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C'est pas l'homme qui prend la mer - Pessa'h

C'est pas l'homme qui prend la mer - Pessa'h

Rabbin Jonas ·

Pessa'h
Vitesse :

Qui a dit la célèbre phrase: "c'est pas l'homme qui prend la mer"? Vous pensiez à un chanteur français bien connu? Pas sûr que ce soit la bonne réponse... Embarquez pour une odyssée marine et poétique de 3x3 minutes avec le Capitaine Jonas depuis les bords de la mer des Joncs. L'air iodé vous fera le plus grand bien. Chabbat chalom et Pessa'h casher vésamea'h

Transcription
Kind: captions Language: fr Ces paroles, c'est pas l'homme qui prend la mère, c'est la mère qui prend l'homme, sont faussement attribué à l'artiste Renault. En effet, il les a reprises du regretter Joseph Kessel, juif, homme de lettre, aventurier du 20e siècle. Joseph Kessel voulait consoler avec ses mots si bien tournés, une amie dont le père était mort noyé. Et à la veille du seème jour des pessards, nous célébrons la traversée miraculeuse de la mer rouge des enfants d'Israël. On peut paraphraser Joseph Kessel et dire que la mer rouge a pris les Égyptiens et a épargné les enfants d'Israël. Déjà lors de la soirée du Céder, nous avons rappelé dans l'espèce de contine intitulée Dayou, l'immense bonté du Tout-Puissant en faveur des enfants d'Israël lors de leur traversée, de la mer rouge ou la mer des gens pour les puristes. En effet, le narrateur de la Gada va énumérer tous les bienfaits de l'Éternel pour nos ancêtres de manière originale, en les récapitulant depuis la sortie d'Égypte jusqu'à la construction du temple à Jérusalem. en les ponctuant systématiquement de Daer nous, ça nous aurait suffi, signifiant que l'Éternel aurait pu être moins généreux et qu'en fin de compte, non seulement Dieu nous a fait sortir d'Égypte, mais il a également puni les Égyptiens et a tué leur premier né. Il nous a donné leur fortune et cetera jusqu'à nous offrir le temple de Jérusalem. Mais de manière stupéfiante, le narrateur de la Gada va décomposer le miracle de la mer rouge et dire : "Et si l'Éternel avait fendu la mer rouge sans que les enfants d'Israël la traversent à pied sec, ça nous aurait suffi. Et si le tout-puissant nous avait fait traverser la mer rouge à pied secer ennemis, ça nous aurait suffi." Et si on comprend tout à fait que l'Éternel aurait pu faire franchir la mer rouge aux enfants d'Israël sans noyer les Égyptiens mais juste refermant la mer et empêcher les Égyptiens de la franchir, ça nous aurait suffi. Puisque nous aurions eu la vie sauve, les Égyptiens auraient été neutralisés. Mais comment affirmer que si l'Éternel s'était contenté d'ouvrir la mer sans que les enfants d'Israël la traverse ? Daillez-nous, ça nous aurait suffi. Non, ça nous ça ne nous aurait pas suffi. Premièrement, parce que les Égyptiens auraient rattrapé les enfants d'Israël et surtout que toute la finalité de cette ouverture de la mer n'était que de permettre aux enfants d'Israël de la traverser. Alors, comment affirmer que la simple ouverture de la mer rouge sans rien du plus sans rien de plus nous aurait suffi ? Incompréhensible. Le Colbo ouvrage de Moyen-Âge explique de la manière la plus simple possible que l'intention du narrateur était en fait de mettre en en exergue la bonté que les enfants d'Israël ont traversé la mer rouge à pied sec. Alors que alors que lorsque la mer se se retire habituellement, le sol est humide. maracageux et que l'Éternel aurait pu fondre la mer et obligé les enfants d'Israël à patoger dans la boue et dans le sable mouillé. Non, l'Éternel a été encore plus généreux puisque les enfants d'Israël l'ont traversé à pied sec. Abrahamel propose lui une seconde explication en se fondant sur le midrache qui raconte que lorsque la mer rouge s'est ouverte, ce sont toutes les surfaces d'eau de la terre. qui simultanément se sont ouvertes et fendu au point que le monde entier a pris conscience de l'existence d'une force supérieure au-dessus de au-dessus de la nature. De plus, en s'inspirant du rabill de Pils, on peut compléter l'explication d'Abra Vanel en rajoutant qu'en s'ouvrant la mer rouge et toutes les mers et les océans ont dévoilé devant les cavaliers égyptiens et le