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Faut-il détruire pour construire - Rav Elie Lemmel

Faut-il détruire pour construire - Rav Elie Lemmel

Rav Elie Lemmel ·

Moussar
Vitesse :

Et si comprendre les causes d'un échec était indispensable pour envisager un nouveau départ ? Pourquoi certaines situations semblent-elles nécessiter une rupture avant qu'un nouveau départ soit possible ? Peut-on reconstruire sans comprendre ce qui a conduit à la destruction ? Pourquoi une société finit-elle par se détruire ? Que faut-il comprendre avant de reconstruire ? Quel rôle jouent nos comportements, nos paroles et notre responsabilité dans ce que nous construisons ? Une réflexion philosophique et spirituelle sur l'échec, le changement, la reconstruction, le langage et la responsabilité humaine. UNE RÉFLEXION SUR NOTRE MANIÈRE DE CONSTRUIRE Cette conférence examine les rapports entre destruction et construction, entre comportements individuels et conséquences collectives, entre langage et organisation humaine. Elle invite à réfléchir aux conditions qui permettent à une société de tenir, aux raisons qui peuvent conduire à sa disparition et à ce que signifie véritablement recommencer. Cette conférence met en perspective des questions universelles : l'échec, le changement, la responsabilité, les relations humaines et les limites de nos constructions. Une conférence pour celles et ceux qui s'intéressent à la philosophie de vie, au développement personnel, à la sagesse juive et aux grandes questions de l'existence.

Extrait du cours

Le thème qu'on va aborder cette semaine a été intitulé "Doit-on détruire pour construire Alors évidemment le thème prend sa source à l'intérieur donc du texte de la parachat parachat noire avec donc un événement que l'on va retrouver d'ailleurs relaté dans bon nombre d'univers qui est cette fameuse histoire du déluge. Alors on va pas rentrer dans l'histoire du déluge, comment ça s'est passé, de quelle manière ça se passe. D'ailleurs, il y a plusieurs versions. Certains pensent que ce ne sont que les contrées habités qui ont été submergés par les eaux.

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Le thème qu'on va aborder cette semaine a été intitulé "Doit-on détruire pour construire Alors évidemment le thème prend sa source à l'intérieur donc du texte de la parachat parachat noire avec donc un événement que l'on va retrouver d'ailleurs relaté dans bon nombre d'univers qui est cette fameuse histoire du déluge. Alors on va pas rentrer dans l'histoire du déluge, comment ça s'est passé, de quelle manière ça se passe. D'ailleurs, il y a plusieurs versions. Certains pensent que ce ne sont que les contrées habités qui ont été submergés par les eaux.

En tout état de cause, ce qui est important de voir, c'est qu'est-ce que c'est cette histoire ? Pourquoi la Torah a-telle besoin de ne la relater ? Puisque la question qui se pose systématiquement lorsque l'on lit le texte, c'est de comprendre pourquoi a-t-il besoin de nous relater certains événements. À la limite, la Torah n'est pas un vie d'histoire.

Donc le déluge, pourquoi j'aurais besoin de savoir qu'il a eu lieu ? Qu'est-ce qu'il est en train de nous dire à nous et à nous apprendre ? Qu'est-ce qu'il était censé apprendre au peuple d'Israël tout au long de son histoire ? Et c'est sur ça qu'on va essayer donc de s'arrêter un instant avec une humanité qui redémarre sur quelque chose qui est une destruction mais qui elle-même prend sa source dans quelque chose qui est assez curieux.

On va reprendre donc le texte de la semaine dernière et on va essayer de voir qu'est-ce qui a précédé cette destruction. Euh qu'est-ce qui fait que à un moment il va y avoir donc une destruction ? Et le verset est quand même assez curieux. Le texte nous ditem Dieu littéralement regrette regrette d'avoir fait l'humain alar sur la terre et il dit la chose suivante que toutes ces pensées ces mouvements racra ne sont que dans le mal de manière constante.

Et à ce moment-là, il dit bien il va falloir que tout ça s'arrête. C'est curieux parce que cette idée du regret de Dieu, ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire que Dieu regrette ? Et à partir de ce regret, il dit "Et bien, ça ne va plus, il va falloir qu'on recommence tout.

Et quel est l'espoir que tu as que la suite se passe mieux ?" C'est-à-dire si tu avais en effet créé un monde d'extrater et que en effet ça va pas, alors tu dis bon ben ce modèle ne convient pas, on va construire un autre modèle. Mais là on est face à une humanité qui en effet dysfonctionne. Il y a ce qui est très curieux à comprendre ce regret de Dieu. Et il dit bien maintenant on va on va recommencer l'histoire mais avec quoi ?

avec avec toujours l'humain se reste à dire que l'humanité ne peut exister que dans la mesure où on a fait d'abord le constat de celle qui devait disparaître. Est-ce que c'est comme ça que l'histoire doit se passer ? Est-ce que au fond c'est la conscience que l'on a d'un échec qui permet de construire quelque chose de totalement pérenne et de différent ? C'est un petit peu ça ce qui est posé ici par ce texte.

