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PARLONS-EN ! #3 Le couple : Construire au quotidien

PARLONS-EN ! #3 Le couple : Construire au quotidien

Lev ·

Mariage & Famille
Vitesse :

💑 Le couple : comment chacun peut faire grandir et épanouir l’autre ?💑 Comment transmettre un reproche sans blesser ni créer de conflit ?💑 Apprendre à voir les qualités avant de se focaliser sur les défauts pour éviter les disputes.💑 Comprendre ses émotions : fatigue, histoire personnelle, blessures de l’enfance.💑 Quand quelque chose nous touche sans cesse, comment se remettre en question et faire un travail sur soi ?💑 Comment ne pas se lasser avec le temps et faire vivre la relation ?💑 Quelle est l’importance de l’effort dans le couple… et le danger de son absence ?💑 Accepter que notre conjoint n’ait pas toujours la solution à nos difficultés.💑 Accepter les différences de l’autre sans vouloir le changer.💑 Même mot, mais pas le même dictionnaire : la mission d’une vie est de découvrir le langage de l’autre. Dans cet épisode, Rav Elie Lemmel et Rav Avraham Lemmel partagent des clés profondes et concrètes pour construire un couple vivant, respectueux et durable. 🏛️ Synagogue Tsion — Communauté française de Tel-Aviv 📍 Kalisher 27, Tel Aviv 📞 Contact : +972 58-769-8388 📚 Commander les livres du Rav Elie Lemmel :🌐 www.elielemmel.com 🎧 Écouter sur Spotify les cours du Rav Elie Lemmel : https://open.spotify.com/show/70yaK2dvtJgAKFgg2FSxtR?si=2006f3f7b7664749 et Rav Avraham Lemmel : https://open.spotify.com/show/4VMiNPcCGS7vOj1Xt3YvkY?si=81e7dde4e50f4e14 📣 Retrouvez-nous aussi :📌 Instragram Rav Elie Lemmel : https://www.instagram.com/elielemmel 📌 Instagram Rav Avraham Lemmel : https://www.instagram.com/avraham_lemmel/?hl=fr 🙏 Pensez à liker 👍, commenter 💬 et partager ↗️ — chaque action permet de diffuser la Torah et aider d’autres couples.

Transcription
Kind: captions Language: fr Bon papa, bonjour à nouveau pour ce nouveau podcast. Mokerov. Mokerov, bonjour. Euh je sais pas un peu c'est quoi déjà les feedback que tu as eu sur les précédents podcast ? Ah, les gens ont beaucoup aimé euh tes interventions. Mes interventions ? Tép. Exact. Euh je crois que en vérité ce que les gens apprécie c'est qu'on puisse échanger véritablement sur toutes ces thématiques et puis de manière un petit peu libre, de manière non formelle, même si ça allait quand même qu'on le voie ou pas parce qu'on sait qu'on est filmé mais néanmoins. Et voilà, donc c'est un petit peu en tout cas les feedbacks qui sont arrivés. L'autre fois, on avait parlé de la rencontre et moi je voulais profiter de cette fois pour aborder un petit peu le sujet du couple. Mais avant ça en introduction puisqu'on filme dans un jour qui est particulier pour moi parce que on est aujourd'hui le jour de la ascara de quelqu'un qui s'appelait l'afteiman le jour de le jour dans le jour de son décès. Et Steiman en dehors d'avoir moi-même étudié dans sahiva un moment, il avait dit une phrase et peut-être bien sûr ça va nous emmener vers le couple mais il avait dit gamantioraiti traduction. J'étais jeune, j'ai été après j'ai vieilli et je n'ai jamais vu quelqu'un qui a été prêt à céder et qui a perdu. dans ton histoire en tant que rave, que ce soit au niveau personnel ou avec les gens que tu as croisé, justement cette capacité à céder, à laisser couler, à c'est pas grave. Comment tu l'as vécu ? Comment tu le vois juste en tant qu'introduction ? Après, évidemment qu'on va parler du couple parce que je vois déjà le pont entre ce sujet et l'autre. Alors, tout d'abord euh bon, j'ai envie de faire un petit jeu de mots. Il faut savoir céder et c'est parce qu'on cédait enfin non, je vais le refaire autrement. CD pour mieux céder. Voilà, ça ça sort mieux. CD CR pour mieux céder S apostrophe AID. Et c'est vrai que être capable d'être novat être capable de céder. Moi aussi évidemment entre moi et Riman c'est pas du tout il y a il y a des milliards de kilomètres. Mais c'est vrai que cette notion là je l'ai vu clairement. J'ai vu clairement qu'au fond savoir céder c'est tout simplement connaître sa vraie place et ne pas avoir besoin de maintenir absolument son point de vue. Quand il s'agit d'un point de vue, évidemment là-dessus, ce sont des discussions qui n'ont pas d'incidence dans le monde du réel, mais dès le moment où il y a une incidence dans le monde du réel, et bien CD, c'est au fond une des choses les plus simples à faire une fois qu'on l'a fait et une des plus compliquées à mettre en place avant. Et je crois que c'est une des choses qui nous aide vraiment à nous révéler à nous-même qu'on est des êtres construits. Parce que si on cède, c'est que au fond, on n' pas besoin de maintenir absolument son désir, sa volonté pour se faire exister. Ça veut dire sans doute qu'on existe déjà. C'est dire que ma construction c'est celle qui va me permettre dans ce moment difficile de lâcher prise. C'est dur. C'est au final tu es là, tu as raison, tu sens et tu dis c'est pas grave. Alors, c'est pas une je suis pas sûr que c'est une notion de lâcher prise. Moi, je me rappelle euh dans une synagogue que tu connais bien et bien un jour un jeune homme que tu connais bien euh s'est retrouvé dans une situation, j'étais impressionné, il avait 18 ans. Il s'est retrouvé, c'était lui qui faisait donc le khazan. C'est lui qui dirigeait l'office. Depuis un moment, une personne de la communauté importante d'ailleurs s'énervé sur lui parce qu'il trouvait qu'il allait trop vite ou trop lentement, je ne sais pas. Et il l'a regardé. Il a dit "Je suis désolé, je vous prie de m'excuser." Il s'est tue et il est reparti à sa place. Pour moi, ça a été une claque monumentale d'abord de voir quelqu'un de 18 ans être capable d'avoir une posture de ce type. C'est vrai, moi aussi je sais parfaitement de qui c'était. Et en même temps, je me suis rendu compte qu'au fond et bien ça voulait dire qu'il était réellement construit. C'est-à-dire qu'au fond, bon ben si vraiment il faut que je me mette de côté, c'est pas grave puisque moi je sais que j'existe. Je crois que c'est pas simple parce que souvent il y a des problématiques d'ego qu'on le veuille ou pas. Euh évidemment, c'est ce qu'on va rencontrer d'ailleurs, on fonce immédiatement sur le couple. Prums does. J'ai envie de montrer que je suis le plus fort, mais si j'ai besoin de le montrer, ça veut dire que peut-être je ne le suis pas réellement. Et c'est peut-être ça sans doute un des grands enjeux. Donc et puis à terme, on se rend bien compte que lorsque l'on aidé, on se sent beaucoup mieux à l'intérieur de soi et que de manière générale, il n'y a pas d'incidence. Surtout si on considère qu'il y a un créateur de l'univers qui est là et qui dirige le monde et on n' pas besoin d'aller à l'encontre de ce qu'il nous demande pour pouvoir aboutir et arriver là où on doit être. Et ce que tu dis, c'est qu'au final c'est quelque chose qui m'emmène à un résultat après coup. Clair. Avant c'est c'est une montagne à franchir et après une fois que je l'ai fait ça valait le coup quoi. Et puis surtout on réalise que la plupart du temps les points sur lesquels on devait céder et bien ne sont pas si importants que cela. C'était beaucoup plus une querelle d'ego. C'était beaucoup plus un problème de positionnement de l'un par rapport à l'autre. Mais si on réfléchit alors je vais prendre un exemple un peu nul, on va manger une pizza ou alors on va manger une entrecôte. Manana, qu'est-ce que ça change ? Et parfois on se focalise, on se on s'arrête là-dessus. La plupart du temps, lorsque l'on se fige sur quelque chose, on ne veut rien lâcher. J'ai plus envie de dire qu'on est là dans le symptôme d'un syndrome qu'il y a une autre problématique par ailleurs qu'on est en train de révéler à travers cela. Et c'est vrai que je crois que les parents d'ailleurs ont souvent l'habitude de dire ça quand il y a des disputes entre les enfants. Le plus intelligent s'ide. Alors c'est une bonne technique hein parce que si tu cèdes ça veut dire que au fond tu es plus intelligent. Mais c'est vrai, si tu es vraiment intelligent, tu cèdes parce que tu te poses la question "Mais quel est l'enjeu réel ?" Et ça, ça va être un point sur lequel il va falloir qu'on reviennent dans toutes ces problématiques de conflit qui existent dans les relations interpersonnelles et plus particulièrement dans tous les couples qui se respectent, sauf de très rar couples, de très rares couples qui ont réussi à ne jamais être dans le conflit et ça peut exister. La question que tu dois te poser, c'est quel est l'enjeu ? Quel est l'enjeu ? Et la plupart du temps, l'enjeu ce n'est pas le sujet, mais il est ailleurs. Et si on commence à réfléchir où est l'enjeu, évidemment remet les choses à leur place. Ça veut dire que quand des fois j'ai du mal à céder sur une situation, je dois personnellement me demander qu'est-ce qui se cache peut-être derrière. C'est pas que tu dois te demander chez moi, chez moi, je comprends moi-même, pourquoi est-ce que j'y arrive pas ? Pourquoi c'est tellement dur ? Tu peux te le poser de cette manière. Moi, j'ai l'impression qui qui en vérité c'est juste la formulation. Le fait déjà de se poser la question, c'est génial. Se dire au fond, qu'est-ce qui se passe ? Et se dire "Mais quel est le problème réel ? Pourquoi j'ai tellement besoin de ne rien lâcher ? Pourquoi pour moi c'est tellement important de ne rien lâcher ?" Et on va voir que souvent d'ailleurs ce sont des personnes qui sont fragiles, qui ne peuvent pas lâcher parce que sinon elles ont l'impression qu'elles n'existe plus. Quand quelqu'un existe réellement, alors il a pas trop de difficultés, sauf s'il se fait exister à travers la relation de pouvoir qu'il a vis-à-vis des autres ou le conflit même qui permet à certaines personnes de pouvoir aussi s'exprimer et exister quoi. Ah oui, il y a certaines personnes qui n'existent qu'à travers le conflit, qui ne savent pas exister autrement que dans le conflit. Très souvent, c'est une redite de ce qu'ils ont vécu quand ils étaient enfants d'ailleurs. Et dans ces situations maintenant qu'on a parlé de de ces problèmes d'ego, on a parlé justement de la capacité de céder, je pense qu'on a un boulevard pour pouvoir passer à notre thématique centrale aujourd'hui et parler du couple. parler du couple parce que Oui oui, attends attends attends, je pense que c'est pas très sympa de démarrer le couple en posant le conflit hein. Moi je trouve que ça serait quand même intéressant de parler un moment du couple à travers la beauté du couple et évidemment après de réfléchir quelles sont les difficultés. Peut-être que c'est non, ça devrait aller. Mais c'est peut-être que ce que le va a dit qu'au final avoir la capacité à laisser couler, à faire un travail de construction préalable, c'est ce qui me permet de pouvoir par la suite réellement gagner parce qu'il avait jamais vu quelqu'un qui a perdu. Est-ce qu'il a réellement gagné ? Je pense que le podcast d'avant, c'était celui qui parlait justement de la rencontre et donc de la construction nécessaire. Et une fois qu'on a cette construction, on arrive dans ce monde du couple. Bon, maintenant, quand on parle du couple, il y a plein de façons de l'aborder. On va pouvoir parler de des thématiques différentes. Moi, je voudrais tenter essayer aujourd'hui de faire en sorte qu'on parle du couple à travers les différents couples que la Torah va nous présenter. Intéressant. Et euh et c'est vrai que chaque fois quand on parle dans les cours et les cours que j'ai entendu de ta part sont à chaque fois avec des des exemples qui sont ramenés de tel ou tel personnage de la Torah. C'est la base. Après bien sûr, on va développer. On a deux personnes, Adam et Ève. Point de départ de l'histoire du couple. Et ces deux personnes quand nous présentent le point de départ de Dieu, l'histoire du couple, tout de suite on voit qu'il y a une forme de tension qui peut se créer entre Adam qui va dire "Non mais c'est pas moi, c'est l'autre." Alors peut-être qu'aujourd'hui justement je voudrais aborder le couple à travers les différents couples qu'on a dans la Torah. Et la Torah à un moment va nous parler de quelqu'un de du premier couple de l'histoire, Adam et Ève. Qu'est-ce qu'on peut apprendre voir déjà ? dans cette première description du couple, ça arrive très vite. C'estàd que dès qu'on parle de la création de l'homme, on va pas trop parler de la personne mais tout de suite on parle Adam, Hava et Adam et Ève et leur couple et leur union et la suite. Qu'est-ce que ça nous enseigne déjà le fait que la Torah dès le départ elle te parle et elle te mette en point central ce couple ? Alors c'est vrai que c'est très intéressant. Je te remercie d'ailleurs parce que c'est vrai qu'on a besoin d'une référence pour parler du couple. Sinon