
Pirke Avot : Écouter pour mieux se construire !
Moussar
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Transcription
Kind: captions Language: fr Alors beau cartovre à toutes. Je suis très contente de vous retrouver pour notre série sur les pirqu à vote les Maximes des paères. Alors, on a consacré tout le cours dernier à faire une introduction en fait pour bien comprendre en fait dans quel cadre euh ont été nous ont été donnés les pirqu à vote. Donc finalement, ça a été finalement tout un cours d'introduction sur ce qu'on appelle la Torah orale. Et je vous remercie pour celles qui m'ont écrit des messages, voilà, pour par rapport au cours parce que ça leur a appris beaucoup de choses et je trouve que alors c'est vrai que je fais des introductions un peu longues en général de manière générale que ce soit pour vous, pour les Calottes, pour les Batmitwab, pour tous les tous les publics auxquels j'enseigne, j'aime beaucoup faire de longues introductions parce que pour ma part, j'aime bien comprendre dans quel contexte les choses ont été dites. Voilà, ça me permet en fait d'avoir le cadre et après d'être bien à l'aise après pour rentrer dans le texte. D'accord ? Donc cette semaine, ce qu'on va faire, c'est que on va rentrer directement dans le texte, d'accord ? Et je vais l'étudier en deux parties. Alors, je vais vous montrer, je vous ai préparé une petite voilà une petite présentation. Euh hop, je vous je l'ai faite vite vite fait ce matin, mais au moins comme ça, vous avez tout. Hop. Euh donc voilà, Pierre qui a vot les maximes des paères. Donc ça c'est ce qu'on va étudier euh ce matin. Donc je vous le lis en hébreu, je vous le traduis en français et ensuite je vais vous expliquer donc quelle va être la structure du cours. Donc en hébreu ça donne la donc Moïse a reçu la Torah au Sinaï. Mi veut dire du Sinaï en fait d'accord mais on va traduire par au Sinaï l'a transmis à Josué. Josué l'a transmis aux skénim. On a expliqué que les skénim en fait c'est pas vraiment les anciens mais zekanorma ce sont les sages euh qui se sont donc installé autour de Yoshua de Josué. Euh les anciens ont transmis aux prophètes et les prophètes l'ont transmis au Ancheknet Agdola, les hommes de la grande assemblée. Nous avons expliqué un petit peu qui étaient ces ces personnes, les gens de la grande assemblée. On va repréciser ça encore aujourd'hui. Euh ils ont énoncé trois principes. Vous allez voir, ça va beaucoup marcher sur le rythme de trois. Toute la le premier chapitre de Pierre Cavote tourne toujours autour de trois et le Rav explique. Donc je vous ai pas montré la dernière fois d'où vient ma principale source. Alors je vous avais montré celui-là de Madame Genheim que j'apprécie beaucoup notamment il est en français. Euh et puis alors là vous avez ce livre là du Ravela. Enfin ce il y en a six euh du Ravela. Donc c'est en hébreu euh et et donc lui il explique pourquoi c'est souvent sur le rythme de 3 parce qu'en fait l'individu a trois euh domaines de développement par rapport à lui-même, tout ce qu'on appelle le développement personnel par rapport aux autres. D'accord ? tout ce qui est le développement relationnel et par rapport à Dieu donc tout ce qui est développement spirituel. D'accord ? C'est pour ça que ça va tout le temps tourner autour de trois tout le premier chapitre de Pierre Kavot. Donc ils ont énoncé trois principes. Soyez circonspect dans votre jugement, ne jugez pas trop vite. Former de nombreux élèves. Vous allez me dire "Mais moi, je suis pas une rabanite." Ça veut dire quoi former de nombreux élèves ? Vous allez voir. Et enfin faites une clôture autour de la Torah. D'accord ? Donc c'est ce qu'on va étudier aujourd'hui. Alors pourquoi je vous dis que cette fois-ci je vais faire un petit peu, on va dire à l'envers ? Parce que je vais d'abord expliquer la deuxième partie de la michna et ensuite je vais expliquer la première partie. D'accord ? C'est-à-dire que je vais d'abord expliquer euh pourquoi c'est quoi les trois principes et ensuite on va s'intéresser à la chaîne de transmission. D'accord ? Ce fameux Moché, Yoshua Leskenim et cetera. D'accord ? Déjà donc vous vous rappelez, on parle de un groupe donc les tagidola, c'est un groupe de environ donc de 120 sages qui va durer environ trois générations, environ 100 ans euh entre donc le moment où la prophétie s'arrête, c'est-à-dire après l'histoire de Pour donc le moment où les Juifs reviennent sur leur terre, la terre de Judée après le premier exil, et bien je Je vous ai dit c'est ces groupesl c'est c'est cette périodeel est une période très charnière et il va y avoir une espèce de groupe rabéque euh de 120 sages qui va donc statuer, codifier euh la la loi et ils vont nous dire donc leur late motive. Quel est le late motive de ces sages qui ont vécu à une période tellement charnière ? c'est être circonspect dans les jugements, avoir beaucoup d'élèves et faire des barrières. D'accord ? Alors déjà en tant qu'être humain euh c'est trois choses dont on doit se souvenir tous les jours. Premièrement, être circons dans le jugement, on va expliquer, mais c'est en fait être à l'écoute de l'autre. Vraiment être à l'écoute, ne pas juger tout de suite, ne pas dire "Ah, c'est bon, c'est bon, j'ai compris en 2 minutes, c'est bon, j'ai capté." ou alors une personne va dire quelque chose et se dire "Non, de toute façon, elle je la connais par cœur, je sais très bien où est-ce qu'elle veut en venir." Non, je ne sais pas. J'essaie d'avoir un regarder à chaque fois qu'on me propose qu'on me présente des nouveaux propos ou un nouveau sujet. D'accord ? Donc en fait moi en tant qu'éducateur, en tant que parent, j'ai cette obligation d'être à l'écoute. Les enjeux ne sont plus les mêmes. Les enjeux enant qu'on a vécu nous en tant qu'enfant et ceux que vivent nos jeunes, mais ça n'a rien à voir. Moi, c'est ce que je dis très souvent à mes enfants, je leur dis je suis admiratif. Vous êtes dans une société qui prône voilà le la superficialité avec tous. Bon bah, moi mes enfants ils ont pas du tout de smartphone tout ça, ils ont encore un petit Nokia. Voilà et je leur dis vraiment bravo parce que vous vous survivez dans un monde auquel moi je n'ai pas été confrontée. Je n'ai pas eu ce challenge là. Je la première fois que j'ai eu un smartphone, j'avais quasiment 30 ans. D'accord. Et voilà, depuis il est resté à peu près le même avec toujours WhatsApp dedans, c'est tout. Donc je suis admirative. Je m'adapte, je comprends, je comprends quels sont les enjeux, je sors de ma bulle. C'est