Mais si c'est ça, c'est dramatique parce que si on ramène ça à notre échelle, ça reviendrait à dire que sans quelque chose qui n'a pas fonctionné, on ne peut pas créer quelque chose. Donc la souffrance de l'échec devrait être au rendez-vous de notre vie pour pouvoir construire quelque chose dans un second temps. C'est quand même assez curieux. Or, c'est ce que le texte nous dit.

Donc, on va essayer de comprendre au fond qu'est-ce que on est en train réellement de nous raconter. On reprend un petit peu le cadre. Vous savez que la semaine dernière, on a lu donc la première parachat, donc le premier texte du livre de Berchit. Et sans vous en rendre compte, juste en le lisant, vous avez passé quasiment 1000 ans d'histoire.

C'est très curieux. C'est-à-dire qu'on est là, on raconte une histoire mais on ne réalise pas au combien et bien il y a il y a quasiment 1000 ans qui passent. C'est c'est assez surprenant. Alors qu'au passage le 5e livre de la Torah, le 5e et bien la totalité du 5e c'est elle sur une période d'un mois, c'est-à-dire c'est tout ce qui se passe en un mois.

Et le premier c'est quasiment sur 1000 ans. Le second c'est sur beaucoup moins. C'est sur l'exil d'Égypte donc 210 ans et au fur et à mesure ça ça s'amenuis. Donc au fond, il y a une première partie de l'histoire dans lequel on sait pas vraiment ce qui se passe.

Ce qui est sûr, c'est que c'est une histoire qui se passe avec une humanité, j'ai presque envie de dire, livrée à elle-même d'un monde dans lequel et bien on n' pas encore posé de règles, on n pas encore posé de fondamentaux. Il y a une conscience de l'existence mais à un moment celle-ci et bien n'amène pas à grand-chose. Et ce qui est intéressant de voir c'est que vers où cette humanité va et vers où l'échec va vers l'immoralité, vers tout ce qui a trait une sexualité débridée et sans limite. Et c'est très curieux parce que on est en train au fond de nous décrire un monde dans lequel l'être humain va fonctionner de la manière dont il le comprend.

Et la Torah nous dit que à partir de là et bien il va se retrouver dans quelque chose qui symbolise le désir de jouissance constant. Quand on parle d'immoralité ici, c'est pas nécessairement du viol dont on parle. On parle d'un monde dans lequel la question du sens n'est pas présente. Et donc à partir de cela, on fonctionne et puis au bout d'un moment, on se tourne à quelque chose qui qui procure du plaisir et puis c'est ça qui va devenir le centre de notre vie.

Au fond, l'humanité prédéluge, c'est un monde dans lequel l'individu vit l'expérience du plaisir sous toutes ses formes et quelque part s'engourit. Et à partir de là, c'est intéressant parce que le texte nous dit Beschagam houar. Le terme de Beschagam est très curieux. Shagam, en vérité, c'est la même lettre que le mot gchem.

Gchem, c'est la gâchia, c'est-à-dire que la chair n'est vu qu'à travers sa dimension complètement matérielle. Elle n'est pas vécue comme étant le support de quelque chose d'autre. Et à partir de là, et bien intéressant de voir que la valeur numérique du mot Bhagam, c'est la même valeur numérique que le mot Moché Moïse pour montrer que justement tout l'enjeu fait de passer d'un monde dans lequel la matérialité, la chair n'est là que pour pour vivre l'expérience de ce qu'elle est par rapport à un monde dans lequel cette même chair, cette même corporalité et bien ne sera que le support à quelque chose d'autre. Ça c'est un petit peu le point de départ.

Au fond, la Torah ici n'est pas en train de nous dire qu'il faut détruire pour construire, mais la Torah est en train de nous ouvrir un constat qui est ce que représente un univers vous avez soit la notion du Gem, c'est-à-dire la dimension de la matérialité en tant que telle qui représente une valeur en tant que telle. et un monde dans lequel elle n'est qu'un support. On ne détruit pas mais les choses se détruisent. Ça veut dire quoi ?

Qu'elles se détruisent ? C'est-à-dire que puisque au fond elles ne remplissent pas la fonction qui peuvent être la leure, alors elles n'ont plus leur raison d'être. C'est un petit peu comme si demain vous avez un élément dont vous pouvez plus vous servir. Ben quelque part, il a plus sa raison Détruire pour construire, c'est d'abord détruire à l'intérieur de nous ce qui va nous empêcher de construire, c'est-à-dire un univers dans lequel le matériel deviendrait sa propre finalité.

