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Réapprendre à communiquer dans la famille

Réapprendre à communiquer dans la famille

Lev ·

Mariage & Famille
Vitesse :
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Kind: captions Language: fr C'est c'est une joie d'être à nouveau ici parce que voilà, vous vous savez allier beaucoup de choses à la fois. Il y a de la musique, il y a de la nourriture, il y a du vin, il y a même des paroles de Torah. Alors, ça me rappelle une fameuse histoire, je pense qui est fausse mais c'est pas grave. On raconte que comme ça, il y a un jour un nouvel immigrant qui est arrivé en Israël il y a longtemps de cela. Certains disent qu'il arrivait du Yémen, d'autres de Pologne, d'autres du Maroc, on s'en fiche. il arrivait de quelque part et puis il se retrouve euh à Tel aviv et puis il y a des orangés. Alors quand il voit là-bas, il voit il y a il y a des orangés, c'est très sympa. Il monte sur l'orange. Sur l'orangée, il prend une ou deux oranges, il cance à pela, il mange son orange et puis euh à un moment il y en a un qui passe et qui dit "Mais comment tu manges ces oranges ? Il y a marqué l'autre XOL, tu ne vendras, tu ne voleras pas dans la toi." Ah oui, il est là. Il dit "Quel pays merveilleux. on est au soleil, on est au chaud des oranges et on entend même des paroles de Torah. Donc donc ça c'était donc euh cette micro-introduction et par rapport donc justement que ici bah et bien on vit des choses très sympathiques et que la cavot de le faire queou vous le rendre sans tuple et qu'on sache surtout vous inspir s'inspirer de ce que vous faites. Le thème donc qu'on a décidé de développer ensemble ce soir s'intitule réapprendre à communiquer dans la famille. Alors, pourquoi ce thème ? Comme vous l'avez très bien dit, la famille c'est au cœur de l'identité juive. C'est autour de la famille qu'on construit son histoire. C'est une réalité et je crois que bon nombre de personnes qui ne font pas partie nécessairement de la communauté pose un regard sur cette particularité du peuple juif qui est l'univers de la famille. d'une famille dans laquelle on ne se retrouve pas juste entre nous, mais d'une famille qui se construit pour pouvoir aussi accueillir une famille élargie, c'est-à-dire toutes les personnes qui ont besoin de se retrouver dans un cadre chaleureux, un cadre dans lequel elles peuvent se trouver bien. Et ça, je pense que c'est une des spécificités, une des forces du clan d'Israël. Maintenant, ce soir, c'est famille. Pourquoi réapprendre à communiquer ? Parce que souvent on pense que l'on communique, on est persuadé que l'on communique. Seul problème, c'est que si on apprenait véritablement à communiquer, et bien l'univers familial serait souvent beaucoup plus apaisé, calme, serein, harmonieux. Or, on va constater que ce n'est pas toujours comme cela que les choses se passent. Alors, arrêtons-nous et allons explorer nos textes. Et voyons aussi dans la Torah, on nous parle de famille et surtout de communication à l'intérieur de la famille. Et quand vous regardez le texte, c'est un peu ennuyeux parce qu'à priori ça communique très mal. Regardez, la première famille de l'histoire de la Torah, c'est Adam et Ève. Adam et Ève, c'est la cellule de base, le couple. Et qu'est-ce qu'on voit ? C'est qu'il y a des messages qui passent pas. Puisque Adam dit à que l'on ne peut pas consommer ni toucher de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Alors que Dieu lui avait juste dit, on ne peut pas consommer de l'arbre de la connaissance et lui a rajouté quelque chose. Le texte nous dit que Rava se retrouve être en contact avec cet arbre et suite à cela, elle constate qu'il ne se passe rien et elle se dit donc au fond ce que mon mari a dit est sans doute inexact. Évidemment, il y a plusieurs lectures de ce texte mais nous on va essayer de le prendre de manière très basique. D'accord ? très simple au premier degré, on a ici donc on va remettre le schéma Dieu qui parle à Adam qui lui dit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal vous ne consommerez pas. Adam décide de rajouter quelque chose à son épouse. Pourquoi ? parce que il se dit que il faut peut-être mettre une barrière supplémentaire et donc concrètement s'il dit il faut pas y toucher, alors évidemment on arrivera pas à en manger. Mais c'est pas ce que Dieu t'a dit. Qu'est-ce que Adam aurait dû dire ? Il aurait dû dire Dieu a dit qu'on ne peut pas consommer. Mais je pense qu'il serait bien aussi que l'on fasse attention de ne pas toucher parce que si on touche on risque de consommer. Oui. Or, on voit que dans ce texte, même si la parole d'Adam était entendable, même si elle avait une logique, même si elle provenait de ce qu'on appellerait aujourd'hui un bon sentiment, concrètement, elle va amener exactement l'effet inverse puisque n'ayant pas cette connaissance que il y a ici, l'interd de consommer mais à côté quelque chose qu'on a rajouté et persuadé que l'interdiction de consommer et de toucher sont du même principe et que la sanction serait du même principe. Donc ayant touché n'ayant pas été atteinte, ben elle dit au fond le reste ne veut rien dire. On a, j'ai l'impression ici déjà un premier point qui va nous éclairer sur une des base même de la communication. Communiquer avec l'autre, c'est un moment être clair dans ce que l'on est en train de lui dire et dans les messages que l'on est en train de passer. Cette chose-là n'est peut-être pas dans l'absolu importante mais je pense néanmoins qu'il faudrait qu'on y fasse attention plutôt que de dire c'est très important. Non, ça ne l'est pas mais il faudrait néanmoins qu'on y fasse attention. Intéressant de voir que alors qu'on a une parole dont on pensait qu'elle était positive, elle peut se retourner contre nous et amener exactement l'effet inverse. C'est comme je prends un exemple tout simple qui n'est pas dans la famille pour l'instant. C'est comme dans une communauté. Si vous dites à quelqu'un, il faut absolument que vous veniez à la synagogue, sinon il n'y aura pas 10 personnes. Alors pourquoi on rajoute ces mots ? Pour pousser l'autre à faire l'effort de venir, c'est très louable. Mais si vous arrivez qu'il y a déjà 12 personnes, et bien celui qui a parlé a invalidé sa propre parole puisque il a radit quelque chose mais qui au fond est inexact et donc je risque d'accorder moins de crédit et moins d'importance au mots qu'il prononcera par la suite. serait super que vous veniez parce que souvent on est très juste. Et donc en venant ici et bien on renforce la possibilité d'avoir Minian voir plus. Ça c'est une parole qui est vraie et une parole qui fait que si je viens et qu'il y a déjà du monde et bien à ce moment-là je n'inide pas du tout la parole de celui qui l'a prononcé. Savoir en effet être exact dans les mots que l'on prononce et ne pas dire des choses qui peuvent au fond à un moment invalider la force de celui qui les a prononcé. Ça c'est de manière très générale. Maintenant, on va quand même essayer d'aller un tout petit peu plus loin et de voir qu'est-ce qui se joue dans la communication dans d'autres familles de la Torah. La seconde famille que l'on va voir émerger, alors il y a Noé, mais on ne voit pas là-bas qu'il y a une communication entre eux. En tout cas, le texte ne nous en parle pas. Il y a eu avant des paroles qui se passent avec les mères et ses épouses, mais on n' pas l'impression qu'il y a un aller-retour, il leur dit juste des choses. Et arrive donc un couple qui est le couple Abraham Sarah. Et là, de nouveau, on a quelque chose de très intéressant qui est en train de se passer. Dieu dit à Abraham certaines choses. Il lui annonce entre autres qu'il va avoir un enfant avec Sarah. En amont de cela, Sarah a déjà entre guillemets un enfant via Agar qui a eu un enfant avec Abraham, Ismaël. Très bien. Et par la suite, Dieu donc dit des choses à Abraham. Il dit aussi des choses à ça. Et là par contre, on va voir quelque chose de très curieux, c'est que Dieu ne raconte pas exactement les choses. Pour utiliser une formule un peu plus forte, Dieu semble mentir. Pourquoi ? Parce que lorsque Dieu dit à Sarah, "Sache que tu vas voir un enfant, Sarah dit, c'est quoi cette histoire ? Regarde, je suis déjà bien avancé dans la vie. Va Denise à Ken, mais surtout mon mari est âgé. Et concrètement, c'est exact. Elle n'a pas dit alors qu'il avait 40 ans qu'il était âgé. Abraham flirte avec les 100 ans. C'est plus très jeune. Est-ce qu'elle dit n'est pas méchant. Lorsque Dieu s'adresse à Abraham, il lui dit "Pourquoi Sarah au fond n'entend pas ce que je