ben voilà, chacun a sa vie son œuvre. On va regarder le texte. C'est vrai que bon alors tu sais que j'adore raconter cette histoire. Je pense que tout le monde la connaît. Pourquoi Adam est l'homme le plus heureux de l'histoire ? Pour une raison très simple, c'est que d'abord il a pas eu le choix, il y avait qu'une seule femme en face de lui et deuxièmement, il a jamais eu de belle mère. Bon, généralement les gens rient, c'est même un ashquenas comme moi, c'est faire des blagues. Je leur demande généralement de rire aux gens comme ça, ça me rassure. Mais c'est vrai que l'histoire de Adam et de Hava au fond, alors il faut pas oublier une chose et c'est un enseignement d'un maître fondateur qui s'appelle Rav Desler qui écrit un livre qui s'appelle Mirta Miaou qui a vécu d'ailleurs au 20e siècle et qui nous rappelle une chose c'est que lorsque l'on voit les personnages de la Torah Adam, Ève Abraham Sarah et cetera, la Torah nous relate certains événements qui sont liés à leur histoire. C'est pas du tout pour faire une un descriptif de leur réalité quotidienne. Ce sont des personnages qui nous dépassent radicalement, mais c'est beaucoup plus pour l'enseignement qu'on doit en tirer nous. Mais on n'est pas ici en train de nous raconter l'histoire de monsieur Adam et Madame Ève quand ils ont été voir un thérapeute ou enfin ce genre de chos évidemment. Alors ce qui est intéressant c'est d'abord de voir que l'arrivée de Hava de È ve d'accord dans l'histoire et bien elle commence par le fait qu'il y a marqué qu'il n'est pas bon que l'humain soit seul. Il faut qu'il ait ce qu'on appelle résercdo une aide contre lui avec évidemment ici une terminologie très curieuse mais intéressant de voir que la Torah nous dit que tant qu'on n pas conscience qu'être seul n'est pas une bonne chose le couple ne peut pas exister. Ça veut dire que le couple c'est un lieu dans lequel je réalise que seul je ne peux pas construire réellement mon histoire. Or, on est dans un monde dans lequel la plupart du temps, l'individu est tourné vers lui-même et puis après, bon ben éventuellement, il a envie de se marier parce que parce que c'est bien, parce que ça se fait, parce qu'on veut avoir une famille. Non, l'OTV et Yot Adam Levado, tant qu'on n'est pas arrivé à ce constat là, on ne peut pas construire. Pourquoi ? Parce que sinon après on sera dans ce qu'on appelle les modèles comparatifs. Et ça c'est peut-être la première problématique à laquelle on peut se confronter. Ne pas se dire "Ah, avant c'était mieux par rapport à cette réalité." D'ailleurs, je crois qu'on les modèles comparatif par rapport à d'autres non par rapport à mes situations par rapport à mes situations passé. Je pense qu'on en avait on l'avait à mon avis un petit peu abordé dans l'univers de la rencontre. Maintenant, concdo l'autre va être une aide contre lui. Alors juste avant ezer Keno, je m'excuse de t'interrompre là on parle beaucoup de de de préparation au couple. C'est-à-dire que est-ce que tu penses qu'il peut y avoir un couple aussi qui a commencé son histoire de couple en train sans avoir réellement prévu de se dire écoute j'ai besoin de ce processus pour construire dire est-ce que je peux me retrouver en couple et en fait j'ai pas fait attention mais c'était pas du tout ce que je voulais mais c'est le cas de beaucoup beaucoup de couples. Le cas de beaucoup beaucoup de couple c'est-à-dire quelque part on se marie parce que il faut se marier parce qu'on a envie de se marier parce qu'on a envie d'avoir des enfants, parce qu'on veut créer une famille mais on ne réalise pas ce qui va se jouer au fond dans la relation. C'est-à-dire que on va véritablement non seulement se compléter, mais se donner les moyens de donner une dimension radicalement autre à notre propre vie, c'est-à-dire à notre vie. C'est-à-dire que il va y avoir quelque chose de totalement nouveau qui va émerger à travers euh l'idée du couple. Alors, c'est pour ça que la Torah nous dit conncdo tout d'abord c'est une aide contre nous. Le moter qui veut dire une aide, c'est les mêmes lettres que le mot zera qui veut dire une semence. Comme si la Torah nous dit, l'autre est à l'image d'une semence, c'est-à-dire un monde des possibles. Donc déjà, comment je vois l'autre ? Est-ce que je vois l'autre comme étant un produit fini ou alors comme étant un monde dépossible ? Or, la plupart du temps, on va attendre dans le couple quelqu'un qui soit pleinement réalisé, quelqu'un qui a déjà toutes les qualités que l'on désire pour pouvoir après vivre un quotidien au plus que parfait. Pas du tout. L'autre c'est un monde des possibles. Il est là et à travers la rencontre je vais pouvoir lui donner les moyens d'arriver à sa plénitude et ça va être réciproque. C'est-à-dire que il y a ici une responsabilité que je vais avoir d'être à la source du développement de l'autre et ce de manière totalement réciproque. Un très grand maître qui s'appelait Laura Rafraim Kanevski qui était un géant de Torah disait à son épouse que quand elle n'était pas présente à la maison, au moment où il étudiait, il sentait que il lui manquait quelque chose. C'est absolument incroyable. Un homme qui avait une connaissance gigantesque qui quand il étudiait était pleinement dans son étude, il ressentait, c'estàd que il y a un apport de l'autre au niveau de mon développement et de ma construction. Et ça c'est quelque chose dont on doit être conscient dès le début. Je vais avoir besoin de l'autre pour pouvoir me réaliser pleinement et c'est une réelle réciprocité. Mais cette réciprocité, ça voudrait dire que je vais chercher chez l'autre ses défauts parce que quelque part, c'est là-dessus que je vais l'aider à se compléter à devenir Pas du tout. Non, non, pas du tout, pas du tout. Pardonne-moi. Alors, c'est peut-être moi qui ai mal dit des choses. Des faux. Alors, qu'est-ce que tu veux dire par un potentiel qui peut s'exprimer ? Un potentiel qui peut s'exprimer, c'est-à-dire que d'abord un, tu n'épouses pas un produit fini. D'accord ? On épouse un kit, j'ai envie de dire. C'est-à-dire sache que il y a il y a ici énormément d'éléments qui sont présent, d'accord, des potentialités de construction, de réalisation, de développement surtout dans la construction de l'être parce que ça va être fondamental, c'est-à-dire de faire de donner à l'autre les moyens de devenir quelqu'un qui va se retrouver dans sa plénitude, qui va pouvoir exprimer tout son potentiel. Et ça c'est quelque chose que je vais pouvoir apporter dans le couple. Je veux comprendre qu'est-ce que tu veux dire par donner les moyens à l'autre se développer au maximum. Et c'est peut-être ça sur mon iné tout à l'heure conè. Alors moi je prends ces défauts. Je me dis bon grâce à moi on va travailler ensemble. Ça c'est sûr. Tu as raison sur les déf. Tu as raison. Tout simplement lorsque tu admires quelqu'un, lorsque tu exprimes cette admiration, lorsque tu valorises l'autre, lorsque tu l'encourages, lorsque tu es à ses côtés, l'autre peut véritablement s'épanouir pleinement. Lorsque tu te sens profondément aimé par quelqu'un, que cette personne-là se focalise avant tout sur tous tes points positifs et qu'elle te donne des énergies, on a qu'une envie. Et ça, je vais te le dire clairement, comme moi je je donne une conférence, ça peut être devant 1000 personnes, d'accord ? Ça a pu m'arriver, tu te sens le roi du monde un petit peu, mais en vérité les paroles qui vont me donner le plus, ce sont celles de celle qui est ta maman, c'est-à-dire mon épouse Esther évidemment, parce que c'est celle-là qui te donne véritablement de l'énergie. Et je suis pas en train ici de faire une déclaration d'amour sur euh sur euh sur cet enregistrement. Je pense que c'est comme ça dans chaque couple, c'est-à-dire c'est la parole de l'autre qui nous nourrit réellement. La parole des autres nous apporte évidemment, mais celle qui nous nourrit, c'est celle de notre conjoint. Et c'est en cela où en effet on va avoir donc la possibilité de donner à l'autre de se réaliser pleinement bas parce que quand on te nourrit, tu as des énergies et quelque part ça te permet de te développer dans tous les domaines. C'est beaucoup plus clair. C'est dire qu'en fait l'amour que je vais réussir à donner qui quelque part au final là maintenant tu viens de mettre une croix absolue sur le concept coup de foudre, c'est sûr que c'est elle et autres et le moment dans lequel on prend conscience que là ce que je vais donner va lui permettre de grandir. Mais à un moment attends attends attends attends attends un instant. L'idée du coup de foudre ça peut arriver. N'oublions pas qu'il y a des rencontres seulement. Évidemment, ce n'est pas nécessairement ça qui va être révélateur de la possibilité de créer un couple. Souvent, n'oublions pas que les coups de foudre, c'est beaucoup plus je trouve chez l'autre ce dont j'ai besoin un instant té et réciproquement. Donc au fond, ce sont deux manques qui se rejoignent. Si j'étais méchant, je dirais parfois c'est presque deux névroses qui se rencontrent et qui quelque part sont en train de s'apporter mutuellement. Ça peut aboutir sur des couples qui perd c'est plus complexe mais dans évidemment que non mais dans la réalité du quotidien d'ailleurs c'est la définition de l'amour dans la Torah aimer quelqu'un c'est vouloir lui donner les moyens de s'épanouir se sentir aimé c'est quand tu rends te rends compte que l'autre te donne les moyens de t'épanouir en tout cas à ce désir profond de te donner les moyens de t'épanouir d'ailleurs c'est même au niveau de l'éducation un enfant se sent aimer lorsqu'il réalise et il ressent que ses parents lui donnent ce dont il a besoin pour pouvoir s'épanouir pleinement. Et c'est comme ça que l'histoire, elle se construit. Est-ce que c'est quand la Torah elle parle d'union entre Adam et Ève, elle parle de yeddia, de connaissance ? Alors, c'est vrai que ici, on touche un point qui va être fondamental qui est le point donc de du domaine de l'intime. Et c'est vrai que lorsque Adam et Ève se retrouvent dans l'univers de l'intime, le texte nous dit va Adam et trava connu Ève ich son épouse. C'est-à-dire que la connaissance réelle de l'autre n'existe qu'à partir du moment où dans une relation de couple, c'est-à-dire une relation d'engagement, une relation dans laquelle on se focalise pleinement sur l'autre, alors il y a ce que j'appellerai ce triple dialogue, celui des corps, des cœurs et des âmes. Et c'est intéressant de voir que ce terme de yodia de connaissance tel que je le comprends en tout cas, il est il représente en tout cas quelque chose qu'on ne peut même pas exprimer avec des mots. C'est-à-dire c'est un peu dans l'au-delà de mots des mots puisqu'on a ici véritablement cette triple dimension qui est présent dans lequel on connaît véritablement l'autre pleinement, totalement, absolument. Et en effet, ça se situe dans l'univers de l'intime dans lequel, comme je l'ai dit, il y a cette triple communication. Et d'ailleurs, s'il y a un des éléments de cette communication qui n'est pas là, et bien en effet, on n'est pas dans un univers de couple réel. les corps, les cœurs et les âmes, c'est-à-dire toutes ces dimensions là qui sont fondamentales pour permettre en effet de construire quelque chose qui va construire un vrai futur. Ouais, papa, on est d'accord qu'aujourd'hui on est dans une société dans laquelle souvent on a on a commencé peut-être par les corps, après on a vérifié les cœurs et et les âmes éventuellement. Souvent, on commence par la fin FIN ou FIM. D'ailleurs, c'est pas très sympa de le dire de cette manière. Évidemment dans une relation ici, on parle ici, on parle de la relation de couple. J'ai pas envie de parler de ce qui se joue dans le monde des relations de manière générale où là en effet, il peut y avoir des désirs charnels, forts avec parfois des émotions. Là, je préfère qu'on qu'on s'inscrive dans le cadre de la construction du couple, comment on est en train de le construire. Ça veut dire qu'il y a un processus en fait. Il y a un processus évidemment le processus c'est d'abord et d'ailleurs c'est on le voit dans l'univers de la rencontre, le point de départ de la rencontre c'est d'abord les âmes. C'est très curieux mais c'est quoi les âmes ? C'est-à-dire si on est en phase au niveau d'un projet de vie dans lequel évidemment l'âme est présente. Alors je veux m'arrêter quelques instants là-dessus. C'est quoi au fond un projet de vie ? Si un projet de vie, c'est ben on veut se marier, avoir des enfants, vivre correctement. Ça c'est pas un projet de vie, ça c'est un cadre. Et ce cadre là, je pense que tout le monde le veut et le désire. Et c'est complètement et absolument normal. Par contre, par contre le dialogue des âmes, c'est ce à quoi j'aspire profondément. Et cette aspiration