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Quand la bonté devient grandeur -  Rav Daniel Knafo

Quand la bonté devient grandeur - Rav Daniel Knafo

Lev ·

Moussar
Vitesse :

Rav Daniel Knafo nous offre une leçon de vie tirée de la tradition juive... Une leçon de vie et un enseignement concret à méditer et à appliquer dans notre quotidien ! Vous avez apprécié cet enseignement ? Pensez à le transférer à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : http://1push.com/link/lev Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://spoti.fi/45fLOYW

Transcription
Kind: captions Language: fr merci auave Lemel donc qui est absent qui me donne l'opportunité d'être avec vous ce soir alors le sujet qu'on va traiter ensemble donc c'est ce qu'on appelle le récède la bonté et le définir sous une forme un peu particulière voir comment il peut mener à la grandeur à partir justement de la parachat de cette semaine qui est la parachat de vaera alors dans l'ordre des choses on a assisté déjà depuis le début de de du livre de bchit à on va dire allez l'extraordinaire fresque de la création du monde nous avons vu donc la décadence de l'humanité avec cette histoire de du Mabou du déluge noir donc qui va être sauvé épargné avec ses enfants sa femme et ses enfants et bien sûr les belles filles donc ces belles filles les femmes donc de ces trois fils Chem Kham yafet donc avec ces trois enfants là il vont reconstituer toute l'humanité et puis petit à petit s'installer en groupe en famille en nation comme le dit le verset d'ailleurs les michpchotam l'Î chonotam begoyehem c'est-à-dire à la fois en famille qui constitué donc un nouveau nouvelle entité et également donc constituer petit à petit des Nations avec évidemment une délimitation des territoires des frontières et d'un coup la torora se focalise on va dire sur un individu en particulier celui qu'on appelle donc Avraham qui était au départ Avraham et qui change de nom qui va s'appeler Avraham le fait qu'il devient justement av Hamon goim le père d'une multitude de nations il est à l'origine du tout on le considère d'ailleurs dans la tor il y a une allusion dans un verset au commencement de la création après qu'il ait donc été énoncé tous les jours de création et bien il est dit et toleddot ahamaim Varet bam voici littéralement voici les chroniques du ciel et de la terre BHI barâ littéralement lorsqu'ils furent créés et si vous remarquez B et â si vous apprenez donc si vous connaissez l'hébreux pardon B bar Etam ce sont les lettres de Avraham au point où nos Sages apprennent de là qu'effectivement toute la Création entière a enfin trouvé son son son but c'est-à-dire par l'arrivée de cette personne-elà Abraham Avinou donc notre patriarche Avraham qui est à l'origine évidemment d'autres d'autres peuple qu'on aura peut-être l'occasion de de décrire tout à l'heure quoi qu'il en soit ce personnage là il est décrit de manière assez rigoureuse quand on regarde depuis le début de la parachat de lelea c'est-à-dire la semaine dernière on le décrit déjà comme une personne qui va et bien s'isoler se couper du lien familial il est celui qui va rompre avec les idéaux de son père il va remettre en cause on va il va remettre en cause et bien l'ordre du monde la pensée dominante il va briser les idoles de son pè père c'est comme une personne on peut dire allez iconoclaste qui vient casser rompre avec toutes les valeurs de son père et il est décrit comme quelqu'un qui doit justement partir euh partir fuir euh s'en aller donc de du lieu de naissance de de toute toute dans tout l'environnement dans lequel il se trouvait jusqu'à présent donc Avraham est décrit avant tout comme une personne qui va et bien rompre avec euh son son passé rompre avec son son entourage et il est appelé à ce à ce titre d'ailleurs Avraham à ivri il est appelé l'hébreu ivri ça vient de Hever il était justement de l'autre côté celui qui est on va dire qui s'est isolé et pourtant euh la Torah le considère tout le temps comme justement l'homme du ressb et c'est dans cet état d'esprit là que j'aimerais euh essayer d'étudier avec vous cette cette parachat là ce début de parachat et où on voit justement un homme qui va s'enraciner dans une mida un trait de caractère qu'on appelle une mida on peut appeler également la mesure humaine la dimension humaine cette mesure qui est justement en rapport avec les attributs divins de la façon dont l'homme va se conduire et bien il va prendre exemple sur les attributs divins essayer de se coller à son créateur alors c'est dans cet esprit-là que j'aimerais qu'on analyse ensemble et bien le début de cette parachat alors Avraham est également appelé ça c'est important de le noter dans le livre de Josué Yoshua au chapitre 14 il est appelé a Adam hagadol banakim le grand homme parmi les géants justement quand on parle de la dimension de grand c'est très relatif il faut toujours essayer de voir si c'est en comparaison à autre chose mais en tout cas il est comparé à des géants et il est appelé le grand parmi les géants alors Abraham lui et bien est le début de ce qu'on appelle la lignée des havotes les patriarches chlochat avot nous avons trois grands patriarches et on peut appeler ça également des principes en hébreu av c'est pas seulement le père biologique c'est également un principe schlocha avot ce sont les trois piliers les trois principes les dro des trois grands principes qui vont donner naissance à l'Assemblée au peuple d'Israël alors Abraham et bien est décrit dans la le début de notre paracha c'est à ce moment-là que ça devient intéressant comme un homme qui est installé à la porte d'entrée de Satan alors je vous lis les versets et puis on va essayer justement de les analyser faire vraiment très attention à tous les détails qui sont mentionnés parce que ça va nous aider à la construction de notre raisonnement le verset commence ainsi vaera et là Vachem la parachat s'appelle vaera vaera ça veut dire il s'est révélé on ne le nomme pas vaera et lave Dieu s'est révélé à lui bééloné mameré donc dans les plaines de mameré c'est une région qui porte le nom justement chaque région portait le nom de de de de descendant justement des enfants de Noar de Noé et Avraham lui et vou yosf petoë kayom il est installé à la porte d'entrée de sa