Et maintenant, on va rentrer un petit peu plus dans l'histoire du déluge. Qu'est-ce qui se passe au fond ? Le texte nous dit que Dieu dit Dieu décide de faire disparaître dans ce déluge. Pourquoi ?

Car toute chair s'est dévoyée sur terre. Est-ce que c'est une sanction ? C'est pas une sanction puisque le verset va nous dire vaashemokim dieu haschem Elokim c'est-à-dire d'un dieu dans lequel la notion de rigueur est présente mais aussi la notion de compassion de rachaim et de miséricorde. Donc on a absolument pas ici face à la dimension divine du digne de la rigueur du jugement qui est là et qui est en train de dire mais que se passe-t-il sanction ?

pas du tout. Il faut ôter de notre esprit l'idée que la destruction du déluge serait une forme de de sanction par rapport à la société du tout. Et le verset nous le dit clairement. kiff Dieu dit KS Kolbassar bat leil littéralement la fin de toute chair bat le fanail est venue à moi.

C'est-à-dire comme si Dieu était en train de dire il y a quelque chose qui s'est imposé il y a quelque chose dont je fais le constat. Il y a quelque chose qui se propose à moi. Bas le fc. Les choses se sont posées devant moi.

En vérité la terre s'est autodétruite. KS colbass le KS c'est la fin mais c'est la finalité. La finalité de ce monde qui ne voit en lui que sa dimension matériel se propose à moi, c'est-à-dire est en train de dire ça ne sert strictement à rien. Puisque ça ne sert à rien, alors ça va Pourquoi ?

Parce que la partie essentielle n'étant pas présente, à quoi bon ? à ce que les choses restent puisque l'humain a la capacité de s'interroger comme va le faire Abraham sur le sens sur la responsabilité sur ce que veut dire véritablement vivre et que cette dimension là n'a pas été du tout développée. Bien c'est comme la voiture qui dit "Ben écoute, il veut absolument pas faire quoi que ce soit avec moi. il veut pas m'amener vers quelque part, ça s'arrête.

C'est comme un couple dans lequel l'un des deux conjoint dirait "Mais l'idée même de péréniser notre histoire à travers un enfant, non, c'est pas pour ça. On est de factor, il y a plus rien, quoi. Est-ce que le désir de ce que représente le couple est présent chez nous ou pas ? Après, est-ce que les choses peuvent arriver sur une autre histoire ?

Après, il y a des choses qui nous éteint. qui qui nous échappe que l'on ne maîtrise pas comme une forme d'autodestruction que bat le pourquoi car la terre est remplie de on va essayer de comprendre ce que ça veut direonitam et maintenant il va y avoir une action dynamique de disparition qui va se mettre en place mais qui n'est au fond que l'expression technique de quelque chose qui s'est autodétruit. Comme si au fond la structure du monde a disparu, il ne s'agit plus que de la faire tomber. Mais il n'y a plus rien qui justifie l'univers.

Il n'y a plus rien qui justifie la présence de l'humain dans ce qu'il est. Donc il va y avoir un acte et c'est intéressant de voir pourquoi ça va passer à travers l'eau qui ramas car la terre est remplie de c'est intéressant parce que d'abord on nous parle de hashrata hashrata c'est le moment dans lequel il y a eu cette perversion qui se passe au niveau sexuel dans tous les univers. C'est-à-dire on dit même le monde animal traduction. L'autre n'est que le support à une possibilité de plaisir.

Qu'il y a même pas cette notion de reproduction qu'on dit que les animaux s'accouplent interespèce. Je sais pas comment techniquement ça peut se passer mais ça veut dire que intéressèce c'est sûr que ça peut plus donner une suite parce que ça peut donner c'est quelque chose qu'on appellera de la sexualité. En tout cas quelque chose qui qui procure une forme de plaisir. Mais ça s'arrête là.

C'est ça l'état d'esprit du monde. Donc il y a ça. Donc ça veut dire que un moment l'élément qui peut créer du sens a totalement disparu. Et au-delà de ça, il y a du ramas, c'està-dire il y a de la violence.

Il y a la violence. Et cette violence au fond, c'est quoi ? C'est un monde dans lequel potentiellement l'autre peut disparaître s'il se refuse être source de ce que j'attends de lui. D'où l'idée et le concept du viol puisque moment du viol, tu fais disparaître l'autre puisqu'il n'est que ressource.

Il n'existe plus en tant que tel. Il n'est que ressources. Donc au fond, tu fais disparaître son identité puisque tu le réduis à une ressource. Et donc à partir de cela, en effet, l'univers s'arrête.

