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Se marier et s'aimer, ou s'aimer et se marier ? Hayé Sarah 5787 - Rav Elie Lemmel

Se marier et s'aimer, ou s'aimer et se marier ? Hayé Sarah 5787 - Rav Elie Lemmel

Lev ·

Mariage & Famille Paracha
Vitesse :

Se marier et s'aimer, ou s'aimer et se marier ? À partir de la rencontre d'Isaac et Rivka, la première histoire de mariage racontée en détail dans la Torah, le Rav Elie Lemmel interroge nos idées reçues sur l'amour : pourquoi Eliezer ne se fie pas au miracle de l'eau qui monte, ce que Rivka nous apprend sur la façon de lire le comportement de l'autre, et pourquoi, dans le texte, Isaac n'aime Rivka qu'après l'avoir épousée. À partir de la paracha Hayé Sarah. 00:00 Introduction : se marier et s'aimer 00:49 Les premiers couples de la Torah 01:55 La mission d'Eliezer 05:00 Miracle ou critère ? 09:16 Prendre de la distance pour choisir 11:51 Rivka au puits : la lecture en « option haute » 18:39 L'eau qui monte : se méfier de l'irrationnel 21:43 Penser l'autre 25:00 Pourquoi attendre ? 26:26 Le chameau : arriver sans manque 30:09 Le voile : le visage et l'intériorité 32:36 Isaac prie au crépuscule 35:35 L'amour naît de l'engagement 38:18 La tente de Sarah : savoir consoler 42:02 Remettre en question nos images de l'amour 45:11 Pourquoi tant de crises de couple ? 47:40 Aimer, c'est donner à l'autre les moyens de s'épanouir 52:15 Se connaître avant la rencontre Pour suivre le Rav Elie Lemmel : Groupe Whatsapp : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Spotify - Podcast PARLONS-EN ! : https://open.spotify.com/show/78THosGTYWnwhZDK8A2Htz Spotify : https://open.spotify.com/show/70yaK2dvtJgAKFgg2FSxtR LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/rav-elie-lemmel-079041383/

Extrait du cours

Est-ce qu'on m'entend bien jusqu'au bout ? Tout va bien ? Tof. Alors euh le thème qu'on va essayer développer ensemble ce soir a été euh évidemment démarre de la parachat cette semaine, se marier et s'aimer. S'aimer et se marier. Pourquoi est-ce que j'ai voulu intituler d'abord ce cours de cette manière ? Parce que on va voir dans le texte de la parachat qu'on va lire l'histoire d'un mariage. La première fois où la Torah nous parle vraiment d'un mariage, c'est-à-dire de d'une rencontre et de tout ce qui va derrière.

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F. Bonsoir. Est-ce qu'on m'entend bien jusqu'au bout ? Tout va bien ?

Tof. Alors euh le thème qu'on va essayer développer ensemble ce soir a été euh évidemment démarre de la parachat cette semaine, se marier et s'aimer. S'aimer et se marier. Pourquoi est-ce que j'ai voulu intituler d'abord ce cours de cette manière ?

Parce que on va voir dans le texte de la parachat qu'on va lire l'histoire d'un mariage. La première fois où la Torah nous parle vraiment d'un mariage, c'est-à-dire de d'une rencontre et de tout ce qui va derrière. Et on va constater que là-bas l'amour n'est pas nécessairement là où on l'aurait imaginé. On va y arriver dans quelques instants.

Mais si vous le voulez bien, on reprend le texte de la Torah sur l'univers du couple. Le premier couple dont on nous parle dans la Torah. C'est le plus simple, c'est Adam et Ève. Adam dont on sait pertinemment qu'il était l'homme le plus heureux de tous les hommes mariés de la surface de la terre pour deux raisons.

La première, il y avait pas le choix, il y en avait qu'une. Et la seconde, c'est qu'il a jamais eu de belle- mère. D'accord ? Donc mais le premier couple, bon ben, il y a Adam, il y a Ève.

OK. Après, on va voir un autre couple qui est le couple de Abraham et de Sarah. Mais le texte est extrêmement succin, c'est-à-dire le texte nous dit que Abraham et Sarah se marient. Ça y est, ça s'arrête là.

Et puis on va voir maintenant une histoire d'un couple avec la rencontre, la recherche, la rencontre, la rencontre. des deux et puis après le mariage et c'est cette semaine dont on nous en parle. Alors le point de départ commence d'abord par cet échange entre Abraham et celui que l'on appelle qui est donc ce qu'on appellerait aujourd'hui le surintendant, le responsable de la maison d'Abraham. Abraham se tourne versézer et lui pose la problématique suivante.

Il dit "Voilà, j'ai un fils et je voudrais que tu ailles chercher pour lui une épouse ?" Alors évidemment déjà la question est surprenante parce que on aurait pu s'imaginer qu'zer lui dise déjà pour soi c'est complexe tu me demandes de chercher pour quelqu'un d'autre eter dit il y a pas de problème. Abraham lui dit qu'on soit bien clair voici l'univers dans lequel je ne veux pas que tu trouves une épouse. C'est intéressant de voir que Abraham ne définit pas des qualités ou des défauts. Mais Abraham dit, il y a un univers qui ne peut convenir à Isaac.

Et l'univers qu'il décrit, c'est l'univers de ceux qui sont caractérisés par une vision de l'existence dans laquelle on est là pour prendre. Et Abraham, de par ce qu'il est, est celui qui a appris que l'on est là pour donner et comprend que une jeune fille qui aurait grandi dans cet univers là, ça peut être légèrement plus complexe. Et donc c'est la raison pour laquelle il dit a priori, c'est peut-être pas là où il faut chercher. OK.

Et maintenant donc on a monsieur Eliezer qui est là avec une mission qui n'est pas simple, chercher une épouse pour Isaac. Et évidemment, qu'est-ce qu'il fait ? Ben, il se tourne vers le créateur de l'univers et il y a à ce moment-là une parole qui est très surprenante. Elézer dit "Voilà, je dois chercher une épouse pour Isaac et donc je te demande de m'aider et voilà comment je te demande de m'aider." Alors déjà, c'est très curieux parce que si tu pries, tu n'as pas à dire à Dieu comment tu voudrais que ça se passe.

Aide-moi à remplir ma mission. Et il va donner ici donc un certain nombre de règles presque comme s'il disait à Dieu, voici le scénario qu'il faut que tu mettes en place pour que je trouve la femme d'Isaac. C'est quoi le scénario ? Très simple.