tente kom hayom kerom hayom ça pourrait être traduit comme étant en pleine chaleur à un moment justement où on peut dire le soleil est au Zénit il y avait une chaleur particulière et on sait pour ceux qui ont été dans ces régions justement en erê Israël notamment qu'il peut faire des fois extrêmement chaud mais là il faisait particulièrement chaud Rachi va rapporter un commentaire où il nous dit que Dieu lui-même avait fait en sorte de ne pas affliger de trop Avraham parce que d'un point de vue euh de la chronologie des événements Avraham vient de subir une opération à son âge très avancé on peut dire qu'il était centenaire et bien de faire la brit mila c'est le premier à être à avoir pr pratiqué la circoncision et donc il est extrêmement affligé pour éviter qu'il se déplace à essayer de faire ce qu'on appellenasim à faire entrer des invités chez lui et bien Dieu a fait en sorte qu'il y ait une un soleil de plomb pour que personne ne s'aventure à sortir avec cette chaleur et pourtant il en est tellement affligé de ne voir personne qu'il attend à l'entrée de sa tente et kakadash barokou Dieu est obligé d'envoyer trois personnes euh donc à sa rencontre pour pour qu'il puisse réaliser cette MVA ce commandement de ce qu'on appellenasatim et notamment de ce qu'on va voir qu'on appelle le récède alors justement il y a on va dire un grand débat dans l'exégèse rabinique de savoir qui sont ces trois personnages certains disent que tout ce qu'on est en train de décrire maintenant c'est une vision prophétique ça n'a pas forcément eu lieu c'est un avis qui n'est pas tout à fait retenu et d'autres disent qu'il s'agit de trois anges et c'est comme ça que Rachi donc commentateur très connu français Rashi nous dit qu'il s'agit de trois anges un qui était venu annoncer à Sarah qu'elle allait avoir un enfant donc elle espéré c'était c'était peine perdue elle était déjà très âgée et elle va avoir donc Irak à cette l'année suivante donc il y a un ange qui vient annoncer à Sarah qu'elle va avoir un enfant un autre qui vient s'occuper de détruire la ville deom de Sodome de Gomorre donc la région où les gens là-bas étaient complètement dépravés c'est l'épisode justement également qu'on trouve dans cette parachat et un autre qui vient justement et bien guérir apporter la guérison à Abraham voilà trois personnages qui ont l'apparence de bédouin et qui viennent donc qui passe plutôt devant la tente d'Abraham et le verset nous dit vaar donc vaissa etav vaayard Abraham a levé les yeux et il a vu viné cheocha anashim voici qu'il y avait donc trois hommes qui se tenait devant lui et le verset nous ditotratam il a couru vers eux ce ne sont pas des gens qui sont venus vers lui il n'était pas tout transpirant fatigué du voyage c'est lui qui est parti à leur rencontre donc ça c'est un point important donc depuis l'entrée de sa tente et à ce moment-là il dit la chose suivante vaomar Adonaï alors ici le nom ad plus loin na qui est censé être le nom de Dieu et bien a deux possibilités d'être interprété soit on comprend en disant qu'il s'adresse à Dieu en disant je t'en prie Dieu ne passe pas outre c'est-à-dire en gros attends patiente j'ai quelque chose à faire et je vais aller donc accueillir ces personnes là alors là c'est d'ailleurs le talmude apprend de là quelque chose de très intéressant où on nous dit Gad le fait de recevoir les invités chez soi c'est plus grand que de recevoir péné à Sheina littéralement la face du divin ou la divinité ou alors le la présence divine et bien on peut carrément interrompre cette connexion qu'on a avec son créateur pour pouvoir s'occuper de cette MVA de arnasim le fait de faire rentrer donc des personnes chez soi donc soit il s'adresse à Dieu en disant je t'en prie ne passe pas outre ne va pas au-delà attends un petit peu que j'aille accueillir ces personne là ou soit le nom ado plus loin Nice c'est est en réalité non pas le nom de Dieu mais le pluriel de Adonis Adonis c'est mon maître donc il s'adresse aux trois personnes en disant mes maîtres c'est une façon de parler donc par humilité je vous en prie ne passez pas outre le la maison de votre serviteur entrez donc je vous en prie qu'est-ce qu'il leur demande de faire you prenez un peu d'eau Verem et lavez vos pieds et également vous allez vous installer donc il les a installés sous l'arbre alors nos Sages apprennent de là et ça c'est là où on voit donc la portée de certains actes qui paraissent anodin pas si anodin que ça vu le contexte mais où on voit que finalement Avraham et bien demande à ce que ces gens-là lavent leurs pieds on sait que par allusion le pied est censé être la partie la plus basse du corps qui signifie effectivement pas d'un que d'un point de vue physique mais d'un d'un point de vue également moral comme s'il y avait ici une volonté de se laver de se purifier nos Sages nous disent par ce geste là les descendants d'Abraham auront le mérite d'avoir le yomakipurim le fameux jour du Grand Pardon où on nous dit justement on a on a ces allusions où on nous dit que les enfants d'Israël vont se laver de leurs faute vont se purifier donc on a ces expressions qui sont similaires vea le fait de les avoir installer sous un arbre pour pouvoir se reposer et bien vont mériter la fête de soucotte dans laqu quel on s'installe dans une cabane de branchage et bien voilà comment deux gestes qui ont l'air simple en apparence ont une portée sur les générations à venir ça c'est déjà donc quelque chose à retenir effectivement donc on voit qu'Abraham malgré donc la situation dans laquelle il se trouve de souffrance on peut imaginer une personne donc âgée donc souffrante avec c'était le 3è jour après laabit Mila et d'après nosage c'est le moment où c'est le plus douloureux et bien qui va au là donc du de la demande de la sollicitation il vient donc accueillir des personnes dans un dépassement de lui-même qui est on peut dire grandiose donc malgré la chaleur et bien non seulement il a il y a eu une chaleur plus forte que d'habitude laad Barou Dieu au lieu de le justement sachant la nature d'Abraham sachant qu'il allait certainement vouloir aller au devant et essayer d'accueillir des personnes chez lui et bien Dieu aurait pu justement faire en sorte qu'il fasse bon mais au contraire il va travailler dans des conditions