Et là, cette destruction qui a été générée par l'humain et bien va ouvrir à la possibilité de reprendre les mêmes mais d'imaginer autre chose. Et ce qui est très intéressant, c'est quoi ? c'est de voir que quand Noé va se retrouver sur l'arche, et bien il va y avoir un interdit qui va concerner tous ceux qui sont sur l'arche, c'est d'avoir des relations sexuelles. Pourtant Noé avec son épouse, enfin voilà, les la vache et le taureau sont d'un côté, le lion et la lion.

Donc voilà, chacun est dans son lieu. Donc quelque part, comme si pendant cette période là, il fallait comprendre ce qui était à la source de cette destruction dont il font le constat. Et sur cette arche, on va justement réinstaller ce qui va permettre à l'humanité de se construire avec des individus qui sont du même principe mais avec quelque chose qu'on leur appelle. Quelle est cette chose ?

Alors quand vous regardez l'arche, la Torah va vous donner les dimensions, ce qui est au passage problématique si vous réfléchissez parce que si vous les retraduisez dans le monde du métrage, ça vous fait un bateau de 150 m de long sur 25 m de large et sur 15 m de haut. y mettre la totalité du bestiaire de l'humanité est légèrement complexe. Donc déjà ce texte en tant que tel nous renvoie l'idée qu'il y a quelque chose qui est du domaine du miracle, c'est sûr. Mais surtout ce qui est intéressant c'est les dimensions.

Pourquoi on a besoin de me donner les dimensions ? Pour le scénario du film, les aventuriers de l'arche perdu. Pourquoi j'ai besoin de connaître les dimensions de l'arche ? qu'on me donne les dimensions du temple, du sanctuaire, de tout ça pour savoir comment on va le construire.

J'entends mais on m'a pas demandé de refaire l'archant 3D enfin c'est schloch tramishim ou schloschim 300/ 50/ 30 en amot une amasse entre 50 à 60 cm et vont faire remarquer remarquer les maîtres de la tradition mystique que ces mensurations ont leur correspondance au niveau de l'alphabet hébraïque. puisque chaque lettre a une valeur numérique. Donc on va prendre les valeurs numérique qui constituent ces trois lettres. Donc on a le 300, la lettre qui vaut 300 puisque vous savez qu'en hébreu, vous avez d'abord les lettres de alf à tête, c'est 1 à 9.

Après de you atsad c'est 10 à 90 et puis après couf rche shin tav couf 100 rche 200 chin 300 taf 400 d'accord donc la lettre valeur numérique 300 c'est le chin d'accord lettre valeur numérique 50 c'est la lettre noun la lettre valeur numérique 30 c'est la lettre lamed vous allez prendre ces trois lettres lettres et avec ces trois lettres vous faites un mot et c'est le mot lachonne le langage lamed shin noun lamed 300 shin 300 noun 50 le langage de manière cachée si on

peut le dire comme ça ou allusive le texte est entré en te donnant Les mensurations de l'arche te renvoie à ce qui va être le prélude d'une construction. Et au passage, comment s'appelle l'arche ? Normalement, vous savez que un bateau en hébreu, c'est un nom, c'est Spina. Spina, spina, c'est un bateau.

Or là, cette arche n'est pas appelée spina, elle est appelée Tva. Une lettre, un mot. T votes, les lettres avec lesquelles vous faites les mots, avec lesquelles vous construisez le langage. Intéressant de voir que le nom qui est donné à l'arche signifie la matière première qui te permet de construire le langage qui lui-même correspond aux mensurations de l'arche sur laquelle le texte nous dit soar ta ass la teva tu feras au-dessus de l'arche tsorar et tsorar 19 c'est une forme d'ouverture mais qui en vérité est une forme de pierre précieuse étincelante qui illumine l'intérieur de l'arche qui est comme vous le doutez vous en doutez complètement fermé.

C'est-à-dire que il y a quelque chose qui illumine l'intériorité de l'être dès lors qu'il comprend que sa singularité réside dans la capacité d'avoir un langage qui l'amène à pouvoir dire les choses et donc chercher à les comprendre. Parce que quand vous dites les choses, vous cherchez à comprendre ce qu'elles veulent dire. La plupart du temps, je suis pas spécialiste et zéologiste, mais j'ai pas l'impression que les animaux utilisent un langage pour développer des mots qui eux-mêmes les renvoient à des concepts. Il me semble du peu que je connaisse que l'animal utilise un langage qui lui est nécessaire pour survivre, pour fonctionner en groupe, pour appeler à l'aide, pour demander de la nourriture, pour indiquer quelque chose.

Mais c'est là où ça s'arrête. Au fond, si l'on ne détruit pas ce que représente la société du déluge, c'est-à-dire cette dimension de matérialité qui serait sa propre finalité, alors on ne peut pas faire émerger ce qui permet de construire l'histoire qui passe à travers le langage qui est le seul élément qui te permet de t'interroger sur cette matéri réalité qui est la tienne et de savoir ce que tu vas en faire. Pourquoi j'ai des pulsions ? Pourquoi j'ai un désir ?