lui dis et considère qu'elle ne peut pas avoir d'enfants car elle est trop âgée ? Non, c'est pas ce qu'elle a dit monsieur. Elle a dit que lui était âgé. Et là, on a une parole qui est a priori inexacte. Nos maîtres nous disent shina katou shalom ici. Et bien pour que la paix réside dans les ménages, Dieu a changé la parole de Sarah. Très intéressant. Le texte est en train de nous dire que communiquer, parler et dire, ce n'est pas aussi dire en permanence la vérité. Nous nous pensons que il faut toujours dire la vérité. Comment tu me trouves aujourd'hui ? Pas mal. Est-ce que ce que je t'ai fait, ça t'a plu ? un petit peu euh est-ce que tu as apprécié pas vraiment j'aime bien hein. Vous êtes d'accord que même si c'est vrai bah au nom de la vérité je dis la vérité. La Torah te dit non. Lorsque dire la vérité risque de blesser, de faire mal ou de créer une tension inutile, et bien tu dis les choses autrement. Et Dieu dont on dit que le saut de Dieu, c'est le c'est la vérité va dire quelque chose qui nous semble inexact mais qui en vérité est la parole qu'on doit exprimer. Pourquoi ? Parce que le mot émette en hébreu, c'est les mêmes lettres que le mot toem qui veut dire être en adéquation. C'est-à-dire qu'est-ce que Dieu attend de moi ? que je dise quelque chose de complètement vrai et que ça fasse mal ou que je dise quelque chose qui ne l'est pas totalement et faire en telle sorte de ne pas créer de tensions inutiles. intéressant de voir que en premier lieu dans l'univers de la communication, il faut savoir dire les choses de manière exacte et en même temps, nous découvrons que parfois il y a certaines choses qu'il faut savoir dire de manière différente ou alors savoir faire des parenthèses sur des phrases que l'on ne prononcera pas. Et ça évidemment ça fait appel à une chose qui est fondamentale qui est la réflexion et le bon sens, c'est-à-dire prendre le temps de réfléchir. Communiquer, c'est prendre le temps en premier lieu de réfléchir à ce que l'on va dire et de l'impact que vont avoir les mots que l'on va prononcer. Donc d'un côté, on a un texte qui nous dit que l'erreur d'Adam, c'est d'avoir mis dans un même sac l'interdit de Dieu. Est-ce que lui a jugé bon de rajouter et qui est sympathique. Dans l'autre côté, la Torah nous dit Dieu a jugé bon de ne pas tout dire pour ne pas créer de tension inutiles. En deux mots, rappelons-nous du 11e des 10 commandements. à la base, il y avait 11 commandements. C'est faux. Mais il y avait 11 commandements. Le 11e était tellement évident qu'on l'a pas mis. Vous savez c'est quoi le 11e des 10 commandements qu'on a pas mis mais qu'il faudrait peut-être parfois remettre ? C'est Alte Hexile. Ne sois pas un imbécile. Tu as le droit de réfléchir. Ah, j'ai pas pensé. Ah, j'ai pas réfléchi. Fallait réfléchir. Ah non, euh non. Elle a dit euh tu étais vieux. J'ai pas réfléchi que ça pouvait lui faire de la peine. Et de toute façon, qu'est-ce que ça change ? Ça change rien. Pourquoi tu le dis ? Qu'est-ce qu'il a dit de toi, de la soirée ? Ça change quelque chose que tu dises maintenant qu'elle était super ou moyenne ? Rien. Elle a eu lieu. Sauf si c'est l'organisateur qui veut savoir comment arranger ou améliorer ou faire encore mieux. Alors qu'est-ce qu'il a dit ? J'ai besoin de savoir pour éventuellement travailler sur faire les choses mieux. Ça oui, mais sinon cétait très sympa. Pourquoi ? Parce que si tu le dis autrement, l'autre va avoir mal. Tu vas créer une tension. Ça sert à quoi ? À rien. Ah, tu sais, ça lui a fait beaucoup de peine. Ah, je suis désolé. Espèce d'imbécile, tu pouvais pas réfléchir. Tu pouvais pas réfléchir. Je vous donne un exemple très simple. Communiquer, c'est prendre le temps d'abord de réfléchir avant les mots que l'on va prononcer. Vous êtes enseignant, vous avez des parents qui viennent vous voir et vous savez que il y a des élèves qui se comportent très mal en classe. Vous êtes l'enseignant et vous avez deux élèves particulièrement compliqués et les parents vont venir vous voir comme tous les parents. C'est la réunion de l'école. Et le premier couple arrive et dit "Alors, comment ça se passe au niveau de sa conduite ?" Et là, vous avez envie de dire ça va pas du tout. seulement seulement vous connaissez un petit peu ses parents et vous savez que si vous dites ça ne va pas du tout, le lendemain l'enfant va revenir avec un œil au beurre noir. Étape 1. Le second couple arrive. Comment ça va la conduite ? Et là, vous connaissez les parents, vous savez qu'ils ont décidé de réfléchir. C'est pas qu'ils sont plus intelligents, il y a des gens intelligents mais qui ne prennent pas le temps de réfléchir. Réfléchir, c'est pas lié à l'intelligence, c'est faire un choix. D'accord ? Je fais le choix de réfléchir. Et vous savez que c'est un couple qui prend le temps de réfléchir. Et si vous leur dites que l'enfant fait des grosses bêtises, ils vont se dire "Pourquoi fait-il des grosses bêtises ? Qu'est-ce qu'il veut nous dire ? en faisant ces bêtises. Parce qu'un enfant qui dysfonctionne, c'est généralement un enfant qui a besoin de faire passer un message mais qui ne sait pas le dire avec des mots. D'accord ? Et donc les parents vont réfléchir est-ce que peut-être l'atmosphère à la maison est difficile parce qu'il y a une tension entre nous et l'enfant la vitrime son mal-être en classe ? Peut-être qu'il y a autre chose, on nen sait rien. Mais ce qui est sûr, c'est que dans ce cas-là, dire les choses telles qu'elles sont, c'est une très bonne chose. Pourquoi ? Parce que vous allez amener les parents à réfléchir parce que vous savez qu'ils réfléchissent et ça ne pourra qu'améliorer la situation. Vous voyez bien, dans un cas, on va dire les choses et dans l'autre cas, on ne les dira pas. On dira dans le premier cas de l'enfant dont les parents réagissent mal. Bah écoutez, comme tous les enfants, il est un peu excité et cetera. C'est vrai parfois mais à vos côtés il est il est quand même très sympa et je vois qu'il fait des efforts et tout. Bon, c'est sûr que si ça peut s'améliorer à ce niveau-là, ça serait pas mal. Mais voilà, on va pas dire c'est le sage comme une image, mais on en rebra. communiquer, c'est réfléchir sur l'impact que peuvent avoir nos mots vis-à-vis de l'autre et surtout dans la famille. Dans la famille, réfléchir quand je vais dire cela, comment l'autre va le recevoir, comment il va le vivre et comment ça peut créer un lien ou au contraire distendre le lien. Et malheureusement, on ne prend pas le temps de réfléchir. Et encore plus aujourd'hui, on est en temps réel. Tu m'envoies un message, je t'envoie un message. Tu m'appelles, je te réponds. On est dans le monde de l'immédiateté. Pose-toi, prends le temps de réfléchir. Comme à l'époque que la majeure partie d'ici a déjà connu, la période soit du téléphone payant, essayer d'éteindre mes téléphones des des téléphones payants pour l'étranger ou pour la province ou alors des télégrammes. On réfléchissait avant, on notait de quoi on allait parler quand on allait appeler les enfants qui étaient en Israël ou ailleurs. Pourquoi ? Bien parce que tout simplement ça coûtait de l'argent. Moi je me rappelle quand j'étais fiancé avec mon épouse, j'étais en France, elle n'était pas en France, elle était en Angleterre et bien il y avait les cartes téléphoniques et grâce à Dieu ça défilait. Donc avant de s'appeler, d'abord j'en avais une de secours mais j'avais noté et je savais que de son côté elle avait noté déjà de quoi on voulait se parler. Pourquoi ? Parce qu'on prend le temps de réfléchir en un mot. Avant d'envoyer un télégramme comme chaque mot coûte, on réfléchit quels sont les mots que l'on va mettre, quels sont les mots qui sont inutiles et surtout comment être sûr que l'autre comprenne bien ce que je suis en train de lui dire. Et ça, ça va être un point fondamental. Vous savez, dans le monde de la communication, il y a un point sur lequel on se doit de et plus particulièrement dans la famille, non point sur ce que j'ai dit, mais sur ce que l'autre a reçu. L'émetteur doit réfléchir à ce que l'autre est en train de recevoir. Et je vais vous raconter une histoire vraie et qui a eu lieu parce qu' parfois il y a des histoires vraies qui n'ont pas eu lieu. Toutes les histoires sont vraies mais il y en a qui ont eu lieu, d'autres qui n'ont jamais eu lieu. Celle-là elle est vraie, elle a eu lieu. C'est une de nos belles filles qui un jour m'a appelé m'a appris ça. Depuis j'adore, je l'utilise sans arrêt. Il m'a dit "Tu sais toutes les histoires sont vraies, certaines ont eu lieu, de d'autres n'ont pas eu lieu. J'ai