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Le hold-up de la nouvelle année - Roch Hachana

Le hold-up de la nouvelle année - Roch Hachana

Rabbin Jonas ·

Roch Hachana & Yom Kippour
Vitesse :
Transcription
Kind: captions Language: fr En cette veille de Rochhana, littéralement à la tête de l'année du nouvel an, jour de jugement, jour de prière, jour de couronnement du Tout-Puissant, jour du souvenir, jour de sonnerie du chauffard, ce jour qui selon nos sages conditionne la réussite de toute l'année à venir comme la tête commande l'ensemble du corps. En un mot, jour fondateur de notre futur. Hasard du calendrier aux États-Unis, à l'ONU au même moment, nombre de pays occidentaux s'apprête à reconnaître officiellement l'État palestinien et pour être beaucoup beaucoup plus léger, jamais un lundi soir n'a été autant chargé sur le plan footballistique. plus sérieusement, le risque serait de consacrer nos discussions, nos réflexions, nos pensées durant ces deux jours sacrés à la situation et à l'avenir des juifs en France et dans le monde. Cela constituerait à mon sens une forme de holdup spirituel, de séjour de recherche ou même si évidemment nous devons aussi prier pour notre sécurité physique. Mais le principal enjeu de Rochhana est d'abord et avant tout un enjeu spirituel où dans le grand tribunal de l'humanité devant l'unique juge, l'Éternel, trois grands livres seront ouverts. Celui des justes, celui des mécréants et le troisième où nous sommes aussi sans cesse entre le bien et le mal. et nous n'aurons d'autres arguments à faire valoir que notre volonté de mieux faire l'année prochaine, reconnaître humblement que nous n'avons pas été à la hauteur de notre mission, être une lumière pour les nations et pour sa famille et que la seule question, la seule réflexion, la seule bonne décision à prendre au moment où nous écouterons le son du chauffard ne sera pas de savoir si on déménage ou pas, mais bien de reconnaître le tout-puissant comme le roi unique de l'humanité. Promettre de devenir des sujets fidèles à chaque instant de ce roi à la foi redoutable mais aussi à la bienveillance infinie. Si nous allons nous comporter comme des enfants de Dieu au comportement princi-à-vis de soi-même ou au contraire nous contenter d'être de simples humains comme h milliards de nos congénères. Si enfin seul la Torah et ses valeurs éclaireront nos vies, nous ferons vibrer ou au contraire les plaisirs du toutvenant tourisme, Netflix, resto, fringue suffiront pour nous exalter et que c'est justement pour les indécis que nous sommes tous incapables de nous engager franchement, sincèrement de toutes nos forces sur le chemin du juste de l'amour de notre roi. Si bienveillant que la Torah définit en deux mots l'essence d'orjana zirantero littéralement un jour de souvenir par la sonnerie du chauffard cette corne de bélier. Cette corne de bélier dont le son raisonne comme une invitation à nous plonger dans notre dans notre passé, le méditer et y puiser à la fois la confiance indispensable dans l'avenir forcément heureux et que le peuple juif a traversé tant et tant de danger pour systématiquement tôt ou tard en sortir vainqueur. Mais surtout se laisser porter par le son du chauffard sur les ailes de nos ancêtres et plus particulièrement sur celle d'Abraham, notre patriarche, dont l'amour de Dieu et de ce commandement a atteint leur paroxisme lors du fameux épisode du sacrifice inachevé de son fils Itraak, Isaac. Et l'idéal aurait été, un peu comme le soir du Cédur de Pessard, que nous prenions le temps de raconter toute la magnifique histoire du peuple juif. Mais le magie de Mich explique que c'est impossible le jour de Rochhana, car en ce jour crucial, nous sommes tous semblables à un homme au bord d'un précipice sur le point d'ybasculer et que face à un tel danger, le temps n'est plus au long discours, mais bien au Christ trident, au signal d'alarme pour tenter de prévenir l'homme du danger imminent, l'éveiller à la proximité de ce précipice que l'homme n'a pas vu. Ce sont du chauffard où on alterne les sons longs et les sons sacadés pour mieux réveiller nos âmes assoupies, habituées, peut-être aussi désabusé du sort que l'on que l'on que l'on que l'on a réservé à ces âmes tout au long de l'année passée. Le carabin Edmont Chwob rappelle si à propos le jour de Rochana que se plaindre de sa situation matérielle est un défaut voire un vis. Mais se plaindre de sa situation spirituelle est au contraire une qualité, une verstue, celle d'avoir compris le véritable sens du chauffard. Une bonne nouvelle pour conclure, celle annoncée par Abitrak dans le dans le Talmud. Toute année qui débute sous le signe de la misère, de la peine se termine sous le signe de la richesse, de la réussite. Et c'est la raison pour laquelle en préambule au sonnerie du chauffard, il est l'usage de réciter ces paroles du roi David. Minarika, de la détresse, je t'ai appelé Dieu. Réponds-moi avec largesse, avec générosité. C'est-à-dire, explique Tosfot, ces sages français du Moyen-Âge qui ont eux-mêmes expérimenté dans leur chair les affres de l'exil que lorsque le Juif a le cœur brisé de sa situation spirituelle, de sa détresse en entendant le son du chauffard, l'Éternel est pris de pitié, de miséricorde, plus que jamais convaincu que le meilleur est devant nous à condition de ne pas gaspillé ces moment si précieux de Rochana en vain conjoncture. Shanatova à vous tous.