encore plus difficiles que ce qu'il avait au départ et c'est là où ça devient donc important c'est dans le dépassement de soi le fait d'aller au-delà de ce qu'on est capable de faire et de ce qu'on nous demande alors il y a une histoire qui m'a justement évoquer ce ce passage qu'on raconte c'est sur un grand maître qui se trouve donc je crois que c'est le début du 19e il se trouve en Lituanie c'est un grand maître donc qui est le qui se se rend à la synagogue pour ce qu'on appelle le ysite il vient donc pour l'anniversaire du décès de sa mère vous savez que les personne récite le cadich lorsqu'il y a justement ce cette azkara ou ysite voilà deux termes sont possibles et lui donc vient réciter le cadich et au moment où il fait la prière il se met à pleurer alors le kalal l'assemblée qui est présente est assez surprise parce que quand même c'est un monsieur d'un certain âge et en plus ça fait quand même quelques années quelqu'un donc ose lui poser la question en disant je vois que tu as encore beaucoup d'émotion tu pleures et là il dit c'est pas tant par rapport à la tristesse de la perte de ma mère c'est surtout parce que je me suis rappelé pendant que je faisais la prière une histoire qui se qui s'est produite dans mon enfance où j'entendais mon père et ma mère discuter et il se demandaient s'ils allaient pouvoir financer mes études et comme c'était donc quelqu'un qui avait besoin de cours certainement particulier puisque pour étudier la Torah à l'époque c'était pas donné à tout le monde ils étaient en train de se dire s'ils allaient vendre donc le fameux chauffage à bois le le poil allait-il le vendre ou pas et finalement ils ont pris la décision ensemble c'est la mère qui a dit et bien moi je pense que oui il vaut mieux je préfère avoir froid tout l'hiver mais qu'au moins il puisse être instruit et pouvoir profiter donc de d'enseignement qui vont le construire pour la vie et à ce moment-là il s'est mis à pleurer parce que lui pour aller à la synagogue il a été hésitant et il a dit tu te rends comptes j'ai hésité alors que ma mère elle elle s'est sacrifié pendant des pendant des années malgré le froid terrible qu'on peut imaginer donc dans les pays d'Europe de l'Est et pour que je puisse étudier moi j'avais la flemme de sortir avec le froid d'hiver pour aller à la synagogue pour aller réciter le Kadich et c'est ça qui m'a fait pleurer et cette histoire elle est assez assez forte parce que nos Sages nous disent justement certaines fois il faut faire abstraction de ses émotions en hébreu les émotions se disent régche c'est l'émotion et dans les lettres rche Guimel Chine le rche c'est rouir c'est le vent Guimel c'est géchem c'est la pluie et le Chine de reggche c'est chég c'est la neige et bien malgré qu'il peut y avoir certaines fois l'envie qui n'est pas présente qu'il y ait des difficultés qu'on se sente justement un peu déstabilisé soit par les conditions météorologiques ou soit par nos conditions physiques et bien malgré cela il faut aller donc au devant et c'est ce que souvent ou attend de nous voilà donc comment Avraham Avinou est présenté d'emblé dans cette parachat comme quelqu'un qui est prêt à aller au-delà donc de ses difficultés personnelles pour aller faire cette mzva donc denasim faire entrer donc des invités effectivement nos Sages nous diront à maintre reprise qu'il y a dans la finalité de l'homme une volonté de le construire et faire en sorte qu'il aille justement parfaire ses midotes ses traits de caractère TER et l'aboutissement de l'homme c'est quand il dépasse quand il arrive à accomplir le parachever c'est ces ces lacunes et devenir quelqu'un donc de meilleur alors justement maintenant c'est c'est c'est le le passage où je voudrais vraiment essayer de développer cette notion donc de ressè alors qu'est-ce que le récède le récède il est défini ainsi on a déjà un premier verset dans les Psaumes qui nous disent donc c'est Dieu qui parle amarti j'ai dit Olam récède ibané le monde va se constituer c'est un futur le monde va se constituer ou se constitue sur le récède récède c'est ce qu'on traduit comme étant le donc la générosité c'est également donc tout tout ce qui est autour de ces de ces notions positives d'amour de de compassion et il y a dans ce RET dans la bonté quelque chose qui est d'ordre divin ce n'est pas quelque chose qui est forcément inné contrairement à ce qu'on peut croire alors justement on a dans nos prières journalières donc tous les matins on récite un passage qui se trouve dans divr hayamim divryamim c'est ce qu'on appelle les le livre des chronique dans ce livre là ça fait partie du Tanar livré à yamim il est écrit la chose suivante le haschem à guedoula à toi Dieu appartient la guedoula la grandeur à guevoura la fermeté à tiférette la splendeur en fait on est en train de réciter ce qu'on appelle les attributs divins on en a pour certains 10 minimum 7 les attributs divins donc Guedou gevoura tiféret netzar od on en a d'autres en tout cas ces attributs divins c'est la façon dont Dieu dirige le monde et dont il veut se manifester à nous par ses attribut là le Maimonide appelle ça autrement il appelle ça des déotes des donc des des systèmes de pensée donc des façons de concevoir la divinité c'est c'est cet attribut premier s'appelle le récède on l'appelle également la guedoula la grandeur alors justement dans ce ce verset c'est dit à toi Dieu appartient la grandeur la fermeté la splendeur alors moi je vais m'intéresser simplement aux deux premiers la guedoula le talmune nous dit zomidat récède c'est justement la tribu de bonté récède donc c'est bonté cet attribu là c'est sur celui-ci que le monde a été constitué il y a eu une volonté divine qui s'est exprimée qui n'est qui n'est qui n qui est une volonté donc iné de créer le monde sachant que l'homme et bien n'avait pas de destinée n'était pas voué à être créé et que dans son infiniie bonté Dieu a créé le monde et toutes les structures dont qu'on connaît pour faire marcher donc un système qui va donner à l'homme la possibilité d'exister de devenir quelqu'un ça cet attribut là ce récède là c'est et bien la définition première c'est quelque chose qui va en réalité on va donner sans répondre à la sollicitation de l'autre c'est un débordement personnel exactement comme dans la