trouvé l'expression géniale et je la garde donc mais je cite en son nom." Donc euhh donc je vous ai fait cette introduction pour Oui. J'étais près d'un de mes maîtres et à un moment est rentré un élève qui était marié qui rentrait avec son fils qui avait 3 4 ans. Et le rave voyant cet élève qui n'avait pas vu depuis certain temps était tout content de le voir. Ce maître était quelqu'un déjà assez âgé. Il s'approche de lui et il dit "Comment vas-tu ?" Et de manière très amicale, il euh il lui tapote la joue. Comment on tapote la joue à quelqu'un qu'on aime bien ? Quel plaisir de te voir. D'accord. Comme ça c il était âgé, il était assis et cetera. Et qu'est-ce qui se passe ? L'enfant fond en larme. Nous si on est bête, on dit pourquoi il pleure ? Mais il y avait ici quelqu'un d'intelligent qui était ce maître et qui a tout de suite compris que le message est mis. C'est qu'est-ce que je t'aime mon chéri ? Mon cher élève, le message reçu chez l'enfant, l'orav tape mon père. Donc tout de suite le raf s'est levé alors qu'il était fatigué, il a pris, il a embrassé, qu'est-ce que je suis content de te voir et cetera. Et donc il a fait tout ce qu'il faut pour que l'enfant se rencontre et dit "Tu as vu papa, je lui donne une caresse comme ça. Toi aussi tu aimes contre Pourquoi ?" Mais imaginez que l'enfant ne pleure pas. L'enfant ne pleure pas donc personne ne sait ce qu'il a vécu. Je parle pas de son met de côté le trauma. Quelques temps après, on dit à l'enfant, on va voir le rave. J'aime pas le rave, il est méchant. L'enfant ne dira pas pourquoi parce que on lui demandera pas pourquoi. Il est méchant le rave. Je l'aime pas. Et nous, comment tu dis ? Tu as pas honte ? Et le rav il est très gentil. Non, il est méchant, il pleure. Et nous, qu'est-ce que tu me fais ? Des crises et cetera. C'est quoi cette histoire ? Là, on a de la chance, c'est que le message qui est mal passé a tout de suite été exprimé, c'est-à-dire l'enfant exprimait tout de suite que il a vécu quelque chose et donc on peut réparer. Le problème c'est quoi ? c'est que quand le message reçu ne correspond pas au message exprimé parce que l'autre l'a vécu d'une autre manière et qu'il ne dit rien et réapprendre à communiquer dans la famille c'est d'abord être capable de demander à celui qui m'a fait passer le message est-ce que tu as bien voulu dire cela demander à l'autre de décrypter Demander à l'autre une explication de texte quand on a plusieurs lectures possible. Je vous prends des exemples très simples. Viens manger. Est-ce que c'est si tu as envie viens manger ou c'est un impératif ? Peut-être que la personne qui le dit dans sa tête dire viens manger c'est viens le repas est prêt. Mais c'est pas un impératif mais cette personne n'entend pas dans ses mots une forme d'impératif. Et l'autre arrive étant persuadé qu'il a pas le choix. Viens, on va se promener. Est-ce un impératif ? Est-ce une proposition ? Est-ce une suggestion ? Communiquer dans la famille, c'est réapprendre à donner les explications de texte par rapport à ce qui est dit pour être sûr que l'on a bien compris ce que l'autre nous dit. Et je raconter une autre histoire vraie qui a eu lieu. C'est pas dans la famille mais c'est le même principe. Cette histoire se passe en Russie soviétique il y a donc quelques bonnes années de cela. à l'époque où les Juifs ne pouvaient pas exprimer leur judaïsme comme ils le voulaient et que les circoncisions entre autres se faisaient clandestinement. Il y avait régulièrement des mots alimes. On appelle ça en français des péritomistes. D'accord ? C'est ça le mot français. Des personnes qui font la circoncision on dit circonciseur c'est pas le bon mot, c'est péritomiste. D'accord ? Pourquoi ? Ne me demandez pas, c'est pas le sujet. Mais ce qui est sûr, c'est queil y en avait qui venaient des États-Unis ou d'ailleurs sous couvert de tourisme et il faisaient plusieurs brites milotes les unes derrière les autres. Nous à la maison, on a eu le privilège d'accueillir des enfants russes quand ça a commencé à s'ouvrir et qui passaient par Paris, transita. Ils avaient besoin d'habiter dans des familles. Donc, on a eu ce cadeau qu'on nous a fait de pouvoir en accueillir à la maison en transit. Mais je me rappelle des gamins de 12, 13, 14 ans pour les garçons, la première chose qu'il voulaient, je veux la circoncision. C'est fou. Alors que le gosse, l'enfant, il a grandi dans un univers où le judaïsme c'était pas grand-chose. C'est complètement hallucinant. On veut la circoncision. On veut circoncision extraordinaire qu'on vit. C'est pas des histoires. Je me rappelle ces enfants qui étaient là et qui savaient très bien que c'est pas une partie de plaisir même si c'est anesthésie. Il voulait pas les parents, il y avait rien. Les enfants 12 13 14 15 ans c'était ça qui voulait. Donc c'est une BR Mila mais en Russie et dans un lieu dans lequel on est un peu caché et le mo il fait la BR il fait la circoncision après la circoncision il fait les bénédictions d'usage et il dit que de la même il traduit en anglais de la même manière que cet enfant est rentré dans l'alliance d'Abraham qu'ainsi il puisse rentrer de la même manière dans l'étude de la Torah sous dénuptial et dans l'univers des bonnes actions. Belle bénédiction. Et au moment où il a fini de la prononcer, il voit que tout le monde le regarde de manière pas sympa. Il sent ce qu'on appellerait une atmosphère congélateure. En Russie, vous me direz que c'est relativement simple. Il ressent une atmosphère congélateur, il voit que les gens sont là, ils ont l'air pas contents. Au bon moment, il craque, il va voir quelqu'un, il dit "Mais j'ai fait une bêtise, j'ai dit j'ai fait une erreur." Il dit "Mais mais Rabin, mais vous avez maudit l'enfant ?" Regarde, il dit "J'ai maudit l'enfant." Il dit "Mais oui, vous avez dit que de la même manière qu'on a fait la circoncision, qu'ainsi il apprenne la Tor qu'il se marie." Mais on veut pas que ça soit de la même manière caché dans la peur. Ils avaient entendu de la même manière dans les mêmes circonstances. Alors que nous on dit de le de même mais comme il a rajouté ce mot et bien regardez la lecture qui a été faite. Cette histoire est vraie elle a eu elle est racontée par celui qui en effet a vécu cette histoire. C'est extraordinaire. Et donc dans la famille, une des grandes difficultés que l'on va avoir, c'est qu'on ne prend pas le temps d'être sûr que l'autre a bien compris le message qu'on lui fait passer. On ne prend pas le temps de décrypter ou alors on ne prend pas le temps d'interroger, de dire "Quand tu me dis ça, qu'est-ce que tu veux dire ? Est-ce que c'est bien ça que tu veux me dire ?" Ça ça va être donc un point sur lequel on doit travailler. Combien malheureusement de ruptures, de tension, de difficultés existent dans les familles parce qu'il y a eu de mauvaises interprétations qui ont été faites de paroles ou d'attitude et on n' pas voulu aller plus loin pour essayer de comprendre réellement ce que l'autre avait dit ou pour lui donner des explications de textes. Et ça, en effet, c'est quelque chose de fondamental, savoir des explication de texte et s'interroger sur non pas le message émis mais sur le message reçu. Et ça, vous pouvez pas vous imaginer combien ça peut changer les choses. Quand tu me dis ça, qu'est-ce que tu veux me dire ? Est-ce que c'est ça ou c'est ça ? C'est ridicule, c'est pas ça que je voulais te dire. Ben, je suis très content de l'entendre parce que moi je savais pas exactement ce que tu voulais dire par là. Donc je suis très content. Et au bout d'un moment, on commence à mieux savoir le sens du mot que l'autre est en train de dire. Et je vais vous prendre un exemple très simple. Regardez, on va prendre l'exemple du coup. Moi, je rentre à la maison et mon épouse me demande "Comment vas-tu ? Comment s'est passé ta journée ?" Moi, je dis "Journée bien stressante, beaucoup de choses à faire." Pas grave BCH mais bon beaucoup de choses vraiment j'en peux plus. Bon je me suis pas plain sur elle tout je lui raconte et je dis à un moment bah vraiment j'en peux plus. OK parfait. Autre situation le lendemain, le surlendemain, une semaine après, je rentre chez moi à la maison, mon épouse arrive, je lui demande comment s'est passé sa journée et elle me donne le même principe de réponse qui est que elle aussi a passé une journée beaucoup de choses à faire et à gérer et elle me dit "J'en peux plus." Donc on a utilisé les mêmes mots. Seulement il y a une chose qu'on ne sait pas, c'est que moi, en tant qu'homme, quand je dis j'en peux plus, c'est quoi mon message ? Cookening