Je vais près d'un cours d'eau, d'un puit. La jeune fille qui viendra au puit, à qui je demanderai à boire. Et non seulement qui me donnera à boire à moi, mais qui aussi me proposera de donner à boire aux chameaux qui seront avec moi, c'est elle qui sera l'épouse Alors ici, il y a une question très simple. On va arriver au sujet.

Je vous rappelle tout de suite hein, je vous rassure tout de suite mais on pose le cadre. La question, elle est la suivante : Tu veux quoi ici ? Tu veux que Dieu te fasse un miracle ? Alors laisse-le inventer le miracle.

Et si c'est pas un miracle, ça veut dire que tu es en train de me dire que c'est un critère. Parce que la jeune fille dit "Avec plaisir, je te donne à boire à toi et à tes chameaux." C'est elle qui va devenir une des matriarches. C'est quand même fort. Il arrive, chameau, des chameliers qui l'accompagne, voit arriver une jeune fille qui est justement la future mais il ne le sait pas encore qui est Rifla, qui est une toute jeune fille.

Et le texte nous dit que lorsqu'elle arrive, il voit que l'eau du puit monte à sa rencontre. Moi je suis je dis c'est bon détente. Dieu vient de m'indiquer de manière miraculeuse que c'est elle. parce qu'à priori l'eau est là pour couler dans un sens et pas pour remonter dans l'autre sens.

Donc le fait de voir cette manifestation particulière lorsqu'une jeune fille arrive semblerait me dire que c'est bon a priori c'est elle. Et bien il voit ça, ça lui suffit pas. Il se tourne vers elle et lui ditux-tu me donner à boire ? Et elle lui répondet à Donie.

Bois mon maître. Alors, c'est une manière de dire pas mon maître dans le sens péjoratif et je vais aussi donner à boire à tes cham et à ce moment-là il dit c'est ellea la femme pas là avec un petit elle avec un grand elle c'est-à-dire normalement il aurait pu dire Icha c'est ah c'est la femme par excellence c'est-à-dire j'ai trouvé enfin celle qui peut être le conjoint ici en l'occurrence la conjointe de Israak. Alors faut essayer de comprendre qu'est-ce qui se passe. Mais avant de comprendre ce qui se passe, il va donc voir Rebecca.

Rebecca va le suivre après avoir parlé aux gens de sa famille. Elle le suit. Rebecca arrive et au loin voit celui qui s'appelle Isaac et identifie celui-ci comme étant son futur. Isaac Yzraak se marie avec elle.

Il l'amène dans la tente de sa mère, se marie avec elle et puis va l'aimer. Voici très rapidement, ultra succintement l'histoire. Alors évidemment, il y a ici quelque chose qui est très curieux. D'abord, si on commence par la fin, ça fera le délice de tous les psychanalystes, d'un Isaac qui amène sa future dans la tente de sa mère qui est décédée, qui suite à l'avoir amené dans la tente de sa mère, enfin se console de la perte de sa mère et seulement après va l'aimer.

Vous donnez ça, un lacanien, un freudien, ce que vous voulez. Il vous fait trois livres. D'accord ? Nous, on va essayer de comprendre pourquoi la Torah nous raconte une histoire pareille, pourquoi elle nous donne de tels détails.

Donc ça, on le garde pour l'instant. Second détail, c'est que la Torah nous décrit la rencontre entre Yrak et Rifka. Et évidemment, la Torah n'est pas là pour vous raconter le scénario du film parce que on va pas tourner de film en plus. Mais elle nous dit que elle arrive et elle est sur un chameau.

Super content de la prendre. Elle aurait pu être, si vous le voulez, sur un anne, sur un cheval, enfin. OK. Et quand elle le voit, elle descend du chameau, se recouvre, recouvre son visage avec un voile et là, il la retrouve et après donc la suite.

Qu'est-ce que la Torah a-t-elle besoin de me donner de tels détails ? Et à la fois sur quoi elle est en train de chevaucher, que quand elle le voit, elle descend littéralement, tombe du chameau, elle se recouvre. Et surtout que la Torah nous dit que Yitsrak est dans les champs au moment où le soleil est en train de se coucher. C'est très romantique.

Voilà la la rencontre dans le soleil couchant de des deux êtres aimés. Mais la Torah fait pas du romantisme, encore moins de la poésie. Elle peut être poétique mais elle n'en fait pas de la poésie. On va reprendre au début si vous le voulez.

Tout d'abord dans l'histoire de Elézer avec un homme qui s'appelle Itrak qui a quand même 36 ans et qui voit que le père est en train de demander à quelqu'un d'autre de chercher une épouse pour lui. Alors non, on dit le texte mais au fond c'est quoi cette histoire ? C'est-à-dire tu demandes à quelqu'un d'autre d'aller chercher une épouse pour moi ? Comment ça fonctionne ?

Or, on voit que ici Yrak est dans le silence. Il ne dit pas quoi que ce soit. Au fond, la Torah est déjà ici en train de nous poser une idée fondamentale, c'est que lorsque l'on va être à la recherche de son conjoint, il faudrait être un petit peu à l'image d'Élézer qui n'étant pas directement concerné par la chose aura cette prise de distance pour pouvoir en effet réfléchir aux fondamentaux tels qu'Abraham viendrait de lui dire. La Toré est en train de nous dire sache que dans la rencontre, il faut créer cette forme de distance qui nous permet de nous interroger si les fondamentaux qui vont être à la base du futur couple sont présents.

Or, au niveau symbolique, Elézer ici représente cette capacité à être en prise de distance parce qu'il n'est pas directement concerné. Mais au fond, la Tor est en train de nous dire que comme on n'ura pas un Eliézer qui ira chercher notre futur conjoint, le point de départ d'une rencontre qui va aboutir à un couple, c'est de se dire est-ce que les fondamentaux, les fondamentaux, pardonnez-moi, sont clairs pour moi ? Est-ce que je les ai posé par rapport à moi-même ? C'est ce que Abraham va dire.

Et à partir de là, comment vais-je faire pour être dans cette distance qui me permet d'abord de voir si ces notions sont présentes ? En deux mots, l'amour aveugle, le mariage rendra la vue. Et donc à partir de cela, quand le désir s'emmêle, tout s'emmêle. Et donc cette notion de prise de distance, ça c'est déjà le point de départ.

À partir de là, on avance. On avance. Donc Elézer part et lui en effet va donner ce qui semblerait être un critère. Mais quelque part, qu'est-ce qu'il est en train de voir ?

donc on va essayer de se représenter l'image. Nous avons donc cet homme qui est là près du puit avec autour de lui si vous voulez les chaises là avec autour de lui on a des chameaux et des chameliers moi j'essaie de me représenter ce qui est en train de se passer par rapport à cette jeune fille à qui on demande "Peux-tu me servir à boire ?" On peut parfaitement imaginer que une jeune fille qui voit un jeune homme ou un homme ou une femme dans un état de souffrance en train d'être là et de quasiment mourir de soif, évidemment répondra présent ou présente à la demande. C'est normal, c'est profondément humain. Or ne voit absolument pas cela.