monde entier, les fonds marins parfois à des kilomètres de profondeur, univers peuplé de créatures marines inconnues et d'une végétation. extraordinaire que nul force humaine n'a pu atteindre et encore moins créé que cette vision des fond marin a soudainement convaincu le monde entier et les Égyptiens en particulier de l'existence de Dieu et que les cavaliers du pharaon auraient rebroussé chemin et auraient épargné les enfants d'Israël s'il n'avait été poussé une fois de plus par leurs démons à la la poursuite des des Hébreux traversant eux la mer rouge. Et c'est ce que vient ici souligner le narrateur de la Gada en soulignant que l'ouverture seule de la mer rouge nous aurait suffi pour sauver les enfants d'Israël. Mais il est peut-être possible de proposer un troisième éclairage de ce passage de la gada si étonnant qui vous choquera peut-être et qui pourtant est tellement vrai. Dans le monde des chivates lituaniennes, les maîtes répétaient sans cesse mirdon nht oftun qui signifie un juif doit faire sans soucier sans se soucier ni de réussir ni d'être récompensé immédiatement et que l'envie d'entreprendre d'étudier de construire sa vie de juif doivent nous escorter sans cesse. Qu'importe le résultat ? Ce que Guillaume d'Orange disait dans d'autres mots, il n'est point nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Que dans notre histoire, nous avons connu heureusement des tsadikimes, des justes qui de leurs vivants ont été récompensés dans ce monde de tous les bonheurs de la terre. Mais il faut savoir aussi que pour d'autres tsadikim, l'Éternel a réservé tout toutes leur récompense sur le monde futur et que malgré tous leurs efforts, tous leurs sacrifices, leur vie n'a été que douleur et misère et que malgré tout ces sadikim n'ont jamais renoncé ni même songé à renoncer au bonheur de servir l'Éternel. Je pense par exemple à tous ces immenses sages français du Moyen-Âge comme notamment le Mordé, le balagotte Moimoniogotte, Rabenouchou le pieu, victime de leurs vivants de l'obscurantisme des chrétiens de l'époque et mort en martyr assassiné par les croisés. et qu'il arrive qu'un juif fasse se repentisse, prenne sur lui de respecter le shabbat par exemple et voit immédiatement la bénédiction du shabbat se réaliser et inversement qu'un autre juif lui aussi décide de vivre pleinement ce jour sacré mais avait comme conséquence la perte de son emploi une précarité financière et et même si on se souhaite tous de voir tout de suite le fruit de nos efforts spirituels. Il ne faut jamais douter de la bienveillance infinie et surtout la justice divine qui récompense chacun selon ses mérites. Et que pour revenir aux enfants d'Israël face à la mer rouge ? Si les enfants d'Israël avaient été les acteurs et les initiateurs de cet incroyable miracle de la mer rouge qui s'ouvre, même si en fin de compte ils avaient péri des mains d'Égyptiens. et qu'il n'avait jamais rejoint le pays de Canaan. Da et nous, ça nous aurait suffi, ça leur aurait suffi. Confiant dans la justice divine que même s'il n'étaient pas parvenus jusqu'à leur la terre promise de leurs vivants, leurs descendants, il serait arrivé grâce à eux. et que le rabi de Radomsk faisait remarquer que bizarrement la Torah se contente de dire au sujet d'Abraham notre patriarche qu'il a récité l'éloge funèbres de Sarah son épouse. Et la Torah conclut brusque rapidement qu'Abraham s'est relevé de de son deuil sans citer une parole élogieuse sur Sarah. Pourquoi ? Et ce rabi polonais du 19e siècle répondait qu'Abraham, accablé par la douleur du décès de sa de sa si sainte épouse, après tant d'années de mariage et et d'aventure, n'a pas pu ni voulu prononcer la moindre parole devant la dépouille de Sarah, de peur qu'elle soit interprétée comme un reproche adressé à l'Éternel, un doute sur la conduite de Dieu envers une femme sipieuse morte prématurément. "Quand vent soufflera, je repartira", répète sans cesse Renault dans son hymne à la mer. Ce refrain d'un marin ne vivant que pour les mers et les océans. Ce pourrait ça pourrait être aussi le light motive d'un juif de partir repartir sans cesse à la conquête de la Torah comparée à la mer dans le livre de Job. Shabatom et à vous tous.