maximum please, j'en peux plus. J'ai besoin que tu sois un peu de chaleur, de proximité, de mon pauvre chéri, oh là là, viens t'asseoir et cetera et me prendre la main. Que sais-je ? Un truc elle en tant que femme, quand elle me dit "J'en peux plus. J'ai une journée tellement comme ça, j'ai besoin d'être seul et tranquille. Périmètre de sécurité. Je me je me retrouve avec moi quand j'ai dit j'en peux plus. Elle dans son dictionnaire et dans son système j'en peux plus. traduction, faut surtout laisser les gens tranquilles puis c'est comme ça qu'elle fonctionne. Donc moi, je suis là et j'attends et je la vois s'éloigner, me laisser seul et après elle me dit "Comment ça va ?" "Ça va, ça va." Non, ça va. Je dis "Mais attends, mais qu'est-ce qui se passe ? Tu fait quelque chose ?" Non, non, tu m'as rien fait. Je vous raconte pas la suite. Le lendemain quand elle me dit j'en peux plus, moi je me rappelle. Je m'en peux plus. Ah c'est qu'elle a besoin d'un couping maximum. Oh ma chérie, c'est bon, je vais faire la vaisselle. Tu m'as dit que tu en pouvais plus. On a les mêmes mots, on n pas les mêmes dictionnaires. Il faut apprendre pour communiquer dans la famille à avoir un dictionnaire commun. Savoir quel est le sens du mot. On a les mêmes, on n pas les mêmes dictionnaires. J'en peux plus pour moi. Traduction besoin de ta présence. J'en peux plus pour l'autre. Laisse-moi tranquille. J'ai besoin de me poser, de me retrouver avec moi-même. On a utilisé les mêmes mots mais ils n'ont pas le même sens. Donc comme moi je pense que ça veut dire ça, alors j'agis de cette manière. Mais pour l'autre, ça veut dire exactement le contraire. D'où je sais. Je reviens à ce qu'on avait dit tout à l'heure. Il faut décrypter comment s'est passé ta journée difficile, beaucoup de stress. Ça va beau prêcher mais vraiment j'en peux plus. J'ai besoin de me retrouver seul. Non non, j'en peux plus. C'est vrai que j'attendais avec impatience le moment on allait pouvoir enfin se retrouver ensemble. Rajoute, décrypte, donne la donne donne l'explication de texte. À l'autre, il devrait comprendre tout seul. Pourquoi tu as épousé un mage, un prophète ? Souvent, on est persuadé que notre conjoint ou nos parents ou nos enfants doivent être des prophètes. Ils comprennent ce qu'on leur ait dit. Alors veux dire, mais moi j'ai vu une série, il comprenait tout sur Netflix mais je vous rappelle que d'abord il avait le scénario en main et que souvent l'acteur dans sa propre vie privée, ça se passe légèrement différemment. No comments. Ça ça va être quelque chose de fondamental. Et vous savez, vous allez dire "Mais comment on fait ?" Mais bien sûr qu'on le fait. Regardez qu'on a des enfants. Tous les mamans et les papas l'ont fait. Quand vous avez un bébé, le bébé il fait il vous dit "J'ai faim, j'ai soif, je suis je suis sale, j'ai besoin d'un câlin, je me sens seul, j'ai des coliques, je fais mes dents, il vous raconte rien et nous on est là et on réfléchit." Et quand il fait un comme ça, traduction, il faut faire ça et comme ceci, comme cela. Et donc à partir de cela, qu'est-ce qui se passe ? On s'est habitué à prendre le temps d'essayer de comprendre le message parce que là, il y a même pas de mot. Débrouille-toi. Là, on a une chance, c'est qu'on a des mots. Mais alors, allons un tout petit peu plus loin. Prenons le temps. Un enfant quand il nous dit "J'en ai marre". Ça veut dire quoi ? Ça veut dire souvent j'ai besoin de quelque chose. Mais il sait pas le dire avec des mots. Ça ça va être un point. créer un dictionnaire commun. On se pose et on prend le temps. Tu sais, il faut que tu saches que quand je te dis ça, en vérité, c'est ça que ça veut dire. Et quand le jour tu je t'ai dit je me suis fâché, je suis désolé mais c'est vrai que j'ai réfléchi. Généralement tu aimes me faire plaisir. Or là je t'ai dit quelque chose et je pense que tu as totalement pas compris parce que peut-être j'ai pas été assez clair. Faut pas hésiter. Faut savoir à un moment reprendre et dire parce que dans la vie vous avez de options option basse option haute. L'autre jeudi, il ne tient pas compte de ce que je dis. Donc ça veut dire que l'autre est pas gentil. Or, souvent, on voit que par ailleurs, il est sympa. Donc quelqu'un qui est sympa et qui semble ne pas avoir été sympa parce qu'il a pas entendu mon message, c'est que sans doute qu'il a mal dû le comprendre. Pourquoi il a pas compris ? Parce qu'il a pas le même dictionnaire. Il y a des personnes qui disent si tu veux, mais si tu veux pour ell, ça veut dire non, même si tu veux pas. Euh pourquoi c'est comme ça ? Moi, je connais des gens. Chaque fois j'ente quelque chose mais avec je sais que avec plaisir ça veut dire j'aimerais beaucoup mais je sais pas du tout si je vais le faire alors que moi ils sont dit avec plaisir plaisir je vais le faire lui avec plaisir traduction dans l'absolu je suis très pauvre mais on verra ce qui est sympa mais moi si je m'a dit avec plaisir elle est pas venu oui je t'ai dis avec plaisir si je peux non mais tuas juste obligé de me dire alors quand tu connais comment les gens fonctionnent il y a pas de problème. Ma femme parfois, ça je prends mon exemple, moi je roule en scooter, parfois elle va me dire "Tu peux aller faire juste un petit coup de scoutot 2 minutes." Je lui dis "Attends, tu me demandes d'aller de chez nous à ici, c'est exactement 8 minutes aller 8 minutes retour." Donc c'est pas 2 minutes. 2 minutes dans son langage, ça veut dire c'est pas très loin et surtout j'en ai besoin et si tu peux faire l'effort. J'apprécierai. C'est juste un mot qui veut dire ça. Donc 2 minutes traduction, c'est pas un truc qui va prendre une heure et surtout est-ce que tu peux le faire rapidement vite fait, ça m'arrangera beaucoup. Quand tu as compris, mais tout va bien mais tu comprends pas. Tu qu'est-ce que tu me dis ? 2 minutes pas je mon Non, apprenons à comprendre le sens des mots que l'autre utilise. Et chacun a son propre dictionnaire. Et c'est pour ça qu'on n'a pas le temps de regarder la télé de soi, parce qu'on doit créer commun, parce qu'on doit décrypter, parce qu'on doit comprendre. Autre chose, quand on parle et on échange, on échange, je dis euh qu'est-ce que tu penses ? Alors, je vais prendre le sujet banal à 2 francs 50. Euh tu sais euh pour les vacances euh j'ai l'impress euh moi j'aimerais bien si on pouvait peut-être partir plutôt euh euh au mois de juillet parce que ceci ceci cela. Très bien. Donc phrase banale. Et l'autre dit euh moi je non le mois d'août tout est banal. Il me manque un petit truc. C'est ce qui manque, c'est que quand l'autre aimait une autre opinion, il me manque une chose, c'est que je ne sais pas si l'autre a vraiment écouté ce que j'ai dit. Il y a quelque chose qui existe encore à la poste et qui s'appelle des envois avec accusé de réception. Quand je parle, j'ai besoin de savoir si l'autre a entendu. Et comment je le sais ? S'il me le dit, j'entends ce que tu me dis, c'est intéressant. Moi, de mon côté, voilà comment je vois les choses. Mais quand l'autre a dit A et qu'il entend que tu dis B, il y a de fortes chances. Et souvent, c'est ce qui se passe qu'au moment où tu disais "Ah, l'autre était déjà en train de réfléchir à ce qu'il allait te dire de son côté." Quand de Gaul s'est adressé au français et leur a dit français, je vous ai compris. Bon, je sais pas s'il avait compris, c'est un autre sujet mais qu'est-ce qu'il était en train de leur dire ? Sachez, je vous ai entendu, mon peuple, je vous ai entendu. Rien que ça, c'est génial. Il m'a entendu. Il a pris le temps d'être à l'écoute. Maintenant, qu'est-ce qu'il va dire ? Un deuxième problème, on oublie tellement souvent d'envoyer des messages verbaux ou non verbau pour que la personne qui est en face sache qu'on l'a écouté. Sache Et ça, ça passe à travers une posture, ça passe à travers des mots, à travers une attention. Quand je parle et que maintenant quelqu'un ne me regarde pas ou fait autre chose. J'ai deux lectures possibles. Moi ma lecture c'est que si quelqu'un me regarde pas c'est qu'il se concentre. Si quelqu'un avec son portable c'est qu'il doit noter ce que je suis en train de dire et je j'en suis sûr. Donc j'ai pas de problème. Mais si je n'ai pas de certitude me faire des questions. La personne ne m'écoute pas n'est pas intéressée. Alors moi personnellement ça me dérange pas. Les gens sont libres. Mais dans une relation de famille, si au moment où tu parles à ton conjoint, l'autre il est en train de faire autre chose, peut-être qu'il est très à l'écoute mais tu en sais rien. Tuen sais rien. Et