On voit un homme a priori qui va bien, qui est accompagné et qui demande qu'on le serve. Donc il y a quelque chose ici de surprenant voire même d'incompréhensible. Essayons d'imaginer la réaction que nous aurions eu nous par rapport à une situation pareille. On aurait dit "Je suis désolé mais je suis pas serveuse." A priori, tu peux parfaitement te servir à boire.

Et si tu ne peux pas le faire que autour de toi des personnes qui sembleraient être à ta disposition, pourquoi tu me demandes ? Moi ça m'est arrivé parfois d'être dans des magasins et surtout dans des magasins qui vendent des trucs un peu juifs. Et comme j'ai toujours appris que dans la vie, ben quand tu vois les gens, tu leur souris, en tout cas tu leur fais pas la tête. Les gens sont persuadés qu'à partir du moment où tu leur fais pas la tête, c'est que tu es vendeur.

Donc excusez-moi, vous pouvez me dire combien ça coûte ? Je dis écoutez, je vais me renseigner chez le propriétaire, il va me dire sûrement. Bon, mais à la limite, tu peux te tromper, mais ici tu as du monde. Qu'est-ce qu'elle fait ?

Elle fait ce qui va être la base de la construction qui ne va pas commencer d'abord par l'univers de l'amour. Elle est là et elle dit "Cet homme-là, pour une raison que j'ignore, semble avoir un besoin qui ne pas qu' ne peut pas satisfaire lui et ceux qui sont autour de lui." C'est-à-dire qu'elle sort de son modèle de fonctionnement et elle essaie de rentrer dans le système de l'autre. En deux mots, elle ne cherche pas à comprendre mais elle est tout simplement en train de découvrir quelque chose qu'elle ignore. Dans sa logique, elle il y a quelque chose qui ne va pas.

Donc elle met de côté sa logique et quelque part, elle s'empêche d'être dans une lecture à charge du fonctionnement que l'autre a vis-à-vis d'elle. Parce que nous, on aurait pu avoir cette lecture. C'est honteux, ça se fait pas. Pour qui il me prend, il est pas capable.

et cetera. Tu as raison. Mais faut croire que peut-être il ne peut pas. Pourquoi j'en sais rien ?

Face à une situation dans laquelle il y a une double lecture possible, elle ne choisit pas la lecture qui est une lecture à charge. Elle ne choisit pas d'avoir une vision négative alors qu'elle peut en avoir une à minima neutre. On a ici le second élément qui va permettre par la suite de réussir à créer une histoire dans laquelle à un moment l'amour va se greffer. Mais c'est intéressant de voir que la Torah ici est en train de nous montrer que avant l'histoire d'une construction, il y a un certain nombre de choses qui doivent être présents dans le modèle de fonctionnement de l'individu et qu'il va mettre en place dans la relation.

La première, comme on l'a vu, cette prise de distance symbolisée par Elié qui cherche et qui représente au fond cette capacité à savoir où sont mes fondamentaux et faire en telle sorte que le désir ne perturbe pas mon regard sur l'autre. He deuxièmement, est-ce que je suis prêt à un moment à avoir une réflexion en option haute face à une situation qui pourrait me sembler être incompréhensible ? C'est ce qu'elle fait. Elle a décidé d'avoir une lecture en option haute de quelque chose qui naturellement aurait pu l'amener à se mettre en distance.

C'est intéressant cet état d'esprit là. On n'est pas du tout ici dans le monde des émotions, d'aucune manière. Parce que faut pas oublier que cette histoire nous révèle comment s'élabord une construction sur la base de quel élément on va pouvoir construire. Le premier, ces fondamentaux qui sont clairs, cette prise de distance émotionnelle autant que faire se peut pour que quand le désir s'emmêle, rien ne s'emmêle.

D'accord ? Donc mettre de côté la chose. Deuxièmement, face à une situation, quel est le choix de lecture que je déciderai d'avoir vis-à-vis d'elle ? Vous avez des personnes qui chaque fois qu'ils sont confrontés à une situation sont dans une lecture en option basse.

Là, elle est dans une neutralité d'analyse. Cet homme me demande à boire. A priori, il peut le faire lui-même. A priori, il y a du monde avec lui.

Option basse, c'est une crapule qui veut profiter de l'autre. Option haute, je ne la sais pas mais c'est peut-être autre chose. Et donc qu'est-ce qu'elle fait ? Elle lui dit avec plaisir parce qu'au fond l'enjeu il est où ?

Quel est le problème de réponse présente à cette demande qui au fond est acceptable ? Évidemment maintenant ce qui est curieux c'est la suite. Je sais pas si vous êtes déjà donné une fois à boire à des chameaux. Moi jamais mais à ce qui paraît le chameau quand ça boit ça boit.

D'accord ? C'est pas comme nous. Un verre de Perrier ça te suffit. Pourquoi est-ce qu'elle propose ?

Pourquoi est-ce qu'elle propose ? Et là, il y a quelque chose de passionnant, c'est que au fond, elle essaie maintenant de réfléchir avec ce regard qu'elle a décidé de poser. Pour une raison que j'ignore, cet homme ne peut pas se servir à boire et ceux qui sont autour de lui ne peuvent pas. J'en sais rien.

Mais alors, si je regarde la totalité d'histoire, on a ici des chameaux qui ont besoin de boire et je deviens force de proposition. Ah mais pourquoi il ne me le demande pas ? Peut-être parce qu'il n'ose pas me demander, parce qu'il y a des choses que l'on n'ose pas demander à l'autre parce que c'est tellement plus important que l'on n' pas envie de les mettre dans une situation de difficulté. Donc je ne perds rien à proposer parce que soit en effet il y a ici un besoin réel mais qui ne peut être exprimé par peur ou pour d'autres raisons et si ce besoin n'est pas là il me dira c'est très gentil c'est pas c'est pas la peine.

Au moment où elle dit cette phrase, il dit hi Aisha, c'est elle qui va symboliser ce que représente l'univers du conjoint avec lequel on peut construire. Ce qui est très intéressant, c'est que le texte nous dit que juste avant, il y a quelque chose de miraculeux. L'eau vient à sa rencontre. Cette eau qui vient à cette rencontre, c'est "Ah, c'est évident, je l'ai vu, j'ai eu le pit." Rien du tout.

