'est pas seulement une nvoie, une prophétie he c'est l'explication du phénomène qui va se dérouler ou auquel on va assister dans la ville de Sédom. Le midrache donc dans notre parachat va citer un verset qu'on trouve dans le psaume 89 dans lequel il est dit matsati david avdi béchemen kochi Dieu dit puis que c'est David Ameller qui écrit au nom de Dieu j'ai trouvé David mon serviteur j'ai trouvé savez-vous quelle est la vraie vraie signification du mot trouvé dans la Torah. Donc quand je vous dis la vraie signification du mot trouvé, c'est parce qu'en fait j'aimerais qu'on comprenne que trouver c'est pas la traduction complète du motsia, du mot limsu trouver. En fait en français, je sais pas s'il existe un autre mot. Donc on va utiliser le mot trouver. Mais en hébreu, il faut comprendre ce que c'est msia. Il y a une loi, une alara dans la Torah. Lorsque vous marchez en chemin, me dit la Torah, et que vous trouvez un objet, si l'objet comprend des signes distinctifs, alors il faut le rendre à son propriétaire. Si c'est pas le cas, ben l'objet m'appartient. Comprenons de quoi il s'agit. Qu'est-ce que c'est que Msia une trouvaille ? Alors, il y a un très beau texte qui est très connu qui a été d'ailleurs déformé par les civilisations qui concerne celui qui cherche dans la deag ou matsat. Si tu as cherché en fait plus exactement si tu t'es fatigué et que tu as trouvé on te croit. Si tu viens nous raconter que tu as cherché, tu as pas trouvé ou que tu as trouvé sans chercher, on te croira pas. En d'autres termes, en français, on a dit qui cherche trouve, mais on n pas dit dans la ce que l'on cherchait et encore moins ce que l'on trouvait. Et nos maîtres vont nous expliquer qu'en fait bien souvent dans la vie, il n'y a pas de rapport entre ce que l'on cherche et ce que l'on trouve. Mais celui qui cherche finit par trouver. Ça veut dire que trouver ce n'est pas le résultat précis de ce que je cherche, c'est le résultat de celui qui cherche. Alors, par exemple, je cherche une solution à un problème, mais je trouve quoi peut-être une solution à un autre problème ? parce que j'ai cherché, j'ai trouvé, c'est un thème, on va pas le développer tout de suite. On va juste retenir que ce que l'on trouve dans la vie n'est pas forcément lié à ce que l'on cherche. D'ailleurs, pour que le phénomène s'appelle trouver, il faut pas qu'il puisse être prévu. Trouver, c'est le c'est une situation qui est parfaitement imprévisible. Je marche dans la rue, je trouve quelque chose, je cherchais pas. Je pouvais pas savoir que tel objet allait se trouver à cet endroit-là. Je l'ai trouvé. Voilà ce que c'est que Mia. Metsia, c'est pour ça que ça ressemble au mot sortir. Ça sort de nulle part. Un jeu, j'ai trouvé. Le texte dit dans Tilim que Dieu a trouvé David. Dieu a trouvé David. Que qu'est-ce que cela veut dire ? Et le midrache explique, écoutez bien où Dieu a trouvé David. Réponse du midrache, il l'a trouvé à ses dommes. Mais que faisait David à Sédomrache veut nous enseigner ? Rappelez-vous que tous les jours dans la mida quotidienne, on prie pour le rétablissement du royaume de David. De quelle façon on demande à Dieu de rétablir le royaume de David ? Voilà la prière. Tsémar David Tatsmir, je traduis du mieux que je peux. fait pousser la plante qui s'appelle David. Alors David est assez d'homme. David est une plante, une plante pousse, n'est-ce pas ? Mais quel rapport avec Sédom ? Je comprends encore moins pourquoi. Parce que dans le verset que je viens de vous citer, il est écrit que à Sédom rien ne poussera jamais. Mais comment est-il possible que David que David vienne de ses hommes ? qu'on fasse allusion à David en disant c'est mar David alors que David a priori vient de Sédom mais à ces hommes rien ne pousse. Donc c'est incompréhensible. Donc nous on va expliquer qu'est-ce que représente le royaume de David. Tout au long de l'exil, on a demandé à Dieu, ramène-nous la royauté de David. David, mes chers amis, c'est pas seulement un roi puissant, c'est un concept le concept de David à Méer la place d'Israël dans le monde. Israël a un rôle à jouer. Ce rôle, il est symbolisé par ce qu'on appelle malout bête David, la royauté de David. C'estàdire que pour que Israël ne soit pas qu'un peuple préoccupé par lui-même, c'est-à-dire qui a un rôle qui lui est propre. Pour que David, pour que Israël, pardon, joue un rôle dans l'ensemble des nations, on a besoin de malhou David. Et puis un jour on raconte la guara. Dieu dira au aux nations du monde qu'avez-vous fait tout au long de l'histoire ? Et chacun répondra on a fait telle ou telle chose en rajoutant on l'a fait pour le bien d'Israël. C'estàd que un jour les nations comprendront que finalement le sens du monde est donné par le peuple juif. Voilà ce que c'est malhou b David. Alors avant d'expliquer, d'aller un peu plus loin, on va essayer de resituer le rôle d'Israël grâce à David par rapport aux autres nations. Et pour ça, on a besoin de comprendre de quelle façon, quelle est la chronologie des choses. La chronologie, mes chers amis, c'est que Dieu a créé l'homme. L'homme s'appelle Adam. Et Adam me dit la Torah va avoir deux enfants. Il va avoir Caï et Hel et l'homme va fauter. Et voilà que pendant 130 ans, explique lesamim, David, pardon, Adam va faire tchouva, va essayer de réparer la faute qu'il a commise. il va s'infliger des souffrances terribles. Et au terme de ces 130 ans, il semblerait qu'il a atteint son objectif. Alors nous raconte la Torah que Adam Arichon va de nouveau va retrouver sa femme et ensemble ils vont avoir un enfant. Cet enfant va s'appeler Chet et de Chet descend noir duquel descendra plus tard Abraham et le peuple juif. Le peuple juif ne peut exister même en tant que projet qu'après le processus de la tchouva de Adam Arichon suite à la faute qu'il a commise. De quoi s'agit-il ? Quelle est la faute de Adam Arichon ? Alors évidemment, vous avez souvent écouté de nombreux cours à ce sujet. Vous avez étudié de nombreux texte et puis chacun propose une autre explication. Peut-être en voie aussi une nouvelle ou peut-être rejoint-elle celle que vous avez déjà entendu. Num explique que lorsque l'homme va manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, l'homme va créer dans le monde une nouvelle réalité. Quelle est cette nouvelle réalité ? C'est celle du mal. Mais le mal, c'est pas l'homme qui l'a créé. Le mal existé. L'homme n'a rien créé. Voilà l'explication. Tout au long de la création, Hashem, c'est l'instigateur de l'existence, de ce qu'on appelle en français, en hébreu, pardon, la méti. C'est quoi être l'instigateur de la mout ? C'est que Dieu crée un monde dans lequel n'existe que ce qu'il veut. Le point commun de la réalité du monde, c'est la volonté de Dieu. Rien dans les 6 jours de la création n'est différent autre chose que ce que Dieu voulait précisément. D'ailleurs, c'est marqué noir sur blanc. Au terme de la création, Dieu va dire qu'il est satisfait. Et voilà que Dieu dit à l'homme, attention, ne mange pas de cet arbre là. Donc je ne veux pas et l'homme va le faire. Et là, une nouvelle réalité apparaît dans le monde. Une réalité qui s'appelle ce que Dieu ne veut pas. Incroyable. On aurait jamais imaginé avant la faute de l'homme que il puisse exister quelque chose que Dieu ne veut pas. Voilà la faute, mes chers amis. Chaque fois qu'un homme commet une faute, c'est quoi une faute ? Une faute, c'est le contraire le contraire de ce que Dieu veut. He vous comprenez donc que la faute n'est pas le mal tel qu'on le conçoit he parce que il se passe un tas de choses dans le monde que nous considérons comme mauvaise et pourtant elles sont le résultat de la volonté de Dieu. Donc la définition du mal de rat c'est autre chose. C'est quoi la définition de rat telle qu'on vient de l'expliquer ? ce que Dieu ne veut pas. C'est-à-dire que lorsque Dieu a terminé de créer le monde, cette possibilité n'est pas prise en charge. Elle n'existe pas. Le monde, c'est ce que Dieu veut. L'homme va créer une nouvelle réalité. Cette nouvelle réalité, mes chers amis, pour s'en débarrasser, il faut quoi ? Il faut croire pour bien pour que mes propos soient clairs, je vais un tout petit peu illustrer ce que je veux dire. Lorsque l'un d'entre nous, donc une personne, un être humain, commet une faute, l'homme peut faire teschouva. Mais tchouva sur quoi ? Vous avez peut-être connu cette expérience. J'avoue humblement que moi je l'ai connu. On a fait quelque chose qu'il fallait pas faire et on regrette et on fait tchouva. L'acte peut être effacé par la tchouva mais la réalité que j'ai créé en moi qui n'existait pas avant la faute, prenons un exemple. Quelqu'un a volé. Avant de voler, c'était pas un voleur. C'est c'était pas possible qu'il vole. Un ça ne faisait pas partie de sa réalité. Le jour où il vole, le vol fait partie de sa réalité. Ou plutôt il a créé une nouvelle réalité. Il est devenu voleur. Mais comment s'en débarrasser ? Je peux rendre ce que j'ai volé, je peux m'excuser, je peux regretter, je peux faire tout ce que vous voulez. Mais cette réalité qui fait doren avant partie de moi, je peux pas l'effacer. Comment faire ? Voilà en quoi la faute s'appelle R, le mal. La faute, c'est la création d'une Comment s'en débarrasser ? Le monde a changé au moment où Adam a fauté. Pourquoi ? He parce que dorén avant il pouvait exister choses que Dieu ne voulait pas. Comment réparer ceci ? Voilà un ce que Adam Marichon va se poser comme question pendant 130 ans. Pendant 130 ans. Alors moi j'ai la réponse, elle existe, elle est écrite. La réponse, écoutez bien dira la guemara. La réponse c'est le peuple juif. La réponse est que un jour viendra peut-être dit la Guemara où il y aura une génération qu'on pourra qualifier de d'or chez Kouotov. Une génération qui n'est que bien. Imaginez l'humanité qui a compris ce qu'était le bien et une humanité qui ne fait que le bien. Mais attention, le bien c'est quoi ? C'est la volonté d'Hachem. En d'autres termes, il n'y a qu'Israël qui pourra indiquer au monde ce qui s'appelle T. Il y a qu'Israël qui sait qu'est-ce que Dieu veut. Ce que Dieu veut, c'est pas si évident. C'est 613000 commandements, des positifs, des négatifs. Et bien un ça ce sera la réparation de la faute de l'homme. Pourquoi ? Parce que lorsque il y aura d'or chez coulove, donc le mal n'existera plus. Vous croyez qu'on y arrive ? Ah moi je suis un peu sceptique. À défaut d'être pessimiste, j'ai pas l'impression qu'on y soit déjà arrivé. Alors il y a-t une alternative ? Et j'ai le regret de vous annoncer que la deuxième possibilité, l'alternative c'est le contraire, c'est d'or chez Kouora. C'est une génération dans laquelle il n'y a que du mal. Je me pose une question à laquelle je refuse de tenter de répondre. Sommes-nous plutôt sommes-nous plus près de Kouotov ou de Kouora ? Et ainsi, il est évident, facile à comprendre que Dorche et Kolotov, la génération du bien effacera, annulera la création de l'homme, c'est-à-dire le contraire de la volonté d'Hachem. Comment dor chez Koua, la mauvaise génération, celle du mal, pourra-t-elle effacer la faute de l'homme ? C'est pas possible. Sauf si on comprend, si on imagine qu'en fait le rat, le mal lorsqu'il arrive à son paroxisme, imaginez le monde n'est que mal dorche et couora, il va se passer quoi après ? Quelle est la suite ? Le monde est fait pour pour se poursuivre. Le monde c'est un processus. C'est ce qu'on appelle en français l'histoire. Elle n'est pas censée s'arrêter. Elle est elle est censée arriver à son terme, c'estàd à son objectif. Mais comment va-ton y arriver ? Par dor chez coua. Réponse, écoutez comme elle est claire. Si un jour le mal arrive à son paroxisme, si le mal remplit le monde, il n'aura d'autres possibilités, d'autres