situation qu'on a décrite tout à l'heure où Avraham va au devant il n'attend pas donc la sollicitation il n'attend pas de répondre à un manque mais il va essayer d'apporter quelque chose en plus que l'autre n'a pas ça c'est ce qu'on pourrait définir comme étant le récède être attentif aux besoins de l'autre il y a un grand maître qui s'appelle ravdessler je pense que Rav Lemel vous en a souvent parlé en tout cas ce ravdessler a écrit un CP trace àéède tout un article sur ce qu'il appelle donc la bonté et la générosité en essayant de décrire et bien euh cette force-l qui s'appelle le récède il dit qu'il y a deux forces qui animent l'homme soit koar anetina le don ou soit koarantila le fait de prendre il n'y a pas d'autrre alternative soit nous sommes des preneurs soit nous sommes des donneurs et euh le monde se constitue ainsi alors effectivement certaines fois on peut prendre pour donner en tout cas il y a deux dynamiques l'univers de ceux qui reçoivent et l'univers de ceux qui donnent lorsque je donne à quelqu'un et c'est là où c'est intéressant lorsque je donne à quelqu'un et bien il y a une partie de moi qui va donc exister chez l'autre en donnant à l'autre je vais soit être sensible à l'autre je vais prendre en considération l'autre je vais quelque part et bien ressentir son manque ressentir quelque des fois son souci ressentir sa douleur toutes ces choses-là font que j'apporte à l'autre quelque chose qui n'est pas forcément quelque chose de concret on peut très bien lui apporter juste un sourire on peut lui apporter de la compassion on peut lui apporter une présence et d'ailleurs c'est ce qu'on disait au départ Dieu vient rendre visite à Avraham c'est d'ailleurs comme ça que commence notre parachat on aurait peut-être dû le dire au départ mais Dieu se révèle à Abraham et contrairement aux autres fois qui sont déjà mentionnées où Dieu est paru à Avraham cette fois-ci il ne lui dit rien et justement il vient euh non pas dire quelque chose mais juste simplement apporter sa présence et Rashid ira il vient demander des nouvelles d'Abraham pour savoir comment il va donc on voit que la présence même et ça c'est quelque chose qu'on peut retenir c'est d'ailleurs une une on peut dire une Alaka quand on rend visite à un malade on n'est pas obligé de de parler notre simple présence peut suffire donc effectivement Dieu lui-même rend visite à à Avraham sans avoir besoin d'énoncer quoi que ce soit c'est ce qui perturbe un peu nos Sages de savoir comment ça se fait que Dieu se révèle à Avraham sans rien lui dire effectivement le fait simplement d'être présent d'apporter une un sourire d'essayer donc d'écouter d'être à l'écoute de l'autre tout cela procède du récède c'est cette volonté qui est en soi d'essayer donc de donner c'est une volonté de donner c'est quelque chose qui vraiment émane de la personne c'est un débordement de la personne c'est pas quelque chose que eu on on ressent ou qui est euh qui est euh face à la sollicitation face au manque de l'autre voilà véritablement c'est chercher à donner alors là où c'est important et c'est là que je je voudrais euh essayer de faire le lien avec cette deuxème mida qui s'appelle la gevoura la fermeté la Gvoura on peut traduire ça la rigueur la deuxième mida s'appelle la rigueur quand on est quand on va justement à l'excès si on va à l'excès et que on est tout le temps porté vers l'extérieur et bien le risque c'est de s'oublier soi-même donner sans sans mesure ça peut être destructeur pour la personne qui donne le don peut être entaché le don n'a plus la même valeur lorsque je donne si la personne elle-même qui donne et bien n'est plus n'est plus présente d'ailleurs il y a un verset qui nous dit la chose suivante littéralement ton frère vivra avec toi c'est-à-dire si je suis dans une situation où l'autre est dans le besoin je vais lui donner ce dont il a besoin mais si c'est à mon détriment si je ne suis plus présent et bien là c'est toute la problématique la Torah me dit ton frère vivra avec toi c'est avec toi qu'il doit vivre si tu n'es pas là si tu as été au-delà de ce que de ce que tu tu es capable de donner et bien ça n'a plus la même valeur donc à l'excès un don qui serait trop excessif pourrait mener au fait donc de perdre sa propre personnalité être trop dépendant de l'autre et ne vivre peut-être petit à petit qu'au au niveau du regard de l'autre être dans le paraître et ne plus être dans cette volonté donc de donner pour essayer de combler un manque qui est chez l'autre par débordement justement de de cette plénitude de la personne et c'est là où la rigueur est importante parce que la rigueur vient apporter justement le cadre elle vient définir cette limite là alors qu'est-ce que c'est la gevoura la Gvoura justement elle-même et bien c'est quelque chose qui est la fermeté le Pirk avot le Maxime des pèes nous enseigne eou Gibor qui est celui qui est Gibor qui est celui justement qui est fort qui est celui qui est rigoureux à covch ettitro c'est celui qui arrive à dominer ses passions à dominer ses tendances à dominer ses volontés personnelles et bien celui-ci est fort ça c'est ce qu'on appelle la gevoura c'est le fait que l'extérieur ne ne me change pas l'extérieur ne m'influence pas c'est une personne qui est souvent inflexible quelqu'un qui est qui se revendique de cette mida de cette attribu et bien c'est ce qu'on appelle la tribu de Din rigueur elle était justement incarnée par itsrak le fils d'Abraham qu'on verra justement dans quelques minutes parce que le début de la paracha nous parle de la vie de Abraham et de la façon dont il a accueilli ces trois personnes et le la fin de la parachat nous parle justement de ce fameux épisode de la akedat Tirak la ligature d'itrak on y reviendra la Gvoura donc c'est quelque chose qui est essentiel pour cadrer pour donner le cadre pour structurer mais à l'excès également si on va à l'excès de cette mida là aussi il y a un risque c'est que si la personne est beaucoup trop rigoureuse si la personne est trop centrée vers ver elle-même et que elle se replie sur elle-même qu'elle est insensible aux autres et bien elle risque d'arriver à des mauvaises midotes des mauvais traits de caractè qui sont notamment la méchanceté ça peut aller à l'excès c'est le meurtre d'ailleurs V esaau était