Qu'est-ce que représente une femme ? Qu'est-ce que représente un homme ? Qu'est-ce que veut dire l'argent ? Qu'est-ce que veut dire l'objet ?

à partir du moment où tu le où tu l'exprimes. Donc tu en fais un élément qui fait partie de toi mais que tu mets face à toi. Quand tu dis les choses, à ce moment-là, tu peux te confronter à elle. Et vous savez que c'est pas inintéressant de voir que la prière qui est un lieu dans lequel on parle, nos maîtres nous recommandent, si l'on peut de réussir à entendre les mots que l'on prononce, de la chuchoter, de la murmurer, c'est-à-dire d'être à l'écoute du mot pour essayer de s'interroger.

Mais qu'est-ce que je suis en train de demander ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça représente ? Ça c'est en effet ce qui va être le prélude de ce qui va permettre de construire.

OK, très bien. Ça c'est le point de départ qui va passer donc à travers ce déluge. Déluge qui est un déluge d'eau. Intéressant.

Pourquoi à travers l'eau ? Pourquoi l'humanité est submergée par l'eau ? Parce qu'il faut que les choses disparaissent. Il faut que les choses ne soient plus du tout là.

Mais on va les retrouver parce que l'humain tu vas le retrouver après. Mais à un moment il y a des choses que l'on doit décider de faire totalement Soit c'est un monde dans lequel le mot n'est pas présent. Donc on est dans cette matérialité charnelle qui représente son propre but ou non, c'est l'un ou l'autre. Et quand on dit que Bechagam, c'est la même valeur numérique que Mché, c'est pour nous rappeler quelque chose, c'est que Moché lui sort d'où ?

de l'eau. Pourquoi Moïse s'appelle Moïse ? Car on le sort de l'eau. Quel est le rapport ?

C'est que l'eau au fond symbolise une matérialité à laquelle tu peux donner une forme. L'eau n'a aucune forme. Aucune. Elle a la forme du cadre dans laquelle tu la mets.

L'eau prend la forme du contenant dans laquelle elle se trouve. Donc c'est le monde de la matière qui est là mais à qui je peux donner une forme, c'est-à-dire que je peux utiliser pour accéder à quelque chose, pour en faire quelque chose. Donc cette dimension charnelle, physique, corporelle, tout ce qui a trait au monde de la matérialité qui est là et bien je peux lui donner une forme, c'est-à-dire c'est à moi de l'organiser, de lui donner une direction, d'en faire quelque chose. Et ça c'est ce que Moché va faire à travers le monde des mitvot qui se joue dans le monde de la matière qui va te dire ta matérialité va amener quelque chose.

Tu la mets dans un cadre, tu en fais quelque chose, tu lui donnes une forme. Et donc à ce momentl les choses ne sont plus du tout les mêmes. l'eau donc qui est l'élément qui va recouvrir les civilisations ou les lieux habités ou ce que vous voulez et là pour nous dire mais tout l'enjeu ça va être justement de comprendre que cette matérialité sous laquelle a disparu le matériel qui n'a pas sa raison d'être parce qu'il est devenu sa propre finalité tu peux en vérité en faire quelque chose en deux mots Ne t'imagine pas que la civilisation post déluge sera une civilisation dans lesquelles l'être ne sera qu'un individu totalement spirituel. Pas du tout.

Il va se réinscrire dans la réalité de la matérialité. Mais le bchagam c'est moché. C'est en inscrivant des cadres, en créant et en faisant quelque chose de cette dimension. Comme cette première partie fait partie de nous-même.

Pardonnez-moi de dire comme ça, c'est que cette première dimension physique charnelle fait partie de nous. Il va falloir donc la faire disparaître tout en la gardant. Elle occupe notre vie quand ? jusqu'à l'âge de 12 13 ans de la barouatmissa dans laquelle vous savez la Torah ne vous oblige pas à accomplir les commandements dans laquelle on se vit dans la relation à l'instantanéité dans laquelle ce qui est le plus important c'est de nourrir son appétit basique.

Mais ce qui est intéressant, c'est que jus jusqu'à cet âge là, tout ce qui attrait l'univers de la sexualité n'est pas encore présent. Peut être pour ceux qui sont un peu plus précoce, mais de manière générale, c'est pas là. Ça veut dire que l'expérience du charnel va passer à travers la consommation du bonbon, des frites, de de l'instantané, du plaisir, du jeu, enfin de toutes ces chosesl d'accord, qui nourrissent profondément l'enfant. au moment où arrive ce qui pourrait être la continuité de ça puisque ça y

est maintenant il y a une dimension beaucoup plus puissante qui émerge et qu'on retrouve au moment du déluge et qui peut être presque envie de dire sans fin à ce moment-là arrive justement moché arrive le monde des mitvot arrive à ce moment-là l'univers dans lequel on va te dire évidemment cette première partie devait être chez toi et maintenant elle va disparaître au moment où apparaît celle qui est beaucoup plus puissante parce que celle qui arrive tu vas l'inscrire dans un cadre le cadre de la retenue

le cadre de l'exigence par rapport à toi-même le cadre non pas de la disparition de la sublim imation mais le cadre dans lequel tu vas comprendre qu'il y a quelque chose d'autre à construire pour l'instant pour pouvoir par la suite réintégrer cette dimension et créer une histoire.