avenir que de s'autodétruire. L'avantage, si je peux appeler ça comme ça, du mal, c'est que à un moment, le mal ne peut plus être une existence. Le mal devient sa propre destruction. Le mal semble exister jusqu'au jour où il devient l'antie-existence. Que Dieu nous en préserve. L'anti-existence. Et en fait, on va comprendre la définition, le sens de ce concept qui s'appelle afourer va aff. Dieu n'a pas détruit ce dutétruite. Ces dome qui était l'existence du mal va devenir l'antiexistence. Donc ces domme n'existe plus. Donc cet homme n'existera plus jamais. Donc plus rien ne poussera jamais l'eau itar. Plus rien ne poussera jamais dans cet endroit qui s'appelle ces dommes l'otatmiar pardon. Plus rien ne poussera jamais dans cet endroit-là. C'est-à-dire queen fait ce qui est extraordinaire c'est que le mal est obligé de finir par s'autodétruire. Bien. Alors pour nous rassurer à tous, j'ai choisi de vous citer deux exemples. Deux exemples à travers lesquels on va voir que c'est déjà arrivé, donc que c'est possible. Donc on a donc à présent deux alternatives ou bien dorotov ou bien dorot. Si le bien gagne le monde entier, c'est parfait. Et sinon, il va se passer quoi ? Alors écoutez bien, il y avait un homme raconte la guarabe dans le traité de Avodazara. Il s'appelait Elazar Benourdaya. C'était un homme un homme comment dire euh un pauvre homme, un homme irrécupérable, dit la Guemara. Un homme qui avait tellement fauté, tellement fait de mal, qui avait aucun espoir. Jamais cet homme ne pourrait revenir à la raison dans le droit chemin. Et le jour où il le découvre, le jour où il le comprend, la guarad qui s'adresse à la nature entière en leur demandant est-ce que vous pouvez m'aider ? S'adresse aux montagnes, aux océans, à tout. Et tout le monde lui dit "Non, non, on peut pas t'aider." Alors, il comprend que la solution ne peut venir que de lui-même. Et la guare raconte que il va s'asseoir, mettre sa tête entre ses genoux. Donc, il va épouser la position fétale et il va pleurer. Il va regretter et il va tellement pleurer dit la Guara, mourir de regret. Et au moment de sa mort, la guara dit que une voix céleste a déclarer Rabi Elazar Bodaya maisaba vient ce raazar ben daya vient d'accéder au monde futur. Rabi, le fameux Rabioua Nassi a entendu cette voix céleste et il s'est mis à pleurer et il a dit non seulement en mettant toute son énergie on peut atteindre son objectif en un instant en une heure mais on peut même devenir rabi. Et rabi de quoi ? Vous savez devenir rabbi c'est pas si évident. Rabi dit la guara pour devenir rabi. Il y a un critère très précis. Je survole pour ne pas vous prendre trop de votre temps. Pour devenir rabiara, il faut être capable de décréter d'une sanction. C'est quoi une sanction ? Une sanction, c'est quelqu'un qui a volé, il doit non seulement rembourser ce qu'il a volé, mais il doit payer une amende. Et Rabi, c'est celui qui est capable de trancher que une personne doit payer cette amende, ce Knass. Et pourquoi Knas ? Écoutez comme c'est intéressant parce que rendre ce qu'on a volé c'est une évidence he c'est l'existence même des choses et la médeut c'est normal ça existe. Mais punir quelqu'un, lui faire payer encore une amende, ça c'est un ridou, c'est une chose nouvelle, c'est une création. Rabi, c'est celui qui parle à Ala peut créer une nouvelle situation, une nouvelle sanction. Alors demande Rabiou Nassi pourquoi Elazar Ben Douaya en faisant est devenu Rabi ? Et mon maître le Mé Chapira Alvaom répondait et il disait parce que en fait il nous a enseigné la capacité d'un homme qui atteint le mal à son paroxisme a changé complètement la tendance à inversé la tendance à four. C'était un homme irrécupérable et il devient rabi en une heure et faire mais il a compris à travers le mal. Il a pas compris parce qu' il a eu la chance de faire une mitva et donc de se rattraper. Non, c'est toute son existence qui a disparu pour une nouvelle existence. Voilà où la tchuva peut mener un homme. Et ça c'est ce qui peut rétablir le bien dans le monde. Le deuxième exemple mes chers amis c'est ce qu'on lit dans la aftara à Minha le jour de Kipour. La fameuse histoire de Yona. Yona, c'est ce prophète que Dieu avait chargé d'aller réveiller les habitants de la ville de Ninve. Ninv pareil, c'était une ville qui était irrécupérable et Hashem dit à Yona va leur faire tes chouva et vous connaissez toutes les aventures que va vivre Yona mais à la fin Yona va arriver à Ninve et le texte raconte que à Ninve il va se promener dans les rues vaomar et il a dit arbom ninve il va dire aux habitants de Ninv vous avez 40 jours pour vous ressaisir. Sinon, Ninve va se renverser, le même mot que la ville de Sédom, elle va s'autodétruire. Et à travers cette déclaration, les habitants de Ninv prennent conscience de la gravité de leur situation et ils font téchouva. Et Ninve ne sera pas détruite. Et Ninve existera. Ça veut dire que Ninve aurait dû Mais la tchuva a permis à devenir une existence durable à d'avoir un avenir. Vous comprenez ? Ça veut dire que faire c'est quoi ? C'est ce qui n'avait pas d'avenir a un avenir. Ce qui avait un avenir n'a plus d'avenir. Voilà ce que c'est un vrai Réalisons que le plus grand contraire du monde, c'est quand un avenir n'est pas possible et puis tout d'un coup il existe. Vous avez un exemple super connu de nouveau la paracha de la semaine, la naissance d'Itsak, un couple de 90 ans et 100 ans. une mère qui ne peut en aucun cas avoir un enfant et cet enfant va naître. Il va s'appeler Itrak parce qu'il fait rire. Parce que dans la vie ce qui fait rire c'est l'impromptu, l'incongru, l'impossible. Je donne toujours comme exemple une blague. Une blague ne fait rire que quand on peut pas deviner la la fin, la chute. Je dis souvent que quand on vous raconte une blague, vous en rigolez mais quand vous vous la racontez, personne