et bien elle provient donc de notre nchama, de notre âme. Et c'est d'abord cela au fond qui se rencontre. À quoi tu aspires réellement ? Quel est le sens que tu veux donner à ta vie ? Quelle est ta finalité ? Or ici, quand on parle d'un couple, on se pose la question de savoir mais qu'est-ce qu'on veut faire ensemble de notre vie et surtout de ce que l'on va construire ? C'est ça que j'appellerai d'abord le dialogue des âmes. Quelque chose qui s'inscrit dans la mission profonde que nous avons envie de mettre en place dans cette vie, dans cette existence. Après, il va y avoir évidemment le dialogue des cœurs, cette résonance émotionnelle, voir si en effet on peut construire une fluidité relationnelle qui met parfois un peu de temps à se mettre en place. Et après, celle des corps et celle des corps en premier lieu même avant de se retrouver dans l'engagement du mariage, c'est réalisé qu'au fond, on aimerait se retrouver dans une proximité avec l'autre. ce désir d'être proche qui est le révélateur au fond d'une envie de symbiose mais qui d'abord a été précédé par quel est le sens que nous voulons donner dans un second temps ? Est-ce qu'il y a cette fluidité relationnelle ? Est-ce qu'on est en phase euh au niveau purement dans cet échange humain ? Et après, évidemment cette envie de créer cette proximité et que tout cela forme à tout. Mais mais il y a quand même quelque chose puisque nos nos auditeurs, si on le veut, parce que c'est vrai que c'est un échange en que que j'aime tellement entre toi et moi, mais il y a des gens qui l'écoutent. Il y a un vrai challenge, une vraie question aujourd'hui avec euh ce qu'ils vont appeler un peu communiquer, ça va être un peu une expression tu es chôé Negia, tu es pas chôé Nia. Non, mais là tu parles avant, là tu parles avant. Je sais mais même dans un couple qui est en prévision de mariage là maintenant, ils sont engagés, ils sont fiancés. Est-ce qu'on se touche ? Est-ce qu'on se touche pas les concepts même de la pureté familiale avec une moment des moments de séparation physique. Donc on voit un petit peu que ce physique il a besoin d'exister mais dans un cadre. Hm hm. Qu'est-ce qui se passe et pourquoi est-ce que c'est tellement fondamental de pouvoir cadrer ce physique d'un côté que la Torah qui n'a aucun problème avec l'épanouissement d'un couple au niveau intime ? Mais d'un autre côté ça a besoin d'être un cadre. Pourquoi est-ce que ce cadre si on le touche un petit peu et bien ça risque de dérégler ? C'est quoi l'enjeu ? Alors bon, il faut faire très attention parce que là-dedans le danger serait de créer des formes de culpabilité vis-à-vis de personnes qui auraient des comportements, enfin qui auraient des modèles de fonctionnement qui sont les leurs. Ce qui est sûr et certain, c'est que on a tous besoin de manger, de dormir et de bras. Qu'on soit bien clair. D'accord ? C'est c'est évident, ça fait partie de notre nature profonde. Toute la difficulté qu'on a au fond dans la vie, c'est quoi en tant qu'homme ? Et là, je parle en tant qu'être humain et peut-être plus particulièrement en tant qu'homme masculin. C'est que le passage qui existe entre le besoin de proximité et tout ce qui va se situer par la suite au niveau de l'intime euh il est pas simple. Donc c'est la raison pour laquelle il y a il y a des limites qui ont été posées. Pourquoi ? Parce qu'on ne veut pas banaliser tout ce qui a trait au monde de l'intimité. C'est pas quelque chose de banal. Maintenant, aujourd'hui, on est dans un monde dans lequel on a une autre lecture des choses. Mais évidemment, nous en tant qu'homme, d'accord, en tant qu'être humain et en tant qu'homme masculin, la notion du désir, de la pulsion, elle est présente. On va pas se raconter des histoires, elle est là et souvent elle est là juste pour exister par rapport à elle-même. D'accord ? Parce que c'est c'est c'est un désir profond. C'est pas nécessairement quelque chose qui est du domaine de l'amour. D'ailleurs euh bon nombre de personnes vont dire que avant d'avoir une relation intime, ils vont être capables de dire à l'autre que je t'aime, que je t'aime. Et puis après, une fois que ça s'est terminé, souvent bon que je t'aime, bon ça c'est de le dire mais quelque part il ressent plus de la même manière. On va pas se raconter d'histoire à un moment. Donc évidemment la question elle est de savoir. Soit on est dans un univers dans lequel on dit on banalise, ça ne représ je mets de côté même le judaïsme et la Torah. On banalise au fond, deux personnes ont envie de vivre une relation, elles se font plaisir. Euh, où est le problème ? D'accord ? Concrètement, on voit très bien que on est dans un monde dans lequel ça ça a pu complexifier de plus en plus le monde des relations et puis ça a banaliser quelque chose qui est au fond extrêmement puissant, extrêmement fort. Donc c'est c'est très complexe si je te comprends bien. C'est il y a un premier problème, c'est de banaliser. OK, j'ai pas envie de banaliser. Mais en quoi est-ce que ça va impacter cette proximité, cette capacité de pouvoir se découvrir, se connaître et autres ? Pourquoi est-ce que la Torah insiste tellement sur ce processus à mettre en place ? D'abord connais, d'abord échange, d'abord vois le projet tout simplement parce que comme diraitenvers l'amour aveugle et le mariage rend la vue, n'est-ce pas ? Et puis à un moment qu'on le veuille ou pas le désir physique fait qu'on va mettre de côté certaines choses et c'est normal quand il y a quelque chose de violent qui se situe au niveau du corps, que le corps a envie profondément de quelque chose, on met de côté un petit peu la tête. Je prends un exemple et je prie toutes mes auditrices et mes auditeurs, enfin mes auditeurs et nos auditrices de mettre ça de côté. Mais c'est comme dans le rapport à une consommation, c'est-à-dire à un moment si j'ai très faim et que l'on m'a dit que telle et telle nourriture n'était peut-être pas la meilleure pour moi, allez, dans mon dans mon rapport à la crème, au chocolat ou aux frites, bon, j'ai le droit d'en manger mais je sais très bien que c'est pas top. Mais quand j'en ai Mais quand j'en ai des qui qui j'en ai très envie et comme par hasard ma réflexion sur la surcharge pendérale, le truc le machin et cetera, elle se met un peu de côté. Pourquoi ? parce qu'il y a une envie et tout notre travail à nous dans la vie, c'est de faire en telle sorte que cette envie qui fait partie de la nature profonde de l'être et qu'on doit pas mettre de côté soit quelque chose que l'on maîtrise, que l'on canalyse. Donc c'est vrai que quand on s'habitue à répondre présent à toutes nos citations, au bout d'un moment, d'abord il y a une banalisation absolue. Au bout d'un moment, on ne ressent plus d'ailleurs les choses de la même manière, la magie du toucher, la magie du contact disparaît. et au passage sans commencer à faire de la psy de prise unique. Mais est-ce que ce n'est pas ça le début du processus qui amène au monde des perversions et au fait qu'on ait sans arrêt besoin d'aller plus loin à plein de niveaux ? Pourquoi ? Parce qu'on ne ressent plus la même chose vu qu'on a banalisé. Ça serait un sujet beaucoup plus vaste. Je vais revenir quand même sur ce que tu as évoqué dans le couple. Donc maintenant, on va mettre le couple au centre. Un couple juif va respecter ce qu'on appelle ces fameuses lois de Nida. Les lois de Nida, c'est quoi ? C'est pendant la période pendant laquelle une femme a son cycle, le couple ne se retrouve pas dans l'intimité, ne se retrouve pas dans le contact physique, mais on apprend à se dire "Je t'aime" autrement. Je peux te garantir que cette période qui dure en moyenne 10 aux alentours de 12 jours, d'accord ? C'est pas une période qui est toujours si simple à gérer. Pourquoi ? parce qu'au bout de 7 8 9 10 jours, on aimerait bien dire à l'autre "Je t'aime" autrement. C'est une histoire dans laquelle on réapprend le désir. On réapprend à savourer un simple contact qui au bout d'un moment peut s'étioler parce qu'on a le train train de la vie. Et ça recrée évidemment la notion du désir. Je te rappelle qu'on fantasme toujours au sens non péjoratif du terme fantasme sur ce qui est interdit. D'accord ? Or, pour l'instant, entre guillemets, on s'interdit l'un l'autre, c'est-à-dire, et c'est ça qui est génial, c'est que c'est le couple dans son intimité qui à un moment crée une relation différente. Au passable, au passage, pardonne-moi, Marcel Johnson qui avait fait toute une étude sur l'univers de l'intimité avait bien compris eux aussi que le fait de ne pas se retrouver dans l'intimité pendant une certaine période était un élément qui recrée le désir qui est fondamental dans l'équilibre du couple. Et évidemment à travers cela, il y a une histoire beaucoup plus forte qui se met en place. Clairement euh ce tu sais, c'est très intéressant parce que la loi juive nous dit que préconise, recommande que le couple se retrouve de manière régulière dans l'intimité. Alors quand je me retrouve avec des jeunes gens qui vont se marier, je dis vous savez il faut prendre le temps de se retrouver régulièrement dans l'intimité. Il me regarde, il sourit, il dit "C'est bon, tu as pas besoin de me le dire. Voilà. Mais je te garantis, je leur dis oui, vous allez voir dans 20 ans, 30 ans, 40 ans, d'accord ? Quand vous aurez une famille, quand vous serez dans votre travail et cetera, et bien vous oublierez de prendre le temps ensemble de vous retrouver. Alors dans l'intimité, c'est pas nécessairement avoir une relation complète, mais de prendre le temps de se retrouver dans l'intimité. C'est fondamental. Et le fait que la Torah nous le préconise, c'est là pour te rappeler l'importance de quelque chose et de ne pas tomber comme on connaît tous la chanson dans le comme d'habitude et qui fait que au bout d'un moment, il y a un manque au niveau de l'équilibre du couple. Évidemment, c'est quelque chose qui se construit à deux, mais il y a quelque chose ici de capital qui est très très important pour l'équilibre et sur lequel la Torah insiste. Je ne vais pas maintenant te développer parce que c'est pas vraiment le sujet. Et puis au fond, je sais même pas si c'est sur un podcast qu'on qu'on peut en parler, mais au combien les maîtres de la cabale donnent une importance fondamentale à tout ce qui a trait à l'univers de l'intimité dans le couple qui est le lieu véritablement euh de rencontre avec le divin. Donc il faut pas l'oublier. Après, c'est le couple qui s'organise tel qu'il fonctionne ensemble pour savoir comment il crée ces moments de retrouvaill, comment il prend le temps de se retrouver. Mais ça c'est quand même quelque chose qu'il ne faut surtout pas oublier. Alors maintenant que très sincèrement, je sais pas comment ça va être entendu ce que je viens de dire. Non moi moi je moi comment je l'ai traduit ? J'ai traduit que cette capacité à pouvoir entretenir une fraîcheur à l'intérieur du couple réussir à se dire que comme tout élément dans la vie même quelqu'un qui a fantasmé sur encore une fois pas péjoratif sur quelque chose qu'il voulait ou parfois même un peu péjoratif. il a son rêve c'était sa voiture ou autre. Le jour où il l'a au bout d'un mois, 2 mois, 3 mois, ça y est, il a l'habitude. Et évidemment que un couple, même quelqu'un qui était sur leur petit nuage le jour du mariage, moi j'ai compris que bah à un moment après 5 ans 10 ans et cetera, c'est normal que ça passe. Et cette capacité à pouvoir mettre un cadre et à ramener de la fraîcheur, ça entretient. Tout à l'heure quand on a parlé de Adam et F à un moment dès qu'on a parlé, tu as parlé de la responsabilité que je vais avoir vis-à-vis de mon conjoint pour lui permettre de se développer. Exact. Tu as parlé de responsabilité mais en même temps, tu as parlé de responsabilité avec Adam et Ève. Adam et Ève, c'est pas un petit peu l'antithèse de la responsabilité dans le couple ? Je m'excuse de parler comme ça bien évidemment par rapport à Adam et Ève, mais euh Adam et Ève dès qu'il y a un problème, Adam il dit "C'est pas ma faute, c'est la faute de l'autre". Alors, c'est très intéressant parce que l'histoire d'Adam et de Hava au fond, qu'est-ce qui s'est joué ? Il se joue ici et c'est intéressant parce qu'on ne décrit pas et je répète à nouveau, on ne décrit pas le couple Adam et Ève. Mais ce qui est très intéressant, je interromp parce que je me rappelle que tu avais donné cours sur Berchit pendant un an et demi. Donc, j'essaie pas en un podcast à remettre tout le livre de Berchit et l'histoire de C'est clair que c'est un sujet extrêmement vaste. Je vais m'arrêter sur un point qui est extrêmement important. Lorsque la Torah nous parle donc de Adam et de Ève, on va voir que un moment Dieu va dire à Adam euh il faut savoir que tu ne veux pas consommer