
La mort du pape - Chemini
Paracha Histoire juive
Transcription
Kind: captions Language: fr En début de semaine, le pape est mort. Et impossible pour le juif que je suis de m'empêcher d'imaginer que la manière dont le pape est habillé s'inspire, ressemble, se rapproche des vêtements que portaient les coanimes et le grand et le cohengadol, les prêtres et le grand prêtre au temple de Jérusalem. Ce Cohen Gadol, le premier de l'histoire est précisément au cœur de notre parachat de la semaine chez Mini. En effet, Aaron, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'apprête au début d'autres sidra à vivre l'un des plus beaux jours de sa vie. Puisque ce premier Nissan, Aaron va être intronisé en tant que Cohenengadol par son frère Moché, notre maître, en présence de tous les enfants d'Israël, mass devant le Michkane, le tabernacle, le temple du désert. Et même l'Éternel en personne va s'associer à cette cérémonie en app en apparaissant dans toute sa grandeur au peuple d'Israël. Sauf qu'à ce moment extatique pour Aaron, voilà que la suite d'un geste inconsidéré de leur part, ces deux fils aînés, Nadav et Aviou vont être foudroyés par un feu divin descendu du ciel. Et à la place de Aaron, n'importe quel homme sur terre, les premiers instants de stupéfaction passé se serait effondré en larme devant la mort brutale de ses deux fils. N'importe quel homme peut-être, mais pas Aaron. Au sujet duquel la Torah va écrire va d'homme à Aaron signifiant que Aaron est resté silencieux n'exprimant pas la moindre parole de tristesse de révolte devant le terrible décret divin ne versant même pas une larme selon le texte sacré. Pour être honnête, selon Armanid, le Ramban, Aaron s'était mise à sanglotter devant son malheur, mais que très vite, Aaron a su contenir sa peine par respect de la décision prise par le Saint-Menis soit-il contre ses deux fils aînés. Mais selon Rashi et en suivant le sens littéral du texte, Aaron n'a ni pleuré ni gémi. Non, va d'om, il restait quoi ? Silencieux. Plus incroyable encore, les sages font remarquer que la Torah n'écrit pas vaok Aaron. Aaron s tu en utilisant le verbe lichtok se taire dans le substantif estika le silence mais bien va d'om Aaron que qui suggère qu'Aaron est resté de marbre mutique devant la mort de ces deux enfants. La nuance toujours selon nos sages et la suivante c'est que si le T avait écrit Aaron s tu on aurait pu comprendre que dans sa tête Aaron était non seulement dévasté détruit par cette mort mais aussi qu'Aaron débordait d'envie d'exprimer sa sa colère sa révolte contre le tout-puissant comment lui infligait une telle peine à lui Aaron le le grand prêtre prophète d'une bonté d'une piété infinie personnage numéro 2 des enfants d'Israël juste après son frère Moché. Non, la Torah écrit va d'homme à Aaron pour nous indiquer que Aaron est resté de marbre traduisant l'idée incroyable que Aaron était habité d'une telle confiance à l'égard de l'Éternel, de sa bonté de tous les instants, même s'il ne l'a évidemment pas compris. Pourquoi ses deux fils ont mérité de mourir en une fraction de seconde en ce jour sacré ? Mais Aaron a immédiatement accepté le jugement divin. Et pour étayer cette thèse de l'absence totale de réaction de Aaron, les sages font remarquer que la racine de Vaidom et d'eau même signifiant l'inerte comme une pierre par exemple et que les cabalistes divisent les éléments de la terre en quatre groupes. Le premier Adam, les êtres humains qui lorsqu'ils sont frappés par un coup physique moral vont réagir par un cri, une contre-attaque ou la fuite. Le deuxième groupe est formé par le monde animal et un animal frappé va réagir en s'enfuyant ou en tentant de se venger du coursu. Le troisième groupe est celui constitué par le monde végétal où une fleur par exemple si elle est coupée alors elle se elle se fanne va va se dessécher peu après. Enfin le 4è et dernier groupe est celui du monde minéral. le dos même comme les roches par exemple et une roche sous l'effet d'un coup reste la même ou toute plus si le coût d'une violence extrême va se fendre en deux mais fondamentalement l'état général de la roche n'est pas modifié par un coup et c'est exactement ce que la Torah vient nous révéler au sujet de Aaron que face à ce coup d'une violence inouie la mort de ses deux fils Aaron est resté impassible tel une roche une idée tellement impensable qu'on aurait même pas osé l'imaginer. Et pourtant, la Torah et les sages nous l'enseignent qu'Aaron, même s'il souffrait intensément de la perte soudaine de ses deux fils, Aaron s'est immédiatement repris, ressisi et a su contenir son infin chagrin en respect du Tout-puissant. Dans cet esprit, dans la biographie du Rafrakin à la tête de laiva d'Exlébin pendant près de 50 ans après la guerre, il est raconté que Rafraakin qui lui-même avait miraculeusement traversé toute cette période comme prisonnier de guerre français en Allemagne, après plusieurs mois de recherche, a fini par apprendre en décembre 1945 que sa que sa mère, ses huit frères et sœurs et toute sa famille resté eux en Lituanie avait été tous avaient été tous massacrés par les nazis. Rafrakin s'est alors enfermé dans sa chambre pendant trois jours écrasé par le par le chagrin, revoyant un à un tous ses proches assassinés, sa mère qui s'était sacrifiée pour chaque enfant comme s'il était comme s'il était un enfant unique. Son frère Motel et sa fille Rachel, semblable à des étoiles du ciel dévenu descendu habité parmi les hommes, l'avant sans cesse, ses yeux noyés de larmes pendant trois jours. Mais au bout de 3 jours, Rafikin s'est relevé, a écrit à sa fiancée qu'on ne peut pas se laisser abattre et qu'on est obligé de continuer à servir Dieu et la Torah. Et Rafrakin n'évoquait que rarement cette tragédie, si ce n'est pour prodiguer un soutien moral à ceux qui pouvaient douter de Dieu devant un malheur en leur disant "Moi aussi, j'ai perdu toute ma famille pendant la guerre. Ça n'a fait que renforcer ma foi en Dieu et mon désir de le servir. Un élève a interrogé un jour Rabim, frappé par la mort de l'un de ses enfants où il trouvait la force de de conserver son calme et sa retenue devant une telle catastrophe. Et ce sage galicien du 19e siècle dont un quartier porte son nom à Nathania en Israël a répondu quand un homme reçoit une violente claque dans le dos. Il se retourne pour voir qui lui a donné cette claque. Et quand il se rend compte que c'est son papa, même s'il a très mal, il est rassuré, confiant de l'amour sans limite de son père. Alors évidemment que nous prions tous trois fois par jour pour bénéficier de la providence de la protection divine éloignant de de nous tous les impondérables de la vie. Mais l'écho du silence de Aaron face à la mort de ses deux fils parvient aux oreilles de tous les endillers de la terre jusqu'à nos jours et ceux quel que soit leur deuil. Shabbat shalom à vous tous. M.



