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Peut on échapper au destin de son peuple? Rav Elie Lemmel

Peut on échapper au destin de son peuple? Rav Elie Lemmel

Lev ·

Emouna Am Israël & Actualité
Vitesse :

Peut-on vraiment échapper à son destin, à son identité et à son histoire ? Pourquoi certaines responsabilités semblent-elles nous poursuivre, même lorsque l’on cherche à s’en éloigner ? Et comment trouver sa place et donner davantage de sens à sa vie ? Ce cours développe une réflexion profonde sur l’identité, le destin, la responsabilité et la place de chacun dans le monde. Le point de départ est une question : peut-on se désolidariser de son peuple et échapper à un destin collectif ? Cette interrogation sur l’identité juive ouvre progressivement une réflexion plus universelle : sommes-nous simplement spectateurs de notre existence ou avons-nous une responsabilité particulière à exercer dans le monde ? Le cours défend l’idée que chaque individu possède une mission particulière et unique. Être humain implique alors de découvrir ce que chacun peut créer à partir de ce qu’il est et de la réalité dans laquelle il vit. Mais assumer cette responsabilité n’est pas toujours facile. Pourquoi apparaît parfois le désir de prendre ses distances avec son identité, son histoire ou ses responsabilités ? Pourquoi chercher des raisons de rompre avec ce qui oblige à se questionner sur sa propre place ? Le cours explore alors les mécanismes de la rupture et du changement. Pour qu’un changement soit durable, modifier son comportement ne suffit pas. Il faut comprendre ce qui a provoqué la rupture : pourquoi cette distance ? Pourquoi ce refus ? Quelle est la véritable origine du mouvement ? Cette démarche conduit à un véritable retour sur soi. Un autre obstacle apparaît : l’orgueil. Il peut devenir si important qu’une personne refuse de revenir sur ses choix, même lorsque la possibilité du retour reste ouverte. Le cours pose ainsi une question essentielle : qu’est-ce qui empêche réellement de changer lorsque le changement est encore possible ? La réflexion aborde également ces périodes où les événements semblent ne plus avoir de sens et où la présence de Dieu devient difficile à percevoir. Comment vivre ces moments d’incompréhension ? Peuvent-ils, paradoxalement, devenir une occasion de retrouver du sens et de se reconnecter ? À l’approche de Roch Hachana, un dernier enseignement se dégage : il existe des moments où le rappel ne peut plus venir de l’extérieur et où le travail doit venir de l’intérieur. Il n’est alors pas nécessaire de pouvoir tout changer immédiatement. Chaque effort compte. Chaque effort possède une force. Un cours entre spiritualité et développement personnel sur le destin, l’identité, le sens de la vie, la responsabilité, l’orgueil, le changement et la capacité à se reconnecter. Questions abordées : • Peut-on réellement échapper à son destin ? • Peut-on se détacher de son identité et de son histoire ? • Chaque individu a-t-il une mission particulière à accomplir ? • Comment trouver sa place dans le monde ? • Pourquoi cherche-t-on parfois à fuir ses responsabilités ? • Comment comprendre l’origine profonde d’une rupture ? • Pourquoi certains changements ne durent-ils pas ? • L’orgueil peut-il empêcher de revenir sur ses choix ? • Comment retrouver du sens lorsque les événements deviennent incompréhensibles ? • Pourquoi chaque effort compte-t-il, même lorsqu’il est impossible de tout changer ? Vous avez apprécié cet enseignement de Rav Lemmel ? Pensez à le partager à vos amis et à vous abonner à notre chaîne Youtube... Pour suivre Elie Lemmel : Groupe Whatsapp privé : https://bit.ly/suivez-rav-lemmel5 Facebook : https://bit.ly/FB-RavLemmel Instagram : https://www.instagram.com/elielemmel Tik Tok : https://www.tiktok.com/@elielemmel Podcast Spotify : https://bit.ly/3Ik2ic3

Extrait du cours

Ce soir, le thème qu'on va essayer de développer ensemble tourne autour de cette notion : "Est-ce qu'on peut se désolidariser de son peuple ? Y a-t-il une possibilité d'échapper au destin du peuple juif ?" Et le point de départ commence sur un texte qu'on va dire cette semaine qui est un des derniers textes de la Torah qui est donc la parachat de Savim. Alors, je vous rappelle qu'on est dans le livre de Dvarim. Varim, c'est donc ce texte dans lequel Moché Moïse reprend un petit peu toute l'histoire du peuple d'Israël, leur fait énormément de recommandations.

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Ce soir, le thème qu'on va essayer de développer ensemble tourne autour de cette notion : "Est-ce qu'on peut se désolidariser de son peuple ? Y a-t-il une possibilité d'échapper au destin du peuple juif ?" Et le point de départ commence sur un texte qu'on va dire cette semaine qui est un des derniers textes de la Torah qui est donc la parachat de Savim. Alors, je vous rappelle qu'on est dans le livre de Dvarim. Varim, c'est donc ce texte dans lequel Moché Moïse reprend un petit peu toute l'histoire du peuple d'Israël, leur fait énormément de recommandations.

On va reprendre beaucoup de thématiques qui ont été vues précédemment. Il va surtout leur rappeler l'importance de garder la loi lorsqu'ils seront en terre d'Israël. Elle les avertit déjà de la tentative, pas tentative sans de plus les tentations de l'assimilation. Et euh la semaine dernière, on a un autre texte qui est là et qui euh rappelle que malheureusement si le peuple d'Israël à un moment oublie son histoire, l'histoire lui rappellera sa propre histoire avec donc les événements tragiques qu'il pourra vivre.

et de manière malheureusement assez bouleversante, l'histoire nous montre que ces événements nous y avons été confrontés parfois avec une forme d'exactitude et de précision qui est un petit peu quand même extrêmement bouleversante. Et là maintenant cette semaine donc on est dans les derniers textes, on est à la fin de l'écriture de la T commence nous dit debout vous tous. devant l'Éternel votre Dieu. Et là, il commence à faire une énumération des différentes composantes du peuple d'Israël.

C'està-dire ceux qui sont à la tête de vos tribus, vos anciens, ceux qui s'occupent d'organiser le peuple, vos enfants, vos épouses, du puiseur d'eau jusqu'au coupeur de bois. Vous êtes tous là. Alors, première question qui se pose évidemment de savoir pourquoi est-ce que on a besoin de faire cette énumération. Vous êtes tous là, c'est très bien.