la première chose que c'est Nesset Agdola nous disent. Sors de ta bulle, essaie de comprendre quels sont les enjeux des autres. Essie de comprendre quels sont les combats des autres. Essaie de comprendre que ce qui pour toi est quelque chose de facile n'est pas forcément quelque chose d'évident pour l'autre. D'accord ? Donc et et témoigne ton admiration vis-à-vis des victoires de l'autre. Même si c'est pour toi c'est quelque chose d'absolument gagné de dire "Oh mais ça va de toute façon qui a besoin de ses réseaux sociaux ? C'est absolument débile. Voilà, toi ça touche pas." Mais quand tu vois ta fille ou ton fils et qui autour de lui, voilà, tous les enfants commencent à s'y mettre et il se sent un petit peu outsider, tu lui mets une main sur l'épaule et lu dit "Mais tu n'es pas un outsider, tu es quelqu'un, tu es très fort. Au contraire, mon fils, ma fille, je suis fière de toi. Mais pour ça, il faut que tu saches le reconnaître et sortir de ta bulle." Ensuite, avoir beaucoup d'élèves. Vous allez me dire "Moi, je suis pas rabanite ou quoi, mais je vais vous dire, on est tous et toutes le rab de quelqu'un ou la rabanite de quelqu'un." vous le savez très bien puisque en fait il y a tellement de niveaux religieux et de niveaux de construction euh parmi parmi le peuple juif que du coup bah très souvent on se retrouve même dans certains cercles à représenter certaines choses. Et là pour le coup, je m'adresse notamment aux francophones qui habitent en Israël. Je trouve que les Français, on a quelque chose de assez inédit à apporter à la société israélienne puisque très souvent dans le monde français, on n'est pas forcément tout noir ou tout blanc comme souvent et la socialité israélienne. Bon, faut pas non plus trop grossir les choses, mais c'est vrai que la société israélienne est très contrastée. D'accord. Et en fait bah le juif français il arrive donc la fille elle est en jean au travail mais elle dit "Ah non moi je mange pas dans un restaurant s'il y a pas de thédain." Et là tout le monde la regarde. Mais quoi ? Mais mais tu es en jean ? Mais oui mais moi je fais shabbat et je mange que si laa oui mais attends la dernière fois tu nous as dit que tu es sorti dans un dans une truc avec tes copains, tes copines mais on comprend pas ce schmilblic là. C'est quoi ce schmilblic ? C'est le schmilbli du français. Et je pense que le français quand il arrive en Israël a beaucoup à à enseigner aux Israéliens de dire bah en fait on peut on n'est pas obligé d'être tout noir ou tout blanc mais en fait le but c'est juste d'avancer, c'est juste de progresser et pas simplement s'enfermer dans une case. D'accord ? Donc voilà, se dire tiens quand le Pierre Cavot me dit et beaucoup d'élèves et ben finalement ça s'adresse aussi à moi en tant qu'individu particulier sur mon lieu de travail dans mon quartier, dans mon immeuble, dans mon voisinage, dans mon groupe de copines. Peut-être que et bien moi aussi je peux prendre ce rôle et je dois j'ai la responsabilité de prendre son rôle de de d'être la rabanite de quelqu'un et enfin mettre des barrières. mettre des barrières, on va expliquer ce que ça veut dire. Mais en tant qu'éducateur, donc comme on a dit, il faut être à l'écoute, s'adapter, c'est la première chose. Deuxièmement, il faut former, c'est ce qu'on vient de dire, je suis là pour former mes enfants, pour les aider à avoir une réflexion propre quand ils me disent "Maman, qu'est-ce que tu penses de ça et ça et ça ?" Alors, je leur dis "Mais d'abord, toi, qu'est-ce que tu en penses ? Essaie déjà de réfléchir par toi-même." Voyez, par exemple, je vous donne un exemple. Une fois, j'ai un de mes enfants qui m'a dit "Je veux aller dans tel yeshiva. Alors, c'est un choix très particulier qui m'avait qu'il avait fait. C'était un choix d'une yeshiarraedite très strict euh et en plus où il passe le bac et c'est très très rare en Israël. D'accord ? Comme je vous dis, ils vraiment tout noir ou tout blanc. Donc du coup, une yeshiva orthodoxe où il passe le bac, c'est de l'inédit quoi. Et il m'a dit, il nous a dit je veux cette yeshiva. Alors, on était un petit peu interpellé et on lui a dit mais pourquoi tu veux cette yeshiva ? Al dit parce que je je veux continuer d'étudier étudier voilà au grand niveau. D'accord. Mais je veux aussi avoir le bac. OK. Pourquoi tu veux avoir le bac ? Je veux avoir le bac pour faire des études. OK. Pourquoi tu veux faire des études ? Parce que je veux travailler. OK, très bien. Pourquoi alors ? Et en fait, on essaie de pousser de pousser la réflexion sans rien dire. On ne dit rien. Sois circonspect dans ton jugement. Ne juge pas. Ne viens pas toi casser la réflexion de l'autre. Bref, je vous la fait courte. On pousse, on pousse, on pousse et il me dit "Non mais parce que tu te rends compte quand je serai un adulte, il me faut un métier, il me faut une une parnass parce que je veux pas être quelqu'un qui étudie tout à temps plein et qui finalement n'a pas d'argent pour acheter du shampoing au supermarché." C'était ça la la conclusion. Donc on lui a dit "Attends, donc ça veut dire que tu as choisi c yesiva parce qu'à la fin tu veux acheter du shampoing en supermarché. Regarde en fait c'était quoi le qu'est-ce qui était derrière en fait ? Non, encore une fois, je juge pas, je suis là pour l'aider. Je suis là pour le hanter. C'est ça à midoutidim harbé, on va expliquer. Mais c'est surtout former quelqu'un, l'aider à avoir sa propre réflexion, avoir un un un recul sur lui-même, être honnête avec lui-même, une avoir une intellé intellectuelle, c'est ça. D'accord ? Et faire des barrières en tant que parent, en tant qu'éducateur, c'est vraiment les protéger. les protéger puis codifier ce que les Hanschikn avec là ont été amenés à faire à leur époque. Ils ont commencé à codifier toute la loi juive. Et bien le parent aussi il a va il va statuer à la maison certaines règles. À la maison, on ne parle pas comme ça. À la maison, on ne fait pas ça. Je me suis souvenue ce matin d'une des choses que ma mère me disait quand j'étais petite, j'étais jeune fille et elle me disait toujours cette phrase. Elle me disait "Chez nous, on n'est pas des gens ordinaires. Ça veut tout et rien dire." Mais moi, je savais même pas que ça voulait dire des gens ordinaires ou pas ordinaires. Je sais même pas. Mais c'était quelque chose. Ouais, on avait non, chez nous, on n'est pas des gens ordinaires, d'accord ? Donc vous voyez, c'est statuer, codifier, mettre des barrières. La responsabilité du handshak n cet là, du parent, de l'éducateur, de