considéré comme un meurtrier et il avait il incarnait également cette dimension fils de Isaac il incarnait cette dimension aussi donc à l'excès quelqu'un qui devient insensible aux autres qui tente de s'enfermer pour essayer de ne pas être impacté parce que le le monde me extérieur propose et bien celui-ci risque également de de d'arriver à une dérive voilà comment ces deux attribut doivent toujours être en équilibre et toujours essayer de trouver donc cette on va dire cette synthèse cette synthèse ou également cette unité des valeurs on ne doit pas pencher d'un côté à l'extrême ni comme de l'autre donc voilà comment Avraham qu'on a décrit au départ comme quelqu'un qui a été capable de se retirer de du milieu familial il a été capable de de de de pratiquer la la circoncision de se de se de se détacher de du reste de ses contemporains mais qui va à la fois être capable justement d'essayer d'apporter ce que lui pense être juste ce qui pense être important à transmettre voilà comment il va au devant donc de de de lui-même j'ouvre une petite parenthèse parce que justement dans cette dans cette dynamique là d'équilibre entre ce qui est négatif et que ce ce qu'on doit chasser et ce qui est positif ce que l'on doit faire il y a une grande question qui a été soulevée par nos Sages à propos de d'une on va dire d'un principe qui s'appelle AC d l AC un commandement positif et bien repousse un commandement négatif lorsque j'ai un commandement positif par exemple et bien la brit mila qui tomberait par exemple un jour de shabbat ce commandement positif repousserait l'interdit de shabbat de pratiquer justement une incision une MVA positive repousse un commandement négatif et sur ça le nahmanid Ramban nahmanid s'étonne en se disant c'est assez étrange parce que le commandement positif si je n'accomplis pas c'est vrai que je n'ai pas fait quelque chose je n'ai pas accompli quelque chose de bien mais dans le fond je n'ai pas fait quelque chose de mal alors que le commandement négatif si je le transgresse j'ai peut-être fait quelque chose de mal donc il comprend pas la logique de dire qu'un commandement positif et bien repousse un commandement négatif et la réponse en fait elle est évidente c'est que ne pas faire le mal c'est une chose mais l'homme a été créé justement pour faire le positif il doit parvenir à faire le positif et ne pas simplement se contenter et bien de d'échapper au négatif il doit absolument s'inscrire dans une dynamique de de positivité alors je voudrais si ça vous ennuie pas ouvrir encore une parenthèse justement pour essayer de bien faire le lien et le rapport avec ce qui va suivre au niveau du sacrifice d'itrak qui nous permettra justement de d'évaluer où se trouve cette dimension de récède comment ce récèd là peut grandir la personne comment devient-il grand et comment il ne succombe pas à simplement quelque chose qui est d'ordre naturel et quelque chose qui est inné lorsque Dieu a créé le monde on nous dit et c'est comme ça que Rach dit dès le début des commentaires donc de de bchid si vous avez l'occasion de de de l'étudier euh au départ on nous dit bchid Bara Elokim bon le nom qui est utilisé pour le pour le nom de Dieu c'est le nom de la rétribue de rigueur Elokim c'est le nom ce qui qui est pluriel c'est le nom de la rigueur et on nous dit qu'au départ Dieu aurait pensé créer le monde sur la tribu de rigueur mais il a vu que le monde ne pouvait pas se maintenir parce qu'effectivement si l'homme faute bien il est tout de suite éliminé le monde ne pouvait pas se maintenir sur la tribu de rigueur alors qu'est-ce qu'il a fait shitef midamim il a associé à cet attribut de rigueur l'attribut de miséricorde dans cette association là et bien à ce moment-là le monde peut se constituer alors nous on a défini comme étant comme point de départ le récède rappelez-vous le verset que nous avons cité nous avons dit Olam récè ibané le monde a été structuré sur le récède et là on nous parle qu'au départ Bou aurait souhaité créer le monde sur la rigueur justement on a ces deux pôles la rigueur et on a le récède alors comment ça fonctionne et c'est là où je pense que il faut être attentif c'est c'est pas tout à fait évident mais je je je rajoute quelque chose qui va nous faire comprendre on nous dit que le le le la lettre par laquelle la Torah commence c'est la lettre bête bérchit c'est un bête très bien alors il y a un midrache qui nous dit que toutes les lettres de l'alphabet sont venus revendiquer leur droit à être la lettre par laquelle la Torah allait commencé et finalement c'est le bête qui va obtenir gain de cause pourquoi parce qu'on nous dit que c'est la lettre de la BA ba c'est la bénédiction donc pour commencer et bien on commence par la lettre bête Bera alors la BR et là je fais intervenir une notion du Maharal de Prague la bénédiction contrairement aux idées préconçues elle ne prend pas racine elle ne n'est pas dans l'ATT tribut justement de bonté contrairement à ce qu'on pourrait croire mais dans la tribut de rigueur alors comment ça fonctionne justement le mararal explique une notion très importante il dit que lorsque l'homme est créé et que Dieu veut créer le monde cette intention première qui s'appelle le récède de donner donc le bien à l'homme l'homme ne peut le recevoir que si nous passons par un système de ce qu'on appelle le Sahar le salaire je ne peux pas recevoir gratuitement parce que lorsqu'on donne un à un homme sans qu'il estit et bien le mérite de recevoir c'est quelque chose qui ne va pas le développer mais au contraire qui va le réduire qui va le rendre petit un homme pour qu'il puisse apprécier la qualité du don il faut qu'il est qu' qu'il est été méritant chaque effort se mérite chaque effort mérite salaire comme on dit donc Dieu a créé dans son système pour pouvoir donner se récède ce bien faait à l'homme il a créé un système qui s'appelle le Sahar ou à l'inverse le hche la rétribution soit l'homme se conduit comme il se doit et il reçoit ce fameux Sahar qui est à l'origine cette volonté première de donner soit s'il ne se conduit pas comme il faut malheureusement il n'obtient pas ce Sahar il obtient autre chose qui va l'emmener également toujours dans la bonté divine à apporté donc un ticun une réparation à ce qui a fait comme faute mais