Super. Et puis même, quel est l'intérêt de dire àemnit Savim ? Vous vous tenez debout ? Oui, soit ils étaient assis, soit ils étaient debout.

C'est-à-dire ce terme, a priori on nen voit pas l'intérêt. Et Rachi sur place, le commentateur va dire que en effet lorsque le peuple d'Israël entend tous les enjeux de sa future histoire, il y a une forme de moment d'anxiété par rapport à ce devenir. Et donc Moché leur dit, "Regardez l'histoire qui est passée, regardez déjà les événements du passé et faites le constat que vous êtes toujours là." Et c'est intéressant parce que au fond ici la Torah pose déjà toute la problématique que l'on peut avoir

par rapport à ce destin du peuple d'Israël. Parce que qu'on le veuille ou pas euh il n'est pas simple, il est complexe et à partir de là on peut imaginer que l'on est peut-être pas envie d'être dans l'histoire de ce peuple même si on va nous la rappeler.

Et donc Mosé dit non vous êtes tous debout. C'est-à-dire qu'on le veille ou pas, chacune des composantes du peuple d'Israël est encore présente. Quelle que soit l'histoire passée, vous êtes toujours là. Et donc au fond, ayez confiance en l'avenir.

C'est pas simple parce que ça va poser la question de cette singularité du destin, la question du pour quoi d'une histoire aussi belle et en même temps aussi complexe et donc évidemment de facto par derrière ça va être toute la problématique de la confrontation d'Israël aux nation et de ce qu'on appellera par la suite le monde de l'antisémitisme. va y revenir parce qu'il est important de réfléchir mais au fond pourquoi à un moment on voudrait échapper à ce destin ? Pourquoi est-ce qu'un moment on voudrait s'extraire de ce peuple ? Quelles seraient les motivations ?

Comme si au fond il y avait un destin collectif et quel que soit le type d'engagement que l'on a par rapport à notre peuple, il nous atteindra d'une manière ou d'une autre dans un sens comme dans un autre. Donc ça c'est déjà la première problématique qui est posée et la description de tous les éléments qui constituent le peuple d'Israël, c'est aussi là pour nous dire sachez qu'un moment il n'y a pas de hiérarchie dans l'histoire de votre destin. Il n'y aura pas les privilégiés. Il n'y aura pas ceux qui en effet pourront un moment dans l'histoire être ce que l'on appelle les bons juifs, ceux que la société acceptera et puis les autres.

On va depuis les chefs jusqu'au coupeur de bois puis on les met tous au même niveau et on le verra à de très très très très rares exceptions près. Le destin du peuple d'Israël touchera tout le monde sans aucune différence. Très bien, le texte continue et un moment va nous dire parce que il y a la possibilité qu'un moment des individus voir même des familles, voir même une tribu dise la chose suivante : "Et bien, nous voyons la complexité du destin. Alors la personne va dire shalom qui bich traduction que la paix soit sur moi car j'irai suivant les inclinaisons de mon cœur.

Et là à ce moment-là le texte d'après est bouleversant parce qu'il y a une forme de j'ai presque enie de dire de violence qui est exprimée par rapport à celui qui dirait bon que la paix soit sur moi, je vais aller suivant les inclinaisons de mon cœur. Le texte nous dit le Dieu ne pourra lui pardonner. À ce moment-là, une colère divine s'échappera sur lui et cetera et cetera. On a des textes qui sont extrêmement forts et extrêmement durs.

C'est très curieux parce que on sait que maître nous explique que l'univers a été créé sur le principe du raam de la miséricorde et plus que cela, on connaît dans la Torah la valeur et l'importance. de chaque individu. Et là, en effet, bien, qu'est-ce qui fait que la Torah parle d'une manière tellement forte de cette personne ? Intéressant de voir que ce type de parole, on le retrouve dans un autre endroit.

Cet autre endroit, c'est dans ce que l'on appelle le Messi Madiar, c'est-à-dire de celui qui à un moment va mettre en place une stratégie pour pouvoir amener d'autres à quitter le giron du peuple juif. C'est-à-dire, non seulement lui-même décide de l'abandonner, mais veut amener d'autres personnes avec lui pour un moment créer la rupture. Et là, de la même manière, le verset est extrêmement dur avec presque une forme entre guillemets d'interdit de lui trouver des circonstances atténuantes. Alors évidemment quand le texte nous dit cela, ce n'est pas pour nous amener nous à décider que tel et tel personnage appartient à cette catégorie, mais on est en train de nous dire voici au fond l'élément sur lequel il y a pas de négociation possible.

J'ai presque envie de dire que tu vas peut-être pas faire shabbat, tu vas peut-être pas manger cacher, tu vas peut-être pas prier, enfin voilà. Mais mais il y a quelque chose de pire. Il y a quelque chose de pire. Il y a quelque chose qui qui va falloir écarter complètement du monde des possibles de l'histoire du peuple d'Israël.

Pourquoi ? Pourquoi au fond on n'aurait pas cette liberté d'échapper à son destin ? Pourquoi au fond on ne pourrait pas à un moment se dire et bien ça ne me concerne pas et bien et que celui au fond qui a envie de se sentir non concerné me suive au fond. à la limite, bon c'est son problème plus que cela, ça pourrait presque nous amener à à rester dans une forme de petit castel on dit bon ben nous on est les irréductibles gaulois quoi.

Et on est les bons quoi. Vous savez tous ceux qui disent "Mais Dieu nous a choisi, c'est nous quoi. Bon ben les autres tant pis pour eux." Et et d'ailleurs c'est un grand classique qu'on le voit dans dans pas mal de modèles, dans pas mal d'univers dans lequel on peut dire la chose suivante. Bon ben voilà, il y a les autres et il y a nous.

les les privilégiés. Voilà, nous sommes fidèles, nous sommes voilà, ça fait bien. Alors, pourquoi la Torah insiste tellement sur cela ? Ça nous pose donc un problème beaucoup beaucoup plus vaste et qui va nous faire d'abord redémarrer au début du texte de la Torah.

Lorsque la Torah commence, elle commence avec ce premier verset qui nous dit la traduction inexacte du verset, c'est au commencement créa l'Éternel les cieux et la terre. Rachi sur place nous dit qu'évidemment ça ne peut être la traduction puisque la notion de commencement n'existe que dans un univers existant. Tant que l'univers n'est pas là, la matière n'étant pas présente, tu ne peux pas me parler de temps. Or commencement, c'est par rapport à un référentiel temps.