la personne qui euh qui a un rôle. D'accord ? Et on a tous et toutes un rôle à jouer dans le c'est ça ce que nous disent les shaknek là. C'est justement donc être capable de mettre des barrières et statuer certaines règles. D'accord ? Alors, on va commencer par et vous mim badim, soyez circons dans le jugement. Alors, on est comme je vous ai dit tous le solliciter, tous le rabin, la rabue de quelqu'un, tous le conseiller, la conseillère de quelqu'un. Voilà, juste pour vous dire, moi depuis ce matin donc il est 10h46, j'ai déjà eu trois messages de personnes qui me demande bah de parler de Shalom Bait. Donc bon, c'est un peu voilà. Euh trois messages en urgence. J'ai besoin de parler de Shalom Bait, j'ai besoin de parler de Shalom Bait, j'ai besoin de parler de Shalom Bait. un message euh j'ai besoin de conseils par rapport à ma fille et un message euh j'ai besoin de conseils par rapport à la lien. Voyez donc il est 10h45, j'ai déjà eu cinq messages. Euh il faut absolument que je te demande conseil. D'accord ? Al je suppose que c'est pas que moi, c'est vous aussi. On se retrouve en fait à devoir donc écouter une situation, l'analyser et un nous dit attention il ne faut jamais te précipiter avant de rendre un jugement. D'accord ? Alors euh donc comme je vous ai dit, il y a plusieurs règles. D'accord ? Quand quelqu'un vient te voir et te dit "Ah, il faut je te parle, j'ai besoin de te parler." Et donc on on laisse de côté que c'est dans le cadre autorisé par rapport aux lois du langage. Vous savez que nous les juifs nous faisons extrêmement attention aux lois de la médisance, aux lois de la chonara. H il y a certains cas où nous avons besoin entre guillemets de extérioriser, de verbaliser euh certains certaines de nos problématiques, certains de nos problèmes. D'accord ? Il faut connaître ces lois-là. Ça veut dire qu'on parle pas de n'importe de de n'importe quoi, n'importe qui, de n'importe quelle façon. D'accord ? Donc disons que ça s'inscrit dans euh les lois autorisées euh par rapport au langage. En tout cas, une personne vient me parler, me dit "Tu sais, je je suis excédée parce que ma belle- sœur me fait des histoires." Ou bien, tu sais, je suis triste parce que mon mari manque de sensibilité. Ou bien une mère qui me croise à l'école qui me dit "Oh là là, je suis tellement contrariée, la prof est méchante avec mon fils." D'accord ? Je pense que c'est des situations qui vous arrivent absolument à toutes. D'abord, vous verrez que 50 % du temps, la personne n'a pas besoin qu'on réagisse, qu'on lui donne notre avis, mais simplement qu'on l'écoute. Mais si vous savez le nombre de fois où les une personne m'a remercié pour me dire voilà merci de m'avoir donné l'occasion qu'on discute ensemble, on a pas du tout discuté ensemble vraiment. Elle a discuté toute seule mais je l'ai écouté vraiment, je l'ai écouté et parfois j'ai même reformulé ce qu'elle m'a dit. Ah oui, je comprends. Tu tuas tu as été blessée parce que A B C ou D. D'accord. C'est J'étais vraiment que la personne pas parlé toute seule. D'accord. Mais il verbalement elle a parlé et concrètement j'ai écouté c'est tout. Mais 50 % du temps, c'était tout ce dont la personne avait besoin. Je vais vous donner une grande règle. Voyez comme on a dit codifier. Premièrement, ne donnez jamais votre avis si on ne vous l'a pas demandé. Et ça c'est vrai pour tout. toutes les relations conjoint euh relation filial un adot qui rentre de l'école qui est très contrarié. Ouais, ma copine elle m'a fait ça, ça et ça. Parfois on a rien dit mais l'enfant après il il se remet à siffler, il se remet à faire ses devoirs comme si c'est bon. J'avais juste besoin de sortir ce que le paquet que j'avais sur moi, c'est tout. Et parfois on court circuite en voulant donner notre avis. Ah tu sais mais ta copine tu devrais faire ceci faire cela, mais il t'avait rien demandé en fait. Il t'avait rien demandé. Il avait juste besoin d'écoute. D'écoute c'est tout. Donc premièrement on donne pas son avis si on nous l'a pas demandé. Deuxièmement, ça je vous le dis, je vous en prie, je vous le redis, je vous le redis 150 fois. Je vous en prie, ne faites pas des cours de Emouna. quand des gens viennent vous rapporter leurs problèmes. Je vous ai déjà raconté cette histoire sûrement parce que moi elle m'a beaucoup marqué. C'était une fois où j'étais en donc c'était une époque où je travaillais beaucoup sur Jérusalem et je je voyais des des personnes des conférencières, des rabanites enregistrement en studio et je comment dire je m'occupais de toute la la production, le tournage et cetera puisque je m'occupais d'une plateforme qui faisait des cours de cours de Torah pour femmes par les femmes en ligne. D'accord. Bref, je me retrouve en voiture avec une femme et euh j'avais laissé ma maison, mais je sais pas comment vous expliquer, en c'était la guerre mondiale, le balagan, le linge, les chambres, la vaisselle et je suis partie en trombe et en me disant "Bah c'est bon, j'ai aujourd'hui, il y a une femme de ménage, il y a la femme de ménage qui vient. J'arrive dans la voiture et puis là, je reçois un texto de la femme de ménage. I'm sorry, I'm not coming to Dave. Et là, je comprends qu'elle va pas venir et qu'en fait je vais avoir une longue journée à Jérusalem, revenir chez moi à je sais plus 18h 19h et avoir tout le linge et tout en branle et tout ça à faire. Et donc elle me dit qu'est-ce qui se passe Joy ? Je fais "Oh là là, la femme de ménage, elle m'a planté." Et là, elle me regarde, elle fait "Oh mais je comprends pas à colle et au vin tu as pas de mouna ou quoi ? Si elle est pas venue, c'est pour le bien." Et là, je j'avais envie de je sais pas comment vous expliquer, de la jeter de ma voiture dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, je sais pas. Et j'ai dû faire preuve d'une très très grande retenue pour après passer 1 heure de voyage avec elle sans sans m'énerver. Euh c'était pas ça dont j'avais besoin d'entendre. C'était pas du tout ça que j'avais besoin d'entendre. J'avais besoin d'entendre vous saz c'est c'est encore une fois cette petite main sur l'épaule de dire "Ah là je comprends c'est dur mais t'inquiète pas ça va aller. Hem il va te donner les forces. Mais je peux pas mettre la emona tant que j'ai pas mis le la compréhension humaine. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc ça aussi c'est ça, c'est ne viens pas donner ton avis, ne viens pas faire des cours de Emouna, de bien pas faire des leçons de morale. Ah mais je comprends pas, tu n'as pas de Emouna ou quoi ? Non, écoute, écoute. D'accord ? Et enfin, la troisième chose que je vous donne comme conseil que m'a donné le rave le mêel à l'époque qui m'a beaucoup beaucoup aidé et ben justement quand on vient vous voir et qu'on vous dit voilà mon mari m'a fait telle et telle telle chose et qu'à la fin on vous demande votre avis qu'est-ce que tu en penses ? Alors le rêve le m'a toujours appris cette chose et c'est le la comment dire le ce que veut dire le et vous mettonim badim. Il m'a toujours dit de de de toujours préciser "Ah, alors regarde si ce que tu dis est vrai ou alors euh par rapport à ta version, par rapport à ta version des choses, alors trois petits points." Et les gens parfois se vexent. Comment ça par rapport à ma version des choses ? "Mais tu me crois pas ? Tu crois que je suis une menteuse ?" Ben non, pas du tout. Mais comme chaque personne, tu es subjective, tu as ta version des choses. Mais moi euh j'ai pas entendu la version de ton mari, j'ai pas entendu la version de ta belle- sœur, j'ai pas entendu la version de la prof. Donc je te donne mon avis mais en partant du principe, j'en étant sur la réserve que je n'ai entendu que ta que ta version. Et ça c'est extraordinaire parce que si après la personne elle dit elle va elle va dire "Ah mais même Joy m'a dit ou même ma copine m'a dit que j'avais raison." Non, j'ai pas dit que tu avais raison. J'ai dit que si ce que toi tu dis objectivement c'est ça la réalité, alors trois petits points. Mais n'oublie pas, je t'ai bien précisé que moi j'ai pas entendu la version de l'autre personne parce que si tu me dis la la prof est méchante avec ton fils, tu me rappelles d'abord les propos de ton fils dans sa suscep bah sa sensibilité dans le fait qu'il a 6 ans, 7 ans, 8 ans et donc forcément qu'il vit les choses d'une manière complètement voilà de son niveau. Mais tu me rapportes ça comme si c'était ça la réalité. Après, tu me demandes mon avis, je viens te le donner mais juste remettons les choses en proportion que j'ai entendu que ta version enfin que la version de ton fils qui en plus a été exacerbé par la sensibilité de la mère. Mais moi, j'ai jamais entendu la version de la preuve. Ça se trouve le le petit il a été chenapan avant donc c'est pour ça qu'il a été puni. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est très important. C'est très très très important de garder la tête froide, de pas rentrer ça dans le scénario de la personne. Ouais, tu as raison. Non mais franchement, oui, ton mari il exagère franchement. Ah non mais alors là vraiment dans ta belle sœur, moi je leurais donné je bah j'aurais répondu hein et même en public hein. Non mais c'est une catastrophe c'est une catastrophe. Donc c'est ça et vous m'étonnez bah Dine, écoute, ne va pas trop vite, ne donne pas ton avis si on te l'a pas demandé. Euh ne viens pas faire des leçons de morale aux autres et surtout quand on demande ton avis, redis bien écoute d'abord, moi souvent je dis "Attends, je sais pas, laisse-moi réfléchir." Parfois ça m'arrive très souvent que dans un cours, par exemple un cours d'éducation, donc souvent dans les cours d'éducation, les questions elles fusent. D'accord. Euh donc disons sur une quinzaine, une vingtaine de questions en général, il y en a deux ou trois. Je dis je peux pas te répondre tout de suite ou je peux non, j'ai pas la réponse ou il faudrait qu'on en discute un peu plus longuement mais je peux pas. Non, j'ai pas la réponse. Il faut pas avoir peur de dire je ne sais pas, je ne sais pas. Qu'est-ce que tu en penses ? Je ne sais pas. Pas obligé d'avoir réponse à tout. Voyez ? Et puis à part ça, je vous donne un autre conseil. C'est quoi aussi événon badine ? Mais aider la personne à chercher la réponse qu'elle a à l'intérieur d'elle-même. Ça c'est tout le principe du coaching. Euh, tu devrais faire A, B, C ou D. Mais dans le fond, on qu'est-ce qu'on Comment on peut prendre ce genre de responsabilité ? C'est complètement fou. Et très souvent la personne dans le fond, elle a la réponse à la question. C'est juste que elle arrive pas bien bien à la chercher. C'est pour ça que moi très souvent quand on me demande conseil, je ne fais que reformuler ce que la personne vient de me dire. Je dis regarde, tu m'as dit A B C D. OK. Donc, est-ce que tu comprends que A et B c'est cohérent ? Mais C et D là, j'arrive pas très bien à comprendre dans quel contexte pourquoi tu me dis ça. Et on pousse le truc et on pousse et on pousse et on pousse. Mais en fait, moi je viens pas de l'extérieur avec un habit d'extérieur. J'aide la personne à faire de l'ordre dans sa tête, c'est tout. Et je vous assure quand vous faites ça, vous faites et vous mimim badin. D'accord ? Alors ensuite à midoumidim haré à vous tamidim harbé ayez beaucoup de d'élèves. Alors comme je vous ai dit bah tu dis bah comment ça beaucoup d'élèves ? Moi, je suis quelqu'un voilà, je je travaille en bureau, je j'étudie un peu de temps en temps, mais ça s'adresse pas forcé à moi, forcément à moi quand on dit et de nombreux élèves. Alors euh, il y a écrit comme ça dans la Gamara, il y a écrit "Si tu as des figues euh chez toi et que quelqu'un vient les vient veut en acheter, alors tu peux les vendre." D'accord ? Et même si le propriétaire n'est pas là et que toi tu es à côté de son cageot, tu peux les vendre à sa place. D'accord ? Alors, que veut nous dire cette cette Mara ? Et ben, ça veut dire que quand le propriétaire n'est pas là pour vendre des figes, et ben tu peux vendre à sa place. C'est-à-dire que même si on n'est pas rabin, le peu de connaissance que l'on a, on se doit le transmettre. D'accord ? C'est un peu ce que ce que je vous ai dit sur les lieux de travail et les autres contextes dans lequel bah finalement on a oui quelque chose à apporter. Il faut se poser la question et il faut pas avoir de fausses modesties, d'accord ? En disant "Mais moi je suis personne, moi je suis pas une rabanie, je suis pas de truc." Euh non, il y a pas c'est allez vas-y. Moi personnellement quand j'ai commencé à enseigner il y a 10 ans, je connaissais rien. J'ai j'avais été ni à l'école juive ni au séminaire. Et Ravel, il m'a dit "Qu'est-ce que est-ce que tu peux faire un cours sur la parachat ?" Bah je sais pas. J'ai ouvert un livre et puis j'ai commencé à afficher et puis j'ai retranscrit euh comme ça et après ça a duré pendant 1 an. et et comme je j'aime bien je m'amuse à le raconter, c'était un cours qui avait lieu ben justement le dimanche matin et je mettais une semaine à le préparer au cours d'une