de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Et Adam va rajouter à il va le dire qu'on ne peut pas y toucher. Et intéressant de voir que le point de départ de la difficulté, c'est que va être en contact physique avec l'arme. Elle va le toucher, elle se rend compte qu'il se passe rien. Et le fameux serpent, alors évidemment, il faut comprendre de quoi il s'agit. Si le serpent, c'est pas le petit euh le petit serpent qui se balade dans les forêts. Le serpent lui dit "Tu vois bien que tu as touché, il s'est rien passé donc le reste ne vaut rien." Intéressant de voir que la Torah nous montre que la première difficulté et c'est qu'on a pas réussi à se dire les choses. Et ici intéressant de voir que Adam aurait dû dire à Ève sache que Dieu a dit "On ne peut pas consommer mais je pense qu'il ne faut même pas y toucher pour ne pas arriver à en consommer." Et ça nous montre bien l'importance de mettre en mot et de dire les choses. Déjà, je crois qu'il y a une première leçon à apprendre et je répète, on n'est pas du tout en train de dire "Vous savez, monsieur et madame Adam et Ève, il savaient pas communiquer." Évidemment que non, on nous décrit Adam comme étant quelque chose qui nous dépasse radicalement. D'accord ? Mais c'est intéressant de voir que le point de départ et bien c'est que ce qui devait être dit n'a pas été dit ou alors ce qui a été dit a été mal dit. Et donc ça nous montre au fond l'importance de la communication parce que dire à l'autre les choses clairement, c'est ce qui permet par la suite d'avancer sainement. Alors qu'on soit bien clair, rappelons-nous de cet enseignement qui nous dit de la même manière qu'il y a une obligation de dire une chose qui va être entendue, il y a une obligation de ne pas dire une chose qui ne pourra pas être entendue. Et ça, c'est déjà tout un autre sujet, c'est-à-dire de savoir comment dans le monde de la communication et bien euh il y a des choses qu'on ne peut pas dire à son conjoint parce qu'il ne peut pas les entendre. Mais ça c'est déjà un autre sujet. Ça c'est déjà le premier point. Le second point et il est absolument bouleversant parce qu'il y a une question qui se pose dans l'histoire de Adam et Ève dans cet échec puisqu'il y a un échec là maintenant. Lorsque le fameux serpent propose àve et lui dit dis-moi, tu veux pas manger un petit peu de ce ce fruit là ? Il est veras tu seras comme tu seras à l'image de Dieu. Alors à l'image de Dieu, c'est intéressant. Tu vas pouvoir créer des univers. Bon ça serait un cours là maintenant mais bon c'est le podcast. pas de brancher sur le 1 an et demi de cours là. D'accord. Mais et et et il est où Adam ? Où est Adam ? On a l'impression que Adam a disparu de la scène de l'histoire. D'accord ? C'est qu'on a un serpent qui s'adresse à Ève. Avant il y a Ève et Adam. On peut pas imaginer que Adam est en train de faire ses courses chez Carrefour quoi. C'estàdire qu'est-ce qui se passe ? Et il y a un texte du midrage donc de la tradition rabinique qui nous dit "Non, Adam dort mais attention il vient de s'unir à il dort." Il y a une leçon ici qui est très intéressante. Donc de nouveau, je répète, même si c'est un peu pesant, on n'est pas ici en train de faire le descriptif d'un couple qui nous dépasse radicalement. On est ici en train de nous donner des éléments qui nous permettent de réfléchir pour nous. D'accord ? Quel est l'enseignement que nous allons tirer de ce texte ? Ève est réveillé. Adam dort une fois que l'union a eu lieu entre eux. Au fond, qu'est-ce qui se joue ici ? La physiologie de l'homme, la physiologie de la femme font que dans la relation et dans l'intimité, les choses ne fonctionnent pas de la même manière. Adam, de son côté, la relation s'est terminée et il dort. Ève est encore éveillée, c'est-à-dire elle a besoin sans doute encore de la présence de Adam qui n'est plus là parce qu'il dort. Et à ce moment-là, le serpent vient et lui propose quelque chose. C'est quoi au fond la leçon qu'on est en train de nous dire ? manque pardon il y a un manque chezve c'est que à ce momentlà le problème numéro 1 dans la vie c'est que on sait bien que Adam aurait dû faire l'effort de rester réveillé et de rester dans cette proximité d'accord donc au fond il y a une absence d'effort et c'est ça au fond le plus bouleversant quelle est l'importance que j'ai dans la relation et cette importance je la connais à travers l'effort que tu vas faire par rapport à moi. C'est-à-dire qu'au niveau symbolique, et j'insiste beaucoup ici le texte est en train de nous dire que Ève est déstabilisé parce qu'au fond, à travers ce que ce texte nous dit, elle est en train de se poser la question "Mais au fond, qu'est-ce que je représente pour l'autre l'absence d'effort que l'autre devrait avoir par rapport à ce dont j'ai besoin moi, c'est-à-dire de ne pas dormir mais d'être encore présent à mes côtés au fond m'amène à me poser la question qu'est-ce que je représente ? Et quand vous ne savez plus ce que vous représentez dans la relation de couple, c'est à ce moment-là où le danger arrive. C'est à ce moment-là où les difficultés s'installent. Et on a ici une leçon fondamentale. Ce qui maintient un couple tout au long de son existence, c'est la réponse que l'on donnera de manière régulière à cette question que l'autre ne pose pas mais qu'il a quand même. Quelle est mon importance ? Quelle est ma valeur ? Qu'est-ce que je représente ? révèle-le-moi à travers l'effort que tu vas faire par rapport à des choses qui sont importantes pour moi. Et à partir de cela, évidemment l'histoire, elle peut se dérouler ici en l'occurrence. Maintenant, le troisème point, c'est celui que tu as évoqué. C'est que quand le serpent vient et dit, pardonne-moi, quand Dieu vient et dit qu'est-ce qui s'est passé ? Il dit "Non, c'est elle. C'est elle." D'accord ? C'est la femme que tu m'as donné qui m'a dit de manger. Et qu'est-ce qu'on va voir que Dieu va lui faire le reproche puisque bien plus tard dans l'histoire dans l'histoire de la tour de Babel quand il va y avoir cette révolte contre le divin et bien on va dire que ce sont les descendants de l'homme mais l'homme avec un grand H. On dit de quoi ? Pourquoi on précise que c'est les descendants de l'homme ? On dit ouais parce que eux la tour de Babel n'est-ce pas ceux qui se révoltent contre Dieu et bien ils fait ont preuve d'ingratitude parce que ce sont les survivants du déluge. Je te rappelle c'est la même chose pour Adam. Adam n'a pas fait preuve de reconnaissance. Et là, il y a une leçon fondamentale. C'est quoi l'absence de reconnaissance ici ? Je te pose la question. Si on réfléchit, Dieu dit euh c'est quoi cette histoire ? Il y a des milieux. Non mais c'est elle. Et le texte vi nous dire "Ah, tu vois bien qu'il a pas eu de reconnaissance." Mais attends, mais non, il l'a balancé comme on dit un peu vulgairement. Mais par rapport à ce que Dieu lui a donné, est-ce qu'il a pas apprécié ? Alors, c'est intéressant parce que oui, c'est vrai que c'est qu'il lui a proposé. Mais dis-moi, pourquoi tu réduis à cela ? Pourquoi ce n'est que cela ? L'absence de reconnaissance, c'est la construction d'un système dans lequel on va se focaliser d'abord sur ce qui ne va pas et on va oublier tous les points positif. que tu le veuilles ou pas même si c'est vrai c'est vraiment d'accord mais concrètement mais concrètement parce que si tu emmagasine au quotidien tout ce que l'autre a de positif l'élément négatif se diluera à l'intérieur il va être présent mais au regard de la totalité de ce qui se passe est-ce que véritablement c'est cet élément négatif qui doit déterminer la relation alors bien sûr si comment juste comment on fait techniquement techniquement pour emmagasiner Ah ben c'est très simple. Alors comment on fait pour emmagasiner le positif d'un autre au quotidien ? Ben c'est très simple. Tous les matins, tu regardes cet autre et tu réalises tous les compliments que tu as envie de lui dire par rapport à ce qu'il est. D'accord ? Tous les points positifs, on en parle et même si on ne le dit pas l'autre, on se dit à soi-même, au moins soi-même. Mais quelle chance parle dans la glace, on se parle à soi-même. C'est-à-dire bon la fameuse technique que j'aime bien, c'est la l'ascenseur. C'est un grand classique. C'est pour ça qu' a des miroirs dans les ascenseurs. Voilà. Quand on sort de chez soi le matin et que ça s'est mal passé, souvent on va entendre la personne dire "Qu'est-ce qui m'énerve ?" D'accord. Il se parle à lui-même. Quand ça se passe bien, ce qu'on espère la majeure partie du temps, d'accord ? même 98 % du temps, on s'entend rarement dire "Oh là là, quelle femme merveilleuse, j'ai oh quelle marê tellement sympa." On le pense peut-être mais on ne se l'entend pas dire. Ça c'est quelque chose de fondamental, la notion de reconnaissance. Plus on inscrit à l'intérieur de nous. D'ailleurs, je me rappelle très bien un jour un couple vient me voir parce qu'ils veulent divorcer. Bon, moi je généralement j'oriente après vers un thérapeute, vers des spécialistes, mais bon, première écoute et le monsieur ou la dame, je me rappelle plus qui me dit "Oui, il se passe telle et telle chose". Alors, c'était pas dramatique, mais je peux comprendre qu'il y avait une problématique. Et moi je lui dis "Ah ben vous avez raison, il faut divorcer." Alors l'autre est un peu choqué parce que le raban ça s mais non surtout pas, voyons, voyons pas du tout. J'ai c'est quoi qui encourage le divorce ? Faut divorcer. Alors l'autre me regarde, il dit "Oui, ben raison, faut divorcer." Et là, je l'entends dire "Non, mais oui, mais non, mais parce que par ailleurs Ah, je dis votre conjoint des qualités, peut-être qu'on en parle." C'est intéressant de voir qu'à ce moment-là, la personne était en focal sur l'élément oui dysfonctionnel. Oui, il y avait un problème mais quelque part, pourquoi tu oublies le reste ? Et pour réussir à faire cela et c'est tellement important de verbaliser tous ces points positifs, même les plus simple. Merci de m'avoir rangé mes chaussures. Merci de m'avoir amené les commissions. Merci. J'apprécie. Et l'inscrire à l'intérieur de soi. En quoi ça être verbalisé ? D'abord parce que moi quand j'entends les choses, je les inscris à l'intérieur de moi-même. C'est un texte de la Torah. Le texte de la Torah nous dit que quand on arrivait, on amenait au temple de Jérusalem les fameux bikourimes, c'est-à-dire les premiers fruits, et bien on devait dire à devant le prêtre euh voilà euh Jacob a failli être détruitire descendu en Égypte, on a faill mourir là-bas, on est sorti et voilà et manandé là et voilà, ça c'est les fruits de la terre. Le prêtre il te regarde, il dit "Chouang que c'est pas made in Taiïwan tes fruits." Qu'est-ce que tu as besoin de me raconter toute l'histoire ? Surtout que le prêtre, il connait un peu l'histoire du peuple juif. officiellement. Donc je me remémore tout pour réinscrire encore plus à l'intérieur de moi. Et le texte nous dit vaita le texte nous dit et tu diras et c'est pas pour lui c'est pour moi-même me l'entendre dire me dire waouh et à partir de cela réussir à inscrire à l'intérieur de moi en profondeur cette réalité. Si le texte de la Torah nous le dit par rapport à ça, c'est que c'est évident qu'on doit le faire par rapport à tout, par rapport à notre conjoint, par rapport à nos enfants, nous nourrir de tous ces points positifs, car il y aura toujours des points négatifs et comme je te l'ai dit, ces points négatifs se diluront. Qu'est-ce que ça veut dire qu'ici s'y diluiront ? Ça veut pas dire que nécessairement on va pas régler le problème parce que s'il y a une difficulté récurrente, il faut mais l'impact de la chose n'est plus le même parce qu'il se retrouve entouré de tous ces points positifs et évidemment les choses on les vit de manière totalement différente à ce moment-là. Ce que ce que tu conseilles en fait c'est ce que j'ai souvent entendu à la maison tellement de fois dans laquelle maman n'était pas présent mais tu disais "Ah, qu'est-ce que c'est génial ce qui a été fait par Exact." Oui, c'est sûr. Mais mais c'est pas juste pour vous, c'est pour moi. C'est c'est important. C'était pas juste de l'éducation à ce moment-là. Ah non non, c'est parce que c'est important parce que sinon parfois tu dis "Oh mais avec qui je suis marié ?" C'est normal, on a tous des moments de crise dans un couple. On a tous des moments de crise, c'est normal. La question c'est si un moment c'est ça le point essentiel et le reste n'existe plus. D'ailleurs, très souvent, c'est ça le drame, c'est que on se focalise tellement là-dessus qu'on s'enferme à l'intérieur de quelque chose et on tourne autour d'une problématique et on oublie qu'il y a tellement d'autres choses. Et quelque part, si moi, moi personnellement, je comme dirait