rigole. Parce qu'il y a un art, faut savoir raconter une blague. Quel est l'art de la blague ? C'est de savoir dissimuler la chute jusqu'au dernier moment. Parce que c'est ça qui fait rire dans la vie. Parce que ce qui fait rire, c'est ce qu'on ne peut pas attendre. Quand je trouve quelque chose dans la rue, je suis heureux. Ça me fait rire dans le vrai sens de parce que je m'y attendais pas. Mais quand je travaille qu'à la fin de ma journée, je tousse mon salaire, c'est normal, je travaillais. C'est pas une médeia. Et Dieu, il a trouvé David, le roi David. Ah parce que le roi David va symboliser cette capacité qu'a peuple juif de créer une réalité qui est impossible dans un monde dans lequel on peut plus rien attendre. C'est le peuple juif qui va déterminer un ce qui est un avenir véritable et ce qui ne l'est pas. Voilà ce que c'est et faire. Voilà mes chers amis l'enseignement de la destruction de la ville de Sédom. Voilà ce que à titre individuel, on peut chacun comprendre. On peut comprendre que dans la vie, il est impératif de savoir vivre les événements comme des nouvelles réalités. Il est impératif de comprendre que l'homme est un créateur. Un créateur parce que il est capable de transformer ce qui était bien en mal et ce qui était mal en bien. Voilà ce que c'est Dorche et couour kve. chef, c'est une génération qui se dit on n pas d'avenir, une génération dans laquelle la situation semble tellement grave qu'elle pourra jamais s'arranger. Et puis comme Adam a fait tchouva et qui va donner naissance au peuple juif, et ben la mission du peuple juif c'est celle-là. C'est de permettre au monde d'avoir un avenir, d'exister, de rendre les choses to bien. C'est possible. C'est toujours possible. Alors, en cherchant bien, euh je me suis demandé d'abord comment dans la vie quotidienne d'un homme, il était possible de réaliser de cette capacité. Je peux faire tes chouvreurs que j'ai commises, mais est-ce que cela va suffire ? Et voilà que lorsque Dieu a terminé de créer le Dieu va se reposer. Dieu va créer le shabbat. Qu'est-ce que c'est que le shabbat ? J'aimerais dire un petit mot avant de avant de poursuivre mon idée et d'aborder le thème du shabbat. J'aimerais expliquer que Shabbat, c'est un moment dans lequel on se sent bien, en tout cas pour ceux qui l'ont vécu. Un moment dans lequel on a un ce qu'on va appeler une pa influence, une influence sur soi-même, une influence sur notre famille, une influence sur le monde. Un cette influence n'est possible que si on la réalise. Je voudrais vous raconter deux anecdotes. Une qui m'appartient mais d'abord une autre qu'on raconte au nom au nom du Rafchar. Le Rafchar qui était sans sans aucun doute l'un des plus grands maîtres de sa génération se promet un jour enfin marchait en tout cas un jour un shabbat dans la ville de Bnebrac dans laquelle il habitait. Et vous savez qu'à Bnebrac les les rues sont fermées à la circulation. Dans cette ville, tout le monde observe le shabbat et en marchant avec son élève, il entend que dans la rue qui était de l'autre côté du pâté de maison dans la sur donc de l'autre côté de la rue sur laquelle il marchait, il entend des voitures. Alors, il interroge son élève et il lui dit "Dis-moi, tu peux m'expliquer pourquoi est-ce que pourquoi a des voitures ?" Alors, son élève lui dit "Oui, et des voitures parce que là-bas, c'est Pap Nebrac et les gens euh roulent en voiture le shabbat." Alors, le Rave lui dit "Mais je sais très bien que ici c'est BBrac et là-bas c'est pas Brac." Mais tu réponds pas à ma question. Pourquoi les gens roulent en voiture ? Alors l'élève pense que leur a pas mal compris sa réponse. Il lui dit "Non mais parce que là-bas les gens ne sont pas observants du shabbat." Et c'est pour ça que là-bas on entend des voitures et leur lui dit "Tu m'apprends rien." Mais ma question c'était pas celle-là. Ma question c'était la suivante : comment est-il possible que l'on fasse shabbat dans cette rue et que à côté de nous des gens puissent transgresser le shabbat ? Sousentendu, le R a voulu nous donner un enseignement que normalement lorsque l'on observe le shabbat, il est impossible à ceux qui sont près de nous de le transgresser ou plutôt il devrait être impossible. Je veux qu'on comprenne que la force du shabbat, elle est contagieuse, que normalement en observant le shabbat, il devient impossible à ceux qui nous côtoi de transgresser le shabbat. Et malheureusement, c'est pas le cas. Et le rave avait posé cette question "Mais comment est-ce possible ?" Alors, il a répondu en disant "Ça veut dire que nous on fait pas assez bien shabbat. Si vraiment on faisait shabbat comme il faut, et bien à côté il pourrait pas rouler en voiture parce que le shabbat est contagieux mes chers amis. Mais pour cela, il faut vivre le shabbat. Vivre c'est quoi vivre le shabbat ? Alors ma deuxième anecdote que j'ai raconté très souvent dans dans des cours, c'est une histoire qui m'est arrivée un jour, il y a de cela assez longtemps, je crois aux alentours de 20 25 ans, on m'avait demandé de donner un chiour justement sur le shabbat. Et le chiour, je devais le donner dans l'université du Monscopus de Harsofim à Jérusalem à des étudiants. On m'avait averti que le public était donc un public mixte. Il y avait beaucoup de gens qui n'étaient pas pratiquants. Et donc je devais essayer de les intéresser au shabbat. Donc je bosse, je prépare, j'arrive avec le sentiment que mon cours est prêt. Je donne mon cours, j'explique la beauté du shabbat, le plaisir qu'on peut vivre en observant le shabbat, l'ambiance dans la maison et cetera, tout ce que vous connaissez peut-être sans doute, j'espère en tout cas, je je vous le souhaite. Et puis vers la fin de mon cours, une élève, une participante, une jeune fille se lève et elle me dit "En ces mots-là, elle me dit "Rave, vous dites n'importe quoi." Enf, elle a d'ailleurs