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Gaza: La guerre des images -Réé

Gaza: La guerre des images -Réé

Rabbin Jonas ·

Paracha Am Israël & Actualité
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Transcription
Kind: captions Language: fr On se souvient des lendemain des massacres du 7 octobre où dans Paris les visages des otages israéliens s'affichar de murs de la capitale française où certaines salles obscures diffusées l'horreur des attaques des terroristes du Ramas. Imag bouleversante destinée à convaincre l'opinion publique de la nécessité d'une réposte appropriée. Presque 2 ans après, les images ont succédé aux images, les vidéos aux vidéos. Ce sont désormais des longues files de femmes et d'enfants gazoui suppliant pour recevoir un peu de nourriture qui ont envahi nos écrans. Alors où est la vérité ? La réponse directement sans vous faire attendre, chers auditeurs, nulle part. dans aucune de ces photos ou vidéos qu'elles soient israélienne ou palestinienne. Attention, n'arrêtez pas l'écoute de ces paroles de Torah tout de suite. Mon intention n'est absolument pas de mettre sur le pied d'égalité des terroristes et leurs victimes. Non, je veux veux je veux je veux juste dire que selon la Torah, une image, aussi forte soit-elle, aussi vraie soit-elle, ne peut-être un élément à prendre en compte dans notre compréhension, notre analyse, notre perception d'une situation donnée. C'est ce que Mé notre maître a martelé dans la parachat de Vranan. Au Mont Sinaï, l'Éternel s'est révélé aux hommes, aux enfants d'Israël pour la première et dernière fois de l'histoire de de l'humanité. Mais ajoute Mosché, vous n'avez vu aucune image ce jour-là. Vous avez uniquement entendu le son de la voix du Tout-Puissant. L'Éternel aurait pu ouvrir toutes les portes des cieux et montrer aux enfants d'Israël des myriade d'anges autour de son trône céleste utilisait le ciel comme un écran géant pour y diffuser le film le plus extraordinaire sous sur les plus belles merveilles de l'univers. Non, ce jour-là l'Éternel s'est contenté de parler. Pourquoi ? car il n'y a rien de plus trompeur qu'une image. Ainsi, Photoshop ce ce logiciel capable de modifier toutes les photos ou les transformer appartient déjà à l'antiquité du monde numérique. L'intelligence artificielle, elle est désormais capable en quelques minutes, voir en quelques secondes, mieux qu'une image, de créer un film entier de toute pièce. Et vous me retorquerez à juste titre qu'une voix aussi on peut l'imiter la transformer sauf comme le disent nos sages l'œil ne fait que voir alors que l'oreille ne sert pas seulement à entendre elle permet surtout d'écouter châte comme le fameux chemin Israël écoute Israël où matin et soir l'Éternel invite chacun d'entre nous à une prise de conscience de notre rôle sur terre, de la raison de notre venue dans ce monde et nous savons comment de réciter la prière du chemin. Nous devons masquer nos yeux, voir les fermer afin de ne pas fausser notre analyse, notre réflexion par une image. Car la Torah, le le judaïsme, la foi ne sont pas fondé sur une émotion générée par une vision quelconque, même celle d'un miracle aussi prodigieux soit-il. Non, tout commence et tout se termine par une réflexion, une pensée construite, honnête, droite, rationnelle. Il n'est pas nécessaire de montrer les choses pour les expliquer, ni de les voir pour les comprendre. Au contraire, l'image est captée par l'œil qui en qui en hébreu se traduit par aï qui signifie aussi une source. Comme si la langue sacrée voulait nous suggérer cette idée que face à une image, le cerveau a moins le temps de réagir puisque l'image impacte directement les sentiments de l'homme sans lui laisser le temps de la réflexion. Comme par exemple, un homme sera forcément effrayé à la vision d'un chirurgien s'apprêtant à opérer un patient alors que chacun des gestes du chirurgien est pensé mesuré destiné à guérir le malade. En un mot une image c'est une vision court termiste de la vie une parole elle ouvrit ouvre une perspective à long terme de l'histoire et c'est là toute la différence entre Essav et Yaakov. Souligné par notre patriarche Itrak. Les mains sont celles de Essav, affirmé Itrak. Pourquoi ? Car dans le monde de Essav, on s'arrête au visuel, à ses mains que l'on voit, à ce qu'elles font, à ce qu'elles ont fait, à une image instantanée de l'existence. Alors que Yaob, lui ce qui le caractérise, c'est bien colob, la voix de Jacob, sa sa parole, celle que l'on ne celle que l'on ne voit pas, celle qui a retenti au Mont Sinaï et qui nous et qui nous escorte depuis près de 3500 ans. Et c'est ce que confirme paradoxalement le titre de notre parachat de la semaine est littéralement voix. En effet, Mosché nous exhorte pu à choisir entre la bénédiction et la malédiction. Car justement la vision évoquée par Moché est une vision intellectuelle de la vie qui dépasse les apparences. Car l'image de la de la bénédiction peut prendre les traits d'un homme strictement vécu strictement vêtu enfermé dans une pièce sans soleil penché sur une page de telmude sans photos uniquement des mots en noir sur des pages blanches le front plissé avec dans le meilleur des cas un verre de thé sans saur sans saveur à la main tandis que la malédiction elle peut se présenter comme un homme Homme souriant et bronzé au bord de la mer, lunettes de soleil de rigueur, bermuda et t-shirt comme tout habit et sirotant une boisson fraîche. C'est la raison pour laquelle Moché nous invite à porter un regard juif sur la vie. celui qui ne s'arrête pas un instant à un un instantané à une posture au poste d'un influenceur ou une influenceuse. Car dans le car dans le fond, dans l'exemple que j'ai cité, une personne qui a goûté à la serveur du Talmud ne changera pas son étude contre tous les plaisirs de la terre. Comme un homme qui a appris à aimer sa femme pourra lui dire sans mentir sincèrement jusqu'à son dernier jour qu'il est la plus belle femme du monde. Car apprendre à regarder, c'est aussi apprendre à aimer, à comprendre. et que le propre de tous les sages d'Israël jusqu'à aujourd'hui est justement le fait de ne pas être exposé aux images, ce qui leur permet de distiller les conseils les plus avisés malgré leur apparente déconnexion de la réalité de notre monde. Alors en conclusion, d'après l'opinion de tous, nous sommes rentrés dans le monetime de l'histoire de notre de notre de de notre monde et plus que jamais, nous nous souhaitons trois fois par jour voufon et que nos yeux puissent mériter d'assister, oh toi Dieu, à ton retour à Sion. Et nos sages explique que c'est le prophète Isaïe qui nous livre la clé de la fin des temps puisqu'il enseigne celui dont les yeux s'abstiennent de voir le mal. Ses yeux contempleront le roi tout-puissant dans sa splendeur, le mal conjuré par Isaïe inclus en tout premier lieu toutes les images inconvenantes et indécentes de la terre, mais aussi d'après ses paroles de Torah, toutes ces images, ces vidéos trompeuses qui ne révèlent rien mais au contraire nous édu nous induisent en erreur. Shabbat shalom à vous tous. M.