l'autre, j'ai l'impression que l'autre ne me voit qu'à travers le prisme d'un problème ou d'une difficulté que j'ai, j'ai plus envie de faire d'effort et ça m'énerve et ça me touche et ça me bouleverse. C'est que si l'autre il se concentre sur le fait que j'ai eu un problème là-dessus, je dis quoi alors tout le reste que de ce que je fais dans ma vie essécole comme tout le monde. Tu es d'accord que tu as eu des profs et les profs qui en effet ne parlaient que des éléments qui ne vont pas chez toi, c'est des profs que tu avais envie de de de jeter par la fenêtre parce que parce que tout simplement c'est insupportable. tu envie de dire "OK, d'accord, j'ai fait une bêtise." Alors bien sûr, si si c'est un truc catastrophique, on peut comprendre qu'il y a une forme d'prafocale, mais si c'est pas ça, tu as envie de dire l'autre d'accord mais le reste et c'est bouleversant, c'est bouleversant cette dimension là. Et quelque part euh après euh ben c'est c'est le point de départ souvent euh d'un système qui peut amener à des grosses grosses difficultés dans la relation et c'est tellement dommage. Ce que tu es en train de me dire là maintenant, c'est que euh il faut faire extrêmement attention même quand il y a une remarque de pouvoir euh avoir préparé le terrain entre guillemets. préparer le terrain, ça s'entend une tactique, je parle pas de tactique là maintenant, mais que quand j'ai une base dans laquelle on a su exprimer les choses positives, ça va me permettre beaucoup plus facilement après, s'il y a une critique de pouvoir l'exprimer. Alors là, ce que tu dis, je le partage complètement, j'ai juste envie de de d'orienter un petit peu différemment. Bah, c'est la différence entre l'expérience et voilà pour la personne qui va recevoir, on apprend ça tout doux et ça, j'adore cet enseignement que je trouve merveilleux. Il y a marqué dans le texte de la michna, donc dans ces textes de la tradition rabinique que un homme vendredi après-midi doit dire un certain nombre de choses. Il doit demander à son épouse si les prélèvements sur la nourriture ont été faits. Ça c'était à l'époque du temple. Il y avait certaines techniques pour pouvoir consommer. Mais après, il doit lui dire had aer, allumer les bougies. On sait que quand shabbat rentre, il faut allumer les bougies et surtout que pendant shabbat, dès que le shabbat commence, on pourra plus les allumer. Pourquoi ? parce qu'on a pas le droit de d'allumer le feu. Alors allumer le feu comme chanter l'autre. D'accord ? Donc concrètement le texte nous dit donc les deux les deux premières paroles sont des questions. Est-ce que vous avez bien fait ça ? Et après il y a marqué voilà et le trisème hadiku et le texte du talmut te dit il faut le dire benuta calmement gentiment afin que l'autre puisse le recevoir. Alors c'est intéressant. Moi, je m'imagine, je suis à la maison avec maman, euh Shabbat rentre à 18h30, je lui dis à 16h15 euh chérie, n'oublie pas d'allumer les bougies, elle va me regarder. Bon, comme elle est sympathique, elle me dira rien mais à un moment il me dira "C'est bon, ça y est, encore le temps, il y a la raison." Donc généralement, si je le lui dis, c'est qu'il va être 18h28. Bon, généralement, avec moment, j'ai pas besoin de le lui dire, c'est déjà prêt. Mais concrètement, donc c'est je suis 2 minutes avant, donc on me dit dis-le calmement. C'est amplement suffis qu'on a une tradition juive d'être toujours en dernière minute. Voilà. Pourquoi le talmud a-t-il besoin de nous dire afin que l'autre puisse le recevoir ? On me dit et il faut le dire calmement. En vérité, l'idée que j'ai, elle est la suivante. J'essaie de m'imaginer. Donc voilà, on est vendredi après-midi, shabbat, donc ce moment merveilleux va commencer dans 2 minutes. Et je dis calmement, chérie, tu sais, il faudrait que tu allumes les bougies. Bien parlé. Mais attention, elle, celle qui est en face, elle a peut-être envie de me dire "Dis-moi, tu as vu aussi tout ce que j'ai fait ? Cette table, cette bonne odeur de bon repas, la chemise repassée. Quelque part, c'est pas simple à entendre une parole en ayant l'impression que tu ne me parles que de ce qui ne va pas, même si tu le dis calmement. Qui hérit de l'icabl nominé ? Qu'est-ce qui fait que je peux recevoir cette parole ?" Et donc à force une critique, même si là c'est pas une critique mais c'est juste un rappel. parfois un peu impératif, c'est de dire "Waouh, quelle merveilleuse stable, comme ça sent bon ! Merci beaucoup d'avoir fait telle et telle chose." Et donc je rajoute ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tout simplement quand je dis à l'autre ce qui va, même lorsque je lui dis ce qui ne va pas, il peut l'entendre. Pourquoi ? Je te donne un exemple très simple. Essayons d'imaginer que tu es un tu tu es une responsabilité, enfin tu es tu es patron, d'accord ? C'est patron d'une structure. Tu demandes à une des personnes qui travaillent pour toi de venir parce que tu as une remarque à lui faire. Tu vas lui dire très gentiment mais cette personne là au fond dès le moment où tu écoutes voilà il faudrait que je te parle de quelque chose que je vous parle de quelque chose il y a telle et telle chose qui ne va pas. Lui se sent comment ? Sur un siège éjectable. Je me sens sur parce qu'il ne sait pas la suite. Or dans le couple et dans la famille on peut se sentir sur un siège éjectable affectif. Donc qu'est-ce que je fais ? Je rassure l'autre. Je lui dis écoute, j'ai plusieurs choses dont je voulais te parler. Tout d'abord, je voudrais te rappeler que j'étais très très content de la manière dont tu avais mené tel et tel projet. Maintenant, il y a un autre un autre point sur lequel donc en de mot, je t'ai rassuré, je ne me sens plus en danger. De la même manière, si vendredi après-midi et donc de manière générale, tu dis à l'autre "Ah, c'est super, merci beaucoup, c'est génial et cetera." à au fait et bien l'autre se rend compte que je vois tout ce qui va et donc je le rassure cet autre sur le fait que on est ensemble, on s'aime profondément et maintenant il y a un point en effet sur lequel il y a lieu de dire quelque chose mais c'est il a pas besoin de se protéger quoi. Voilà, il a pas besoin pourquoi ? Parce que je l'ai rassuré en amont. C'est comme un enfant. Quand un enfant tu dis "Oh là là comme tu as fait joli et cetera, c'est super et cetera." Maintenant, tu sais, il y a telle et telle chose. Cet enfant-là, je l'ai rassuré. Si lui, il a l'impression que c'est que ça qui existe et surtout il sait pas ce que sera la suite. Et c'est ça qui est très anxiogène. Qu'est-ce que tu veux dire ? Ben, il sait pas ce que ça sera la suite. Quand tu es enfant et qu'on commence à te faire une remarque. Moi, j'ai en tête une histoire qui est bouleversante d'un gamin qui s'était suicidé parce qu'il avait eu une amende sur sa mobylette. C'est-à-dire pour lui, il voyait avant tout le reproche et les cris du père et donc quelque part ça créch une telle anxiété euh qu'il a préféré ne pas s'y confronter. Alors ce sont des cas extrêmes. Mais il faut pas oublier. Faut pas oublier d'abord et plus particulièrement, on fera sûrement un podcast sur l'univers de l'éducation, mais faut pas oublier l'enfant et sa sensibilité. et aussi dans le couple. Une femme ou un mari qui a essayé de faire le maximum mais qui à un moment a oublié de faire quelque chose. Essaie d'imaginer une table richement dressée, très joliment faite dans lequel on parle que de ça, de l'élément qui ne va pas. Ou alors un homme, je prends vraiment des exemples, tu sais bien que j'aime bien ces exemples, qui a fait toutes les courses et puis on lui rappelle juste "Ah mais ça tu as pas fait." Ça touche, ça touche et ça crée une forme d'anxiété. C'est-à-dire que en deux mots dans ma vie rien n'existe et quelque part le le reste est normal. C'est normal. Donc il y a pas lieu d'exprimer. Nous sommes des êtres humains. Moi, je sais que c'est le genre de choses qui peuvent me toucher profondément en tant qu'être humain. On a tous notre sensibilité mais c'est très difficile et donc on doit travailler dessus. Moi je voudrais quand même te demander quelque chose. Là tu me dis réussir à faire en sorte d'apprécier l'autre et de parler de tout ce qui va. Il y a des moments dans lesquels je me suis identifié avec une difficulté que tu as et pas obligatoirement dans un couple. Mais tu sens que tout ton monde en fait il tourne que autour de ça. Tu sens qu'il y a que ça, qu'il y a que le problème et et tu t'es focalisé sur ton problème et tu sais qu'il y a plein d'autres choses qui vont très très bien. Tu le sais tu en as conscience. Si je te demande "Mais attends, est-ce que tout va mal dans ta vie ?" Pas du tout. plein de choses et peut-être parfois la majorité qui va très bien. Comment je fais pour m'en sortir en dehors d'avoir préparé en amont de regarder et d'analyser ? Mais c'est quoi la porte qui va me permettre parfois dans une situation de coupe ou autre où il y a une tension de me dire "Attends, attends, attends, remets les choses dans leur cadre, il y a tellement de choses positives, 99 % parfois est positif et et sort de ce 1 %. Comment je fais pour sortir enfin de ce 1 % ?" mais qui quelque part puisqu'il est dur pour moi, je suis je suis focalisé là-dessus. Bon, il y a beaucoup de choses he de et je vais pas être exhaustif parce qu'on il faudrait ouvrir beaucoup de portes. La première chose, n'oublions pas, c'est l'état physique dans lequel on est. C'est-à-dire Ah, clairement non mais attends, moi quand je suis épuisé, quand je suis fatigué, et bien je peux surréagir comme un imbécile et parfois je me suis vu surréager comme un être humain aussi surtout. Oui. Un être humain qui a décidé d'être bête. D'accord. C'est-à-dire, je me vois, je je me enfin bon, j'essaie aujourd'hui quand même de plus m'énerver mais non mais je comprends pas et cetera. Et un moment, je réalise au fond parce que physiquement parlant, on est des êtres humains. D'ailleurs, c'est quelque chose d'ailleurs que maman m'avait dit très très très tôt qu'elle avait appris donc d'une des personnes avec qui la formation mariage avait eu lieu qui lui avait dit "Rappelle-toi que quand tu te mets en colère ou quand tu peux te mettre en colère ou quand tu es énervé, pose-toi la question est-ce que tu as mang est-ce que tu as assez mangé ? Est-ce que tu as assez bu ? Est-ce que tu as assez dormi ?" Il y a ce qu'on appelle les colères physiologiques, c'est-à-dire parfois c'est physique, on n' pas les énergies pour. D'accord ? Donc ça c'est déjà un premier point. Et donc se préparer déjà dans ce genre de situation, je sais que je suis épuisé en voilà ne pas ne pas créer de situation de tension, c'est réfléchir à un moment euh profil bas ou alors courage fillon c'està dire je vais aller dormir. D'accord. Et c'est vrai que parfois après avoir dormi 2h on voit les choses de manière totalement différente courage fon. Maintenant, le l'autre point, parfois ça fait écho à quelque chose de beaucoup plus profond. C'est-à-dire que ce sujet là nous renvoie quelque chose à une blessure d'enfant qui remonte. Je te donne l'exemple, je reprends ce qu'on disait tout à l'heure. Un enfant qui a grandi dans une famille dans laquelle il avait l'impression ou pas juste l'impression parfois qu'on ne parlait que de ce qui ne va pas. D'accord ? Si son conjoint fonctionne de cette manière, ça le renvoie à quelque chose qui lui a fait tellement de mal et donc dont il est très difficile de prendre de la distance. Pourquoi ? Parce qu'il a l'impression que l'histoire se rejoue sans arrêt. Donc il y a il y a ce point-là. Sur le reste, si on a l'impression qu'il y a une forme de récurrence, c'est-à-dire que sans arrêt, on narrive pas, il faut se faire aider. Il faut se faire aider par un professionnel. Moi, je sais que par exemple une fois, j'étais voir une personne parce qu'il y avait un point que j'avais besoin de comprendre par rapport à moi. Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Qu'est-ce qui fait que telle et telle chose ? parfois alors ça peut être un maître mais il faut qu'il soit vraiment équipé ou alors un professionnel quelqu'un dont c'est le métier qu'on va voir parce que on a un moment des comptes à régler avec soi-même. Il y a des points on dit mais je ne comprends pas pourquoi j'ai cette problématique qui est là et qui est récurrent et c'est vrai que c'est passionnant mais c'est ce que j'appelle régler ses comptes avec soi-même. Donc oui en effet il peut y avoir un point mais c'est pas possible sans arrêt sans arrêt sans arrêt qu'est-ce qui se passe ? Tu te rends compte que là maintenant ce que tu viens de dire c'est fantastique quoi ? Moi j'ai observé et je me disais c'est incroyable parce que tu viens de dire que bon Ravemel alors bien évidemment que pour moi c'est mon papa que que j'at énormément et ben il a le droit de se faire aider aussi quoi. Mais j'espère bien mais quand beaucoup pensent que je vais me faire aider ça veut dire que c'est un signe de faiblesse. Écoute aujourd'hui un moment il faut il faut accepter. Je je alors c'est vrai alors c'est vrai qu'on a tous besoin d'images très symboliques et cetera de l'invasin de celui qui régère tout tout seul qui règle tous les problèmes tout seul que t'inquiète je suis adulte d'abord au passage je pense que beaucoup de rabins et ça c'est la grande difficulté qu'il y a n'ont pas de soutien et n'ont pas de lieu dans lequel ils peuvent exprimer leurs difficultés tu sais quand tu écoutes tu es confronté à des situations waouh à un moment c'est que tu restes un être humain toimême restre humain et alors sans juger parce qu'il y a des personnes pour qui c'est un problème physiologique, mais je vois certaines personnes qui prennent énormément de poids. Bon, certaines personnes elles mangent 200 g, elles prennent 10 kg donc et c'est pas un jugement, d'accord ? Il y a pas notion de il y a pas le Non, mais parfois les gens mangent pour pour se protéger tellement ils sont confrontés à des choses. C'est pas simple. C'est pas simple. Se faire aider, c'est quoi ? C'est accepter que parfois ce n'est pas ton conjoint qui pourra te donner des éléments qui vont permettre de progresser. Pourquoi ? parce qu'il est trop proche et c'est cette proximité d'ailleurs qui fait la beauté du couple. Ça peut être un maître, ça peut être un thérapeute, ça peut être quelqu'un dont c'est le métier mais à qui à un moment on va poser une problématique. D'ailleurs, c'était ça au fond le principe même du maître. Dans dans l'univers de laassidouad, il y a un concept que l'on appelle la notion du mashpia. Alors, je ne connais pas trop de l'intérieur et je n'aime pas parler de choses que je ne connais pas de l'intérieur, mais de ce que j'ai compris et c'est quelque chose de très intéressant. Le maschpia, c'est celui avec lequel tu vas pouvoir exprimer ce qui se passe. Alors évidemment, je pense que lui-même doit être formé pour savoir comment être à l'écoute et mais mais c'est quelque chose de fondamental. Et lorsqu'en effet, on se rend compte que sans arrêt sans arrêt alors c'est le fameux système qu'on appelle le système de la porte tournante, c'estàd c'est très inconscient dans le couple. Je veux vérifier qu'en vérité chaque fois que je dis quelque chose, on m'écoute pas. Donc qu'est-ce que je vais faire ? Comme par hasard, je parlais à ma femme mais à un moment dans lequel elle peut pas m'écouter je confirmerai bien. Et donc à ce moment-là, je dit "Ouais, de toute façon, je suis pas important pour toi." Et elle à ce moment-là, elle qui comme par hasard justement a cette problématique de savoir est-ce qu'on réalise que elle donne de l'importance ? Elle dit "Bon mais au fond, je me rends bien compte que tout ce que je fais, on le voit pas." Et hop et c'est parti pour un tour. Moi j'adore mais un moment faut sortir. On a le droit de sortir de l'histoire, arrêtez de se confirmer l'histoire qu'on a déjà décidé quoi. Voilà. Voilà. On on et on l' et on l'a fait rejouer. Ravitra Koutner qui est un des plus plus grands maîtres qu'on ait connu au 20e siècle aux États-Unis dans ces lettres écrit un moment un élève dit mais arrête de t'imaginer que les grands n'ont été que grands. Alors ils ont pas été petits comme nous l'avons été sûrement mais à un moment ils ont été confrontés aux problématiques de vie comme tout le monde. Moi je me rappelle très bien quand j'étais à Laishiva, une fois on avait été voir un rave. Donc donc on est reçu par lui. Vraiment c'est comme donc on est des jeunes gens, on est reçu vraiment comme on pense que ça doit être une maison. D'accord. La femme est là, elle est là tout comme il faut. Super. Mais moi je s tous les tous les jours chez moi. Quo voilà c'est ça. Et quand moi je me rappelle encore cette phrase, elle raisonne. D'accord. Alors il s'appelait Rav Benon, c'était son prénom, je pas et après je me rappelle je suis en dernier, je sors. Et bon moi comme une petite crapule, je m'en vais pas tout de suite. Je me dis peut-être que j'entends d'autres choses et j'entends à ce moment-là en hébreux cette phrase que j'adorais. Ben ben ils sont partis. Tu peux maintenant lescendre la poubelle s'il te plaît ? J'ai dit ouf ça y est bienvenue des vrais êtres humains. Voilà, je suis allé chez les êtres humains, chez les modèles. Moi, moi j'ai retenu dans ce que tu m'as dit là maintenant une phrase qui veut dire que parfois je vais pas toujours trouver chez mon épouse les solutions à tout ou chez mon époux hein. Ou chez mon époux, bien sûr, dans les deux sens. Tout à fait. Euh comment est-ce qu'on peut accepter en fait certaines différences alors que je suis dans un couple ? Et là, bien sûr que je vais arriver euh je prends par exemple une différence de vision entre Abraham et Sarah. Attends, attends, attends, attends. Là, tu es là tu es dans le concept, je peux faire concrètement quelle est ta question là. Maintenant, moi ce que si ce que j'ai traduit c'est que il peut y avoir certaines problématiques dans laquelle je dois accepter que je dois chercher de l'aide peut-être autre part que chez mon conjoint. Oui, enfin avec chez quelqu'un bien sûr chez quelqu'un qui va m'aider qui un professionnel qui va pouvoir m'aider à comprendre à comprendre certaines choses, à régler des comptes avec moi-même et cetera. Maintenant, ce que je comprends, c'est que il y a certaines situations que peut-être mon conjoint ne comprendra peut-être pas entièrement ou sur lequel on ne va pas toujours se rejoindre. Comment est-ce qu'on fait pour est-ce qu'un coupleit être d'accord sur tout à tout moment ? Alors, attends, ici, il faut que tu précises ta question. Est-ce que ta question c'est de savoir comment est-ce qu'on fait quand on a une vision divergente sur certaines choses ou est-ce que comment je fais quand l'autre a un modèle de fonctionnement au niveau de son tempérament qui à un moment ne changera pas ? Comment je réussis à gérer ? Moi je parle surtout pour l'instant de vision. D'accord. Donc c'estàd qu'on on ta question donc comment je fais qu alors tout dépend quel est le sujet évidemment si le sujet c'est de savoir est-ce qu'on passe nos vacances en Europe ou en Océanie on peut on peut on peut trouver on peut renoncer la question est de savoir est-ce qu'on est sur des choses qui sont les fondamentaux or je te rappelle que la plupart du temps il vaut mieux avoir était clair sur nos fondamentaux avant de créer une histoire de couple maintenant la problématique que tu poses elle est présente surtout et ça je m'inscris dans la vision religieuse quand en effet il y a des évolutions et des changement au niveau de l'engagement religieux d'un côté et pas de l'autre et donc des visions différentes que je respecte les deux mais qui là vont avoir difficile à se mettre en place. à avant de rentrer dans ce sujet qui je pense peut être passionnant aussi, comment gérer ces évolutions, euh moi ce que je voudrais surtout comprendre, c'est est-ce que pour toi un couple, ça veut dire être obligatoirement d'accord, avoir un point de vue universelle je ne suis pas d'accord est de savoir de nouveau quel est l'enjeu et quelle est l'importance. Je vais avoir voilà un exemple qui est rifka. Oui. Et pour savoir c'est qui la suite, il y a un Itra qui va être dans la version simple. Je suis pas en train de d'étudier des textes qui ont besoin là maintenant d'une étude extrêmement profonde mais dans la vision simple. Itra qui voit un ça va quoi a priori et il y a une Rifka à côté qui dit surtout pas il faut que ce soit Yakov qui récupère les bénédictions. Donc il y a deux visions du monde et ça a pas l'air en tout cas dans le texte. Il y en a un qui va besoin de convaincre l'autre ou autre. Alors dans l'exemple que tu donnes d'abord j'ai pardonne-moi de lire comme ça, j'ai pas envie de dire que c'est un mauvais exemple parce que c'est un couple dans lequel a priori il se parle pas parce que Isaac il a une relation particulière avec Esaul et Rifka elle a une relation particulière avec Yakob Isaac Itak pense que ça doit être ben parle parle parle alors on est je t'interrom la T fait exprès de nous montrer des problèmes dans les couples. C'est pas un problème. Alors, c'est ça qui est très intéressant. C'est pour ça qu'à un moment si on réduit ça si on réduit ça à un problème de communication, on a rien compris. Abdestler va expliquer quelque chose d'extrêmement profond qui prend sa source dans les origines beaucoup plus cabalistiques. Il faut savoir que Isaac ici voit dans Esa quelqu'un qui a des combats à mener mais d'après lui, il va pouvoir les mener pour pouvoir utiliser toute son énergie qui pour l'instant est orientée de manière négative pour aller vers quelque chose de positif. et il pense qu'à un moment il pourra faire ce switch. Rebecca au plus profond d'elle-même sait et c'est ce qu'on appelle cette intuition féminine profonde et sa dimension de prophétie que cette vision qu'à son mari et bien elle pourra pas se réaliser mais elle sait qu'il ne peut pas l'entendre. Pourquoi ? parce que on est ici face à une conviction profonde. Et donc évidemment et d'ailleurs c'est intéressant de voir que quand elle va mettre en place son système pour que ça soit Jacob qui reçoit les bénédictions son mari après lui dit tu avais raison. C'est que quand il dit quand il valide à l'histoire il se rend compte. Donc on a on est sur des choses qui en plus ont des incidences qui vont bien au-delà de ce que l'on peut imaginer. Mais c'est sûr que à un moment, il peut y avoir sur certaines choses euh une deux visions très différentes. C'est pour ça qu'on a besoin d'avoir un/3 parfois. Pourquoi on a besoin d'avoir un maître ? Parce que parfois en effet, on est tous les deux convaincus du bien fondé de notre position. On a réfléchi ensemble, on se rend compte que l'enjeu c'est pas je veux avoir raison par rapport à toi ou tu veux avoir raison par rapport à moi qu'on a tous les deux envie véritablement de quelque chose de positif mais on pense différemment. On cherche une vérité mais vraiment on est vraiment là on a besoin d'un/ tiers et surtout derrière d'un point capital la solidarité du couple. C'est-à-dire si on a décidé à un moment de se ranger à la vie de l'un des deux, même si on se rend compte après que c'était pas exactement la bonne chose, et bien euh on est solidaire très sincèrement. C'est valable en dehors de que chez les enfants. Si papa a dit, maman a dit. Je sais bon, ça c'est ça beaucoup plus les enfants qui jouent entre papa et maman. Je sais qu'il y a certaines choses dans la vie dont tu sais que ton conjoint ne pourra pas y adhérer pour différentes raisons. Ça, il faut quand même penser à mieux connaître un petit peu avec qui on est marié. D'accord. Euh par exemple euh une personne qui a une forme de grande exigence par rapport à elle-même aura beaucoup de difficultés à comprendre qu'un enfant par exemple ne peut pas fonctionner de cette manière et si son conjoint le sait, il ne pourra pas la convaincre parce que c'est son modèle qui lui a permis d'avancer et donc parfois on devra envie de dire imposer dire à l'autre écoute fais-moi confiance et prendre une direction. C'est vraiment ce qu'on appelle le somum de la relation, c'est-à-dire le moment dans lequel je fais confiance à l'autre parce que je pense que au plus profond de lui-même, il sait ce qu'il fait. Même si moi, intellectuellement parlant, je n'arrive pas à y adhérer. C'est quelque chose dans lequel souvent on a besoin d'avoir un maître, c'est-à-dire d'un tiers qui va parfois donner raison à l'un par rapport à l'autre. Parce qu'un maître a souvent cette distance qui lui permettra d'ouvrir des points que l'autre n'a pas pu voir ou n'a pas voulu voir. La solidarité du couple, c'est de se dire si on prend ce chemin, alors on y va ensemble à deux et on aura l'élégance même si un moment on réalise que c'était pas la bonne chose de ne pas dire à l'autre "Tu vois, je t'avais bien dit, ça commence mais je te dis que aller à droite." Mais non, je te dis que c'est à gauche. Combien de fois ça m'est arrivé ? Ah non non, on va à droite. Je t'avais dit l'élégance de ton conjois, c'est justement de dire bon c'est pas grave au moins ça nous a permis de rester un quart d'heure de plus ensemble dans la voiture dans les embouteillages. On a le droit d'avoir un peu d'humour. Moi j'adore cette phrase de Rav Shankenha qui disait cette phrase merveilleuse que j'aurais aimé moi-même inventer qui est merveilleuse que l'humour c'est l'huile que l'on met dans les rouages des relations humaines et quand on a le sens de l'humour c'est on prend