
PSG, champion d'Europe - Chavouot
Chavouot
Après tant d'années, de galère et de combat, Après 70 ans d'attente, le PSG remporte la Ligue des Champions. Quelle a été le secret de la réussite? Le grand (fan) Rabbin Jonas nous dit tout ce qui a mené ce club à la victoire. Ces 2x3 minutes pourraient bien aussi nous être utile pour Chavouot... 'Hag saméah
Transcription
Kind: captions Language: fr Champion d'Europe paradoxalement, c'est la première année où l'effectif du PSG ne comptait aucune star mondiale dans son équipe. Que le PSG sans le célébrissime Mbappé notamment est devenu pour la première fois de son histoire champion d'Europe des clubs. Comme pour rappeler cette vérité que 11 joueurs unis seront toujours plus performants qu'une addition de mercenaires aussi talentueux soit-il. Et c'est justement cette exigence d'unité qui se retrouve au cœur de la fête de Chavouot. En effet, c'est ainsi que le texte sacré décrit l'arrivée des enfants d'Israël au pied du Mont Sinaï pour y recevoir les 10 commandements. Israël, les enfants d'Israël ont campé face à la montagne. Sauf que volontairement, la Torah utilise le singulier, il préfère écrire et Israël a campé et non les enfants d'Israël ont campé. et nos sages dans la merilta. Ce commentaire tanaïtique sur le livre de Chemot en déduise que ce singulier vient indiquer que tous les enfants d'Israël ne formai qu'un que Ishad comme un seul homme animé d'un seul cœur pour citer les paroles exactes rapportées par Rachi. Et on peut s'interroger tout d'abord sur cette exigence d'unité absolue pour recevoir la Torah mais aussi sur la nécessité de marteler l'importance de l'unité. en en répétant comme un seul homme mais aussi avec un seul cœur. Il est possible d'expliquer que la Torah comme nous le savons, et ce p et ce pont suspendu entre la terre et le ciel, entre les hommes le Saint-Bit soit-il et et que l'Éternel propose aux enfants d'Israël d'emprunter pour ressentir ici-bas l'ivresse céleste en réalisant le projet divin, la Torah. Le but est clair, une vie heureuse et réussie dans ce monde et plus encore pour l'éternité. Mais cela mais cela passe tout d'abord par cette capacité à aimer son prochain comme soi-même, fondement d'une vie sociale épanouie. Or, impossible d'aimer son prochain comme soi-même si on n'a pas cette conscience intime que mon prochain est une partie de moi-même comme le dit si joliment le Talmud de Jérusalem. Comment la Torah nous interdit de nous venger ni même de garder rancune contre nos proch notre contre notre prochain qui nous a causé du tort nous a fait souffrir ? C'est impossible. Et même si en tant qu'adulte, je suis capable de réfrainer mes désirs de vengeance, conscient qu'une réaction en entraîne une autre, le fameux effet de chaîne ou l'encrenage au tout destructeur. Mais de là à ne pas lui garder rancune, impossible s'étonne le tnu de Jérusalem qui répond que oui, c'est possible. Si on voit son prochain comme son propre bras gauche qui maladroitement nous a frappé ou même blessé, est-ce qu'il viendrait à l'esprit de qui que ce soit de se mutiler ou de de punir d'une manière ou d'une autre son bras son bras gauche ? Évidemment que non. et que dans toutes nos relations avec autrui, que ce soit face à un pauvre, une personne souffrante, un invité, son conjoint, ses parents et cetera, il est indispensable de réaliser cette unité de corps exprimé exprimé par cehad, un seul homme, décrivant l'aspect social de la Torah, la dimension horizontale tournée vers l'autre du judaïsme. Mais la Torah possède aussi cette dimension verticales, celle de l'homme tournée vers le Tout-Puissant. notre désir de nous sublimer, notre relation avec le divin. Or, en se penchant sur les principaux devoirs mais aussi idéaux de la Torah, on se rend compte que ce sont des des défis proposés à une nation unie et solidaire dans son espération à se rapprocher du Tout-Puissant. Ainsi, le temple de de Jérusalem ne peut être que le fruit d'une union sacrée entre tous les enfants d'Israël, tous tendus vers cet objectif de bâtir ce sanctuaire. et de le faire vivre au quotidien. Plus encore de nos jours, l'étude de la Torah à chaque instant, cette capacité à entretenir cette petite minorité de juifs dévoant leur vie à son étude, les soutenir financièrement afin de les libérer tout de toutes les contraintes matérielles ne peut se réaliser que dans le cadre d'une collectivité consciente de l'importance fondamentale de l'étude de la Torah, l'identité du peuple juif. La prière aussi récité avec Aminian en communauté a infiniment plus de valeur de saveur que la même prière récité chez soi. Et c'est cette unité de notre volonté de servir Dieu que vient signifier Bhad avec un seul un seul cœur indispensable à la réussite de la dimension verticale de la Torah. Et le leid rajoute cette remarque délicieuse avant de conclure. Le midrache explique que le don de la Torah est placé sous le signe du chiffre 3. En effet, la Torah a été donnée au mois de Sivane, le 3e mois de l'année par Mosché qui appartient à Lévi, la troisème tribu, le 3è fils de Yakob de Léa. Mochet lui-même était le troisème enfant de ses parents Amram et leida explique que le chiffre 3 symbolise précisément l'unité celle réalisée par deux personnes différentes mais qui décident de s'unir de mettre en commun toute leur énergie leurs moyens malgré leur différence pour former une nouvelle entité tel le sommet d'un triangle porté par deux points aux extrémités de la base de ce triangle. Alors pour conclure, si si l'unité a permis au PSG devenir champion d'Europe, peu de choses dans le monde du réel, l'unité d'Israël, elle nous a offert la Torah, promesse de tous les bonheurs de dans la vraie vie. Raméar, à vous tous. M.



