The Torah Podcast

Cours de Torah — disponibles sur vos plateformes favorites

Barbaries à Moscou - Tsav

Barbaries à Moscou - Tsav

Rabbin Jonas ·

Paracha Histoire juive
Vitesse :

La vision des visages tuméfiés de 4 hommes ayant vraisemblablement tués près de 150 personnes vous a-t-elle révolté ou semblé mérité? Face à la barbarie, peut-on se montrer barbare? C'est sur cette question brulante d'actualité que le rabbin Jonas apporte sa réflexion basée sur la Parachat Tsav. Lorsque l'humain montre son pire visage, que doit faire le juif? Chabbat chalom à tous!

Transcription
Kind: captions Language: fr vendredi soir dernier des terroristes ont seé la terreur à Moscou mitraillant des centaines de spectateurs venu assister à un concert musical peu de temps après les auteurs de ce carnage abominable ont été arrêtés par les autorités russes le monde entier a été témoin des supplices infligés aux auteurs de ces attentats découvrant leur visage mutilés ou tuméfié et mon propos ne sera en aucun cas de disculper ou de trouver la moindre excuse à ces théoristes criminels mais bien de constater que si de tout temps et de toute époque quasiment tous les états de la terre ont pratiqué la torture physique et morale contre leurs ennemis on assiste à travers cet épisode à une forme de décomplexion pour reprendre un néologisme à la mode à l'égard de ces pratiques barbares que rien ne peut justifier aux yeux de la Torah même face au aux auteurs de barbarie car si comme l'avait écrit Nietzsche la cruauté est le remède de l'orgueil blessé ce qui est particulièrement vrai pour les Russes pour le judaïsme la cruauté la négation de Dieu qui s'est présenté aux enfants d'Israël et à l'ensemble de l'humanité au mont Sinaï à noi Hashem signifiant anori moi ma personnalité mon essence moi anori c'est bien le tetragram c'estkevavke ces quatre lettres synonymes de bonté de miséricorde d'amour dont l'Éternel fait toujours preuve même dans les pires moments de notre histoire en reprenant les mots aussi fabuleux que révoltants du rasoniche enseignant que même si l'homme peut avoir l'impression que l'Éternel se montre cruel vis-à-vis de de ses enfants mais sachez disait ce géant de la Torah que Dieu est semblable dans ces moments à un chirurgien dont chaque geste d'une précision extrême à la fois pour soigner le patient tout en mini misant le plus le plus possible les souffrances de la personne opér opérée et ce n'est pas à hasard si la torora va associer dans le même verset dans le même souffle comme des frères siamois l'interdiction de se venger de son ennemi et le devoir DEA celui d'aimer son prochain en concluant encore une fois anashem je suis l'Éternel miséricordieux et que même face à ton frère qui t'a fait tant et tant souffrir et que tu souhaiterais te venger souviens-toi que tu dois l'aimer lui aussi et qu'au-delà du droit légitime de se défendre et de se protéger de juger les criminels et de les punir tout acte de vengeance jusqu'à la moindre parole injurieuse et blessante est interdite même à l'égard de personne détestable et que cédait à la vengeance à la cruauté contre nos ennemis c'est éteindre à l'étincelle divine qui brille en nous ternir la beauté de notre âme une abdication un renoncement à être porteur de l'identité divine c'est offrir une victoire à nos ennemis les exemples de situations où la torora cherche à tout prix à éloigner l'homme de la cruauté sont innombrables ainsi le Talmud dans ma côte enseigne qu'un homme passible de la peine de 39 coups si au cours de l'application de la sanction le coupable s'est S et s'est humilié en ne maîtrisant pas ses envies de se soulager il faudra immédiatement absoudre le pêcheur toujours le talmude et le traité de sanedrine décrivant la manière toute théorique dont un dont un condamné à mort devait être exécuté et il fallait veiller à lui infliger le moins de souffrance et d'umilation possible car écrit le thalmude la tor nous a demandé d'aimer notre prochain même celui qui est tombé si bas au point de mériter la mort et ce et on peut aussi citer l'interdit pour un créancier pourtant dans son bon bon droit de harceler son débiteur si celui-ci n'a pas les moyens de le rembourser l'tioenoché stipule la tor et ce rejet de la cruauté doit s'exercer même à l'égard des animaux comme la la tor l'enseigne qu'on ne peut rester indifférent devant l'animal ployant sous sa charge même si cette bête appartient à son ennemi rappelons aussi l'interdiction d'abattre le même jour une vache et son veau ou celle d'offrir en sacrifice un animal âgé de moins de 8 jours et notre parachat de Tsav nous fournit aussi selon moi une formidable allusion à ce dégoût de la cruauté il existe un signe musical rythment la lecture de la Torah appelée chalchelette où le lecteur doit impérative élev sa voix qui n'apparaît qu'à quatre reprises dans le texte sacré parmi les milliers de tamamim de signes musicaux de la Torah et ce chalchellette traduit un moment importantissime de notre histoire ainsi c'est un des quatre chalchelettes qui ornent le va maen le refus de Yoseph de céder aux avances de la femme de potifar et voilà que bizarrement dans notre parachat le 4è et dernier chalchelette couronne le verbe vaichrat l'action d'abattre rituellement un animal à l'aide d'un couteau et on ne pourçoit pas à priori la dramaturgie d'un acte aussi banal que de tuer un animal pour le manger ou l'offrir un sacrifice au Tout-Puissant à moins peut-être de se souvenir que tu es ne sera jamais un acte comme un autre même un animal même si c'est pour les besoins vitaux de l'humanité prendre un couteau sectionner la trachè artère et l'usophage d'une bête n'est pas un acte anodin le talmude enseigne d'ailleurs que l'homme au penchant sanguinaire exercera le métier de choette l'homme chargé d'abattre les animaux et et qu'à travers ce chalchelette la tor nous met en garde de ne pas s'habituer à la violence la cruauté rappelons entre parenthèses que la consommation de la viande est présentée par la Torah comme une forme de concession à l'humanité à après le déluge par honnêteté intellectuelle je ne peux conclure ces paroles de Torat sans citer l'enseignement très connu tiré d'un midrache celui qui fait preuve de miséricorde à à l'égard des hommes cruels finira par se montrer cruel envers les personnes miséricordieuses semblant prendre le contrepied de notre enseignement sauf que rabinahman de Breslav notamment replace ce midrage dans son contexte celui du roi Chaoul auquel l'Éternel et le prophète Samuel avait ordonné d'effacer entièrement toute trace d'amaleec sur terre et voilà que le roi Shaoul malgré son infinie piété a malinprété ce commandement et après avoir anéanti tous les amalicites a décidé d'épargner leur roi Agag et ce par modestie par respect par compassion devant le Souverain or la loi la mitzva le commandement divin nous fixe aussi les les limites de la bonté de la Miséricorde et que les dépassés les franchir nous propuls dans l'univers de la faute du du mensonge de l'illusion qu'on peut être plus miséricordieux que Dieu lui-même c'est évidemment impossible et qu'à partir du moment où l'homme s'arroge le droit d'établir ses propres règles de bonté de miséricorde il finira forcément par se tromper et en manquer justement face à des personnes qui l'aurait pourtant mérité une citation féminine pour conclure celle d'une auteur française du 20e siècle Marcel aucller qui a écrit ce que nous prenons pour de la cruauté chez l'homme n'est presque toujours que de la lâcheté la lâcheté le pire des péchés selon la Torah celui de renoncer à être un homme un vrai Chabbat Chalom à vous tous