
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans -Bereshit
Paracha Emouna
Transcription
Kind: captions Language: fr On a tous fredonné à jour ces paroles d'un chanteur français à texte. J'ai 10 ans. Je sais que c'est pas vrai, mais j'ai 10 ans. Mais me concernant, c'est vrai. Cela fait exactement 10 ans cette semaine que j'ai eu cette idée largement reprise depuis d'envoyer presque chaque semaine une petite vidéo sur la parachat de la semaine et ce grâce à l'aide si précieuse de mes deux filles Sarah Flora et et Ayala Débora vidépouse qu'elles en soient sincèrement remercié et plus encore un immense merci à vous chers auditeurs qui semaines après semaine me stimulent pour déterrer une petite idée de la Torah comparé par le roi David à une pierre précieuse à l'éclat infini et à la beauté inégalable. Et il y a 10 ans, dans mes trois premières minutes chrono, et oui, à l'époque, je respectais ce format de 3 minutes quasiment à la seconde près qui portait sur notre parachat de Berchit, celle avec laquelle on recommence la lecture des 54 Sidrot juste après Simratora, jour où on a achevé un cycle complet. de la Torah. Et je m'interrog il y a 10 ans sur ce midrache étonnant cité par Rachim qui raconte que l'Éternel a forcé et obligé Adam et Ève à s'installer au jardin d'Eden au paradis. Midrache étonnant. Comment imaginez qu'il fut nécessaire de contraindre Adam et Ève à s'installer au paradis ? A priori Adam et Ève auraient dû être ivre de bonheur de pouvoir vivre. au jardin d'Eden et si précipité pour pour goûter à une vie paradisiaque. J'expliquais alors ce midrache ainsi. Notre incompréhension repose sur notre perception du paradis comme un palace situé dans une destination de rêve baigné de soleil offrant en permanence des des b des buffets somptueux et des loisirs à n'en plus finir. Sauf que selon nos sages, le paradis est ce lieu où les justes sont assis et jouissent de la vue de la splendeur divine. Et c'est vrai que ce spectacle de c de ces sages vénérables attablés autour du Saintabier soit-il peut paraître de prime à bord peu attirant pour nous être de chair et de sang sauf si on parvient à dépasser nos limites corporelles pour découvrir qu'au-delà des plaisirs physiques, les délices de l'âme sont incomparables. se ressenti par un homme qui a su maîtriser la matière pour la mettre au service de son âme. C'est un homme en harmonie avec son Dieu, en harmonie avec lui-même, heureux tout simplement. Et c'est pour cette raison que l'Éternel a dû pousser Adam et Ève à rentrer au jardin d'Eden. Il est intéressant de remarquer que la Torah écrit vaouegan littéralement et Dieu a placé Adam et Ève au jardin d'Eden. Et Rashi a donc expliqué que Dieu a forcé Adam et Ève à s'y installer. Or, dans les 10 commandements, l'Éternel utilisera le même verbe pour évoquer le repos du shabbat en écrivant comme si le sabit-il voulait nous contraindre à nous poser, nous reposer le jour du shabbat. Pourquoi ? Car nous savons tous que le shabbat et l'antichambre du paradis, un un avant-goût, sont reflés dans ce monde-ci et que les règles strict du shabbat et les nombreux interdits qui rendent difficiles voir impossible son respect dans nos maisons modernes truffé d'électronique et de capteurs en tout genre peuvent donner l'impression que le shabbat est un jour de privation où la sortie et la fin de ce jour sacré sonnent comme une libération. Mais c'est évidemment comme pour le jardin d'Eden une fausse perception du shabbat. En effet, toutes les interdictions du shabbat ne servent qu'à créer un cadre, un univers, un temps où l'homme débarrassé du travail de tâches inutiles pourra pleinement s'épanouir, se réaliser, se réinventer, redevenir lui-même et et éprouver une sensation de bien-être à nul autre pareil. et pour prolonger ce parallèle entre shabbat et le paradis. Ce n'est pas hasard si notre patriarche a évoqué le parfum du jardin d'Eden en s'approchant de son fils Yaakov ses senteurs mirifiques émanant de ce verger merveilleux d'Eden peuplé d'arbres plus odorants les uns que les autres. Et le Talmud enseigne que le shabbat aussi, un parfum chaleureux de sérénité, embaume les foyers juifs et donne au plat de ce jour sacré une saveur unique, le goût de la paix, du bien-être. Pour conclure, on a l'habitude de se souhaiter shabbat shalom, un shabbat de paix. une paix pas seulement comme l'absence de danger physique mais surtout une paix intérieure, une paix avec sa famille, ses amis. Ce jour, on n'est plus tiraillé entre plaisir physique souvent égoïste et félicité spirituelle. Ce jour où heures durant, une sensation de paradis nous envahit entouré de nos familles, de nos amis autour de la table du shabbat. Shabbat shalom à vous tous.