pas dû me dire rave. Elle me dit "Vous dites n'importe quoi." Alors, évidemment, j'étais surpris. Même si j'avais peu d'expérience à l'époque, je j'avais jamais vu qu'un élève dise à un rave ou même un conférencier, vous dites n'importe quoi. Alors je dis OK, pourquoi tu dis ça ? Et elle me dit "Ben en fait ce que vous dites c'est pas vrai. C'est pas vrai parce que le shabbat c'est une galère. Tout le monde rigole et donc encouragé elle se retourne vers ses camarades et elle leur dit "Voulez- je vous dise moi la vérité ? Et ben shabbat c'est une punition parce que shabbat on peut rien faire et puis elle numumère tout ce qu'elle aimerait faire shabbat et qu'elle peut pas faire. Et moi je me pose la question de savoir est-ce que est-ce que mon cours était vraiment bien préparé. Mais en fait je suis étonné. Je suis étonné par la virulence. Je me dis mais ok, je je j'admets qu'on qu'on ait pas envie de faire shabbat, que ce soit pas forcément attirant, que soit pas le meilleur programme qu'on peut proposer à quelqu'un, mais de là à être tellement vraiment il y avait une espèce de d'argne dans ses propos, j'ai pas compris. Alors je l'interroge, je dis "Mais pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce que qu'est-ce que tu en sais ? Tu as déjà vécu un shabbat ?" Elle me dit bien sûr. Elle raconte, elle me dit "Mes parents ont fait chouva quand j'avais un 13 ou 14 ans." Elle me dit, elle dit, "Ils m'ont pas demandé mon avis et ils m'ont obligé notamment à faire shabbat." Et ben, je n'attendais qu'une seule chose, c'est que Shabbat se termine. Et je lui dis, "J'ai compris. J'ai compris d'où vient le problème. Le problème, c'est que on t'a présenté le shabbat, on te l'a imposé, donc tu ne l'as pas J'ai compris ce jour-là une chose, c'est qu'on pouvait pas expliquer le shabbat. Je peux pas convaincre quelqu'un de faire shabbat en lui expliquant ce que c'est shabbat. Quels arguments ? Quand je vais dire à quelqu'un shabbat c'est un kiff. Lui, il va me dire "Mais tu sais moi ce que je fais le shabbat ?" Imaginez un programme où il sort, où il va à la plage, où il trouve il retrouve ses copains, où il regarde la télé, où il consulte son portable ou je ne sais pas tout ce qu'il peut faire. J'ai aucune chance. J'ai aucune chance en lui disant "Viens shabbat c'est un kiff, un 3h d'office, 4h à table, un lendemain, on se relève tôt pour aller à la prière, encore plus de prière, encore plus de repas puis après on court pour all minha." J'ai aucun argument. Non, je n'ai pas d'argument. Par contre, je peux l'inviter à faire shabbat. Et je crois que le shabbat mondial, c'est un peu ça l'idée. C'était un peu d'expliquer aux gens qu'est-ce que c'est que menoura parce que shabbat s'appelle menour, le repos. Shabat vache. Il s'est arrêté et il s'est reposé. Quel repos ? J'avoue, je me confesse mais enfin, je suis sûr que je suis pas le seul. On est tous pressés d'aller se coucher le shabbat. Si c'est pas le soir, c'est de faire la grâce matinée. Et si c'est pas la grâce matinée, c'est de faire la sieste. C'est pas ça le repos shabbat. Regardez dans la prière du shabbat d'après-midi, on nous explique ce que c'est que menoura parce que là-bas, il est écrit menour. Menura avain undva, emet, emouna, shalom, hashket, bétar. Je vais traduire la menoura. Voilà comment elle est qualifiée par lesim dans la prière. Elle est appelée ava amour. Né d'Ava don générosité vérité emmo foi shalom tout le monde sait ce que c'estquette sérénité bétar tranquillité voilà ce que c'est que noura maisa mes chers amis prenons juste la fin tranquillité sérénité c'est quand on se repose dans la vie qu'on a plus de souci et c'est ça la sérénité quelqu'un qui va en vacances mais qui sait qu'il a une rentrée terrible qu'il attend C'est pas des vacances, c'est pas du repos. On peut changer de cadre, changer d'air, mais on transporte ses soucis avec soi. Shalom. Quoi ? Quand on se repose, on est en paix avec tout le monde. C'est vrai que les gens sont plus affaables et mieux disposés en vacances, mais on a jamais vu des gens se bagarrer en vacances. dans la vue et met quel rapport Aimuna la foi ava en quoi il y a plus d'amour quand on est en vacances alors le miramou va expliquer de façon très simple il va dire en fait il s'agit d'un repos qui est un repos spirituel c'est quoi un repos spirituel alors observons l'enchaînement Dieu créé puis arrive le 7e jour Alors Dieu s'arrête de créer. D'ailleurs, c'est ce qu'il nous demande. Ils nous disent la Torah nous dit pendant 6 jours travaille et le 7e repose-toi. C'est quoi se reposer ? Apparemment c'est ne pas travailler. Mais il s'agit pas de travailler, d'aller à mon boulot ou de faire mon métier. Non, Dieu a créé et il s'est arrêté de créer. Donc c'est quoi shabbat ? Shabbat c'est l'absence de création. Ce qui me fait dire en fait que shabbat c'est l'antiréation. Alors, en quoi l'antiréation est une réalité ? En quoi l'anticéation devient cette dimension extraordinaire qui s'appelle le shabbat ? Et c'est ce que nous allons essayer de comprendre. Nous allons essayer de comprendre que la force d'Hachem, c'est que quand il a créé le monde, il a tout créé avec un contraire. Le jour, la nuit, l'obscurité, la lumière, même l'homme et la femme. Au début, il a tenté de créer un être unique et puis il les a séparé. Dieu a créé tout et son contraire. La seule chose que Dieu n'a pas créé, c'est le contraire de la création. Lorsqu'arrive le shabbat, et bien un ce concept apparaît. L'homme l'avait déjà inauguré, si je peux dire, par la faute, puisque la faute, c'était l'antication, celle que Dieu n'avait pas créé puisque ce n'était pas sa volonté. Hashem va rectifier le tir par le shabbat. Le shabbat, c'est le moment dans lequel il y a pas de création. C'est l'antication. À quoi sert l'antiréation ? Alors, les vont expliquer que lorsque Hashem se repose shabbat, et