heure, ça mettait une semaine. Ça veut dire après je rentrais du dimanche euh vers midi chez moi, je commençais déjà à préparer le cours de euh dimanche d'après pour vous dire à quel point j'étais j'étais pas au point. D'accord ? Donc il faut se lancer en tout cas. Donc ça c'est la première chose. Ensuite, que dit le Ravela ? Le Ravela il dit comme ça, il dit c'est pas écrit à midoutid arbé dans le sens ayez beaucoup d'élèves. Mais il y a une notion de les aamid. C'est quoi les amid ? C'est faire tenir debout. Les amides faire tenir debout. C'est-à-dire que lorsque tu transmets de la Torah, et bien le but, ça c'est très très très important, le but c'est que c'est de donner aux personnes qui étudient auprès de toi les outils pour avoir une indépendance, avoir de l'autonomie, grandir tout seul, c'est-à-dire lui fournir les kéimes de sa construction personnelle Et comme je vous ai dit et je vous dis souvent, posez-vous la question lorsque vous apprenez de la Torah auprès de quelqu'un, est-ce que vous sentez que cette Torah petit à petit vous transforme ? Et si elle vous transforme, alors c'est que c'est sur le vous êtes sur le bon chemin, il faut continuer d'apprendre auprès de cette personne. Alors, quel rave Lao ? Comme je vous ai dit, donc le rab Israël Meir Laou, donc celui qui est rescapé de Buchenwald euh qui habite d'ailleurs à quelques rue de chez moi. Euh et il a écrit donc Yel Israël, c'est un un set de 3 livres. D'accord. Donc ça c'est que la le chapitre numéro 1. Il est assez épais et je sais pas je sais pas s'il est encore en vente. Nous on a eu le plaisir de le trouver. Voyez comment chez moi il est raturé de tous les côtés. Euh et donc c'est ça, c'est ce qu'il explique. Donc et vous midim arbé, il faut que l'étude de la Torah te rende indépendance, te fasse tenir debout comme un un parent qui apprend à son enfant à marcher euh bah ça y est, une fois qu'il marche et ben ça y est, il peut courir, il a plus besoin du parent. D'accord ? Et bien, de la même façon, on doit investir pour que euh nous en tant qu'élève et bien finalement ces ces cours-là nous fassent grandir pour pouvoir avoir notre propre euh euh construction et notre propre réflexion. D'accord ? Je vous ai déjà dit que le rave Yiel Abramskieskiel pardon Amramski dit donc c'est une phrase qu'on dit le matin dans la dans la tfila dans la prière léolam est Adam iré shamaim ter ou végalouille qu'est-ce que ça veut dire une personne devra toujours être un homme qui a de la chama c'est-à-dire de la crainte du ciel en privé et en public. Et le rab Abrahamski explique ça c'est notre feuille de route en tant que juif. D'abord on doit se soucier d'aider nos enfants, nos élèves à être un homme. Léolam est Adam. C'est quoi un homme équilibré, épanoui, bien avec lui-même, connecté connecté à ses émotions, qui a de l'estime de soi, qui est capable de verbaliser ses ce qu'il ressent. Enfin voilà, des choses la base, la base, la base. Puis la shame, c'est quoi la chamaim ? tout ce qui est le niveau spirituel de la personne d'abord dans l'intimité avoir une vraie relation une connexion avec baru et ensuite en public d'accord et des fois on veut en fait on fait les choses à l'envers. On parle deuna, on parle de encore se renforcer dans la Torah, dans la Torah, dans la Torah, dans la Torah, mais en fait on n pas compris que la personne en face n'est pas construite. Vous comprenez ? Donc en fait, elle est là, elle t'appelle, elle a un kissouille roche, elle a une perruque, elle a un truc mais tu entends la personne au téléphone et elle te dit "Non mais pourquoi je devrais faire des concessions avec mon mari ?" Alors tu lui dis "Bah je sais pas parce que bah la base dans un couple de faire plaisir à l'autre. Évidemment que ce soit mutuel mais je sais pas c'est Léola Adam quoi. Je sais pas c'est la base. Donc entre guillemets elle a ils ont tout la tiraille mais à l'intérieur la construction elle est défaillante. D'accord. C'est la raison pour laquelle moi personnellement, voilà, si souvent je reçois des demandes de cours, est-ce que tu peux nous venir nous faire cours là là même dans d'autres pays que en Israël ? Je ne je refuse systématiquement. Bon, d'abord, je veux pas quitter Israël déjà. Donc les rares fois où j'ai donné cours en dehors d'Israël, c'est parce que je j'allais à une Simra où j'allais une occasion particulière. Euh mais ça ne m'est jamais arrivé à part une fois, ça m'est jamais arrivé de quitter Israël euh en dehors de ce de ce but là. D'accord. Euh donc premièrement, souvent je je dis non, mais c'est je vais vous expliquer pourquoi. Moi, je privilégie énormément tout ce qui est série de cours. C'est pour ça que j'ai ce cours du dimanche matin parem depuis 4 ans. Vous vraiment progresse ensemble et moi je progresse avec vous. Je suis la première à progresser parce qu'on est l'élève de soi-même. J'ai ces cours de Batmiza auquels je tiens énormément ou pendant 2 mois tous les dimanches soirs, elles ont trois ateliers. C'est des ateliers de construction personnelle. le lien aux émotions, le lien aux autres, euh l'estime de soi, euh la le relation au corps, la doucha le lien à notre héritage, mais tout ça c'est des choses de base et j'ai un une immense satisfaction de faire ces choses de donner enfin de les superviser parce que moi j'en donne que quatre ateliers sur 20 parce que les maires me disent "Mais voilà enfin un programme qui se soucie aussi de préparer nos filles à l'adolescence parce que on va leur parler de niveau de machin de ceci de cela mais à l'intérieur il y a s'il y a pas d'estime de même d'elle-même ça va pas marcher. D'accord ? Vous comprenez ? Donc et et en fait moi j'ai surtout des séries de cours et je ne vais que dans un endroit où il y a une régularité. Pourquoi ? Parce que si c'est un cours ponctuel, tu es parti à Betchemèch, tu es parti à Raderad. D'accord. Super, ça fait classe. Tu as une affiche avec ton nom dessus et tout, mais est-ce que vraiment les gens ça les a transformé ? Moi, j'ai pas le sentiment. J'ai pas le sentiment. D'accord ? Il dit le Maar il explique que en fait la construction d'un homme ressemble à la construction d'un arbre. En fait, il y a trois cercles concentriques qui sont présents chez chacun de nous. Il y a les racines. C'est quoi les racines ? C'est Benadam lesmo. C'est l'homme vis-à-vis de lui-même. Comme je vous expliqué au début du cours, l'homme vis-à-vis de lui-même, c'est la relation qu'il a à son cœur, à son propre cœur, à ses sentiments, à sa tête, à sa réflexion. cette fameuse capacité