Donc Rachid Berchit ne veut surtout pas dire au commencement. Rachi nous dit berchit bichville rchit pour quelque chose que l'on appelle rchite. Réchite ça veut dire les prémisses. L'univers a été créé.

Et Rachie dit, et c'est une phrase qui peut en effet faire désordre mais la Torah dit donc on l'assume bich Torah ou bich d'Israël pour la Torah et pour le peuple d'Israël l'univers a été créé alors évidemment voyez tout de suite personne qui s'affole en fin de compte voilà c'est pour vous mais et nous làdedans. Il faut bien comprendre que d'abord ce que l'on appelle Israël le peuple d'Israël ça commence à la sortie de l'Égypte. Il faut pas oublier que l'Israël ça va être d'abord Abraham, Isaac et Jacob et c'est pas encore le peuple d'Israël. Donc ça veut dire quoi pour la Torah et pour Israël ?

Rachi sur place ramène les versets qui sont le support à son interprétation. C'est pas un commentateur qui s'est dit bon voilà on va dire un truc sympa qui nous montre que Israël et la Tor sont appel. Le texte nous dit que la raison d'être de la création de l'univers c'est quoi ? C'est tout simplement un lieu dans lequel Dieu va se révéler à travers la Torah et un peuple que l'on appelle le peuple d'Israël qui est censé véhiculer ce message à l'humanité.

Et là ici, en effet, il y a un point de bascule, c'est-à-dire est-ce que l'univers est le fruit d'un projet qui a une finalité ou non ? Et toute la Torah s'organise autour de cet axium de base. Et on peut très bien un moment dire non. C'est-à-dire que Torah et Israël ne sont que des éléments présents à l'intérieur de l'histoire du monde, mais on ne peut pas imaginer qu'ils sont la raison d'être même de la création de l'univers.

Il y a quelque chose d'un petit peu vertigineux là-dedans et au passage tout l'univers de la cabala et de la mystique justement pénètre ces notions là pour nous expliquer jusqu'à où les choses vont et c'est passionnant. Ce qui est sûr, c'est que à partir de là, il y a une forme de responsabilité parce que si ce n'était cela, l'univers n'a pas sa raison d'être. Et cette idée là, on la retrouve dans un texte du Tammud très intéressant dans le traité de shabbat. En traité de shabbat, on parle du moment dans lequel la Torah a été révélée et le texte sur place va relever une curiosité grammaticale dans le texte de la création de l'univers.

Puisque lorsque l'univers a été créé, on parle de jour 1, jour 2, jour 3. Alors, est-ce que ce sont des jours de 24 heures ou est-ce que ce sont des périodes de temps ? C'est pas le sujet de ce soir. Ce qui est sûr, c'est que quand on arrive au 6e jour de la création, et bien là, on va dire yom hasi, le jour le 6e avec prenant défini, c'est-à-dire on insiste avec le ha le jour le 6e.

Normalement, on devrait dire y shishi le 6e jour comme on a dit d'ailleurs pour les autres jours. Yom cheni, yom Schlishi, Yom Revi jour 2, jour 3, jour 4, jour 5. Quand on arrive au 6e, on dit yom hasishi le jour le 6e. Alors évidemment on s'arrête sur ce texte.

Les mains du tabu nous disent oui ici il y a une double lecture. On est dans le 6e jour de la création mais on est dans le 6e jour qui est au fond le 6 du mois de si 20 jours dans lequel la Torah a était révélée à l'univers sur le Sinaï. Et la lecture que l'on va faire hashi lorsque ce fameux 6e jour de la révélation arrive à ce moment à ce moment-là l'univers est parachevé c'est-à-dire l'univers n'étant là que par rapport à cette tor que Israël va véhiculer dès le moment où Israël reçoit la Torah à ce moment-là la raison première de la création de l'univers étant présente. Maintenant véritablement on peut considérer que l'univers est là dans une dimension pérenne.

Il m'allait chamavre. Le texte nous dit si ce n'était cette révélation, cette tor qui est reçue, les cieux et la terre n'auraient pas été crée. Le texte nous citeam nous cite plusieurs versets qui nous montrent que le monde était dans une forme de tremblement. Alors il faut comprendre ce que ça veut dire parce que si on si on reçoit pas la Torah, il y a plus de raison d'être.

Il faut pas oublier que ça a des incidences qui sont pas simples, c'est que d'après la tradition mystique juive, si il y a un moment dans l'histoire de l'univers dans lequel la Torah n'est pas présente, ne serait-ce que dans son étude, le monde n'a pas sa raison d'être. Et évidemment, à partir de là, on comprend bien que tout l'enjeu de l'appartenance au peuple d'Israël n'est plus du tout le même. On n'est pas ici dans une problématique de l'histoire de l'individu, mais on est beaucoup plus dans l'histoire que doit créer chaque individu qui fait partie du peuple d'Israël. Pourquoi ?

Maîtres nous disent qu'il y a à la base de l'univers dans le peuple juif ce qu'on appelle 600000 âmes. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a en effet 600000 éléments que l'on appelle âmes qui vont se subdiviser et se retrouver tout au long de l'histoire à l'intérieur du peuple juif. La particularité c'est que d'autres peuvent y adhérer et recevoir donc eux aussi cette dimension.

C'est d'ailleurs ça tout l'enjeu de la conversion. Et c'est en cela où en effet le judaïsme bien dès le moment où tu pénètres le peuple d'Israël, tu es comme quelqu'un qui vient de naître et cette dimension te pénètre et va faire partie de toi. À partir de là, le problème du juif va être avant tout de savoir s'il est prêt à assumer ou non le rôle qu'il doit jouer dans l'histoire. Et le désir de s'échapper, c'est au fond le désir de donner au monde une lecture totalement différente.

C'est-à-dire, il est une réalité dans laquelle je ferai ce que j'ai envie d'y faire et parfois ça peut être très sympathique mais ça s'arrête là. Au fond, c'est enlever à l'action de l'humain l'impact qu'elle a au niveau de l'univers. C'est pas du tout je veux pas être juif, c'est pas du tout j'ai pas envie d'accomplir les commandements. C'est est-ce que à un moment j'accepte cette place, cette fonction, cette responsabilité ou non ?