bien toute la création prend son sens. Et c'est ce que je voulais expliquer. Je voulais expliquer que lorsque dans la vie, lorsqu'on est capable de s'arrêter, et bien tout ce qu'on a créé prend un sens. Et mes chers amis, ce qui ne prend pas de sens lorsque l'on s'arrête n'est tout simplement pas une réalité. La Torah me demande de terminer ce que j'ai à faire à l'entrée du shabbat et on va voir si ce que tu as créé avant l'entrée du shabbat continue d'exister, alors ça existe vraiment. Si tu peux ranger dans un tiroir que tu fermes soigneusement ce que tu as fait avant shabbat, ce ne sont pas des vraies réalités. Appelez comme vous voulez. Ce sont les conditions qui font que je peux exister peut-être. Mais regardez, prenons un exemple. Avant shabbat, on cuisine, on prépare ce qu'on va manger pendant shabbat. Et la guadim, celui qui a préparé avant mangera shabbat. Celui qui n'a pas préparé avant n'aura rien à manger shabbat, n'est-ce pas ? C'estàd que je prépare avant shabbat, donc je peux manger avant shabbat parce que ça existe vraiment. Ça fait partie de ma création de ce que je suis. Mais ce que je n'ai pas préparé avant, c'est ce qui n'a pas d'avenir quand arrive le moment qui n'est plus la création, bien en fait n'était pas une vraie réalité. Une vraie réalité mes chers amis, c'est ce que je prépare parce que ça va jamais cesser d'exister. Une personne quitte ce monde. Vous savez quand on étudie la Torah par exemple, on a on a pardon quand une quand une personne quitte ce monde, on fait des mit votes pour l'élévation de son âme. OK. C'est quoi le sens de l'élévation de l'âme ? Je voudrais d'ailleurs juste dédier ce cours comme on me l'a demandé à l'élation de madame Marcel Ramicha Batemilim qui nous a quitté il y a quelques jours et qui a enfin été enterré Baouashem euh en Israël. Et en fait c'est quoi c'est quoi faire une action pour l'élévation de l'âme ? c'est que lorsque l'homme la néchama arrive dans le monde futur, elle n'emporte avec elle c'est n'existe là-bas dans ce haam abas le monde de l'avenir que ce qui avait un vrai sens dans ce monde-là. On n'y emporte que son bien parce que le bien existe au présent parce qu'il a un avenir. C'est l'explication du concept qu'on a appelé tout à l'heure Tmar. Témar, c'est ce qui pousse. Une plante, c'est une réalité. Pourquoi ? Parce que maintenant elle pousse pour exister un jour. Je plante un arbre, il va pousser. Il va lui falloir des années. Mais un jour mes enfants auront de quoi manger grâce à cet arbre. C'estàd que l'arbre est une réalité pas seulement dans le futur mais déjà depuis maintenant. Voilà le vrai sens d'une briga, d'une création, d'une existence. C'est le bien. Mais le mal n'est pas n'est pas une existence. Sauf quand le mal s'autoétruit parce qu'il est la preuve par lui-même que il n'est pas le sens de l'existence. Mes chers amis, quand on fait une faute, quand on commet une erreur, sur le moment, elle est très agréable mais elle n'a pas d'avenir. Un jour ou l'autre, on finit par la regretter. La différence entre une mva et une nava conjugue. Quand je fais une mva, elle peut être des fois pénible, contraignante mais après elle existe vraiment. Elle m'a apporté quelque chose. Quand je fais une vera, elle est pratiquement toujours agréable sur le moment. C'est pour ça que je l' fait. Mais quand elle se termine, elle existe plus. Elle ne elle ne crée pas le bien qu'elle est dans la durée. Voilà pourquoi elle s'appelle le mal. Parce que elle devient le contraire de ce qu'elle a été dans un temps très précis. Le shabbat c'est le contraire. Le shabbat c'est quand l'existence prend son sens parce que justement j'arrête de créer. Et permettez-moi encore un petit mot sur le shabbat. le shabbat et c'est comme ça qu'on essaie de l'expliquer ou en tout cas on y invite ceux qui ne le connaissent pas en leur montrant de quelle façon on le vit. On vit souvent le shabbat en famille autour d'une table. C'est fou comme chez les juifs, il y a toujours une table. toujours. Mais je vais expliquer pourquoi. Vous savez, j'avais un jour entendu brave. Euh l'idée suivante quel est le plus beau symbole de l'amour ? Je vais vous proposer deux tableaux et je vais vous dire lequel je préfère. Premier tableau, c'est deux personnes qui se regardent dans les yeux et puis euh rien d'autre n'existe à part eux. Deuxième tableau, c'est un couple qui est assis et qui contemple un magnifique panorama et puis il regarde au loin et puis les deux heureux de partager cette expérience euh et bien ils s'aiment ils s'aiment parce que parce que ils ont une perception en commun. Et dans ces deux tableaux, il y a des avantages et des inconvénients. L'avantage du premier, c'est que les deux se regardent. Mais attention, ce que l'un voit, l'autre ne le voit pas. C'est dur. Dans le deuxième tableau, c'est le contraire. Les deux voient la même chose mais il ne se voit pas mutuellement. Qu'est-ce qui est mieux ? Qu'est-ce qui est mieux ? Vous avez la possibilité de choisir. Je vais vous dire quel est mon choix. Mon choix, c'est le premier. Mon choix, c'est que c'est pas grave si ma perception du monde n'est pas la même de la que la personne que j'aime. Mais ce qui compte, c'est qu'elle soit toujours dans mon champ de vision. La personne que j'aime m'autorise est censée m'autoriser à regarder le monde comme j'ai envie de le voir à une condition. C'est qu'au premier plan, il est d'abord cette personneel. Parce que mes chers amis, une relation, elle dépend beaucoup de notre capacité à se regarder. C'est fou comme se regarder, c'est important. Moi, j'ai constaté que bien souvent l'erreur que commettent tous les parents, que nous commettons tous, c'est de parler à nos enfants sans les regarder sur une quantité incroyable d'échanges que nous avons avec nos enfants. Il y en a combien pendant lesquels on les regarde véritablement ? Vous