ça c'est fondamental. Par quoi passe l'échange ? Par la parole mais par les yeux. Quand on se parle, on se regarde. Regardez les enfants qui n'ont pas envie d'écouter vos reproches. Qu'est-ce qu' font ? Tourne le regard. Il tourne le regard. Et quand on a envie qu'il soi prend les mains, on se met à leur niveau et on dit tu comprends ? Tu vois le gars ce qu'il fait ? Pourquoi ? Parce que il y a un lien qui se crée. Il y a un lien qui se crée. L'ado qui vous fait ça, c'est autre chose. L'ado qui au contraire veut pas vous regarder, c'est l'ado qui vous écoute. Mais il va pas comme dire "Tu sais, tu es quelqu'un d'intéressant, je t'écoute." C'est un ado, pas exagéré. D'accord ? Mais il écoute généralement c'est le contraire. N'importe quoi, n'importe quoi. Si tu as besoin de le dire, c'est que tu te rends compte que c'est pas n'importe quoi. Sinon, tu le dirais pas. Mais ça c'est autre chose des adous. Mais à notre niveau à nous, cette notion-là de savoir faire en telle sorte d'envoyer ces messages et shamati comme on voit dans le verset souvent, j'ai entendu, j'ai écouté mais on est au courant que lui il a écouté, il le dit shamati, j'ai écouté les difficultés, j'ai écouté, j'entends ce que tu me dis et nos postures physiques doivent révéler la dimension vraie des mots que l'on dit parce que la communication passe à travers le nonverbal. Si je vous dis, vous savez mesdames et messieurs qu'est-ce que je suis content de vous voir ce soir. Vraiment c'est une joie avec mon petit sourire figé ultra bright hein le figé. Vous avez vu comment je suis figé comme ça ? vraiment que je suis content de vous voir, c'est tellement bien voyez complètement comme ça. Ce que j'exprime avec des mots est en parfaite contradiction avec ce que je ressens et mes mots il passent pas surtout au niveau des enfants. Les enfants sont ultra sensibles aux messages non verbaux. Il faut que nos mots soient l'expression de ce que l'on ressent, qu'il n'y ait pas de contradiction. Sinon, un enfant comprend rien. Ils me disent c'est super mais je sens c'est super 14 génial. H al c'est génial ou c'est pas ? Non, c'est pas génial. Moi j'espé 19 comme ça je paradis devant tout le monde. Mon fils, il a eu 19. ce qu'on exprime, il faut que ça soit accompagné par cela. Maintenant, un autre principe fondamental qu'on apprend d'un texte de la michna et qui pour moi est une des bases mêmes de la communication telle qu'on l'a évoqué mais qui se retrouve à travers quelques mots dans un texte. Shlochat varim, vous dites ça tous les vendredis soirs. Nous le disons tous les vendredis soirs. Trois choses. L'homme doit dire l'homme le monsieur ici le monsieur doit dire chez lui veille de shabbat qu'est-ce qu'il doit dire ? Avez-vous fait les prélèvements obligatoires sur la nourriture ? Je vais expliquer tout de suite. Avez-vous fait le hérouve ? C'est-à-dire ce qui permet de transporter d'un univers à l'autre et a et allumer les bougies. Les deux premières questions sont des questions. C'est en Israël les deux premières dans la première en Israël sur les fruits et légumes, il faut avoir pris des prélèvements parce que sinon on peut pas les consommer. Il faut prendre des choses pour les offrir au prêtre et donc si on l'a pas fait ch on peut faire et donc on est coincé. Donc avant il dit est-ce qu'on a bien fait ça ? deouve, c'est une technique qui est là pour permettre de transporter d'un endroit à l'autre et cetera. Si on l'a pas fait avant shabbat, ça marche pas. Mais la troisième chose, c'est pas une question. Si moi je dis allez-vous allumé les bougies ? Si je dis ça à ma femme, elle me dit tu veux que je te prête mes lunettes ? Sauf si bien sûr j'habite Besatacha mais je vous le souhaite tous un 600 m² détente et que je suis au fond du 3ème salon et qu'on allume dans la 3ème salle à manger et je dis "-tu allumer les bougies ? Ouais parce que de loin je peux pas voir mais bon c'est pas pour l'instant en tout cas ma situation mais je me le souhaite. Voy note hein. Plus vous avez un grand appartement plus vous pouvez accueillir des gens shabbat. C'est génial. C'est à ça que ça sert un grand appartement ça. Moi j'ai appris ça de mes parents. Plus l'appartement est grand plus tu peux faire venir des gens. C'est à ça que ça sert. Donc on parle pas de ça a priori. Bon, je comprends pas. Je te pose une question. Allume les bougies. Moi aussi je dis à ma femme allume les bougies et qu'il est un quart d'heure ou une demi-heure avant shabbat, elle me regarde, elle me dit détends-toi, tout va bien. On est encore un quart d'heure. Stresse pas. Donc si je le dis, c'est pas 20 minutes ou une demi-heure avant shabbat, c'est 2 minutes avant shabbat. Et là faut le faire. Et les ma duud rajoutent quelques mots et cette phrase là comme les autres mais surtout celle que les autres c'est juste une question celle-là qui est un impératif il faut la dire calmement afin que l'autre puisse la recevoir. Et moi ici je pose une question plus bête. que nos maîtres nous disent quelque chose qui est évident mais qu'il faut parfois dire parce que les choses sont tellement simples qu'il faudrait pas les dire mais ça va mieux en les disant qui me disent dis-le calmement c'estàd allez les bouill c'est pas très sympa je l'entends mais pourquoi on précise cette seconde phrase qui afin que l'autre le reçoive et là on nous met une des bases même de la communication dans l'univers de la Pose-toi la question comment l'autre va recevoir les mots que tu prononces. Moi, je dis à mon épouse calmement, gentiment, chérie, allume les bougies shabbat dans 2 minutes. C'est sympa. Je lui sent pas. Oh là là, comme il est gentil, il est romantique. Dit chérie, c'est super. Mais moi, si je suis madame, qu'est-ce que je sois peut-être ? Tu as pas vu tout ce que je viens de faire là ? Tu me dis juste ce que je dois faire. genre et le reste et la table et les enfants douchés et ta chemise que tu aimes bien repasser. Comment l'autre va recevoir ça ? Tu as pointé ce qui ne va pas pour que l'autre le reçoive et le vive bien, qu'est-ce que je fais ? Il faut dire un calmement, c'est sûr. Mais deuxièmement, comment on fait pour que une parole qui soit parfois neutre soit entendu de la bonne manière ? Et tu commences à dire chérie, quelle table magnifique ou alors oh vraiment ma chemise, c'est tellement sympa de l'avoir repassé. Tu sais euh shabbat est dans 2 minutes. C'est-à-dire tu as donné à l'autre les éléments qui permettent de ne pas avoir une mauvaise lecture des mots que tu vas prononcer. C'est comme quand vous recevez quelqu'un pour un entretien, quelqu'un qui travaille chez vous et que vous avez à lui dire des choses qu'il a besoin d'entendre qui sont parfois pas très agréables sur le fait que sur tel dossier ça pas été là. Moi, si on vient et on me reçoit et on dit "Écoutez, voilà, il faut qu'on vous parle. Euh ce dossier-là, il y a un vrai problème. En tant qu'individu, il y a de fortes chances que je me sente déjà sur un siège éjectable. Et donc ta je me bloque, je me mets en position fermeture ou contre-attaque. Si on me dit je voulais vous voir. Alors d'abord vous savez les les deux dossiers que vous avez nous mené là il y a un mois, ils ont abouti. C'est génial, c'est top vraiment bravo. Maintenant, il y a une deuxième chose dont j'ai besoin de vous parler, c'est que il y a un dossier sur lequel je comprends vraiment pas ce qui se passe parce que la première phrase m'a permis de ne pas avoir une mauvaise lecture de l'autre. Et c'est comme dans la famille, je suis pas content. Pourquoi tu fais ça ? Et quand on est venu l'autre jour, pourquoi tu m'as dit ça ? C'est vrai. Mais moi, vous savez comment je me sens ici ? Sur un siège éjectable, affectif. Un enfant va lui dire des choses qu'on a besoin de lui dire. Mais avant, rassure-le sur la relation. Je t'adore, je t'aime très fort. Il y a un point quand même sur lequel il faut vraiment qu'on se parle parce que ça m'a fait de la peine ou ça me pose un problème ou ça me pose une difficulté. Veux te sirre que de licouiné parce que c'est quoi le but ? C'est juste de dire ou que l'autre ait compris le message et que ça fasse avancer. Il y a des gens, eux ce qu'ils veulent juste dire je lui ai dit, je lui ai balancé, paf, il a entendu ouais je suis content, je suis un mche. Et ben regarde, tu veux quoi à travers les mots que tu prononces ? améliorer, changer, transformer. C'est comme il y a des gens, ils viennent et ils disent aux gens "Ouais, c'est très grave, ce que vous faites et c'est pas bien et shalom et c'est honteux et cetera." Ils sont lâchés, ils sont super contents