finalement c'est grâce à la tribut de rigueur que l'homme peut recevoir son mérite son Sachar son salaire car c'est l' tribut de rigueur qui impose qu'il y ait justement cette différenciation cette séparation laatt tribu de rigueur sépare la tribu de rigueur va cadrer va délimiter et faire en sorte que l'homme qui est justement limité se développe et se déploie la bénédiction c'est ce qui est au-delà justement de ce que j'ai moi-même comme mérite comme comme comme développement qui est au-delà de ce que je de ce que je suis et d'ailleurs le mar fait remarquer que les mots le mot Bera bar c'est la racine bê r RAF en trois lettres le bête le rche et le CAF nous fait remarquer le Maral que ce sont toutes des lettres qui sont justement les premières lettres de la pluralité alors je sais pas si vous connaissez dans l'ordre alphabétique nous avons avons des valeurs numériques aux lettres de Alf jusqu'à youou de 1 à 10 et bien c'est dans les unités donc nous avons de 1 à 10 Alef à youd à partir de youud ça passe à la lettre CAF c'est la lettre suivante ce n'est pas 11 mais c'est 20 nous sautons de dizaines de CAF jusqu'à couf de 20 jusqu'à 100 et à partir de couf on passe à la lettre suivante c'est le rche et bien on saute de centaines et bien c'est comme ça qu'on a au valeurs numériques au niveau des lettres en tout cas si vous remarquez bê et bien c'est la deuxième lettre des unités c'est la pluralité dans les unités le rche c'est la deuxième lettre dans les centaines et le CAF c'est la deuxème lettre dans les dizaines donc c'est cette Baha c'est vraiment la définition de ce qui est pluriel qui est grâce à l'attribut de rigueur qui vient justement délimiter les limites de l'homme et bien l'homme vient on va dire reconstruire sa plit à partir de ses limites se développer recevoir justement cette Bera voilà comment la mida de Tov l'attribut de Tov l'attribut de récède et bien a fait que Dieu crée cette structure là qui obéit à ce genre de fonctionnement pour que l'homme reçoive sa bénédiction voilà comment on détermine justement Abraham pour ceux qui ont suivi la parachette la semaine dernière Dieu va lui dire Bera tu seras ba tu seras source de bénédiction il est lui-même il incarne par définition même laabaha c'est celui qui va et bien à partir des des limites de l'homme à partir de l'étroitesse de l'homme reconstituer l'ensemble même de l'humanité voilà ce qu'on disait au départ quand on dit que Abraham incarne à lui tout seul le BI bar etâ et bien le le le le la création elle-même tout entière il est celui qui vient lier tout ce qui est donc tous les éléments de la création on l'appelle d'ailleurs dans un surnom assez étrange qu'on qu'on emprunte au cantiqu des cantiques shirashirim ahot Lanou ketana il était pour nous une petite sœur on l'appelle petite sœur ahot Lanou ketana AOT ketana AOT les AOT en hébreu et AOT c'est le frère et la sœur mais les AOT le verbe Lesot c'est raccommoder quand il y a un habit qui est déchiré et bien quand je le raccommode j'appelle ça les AOT donc Avraham Avinou finalement a raccommodé le monde il a recréé le lien authentique entre les individus et fait en sorte qu'il ramène tous les éléments vers et bien l'origine celui qui est donc le récède pur à l'origine même du récède voilà comment Avraham incarne cette dimension de bonté et c'est notamment pour cela qu'il a institué lui-même la prière de chararit si vous savez nos trois prières journalières elles sont en fonction de nos trois patriarches nous avons Avraham qui incarne la dimension donc de bonté effectivement quand on se lève le matin nous avons la vie qui nous est rendue la vie qui nous est restituée nous avons l'ordre des choses qui se remettent en place et effectivement c'est un renouveau c'est un commencement et bien Abraham a trouvé le sens de sa prière dans cet instant- là et itsrak qui incarne la rigueur par contre la rigueur c'est justement l'introspection c'est la fin de la journée nous avons eu une journée complète comment nous sommes nous comportés durant cette journée et bien lui a inst situé la prière de min à cet instant-là quand la journée se termine l'if not à rêve avant donc la le Couchet du soleil donc effectivement voilà comment ces deux êtres ont incarné ces deux dimensions ces deux midotes ces deux attributs divins qui sont donc la structure même de de la création et là je voudrais rajouter encore avec un peu de patience sur un un passage qui est vraiment je pense qui vaut le détour celui-ci nos Sages nous font remarquer que lorsque justement Abraham a dû emmener donc son fils en sacrifice donc c'est là la grande question je pense qu'on peut se poser par rapport à à ce soir c'est comment un homme qui incarne cette dimension de bonté de générosité qui est capable d'aller donc comme on a vu au au devant pour aller combler le manque de de de de personnes dont il dont il considère qu'il doit apporter ce plus à ces personnes-là qui ne qui n'ont pas accès à ce qu'il veut leur faire connaître à la dimension à laquelle il veut les emmener et bien comment cet homme-là est capable du pire de prendre son fils en sacrifice et de l'emmener de donc le ligoter et l'emmener donc et l'égorger ça c'est quelque chose qui est inconcevable et lors que Dieu justement lui demande il va insister lourdement le langage et bien est assez dur puisque Dieu va le mettre à l'épreuve et c'est écrit la chose suivante k prends je t'en prie ton fils ton unique AA que tu aimes Isaac la même expression que la parachat l'erlera et va vaant vers le le le la terre donc le heret Moria veouam leola et c'est là-bas que tu vas le monter littéralement donc en ha en holocauste nos Sages nous font remarqué qu'il ne lui dit pas directement donc kahna est itraak prends Isaac il lui dit prends ton fils ton unique celui que tu aimes et là c'est là où je pense qu'il y a quelque chose à relever c'est que on aurait pu penser dans cet excès de bonté quand on est justement tourné vers Dieu dans un excès de bonté dans un excès où on est capable de tout et bien Dieu voulait savoir s'il était capable d'aller jusqu'à le sacrifice de lui-même je discutais avec une personne juste avant le le cours qui me disait justement dans l'attribut de bonté que certains sont capables d'aller au sacrifice de même et qui chérissent