savez, j'adore faire des cours sur Zoom, hein, mais qu'est-ce que ça me manque de pas vous voir et de pas vous regarder ? C'est terrible. Parce que dans un regard, il y a un échange dans lequel j'exprime ce qui est pour moi plus important que tout. Ce que je vois derrière vous, c'est pas grave. À condition que d'abord il yz-vous devant moi. Mes enfants, il voi le monde à leur avec leur regard à eux. Mon conjoint pareil, mais ils sont au premier plan. Au moins quand je leur parle. Vous savez tous les meubles qu'une maison contient. Elles sont très peuvent être très agréables. On peut passer un très bon moment assis tous ensemble sur un canapé. On peut passer un très bon moment quand on Merci pour ceux qui me voient mais moi je vous vois pas. On peut passer un très bon moment allongé sur son lit. D'accord. Mais dans tous les meubles que vous trouvez dans la maison, de tous les meubles que vous trouvez dans la maison, il y en a qu'un seul dans lequel autour duquel on regarde tous une même chose, c'est-à-dire les uns les autres. C'est quoi ? C'est la table. Rappelez-vous quand vous assayez à table, ce qui compte, c'est pas ce qu'il y a au entre nous. Non, c'est ce qu'il y a juste après la table. Quand je suis assis à table avec ma famille, ce qui compte c'est pas ce qui se trouve sur la table, mais ça y contribue parce que c'est pour ça qu'on s'en soit autour de la table. Mais magie, dès le moment où je m'assois, grâce à ce à ce qui est sur la table, et ben ce qui compte pour moi tout d'un coup, c'est ce qui est autour de la table. La table, c'est le seul meuble, c'est le seul moment, c'est la seule expérience dans lesquelles nos regards converge vers un même point, c'est-à-dire les uns les autres. Partager un moment avec sa famille, c'est se regarder mutuellement. Voilà ce que c'est. C'est voilà ce que c'est un repas de shabbat. Je sais pas ce que vous mangez shabbat, hein. Si c'est là, tant mieux pour vous. Si c'est couscous, c'est pas mal non plus. Mais même si vous mangez gufilfich ou je sais pas quoi, mais ce qui compte c'est qui a autour de votre table ? On dit que de rabanim un jour discut et l'un disait pourquoi toi tous tes enfants sont restés dans le chemin de la Torah ? Tous ces enfants étaient des rabanim et l'autre et bien ses enfants avaient choisi une autre voix. Il lui dit pourquoi toi tu as réussi mon nom ? Pourquoi dans ton éducation il y avait cette cohérence ? Vous savez l'éducation c'est souvent quand on veut que nos enfants retiennent certains messages. Après on n pas raté au réussi un enfant parce qu'il retient que ce qu'on a voulu lui dire ou autre chose. En tout cas c'est le sentiment qu'on les parents. Alors le second répond premier lui dit parce que la différence qu' entre toi et moi c'est parce que toi à table le jour du shabbat au moment du repas je sais que tu manges très vite pour pouvoir retourner à ton étude. Il dit mais moi je prends mon temps à table. Je prends mon temps à table et je parle avec mes enfants, je chante avec mes enfants. Alors mes enfants et bien ils me suivent parce que on échange, ils me comprennent. Et j'ai raconté plusieurs fois que j'avais un jour demandé à mon père à la vache à l'om suivante. Je lui avais dit pourquoi est-ce que nous à Tab en famille on parle de toutes sortes de sujets ? J'avais un ami qui m'avait raconté que chez eux à table, ils disent que il parlait que de Torah. Donc un peu envieux, j'avais demandé à mon père pourquoi toi tu ne guiches pas qu'on parle que de Torah Shabbat ce jour tellement simple. Et il m'avait répondu avec cette sagesse qui était la sienne et qui tous les jours de ma vie prend un sens. Il m'avait dit "Non, mon fils, quand je suis à table avec mes enfants, un ce qui m'importe c'est ce qui les intéresse. Un c'est là qu'on échange. Quand je vous écoute, parler et quand vous abordez tous les sujets dont vous avez envie de parler, bien c'est là qu'on échange véritablement." Voilà ce que c'est le shabbat, mes chers amis. Le shabbat, c'est quand tout s'arrête et que on est dans une nouvelle dimension, une nouvelle existence. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ? Tout ce qu'on a créé prend véritablement son sens. On est obligé d'arrêter de créer pour créer les pour que les créations soit création. On est obligé d'arrêter de créer pour que l'existence devienne une réalité. Voilà ce que c'est to. Voilà ce que c'est to. Voilà pourquoi la menoura, elle s'appelle AVA, l'amour. Parce que je pense aux autres. Parce que le créateur bah il a un objectif, il y a que ça qui l'intéresse. Pourquoi ? D'avaer les autres la générosité. Moi j'en retire rien mais c'est pour l'autre. C'est important. Lorsque on cuisine la veille du shabbat là je m'adresse à tous ceux et surtout celles qui cuisinent. Ben elle cuisine pas pour elle, elle cuisine pour les autres. Et combien de fois dans chaque famille il y a eu des invités surprises et il y avait toujours assez hein ? Parce que on est dans la nédau shabbat. émettent la réalité parce que shabbat on fait pas de projet parce que shabbat on n'est pas dans ce qui nous concerne dans la vie j'ai envie de dire active mais en fait la vie éphémère non on est au contraire dans un moment d'éternité où ce qui a existé existe parce que justement hein ce n'est plus le moment de les créer etuna la foi. vrai en s'arrêtant de travail, on peut se demander mais on va manger quoi demain ? Mais on a on a confiance en Dieu et puis shalom shalom justement c'est c'est l'objectif de cette proximité. Alors va vetard on est dans la sérénité et on est dans la tranquillité. La Gamara dit que les couples sont censés se retrouver le shabbat parce que le shabbat, on n' pas besoin de penser au lendemain. On est dans un moment où on est déconnecté de tout le reste. On est dans la vraie vie, dans la réalité, donc dans le vrai échange. Voilà pourquoi lorsqu'on se croise, on