de réfléchir, cette fameuse capacité à avoir du recul sur soi-même, cette fameuse capacité à à essayer de ne pas être bisé, à essayer de d'avoir une certaine intellectuelle. C'est ça la base, c'est les racines. Et d'ailleurs, il dit le maral, il dit les racines, on les voit pas parce que c'est tellement la base. C'est tellement que c'est pas quelque chose que tu vas voir de prime à bord. C'est c'est caché, c'est ancré. S'il a des racines bien ancrées, alors il va y avoir les le tron. Le tron et les branches. C'est quoi ? C'est ce qu'on commence à voir de la personne. C'est midot. La manière dont elle est construite, la manière dont elle va s'exprimer, la manière dont elle va se relationner aux autres et cetera. C'est Benadam lavero. Et enfin le troisème c'est les fruits. C'est Benadam la mak, c'est le lien avec Hashem. Le lien avec HM, c'est il va se se s'implanter à partir de la construction personnelle de de de l'individu. D'accord ? Et c'est pour ça comme je dis que moi je privilégie beaucoup parce que je pense que très souvent dans les cours, on est sur les fruits et c'est magnifique, il faut aller sur les fruits mais allons déjà en prum à bord dans les racines parce que si les racines elles sont bien implantées, alors tout le reste va se mettre à fleurir. D'accord ? Et c'est pour ça d'ailleurs que je pousse mes élèves à enseigner. J'ai un cours du lundi soir sur le chet trail. C'est vraiment un cours c'est pas en fait c'est c'est au-delà d'une étude de texte. C'est vraiment un cours de ce qu'on appelle la HKFA vraiment la perception de la vie, la perception des choses, la perception de soi-même. Et et moi mon je l'époue dit bah là toi tu Hertilia, je veux que maintenant tu fasses un cours à Ertilia sur chez Trail. Voilà Rachel, vous êtes à Strasbourg. Je voilà, j'attends toujours. Alors, il y en a qui se sont lancés d'ailleurs et c'est extraordinaire. Je vois les affiches, il y en a une qui donne cours au Maroc à Casablanca sur le sur le chatrail et waouh, ça me fait plaisir parce que voilà, c'est ça à Midout, ami B et ben il y a quelqu'un à qui tu as donné la possibilité de transmettre le contenu que toi tu as transmis. C'est extraordinaire. D'accord. V assous sayag la Torah fait des barrières fait des barrières. Alors OK, je vais vous expliquer. Donc nous avons deux responsabilités euh en tant que parent, en tant qu'éducateur, euh comme je dit en tant que euh influenceur, d'accord ? parce qu'on est tous euh influenceurs. Bon, dans le sens vrai, hein, du terme, euh quand on veut faire grandir les gens dans euh la construction de soi, la construction spirituelle, nous avons en fait deux démarches. La première, surtout en tant que parent, c'est d'associer la Torah euh à des sensations positives. D'accord ? Première chose en tant que parent, c'est-à-dire qu'en fait le climat avec lequel on va transmettre les valeurs, c'est ça ce qui va faire que les enfants vont retenir nos valeurs. D'accord ? C'est c'est la base. La base de l'éducateur, la base du judaïste. La base. Regardez, qu'est-ce qu'on fait pour pessar ? On on transmet pas la sortie d'Égypte d'une manière comment ça s'appelle ? Austère. ou euh ou théorique, mais on est tous ensemble autour de la table. Euh, on mange la matsa, on fait bibilou, on fait, il y a le maror, il y a la ficomane, il y a toute une ambiance. Bon, à la fin, il y a le Msuki, bien sûr. Ça c'est pour les Tunisiens, mais bon, après, je sais qu'à la soupe de fèvre, je crois, pour les Marocains. Euh, bon, il y a Et et regardez comment notre calendrier, il il dégorge de fête et et de et de même de sensations, de goût qui sont relatifs à la fête. Voyez, là, dans 10 jours à peine, c'est tout bichevat. en plein hiver, on va fêter euh le les fruits. Euh comment on transmet pour ri ? Pourtant, ça pourrait être déprimant. Ils ont voulu nous détruire et ben finalement qu'est-ce qu'on fait ? On se déguise, on amène des michmanot, on fait un festin. Et c'est incroyable. Ça veut dire que en fait vous remarquerez que tout le calendrier juif, il tourne autour avant tout de sensation. Pourquoi ? Parce que la sensation est vecteur de passation. OK ? Où est-ce qu'on apprend ça ? Et ben, on apprend ça d'ailleurs dans les sources les plus anciennes de notre Torah. Euh premièrement, euh dans la parachat du Hakel, alors je sais plus c'est quel parachat, euh en tout cas c'est dans le sé des varim. Lorsqu'on nous parle du hackel, regardez comment on nous présente les choses. C'est écrit comme ça que euh quand euh donc une fois tous les 7 ans, le roi d'Israël devait réunir hommes, femmes et enfants, sortir le séfère Torah et lire certains passages du séver Torah devant tout le monde réuni. Il fallait qu'il y ait homme, femme, enfant. D'accord ? Et Rashi vient et nous dit "Pourquoi amener les jeunes enfants ?" Et il répond euh "Pour donner du mérite à ceux qui les ont emmené." sur ce rachi et on a un commentateur qui vient et qui explique. En fait, quand le petit il vient et il est blotti dans les bras chaleureux de sa maman et qu'il écoute les 10 vraies Torat, et bien il y a euh un intérêt constructif très puissant. Pourquoi ? Parce que en fait la Torah, les paroles de Torah qu'il entend s'inscrivent en lui en étant associé avec les bras chaleureux de sa maman. Et il termine en disant ainsi, quoi qu'il en soit, c'est-à-dire malgré toutes les tribulations de la vie, il reviendra toujours à la Torah car la Torah lui rappellera le languissement qu'il a pour sa maman. C'est extraordinaire. C'est-à-dire que en fait en faisant ce qu'on appelle des associations ou des associations ou même un conditionnement et bien on imprime dans le nezfèche de l'enfant ou de l'éduquer une prédisposition positive à la Torah. Cette personnel se dit "Ah c'est marrant, ça me rappelle quelque chose de positif. Je veux encore, je veux je veux encore écouter, je veux encore progresser, je veux je veux je veux je veux." Pourquoi nos enfants ils sont férus de pessar ? Ils attendent ils attendent pessar à cause de toute l'ambiance qui a autour. Pourquoi ils attendent Hanuka ? Par à cause de toute l'ambiance qu'il y a autour. Comment c'est possible qu'il y a autant de voyez d'engouement autour de nos de nos de nos fêtes ? parce que il y a tout cette ambiance autour et ben toute la Torah et bien elle doit être transmise comme ça. C'est la raison pour laquelle on justement dans Pierre Cavod dans dans le chapitre prochain, on nous parle de Rabi Yoshua Ben Khanania et on nous dit que depuis petit petit il aimait la Torah. Pourquoi ? Et bien