C'est-à-dire tu fabriques le monde intérieur qui te permettra de réintégrer cette dimension et d'en faire quelque chose que l'on appelle mikdat. un sanctuaire, c'est-à-dire un famille, une famille, un lieu dans lequel la totalité de toute la corporalité, de toute la dimension physique va être présente. Ça c'est ce qui se joue dans ce que représente au fond déluge, au-delà de la réalité du déluge telle qui se passe. Ce qui est très intéressant, c'est de voir que tout de suite après le déluge, l'arche se pose.

Ça y est, on va redémarrer l'histoire. à ce moment-là, et bien l'humanité reprend. L'humanité reprend. Il va y avoir un événement tragique avec noir qui va planter une vigne qui va s'enivrer et suivant les versions va être castré par un de ses enfants au moment où il est endormi sous l'effet de l'alcool.

La Tor joue son contre son camp. Qu'est-ce que tu me raconter une histoire pareille ? C'est pas au bénéfice de ceux qui sont censés être le personne de l'humanité. On se tire une balle dans les pieds, on les fou quoi.

Aprè ça, je vous constaterez que la Torah s'étouf un usag propre parce que toutes les erreurs que ceux qui sont nos références ont pu faire, elles sont marquées clairement. Clairement, sans aucune ambiguité. Qu'est-ce que le texte est en train de nous dire ? Le texte commence par le verset verset dit et Noir devint is adama un homme de la terre.

On aurait dit aujourd'hui un cultivateur éventuellement vaitarem et il plante un vignoble et il boit de sans vin il s'enivre et il se dénude et se retrouve endormi dénudé. Et là, nous avons ces trois fils qui le voient, deux qui se le recouvrent en cherchant ne pas voir sa nudité et le troisième qui au contraire le contemple et va le castrer. Qu'est-ce qui se passe dans cette histoire ? Qu'est-ce que la Torelle est en train de raconter ?

On sort du déluge et on se retrouve dans une histoire plutôt sordible, légèrement complexe. Le texte est en train de nous dire que vaal Rachine nous dit c'est quoi ce terme vaural ? Rachine dit le terme de vailleural vient de la racine rouline. Rouline c'est se profanet en coan et se profane en plant un vignoble.

vignoble avec lequel vous faites du vin, avec lequel vous faites le kidou, vous sanctifiez la fête, vous sanctifiez le shabbat avec du vin. Rachid donne une explication qui est saisissante. Il dit c'est une mauvaise gestion des priorités. Il aurait dû commencer à planter du blé.

Qu'est-ce qu'on me raconte ? C'est qu'est-ce qu'on est en train de nous dire là ? Lorsque la Torah nous parle de la faute de Adam, on nous parle de ce fameux arbre. Le Talmud se pose la question de savoir c'était quoi l'arbre.

Il y a plusieurs versions. Une des versions, c'est que là, vous savez, c'était quoi ? C'était du blé. Faut comprendre en quoi un arbre du blé, mais c'est encore un autre sujet.

Ce qui est sûr, c'est queon nous dit, tu sais, l'arbre de la connaissance du bien et du mal, c'est quoi ? C'est du blé. OK. Pourquoi ilmara ?

Parce que l'enfant commence à parler lorsqu'il est à l'âge où on commence à commencer à à consommer des céréales. Super, heureux de la prendre. Et donc et donc c'est pour ça qu'on appelle ça l'arbre de la connaissance du bien et du mal. En vérité, qu'est-ce que le texte est en train de nous dire ?

c'est que tout l'enjeu du bien et du mal va se situer dans le rapport au langage. C'est-à-dire que l'enjeu maintenant, ça va être de nouveau la parole, le Or la vigne quand tu en bois, c'est celle qui fait que tu n'es plus dans la maîtrise de ton langage. Parce que quand tu es ivre, ce qui t'identifie, c'est l'incapacité d'être dans la Un ivrogne, on le découvre non pas au fait qu'il soit titubant ou chancelant, mais au moment où il dit "Les mots ne sont pas les mêmes, il n'en a pas la maîtrise." L'humanité recommence et Noir plante une vigne. C'est-à-dire que Noir oublie que l'enjeu va être de nouveau de repenser le rapport au langage.