les choses manière un petit peu différente. Ça permet d'apaiser beaucoup de choses surtout quand on a été solidaire et qu'on se rend compte que peut-être que c'est l'autre qui aurait dû être solidaire de nous. Mais next, mais ce que tu dis en fait c'est incroyable parce que une fois que j'ai un couple qui a été suffisamment construit, qui a mis de côté son ego et qui maintenant la capacité de comprendre aussi les limites que l'autre a, et bien automatiquement même si je sais que c'est pas exactement ce que j'aurais voulu, j'accepte que l'autre prenne une décision parce que je sais que c'est bon, mais je lui fais confiance. J'ai envie de faire confiance. Mais maintenant après ce qui est intéressant c'est de se parler quand par exemple et là je vais prendre un exemple personnel quand par exemple ta maman donc Esther mon épouse me dit non mais là j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui crée chez toi une anxiété elle a pas tort mais quand tu le dis de manière bienveillante non pas pour avoir raison mais pour aider l'autre à mieux comprendre que son raisonnement il est touché par quelque chose qui fait partie de sa nature profonde et que quelqu quelque part. Alors, je peux à ce moment-là dire non, j'ai vraiment l'impression que là, il y a aucune forme d'anxiété de ma part, mais ceci et c'est là on avance. Mais c'est problème de la bienveillance, c'est l'enjeu de la bienveillance. Est-ce que tu dis ça pour pouvoir avoir raison ou pour nous aider à deux à aller plus loin ? Parce que quand tu me dis j'ai l'impression parce que si tu dis j'ai l'impression d'abord tu n'as pas figé les choses, d'accord ? Tu n'as pas dit c'est cela quand il l'impression ou j'ai l'impression que ça te renvoie une à tu n'impes pas. à à ta Moi je me rappelle toujours quand vous étiez petit, toi et ton frère justement que je vous avais amené pour la première fois au jardin d'acclimation avec maman, que je voulais vous payer tous les jeux et que elle m'a laissé faire la première fois, elle a bien compris que j'ai besoin de régler un problème, que quand j'étais enfant, il y avait pas tous les jeux et donc pour moi cit manière genre j'ai j'efface mon passé dans lequel je fantasmais sur les truc sur lesquels je voulais par aller parce que les parents n'avaient pas les moyens où j'en faisais un, c'était déjà alléluia. Bon mais après tu en parles. Mais si tu dis "Ah non mais pourquoi tu fais mais ça leur suffit d'eux faut pas exagérer. Tu as tu as raison mais quelque part moi je peux pas entendre je ne peux pas entendre. Donc parfois aussi il faut laisser faire. Surtout que là l'enjeu c'est trois tours de manège le plus et pas se dire ah les pauvres ils vont s'habituer. Ils vont croire que tout est perminent. Ça va c'est juste une fois et c'est là on avance. Alors je te dis pas que ça s'est passé tout de suite de cette manière au niveau de l'échange parce que c'est des choses qu'on apprend à construire ensemble. Moi, j'aurais aimé pouvoir le la première année, la deuxième année de mon mariage pouvoir exprimer les choses comme ça dans notre relation. C'est des choses qui se construisent mais c'est très intéressant surtout si tu prends le temps d'y réfléchir. Et c'est pour ça que la préparation mariage, elle est tellement importante. La préparation mariage, c'est pas juste apprendre les lois de la pureté familiale. C'est réfléchir avec l'autre sur ce qui est un homme, sur ce qui est une femme. L'autre jour, j'ai quelqu'un que j'ai rencontré d'ailleurs dans un avion qui me disait "Mais c'est terrible de réaliser combien de jeunes filles ont une vision complètement inexacte de ce qui a un garçon et le contraire même dans notre monde justement. super ouvert, super ce que tu veux, ils sont complètement à côté. Alors je dis pas systématiquement, c'est pour ça que la préparation, elle est tellement importante. Non pas pour figer, d'accord, c'est pas Mars et Vénus, les hommes sont ceci, les femmes sont cela, mais donner des éléments. Donner des éléments qui permettront de savoir comment on avance. Ah, tu dis en fait utiliser l'expérience de l'autre quoi. Utiliser une expérience qui est formalisée, attention. Et sur ça, il faut faire très attention parce que parfois les personnes qui veulent former forment à travers leur propre histoire. Il faut prendre de la distance. Moi je l'ai vu sur Est-ce que je me rappelle de ça ? Tu sais que c'était un des conseils que tu m'as donné il y a très longtemps. Je m'excuse t' interrompu essas. Ça m'avait marqué de voir parce que après je me suis rendu compte très rapidement que tellement de situations, je les lisais fonction de mon prisme bien sûr qui a était vrai. Mais mais c'est que ton histoire. Peut-être que encore heureux que dans le monde il y a d'autres êtres humains que toi. Et donc apprendre à lire la situation pas seulement dans ton cadre. Je rappelle très bien que ça mqu m'avais dit ça de parce que je suis tombé dans le piège comme tout le monde trop jeune personne trop jeune parfois même s'il est doué qu'il est bien mais il a pas encore vu suffisamment dans la vie pour pouvoir se dire bah tiens oui parce qu'il y a plusieurs lectures et puis il faut essayer de bien comprendre qui on a en face de soi de le ressentir. Je le vois par exemple dans la formation sur le sur le domaine de l'intimité parce qu'il faut en parler de l'intimité. Quand un couple se construit, l'intimité c'est au cœur. Souvent soit les gens vont pas du tout en parler ou en parler très peu parce qu'ils ont l'impression que quand on en parle, l'autre est en train d'imaginer sa vie intime à lui de lui qui en parle alors que c'est faux. C'est et ou alors par rapport à j'ai pas envie de dire c'est problématique mais ça sa manière à lui de gérer la relation à l'intimité. Donc c'est la même chose, c'estàdire c'est à un moment tu n'es pas référence, tu es là pour véhiculer un certain nombre de notions que tu as prises avec lesquelles tu as eu de l'expérience et donner à l'autre des éléments qui lui permettront de construire sa vie à lui. Quand quand on parle de cette préparation de couple, euh tu as parlé de tout à l'heure d'apprendre à parler, d'apprendre à communiquer et il y a quand même quelque chose qu'on ne peut pas rater quand on parle de couple qui s'appelle la communication. Oui, légèrement. Et quand quand on parle de communication, qu'est-ce que tu dirais comme élément de base qui vont permettre de faire un travail, un effort d'amélioration de communication dans un couple ? Wouh ! Donc on fait un autre podcast de 2h là. Alors, puisque de tout manière, ça fait que 10 minutes qu'on parle. Donc, alors d'abord se rappeler une chose, on et je n'avais à aucun moment imaginé qu'on allait réussir à faire tout le couple là maintenant en 2 heures de podcast, le couple sa vie sans œuvre. Alors, rappelons-nous d'une chose d'abord. La communication dans un couple, c'est d'abord se rappeler qu'on a les mêmes mots, qu'on n pas les mêmes dictionnaires. C'est-à-dire la définition du mot que l'un a n'est pas la définition que l'autre a. D'accord ? Comme je dis souvent aux gens, si moi je dis à ta mère, donc à mon épouse, "Tu me prends la tête, chose que je ne lui ai jamais dit. D'ailleurs, je confirme." Je n'ai jamais entendu à la maison. Pr dans ce cas-là, je prends la porte. Pourquoi ? Parce que pour certains tu me prends la tête, c'est Oh ! Quoi ? Tu me prends la tête ? C'est donc n'oublions pas que comment je traduis le tu me prends la tête. Ouais, c'est ça. Donc pour certains euh et ça c'est n'oublions pas que on a les mêmes mots, on n pas les mêmes dictionnaires. Donc tout le travail dans le couple ça va être de découvrir le dictionnaire de l'autre. Quand je dis ça, qu'est-ce que je veux dire par là ? Et ça faut apprendre à se décrypter et pousser l'autre à se décrypter. Et ça faut jamais l'oublier. C'est dire que pardonne-moi si là maintenant, pardonnez-moi mesdames, d'accord ? Parce que là, je vais parler plus aux femmes, d'accord ? Souvent le féminin, c'est pas un défaut, surtout pas. Et je suis pas en train de dire les femmes sont comme si, les hommes sont comme ça, mais de manière générale, il est encore heureux qu'on a des différences. Sinon, pourquoi est-ce qu'on se marierait ? Le féminin a une forme d'attente inconsciente que l'homme comprenne par lui-même quelque chose qu'il ne peut pas appréhender parce que tout simplement il y a certaines choses qu'il ignore. D'accord ? Donc l'univers des non dit, l'univers de euh si ça te dérange pas, il y a plein de mots qui sont là qui en vérité ont une signification A et pour nous une signification B. Ou alors cette attente que tu me comprennes alors que je ne t'ai pas donné les clés. Je ne t'ai pas donné mon dictionnaire. J'attends d'autre d'être prophète quoi. Oui. Et et on peut pas. Donc faut pas oublier de dire à quelqu'un, "Écoute euh quand je te dis ça, voilà ce que ça veut dire pour moi." Mais oui, qu'est-ce que tu m'as dit ? Tu m'as dit "Encourager l'autre à se décrypter." Oui. Ne pas avoir peur de dire à l'autre euh euh est-ce que tu as voulu me dire ? Oui. Non. Non. Lui dire, lui dire moi, qu'est-ce que je veux dire ? Après, il y a les classiques dans les couples. On va dire voilà, je sais là, je parle pas de moi, il dit le mêel. Je sais que quand ma femme me dit dans 5 minutes, traduction un quart d'heure, c'est pas grave. Pour elle veut dire pas dans une heure, dans la mesure où tu le sais. Dis bah 5 minutes, tu sais que quand l'autre ou le mari hein, c'est la même chose le tout de suite le maintenant euh je sais que quand le dit c'est pas grave ou c'est pas important, il veut pas dire que je ne suis pas important. Il veut vraiment dire que la chose n'est pas importante. Mais si moi j'entends ce n'est pas important, c'est tu n'es pas important, c'est bouleversant. Ça c'est le travail qu'on doit faire au quotidien dans un couple. C'est-à-dire quand on réalise que l'autre surréagit, d'accord ? C'est que l'autre a sûrement entendu les choses de manière différente. Donc à partir de cela, on va dire "Mais j'ai l'impression que je viens de te dire quelque chose qui t'a fait très mal. Qu'est-ce que tu as entendu dans les mots que j'ai prononcé ?" Et c'est là où il faut faire preuve d'élégance et dire à l'autre, "Alors, je vais te dire ce que j'ai cru entendre." Pourquoi ? Parce qu'il faut avoir le courage de dire à l'autre, "Voilà pourquoi ça m'a bouleversé. pour que l'autre puisse nous dire "Je suis désolé, tu as entendu ça, c'était pas ce que je voulais dire mais je te remercie de me l'avoir dit et à partir de là, on avance." À un moment, faut détricoter les choses. Enf ça y est, on est là en train de se faire la tête comme des imbéciles. Pourquoi ? Parce que tout simplement, on est persuadé que l'autre a voulu dire ça, que lui il a voulu dire ça et on se retrouve dans une spirale et et qui est complètement idiote. Déjà ce que tu disais d'ailleurs au passage, c'est ce que les thérapeutes sont censés faire. Un thérapeute qui connaît son job, c'est pour ça que le thérapeute qui prend d'un côté le mari après la femme, pour moi, je n'y comprends rien. Non, c'est ensemble. Mais attendez madame, qu'est-ce que vous venez d'entendre dans ce que votre mari a dit ? Monsieur, qu'est-ce que vous avez entendu dans les paroles de votre femme ? Et là, ce com, on dit mais j'ai jamais voulu dire ça. Et là, on dit "Mais c'est exactement ce que j'ai entendu. Maaltov, ça y est, on va commencer à pouvoir communiquer." Waouh ! Là, tu vas parler de communication. Alors, deux choses. Premièrement, c'est quelque chose qui communiquer, apprendre à communiquer, apprendre, à se découvrir, ça ça dure que les premières années de couple. Ah non, non, pas du tout. Oh, toute notre vie. Ah, je te garantis au contraire. Ça commence aujourd'h ça commence au début et ça finit à la fin. Et après 70 ou 80 années de couple, on espère tous voir, on continue à se découvrir. Clair. Clair. En vérité, on se perçoit de mieux en mieux et quelque part, c'est ça qui est génial. Et ce qui est marrant, c'est qu'au bout d'un moment, tu sais comment l'autre fonctionne, tu sais comment l'autre risque de réagir, lui sait comment tu vas réagir. Et c'est ça qui est sympathique. Je veux dire, c'est comme dans les disputes dans lesquelles tu peux dire l'autre, bon écoute, de toute façon, on s'est disputé. Voilà, on s'est disputé mais de toute façon, je te rassure tout de suite, on restera ensemble toute notre vie, hein. Donc d'accord, de toutes les manières, on s'aime, de toutes les manières, on reste ensemble. Donc gérer le dossier voà, tu sais que j'en profite pour te raconter une histoire sur grand papa. Donc ton papa que je ne sais pas si tu connais avec que moi qui était présent. J'étais chez eux à la maison, il y avait grand-maman qui avait fini