et donc mais ils reviennent plus à la sina. Mais j'aurais dit que c'était très grave. Ouais mais ils reviennent plus. Pourquoi ? parce qu'ils ont l'impression qu'ils étaient des moins pour rien. J'apprécie tellement d'abord vous soyez là pour m'écouter. Maintenant vous êtes des gens extraordinaires. Trouve qu'on pré quand même. Ah là déjà on peut enfant. Tu dis à ton enfant j'ai beaucoup apprécié. Et après tu viens tu dis il y a ça il faudrait qu'on parle. Tu dis à ton conjoint c'était génial ce que tu as fait la semaine dernière. Quelle bonne idée tu as eu. C'était vraiment top. Il y a un autre plan. Comment je fais pour que l'autre n'ait pas peur de recevoir les mots que je lui prononce même lorsque ce sont des mots qui remettent en cause quelque chose ? Et ça c'est un point sur lequel on se doit prendre le temps de réfléchir. Et je reviens à ce que je disais au début. L'élément qui nous manque, c'est cette prise de temps pour réfléchir sur l'impact, sur le sens, sur la manière dont l'autre va le recevoir, sur la difficulté qu'il pourra avoir de le recevoir, sur la nécessité de travailler en amont pour lui donner les moyens de choses, de créer ce dictionnaire commun, d'essayer d'avoir une traduction et surtout Un autre point, qu'est-ce que tu veux dire quand tu dis ça ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Moi, c'est ce que j'ai compris, mais est-ce que c'est vraiment ça que tu as voulu dire ? Et parfois, on va réaliser que l'autre n'a pas nécessairement compris. Évidemment, dans la communication, il y a aussi l'univers verbal comme j'ai dit, mais de la gestuelle. Les gestes, c'est pas les gestes du cinéma. C'est une main qui se pose sur une épaule, qui se pose sur une joue qui la caresse, un enfant, un conjoint, ce que vous voulez. C'est aussi montrer qu'il y a un lien qui ne passe pas qu'à travers les mots, mais qui est aussi un lien affectif, même s'il n'est pas constant, mais que on le voit, qu'on le perço pour montrer que on est dans ce lien et dans cette relation avec l'autre. C'est pas simple. Et dernier point, et celui-là, si vous avez lu le second livre, évidemment vous le connaissez, c'est comment faire quand un moment il y a des choses qui se passent et qu'on a besoin de faire passer des messages par rapport à une difficulté que l'on a. Et là, on a cette mix de la Torah, cette obligation qui est de faire des remontrances, pas des reproches, des re montrances. Je te montre à nouveau quoi. On va partir du principe, c'est que lorsque quel ou agit d'une certaine manière et qui nous touche, on a toujours deux options de lecture. Première option, la personne sait que ce qu'il va nous dire ou ce qu'il a fait nous fait du mal et ça ne le dérange pas. Option 1. Option 2, il n'a pas vraiment conscience de la manière dont on vit les choses. Et je reviens à ce que je disais tout à l'heure. Comment veux-tu que je découvre quelque chose que j'ignore si tu ne me donnes pas des indications ? Et c'est la raison pour laquelle communiquer, c'est reprendre une situation et dire à l'autre, je suis sûr que quand tu m'as dit ça, tu n'avais pas cette intention. Mais sache que moi, quand tu me dis ces mots-là, quand tu agis de cette manière, ça me touche, ça me bouleverse, ça me fait du mal et je pense que c'est important que tu le saches. J'ai besoin de te l'exprimer. Un enfant qui vous dit "Mais quand tu me fais les gros yeux, j'ai très peur." Faut lui dire "Mais merci beaucoup mon chéri de me l'avoir dit. Qu'est-ce que tu es gentil de me l'avoir dit ! Merci parce que je pensais pas je croyais que ça allait pas te faire si peur que ça. Si j'ai très peur. Ah il t'a donné des clés sur sa manière de recevoir ce que tu trouves être banal mais qui pour lui a une signification différente. Et ça c'est quelque chose qui peut totalement transformer l'univers tes relations familiales. prendre le temps de donner à l'autre les éléments qu'il ignore peut-être sur notre modèle de fonctionnement et sur notre sensibilité pour pouvoir en effet réapprendre à mieux communiquer ensemble. C'est un des enjeux majeurs de notre génération et aujourd'hui le monde des WhatsApp rend beaucoup plus complexe cela. Pourquoi ? Parce que je ne sais jamais quel est le sens du mot que l'autre est en train de dire. Regardez, imaginez que j'ai quelqu'un ici et que je dis une phrase toute banale. J'ai pensé à vous hier soir. Moi j'ai dit j'ai pensé à vous hier soir. J'ai dit les mêmes mots. Dans le premier cas, il m'entend. Dans le deè, il dit "Que se passe-il ? Pourquoi ? parce qu'il y avait d'émotion, parce qu'il y avait de la sensibilité et ça ben non, c'est avec non quand tu envoies quelqu'un ton message, "J'ai pensé à vous hier. Euh oui ou bon ? Qu'est-ce que tu en sais ? Tu sais pas ? C'est pour ça que c'est pas simple. On envoie des messages mais il y a pas le regard, il y a pas l'intonation, il y a pas la gestuelle. Et à partir de ça, tout est ouvert. Et souvent on va mal interpréter et on pense que des on communique et en vérité on est dans l'inverse de ce qui permet une vraie communication. Il n'y a rien de mieux que la voix, que le regard, que la présence. Et ça, ça va faire partie des choses sur lesquelles on peut et on doit travailler encore plus aujourd'hui pour créer véritablement ce lien entre nous. Voilà quelques petites ouvertures sur ce sujet. Ce sont des ouvertures. Ce ne sont pas des des règles immuable. Ce sont quelques ouvertures que l'on voit. On n' pas eu le temps évidemment d'aller voir Rebecca et Isaac, Jacob et ses épouses et cetera. Il y a tellement de textes. J'ai juste voulu prendre en point d'entrée ces textes de la Torah, continuer à développer, amener ce texte de la michna intéressant sur ces quelques mots qui transforment radicalement notre vision de ce que ça veut dire communiquer. Et à partir de cela et bien d'essayer chacune et chacun d'entre nous autant que faire ce peu de les mettre un tout petit peu en application ce dictionnaire commun, ce désir de retraduire, ce désir de donner une explication de texte, de montrer à l'autre qu'on a entendu son message, de prendre le temps d'être dans le regard, dans tout ce qui permet au fond de faire en telle sorte que l'harmonie soit encore plus présente dans les mondes des relations Ah certains vont rentrer sortir ce soir en disant "Oui alors conjoint, tu as vu ce qu'il dit ? Tu devrais faire la même chose. Rappelez-vous de cette règle et je le dis dizaines de fois. Première règle, si vous pensez que l'autre n'est pas assez grand pour bien comprendre et qu'il est bête. Si vous considérez que quelqu'un est bête, rappelez-vous que si vous êtes marié avec se ressemble, ça semble. D'accord ? Et parfois ce qui pour vous est très simple et très compliqué pour quelqu'un d'autre parce que dans son histoire c'est pas simple. Exprimer des sentiments tout simplement. Exprimer des sentiments. Vous saz comment ça se passe dans un mariage ? Je suis Hkenas hein. Non alors suis complètement là des Tunisiens. Ah alors làas mais de chez Hashkenas de père de mère de grands-parents, de ce que vous voulez. D'accord. Vous savez comment ça se passe dans le canas ? vrai mais ça n'a pas lieu comme ça. Je rassure tout de suite. Après la roua, après le mariage, le khatan, le jeune homme, le jeune marié va voir sa femme et dit "Ma chérie, regarde-moi bien et écoute ce que j'ai à te dire. Je t'aime et tant que je te dirai pas le contraire, c'est que je pense la même chose." Il y a des gens pour qui c'est très compliqué de dire "Je t'aime", soit parce qu'ils n'ont jamais entendu, soit pour une raison. On est d'accord que vous oubliez uneara. Je t'aime mon chéri, mon amour, mon trésor. Vous connaissez l'enfant qui a jou l'école ? Il rentre de l'école pour le premier jour. Le petit garçon là, je joué la faire avec la sente tunisien marocain. D'accord. Mon chéri, mon bébé, mon trésor, mon amour, mon pain de sucre, ma vie. Comment ça va ? Qu'est-ce que tu as pris aujourd'hui à l'école ? Mais aujourd'hui, j'ai appris que je m'appelais Benjamin. D'accord. Moi ce que j'adore, c'est le mont, le mont, le mont, le mon D'accord. fait bachem, c'est sympathique. Donc il y a il y a des univers dans lequels Baouchem on parle dans les dans certains univers pas marocains, polonais et cetera, c'est pas virile pour un homme de parler. Un homme ne parle pas. D'ailleurs, j'ai l'impression ce que je vais dire, c'est peut-être complètement faux mais pas peut-être à 100 % que souvent d'ailleurs ça arrangé les femmes. On a installé l'homme à sa place, on s'occupe de lui mais tu es non gère. Je sais pas en fois je me suis