Il aurait pu s'arrêter là. Vous savez le fameux mina, on s'est rencontré trois fois de suite. Donc ça veut dire que ça veut rien dire strictement rien. Au fond, tu as envie de l'irrationnel pour te conforter dans une décision sur lequelle tu n'as aucune certitude.

On ne convoque pas l'irrationnel pour pouvoir se rassurer. Parce que si tu as besoin de te rassurer, c'est que quelque part tu as pas été capable de poser les fondamentaux. Et donc c'est la raison pour laquelle dit bon super, c'est sympa. Mais ça c'est pas ça l'histoire.

L'histoire ne se construit pas sur l'irrationnel de l'amour, sur l'irrationnel du sentiment qui souvent n'est qu'un sentiment qui n'est d'un besoin thérapeutique. Pardonnez-moi si je dis de cette manière parce que l'autre va nourrir quelque chose qui me manque. L'amour thérapeutique est merveilleux mais une fois que vous avez fini d'être nourri de ce que l'autre vous apporte à ce moment-là vous le regardez. Vous dites "Mais est-ce que c'est vraiment avec cette personne que j'ai envie de construire ?

Mais moi, si je suis dans un besoin et dans un manque bien réel et que l'autre le nourrit, je ne peux qu'éprouver un sentiment et c'est normal. Et ce sentiment est vrai et authentique parce que tout simplement l'autre est le support d'un bien-être et c'est extraordinaire. Mais est-ce que ça me garantit la possibilité d'un futur ? Pas du tout.

Au contraire, ce bien-être que l'autre me donne est tellement important qu'il m'amène à masquer mon regard. Parce que si je vois la réalité de l'autre et je ne peux pas me projeter dans un futur, je vais prendre une distance hors l'autre, j'en ai besoin. Donc je m'empêche de voir les éléments qui sont nécessaires pour construire un futur parce que j'ai besoin de cette relation parce que l'autre nourrit un manque et ça n'a rien de négatif dans l'absolu. Le problème c'est comment je fais pour ne pas tomber à l'intérieur de cela ?

Cette eau qui monte semblerait être la pseudo évidence que l'on a que l'autre est là avec nous pour construire. C'est c'est énorme mais c'est comme le sentiment amoureux. Je voilà, je sens que c'est lui, je sens que c'est elle. C'est c'est ça c'est vous savez comme les gens qui pensent que l'amour c'est des frissons, c'est des tremblements, c'est les symptômes de la grippe quoi.

D'accord ? La tor est très claire. Il voit l'eau qui monte. Super, ça c'est l'élément irrationnel.

On met de côté l'irrationnel. Or, le sentiment amoureux n'est pas rationnel parce qu'il obéit à des critères qui sont subjectifs, qui peuvent être vrais mais qui ne pérénisent pas nécessairement une relation. Point. Maintenant, il va voir si ce qui permet à un couple de se construire pour pouvoir dans un second temps s'aimer est présent.

Est-ce que je suis prêt non pas à penser à l'autre mais à penser l'autre ? P E N. Penser l'autre c'est pénétrer son univers. Ne pas chercher à le comprendre mais à le savoir.

Et ça d'où est-ce qu'on l'apprend ? Il y a un verset qui nous dit "Vealom et tu sauras et la paix sera dans ton foyer." C'est le savoir de l'autre qui est fondamental et non pas nécessairement la compréhension parce qu'il y aura toujours quelque chose de non compréhensible à l'intérieur du modèle de fonctionnement de l'autre. Et à partir de là, seconde chose, face à une situation, quel est le choix de lecture que je décide avoir ? Vous verrez que dans les couples déjà existants et dans les couples en devenir, vous verrez systématiquement que les problèmes essentiels sont liés à des lectures inexactes de certains modèles de fonctionnement que l'on a.

Je parle pas bien sûr la lecture inexacte quand l'autre prend un grand un marteau pour te taper sur la tête. Évidemment là, il y a pas de lecture inexacte, il y en a qu'une, d'accord ? En dehors de ce genre de situation que j'ose espérer plutôt rarissime quelque part si vous décryptez les conflits donc la difficulté dans la relation elle commence par une lecture en option basse donc souvent inexacte d'une posture d'une attitude d'un nom dit et d'une parole de l'autre et à partir de là on rentre dans un système on construit à ce moment-là une certaine vision de l'autre qu'on va renforcer au fur et à mesure. C'est comme dans la relation à l'enfant, les fausses croyances de l'enfance qui vont se renforcer tout au long de notre vie.

Ici, elle montre que c'est pas son modèle. Et au passage, si on veut construire son couple, il faut faire le choix de décider que face à une situation, nous sommes à minima dans une lecture neutre et de préférence en option haute. Tu ne perds rien à avoir cette lecture parce que si elle est inexacte, tu t'en rendras compte et si elle est vraie, quelque part, elle te permet de créer le lien. On est dans une société dans laquelle on a pris l'habitude et dans laquelle on nous pousse à avoir des lectures en option non pas neutre mais en option basse.

En vérité, je t'explique, s'il a fait ça, c'est pour ceci et si elle a fait ça, c'est pour cela. Mais en vérité ça veut dire ceci, ça veut dire cela. Tu as raison, c'est possible mais est-ce qu'on peut pas voir les choses autrement on s'habitue. Alors malheureusement parfois on est obligé de les avoir parce qu'on était victime de personnes qui en effet face à une situation étaiit en option basse de manière concrète et réelle.

Mais ça c'est un deuxième problème. À partir de là, on avance. H Aisha, c'est bon, c'est elle. Et à ce moment-là, donc il y a la fameuse rencontre, on va pas rentrer dans les détails, avec le père et le frère de Rifka, la possibilité qu'elle parte.

Et elle, c'est très intéressant parce que quand lui va pour demander sa main, il faut qu'elle rencontre Isaac. Mais a priori, il y a une base solide. Alors, ils disent "Bon d'accord, quelques mois, elle reste encore un peu à la maison". Et lui dit "Nicha, on va lui demander." Et elle dit "J'y vais." C'est très intéressant parce que la Toré ici est en train de te dire dans la mesure où ton choix est clair alors avance.

Quand est-ce qu'on va se marier ? En mars 2028. Explique-moi. Tu as besoin de planter le blé pour pouvoir faire la farine avec laquelle tu vas faire toi-même les gâteaux de la réception ?

Un mariage, c'est des signatures sur le contrat du traiteur, sur le contrat de la salle, sur le contrat de l'orchestre, sur le contrat de la mitaitsa pour que ça soit un mariage un peu sympathique dans lequel on danse pas pour soi mais pour le khatan et la kala. C'est pas très compliqué. Alors suivant les portefeuilles, ça va se faire et tous les mariages sont géniaux. Soit à Paris, soit en banlieu soit dans des châteaux, soit au bout du monde, ça prè chacun son truc.