nos sages nous expliquent parce qu'en fait sa mère elle prenait le petit nourrçon et elle allait au bê Midrache. Et là-bas, elle le laissait écouter les paroles de Torah et en même temps, elle l'allitait bien sûr discrètement. Et en fait, par cette intelligence de cette mère, elle a su créer une association positive entre l'atmosphère agréable qui est les bras de sa maman, la têté qui a un moment très privilégié entre le la mère et son bébé et la valeur qui est le limo d'accord ? Donc ça c'est la première chose. Première chose qu'on a pour transmettre la Torah, c'est de créer une atmosphère positive autour de ces valeurs. Mais la deuxième bien sûr, c'est un ancrage. Ouais, bravo Pascal. En en psychologie, on appelle ça des sensations ou carrément un conditionnement. Évidemment, on peut créer un conditionnement négatif. C'est-à-dire que si la Torah est amenée dans les cris, dans les reproches, dans les critiques, euh dans les plaintes, dans le fait de faire la tête et cetera, alors malheureusement, on peut créer chez l'enfant une prédisposition négative vers les valeurs de la Torah. D'accord ? C'est la raison pour laquelle il faut faire très attention dès qu'il y a un on voit que euh par exemple dans le l'établissement scolaire, les choses sont mal amenées et ça peut arriver. Euh, il faut réagir, soit essayer de changer les choses, soit je vous dis moi carrément, il y a eu un moment où j'ai dû changer un de mes enfants d'établissement euh notamment à cause de ça parce qu'elle commençait à à tourner en mépris tout ce qui était les valeurs que je voulais lui transmettre parce que c'était très très mal amené. C'était amené dans la dans la honte, dans l'angoisse, dans dans les enfin donc ça n'allait plus du tout en fait. Et je me suis dit mais c'est exactement le travail inverse que ce que je veux faire. Et mon mari à un moment, il a il lui a même dit cette chose-là, il lui a dit il lui a dit "Ma ta mère et et moi, on a grandi dans les écoles publiques. Donc finalement euh on n' pas eu ce que toi tu as vécu parce que bah nous la première fois qu'on allait à la synagogue, c'était le rabin. Il était trop content de nous recevoir. Il était hyper chaleureux, hyper positif. dis ah les les élèves du lycée, ils viennent enfin à la synagogue, donc tout était dans le kiff absolu. Mais il a dit "Toi, ma fille, finalement tout ce que nous on a découvert dans la joie, toi tu découvres dans des sensations négatives, c'est ça va pas du tout." Et c'est là qu'il lui a dit "Tu peux voilà, c'est tu peux plus retourner dans cette école." C'est on a pourtant on a essayé hein, c'est pas on n pas pris la décision du jour au lendemain mais il y a un moment où tu te dis bah non s'il me sabote mon travail de passation de valeur dans la simra et voilà dans la joie et il me le sabote mon travail je veux plus je peux plus coopérer là c'est plus possible d'accord pour dire à quel point je c'est c'est quelque chose de tellement fondamental dans le dans le hâ Israël parce que c'est le vecteur de passation d'accord D'accord. Euh voilà. Et àag la Torah et bien c'est que oui, il y a le la joie, la Simra, toute cette passation et cetera, mais il y a des règles. Il y a des règles. Et pas tout est ce qu'on appelle bené, c'est-à-dire pas tout est sympa, cool, joyeux, agréable et cetera. Il y a des moments où euh il faut mettre certaines règles, même si c'est pas forcément agréable. D'accord ? Donc je suis désolée mais tu ne sors pas habillé comme ça. Je suis désolé mais je ne préfère pas que cet ami vienne à la maison. Euh non, c'est pas possible. Je ne Tu on on tu ne dois pas sortir de tel mot de ta bouche. Point. Le point est très important. J'ai pas besoin de me justifier. Point. Et je vais vous dire, plus nous on est ferme dans ce en quoi on croit, moins les enfants font des problèmes. Je sais plus si vous avez déjà raconté cette histoire que moi je je j'adore. C'est l'histoire de cette femme qui se retrouve dans un supermarché aux États-Unis et qui euh voit une une haute donc elle voit une femme de couleur euh qui n'appartient pas à la communauté puisquelle connaît tous les gens de son de la communauté juive de son quartier. Et elle voit cette femme donc qui visiblement n'est pas juive. Et il y a son enfant à cette femme qui dit "Mamie, mamie, maman, je veux ça, je veux ça, je veux ça, je veux ça". Il lui montre un paquet de gâteau. Et la femme, elle lui répond "No, there's no way. It's not cer". C'est impossible. Pourquoi ? Ça n'est pas qu'à cher. Et la femme juive lui dit "Waouh, incroyable, tu fais partie de notre communauté où tu habites dans les parages, elle va pour faire sa connaissance et l'autre femme dit "Non, I'm not wish." Genre, je ne suis pas juive. Elle lui dit "Mais tu viens de répondre à ton fit, it's not cocher". Et d'ailleurs, dès que tu lui as dit, il a arrêté de négocier. Alors, la femme lui a répondu "Ah non, c'est parce que moi je vois ça chez les femmes juives." Dès qu'elles disent "It's noter," les enfants, ils arrêtent de négocier. Et plus nous, en fait, on est sûr de nous genre "Bah, écoute, évidemment, mais enfin c'est shabbat." Alors, l'enfant qui te fait des problèmes toute la journée, qui veut toujours négocier, tu lui dis "C'est shabbat ?" Il dit "Ah, OK." et il enlève le le doigt devant le bouton et il monte sep étages à pied sans broncher. C'est incroyable. Moi je me rappelle un de mes enfants, il avait reçu un cadeau vendredi après-midi. Le temps c'est de trouver les piles. Vous connaissez ça ? Attends, on va trouver les piles. On a retourné toute la maison jusqu'à avoir les cinq piles la bonne taille qui marchent et qui ont de l'énergie. et il a il a mis ses piles mais genre 5 minutes avant shabbat et là donc il a commencé à peine à jouer maintenant il a attendu toute la journée pour jouer. Je fais "Ah chérie, allez vite vite, on va allumer les bougies de shabbat, tu dois poser ce jouet." Il l'a posé. Je dis "Mais et nous ça nous a parut le plus normal du monde genre mais c'est normal mais remets ça dans un autre contexte. Genre l'enfant il a reçu son jouet il y a 5 minutes. Il a il a il a sué pour pouvoir y jouer. Là tu dis "Ah mais tu dois attendre 25 he pour pour le faire." Ah pourquoi ? Parce que c'est chaman. Ah ok. C'estàdire qu'en fait plus toi tu es ferme dans tes règles, plus en fait tu lui passes le le bah justement le conditionnement que bah en fait cette barrière là on la passe pas. D'accord ? C'est-à-dire que plus nous-même on est ferme intérieurement et euh plus les enfants en fait vont être