Et quelque part, qu'est-ce qui se passe ? Lorsqu'un de ses fils le castre, il révèle qu'en vérité une humanité de ce type ne peut pas continuer. Il y a plus de devenir. Et celui qui le castre s'inscrit parfaitement dans ce désir et dans cette vision.

Il s'appelle Ram qui au niveau de sa symbolique nous renvoie à la chaleur. La chaleur, c'est-à-dire tout ce qui est la partie chaude de l'individu. Mais quand vous prenez le mot et vous le mettez à l'envers, vous avez le mot moir qui veut dire l'intellect. Lorsque je mets de côté l'intellect, que c'est cette partie pulsion qui est là, alors il y a plus de futur.

Je castre, j'arrête tout, je retombe dans le même échec. Les deux autres fils recouvrent recouvrent cette nudité pour dire ça ce n'est pas ce que nous voulons parce que au fond cette nudité représente à nouveau la chair pour elle-même. L'humanité redémarre, elle recommence. Et c'est intéressant de voir que les deux fils qui le recouvrent, l'un s'appelle Chem et l'autre s'appelle Yafet.

Chem, c'est les mêmes lettres que le mot cham. Cham, ça veut dire là-bas, il y a un objectif à atteindre. Chem, j'ai un nom, j'ai une singularité donc j'ai une responsabilité parce que la singularité de l'animal, elle n'existe pas. La singularité de celui qui n'existe qu'à travers sa pulsion n'existe pas puisqu'elle est la même que la celle de l'autre, de moi, de lui.

Par contre, quand tu as ton chem, tu as ta singularité, tu as ton chambre, tu as ton objectif. Il y a fait la beauté. La beauté c'est la capacité de travailler et d'utiliser le monde pour l'améliorer, pour en faire quelque chose de mieux. C'est eux qui recouvrent la nudité.

L'humanité peut recommencer. Et c'est intéressant de voir que si la Torah nous relate ça, c'est pour bien montrer au combien c'est cette dimension que nous devons détruire pour construire. Mais comme je vous le rappelle, on détruit sans faire disparaître. On détruit ce qui est devenu sa propre finalité, mais on garde le matériau dans un monde dans lequel on pense que c'est en faisant disparaître seulement et en mettant de côté totalement cette dimension qu'on pourrait s'élever comme on peut le voir parfois dans d'autres spiritualités.

La Torah te dit pas du tout, absolument pas. Maintenant ça va redémarrer avec un noir recouvert par celui qui dit chem cham il y a une singularité il y a un objectif il a fait j'améliore je transforme je rend beau le monde face à celui qui dit non c'est très bien j'arrête le monde. Les choses s'arrêtent je vais le dire même si ça peut choquer et certains vont avoir peut-être une lecture inappropriée. Certains disent qu'il a une relation homosexuelle avec son père.

Ça veut dire quoi ? Parce que quelle que soit la vision qu'on a de l'homosexualité, c'est pas le sujet, mais concrètement, une relation homosexuelle techniquement parlant ne peut pas faire arriver un futur. On peut l'adopter, faire ce que vous voulez. Ça c'est un deuxième problème.

Mais en tant que ce qu'elle représente dans sa dimension technique et physiologique, non ? Donc c'est de nouveau l'univers du plaisir pour lui-même de quelque chose donc qui nous inscrit dans voilà on a castré. Mais il est où le mort ? Je ne dis pas que l'homosexu n'a pas d'intellect et ne réfléchit pas et ne fait pas des choses en parce que ça je vois tout de suite ceux qui écouteront le cours et qui voudront dire ah non ça voulait dire que non.

Ici on est en train de nous montrer où est l'enjeu de cette humanité qui doit se reconstruire. Quelles sont les réflexions qu'on doit avoir dans le rapport que l'on a au monde de la matérialité et à partir de cela, comment on va pouvoir faire advenir l'histoire ? OK. Suite parce qu'il y a une suite et l'humanité avance et elle recommence.

Donc avec un monde qui a entendu cela, qui vit toujours dans le monde de la physique, du physique d'un monde qui était sur cette arche dans laquelle on a focalisé sur le la chaude, sur le langage, sur la lettre, un monde dans lequel justement là on a dit non, à ce moment-là on comprend bien que ça s'est mis de côté. Mais attention, c'est une parenthèse, c'est pas définitif. Si à l'image, vous savez du couple dans lequel pendant la période où une femme à son cycle, on réapprend à se parler parce qu'il y a quelque chose qui a été mis de côté. On réinstalle le langage si on l'a oublié et c'est fondamental.

C'est la période où justement la parole est là. Mais ce n'est qu'une parenthèse, c'est pas la disparition. L'humanité reprend. Et de nouveau, on se retrouve confronté à quelque chose.

