
La femme pour faire grandir l'homme! (11/09/17 Torah 51 Leçon 62)
Le rapport homme/femme est le point favori d’attaque du Yetser. L’homme doit trouver son chemin vers lui même et vers son épouse. Il doit trouver son Derekh son chemin. Le Derekh c est le chemin entre la connaissance et le vécu, le cerveau et le cœur. On sait tout de nos jours mais pourtant, rien ne va. L’ajustement n’est pas fait. La femme est appelée Derekh: elle crée le chemin entre la connaissance et le vécu. La femme donne les repères pratiques à l’homme, qui a l’obligation de se marier contrairement à la femme. Le Yetser Ara va donc s’attaquer à ce rapport homme/femme. Il y aura toujours une montée, une descente et ainsi de suite. Le travail du couple est dans la mise à jour puisque le monde est en mouvement permanent. Parfois, cela est difficile. Le Rav illustre cela par l’exemple de la confection du pain : lorsqu’on désire faire du pain, on se procure des oeufs, de la farine, de la levure etc. Au moment où la pâte est formée, chaque ingrédient a perdu son essence. On ne retrouve ni l’ oeuf ni la farine ni la levure... Or le pain n’est toujours pas là non plus ! On se retrouve avec une pâte qui n’est pas encore du pain, qui est immangeable. Lorsqu’on souhaite passer à l’action, il y a un moment amer où on transite entre l’effort du début et le résultat. Cette période de transformation est désagréable. Ce passage là est appelé : sommeil. C est à dire qu’on perd la conscience. On a le sentiment qu’on ne vaut plus rien, qu’on n’évolue pas, qu’on donne sans recevoir. Il y a des troubles immenses dans ce passage et il faut s’armer de patience. Lorsque la femme et l’homme commence à se confondre pour former une nouvelle entité, il s’agit du même processus. Je ne suis plus la personne que j’étais, et je ne suis pas encore la personne que je souhaite être. Je change de vêtement intérieur. Cela se retrouve au sein du couple mais également chez l’adolescent ou chez le jeune adulte. Pour se révéler, Achem se cache. Achem se contracte afin que l’humain puisse le comprendre et le sentir : c’est le Tsimtsoum. Pour marcher, je dois me déséquilibrer : mettre un pied devant l’autre. La stabilité s’obtient par les moments de déséquilibre. Vivre une vie de constance est impossible : il faut apprendre à conduire dans les montagnes russes. Lorsqu’on souhaite faire Teshouva on se prépare à exister, à vivre ! Lorsque Moshé demanda à Achem son nom afin de répondre aux questions des Bnei Israël, Achem répondit : «je serai celui qui sera» c est à dire qu’on cherche le mouvement, le devenir. La Téshouva c’est ne jamais se sentir totalement abouti dans la vie. C’est être conscient du paradoxe d’avoir énormément accompli et d’avoir la sensation de toujours avoir à accomplir. Que ce soit vis à vis de soi même ou vis à vis des autres : si tu crois connaître ton conjoint, tu es dans l’erreur, etc. Apprends à te renouveler, lâcher prise. Le Am Israël a tenu au fil des époques et des pays grâce à cela ! Adieu la sédentarité ! Marie toi et évolue ! C est la raison pour laquelle la parole avec Achem est capitale : parler est synonyme de renouvellement. Parle à ta femme, parle à ton mari, à tes enfants, etc. Même si tu accèdes à un niveau de connaissance grâce à mon renouvellement, sache que cela reste une facette de lecture. La connaissance se renouvelle en permanence. A partir du moment où l’individu croit qu’il a compris, qu’il est en ascension, alors Achem lui brouille les pistes afin qu’il se perde pour se renouveler et remonter à nouveau. La vie d’un couple obéit au même schéma : on se comprend et on se comprend plus. On se rencontre, on se perd de vue, on se perd de vue et on rencontre. Si un couple stagne, c’est qu’il y a un problème de mise à jour.



