
Werenoi, RIP - Behar-Behoukotaï
Paracha
Transcription
Kind: captions Language: fr Dimanche dernier, j'ai appris à la fois la mort mais aussi l'existence de Wenois. Jérémie Bona Oona de son vrai nom était pourtant le chanteur qui a vendu le plus de disques en France ces deux dernières années. Né à Montreuil dans le 93 en Sensani d'origine camerounaise. Dans son rap, paradoxalement Wenois ne hurlait ni sa haine de la police ou des blancs. Non. Er renois se contentit de raconter dans ses chansons son quotidien, sa vie la vraie dans ses mois lui dur forcément dans un univers où des paroles, des images, des pratiques autrefois interdites ou marginales sont devenues la norme. La vie est la vraie il en est aussi question dans la parachat de Béard, la première des deux sidrotes que nous lirons ce shabbat. En effet, la Torah raconte l'histoire banale d'un achat. une transaction comme il y en a tous les jours des milliards sur terre. Sauf que le texte sacré met en garde tant l'acheteur que le vendeur de faire preuve de probité. L'otonou ichu recommande la Torah. Ne vous laisez point, soyez honnêtes et ce temps sur la quantité, la qualité et bien évidemment le prix du bien acheté. Et le vendeur surtout se doit de ne pas mentir, ne pas tricher, respecter le cours du marché du bien qu'il vend, ne pas vendre un bien défectueux sans en prévenir sans en prévenir l'acheteur ou servir une plus petite quantité ou une plus petite surface pour un bien immobilier. Selon la, la loi juive, à vendeur est tenu de rembourser la différence à l'acheteur dans le cas où il a vendu un objet au-dessus de son cours officiel. La vente peut être même annulée si le prix encaissé dépassait de plus d'un valeur officielle du bienvendu. Et le rinour, cet ouvrage du Moyen-Âge, explique très simplement l'obligation d'être honnête dans le commerce par le devoir de bâtir un monde stable et équilibré comme Dieu l'a espéré au moment de la création. et que tromper son prochain lors du lors d'une vente ne peut que provoquer frustration, haine, esprit de revanche, tous les tous les ferments de la désintégration de la société. Mais du Talmude, il se dégage une dimension supplémentaire à cette interdiction. En effet, dans le traité de Shabbat, on raconte qu'après 120 ans, la première question que posera le tribunal céleste à l'homme est la suivante : "A-tu commercé Beemouna ?" Honnêtement, étonnant. On se serait plutôt attendu à une question sur le respect d'un des trois piliers du judaïsme. Le shabbat et les fêtes, la cacheroute, la famille. principale expression de notre vie juive, de notre foi en Dieu. La réponse à notre étonnement se trouve dans le mot Bemuna que j'ai traduit par "As-tu été honnête Or, Emouna se traduit littéralement par la foi, la croyance en Dieu. Ce qui signifie que la première question posé à l'homme après 120 ans est la suivante : est-ce que dans ton commerce, dans ton travail, dans ta relation avec l'argent, est-ce que tu as cru en Dieu ? Car abuser de de la naïveté d'un client, de son patron, d'une faille administrative, c'est une forme de vol. De s'approprier de l'argent que Dieu ne nous avait pas destiné. lui forcer la main, laisser son prochain ou l'état. C'est manqué de cette foi, de cette ouna que c'est l'Éternel qui dans son infinie bonté accorde à chacun ce dont il a précisément besoin pour vivre, pour le servir. Et inversement, être honnête est la plus belle des expressions de notre foi en Dieu. En effet, se paraît tous les matins d'être fil, même si c'est un geste essentiel pour un juif, n'est pas très difficile et ne requiert aucun sacrifice si ce n'est quelques instants en début de journée. ou autre exemple manger de la matsa le soir de Bessar est aussi une très belle mitvaelle action mais qui à nouveau ne présente pas de grandes difficultés tandis que l'argent est au centre de la vie de tous les êtres humains sur terre et qu'on y consacre toute son existence, ses meilleures années du matin au soir et que l'argent est synonyme sur dans un monde hyper matérialiste comme le nôtre comme la clé de tous les bonheurs et que la tentation de ne pas être honnête est colossal et que consciemment on ou non, on se trouve toutes les excuses de la terre pour être malhonnête et que surmonter cette tentation est le plus beau des signes de notre foi en Dieu. Et dans l'esprit de ces paroles de Torah, Rabiï dans le traité de Huvin nous offre cette formidable manière de connaître la nature de son prochain en le testant bekoso ouvasso sur son verre, son porte-monnaie, sa colère, c'est-à-dire enseigne rabil observe un homme quand il ab quand il est en colère ou quand il commerce et tu pourras savoir qui qui est réellement. Et Rashi sur place précise, est-ce que est-ce que dans ses échanges financiers avec les hommes, il agit avec Emouna écrit Rashi avec foi. Reprenant l'idée développée dans ces paroles de Torah, c'est-à-dire que Rabi Il confirme ce que nous avons développé. Tu veux savoir sur qui tu peux compter, qui est un homme juste et pieux. Ne va pas à la synagogue là-bas. Tous les fidèles portent de beaux châles de prière et des télines de grande qualité. Ça ne veut pas forcément dire grand-chose. Non. Suis cet homme dans son magasin, dans son travail, chez lui, à la maison avec ses proches ou même dans l'intimité. En effet, le porte-monnaie symbolise clairement le travail, le commerce. La colère, elle renvoie à l'homme dans son cercle familial, lieu où généralement l'homme se laisse aller à ce travers, se pensant supérieur se pensant supérieur à son épouse, à son entourage pour se permettre de ne pas se maîtriser, de laisser éclater sa colère. Et enfin, le verre, le vin, lui correspond à la situation d'un homme seul avec lui-même, à sa manière de se faire plaisir, de profiter de la vie avec toujours la même exigence. C'est de la imuna, croire que Dieu est présent à chaque instant à nos côtés. Et pour une fois, pour illustrer jusqu'où peut aller l'honnêteté, je ne vous raconterai pas une histoire d'un grand homme, d'une grande femme, du peuple juif. Non, je vous raconterai l'histoire que ma belle-mère Zanbra à laquelle je dois tant posséder une pharmacie en Alsace à Saint-Louis et qu'elle avait l'habitude d'accord une ristourne aux jeunes élèves de la de laiva sur leur ordonnance pour s'acheter quelques gourmandises. Sauf que je n'oublierai jamais qu'il y avait parmi ses élèves âgé d'à peine une quinzaine d'années qui a toujours refusé ses quelques sous en se justifiant ainsi. Ce n'est pas honnête. Mes parents sont remboursés à 100 % de cette ordonnance. Il n'y a donc aucune raison de bénéficier d'une réduction, m'expliquait-il. Et je peux vous assurer que cet élève appartenait à une famille modeste et ne et ne disposait pas d'argent de poche. En conclusion, dans une dans une de ces chansons les plus célèbres, Wenois a écrit que la réussite se compte en année, les défaites en heure. tellement vrai aux yeux de la Torah. La grandeur d' d'un homme s'inscrit dans la durée et en un instant parfois pour un peu ou beaucoup d'argent mal à qui on peut tout perdre. Shabbat shalom à vous tous.