Pourquoi tuattends ? intéressant de voir que elle dit "Mais si j'ai pas de raison de dire non, de ne pas les suivre, alors j'y vais." C'est-à-dire cette capacité de s'affranchir de nos peurs et de ne pas attendre l'émergence d'un sentiment qui ne viendra jamais si la peur est présente. N'essayons pas de nous rassurer par la présence d'un sentiment. Clairement, la T est claire.

Maintenant, on avance. La Tor avance et elle est là et elle arrive sur le chameau. Super. On est très heureux qu'elle soit sur un chameau.

En hébreu, comment ça se dit un chameau ? En hébreu, un chameau, ça se dit gamal. Et gamal, c'est les mêmes lettres qu'un autre mot qui est gamoule gomel. Gamoule, c'est quoi ?

C'est quelqu'un de sevré. C'est quoi quelqu'un de sevré ? C'est quelqu'un qui est suffisamment nourri pour être dans une forme d'indépendance. C'est un enfant sevré, c'est un enfant qui est capable maintenant d'être indépendant dans le rapport à la nourriture.

Quand vous sevrez quelqu'un, vous lui donnez tout ce dont il a besoin et à partir de cela, il se sent en équilibre. Rifka quand elle arrive et qu'elle va rencontrer, elle est se vraie, elle est sur le gamal, elle n'est pas dans un état de manque affectif, elle n'est pas dans une situation dans laquelle il y a une forme de déséquilibre intérieur qui pourrait l'amener à prendre une décision qui ne serait là que pour nourrir un manque mais non pas pour construire un futur. Même si l'exemple que je vais vous donner est nullissime et je vous prie de m'excuser. C'est comme quand vous allez faire vos courses, manger avant.

Manger avant. Pourquoi ? Parce que si tu as faim, ton rapport à la nourriture ne sera pas le même et c'est normal. À quoi sert le monde des relations d'amitié réelle ?

justement à nous nourrir au niveau affectif pour ne pas arriver dans un état de besoin et de manque dans la rencontre et véritablement voir l'autre et non pas voir en l'autre ce qu'il va pouvoir nourrir en nous et c'est tellement normal. Et le grand problème, c'est que quand on est fait, on est et pardonnez-moi si le mot vous allez pas l'entendre de manière péjorative, on est dans un déséquilibre quelque part. Il est évident que la rencontre que l'on va faire et bien ne pourra pas toujours être en équilibre. D'où la raison pour laquelle et là ça va peut-être vous surprendre pourquoi c'est tellement important.

Je me place maintenant du côté d'un garçon. Avant de se marier, tu travailles. Le reste du temps que tu passes, tuudies la Torah. Salut nous a fait un coup de religion.

La Torah t'équilibre, l'étude te nourrit. L'étude t'apporte une satisfaction, une joie réelle qui fait que tu arrives dans la relation et dans la rencontre avec un microéquilibre. Alors évident, tu as besoin maintenant de créer, de construire, tu as besoin de tendresse, d'affection, de proximité, c'est normal. Mais il y a quelque chose que tu nourris qui est support d'un bien-être.

Au niveau d'une femme, c'est la même chose. L'étude va la nourrir si ce n'est que elle, elle peut en plus se nourrir à travers sa dynamique d'apporté au monde dans lequel elle se trouve. Et ça c'est une des forces du féminin d'arriver à se nourrir en apportant aux autres. C'est quelque chose d'énorme.

Mais quelque part c'est ce qui fera qu'elle deviendra mère avec tout ce que ça représente. Lorsque l'on se nourrit, alors on arrive dans un désir de couple mais non pas dans un besoin de couple. Et c'est pas la même chose ça. Elle descend du chameau.

C'est-à-dire que Rifka symbolise celle qui arrive dans la rencontre maintenant concrète avec le futur mais dans un état de tranquillité intérieure, d'un désir de construire mais non pas d'un besoin de couple. Et à ce moment-là, le texte nous dit que elle descend quand elle le voit et elle se recouvre le visage. Pourquoi on a besoin de nous dire une chose pareille ? Qu'est-ce que représente au fond ce visage recouvert ?

C'est quelque chose qu'on a déjà souvent évoqué. C'est que lorsque l'on se marie, le point de départ de la cérémonie du mariage, c'est ce moment dans lequel le khatan va recouvrir le voile de la cala. C'est pas une ambiance romantique. Aujourd'hui, on a fait un moment un moment très romantique.

Tu vas après, t'embrasses les beaux-parents, machin, tout le monde, tu dis un gentiment à la Cala. Non, non. Euh, d'ailleurs dans la tradition euh classique, la Cala normalement est dans une pièce entourée de toute sa famille. C'est comme ça qu'en tout cas un autre mariage s'est passé.

Et le khatan vient accompagné de sa famille et la cala est assise comme une reine et lui s'approche de celle qui va être sa reine et la recouvre à ce moment-là de du voile et repart pour aller sous la roua. Aujourd'hui, on le fait autrement. La cala rentre et puis à un moment bon, je espérer qu'on est plus dans les voies off qui disent quand je t'ai vu et cetera parce que moi ce qui m'embête c'est quand 3 ans après ils se disputent, tu leur fais écouter la voix off. Aucun rapport.

Tu as l'impression que c'est plus la même personne. Mais pourquoi c'est le début ? Pour une raison très simple, c'est qu'on recouvre la partie la plus précieuse mais l'élément qui a déterminé l'engagement. C'est quoi ?

Panim, le visage. Mais panim, c'est les mêmes lettres que le mot pn. Pnim, c'est quoi ? C'est l'intériorité.

Le visage c'est l'expression de ton intériorité. Le Talmud nous dit shun de Liba, les yeux sont connectés au cœur. Le reste ça se ressemble. Plus grand, plus petit, mais circuler, il y a rien à voir.

Je vous rappelle que dans la Torah, toute la notion de pudeur, c'est de cacher l'accessoire pour réussir à voir l'essentiel. Parce que quand tu te focalises sur l'accessoire, tu ne vois pas où est l'essentiel. Et quelque part, c'est ce qu'elle est en train de dire. Elle recouvre son visage parce qu'elle sait que tout l'enjeu va se situer justement par rapport à cette partie qui est la plus précieuse parce qu'elle révèle véritablement où va se jouer la relation dans la pniout dans À ce moment-là, le texte nous dit que Israak arrive, mais il arrive justement lorsque c'est le moment où la journée se termine.