forts par rapport au même principe qu'on leur transmet. C'est pour ça que je vous dis que le point est très important. Non, on fait pas ça. Point parce que dès qu'on commence à justifier, alors là, il se dit "Ah, elle est pas tellement sûre d'elle-même." Ah, alors quand c'est chabbat. Non, it's not cocher. Bah non, tu peux pas manger un Kinder. Tu as mangé un chit de seol il y a 1 heure. Ah ok, c'est incroyable. Hallucinant. D'accord. Donc il y a des barrières. Il y a des barrières et euh euh mon mari il a donné ce petit ridouche. Il a dit donc il y a en fait dans la Torah deux types de barrières. Euh dans le séfire d'varim, on nous parle de maqué. Alors maakeé c'est un c'est une barrière physique. Par exemple sur un toit, il y a un maqué. Je sais pas comment on dit en français un maqué. une rambarde. Rambarde. Voilà, c'est ça. Et puis là, c'est Sayag. Sayag, c'est une barrière un peu plus floue. Sayag, c'est une E. H a I e. Une e. Alors, en fait, il explique, mon mari il a expliqué comme ça, il a dit en fait le maqué euh c'est quelque chose que physiquement on peut pas euh on peut pas passer. La rambarde, on peut pas la passer. Euh la rambarde dans le métro, voilà, il a donné cet exemple. Il a dit le pour pouvoir passer son navigo, bah tu as une vraie rambarde, un maqué. C'est-à-dire que même si tu veux la passer, tu vas pas y arriver. Ça c'est vraiment les règles qu'on donne à nos enfants du style "Non, tu n'auras pas de smartphone, c'est point. Je je ne veux pas mettre cet objet en ta possession." C'est que même si tu montes, tu descends, ça ne fera pas partie de ton existence tant que tu te trouves sous le jou parental. Voilà. Et puis tu as les sayag. Le sayag, c'est concrètement, il dit "Bah, dans le métro, ça représente quoi ?" Ça représente les petits euh vous savez quand on on il y a il y a la il y a la les rails et à droite, il y a comment on appelle ça ? Le la je perd mon nom français. la on se trouve la voix la voix euh et en fait il y a des petits points comme ça qu'on sent sous nos chaussures. Bah concrètement là c'est pas que une barrière complètement physique. Ça veut dire que si tu veux la passer tu il y a rien qui t'en empêche mais tu as pas envie de le faire. Alors ça c'est quand on on en arrive à à midout àbé, c'est-à-dire que la personne elle est amide, elle est construite. Elle dit "Ouais, je sais que je peux le faire concrètement je pourrais faire cette cette bêtise concrètement. Je pourrais avec ma copine faire ça, ça, ça y a rien qui m'en empêche. Il suffit juste de détourner un peu ou alors maman n'est pas là ou papa n'est pas là." Mais quoi intérieurement ? Je ne veux pas le faire. Ça me dit même pas de passer cette chose-là, même si physiquement je pourrais mais mais je peux pas. C'est moins épais, c'est beaucoup plus profond. Et c'est à ça qu'on doit arriver. Parce que nos enfants jusqu'à quand ils sont sous le jou parental, il y a un moment où voilà, ils prennent leur indépendance. Donc c'est pour ça que on doit les former, on doit les aider à se construire, on doit leur donner des clés, des outils pour se construire, on doit les aider aller au bout de leur réflexion, mais surtout en fait, on doit faire en sorte que les barrières extérieures qu'on leur a donné deviennent des barrières intérieures. C'est ça le but. Vous savez, moi je dis très souvent que je suis incapable de dire un gros mot, je peux pas le sortir parce que chez moi, c'était interdit mais et puis surtout voilà comme je vous ai dit, j'ai grandi avec des des phrases utiles, on n'est pas des gens ordinaires. Donc je ne peux pas dire les gros mots. Si je veux répéter un gros mot qu'on m'a dit, je suis obligée de l'épeler. Donc tu c'est ridicule. Je veux dire maintenant euh tu es adulte, tu peux dire tu peux répéter un mais je concrètement je vous assure je veux pas faire la fille à l'ancienne. Je ne peux pas, ça ne me sort pas de la bouche. Donc ça c'est ça c'est les maqué. OK, physiquement, on a mis ça comme règle, on a fait rentrer, on fait attention, il y a pas d'écran ou alors il y en a mais c'est limité, il y a une un filtre internet, il y a ceci, il y a cela parce qu'on a une responsabilité en tant que parent, en tant qu'éducateur. Fait pas tout rentrer. Oh, ça va, c'est bon, il va faire t'inquiète pas. De toute façon, tout le monde est confronté. Mais comment ça tout le monde est confronté ? Le pauvre, le petit il est dans sa chambre, il est 23h, il a 14 ans, il est avec un internet sans filtre. Allô ! Il y a des il y a des maqués mais en même temps on doit les former pour que ces maqués deviennent des say c'està-dire qu'en fait arrive un moment où de toute façon lui je il va grandir, il va pouvoir le faire mais non ça lui vient même pas à l'esprit comme le it's not cocher not cocher tu dis bah même si il a grandi finalement il peut manger ce qu'il veut mais il va garder le it's not crocher. Pourquoi ? Parce que comme je vous ai dit, on a fait tout ce travail d'amener ça par des sensations positives, par des règles, par aussi en estime de soi, par le fait de de les aider à se construire. Et donc en fait la personne quand elle se retrouve face justement à tous ces défis exactement comme c'est Anchek et cet là finalement qu'est-ce qu'il faisait à cette époque-là ? Comme je vous ai dit, le peuple juif allait repartir en exil. le peuple juif euh ne pouvait plus transmettre la Torah comme c'était possible avant puisqu'il y avait beaucoup de persécutions notamment de persécution des Grecs puis des Romains euh et que le le peuple il y a plus de prophétie donc il y a plus accès à la parole divine. Donc en fait qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? et bien ils sont en train de préparer le peuple juif à son futur. Tout comme nous en tant qu'éducateur, on doit préparer nos enfants au futur. Tout comme je vous ai dit, les élèves qu'on a sur le terrain parce qu'on est tous et toutes, voilà le rabat, la raide de quelqu'un et ben finalement ce qu'on veut c'est leur donner les clés pour pouvoir justement avoir une gestion de vie saine et construite. D'accord ? Donc c'est ça en fait, c'est ça le but. Voilà. Bon, finalement, j'ai fait que expliquer le les trois paroles, mais je pense que de toute façon, c'était ça l'essentiel. Euh la semaine prochaine, je vais voilà vous expliquer rapidement euh euh qu'est-ce que signifie l'introduction de ce de ce PKOT et j'espère qu'on pourra embrier très facement sur le sur la michna numéro 2. Voà, je vous souhaite un bon dimanche et dites-moi si vous avez des questions.