un cours, je sais pas quoi. Et moi, j'étais dans la salle à manger avec grand papa. Et un moment, elle arrive et elle a ouvert un paquet qu'elle avait reçu, un cadeau et elle a dit à grand papa ça j'aime pas du tout. C'était un carré de soi. Elle avait dit "Ah moi je suis pas du tout carré de soi." Et c'était pas grand-papa qui lui avait offert mais quelqu'un qui lui avait offert. Et je me rappelle comme si c'était hier que grand- papa se tourne vers moi. Donc il avait je sais pas 40 50 ans de couple, tous les enfants mariés, c'était stable quoi la situation. Et qui m'a dit "Tu vois, je viens d'apprendre encore quelque chose de nouveau sur ta grand-mère. Et ça fait histoire me dire que en fait c'est bon quoi. Tuas tuas tuas tu as la machine elle tourne et je vois quelqu'un qui est dans une recherche profonde découvrir encore son épouse qui connaît par cœur. Mais ok alors c'est vrai qu'avec lui les carrés de soie c'était pas un sujet qui existait réellement parce que quand ils étaient jeunes couple ils avaient pas les 1000 € à mettre dans un carré de soie. OK pas de question sur ce sujet. Je sais que ça m'avait beaucoup beaucoup Tu connais le prix je sais pas 1000 € j'ai jeté je me suis dit toi aussi tu connais pas. Donc on est tranquille. H quand on a parlé de communication, il il y a une communication verbale, il y a aussi une communication nonverbale. Quand on parle de communication nonverbale, on va rentrer aussi beaucoup dans un monde qu'on a évoqué un petit peu tout à l'heure sur lequel je voudrais revenir un peu. Le monde de l'intimité. le monde de l'intimité qui aujourd'hui euh je sais pas comment c'était à l'époque, en tout cas dans notre époque, je j'ai l'impression que ça prend une place quand même assez plus qu'importante et une place immense pour un jeune couple qui sont en train de peser le pour, le contre, l'engagement ou pas, de pouvoir s'imaginer comment ça va se dérouler dans l'intimité ou autre. Je peux blâmer personne de toutes les manières parce que le monde dans lequel on évolue avec un monde qui nous propose du matin au soir des image, un physique particulier, des missondes, des définitions dans l'autre sens aussi de de monsieur beau gosse, comment ça va aller, mannequin et autres, comment est-ce qu'on fait pour pouvoir gérer euh justement ces ces communications et donner à chaque chose son importance mais en même temps ses limites ? Alors bon, c'est un sujet très vaste. Tout d'abord, tu as parlé de communication verbale et non verbale. Le nonverbal euh c'est déjà autre chose. Le nonverbal, c'est quand je te garde et je te dis "Ah oui, c'est très bien hein sourire le sourire." Voilà. Ou alors une maman qui dit aux enfants "C'est bon, vous pouvez y aller." D'accord avec une tête qui dit "Non, non, surtout pas." D'accord ? Donc la communication nonverbale, c'est pour ça que souvent d'ailleurs, c'est une des grandes difficultés surtout dans l'éducation, on en parlera. Mais je crois que là, il faudra vraiment qu'on parle de la communication, la partie non verbale qui est capitale. Là, tu me demandes de m'arrêter un instant sur donc cette haut type de communication qui est dans l'univers de l'intime. C'est vrai qu'aujourd'hui, j'aime pas utiliser ce mot, mais j'entends beaucoup cette notion de performance. Alors, je sais pas ce que ça veut dire très sincèrement, même si j'ai une petite idée, mais il y a quelque chose qui m'échappe. J'ai l'impression que la grande difficulté qui est aujourd'hui, c'est la pornographie. quasiment tout le monde a été confronté d'une manière ou d'une autre à ça et surtout les jeunes aujourd'hui qui ont une facilité d'accès incroyable et donc avec un certain nombre d'images sur ce qui est censé représenter une relation intime. Comme on l'a vu, la relation intime, c'est un aboutissement. C'est quelque chose qui est l'expression de l'amour profond que l'on se porte et donc d'un désir qui existe et qui a lieu d'être et parce que quelque part, il magnifie la relation. Aujourd'hui, on est dans un monde de consommation, un monde dans lequel il y a une forme de banalisation. Je fais une différence fondamentale entre le besoin de proximité, de tendresse et cetera qui existe et le monde de la relation physique point bar en tant que tel euh qui est aujourd'hui d'ailleurs, c'est complètement fou si on regarde à Paris, il y avait récemment une pub sur les sur le mur du métro. Euh je sais plus si c'était prenez une maîtresse ou un amant, ça vous évitera de prendre des antidépresseurs, ça coûtera moins cher à la sécurité sociale. Donc c'est intéressant de voir on est dans une forme de banadisation. Moi, j'imagine les parents avec leurs enfants en train de voir ça parce que l'enfant dit ça veut dire quoi ? Moi aussi j'ai une maîtresse maman. Dire à le petit garçon qui a une maîtresse à l'école. C'est c'est complexe hein. C'est on est quand même face à des choses qui sont pas simples. Qu'est-ce qu'on est en train d'inscrire ? Parce que les pulsions, les désirs, on les a tous. Mais à un moment, il y a une forme de banalisation et la banalisation qui peut amener donc aussi à une banalisation de ce qui se joue dans l'univers de l'intimité. Pour la Torah, l'intimité dans le couple, c'est capital. Ce qui est l'élément fondateur, c'est que on est tourné vers le féminin. Pourquoi ? pour une raison très simple, c'est que le masculin aura toujours son plaisir, qu'on le veuille ou pas, ses techniques et physiologiques. La notion du plaisir chez le féminin, c'est autre chose. C'est la raison pour laquelle la Torah nous dit que on doit d'abord être à l'écoute du féminin et après d'apprendre à se sentir bien ensemble. Et c'est là où il faut une discussion, il faut un échange et ce sont des choses qui évoluent. C'est-à-dire à un moment au début du mariage, il y a une forme de découverte. S'il y a eu des vies avant quelque part, il y a toujours cette peur d'être dans un modèle comparatif alors qu'en vérité on est là parce qu'on a envie d'être proche. C'est ce désir de proximité qui après va s'exprimer à l'intérieur de tout ce qui peut se jouer au niveau de l'intimité sur lequel la Torah est très ouverte. La Torah ne pose pas véritablement de notions de limite, même s'il y en a quelques-unes, mais la limite numéro 1, c'est le respect de l'autre. La limite numéro 1, c'est de ne jamais obliger l'autre. La limite numéro 1, c'est d'être à l'écoute de l'autre et beaucoup plus du masculin vers le féminin que du féminin vers le masculin. Et c'est a un grand principe. Si le masculin sait être à l'écoute, sait mettre de côté à un moment son propre désir pour être à l'écoute de ce dont le féminin a besoin, à ce moment-là et bien évidemment les choses se mettront en place de manière fluide et de manière tranquille. Parce qu'au fond, dans une relation de couple, dans ce domaine, comme dans tous les domaines, si on s'aime profondément, on a qu'une envie. c'est d'apporter à l'autre. Et si je me rends compte qu'à un moment l'autre ça demande je ne peux pas m'y retrouver parce qu'il y a quelque chose à l'intérieur de moi qui fait que c'est pas possible, on en parle parce que ce n'est pas un déni, ce n'est pas un rejet, c'est tout simplement un des éléments de notre construction à deux. Alors, évidemment, c'est peut-être pas totalement dans l'air du temps, mais c'est cela qui est au fond l'élément qui va permettre même dans ce domaine d'apprendre à communiquer et de se retrouver en phase l'un avec l'autre. Mais mais merci beaucoup pour cette partie-là. Est-ce que ça répond à à un jeune aujourd'hui qui t'intend ? Oui. Viens, viens, je vais te le dire très concrètement. OK. C'est sûr certains que euh réussir parce qu'il y a de l'amour à construire ensemble, à faire en sorte de se de de voir au fur et à mesure ce que chacun peut apporter à l'autre et tout ça, c'est très beau. Mais puisque tu le dis et qu'on est dans un monde effectivement dans lequel on est confronté soit de la pornographie euh dure, soit même au quotidien avec une exposition du corps à G4. OK. D'accord. Maintenant, dans le quotidien, qu'est-ce qu'on peut dire à un jeune qui a envie de se marier et qui d'un autre côté n'a pas cette pulsion qu'il a ressenti dans d'autres cas qui sont des cadres négatifs et qui ont envie au final quelque part, il se dit "Bon alors, je vais me marier, j'ai envie que ce soit bien et j'ai peur." Non, j'ai dit "Non, non, on se calme. Non non, là la plupart du temps, je vais pas faire de la psychologie maintenant, mais clairement parfois on s'empêche de ressentir des choses parce qu'on a peur de s'engager. On met en place des freins pour pouvoir justifier le fait qu'on a pas envie d'aller plus loin. C'est ce genre de parole, je ne ressens pas la même attirance pour elle ou pour lui que pour les autres. C'est souvent une manière de dire j'ai envie de me donner les bons les bonnes raisons pour ne pas aller jusqu'au bout parce qu'au fond j'ai pas envie de m'engager. Je suis un peu dur sur ça mais très souvent c'est ça et j'ai pas envie dans ce genre de chos moi je ne vais pas plus loin. Je dis OK très bien donc tu as décidé que en effet pour cette raisonl tu ne voulais pas aller plus loin. J'aime bien remettre les personnes parfois face à elles-même. C'est dire qu'à un moment ça ta réponse parce que tu le dirais aussi à quelqu'un qui par exemple te dire non alors en général quand il dit c'est pas mon style ça veut dire moche. Ouais mais non mais non ça veut dire que quelque part faut pas oublier que la ploi la différence quand même dans le fait que la tourelle attende qu'on ait une forme de de personne a besoin de voir son épouse qu'on soit bien clair si si tu ne te verrais même pas en rêve prendre l'autre dans tes bras je peux comprendre à partir du moment où si c'était dans le domaine du possible ça se ferait sur le reste faut quand même un peu remettre les choses à leur place mais j'ai pas envie de continuer dans ce podcast là-dessus très sincèrement parce que là on rentre dans des problématiques qui sont paradoxalement très présentes chez chez ceux qui ont eu beaucoup de vécus. Alors que dans l'immense majorité des cas, d'accord, et bien la plupart du temps, ben je ne vois pas des personnes qui n'ont pas nécessairement eu un vécu auparavant en train de se poser un problème de vécu. C'est plein de gens qui vont dire écoute, j'ai peur de l'engagement en fait. Oui. Alors c'est ça, c'est une peur de l'engagement mais c'est pas c'est pas la peur, j'ai peur que ça se passe mal. Attends, si vous aimez profondément, ça se passera bien. D'accord. point la ligne. Maintenant, si évidemment tu as un cahier des charges euh au niveau du descriptif, alors euh Non non non non non, mais dans ce cas-là, faut pas rigoler, quoi. C'està dire à un moment, faut remettre les choses à leur place, d'accord ? Et savoir qu'est-ce qu'on veut construire, qu'est-ce qu'on a envie de mettre en place. Si véritablement on est avec deux personnes qui sont équilibrées, qui ont envie de construire, qui veulent avancer, qui veulent se donner l'un à l'autre réellement, je te garantis que les choses elles iront. Ah, il y a il y aura toujours l'exception de quelqu'un qui a un traumatisme et cetera et qui fait que Mais c'est comme tout. C'estàd ah comme j'ai peur qu'éventuellement une personne appartienne à la catégorie de ceci ceci ceci cela, donc il faut que je teste systématiquement au bout d'un moment on n arrive plus. De toutes les manières, on a compris à travers ces questions que quand on parle du couple, on a largement pas assez le temps sur un heure et demi de Évidemment, il y a plein plein plein et quelques sujets que on aurait pas encore abordé. D'autres Non, non, il y a d'autres points qu'il faudra aborder évidemment. Là, on peut teurer du prochain. Alors, peut-être que le teaser du prochain, ça serait de travailler sur un élément que j'adore qui est ce que j'appellerai le reproche constructif, que la meilleure manière de faire avancer un couple, c'est de se faire des remontrances. Alors attention qu'on soit bien clair, c'est une grande mitva de la Torah, c'est un grand commandement de la Torah de faire des remontrances. Il y en a qui sont ultra orthodoxes sur ça. Mais avant d'avoir écouté le prochain, je vous en supplie, ne vous basez pas sur ce que je viens de dire pour dire "Ah mais il a dit que il faut donc" donc c'est la raison pour laquelle pas du tout on va découvrir à travers nos maîtres que un des éléments qui permet de construire une relation saine, c'est de savoir faire des remontrances. Mais il faut savoir quand, de quelle manière, comment. Et ça, j'ose espérer qu'on aura le plaisir de le développer la prochaine fois. entre autres avec évidemment d'autres éléments qu'on a pas pu aborder aujourd'hui. Merci beaucoup papa pour cet échange. Avec plaisir.