Et si je ne l'accepte pas, ça veut dire que j'ai une lecture différente de ce que représente l'univers. Quelque part, il y a quelque chose de très surprenant, c'est que on a vu dans l'histoire de manière constante que le juif qui a voulu techniquement parlant s'échapper de son peuple, on l'a ramené. Alors, premiers exemples, les plus récents et les plus bouleversants. Évidemment, on est en tête la choix.

Ton arrière grand-père était juif, donc tu es juif. Pourtant, tu vis comme tout le monde à tous les niveaux. Tu t'es converti, tu vas la même messe. Donc c'est-à-dire même plus de danger que tu que tu fasses pénétrer quelque chose de juif dans la société.

Ça y est, tu t'es complètement au sens premier terme assimilé. été absorbé. Quelque part, on pourrait entre guillemets évidemment imaginer que si on a peur de ce danger de ce que véhicule le juif à travers son judaïsme, alors on peut entendre, même si c'est inommable, mais je ne suis pas un danger pour la société, je suis cette société totalement, complètement absolument. J'ai récusé, j'ai complètement mis de côté.

Mais il y a encore quelque chose qui est lié au fait que tu sois juif. Alors et bien on te le rappelle. Au fond, nos maîtres nous disent que et même si le mot est très violent, c'est presque une forme de cadeau qu'on nous fait. Comme si au fond, on était en train de nous dire "Mais interroge-toi sur la dimension incompréhensible de notre désir de te voir disparaître." interroge-toi.

Et c'est intéressant de voir qu'on a essayé d'élaborer toute forme de théorie parce que la réponse ultime fait peur parce qu'elle est engageante. Donc on veut essayer de trouver toutes sortes de théories qui ne marchent pas parce que l'une bouscule l'autre et l'une fait disparaître l'autre pour expliquer le pourquoi du comment. Un moment, il y a quelque chose de totalement incompréhensible. On le voit à nouveau aujourd'hui cette prokilisation sur le peuple juif qui qui soulève les passions, qui soulève tous ces mouvements populaires, c'est on les appelle des intellectuels et des artistes.

Donc on va leur donner le nom que d'autres leur donnent qui disent voilà c'est la cause. Enfin derrière c'est le juif quand l'autre jour on est avec mon épouse un mariage dans le sud de la France et qu'on on marche et moi avec mon chapeau c'est shabbat et qu' un monsieur sur son truc passé et hurle des insultes sur Israël. C'est enfin c'est c'est marrant quoi. C'est intéressant.

Et donc à partir de ça, évidemment les tentatives que l'on a d'expliquer le pourquoi sont peut-être présente parce que se dire il y a peut-être autre chose et donc à ce moment-là s'interroger sur la responsabilité que l'on a n'est pas simple. Dans un monde dans lequel on n pas envie de vivre ce dur bonheur d'être juif et d'assumer la fonction qui est la nôtre. qui même si on ne l'assume pas nous sera rappelé. Si l'abandon nous permettait de ne plus assumer, mais non seulement de ne plus assumer de mais de ne plus être victime, why not ?

Éventuellement, ça se négocie, ça sert à rien. Donc on voit que quelque part à un moment, il y a cette impossibilité de séparation. Et en effet, le texte de la Torah nous dit que que Dieu fera ramener tous ceux que l'on appelle lesim, c'està-dire tous ceux qui se sont égarés de en terre d'Égypte. Excusez-moi aujourd'hui en Égypte du côté du car et d'Alexandrie, il y a plus beaucoup de juifs.

Le verset nous dit et ceux qui sont complètement nidar c'est pardonnez-moi l'expression un peu légère paumé mais probement perdu paumé mais de terre d'Égypte mais non enité c'est quoi ? Rappelons-nous que Heretmitraim, la terre d'Égypte, c'est le lieu dans lequel le peuple d'Israël va constituer son identité dans la confrontation, un système complètement opposé à notre à notre vision du monde. Un système complètement déterministe, un système dans lequel c'est l'homme qui est au centre, un système dans lequel ce ne ton action ne génère rien dans le monde puisqu'elle ne peut pas transformer ta situation et ton état. C'est ça l'Égypte.

Mais ils l'enfermement de l'individu qui peut pas un moment jouer un quelconque rôle si ce n'est celui qu'on lui a signé et que la société lui a posé. Et c'est ça le nivar, c'est-à-dire de tous ceux qui un moment sont repartis vers ce que représentait l'Égypte, c'est-à-dire un univers dans lequel on met de côté cette idée que chaque individu a une mission particulière et unique à remplir dans le monde et que c'est ça au fond le but même de notre vie. Le problème c'est que le peuple juif vit cette dimension là tout en s'inscrivant dans une réalité qui est la même que les autres. Donc ça veut dire que ce n'est pas antinomique avec une vie.

Et c'est ça qui est bouleversant. C'est-à-dire si cette vision du monde nous amène à nous retirer de la vie, à prendre de la distance par rapport à notre réalité physique, corporelle ou autre. Alors, on peut imaginer qu'elle puisse poser problème. Mais ce qui pose problème, c'est que justement cette vision du monde dans laquelle chaque action et l'élément qui justifie la création du monde s'inscrit dans un quotidien dans lequel on mange, on boit, on élève des enfants, on fait du ski, on fait de la musique, on chante, on danse, on se promène, on peint, on fait de la musique, enfin voilà, on vit.

Donc quelque part, il y a quelque chose de terrible là-dedans. C'est que on se rend compte que être juif, c'est avoir un élément supplémentaire mais qui est là pour rappeler à l'autre que cet élément lui aussi peut l'inscrire dans son existence. Non pas nécessairement à travers une conversion mais à travers la question sur la place qu'il occupe à travers l'écosystème dans lequel il vit. Et ça en effet ça va être la difficulté.

Moi, je me suis toujours posé la question de savoir pourquoi on avait tellement besoin de de trouver les éléments qui nous permettent de nous sentir moins mal, de ne pas faire partie d'une histoire. C'est c'est ce qu'on appelle chercher la petibette. Surtout dans le peuple juif. Bon nombre de personnes vont vont tout faire pour trouver les éléments qui leur permettent de justifier un désir de prendre de la distance.

Non mais un rabin qui m'croqué. Non mais je comprends pas pourquoi il faut faire ça mais ceci cela. OK, tu comprends pas. Et donc c'est intéressant.