se souhaite shabbat shalom. Parce que shabbat, on peut échanger d'une façon unique. Et je voulais expliquer que c'est ça, c'est ça effire, c'est ça le contraire. C'estàd que ce qui disparaît, j'ai envie de dire ce qui s'autodétruit, c'est ce qui n'était pas fait pour durer. Donc on doit pas être inquiet, mes chers amis. Dans la vie, tout ce qui ne doit pas exister finira par s'autodétruire. À moins que nous soyons capables de proposer au monde une autre réalité. Une réalité qui s'appelle T. Shabbat, c'est une autre réalité. Et je terminerai par une dernière anecdote que j'ai raconté peut-être souvent. Vous l'avez peut-être déjà entendu ceux qui me ceux qui m'ont déjà écouté, mais elle est trop belle. Elle est trop belle. Elle m'est arrivée il y a quelques années, un vendredi très tout près tout près de l'entrée de shabbat. On était à la montagne dans une station et puis il y avait une dame, la femme d'un rave et des israéliennes et elle avait eu un problème de santé et on avait appelé une ambulance. c'est l'ambulance l'avait euh euh l'avait conduite euh euh au centre médical qui couvrait un peu toute la région. Je crois que c'était à Bourse Saint-Mait si je me trompe pas. Et on était évidemment très angoissé de pouvoir rentrer avant shabbat. On avait plus d'une demi-heure de route et on avait demandé est-ce que c'est possible de de patients priorité et cetera pour que cette fin puisse être libérée avant l'entrée suffisamment tôt pour qu'on puisse rentrer avant. Bref, et on avait débarqué dans ce centre médical qui était relativement calme avec le rave, son épouse et puis il y avait deux personnes qui les accompagnait donc avec un look un petit peu spécial par rapport à ces régions de la France profonde, des gens qui parlaient pas français, j'étais le seul et puis on avait guéri toute la queue avec l'autorisation des médecins évidemment. Bref, et puis grâce à Dieu, on a été libéré vraiment à la dernière minute pour pouvoir rentrer avant shabbat. Je vais à la réception, à l'accueil pour régler ce qu'il fallait régler. Et puis là, je suis accueilli par une dame qui me qui s'adresse à moi de façon un petit peu antipathique. Elle me dit "Franchement, les gens n'ont pas du tout apprécié que vous passiez devant tout le monde et cetera." Bon bref. Et moi évidemment, j'étais très embêté d'avoir fait du Rouashem. Alors, j'essaie de rattraper le tir et je lui dis "Vous savez madame, on est vraiment désolé mais on avait demandé l'autorisation parce que euh notre shabbat rentre dans quelques instants et on doit être rentré à temps sinon on peut pas circuler. On aurait obligé de passer shabbat ici. Euh et elle me dit "Ah non, surtout pas euh impossible 24 heures ici c'est pas possible." Bref, et puis elle a ce mot qui me qui me pique au vif comme on dit. et me dit "Ben en tout cas, votre religion, elle est très dure hein. Chez nous, c'est pas comme ça." Et je me dis je peux pas peux pas partir comme ça. Alors je lui dit, c'est vrai, vous avez raison, notre religion est un peu rigoureuse mais vous savez les conséquences c'est que dans notre religion, nous avons un jour par semaine dans lequel nous nous retrouvons sans télé, sans téléphone, sans aucune aucune le mot méchant. Bref, et on est entre nous. Et là, son visage change. Elle me dit quoi ? 24 heures par semaine sans téléphone ? Elle me dit mais elle est extraordinaire votre religion. Chez nous, c'est pas comme ça. Et j'étais content et je pouvais repartir vers mon shabbat. Et là, j'ai compris qu'en fait un si on est capable, si on a le mérite de bien le vivre, il est un repère, un repère pour l'humanité toute entière. Il est l'indice qui donne à l'existence sa véritable dimension alors que c'est le seul jour de la semaine dans lequel on peut rien créer. C'est ce paradoxe qui s'appelle Eher qui a été négatif à certains moments de l'histoire comme Sédom par exemple et positif à d'autres comme l'histoire de Elazar Bend Dourdaya ou l'histoire de Ninve et surtout l'histoire de chacun d'entre nous en tous les shabbats au moins une fois par semaine. Voilà pourquoi un jeu considère le shabbat comme un magnifique cadeau. Voilà pourquoi si le shabbat c'est le jour de la générosité on peut pas se permettre de le garder co pour nous. Voilà pourquoi une initiative aussi belle que le shabbat mondial. Et bien on a la responsabilité chacun avec notre nos possibilités, chacun à notre mesure de le partager avec les autres. On doit tout faire mes chers amis pour que ceux qui n'ont pas encore découvert Shabbat puissent le découvrir. Et oui, c'est pas facile d'aller vers les autres et de au risque de paraître un gare de leur dire viens faire shabbat ou bien accepte ce présent puisque cette année évidemment les conditions sont un petit peu particulières et donc on est dans le c'est la mode du pack shabbat. Enfin, en ce qui me concerne, je suis carrément en en en comment on dit en 14zaine puisque je suis revenu de France avec ma famille et nous sommes donc en bidou. On est on est à l'isolement donc on pourra pas communiquer avec les autres mais à travers peut-être des messages de la façon dont vous pouvez. On doit on se doit de partager ce magnifique cadeau qui s'appelle le shabbat. On se doit, on peut en tout cas rêver un jour que l'humanité toute entière comprenne le sens de cette phrase magique magnifique dont on use et on abuse he qui est celle de Shabbat. Shalom. C'est ce que je vous souhaite. Mais félicitations à tous les organisateurs du shabbat mondial et à tous ceux qui y participent. Et je suis heureux d'avance pour tous ceux qui grâce à nous vont découvrir ce que c'est que le shabbat. Ils n'en sont pas encore conscients, mais ce sera sans doute le plus beau cadeau qu'ils recevront de toute leur vie. Je les en félicite d'avance et à vous tous, je vous dis avec quelques heures d'avance. Shab shalom et merci de votre attention.