C'est intéressant. Il sort, dit le texte, vaak laadé sort laadé. Le Talmud dans le traiter de Borachot va nous dire que Isaac à ce moment-là crée la prière de l'après-midi parce que le terme de la soir vient de la racine si qui veut dire la prière mais ça c'est encore un autre sujet mais le et rêve on nous dit il va prier alors que le rêve au moment où est arrivé rêve rêve c'est le soir c'est le soir qui arrive c'est pas le soleil couchant avec le cowboy qui s'en va pas du tout les rêve c'est irvouve. Irvouve c'est quoi ?

Quand les choses sont mélangées, c'est pas le soir, c'est pas la nuit, c'est pas le jour. Il est en train face à l'enjeu de la construction du couple. Le moment dans lequel tu es dans un doute, dans une incertitude, qu'est-ce qu'il fait ? La soir, il sort prier.

C'est-à-dire que la Torah est en train de nous dire ici l'importance que va avoir la prière au moment où tu vas à la rencontre de la personne avec laquelle potentiellement tu peux construire. Al pal le dit le roi Salomon. C'est la raison pour laquelle l'individu priera au moment où il va essayer de trouver la personne avec laquelle le couple va se construire. Intéressant de voir que Yitsrak dans sa grandeur sait quel est l'enjeu et au fond la problématique du doute.

C'est le jour, c'est la nuit, c'est la nuit, c'est le jour, les choses sontaves. Et qui rencontre ? Parce qu'il est en train de prier, il rencontre Rifka. Mais Rifka, rhbet kufres que le mot ber.

Boker, c'est le matin. Le vaer, c'est le moment où tu peux distinguer. La définition du matin dans la tradition juive dans le Talmud, c'est le moment où tu sais distinguer entre les choses, le moment où les choses sont claires. Parce que justement tu vois l'enjeu de cette difficulté et qu'à ce moment-là, tu comprends qu'il y a quelque chose dont tu as besoin qui est la prière.

À ce moment-là, les choses justement s'éclairent. On arrive au beau les choses sont claires et en effet à ce moment-là ce couple va pouvoir commencer à se construire. Il se construit comment Yrakamène dans la tente de sa mère. Qu'est-ce que le texte est en train de nous dire ?

Il la prend pour épouse va à ce moment-là seulement il va l'aimer. En vérité la Torah est en train de te dire que ce qui te révèle que l'amour existe, c'est que tout simplement il y a eu le courage d'un engagement. Parce que dire l'amour sans s'engager n'est pas nécessairement l'expression d'un sentiment. mais parfois de l'utilisation d'un mot pour pouvoir ramener l'autre à soi.

Va a ver, tu ne peux véritablement dire que tu aimes l'autre que dans la mesure où tu es prêt à t'engager et tu le fais de manière concrète. C'est ce qu'on appelle en philosophie se placer dans l'épaisseur de sa connaissance. Ce qui valide ta conviction, ce qui valide ta parole, c'est la capacité que tu es capable, la capacité que tu as de la traduire dans le monde du réel. Et ça c'est quoi ?

C'est l'engagement vaik vaa. Ça veut pas dire que dans le monde du mariage aujourd'hui, on va dire mais avant il y a pas de sentiment. Évidemment que tu as un sentiment. Si tu as pas de sentiment, c'est un peu embêtant.

C'est quoi le sentiment ? J'ai reçu d'un de mes maîtres. Il m'a dit qu'est-ce que tu Comment tu peux savoir que tu vas aimer l'autre ? C'est très simple.

C'est si l'autre décide de ne plus jamais te voir, est-ce que ça va te toucher ? Est-ce que tu es heureux de voir l'autre ? Il dit, c'est les prémisses du sentiment amoureux. Et sur ce que les films nous ont raconté, on met de côté, on met de côté.

On met de côté ces images, ses descriptifs et ce désir de ressentir quelque chose tel qu'on nous l'a décrit. Le gars un jour il me dit je sais pas je suis très embêté je sais pas si je l'aime. Alors je vous fais pas le coup de des symptômes de la gripe. Alors lui il m'a dit autre chose.

Il m'a dit non mais je sais pas je je le matin je me réveille je pense pas tout de suite à elle. Je lui dis et alors et alors mais je sais pas si je l'aimais. C'est marqué où ? Non mais tout le monde me dit ah super.

Et donc ce qui est marrant, c'est que tout le monde le dit et surtout ceux qui ont fait le film la plupart du temps dans leur vie privée, c'est un peu plus complexe. Avec tout le respect que je leur dois, je les aime beaucoup mais c'est peut-être pas nécessairement systématiquement des références. Le que je t'aime de Johnny. Ouais, la brune, la blonde, la verte, l'orange.

J'aime en toi ce que je vais pouvoir prendre. Ah oui, mais je suis capable de dire je t'aime. En vérité, c'est pas love, c'est like. D'accord ?

Comme tu aimes le poisson quoi, tu le consommes. C'est un peu dur mais quelque part il y a quelque chose qui se joue ici. Maintenant pourquoi il amène dans la tente de sa mère ? Il y a marqué se console de sa mère.

Alors il y a un verset qui nous dit "De la même manière qu'une mère console son enfant, ainsi Dieu tu nous consoleras." C'est quoi la notion de consoler ? Qu'est-ce que ça veut dire la notion de nama ? De consoler. Quand je console quelqu'un, qu'est-ce qui se passe ?

c'est que la personne en vérité ressent quelque chose par rapport à une difficulté et je lui permets de mieux vivre la difficulté qui est la sienne parce que la consolation n'est pas la disparition de l'élément qui est à la source de la peine. Quand quelqu'un est peiné parce qu'il a un enfant est peiné parce qu'il a perdu son bonbon ou son sa il est peiné. Le fait de le consoler ne fait pas revenir la chose, mais lui permet de savoir vivre avec cet élément-là et d'être apaisé. L'Itrac est en train de nous dire que au fond ce qui va véritablement construire une relation amoureuse profonde, c'est cette capacité de consoler l'autre.

Consoler l'autre, c'est lui permettre de bien vivre un manque, une difficulté, c'est-à-dire de bien vivre ce qu'est un couple parce que la réalité de ton couple ne sera jamais celle que tu es imaginé. Jamais. Israak l'amène dans la tente de sa mère pour voir si au fond il va y avoir ici quelque chose qui nous renvoie à ce qui va permettre à un couple de se sentir bien. Parce qu'il n'y a rien de pire dans une relation de couple que quand tu vis quelque chose de difficile d'entendre ton conjoint te dire ça va pas grave.

C'est le déni. C'est le déni de ma sensibilité. Alors, c'est vrai que dans l'absolu, c'est pas grave si un moment je voulais acheter la voiture verte et que j'ai une voiture bleue. Mais si l'autre me dit ça va, c'est pas grave, je peux pas l'entendre.