Pourquoi ? Parce que c'est derrière cela la question de la responsabilité. Et cette responsabilité, elle est, j'ai envie de dire, consubstantielle à l'être. Humain, c'est ça.

C'est cette notion de responsabilité qui va me demander de faire l'effort de découvrir ce que je peux créer à travers ce que je suis dans le monde dans lequel je me trouve. Et c'est ce que le texte nous dit. Adam les amalad l'individu est né pour l'effort et la notion d'effort à mal ce sont les mêmes lettres que m ça veut dire aller au-delà d'eux c'est-à-dire de s'imaginer ce que je pourrais être et si je peux l'être alors pourquoi je ne le deviens pas si je

peux l'être alors pourquoi je ne le deviens pas et évidemment certaines personnes tu pas trop envie et la difficulté donc elle va se situer là. Maintenant on va essayer de réfléchir qu'est-ce qui va se jouer dans l'histoire des ruptures, l'histoire des distances qui ont été prises.

Et je vais prendre un sujet qui peut être polémique mais vous allez l'entendre au second degré évidemment. Vous savez que après la choque de personnes ont dit si l'état d'Israël avait existé la choix n'aurait pas pu avoir lieu. Je me rappelle que quand on était enfant, on disait avec des sites "Tu peux mettre Paris en bouteille." Mais le raisonnement allit plus loin. Le résonnement disait que au fond avoir un pays, faire partie des nations unies plus nécessairement mais des nations, avoir un système, nous inscrire un petit peu dans le concert des nations de l'humanité serait la manière la plus simple de faire disparaître cette singularité qui interpelle et qui crée des réactions plutôt épidermiques.

et j'ai pris cet exemple le jour de ma promenade et de ces insultes pour me dire mais c'est exactement le contraire ce qui se passe. Alors c'est pas pour dire donc c'est la raison pour laquelle mais c'est intéressant de voir que la logique qui est passionnante n'est pas au rendez-vous. En Allemagne, on a pensé et on s'est dit que en sacrifiant pleinement notre identité, en étant comme Mendelson disait, juif chez soi et comme les autres à l'extérieur et ça va aller jusqu'à la conversion au catholicisme pour beaucoup, et bien ça y est, enfin on serait vraiment on aurait réglé cette problématique. C'est totalement logique.

C'est très intéressant parce que logiquement parlant, c'est c'est ça au fond, surtout si on s'inscrit dans le modèle de société et et qu'on en respecte les règles. Parce qu'aujourd'hui, vous constatez que la plupart du temps en dehors du peuple juif, les oppositions par rapport à ceux qui sont différents, c'est lorsque dans leur différence, il nous pose problème à travers le modèle de fonctionnement. Aujourd'hui, la grande difficulté qui est liée au racisme de manière générale est beaucoup plus liée à ce qui se fait bien plus à ce que l'autre est. Il y a pas eu trop de racisme en portugais en France.

Pourquoi ? Parce que il y a pas eu trop de difficultés. Et dès le moment alors après on va commencer à faire des analyses politiques à 2 francs 50 si on avait donné alors j'en sais rien c'est pas le sujet mais c'est intéressant vous allez voir que les oppositions justifié ou non justifié avec lequel on sera d'accord ou pas c'est un deuxième sujet elles sont essentiellement liées à une problématique du respect des règles de la société dans laquelle on se trouve mais à un moment si

vous arrivez dans un monde et que vous décidez de vous fondre pleinement dans les règles du lieu tout en gardant une forme d'identité religieuse qui est la vôtre, mais qui respecte le cadre et le système dans lequel vous êtes. A priori, à part quelques fou furieux qui tout ce qui est différent est insupportable, vous ne créerez pas de problème.

Or, c'est exactement ce qu'a fait le peuple juif. Il l'a fait à Rome, il l'a fait à Athène, il l'a fait à Berlin, il l'a fait à Telaville. Et quelque part, les résultats sont systématiquement les mêmes. Et quand le texte nous dit que à ce moment-là, la colère de Dieu se déclenchera, faut pas entendre ici comme une forme de punition divine qui va s'abattre comme les foudres de Jupiter.

C'est-à-dire que à un moment l'individu devra voir dans les événements auxquels il est confronté une parole que Dieu est en train de lui de lui donner par rapport à ce qu'il est en train de faire. C'est-à-dire quelle est la lecture que tu fais du drame que ton peuple est en train de vivre ? Quelle est la lecture que tu en fais ? Et c'est ça au fond.

celui qui un moment va décider de prendre d'autres personnes avec lui, de les écarter complètement. Pourquoi la Torah parle d'une manière aussi dure ? C'est qu'elle lui dit "Mais au fond, tu amènes l'autre dans l'illusion d'un futur qui se conjuguera plus que parfait. Alors que non seulement ça ne sera pas le cas, mais en plus il ne comprendra même plus la raison pour laquelle ça lui arrive tellement il se sera déconnecté de son identité.

ces lettres pathétiques que vont écrire les anciens combattants ne comprenant pas pourquoi on les traite différemment alors qu'ils ont été croix de guerre à Verdin et ça c'est terrible parce que quand tu sais le pourquoi, même si la difficulté est là, tu l'as vu autrement. Mais le drame c'est l'incompréhension parce que dès lors que je m'inscrit pleinement dans un système, dans une société, que je lui fais accrète d'allégance, pourquoi ? Pourquoi ? Et la Torah donc fait le reproche à celui qui a fait ce choix, mais surtout qui amène d'autres.

Parce que s'il y a la limite, tu les amènes vers un monde dans lequel bon ben OK, ils seront en rupture, ils seront ceux qui ont trahi leur histoire. OK, mais bon, la petite maison dans la prairie par la suite, bon d'accord, le gars choisi l'Firm contre l'éternité, la trahison contre la fidélité. OK, c'est un choix, tu as le droit, tu as le droit. Mais au moins que ça se passe bien, quoi.

Au moins que ça se passe bien. Mais quand l'histoire te rattrape pour te rappeler qui tu es, c'est terrible. Donc le gars va se retourner vers l'autre, il m'a dit non seulement tu m'amené à trahir mais en dehors du fait que j'ai pu manger un peu de jambon de parme. Concrètement aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ?