Il y a quelque chose de passionnant qui est en train de se passer, c'est que de nouveau, ça va se jouer au niveau du La tour de papel va arrête ça faitadim. L'univers est une seule langueimadim et des parolesadim qui vient de la racinead, c'est-à-dire des mots qui en vérité sont un. Donc en deux mots, une idéologie commune à toute l'humanité. Intéressant sans vouloir jouer à la parano juive.

Quelque part quand la totalité de l'humanité a une idéologie et une seule parole concernant un seul sujet, on envoie les effets pervers. Et c'est ça qui se passe. C'est-à-dire que là maintenant, on arrive à un monde dans lequel le langag est, un monde dans lequel la réflexion est présente, un univers dans lequel il y a une élévation. On construit, on met en place des villes, on fait des choses, on élabore.

Et disent les maîtres du rare, cette fameuse tour de Babel est faite avec des briques qui elles-mêmes sont créées par l'humain. Détail a priori totalement non nécessaire. Je besoin de te dire qu'ils font les briques pour te dire qu'en vérité les briques ici ne sont pas juste des briques en morti, en arch. Mais c'est les briques du savoir et de la connaissance.

Donc d'une humanité qui utilise son intelligence non pas juste pour être tourné vers elle-même, pour améliorer son confort, mais pour comprendre. C'est génial. Mais un moment, nous allons nous faire un nom ni, nous allons construire une ville, donc un système, un lieu avec Migdal. Avec migdal, c'est une tour, quelque chose de grand.

Et Migdal vient de la racine gad. Et gadettre que le mot degel. Dégel, c'est quoi ? C'est un drapeau.

Drapeau c'est quoi ? C'est un identifiant. Donc au fond, on va créer un système qui va identifier, qui va dire qui nous sommes. C'est quoi ?

celui qui nous permettra d'aller lutter contre Dieu, c'est-à-dire d'exclure Dieu du monde de par la connaissance que nous avons et la compréhension que nous avons du comment du monde. C'est-à-dire que le langage qui révèle ici une démarche intellectuelle qui se met en place pour approfondir, pour comprendre, pour développer, va aussi se pervertir. Et Dieu dit et bien si en effet cette dimension là va pour pouvoir exclure l'idée de Dieu dans ce qu'elle est censée être, c'est-à-dire pas d'un Dieu créateur, mais d'un Dieu créant dans un objectif dans lequel vous êtes présent, bien de nous, il va falloir détruire. Il va falloir détruire.

Il va falloir détruire quoi ? L'unité. Mais c'est un drame parce qu'à ce moment-là quand même présent quelque chose d'incroyable. C'est l'unité.

Mais l'unité contre. C'est-à-dire que sans doute un des drames les plus épouvantables qui existe dans l'histoire de l'humanité c'est quand en effet était présente Varima Khadim. Il y a un concept d'unité et ce concept d'unité, c'est le même langage qui dit le même langage, c'est la capacité de s'entendre, pas juste de s'écouter, de s'entendre dans la double dimension du terme. On s'entend bien ensemble parce qu'on s'entend réellement, parce que le langage est le même, parce que les mots veulent dire la même chose.

Mais là, ça été perverti de nouveau. C'est-à-dire que cette relation au langage qui est au fond le lieu du lien entre les individus parce que le lieu du lien passe à travers un langage dans lequel tu comprends le sens du mot que je prononçais réciproquement. Et c'est ce Et c'est pour ça que quand on nous décrit dans le midrache la construction, on est en train de nous dire que quand Dieu justement est bolelle, c'est-à-dire Dieu, ben non, ça sera plus possible. Alors, je demande A, l'autre me demande me donne B.

On peut plus rien faire. Et tout le travail va être de reconstruire une forme d'unité qui sera avant tout l'absence de combat. Puisqueaujourd'hui l'unité dans le monde n'est plus un lien entre les êtres pour atteindre ensemble quelque chose, mais c'est beaucoup plus l'absence de conflit. Alors, comment on va le faire ?

Et bien lorsque le monde aura compris en quoi ce qu'il croit être une unité non est pas une parce que cette unité sera du même principe que la tour de Babel. Ça sera une unité contre quelque chose et non pas pour une histoire. Le peuple d'Israël est celui qui sera là pour rappeler à l'humanité que son unité n'est pas la pour mais là contre. C'est ce qu'on vit clairement.

C'est ce qu'on voit. Il y a quelque chose de très passionnant et en plus que ça prend sa place de plus en plus maintenant dans ces parachiot de voir au combien on est en train de dire à l'univers mais vous êtes en train de vous unir mais c'est génial il y a une parole identique il y a les mêmes mots mots et mots d'ordre mais ils sont pourquoi contre opposés avec un langage qui est là pour nous donner l'illusion que c'est pour quelqu'un d'autre.