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Une tente Quechua - Vayikra

Une tente Quechua - Vayikra

Rabbin Jonas ·

Paracha
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Transcription
Kind: captions Language: fr La traduction officielle de la Bible du Grand Bin de France, fruit du travail remarquable du grand rabin de Sadocan et cependant truffé d'expression qui déjà dans ma jeunesse ne me parlait plus tel que le Deutéronome, les pains de préposition, le Lévitique, le Lévira et parmi ces tournures à l'occasion notre parachat de Vaikra, la traduction de Oel Mohed par la tente d'assignation, terme utilisé dans le domaine judiciaire, m'a toujours étonné. En effet, la Torah raconte dès le début de notre sidra que l'Éternel a appelé Moché depuis le Oed pour lui enseigner les lois des sacrifices. La question que nous traiterons est d'abord de savoir à quoi correspond Soè cette tente d'assignation. La réponse paradoxalement nous est fournie par ce fameux sage des nations Bilam dans cette envolée poétique et en observant les campements des enfants d'Israël Matakov Israël que l'on traduit ainsi qu'elles sont belles tes tantes Yaakov tes résidences Israël et nos sages en déduisent que Oelë et Michkan ont le même sens et que Bila a désiré mettre en valeur les deux facettes du même lieu Oel et Michkan l'attente et la résidence. Et si Bilam parlait des temps des enfants d'Israël, de cette synonymie, on peut en déduire que pour le temple du désert, le tabernacle, le Oel Moed est un synonyme de Michkan et que le Michkan désigne ce lieu dont les trois murs étaient constitués de planches de bois en forme de U et un rideau était suspendu sur le 4e côté pour préserver l'intimité du lieu. Le michkan était divisé en deux pièces séparé d'un second rideau, la pièce la plus intérieure surnommée le Saint des Saint où se trouvait uniquement l'arche sacré contenant les tables de la loi et surmonté des chirubins et la deuxième pièce à l'entrée contenait la menora, le camp des branches, une table en or où était posé toute la semaine 12 pains à un petit hôtel en or où matin et après-midi on brûlait des encenses. Ces deux pièces formaient le michkancan et étaient entièrement recouverte de trois teintures, une en laine, une en poêle de chèvre et une enfin en cuir. Pour être pour être complet, précisons qu'autour de Michan, il y avait une cour clôturée par des espèces de bâche et au centre de cette cour, un misbéar, un hôtel en cuivre où étaient consumés tous les sacrifices des enfants d'Israël. Mais revenons au Elmoed et au Michan, des synonymes qui expriment chacun une dimension particulière de ce lieu sacré. Michkan tire son origine de shahan résid car ces deux pièces séparées d'un rideau. Le michkan servait de lieu de résidence à la china la présence divine sur terre. Prenons un maximum de précautions et signalons pour les plus distraits d'entre nous que l'étymologie de Shikina, la présence divine et bien shadé pour Oel Moed Rabi Raphaël irch le traduit par tente de rencontre. En effet, Oel est bien une tente tandis que Moed est composé de deux mots. Le même de Moed et l'initial de Macom, un endroit. Les trois dernières trois dernières trois dernières lettres du mot forment Vahad qui signifie une réunion. En hébreu moderne, Vaadigne un comité, une commission. Ainsi, Olmohed doit être traduit par une tente qui sert de lieu de rencontre entre Dieu et Moché au début de notre parachat ou plus généralement de lieu de rencontre entre Dieu et les hommes. Soulignant que non seulement Dieu réside parmi les hommes, mais pas comme un roi enfermé dans un palais inaccessible à ces sujets. Non, dans un lieu où chacun est le bienvenu et c'est cela le véritable sens de Moed et de Michkan. Mais allons plus loin avec le zoar qui fait remarquer que l'appellation OMED s'applique aussi au sujet de la propre tente où habitait Moché. Car la Torah raconte qu'après la fau du vaau d'or, Mosé pour marquer sa désapprobation a déménagé sa tente située au centre des enfants d'Israël et l'a installé en dehors du du camp des enfants d'Israël à la périphérie. Et la Torah a écrit que Mosché a pris sa tente et qu'il l'a planté à l'extérieur du camp, loin du camp. Et Mosché la nomma Oel Moed, lieu de rencontre. La Torah rajoute que désormais quiconque recherchait Dieu sortait vers cette tente. Et Zoar s'interroge sur le sens de ce changement d'appellation de Oel à Oel Moed. À l'origine, c'était seulement la tente de Moché et maintenant elle est devenue la tente de la l'attente de la rencontre avec Mché. Et Rabias dans le zoar, il voit une forme de déchéance pour les enfants d'Israël qui avant la faute du Vaau d'Or, la tente de Métait une tente comme une autre, accessible à chaque instant. Mais maintenant, après avoir péché, il faut déjà prendre rendez-vous. Ce qui avant la faute était de l'ordre du quotidien est devenu espacé dans le temps. Rabiar toujours dans le zoar. Par contre, lui voit dans cette nouvelle appellation une bonne nouvelle pour les enfants d'Israël. Car si avant une rencontre avec Moché était banale puisque régulière, désormais désormais, c'est une rencontre importante car exceptionnelle dans un moment spécial, dans un endroit spécial en dehors du camp des enfants d'Israël, débarrassé de toute souillure de la faute des enfants d'Israël. Et comme toujours dans la Torah, c'est deux manières de voir cette appellation de Oel Moed ne s'oppose pas mais se complète car à la fois visiter Moché était plus rare mais la rencontre était plus intense. Il est possible de transposer cette double manière de voir le Oed de Moché, Ol Moè de Dieu situé au cœur du temple du désert. Car à l'origine, Dieu était accessible partout à chaque centimètre carré de la terre, mais il a été obligé de se restreindre au Michkan. Et de nos jours, nous nous devons porter le même regard sur nos synagogues qui servent chacune de petites OL Moed modernes, ce lieu dédié à la récidence divine ou bien sur nos fêtes qui sont appelées elles aussi Moed, un temps de rencontre. à la fois nous réjouir, de disposer de lieux et de temps pareils et en même temps s'atristé en pensant que chacun de nos jours aurait dû être un moment de de rencontre heureux avec Dieu et chacune de nos maisons une tente de rencontre avec le Tout-Puissant, un rendez-vous avec le sublime, loin de ces tentes qué choisis destiné à l'origine au au rond d'honneur mais qui ont envahi notre Notre trottoir servant d'habitation pour ces SDF qui n'ont plus rendez-vous avec personne. Shabbat Shalom à vous tous.