Si pour moi cette chose me peine, j'ai besoin que tu me consoles. C'est-à-dire que tu m'aides à bien vivre ce qui pour moi maintenant est difficile. Parce que quand tu m'aides à bien le vivre, dans un second temps, tu peux me dire au fond, dans l'absolu, qu'elle soit verte ou bleue la voiture, ça changera rien. Et le bar de chocolat, il y en aura d'autres dans la vie.

Mais si je n'arrive pas à avoir cette première attitude, quelque part, je suis dans le dénire, c'est ce qui révèle que même si les mots d'amour, les tensions, les désirs, les ce que vous voulez sont là, il n'y a pas véritablement ici une relation amoureuse telle que la Torah nous le propose. Isra est consolé de sa mère parce qu'il voit qu'en vérité au moment où elle rentre et bien ce qui était présent dans la tente de Sarah est de nouveau présent. C'est quoi la notion de bénédiction ? C'est-à-dire que dans la vie, on cherche à développer les choses.

La notion de cette lumière qui est là et qui au fond nous révèle que on est là pour pouvoir éclairer, donc apporter au monde. Quand Israak voit que ces éléments qui étaient présents, c'est au fond ceux qui sont chez elle, alors il comprend que l'histoire va pouvoir se construire. Maintenant, la question elle est de savoir comment nous on peut essayer de traduire ça dans notre réalité. Alors la première chose et je me permets d'être un peu incitatif sans être impératif, c'est peut-être de décider de mettre de côté les images que l'on a de ce que devrait être une relation de couple et une relation amoureuse.

N'ayons pas peur de revirginiser notre esprit parce que n'oublions pas que aujourd'hui les images que l'on a de ce que veut dire aimer de ce que veut dire un couple nous ont été proposé parfois par le couple de nos parents mais la plupart du temps par les images ou les lectures que l'on a pu avoir. On ne peut pas à un moment ôter de notre esprit les images que l'on a vu et donc à partir de ça ce qui est censé représenter une relation amoureuse. Et je fais juste une parenthèse. Aujourd'hui, quand un enfant entend je t'aime, suivant l'heure, il y aura toujours quelque chose qu'il verra.

C'est un contact physique. Alors à 19h, c'est un un gros bisou. Plus tard, c'est un bouche à bouche. Après, il y a peut-être quelques vêtements qui ont volé.

Aimer contact physique. La Torah te dit non. On ne commence pas par la fin. FIN ou FIN, vous l'orthographiez comme vous voulez parce que c'est l'élément qui va perturber.

C'est-à-dire que à un moment reviriniser son esprit y être capable de se dire "Mais au fond, est-ce que je ne cherche pas à faire correspondre la rencontre par rapport à des critères que l'on m'a proposé mais qui quelque part qu'on le veuille ou pas même si on ne valide pas un système en défaisant un autre Mais le constat est là, c'est que ces couples qui s'aiment d'un amour tendre et bien comme disait le film, l'amour dure 3 ans je sais pas combien de temps quoi, avec par la suite la rencontre souvent de deux névroses. C'est souvent ça dans laquelle chacun équilibre l'autre. C'est un peu cruel de le dire de cette manière mais au fond dit le talmud poucras soovir. Et je prends un exemple très simple.

Aujourd'hui, on est dans un monde d'étude comparative. On se marie rarement avec la première personne qu'on a rencontré. Au passage, faut peut-être le dire aux personnes qu'on rencontre, sache que j'ai pas du tout l'intention de me marier. Je suis en étude comparative.

Ça fera gagner beaucoup de temps. D'accord. Voilà, je je suis en train de sélectionner. D'accord.

Ça a l'air pas mal. Je suis pas sûr mais j'y vais. 1 deuxièmement les personnes avec lesquelles on se marie généralement on les connaît bien fort bien et suivant la formule consacrée voir plus affinité comme dirait l'un un qui m'a dit un jour je vais être sûr que la réactivité de peau sera la bonne. Super.

Tu l'as tu l'as mis au courant sur le coût de la réactivité des peaux. Tu peux pas dire qu'à quelqu'un d'autre ça aurait été mieux. Tu as testé tu peux pas dire que tu connaissais pas la personne, tu la connaissais. Le temps des fiançailles a duré longtemps sauf urgence.

Ça peut arriver. Alors pourquoi tellement de crise le couple ? Pourquoi cette incapacité de savoir aimer sur la durée ? Qu'est-ce qui se joue ?

Parce que tout simplement, j'ai cherché à voir en quoi je pouvais Mais la Tor elle te dit, "Est-ce que tu cherches à qui tu veux donner ?" Ça c'est déjà un premier point. Est-ce que l'autre me correspond ? Non. Est-ce que l'autre est le conjoint idéal ?

Non. Est-ce que moi je vais devenir ce conjoint idéal ? C'est ça l'enjeu, c'est ça la réflexion qu'on va voir par rapport à ça. Et donc évidemment le sentiment amoureux se doit d'être présent avant le mariage peut-être, mais il n'est pas l'élément qui détermine réellement la possibilité de péréniser un couple.

Le sentiment amoureux, c'est la joie que l'on éprouve à voir l'autre. le désir que l'on a de construire avec cette personne et surtout surtout la capacité que l'on a de faire en telle sorte que la dimension physique n'embrouille pas tout. Parce que comme on a besoin de manger, de dormir et de bras, ben si à un moment les bras sont là, ben c'est nécessaire et donc il nourrissent quelque chose et je ne suis plus sûr que je verrai les choses comme il se doit. C'est un peu curieux d'en parler dans un monde dans lequel on a totalement banalisé la relation physique.

Mais n'oublions pas que quand la Torah en parle, elle nous dit va Adam et trava Adam a connu Ève. La notion de Yodia c'est la connaissance la plus profonde, la plus puissante qui puisse exister parce que c'est le moment où vous avez un dialogue dans trois dimensions qui s'inscrit. le dialogue des corps, des cœurs et des âmes. Les trois dimensions sont là.

des corps, des cœurs et ça passe à travers un dialogue, une parole et des âmes. Quelque chose qui va au-delà du mot mais qui au fond nous rassemble dans un projet de construire ensemble quelque Est là pour nous dire va alors il réussit à l'aimer vraiment qu'à partir du moment où il s'est engagé. C'est ça l'expression de l'amour. Mais ça va même plus loin.