Mais je suis juif pour le ramass. Quel que soient mes opinions politiques et mes ruptures avec qui pour ce qu'il me dit tu es juif point c'est dur c'est d'une violence inouie et donc quand le texte on dit mais de quel droit tu te permets parce que si tu garantissais à l'autre autre chose d'accord mais l'histoire sera au rendez-vous sache-le alors au moins Si un moment elle est présente et que tu sais pourquoi parce que tu le vis pleinement, les choses sont différentes et paradoxalement c'est

peut-être ce qui permet à cette histoire de n'avoir pas besoin d'exister parce qu'on a pas eu besoin de te le rappeler parce que t'entend rappeler tout seul. Parce que si tu décides de t'en rappeler tout seul, tu as pas besoin qu'on te le rappelle. Souvent les gens se disent "Mais pourquoi on est tellement préoccupé d'ouvrir d'autres juifs à leur judaïé ?

Chacun sa vie, chacun son chemin comme chanter je sais pas qui et c'est son problème. Mais c'est parce que j'ai pas envie qu'on se retrouve ensemble un jour face à la difficulté et que tu comprennes que peut-être si tu avais décidé de te rappeler tout seul que tu étais juif, on aurait peut-être pas eu besoin de te le rappeler de cette manière. Et si tu as un doute, regarde ton histoire, regarde. À partir de là, la question elle est de savoir comment est-ce que on regarde dans la Torah celui qui fait tout pour échapper au destin de son peuple.

L'histoire nous a montré que ceux qui ont tout essayé de faire malheureusement ont été rattrapés. Mais comment la Torah voit-elle cette personne ? Et ce qui est très intéressant, c'est que il y a un texte du Talmud qui nous rapporte l'histoire d'un roi d'Israël totalement idolâtre. Il est complètement idolâtre parce que dans les rois d'Israël, ça peut être toujours si simple.

Et un moment, il va se retrouver capturé par les ennemis en train de mourir à petit feu seulement qu'on puisse dire. Ils sont en train de le condamner à mort et ils sont en train de le faire mourir sympathiquement par pas juste lui tirer dessus quoi, faire durer plaisir. Et le texte du Talmud nous dit que cet homme invoque toutes les divinités qu'il a pu servir. Et puis bien sûr, il n'y a pas d'abonnés au numéro que vous demandez.

Et un moment, il est là, il dit "Mon père qui était un roi juste m'avait appris qu'il y avait le droit d'Israël. Bon ben au point où j'en suis, autant l'invoquer. Mais il rajoute quelque chose et là il se tourne vers Dieu. Il dit "Tu sais toi, Dieu de mes pères, sauve-moi.

Et si tu me sauves pas, c'est que tu es comme les autres. tu vois rien. La prière est légèrement surprenante voire même dirait certains blasphématoire. Et le Talmud nous dit qu'à ce moment-là, ce que l'on appelle les anges interviennent pour empêcher cette prière d'accéder là où elle doit se retrouver.

Alors ça veut dire quoi ? C'est pas des petits anges avec des petites ailes qui arrivent et qui attrapent la prière. Évidemment, faut bien comprendre que la prière, c'est l'expression du cœur, c'est une énergie et que ce qu'on appelle les anges sont des énergies qui sont là pour véhiculer ou pour organiser le monde. Toutes les énergies du monde.

Ce sont ce qu'on appelle des malachines des anges. D'accord ? si ce n'est qu'il faut revirginiser notre esprit et mettre de côté les figurations de Michelange et autres représentations des cucu les petits oiseaux parce que OK donc ces énergies qui peuvent véhiculer ou au contraire bloquer les choses décident de créer un blocage par rapport à cette prière c'est-à-dire que le monde ne supporte pas que quelqu'un puisse parler comme ça au créateur l'univers n'accepte pas qu'une chose pareille puisse exister. Et à ce moment-là, le texte nous dit que Dieu à ce moment-là et bien créer une forme de déviation pour que la prière arrive.

Évidemment, il faut comprendre ça et on touche un petit peu aux univers de la mystique. Qu'est-ce que ce texte est en train de dire ? que l'humain s'insurge complètement et que le monde s'insurge pleinement contre une prière de ce type. Comment peux-tu parler comme ça au créateur de l'univers ?

Si tu considères qu'il n'existe que parce qu'il répondra présent à ta demande comme tu le veux, c'est pas de ça dont il s'agit parce que ça va à l'encontre même de ce que représente le divin. Si ma relation à Dieu n'existe que dans la mesure où il y a une réponse permanente à ma demande et sinon il n'existe pas pour moi, c'est pas Dieu, c'est c'est une à mon service quoi. D'accord ? C'est ça.

Ça s'arrête là. et il est sauvé c'est quoi histoire de fou le texte du nous dit pour une raison très simple le parce que Dieu à travers cette histoire veut nous rappeler que personne ne doit désespérer sur la possibilité de se reconnecter c'est-à-dire quelque chose qui est une prière de ce type qui est une forme de parole blasphématoire mais dans lequel il y a une forme de microconnaissance du divin. Elle peut être entendue. En deux mots, ne t'interdis pas de te reconnecter pensant que tu es un déchet irrécupérable.

Ne t'interdit pas, ne t'enferme pas dans ton histoire passée pour t'empêcher d'imaginer un futur le balidar. Ça veut dire que l'idée de la rupture, elle est présente et on le voit à travers ce roi et on le voit à travers d'autres exemples de personnalités qui qui ont été en rupture de manière assez incroyable. Et intéressant de voir que quand le prophète s'adresse à eux, il leur ditor reviens à l'intérieur de toi. Texte nous cite l'histoire de cet homme qui a fait tout, tout ce qu'on peut peut ne pas faire.

Et à ce moment-là, il entend une voix divine qui lui dit. dire reviens à l'intérieur de toi-même, c'est-à-dire interroge-toi sur le pourquoi réel de ton mouvement. C'est pas change. Parce que le changement n'a de sens que dans la mesure où j'ai compris la source de ma rupture.

Tant que je n'ai pas compris le pourquoi de ma démarche, le mouvement que je vais opérer risque de ne jamais être dans la pérennité. Donc Razor, interroge-toi. Pourquoi non ? Pourquoi cette rupture ?

Pourquoi cette violence ? Pourquoi ce désire ? Qu'est-ce qui se passe ? Il dit si tu y arrives anisha mo dit Dieu attaï et le fils de Gessé c'est-à-dire David le roi David on se promène ensemble dans le jardin d'Eden.