posé la question très si tu as vécu dans un univers dans lequel c'était pas virile un homme il parle pas tu as pas transgressé la règle alors qu'en vérité tu es dans un monde dans lequel il faut parler parce que moi j'adore les gens qui disent à mon époque on faisait pas ça moi j'adore les gens qui me disent ça j'ai vous avez totalement raison ouais il y a 50 an je vous je vous dis en Pologne gu tout on met jamais ça il y a aucun problème. Je peux venir chez vous ? Viens avec plaisir. Je rentre chez lui, c'est ce que je fais. Je lu prends son portable, la machine à laver la vaisselle, la machine à laver le truc, le machin. Je On fait tout comme à l'époque. Ah non. Pourquoi ? Sur certains points, c'est comme à l'époque mais alors sur d'autres pas à l'époque beaucoup de femmes n'avaient pas besoin de travailler, même si elles voulaient d'ailleurs parfois c'est un deuxième problème. Mais concrètement et souvent il y avait des aides et cetera et cetera. Aujourd'hui, elle travaille, elle fait le truc. qui a pas nécessairement d'aide mais tout comme à l'époque 18 salades e oh détends-toi mon frère j'ai pas dit que c'est mal mais soit faut réfléchir donc c'est vrai que à l'époque les pères parlaient pas ou les mères parlent que sais-je oui c'était à l'époque tu as le droit tu es obligé de reproduire tu es pas obligé de reproduire mais comprends que si pour ton mari te dire je t'aime c'est super compliqué alors le jour où il t'a dit je t'aime lui pas un enfin ça fait 15 ans que je l'attends Dis-lui qu'est-ce que ça me fait plaisir que tu me le dises. Tu peux pas savoir combien ça me parce que c'est la meilleure manière qu'il le redise une seconde fois. Moi quand je ramène toutes les commissions à la maison, traduction pour un homme, je vais au magasin bien sûr, mais je me rappelle que sur la liste, il y a un recto et un versau. D'accord ? Non, il y avait un vers Ah bon ? Je savais pas qu'il fallait tourner la fiche. D'accord. Donc quand je ramène toutes les courses, si j'entends ma femme me dire "Ah enfin, elle a raison mais j'ai pas envie de la refaire. Si dit tu m'as sauvé la vie, j'ai qu'une envie, c'est de le refaire." prenons l'habitude aussi de de d'avoir cette réflexion. Ce qui pour moi est simple et peut-être compliqué pour l'autre. Pourquoi ? J'en sais rien. Un enfant qui quand il était enfant chaque fois qu'il a voulu parler, ses parents lui ont dit "Tais-toi Mais vous croyez qu'il aura facile à parler dans son couple ? Ça sera compliqué parce que si c'était mon père qui me le disait "Je suis marié et je suis une femme" et enfin j'ai un homme, cet homme, il me renvoie mon père et j'ai tellement peur qu'on me dise c'est toi que je parle pas. Et l'autre il aimerait tellement que je parle parce qu'il sait pas ce que je veux et il doit deviner tout seul. J'aimerais lui dire mais j'ose pas lui dire parce que j'ai peur. Pourquoi j'ai peur ? Parce que j'ai pas réglé le problème. Je vais pas faire la psychologie de prise unique mais parfois c'est pas complètement faux. Ayons aussi, je vous en supplie, un regard positif et aussi des options positives. Ayons des bonnes hypothèses. Et quand on voit que l'hypothèse était vraie, soyons heureux quand l'autre arrive à dire les choses. Quand enfin ton mari ou ta femme ou ton enfant réussit à exprimer, accueille, dis bravo, dis j'apprécie, c'est extraordinaire. Pourquoi ? la meilleure manière de donner à l'autre les énergies pour continuer à faire quelque chose qui pour toi est peut-être simple mais qui pour lui est difficile parce qu'il a son histoire et c'est ce qui permet d'être dans la continuité des choses de construire de développer et de faire en telle sorte de mettre en place des éléments qui permettent à une famille de vivre de manière sereine équilibrée et harmonieuse. Je vous remercie [Applaudissements] si vous voulez un homme prendre quelques minutes pour les questions prendre 10 minutes pour vos questions. Les questions très personnelles. Alors vous dites c'est quelqu'un qui n'ose pas les poser qui m'a demandé de les poser à sa place. D'accord. Comme ça Avez-vous des questions ? Vous êtes pas obligé d'en avoir une obligation mais s'il y a peut-être des questions avec les écos avec tout ce que vousz raconter. Il y a une chose qui se passe que peut-être c'est très difficile pour ceux qui sont âgés de le mettre en pratique. Excellente remarque. Vous êtes en train de me dire quand on est âgé, c'est difficile à mettre en pratique. Vous vous posez bien le problème qui est la problématique de l'habitude. D'accord ? l'habitude qu'on a qu'on a pris. Il faut savoir en effet se réinventer. C'est-à-dire, il faut pas avoir peur à un moment de se dire c'est pas parce qu'on a fait jusqu'à présent comme cela qu'on va faire. Et je vous raconter une histoire vraie et qui a eu il y a un maître malheureusement qui avait perdu son épouse et qui s'est remarié. Très bien mais tard il s'est remarié. Il a perdu son épouse tard il s'est remarié. Et la première année après son mariage c'est Souscotte. arrive la fête de sous vous savez qu'on fait la suka cette cabane dans laquelle on va voilà et donc il va et ce maître c'est le c'est pas n'importe qui. Et ce maître a été le maître du maître de mon père. Mon père a le privilège d'apprendre que j'ai connu qui était l'élève de dire je merci quand je vous parle vous êtes en connexion avec le mon père a été l'élève de son élève point c'est pas on raconte c'est il a été son élève il lui a raconté ce qu'il a vécu avec son maître donc c'est quand on parle des maîtres ben voilà ça c'est un truc très simple leim c'est mon père m'a raconté ce que son maître lui a dit de ce qu'il a vécu chez lui. Leim il est là et qu'est-ce qui se passe ? Il fait saabane sauka dans le jardin là où il a fait depuis 40 ans. Son sa nouvelle épouse sort et voit qu'il a mise au fond du jardin à gauche. Il a dit à son mari, moi j'ai l'impression qu'elle serait encore mieux là à droite. Nous on aurait dit en tout cas moi j'aurais dit ma chérie, je comprends c'est très gentil classe quand même gentiment mais tu sais ça fait 40 ans que je l' fait làbas. Le il a dit a il est parti il a prise il a mise à droite. L'histoire elle s'arrête après elle lui a dit après m réflexion je pense qu'elle est bien à gauche il a repris il a mise là-bas c'est à venir. Il aura pu dire mais ça fait 40 ans que je suis comme ça et alors il y a que les imbéciles qui changent jamais. Maintenant vous avez raison. C'est la raison pour laquelle plutôt on prend des bonnes habitudes mieux on se porte. Et c'est pour ça que quand on essaie un peu de changer, c'est un mérite incroyable parce que c'est vrai que qu'on a pris une habitude qui n'est pas nécessairement mauvaise mais qui a été liée à un univers, faire quelque chose et vous pouvez pas vous imaginer comment ça apporte aux enfants et aux gens quand les gens voient un truc tout bête, un monsieur qui par exemple à 5 à 60 70 80 ans décide de prendre un peu plus de temps pour étudier la Torah. va essayer d'aller un peu plus à la synagogue jusqu'à il pensait qu'on pouvait transporter le shabbat et maintenant il dit att il est bouleversant pourquoi parce que cette personne pr ça fait 50 ans que je fais comme ça et il montre mais non c'est pas parce que 50 ans que j'ai fait comme ça que je peux pas m'améliorer faire les choses différemment il a un poids cette personne a un poids extraordinaire parce que justement elle dit pas c'est pas maintenant que je vais changer c'est extraordinaire et si maintenant tu es capable de changer d'améliorer de transformer. Tu es un exemple d'une puissance incroyable parce que on sait au combien c'est difficile de sortir d'une habitude quelle que soit et plus on avance dans la vie plus on garde ses habitudes ce qui est normal et en plus se dire quoi jusqu'à présent je me suis trompé tu t'es pas trompé tu t'es pas trompé tu as fait bien et maintenant tu fais mieux et ça il faut le savoir. C'est pas simple. C'est pas simple ce qu'on appelle Coran chegel la force de l'habitude. Mais moi je vous raconte pas quand j'ai rencontré des personnes que j'ai vu. Moi j'ai vu un homme de 92 ans 91 ans qui a recommencé à mettre l'éthiline et vous savez quand il relevait sa manche il y avait comme disent les anciens déport le numéro de téléphone ici. Moi, j'ai grandi dans une synagogue dans lesquels je voyais tous les matins des personnes venir à la synagogue, remonter leur manche, mettre les filhin avec le numéro de Schwitz. Quand vous grandissez dans des lieux pareils, c'est clair. Le gars, ils sont ils sont sortis de là. Je suis à la choue tous les