La Torah lorsqu'elle nous parle d'amour et bien elle nous parle de l'obligation que l'on a d'aimer Dieu. Ce qui est très curieux. La Torah par contre vis-à-vis de ce vis-à-vis desquels elle aurait pu nous donner une obligation d'amour ne nous parle pas d'amour mais nous parle de respect. La Torah nous dit, "Tu respecteras tes parents" et la T me dit "Et tu aimeras l'Éternel ton Dieu." C'est pas logique.

Parle-moi d'obligation d'aimer tes parents et de respect de Dieu. Comment tu peux m'obliger à aimer ? Et le Ramba Maonid va te dire la chose suivante. Il va dire si tu pars du principe et du postulat à discuter si vous le voulez mais si tu pars du principe que Dieu te donne tout ce dont tu as besoin pour construire ton histoire et que tout ton enjeu c'est de découvrir ce qu'il a mis à ta disposition et de décider d'en faire quelque chose qui a du sens.

à ce moment-là, tu l'aimes. C'est-à-dire que pour la Torah, aimer quelqu'un, c'est lui donner les moyens de réaliser pleinement son projet de vie. Se sentir aimé, c'est réaliser que l'autre a ce désir vis-à-vis de moi. Et la Torah me dit, je ne peux pas t'obliger à aimer tes parents dans cette définition de l'amour.

Pourquoi ? Parce que nos parents nous voient parfois comme une projection de leur désirs. On est loi, on est là pour nourrir leurs besoins narcissiques. On est là pour les faire exister à travers ce que l'on est.

Mon fils le raban ou mon fils le médecin, ma fille l'arabine ou ma fille l'architecte. On est là pour exhiber souvent la réussite de nos parents à travers ce que l'on est. Et très souvent, on le perçoit, même si c'est dans l'univers des non dit, et on cherche à répondre à leurs attentes alors que ce n'est pas le lieu dans lequel on va s'épanouir. La Torah a dit, je peux pas t'obliger.

Évidemment, si tu arrives à les aimer dans cette dimension parce que tu réalises qu'ils ont tout fait pour te donner les moyens de t'épanur, même si parfois, comme tous les parents du monde, ils sont trompés moi en tête, c'est pas un problème. Mais je peux pas t'obliger parce qu'il y a des situations dans lesquelles ça sera pas possible. On voit donc d'ici que pour la Torah, aimer quelqu'un, c'est avoir envie de lui donner les moyens de s'épanouir. Et c'est pour ça que l'amour réel va se développer au fur et à mesure de la relation du couple.

Pourquoi ? Parce qu'au fur et à mesure de la vie, tu découvres de plus en plus l'autre dans sa singularité, dans sa sensibilité, dans ses besoins réels et donc mieux tu peux lui apporter ce dont il a besoin. Au début, qu'est-ce que tu apportes ? Des sourires, de la gentillesse, de la tendresse.

Le tal appelle çavarf ce que tout le monde a besoin. Mais après, de quel mot l'autre a besoin ? De quelle manière l'autre a besoin que je sois ? comment je peux lui donner les moyens de se sentir bien en étant présent ou parfois justement en étant pas trop présent.

C'est être capable d'analyser en finesse la réalité de l'autre et d'être plus près de son besoin. Quand vous avez ce désir de parter d'autre là, vous avez une relation amoureuse qui se pérénise, qui se renforce et qui avance. Évidemment, comme je vous l'ai dit, cette nécessité de revirginiser, elle est capitale. Et à partir de là, évidemment, n'attendons pas l'illusion de la certitude à travers des sentiments forts qui parfois sont présents parce qu'ils nourrissent un besoin, mais qui au bout d'un moment risquent de disparaître tout en ayant été vrai à un moment parce qu'ils étaient vrais parce qu'ils nourrissaient quelque chose qui nous était nécessaire.

C'est la raison pour laquelle dans la tradition juive, on a l'habitude d'être dans une vigilance par rapport à la distance dans tout ce qui a trait au désir pour être sûr que ce n'est pas cela qui guide nos mouvements et nos pas. Parce que vous allez dire mais si on se marie, ben on va être ensemble et ça être super. Tu as raison le jour où tu seras marié. Et quelque part, ça révèle la capacité à moment de savoir être dans la maîtrise de quelque chose qui est tellement beau, tellement normal, tellement vrai parce que tout simplement on veut l'escrire dans un cadre d'engagement.

Ça c'est déjà la première des choses. La seconde chose et ça vous faire un petit peu sourire, c'est que dans la vie, on cherche tous à séduire. Moi en tête, j'aurais pu vous donner ce cours en vous disant il y a marqué dans la Torah à propos du mariage. Bon comme vous êtes sympa, vous aurez pas bouger.

Vous allez donc quelque part on a envie de plaire et c'est normal. Alors il y a le séducteur actif qui fait ça pour pouvoir s'approprier les autres mais on a envie d'être plaisant. C'est normal. Maintenant le problème c'est quoi ?

c'est que à partir du moment on veut séduire au sens non péjoratif, l'autre risque de ne pas découvrir des dimensions de nous qu'inconsciemment on va mettre de côté parce qu'au fond on a envie de lui plaire et c'est tellement Ce qui peut être intéressant avant une rencontre, c'est d'essayer de savoir quels sont les fondamentaux dont on va avoir besoin pour construire sa vie et savoir si ces éléments sont présents chez l'autre ou pas. Je vous donne un exemple. Très simple. Imaginez que vous ayez une personnalité qui fait que vous n'aimez pas vous confronter.

C'est pas votre truc. Vous rencontrez quelqu'un de très sympa mais qui a une forte personnalité. Vous ne le découvrirez pas tout de suite surtout si on a envie de se plaire parce qu'il y a d'autres choses qui se jouent. Donc je risque de mettre de côté cette dimension et découvrir dans la réalité du quotidien qu'il y a quelque chose de difficile sur lequel il va falloir travailler maintenant.

Alors si on y est, on y est. Il est intéressant d'abord de définir chez nous quels sont les points qui correspondent à ce que nous sommes au niveau de notre personnalité et savoir quelles sont les choses qui pour nous seraient complexes et qui risquent d'handicaper par la suite la relation. Elles sont complexes pour nous. Elles ne sont pas dans l'absolu négative.

C'est un autre travail. C'est quelque chose qui prend du temps, mais si on décide d'être un tout petit peu moins sur les réseaux, on peut se poser, prendre le temps d'y réfléchir. Donc ce qui est sûr, c'est que en effet, on ne découvrira réellement ce que veut dire aimer qu'une fois qu'on aura réussi à avoir ce courage de l'engagement et du mariage. Et comme on l'a vu, il y a tout d'abord tout un processus sur lequel il y a lieu de réfléchir.

C'est ce que j'essaie de partager avec vous ce soir. Je vous remercie pour votre écoute. Et maintenant à vous les questions.