Ça veut dire quoi ? C'est pas le sujet. Ça veut dire quoi ? On est dans anthropomorphisme ici.

C'est quoi la réponse de cette ce personnage incroyable qui sera en tête mot David parce que quand tu dis tu dis moi, toi et David donc attends attends attends je vais être sûr qui sera en tête qui sera le Prs Dieu dit tu as posé la question on change l'ordre David aura moi David et toi vous savez même si on me propose remplaçant du remplaçant du remplaçant du remplaçant il y a certains lieux dans lequel même vous êtes le 14e remplaçant vous venez Alors à force ici Dieu David et lui et d'ici c'est comme ça ça m'intéresse pas. Qu'est-ce que l'on voit ? On voit que il y a un personnage pour qui la reconnexion quels que soient les événements risquent de devenir impossible. C'est l'orgueilleux.

Celui qui à un moment développe un orgueil tel qu'il ne peut à un moment imaginer ne pas être la place que lui pense devoir avoir. Et c'est très intéressant parce que la possibilité technique existe. Mais la T ici est en train de nous renseigner sur ce qui est souvent la source de la rupture et la difficulté du retour. C'est au fond le fait que l'individu n'est pas envie un moment de se plier à une volonté qui est au-dessus de la ciel.

Alors que on verra que dans la vie, on est totalement subordonné à des volontés qui sont au-dessus de la nôtre et qui ne sont parfois que pas grand-chose. Je vais vous donner un exemple qui me concerne. Il y a des années de cela, je me retrouve à Bruxelles. Enfin, j'étais très régulièrement pour donner une conférence.

Je suis là-bas jeudi soir, je une conférence, vendredi matin, je dois faire une émission de radio et après rentrer à Paris. Tout va bien d'habitude. Voilà, je suis chez des amis, je dors chez eux après. Très bien.

Le matin, je me lève. Si tu te lèves, tu vas aller prier à la synagogue, c'est déjà. Et j'arrive là-bas et je me sens je me sens vraiment pas bien. J'ai mal.

J'ai mal ici en bas du ventre. J'ai très mal. Il y a un moment, j'ai très très très mal. Je suis un peu douillé mais pas trop.

Mais là vraiment, j'ai l'impression que j'ai mangé la moquette. On m'amène à l'hôpital. C'était quoi ? Rien du tout.

Rien. Un tout petit petit caillou de 2 3 mm mais pas au bon endroit. On appelle ça une colque néphrétique. Et tu es là ton émission de radio même pas en rêve.

Et le lemel qui l'avait vous comprenez mesdames et messieurs, il est par terre et il chante la marseillaise en chinois. D'accord. Et une piqûure de morphine suffit pas. Il faut une deuxième et tout.

Et tu penses que tu es le patron ? Petit caillou juste au endroit et tu es par terre, tu manges la moquette. Et c'est intéressant parce que je pense que j'ai perdu depuis mais j'ai gardé très longtemps le billet de train puisqueà l'époque c'était des billets de train qui m'avait amené à Bruxelles parce que tant tu as l'impression que tu deviens un peu quelqu'un, tu regardes ton billet de train et tu te rappelles que non, on se calme. Et c'est intéressant de voir que au fond on est totalement subordonné à des règles que l'on va suivre parfois avec exactitude.

Il suffit que le médecin te le dise et même pas parce que tu es malade mais pour de la prévention par rapport à quelque chose. Mais alors tu vas être d'une exactitude absolue tu va regarder la composition des aliments et le nombre de pas que tu fais et cetera. Regarde aujourd'hui les gens les montres connectés. Détends-toi qu'est-ce que tu as besoin de regarder sans arrêt ta pression matérielle, ton truc, ton machin, tout va bien quoi.

C'est intéressant. C'est intéressant de voir qu'au fond la subordination, elle est là. Mais là, tu es subordonné au créateur de l'univers et qui te pose la question de ta responsabilité. Et c'est là où en effet, il y a l'orgueil de celui qui dit "Je veux bien être soumis à quelque chose, mais si cet élément là crée chez moi le questionnement sur ma responsabilité, je n'en veux pas ou j'en veux.

C'est là où ça va se situer. Et c'est pas pour rien que on nous dit que c'est l'orgueilleux qui ne peut être en contact avec le vient. Bien sûr qu'à terme il peut l'être parce que accepter qu'on te montre quel est le sens de ta vie, c'est le plus beau cadeau. Mais c'est celui qui un moment t'oblige à t'inscrire dans une vision d'éternité.

Est-ce qu'on a envie alors qu'on a tous cette anxiété plus ou moins importante face à la mort de se confronter à quelque chose qui paradoxalement nous extrait de cela puisque si tu vient un sens donc tu t'inscris dans quelque chose qui est en dehors du temps puisque l'univers est du domaine de l'infini donc tu t'inscris dans quelque chose qui te donne cette dimension d'infini et ça en effet fait, c'est là où va se situer le retour ou non de l'individu dans son histoire, l'orgueil. Et c'est pas pour rien qu'on nous dit que la richesse, c'est peut-être pas le plus beau cadeau qu'on puisse faire à quelqu'un. Pourquoi ? Parce que la nous dit, la nous dit que le riche écrase littéralement les pieds de Dieu.

Ça veut dire quoi ? Il accepte mais quelque part lui écraser les pieds, c'est-à-dire il lui demande de rester à sa place. Te mêle pas de ma vie, tu es là. à tel point que nos maîtres nous disent et je sais ce commentaire tout à l'heure et il m'a très fortement interpellé en se basant sur l'analyse des versets dit et celui qui dira un moment c'est bon là e comme on dit un peu vulgairement me prenez pas la tête se sentira déculpabilisé parce que par ailleurs il fera des actes de charité donc en deux mots c'est pas que il a envie d'aider pour l'instant instant s'inscrire dans ce que Dieu attend lui, c'est un peu compliqué.

Celui-là, il y a pas de problème. C'est sûr que c'est plus facile parfois de faire un chèque que de faire attention si le restaurant est cacher, même si je pense que c'est mais bon. OK, il va se débarrasser. Non, il y a celui qui dira "Non, c'est mon dieu, j'ai décidé que moi c'est ça et pour non, moi c'est tout et pour l'instant c'est ça." C'est pas la même chose.