la mort plus que la vie et bien là justement il y a quelque chose de très fort c'est que on on aurait pu penser dans un esprit peut-être intégriste dans un dans un excès de débordement d'amour de ses propres conviction de de d'amour de Dieu de pouvoir aller jusqu'au sacrifice et ben Dieu c'est ce n'est pas ce qu'il souhaite quand il lui dit prends ton fils prends ton unique prends celui que tu aimes il veut le rappeler le le réveiller lui dire tu te rends compte que tu es en train de prendre donc celui que tu as attendu autant de temps celui que tu aimes plus que tout puisque c'est le fruit de ton union avec Sarah celui que tu as attendu tant d'années emmène-le en sacrifice et là il en est capable également ça veut dire que ce n'est pas une nature ce n'est pas sous je dirais la quelque chose qui aa qui est qui est du domaine presque de de l'intégrisme c'est au contraire quelque chose qui est de l'ordre de la crainte et c'est à ce moment-là que Dieu lui dira at yadati maintenant je sais que tu as la crainte ce n'est pas le récède mais tu es capable également d'avoir la crainte et là je pense qu'il y a quelque chose vraiment à à relever il y a toujours donc cette possibilité d'avoir le pôle donc du du RET de l'amour débordant et également celui de la crainte que l'on doit non pas avoir en soi en nature mais être capable de se dépasser d'un côté comme de l'autre et là je vous rapporte et bien un enseignement qui est très intéressant à propos d'une MVA très étrange je pense que vous en avez entendu parler celle qu'on appelle le canipor lorsque nous sommes en chemin c'est on va dire une MVA donc une des mvot qui justement arrive de manière hasardeuse qui se présente quasiment jamais mais enfin lorsque nous sommes en chemin et que nous trouvons un nid d'oiseau et dans ce nid d'oiseau il y a une mer qui couvre les oisillons alors la Torah me dit si tu veux prendre les oisillons chalar tes chalar tu dois d'abord renvoyer la mère van et tu pourras ensuite prendre les enfants il est interdit de prendre la mère devant les enfants et à ce moment-là et bien on pourrait penser évidemment de primabord qu'il s'agit d'une éducation à avoir justement de la compassion pour le règne animal d'ailleurs certains et bien c'est une Michna qui le dit si une personne dans on va dire dans une sorte de piété euh est en train de de de donner des louanges à Dieu et qu'Il dit d'un seul coup il y a Guya RAHAMA que ta miséricorde et bien ta miséricorde est tellement grande qu'elle s'étend même sur le nid d'oiseau puisque tu as même pitié de des oisillons et de la et de la mère porteuse et bien c'est que ta ta miséricorde est très grande et bien nos Sages nous disent mais chatkin ao on le fait terire pourquoi est-ce qu'on le fait terire parce qu'il a fait des midotes de Dieu des attributs div il en a fait et bien quelque chose qui est de l'ordre simplement de la compassion et de la Miséricorde or ce sont les attributs divins sont audelà de simple réflexe naturel ou de disposition de l'esprit ou de sensibilité on sort de notre propre sensibilité pour essayer justement d'atteindre quelque chose qui est de l'ordre du divin et là où c'est intéressant c'est que le Ramban nmanide qu'on a cité tout à l'heure nous dit qu'effectivement il s'agit de s'éduquer à la miséricorde pour avoir pitié des créatures d'ailleurs entre parenthèses on nous dit dans le Zoar que lorsque la mè revient dans le nid et qu'elle voit ses oisillons qui ne sont pas là elles plongent dans la mer comme une sorte de suicide vous voyez apparemment les animaux peuvent en arriver et bien à mettre fin à leur jour parce que la la la souffrance et la peine est trop grande et bien le Gaon de Vilna aussi déconcertant que ça puisse paraître le Gon de Vilna nous dit mais c'est tout à fait le contraire le rambanmanid se trompe c'est tout à fait le contraire la Torah veut nous a éduquer à la arzariout elle veut nous éduquer à la cruauté al là c'est que effectivement je ne dois pas être victime de mes propres sensibilités la Torah veut que je puisse me dépasser même dans ces conditions-là que je puisse avoir et bien de la compassion naturelle et bien si j'en ai naturellement la Torah veut m'éduquer à être certaines fois un peu cruelle pour que je puisse équilibrer toujours faire encore une fois cette synthèse des valeurs ne pas être enfermé ou victime ni de mon excès d'amour ou de à débordement ni de mon excès de rigueur voilà comment la Torah par moment me demande d'aller d'un côté comme de l'autre et c'est pour ça je pense que la parachat commence par ces par ces invités qui se présentent à Avraham et qui va au-delà justement de du réède et qui termine par la parachat de la heda la parachat du sacrifice où on a cette contradiction terrible mais justement cette contradiction est là pour mettre en valeur le fait qu'Abraham n'était pas celui qui agissait par nature de manière spontanée mais qui a travaillé sur lui qui a travaillé ses midotes qui a travaillé ses traits de caractère pour pouvoir servir Dieu de la manière la plus juste possible voilà comment ici nous avons oui puisse avoir confiance également alors on dit qu'elle elle rallonge les jours bon peut-être mais en tout cas elle elle a la particularité de rallonger la vie autant que le le respect des parents donc c'est assez étrange mais c'est vrai que c'est vrai que les les deux en tout cas aussi bien respect des parents que que que le la MVA du caniport les deux ont ont ce côté-là qu' qu'elle nécessite justement de la compassion de la de la de la rahmanout de s'occuper de ses parents à un âge avancé par exemple c'est pas toujours évident de leur répondre toujours avec avec pudeur et tact c'est pas toujours évident donc effectivement les deux sont une forme on pourrait naturellement penser que c'est nous éduquer à avoir de la compassion à avoir de la patience et bien le g de vna vient fausser tout tous les toutes les routes en disant que c'est tout à fait le contraire on veut nous éduquer à avoir donc de laarzari alors je je termine juste avec un enseignement qui va toujours dans le même sens mais qui est donc à propos de cette de cette de cette action de la akeda Tirak de cet événement de la ligature d'itraak où nous avons Avraham qui est est donc soumis à l'ordre divin d'apporter son