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Sylvia Bloom, l'incroyable secrétaire devenue millionaire - Hayé Sarah

Sylvia Bloom, l'incroyable secrétaire devenue millionaire - Hayé Sarah

Rabbin Jonas ·

Paracha Histoire juive
Vitesse :
Transcription
Kind: captions Language: fr Sylvia Bloom a été toute sa vie une simple secrétaire dans un cabinet d'avocat à New York, marié un pompier, habitant dans un modeste appartement à Brooklyn, décédé à 96 ans sans laisser d'enfants. Sauf que sa niè, au moment de régler sa succession, a découvert avec stupéfaction que sa tante avait laissé derrière elle une véritable fortune. Comment s'était enrichi lorsque son patron lui donnait l'ordre d'investir et d'acheter pour lui 1000 actions d'une entreprise quelconque par exemple, elle de son côté imitait cet achat avec ses petits moyens. Et c'est ainsi qu'au fur et à mesure en répétant ce genre d'opération, Sylvia Bloom est parvenue à devenir millionnaire. Cette dame Sylvia Blou m'a fait penser à l'un des personnages centraux de notre parachat de Kayasara. Elézer, le fidèle serviteur d'Abraham, notre patriarche, chargé par son maître de jouer les entremetteurs, les chatimes en hébreu, afin de trouver une une épouse pour Itak, notre second patriarche, le fils d'Abraham. En effet, dans toute notre sidra de Kayara, Elzer n'est jamais appelé par son nom propre. Non, il est systématiquement désigné comme le serviteur d'Abraham, comme un personnage subalterne, de pleine importance. Et c'est ce que les apparences pourraient laisser penser puisqu'Elzer était selon le midrage, le fils de Kenan, le petitfils de Kham, maudit tous deux par Noar pour leur faute gravissime commises à son encontre et condamné par Noar à devenir eux et leurs descendants, les serviteurs de l'humanité. Prédiction qui s'est réalisée au sujet de Eier, serviteur d'Abraham. Sauf que le talmud, lui nous révèle une toute autre réalité. Kilizer n'était pas un simple serviteur mais bien le premier des disciples d'Abraham appelé Ich d'Assek, l'homme originaire de Damas selon la Torah. d'am d'amas qui est la crostiche les initiales selon le talmud de mashkimoratrabo celui qui a puis tout l'enseignement de son maître Abraham et qui à son tour l'a enseigné au point de devenir Zekan Beito selon le monde de la Torah littéralement l'homme le plus sage dans la maison dans la maison d'Abraham son Rocheshiva le chef spirituel du centre d'étude d'Abraham plus encore au-delà de sa sagesse. Eléser va bénéficier au cours de sa mission des miracles extraordinaires comme ce long chemin versan qui s'est soudainement raccourci des phénomènes surnaturels que seuls nos plus grands personnages ont mérité. Alors comment comprendre une telle réussite ? Cette métamorphose d'un homme destiné à être un esclave devenu l'égal des plus grands ? La réponse, me semble-t-il, se trouve notre parachat ù, comme je l'ai mentionné, Elzer n'est jamais appelé par son nom, mais désigné uniquement comme le serviteur d'Abraham, Éved, littéralement celui qui travaille, qui fait en araméin, signifiant que Alézer a eu ce génie de percevoir Abraham comme le géant de son époque et tenté avec succès d'imiter chacun des faits et gestes d'Abraham. Et même si Eliezer de par son ascendance n'était pas doté des qualités naturelles d'Abraham, en en agissant et en s'inspirant d'Abraham son action, son comportement, on finit par imprimer un nouvel ADN chez chez Alézer. Car nous le savons que selon la Torah, la nature d'un homme se définit uniquement par ce qu'il fait et non par ce qu'il dit et encore moins par ce qu'il pense. D'où la sacralisation dans le judaïsme de la mitva, l'acte qui est le moteur de tous les progrès, de tous les bonheurs. Et c'est dans cet esprit que nos sages n'hésitent pas à nous enseigner quand bien même nous savons que le premier des 613 commandements est bien le devoir d'étudier la Torah. Car outre le fait tout simplement qu'il est impossible de vivre son judaïsme pleinement si on ne le connaît pas, la Torah est aussi cette échelle lancée par le Tout-Puissant pour permettre même à un être humain de chair et de sang de se hisser à son niveau le ciel. Mais voilà que nos sages rajoutent que servir un maître en en Torah est préférable à étudier la Torah de sa bouche. Pourquoi ? Car toute la finalité de l'étude de la Torah et bien son application, la manière de la vivre. Et c'est pour cette raison que nos sages n'ont pas de mots assez dur pour condamner un sage dont le comportement n'est pas à la hauteur de son savoir au point d'écrire qu'une charogne a plus de valeur qu'un tel sage. Et c'est la force d'Élézer d'avoir su être le serviteur d'Abraham. pas seulement dans le sensillaire du terme, le valet, le domestique domestique d'Abraham, mais plutôt celui qui observe Abraham, qui l'admire, qui sait desseler toute la richesse et la grandeur d'Abraham et reproduire ce comportement. Car nous savons que même une simple conversation d'un maître du judaïsme est inspirante selon le Talmud et source de lumière. Et nous retrouvons le même phénomène dans le Talmud au sujet de Tavi, serviteur non juif de Raban Gamliel qui le qui le jour de la mort de ta vie, son esclave Raban Gamliel a pris le deuil comme c'est l'usage devant la devant la perte d'un très proche parent plus incroyable encore toujours dans le Talmud. On raconte qu'aucun sage en Israël ne parvenait pas à percer le sens d'un mot d'un verset jusqu'à ce que la servante non juive de Rab vienne à leur rescousse et leur indique la bonne explication. Car si les sages avaient appris la Torah de la bouche de Rabi, cette servante, elle l'avait vécu auprès de Rabi. En conclusion et pour la petite histoire, Sylvia Bloom, cette secrétaire millionnaire a légué une partie de sa de sa fortune pour créer une fondation destinée à aider chaque année des jeunes, des argentés et leur permettre d'acquérir une formation universitaire et de grandir dans ce monde ce qu'elle même Sylvia Blô n'avait pu suivre faux de moyens financiers suffisants. Elleer lui chaque année à travers son exemple personnel nous permet à nous lecteurs de la parachat de la semaine d'avoir l'espoir d'échapper à toute forme de de déterminisme lié à notre origine ou à notre ascendance et de rever de grandeur non seulement dans ce monde mais aussi dans le monde futur. Shabbat shalom à vous tous. M.