Et c'est intéressant de voir comment va se chouer. C'estàd que cette rupture n'est pas nécessairement une forme de conversion à d'autres spiritualités, mais c'est aussi le choix que l'on a d'organiser notre relation à la Torah. Non point parce qu'elle est complexe, difficile, que j'ai pas été habitué, que je suis un kiffeur, que je peux pas résister et cetera ou là. OK, faut juste devenir un peu moins enfant et après les choses changeront.

Non. un choix ça et point et ça s'arrête là. Pourquoi ? Parce que l'idée d'être soumis à Dieu est quelque chose qui ne fait pas partie de mon modèle.

Alors, reprenons le texte de la paracha et à un moment, on va retrouver donc dans cette parachat dansabieller une un des versets les plus violents qu'il soit. Pas les plus violents, le texte du Tabu nous dit que c'est le verset le plus complexe de la Torah. Et ce verset, il dit la phrase suivante : Dieu dit moi à ce momentl je voilerai ma face car vous serez tourné vers d'autres divinités c'est-à-dire vous aurez décidé ce que doit être votre rapport à la divinité pas nécessairement vous serez parti dans d'autres spiritualités et pourquoi Ce verset est le pire. Alors, c'est ce que certains vont appeler le silence de Dieu.

Quand certains disent "Mais où était Dieu ?" Dieu était là mais non visible dans un monde dans lequel l'homme n'était plus au rendez-vous au passage. La notion de Hesterpanim dit le talmud est la notion la plus bouleversante de l'histoire parce que c'est le moment dans lequel le contact avec le divin devient complexe parce que il y a une forme d'incompréhension mais qui au fond si on l'explore jusqu'au bout peut nous permettre de nous reconnecter. Et c'est vrai que on est aujourd'hui dans une génération dans laquelle ne pas voir la présence d'Achem dans l'histoire du peuple d'Israël devient de plus en plus complexe. Il y a des tentatives désespérées d'expliquer ce qui n'obéit plus à la logique.

aussi bien sur l'rafocalisation que nous vivons en tant que peuple, aussi bien à travers ce qui se joue sur notre terre que nous-mêmes. Et en même temps des événements au sens premier du terme extraordinaire, malheureusement parfois de manière dramatique et parfois dans une autre dimension que nous avons vécu. Vous savez que dans l'analyse qui a été fait des événements dramatiques il y a 2 ans 3 ans maintenant alors on a commencé à expliquer le pourquoi du comment stratégie des chefs pas stratégie ce que vous voulez super super pas de problème regardez nous dit que un moment l'empereur va dire choisit Que veux-tu que je te donne ? Et à un moment il pouvait demander Jérusalem, il demande pas.

Elle nous dit "Mais attends, mais c'est quoi cette histoire de fou ?" L'ag nous dit messieur safémanu le verset dit oui parce qu'il y a des moments de l'histoire dans laquelle Dieu retire l'intelligence à l'intelligent. Dieu fait en telle sorte que les paroles qui aurait dû être prononcées ne le soient pas. Ouais. La génialité est là mais brusquement elle ne s'exprime plus parce que celui qui sera par la suite et qui a été en amont capable d'élaborer des stratégies et des plans hallucinants qui vont se révéler par la suite.

Celui qui par la suite va être capable de faire qu'est-ce qui fait qu'à un moment t n'est plus présent. alors que physiquement il est là, qu'est-ce qui se passe ? Alors, on essaie de trouver des explications psychologico, ce que vous voulez. Non, la Gara nous dit que dans l'histoire, on a vécu des moments dans lesquels la génialité qui était bien présente n'était plus au rendez-vous parce que malheureusement le rappel de l'identité devait passer à travers quelque chose qui n'est pas simple.

Et c'est vrai que je redis à nouveau, ce désir que l'on peut avoir à un moment de rompre n'enlèvera en rien le fait que l'on sera rattrapé. Et ça, je pense que c'est une des choses les plus géniales au fond de notre histoire, de voir qu'on a ce privilège et cette chance que des éléments nous rappellent de manière constante notre identité. Moi le bonhomme qui l'autre jour passe et m'insulte et j'en ai d'autres comme ça. Bon, grâce à Dieu, jeespéris que même sans lit, je me rappelle qui je suis.

Je me dis mais au fond si je l'avais oublié, tu me le rappelles ? Merci. Maintenant, ce que j'aimerais c'est de ne pas avoir besoin que d'autres vivent cela pour le leur rappeler. le Rachana qui arrive et bien c'est une année pas banale.

Cette année, on va pas sonner le chauffard le premier jour. Ça veut dire que cette année, on est en train de nous dire l'élément extérieur. Il ne sera pas là. C'est à nous de faire le travail.

Le chauffeur, c'est ce rappel, ce rappel de la révélation du Sinaï, ce rappel de la sortie d'Égypte, ce rappel d'Isaac et du la ligature d'Isaac. C'est le rappel de beaucoup de choses. Alors, il y a pas parce que c'est shabbat. Alors, ce qui est complètement fou, c'est de dire mais pourquoi pas ?

Pourquoi ça me rappelle je va ? Pourquoi pas ? C'est quoi le problème ? Vous savez pourquoi ?

Regardez, lesimim ont mis de côté une mitva de la Torah. Donc on connaît l'importance capitale. C'est pourquoi ? Parce que ils se sont dit le shabbat peut-être que quelqu'un qui ne sait pas comment sonner risque de prendre son chauffard, de le transporter à l'extérieur et de l'amener chez un sachant pour qu'il lui apprenne à en sonner.

Et donc il risquerait peut-être de transgresser Shabbat. Waouh ! J'imagine un peu de peur que une personne veuille sonner mais en même temps transgresse chama. Donc c'est un peu paradoxal et pour ça tu supprimes le chauffard.

Ça veut dire que au fond, on est en train de nous rappeler que toute l'identité du peuple juif passe à travers le shabbat. C'est-à-dire que Yom Hashishi, c'est par ce texte que nous commençons le shabbat. Le fameux shabbat, c'est l'élément qui donne du sens à notre vie. C'est ça qui nous rappelle à Cherbrokim la que Dieu a créé l'univers pour qu'on agisse dans cet univers qu'on le parachève.

Et ça en effet chaque effort que l'on peut faire surtout shabbat prochain qui est le dernier shabbat de l'année chaque effort même si on peut pas le faire entre même si on peut pas le faire complètement chaque effort a une puissance force et quelque part c'est de cette manière là que la connexion à notre peuple reste de manière éternelle M.