fils son unique celui qu'il aime et qu'il chérit et de l'apporter en en sacrifice et au lieu bien d'être rétissant ou d'être d'être d'être avec le pas lourd comme on dit et bien le verset nous dit vashkem Avraham baboker Avraham s'est levé tôt le matino il a scellé son âne et il est donc parti emmené son fils en sacrifice cette zrisout cette mida de célérité de Zè d'Abraham on l'a vu également à propos des invités va Maher il s'est empressé vaarots il a couru on voit toujours qu'Avraham est face à commme à une urgence pour lui il met une importance par rapport à des à des choses qui nous semblent banales et pourtant c'est peut-être qu'on n mesure pas toute l'importance lui il met toujours un caractère urgent et montre à quel point il est empressé à accomplir ces choseslà et c'est vrai que l'empressement on se rendra compte nous-même quand on est par exemple dans notre quotidien et qu'on a du mal à se lever qu'on a du mal à aller au travail souvent c'est parce qu'on n pas cette joie intérieure cette simra qui fait que nous avons résolu tous nos conflits internes qui nous qui nous donne cette possibilité aussi d'être dans le chemin dont on dont on pense qu'il est sûr et dont on pense don dont on a toute la certitude et Abraham a v nou c'était ça je pense qui le caractérise c'est qu'il était sûr de lui ferme dans dans ses actions alors alors là où c'est important c'est ce midrache qui nous dit qu'il s'est levé tôt et là je vous propose juste en quelques minutes de faire un bon temporel de 440 ans on se trouve dans la période de l'érance des enfants d'Israël dans le désert et à ce moment-là on nous dit que il y avait donc le roi de de de moav qui s'appelle Balak qui a pris donc avec lui un prophète qui s'appelle bilam Balam prophète donc des nations ce bilam et bien pour aller maudir Israël puisqueil avait été désigné dans cette mission d'aller maudir Israël c'était quelqu'un qui était capable donc de maudir il a lui-même exactement comme Avraham vashkem bilham baboker bilam c'est le véau vavoch est atono il a également non pas pris son âne mais son Aness et bien nous avons la même expression et là dit quelque chose de tout à fait déstabilisant elle lui dit comme si Dieu parlait lui-même à bilam en lui disant racha méchant mécréant gvar kadam Avraham avihem Avraham leur père les ta déjà devancé puisque c'est marqué bashkam Abraham baboker Abraham c'est le véau donc ça ne sert à rien que tu te lèves siô que ça ça ça n'aura aucune incidence tu ne pourras pas les maudir alors la question que nos sages demande c'est quel rapport entre l'action d'Abraham 440 ans plutôt avec son propre fils où il se lève tôt pour accomplir la volonté divine avec l'action de bilam Balam qui lui se lève tôt également pour aller maudir Israël et bien là c'est très intéressant c'est que lorsqu'on se lève tôt le matin ber c'est quoi le matin le matin c'est justement mon rapport le rapport que j'ai avec le commencement on énonçait tout à l'heure qu'il y a eu deux points de départ dans la création la tribu de rigueur et la tribut de miséricorde associé donc à la tribu de rigueur pardon et l'attribut de réè l'attribut de bonté c'est ce sont deux points de départ deux angles de vue et là c'est important c'est que quand on se lève tôt le matin et qu'on va prendre son âne ou son anesse en hébreu Ramor c'est l'âne mais Ramor ce sont les mêmes lettres que le mot Romer Romer c'est la matière qu'est-ce que je fais de la matière comment je vais prendre le monde comment je lui quelle forme je lui donne est-ce que je lui donne cette impulsion donc du récède ou cette impulsion de la rigueur deux angles de vue Abraham en prenant son fils Isaac qui incarnait comme on l'a dit la tribu de rigueur il va le ligoter la ligature d'Isaac ça veut nous enseigner que Abraham a compris que le récède pardon que la bonté est première et que la rigueur est ligotée liée elle n'est qu'un outil pour révéler se récède c'est ce qu'on avait expliqué tout à l'heure le la rigueur est là justement pour cadrer délimiter et révéler se récède donc lorsqu'avraham vient ligoter Isaac il vient montrer que le la rigueur n'est qu'un outil elle est annulée devant cette extrême infinie bonté de Dieu qui veut donner à ces créatures or bilam lui utilise justement la rigueur comme étant cause première des choses et il vient revendiquer son droit aux choses il vient prendre on disait qu'il y avait les donneurs et les preneurs lui c'est un preneur c'est quelqu'un qui revendique son droit à être son revendique son droit à prendre et considère que son existence elle est justifiée c'est l'attribut de rigueur qui est première et c'est pour ça que Dieu lui dit mais c'est trop tard dans ta conception de penser que la rigueur est première tu as déjà devancer Abraham qui s'est levé également le premier pour aller et bien ligoter cet attribut de rigueur et montrer que c'est le récède qui est la tribu premier et là je ne peux pas m'empêcher de vous de faire le lien j'étais un grand fan allez de Jean-Jacques Goldman c'est une chanson qu'il a écrite ou je sais pas s'il a pris toute la dimension de cette chanson mais c'est exactement ce qu'on vient de dire il y a une chanson qui s'appelle enc à mtin alors je pense que c'est un peu votre génération aussi c un matin un matin pour rien une argile au creux de mes mains l'argile c'est la matière qui est entre mes mains qu'est-ce que j'en fais et bien lui dans sa chanson il dit matin pour donner ou bien matin pour prendre maudire ou mépriser et c'est exactement ça c'estàdire que qu'est-ce que je fais de ce matin-là comme il dit un matin ça ne sert à rien le matin lui-même n'a aucune valeur vashkem Avraham baboker je lui donne un sens en me levant le matin c'est moi qui détermine qu'est-ce que je vais faire de ce matin soit je donne soit je prends soit je maudis soit je bénis voilà exactement comment Abraham et on peut dire son fils iraak se sont liés les deux pour révéler et bien toute la dimension divine dans sa perfection de cette alternance entre réè et gevoura qui va donner l'aboutissement de ce qu'on appelle tiféret également émett Yakov qui qui est lui-même la synthèse de ces deux unités qui va effectivement procéder à à arriver donc à à toute toute la dimension qu'on connaît donc de l'établissement d'Israël