matins, je jugerai pas les autres, j'étais pas à leur place. Mais quand vous voyez des gens qui sont capables de ça, ça vous donne des forces, ça vous clarifie. Mais cette personne pendant des années, bien joué alors c'est extraordinaire. Moi, je m'en rappelle bien plus que plein d'autres choses parce que c'est bouleversant, parce que c'est puissant, parce que c'est très fort, c'est exceptionnel. Et ça faut prendre la mesure. Plus on avance dans la vie, plus de la force de ces actes que l'on va faire qui montre qu'on peut toujours progresser. Je faisais attention de pas m'habiller comme ça, de pas me couvrir de cette manière, de pas faire et maintenant je décide. Mais c'est extraordinaire. Comment tu as cette force ? Je dis pas ce que j'ai fait avant, c'était nul. Non, c'était bien mais maintenant je fais mieux. C'est extraordinaire ça. Vous avez merci d'avoir posé cette question parce que les gens ne comprennent pas souvent oublient le poids qu'ils ont, la force qu'ils ont. Mon un de mes garçons m'a dit une synagogue, elle vit à travers des personnes qui sont un peu plus âgées, qui d'abord ont un peu plus de temps, mais qui donne une ossature, qui sont là, qui sont présentes, qui incarnent et surtout qui montrent que dans la vie on est en mouvement, on avance, on bouge et ça c'est exceptionnel. Il faut en être profondément fier on arrive à le faire. Autre question petite question rhtorique rhtorique. Alors merci beaucoup et et c'est toujours une chance de pouvoir écouter à nouveau. Euh beaucoup de personnes pourront penser que finalement tout ce que vous avez dit ça relève du bon sens. Oui, c'est des idées qui sont évidentes que beaucoup pourront dire "Oui, mais finalement moi j'ai pas besoin d'aller écouter Remê pour pour comprendre c'est on est on a plus 10 ans on a 30 40 50 et on sait déjà ce qu'il faut faire." Alors, qu'est-ce qui fait que un c'est pas mis en pratique en général et de quels sont les outils qui permettraient finalement de pas que ça soit qu'un discours et une écoute et un bon moment mais ça quotidien. Alors, tout d'abord c'est le bon sens oui et non parce qu'il y a beaucoup de choses auquell les gens ne réfléchissent pas. Quand ils les entendent, ils disent "Mais oui, bien évident mais souvent avant ils ont pas pensé." Je parle pour les gens qui prétendent maintenant tous les matins, on dit barou om ve béni soit celui qui dit et qui fait vous savez qu'on a reçu la Torah au Sinaï, on a dit venishma, on va faire et on comprendra. Et m'a dit "Oh là là, quelle phrase incroyable ! Nous ferons et nous comprendrons." Les gens disent "Mais c'est quoi cette histoire ? Au contraire, c'est ridicule. Tu fais même si tu comprends pas en vérité nas venishma ça veut dire c'est parce qu'on va faire qu'on réussira à comprendre. En philosophie on appelle ça se placer dans l'épaisseur de sa connaissance. C'est quand tu fais que tu comprends réellement. Je peux vous expliquer 1000 fois ce que ça veut dire shabbat. Tant que vous l'avez pas fait, vous savez pas de quoi on parle. De la même manière ce que l'on dit, si on ne le vit pas soi-même, on ne l'intégrera jamais. Maintenant, pourquoi on fait ? Comme monsieur a déjà dit, le problème des habitudes. Deuxièmement, c'est qu'on est souvent dans le monde de la communication comme on est dans le bac à sable à 4 ans. Prs does. Pres c'est toi qui commence. Non, je veux pas faire l'effort, c'est à l'autre de commencer. Moi, j'ai eu une fois une histoire comme ça incroyable. Un père, il est venu me voir, il m'a dit "Mon fils, c'est moi, on s'est embrouillé, on s'est crié dessus. Après, il m'a insulté et cetera. Je lui parle plus. Je dis j'entends et je dis pourquoi vous venez me voir parce que parfois les gens juste ils viennent de vous parler pas grave ça fait plaisir surtout que souvent un raf c'est gratuit donc il faut le payer donc je dis que donc quelle est votre question il dites-moi c'est à lui faire le premier pas je dis ah oui tout à fait c'est à lui faire le premier pas il dit alors comment on fait je dis ben vous faites le premier pas il dit attendez attendez vous faites le premier pas mais c'est à lui de le faire bien sûr que c'est à lu mais d'où tu veux qu'il la prenne D'où tu veux qu'il apprenne quatre adultes être capable de mettre de côté son calv et faire le premier pas. C'est de toi. C'est de toi qui va l'apprendre. Et ça c'est la le problème c'est que on attend que l'autre le fasse. On est sans arrêt en attente que l'autre le fasse. Quand l'autre va faire alors moi je ferai. Non. À moi de faire l'autre c'est son problème, c'est son choix. Et aussi c'est l'échelle de Jacob. progression et progressivité. Step by step. Commençons d'abord à faire une petite chose, donner des explications de texte. Commençons essayer de temps à autre à dire à l'autre qu'est-ce que tu as voulu vraiment dire par là ? Moi, voilà ce que j'ai compris. Est-ce que c'est vraiment ça ? Et lentement mais sûrement, l'histoire, elle se construit de cette manière. De la même manière à Vbuck un corps, c'est des milliards de petites cellules qui une à une fois un corps. De la même manière une transformation, c'est plein de petits actes mais qui au fur et à mesure transformment. Commençons pas être du tout au rien. Ne voulons pas être dans l'excellence, désirons être dans le mieux, un petit peu mieux. Et surtout applaudissons-nous quand on est capable de d'être dans ces petites zones de progression et de les mettre dans le cadre, je sais pas ce qu'on vient de le dire un programme pendant les de mois qui viennent. Je vais faire l'effort quand je rentre de parler avec le sourire. Je vais faire l'effort que quand je l'autre me parle, je le regarde. Je vais faire l'effort que quand l'autre me parle, je ne regarde pas mon portable. Je pourrais peut-être pas le faire toute la journée, mais au moins une fois. comme les bénédictions. Je fais pas les bénédictions mais j'en fais au moins une par jour. Et quand l'autre a réussi à regarder et vite à reposer, je dis "J'apprécie et promis et step by step." Et c'est comme ça qu'on parle pas des des dégâts du portable dans le monde de la communication, c'est un dram parce que c'est c'est comme je te parle et tu comprends c'est très important. Au fait madame comment allez-vous ? Lui il me regarde, il me dit est fou. Je parler bonjour mais si ça arrive avec le téléphone comme par hasard je te parle brusquement l'autre il arrive c'est Marie Poppins. Surtout pendant le repas j'adore. Les gens ils disent c'est très important. Je lui dis quoi ? Tu es devenu ministre de la défense. Alors si c'est pour signer le contrat du siècle on vous pardonnera. Mais comme ça vient pas tous les jours. Pourquoi l'autre vient plus raison que vous ? Tout à l'heure, j'étais en réunion, j'ai mon téléphone qui sonne. Alors, clairement, il y en a une qui peut m'appeler quand elle veut et je m'interromperai systématiquement. Quelle que son, c'est mon épouse. Pourquoi ? C'est une manière de lui dire ben entre les autres et toi, c'est toi. Et je le dis aux gens, je dis je suis désolé, c'est mon épouse. Point c'està-dire c'est en deux mots, tu poses les cap mais sinon soit quand je vois je dis à je dis en tant que rab, c'est peut-être une question de donc je vais juste voir. Bonjour, c'est une question ali. Est-ce qu'elle est urgente ? Non. Est-ce que vous pouvez m'appeler dans une demiure point ? Parce que en tant que rap, parfois il faut qu'en effet je puisse répondre en temps réel mais si c'est pas urgent, l'urgence n'est pas pourquoi l'autre devenir devient venir plus important que vous au nom de quoi ? Et c'est le genre de chose vous savez sur lequel si on se fait pas attention on peut se retrouver. Je me surprends moi-même. Parfois parler à quelqu'un et regarder mon WhatsApp et c'est pas bien. Et c'est pas bien. C'est pour ça que parfois je mets le téléphone à l'envers parce que je sais que le regard hop il va partir. Et c'est pas pour mépriser parce que c'est malheureusement des habitudes qui se prennent. Combien de fois je me suis surpris avoir un œil qui louche ? Mais pourquoi ? Et pourtant je sais queil faut faire attention. Et pourtant et malgré tout ah, c'est pas simple. C'est pas simple. Alors, on se donne les moyens. Soit tu l'éteins, soit tu le tournes, soit tu dis "Excusez-moi, je prends 2 minutes, je regarde, pourquoi pas ?" Pose des cadres. Ça c'est aussi le genre de chose sur lequel on se doit de réfléchir aujourd'hui encore plus parce que même si c'est banal, au bout d'un moment, ça crée une atmosphère qui est pas si sympa et ça faut pas l'oublier. Voilà. Merci beaucoup.